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FRANCE 🇫🇷 (OFAST) : confinement et trafic de stupéfiants

J’avais prévu d’intervenir dans ce débat! Je m’étais arrangé pour m’arrêter dans un parking avec une bonne couverture 4G et je me suis connecté avec le serveur dédié…

Connexion établie, mais coupée 10 secondes après sans aucune possibilité de reconnexion !

C’est vrai que la lutte anti-stups n’est qu’affaire d’experts désignés !

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À quoi ressemblera le « monde d’après » du trafic de stupéfiants ? Conférence sur l’évolution de la délinquance liée aux drogues en temps de confinement, avec Stéphanie Cherbonnier (Police nationale) et Thierry Colombié (expert).

Le Rendez-vous de la recherche en visioconférence avait pour objectif de présenter les conséquences de la crise sanitaire sur le trafic de stupéfiants et sur l’activité des services de police.

Pour traiter ce sujet, l’Institut a convié Stéphanie Cherbonnier, contrôleuse générale de la Police nationale et cheffe de l’office anti-stupéfiants (OFAST), et Thierry Colombié, économiste, spécialiste du crime organisé.La séance a été animée par Christophe Soullez, chef de l’Observatoire national de la délinquance et des réponses pénales (ONDRP). Ce résumé a été rédigé par Juliette Papon, étudiante du Master 2 Droit et stratégies de la sécurité de l’Université Paris II Panthéon-Assas (association A2S).

La  crise sanitaire du Coronavirus et la période de confinement de la  population qui été décidée par le gouvernement ont, au moins durant un  temps, considérablement bouleversé le paysage criminel.

Fermeture des frontières, attestations de sorties, multiplication des contrôles, baisse de la demande et de l’offre… la situation a modifié les pratiques des trafiquants et des consommateurs, ainsi que la nature des crimes et délits enregistrés depuis deux mois.

Malgré une chute estimée entre 30% et 40% pendant le confinement, le trafic et la revente de produits  stupéfiants ont connu des évolutions remarquables et le marché s’est immédiatement restructuré – parvenant à assurer les 60 % restant.

De la même manière, les services de lutte contre le trafic de stupéfiants, et notamment les services spécialisés de la police  judiciaire, ont du s’adapter à cette nouvelle configuration.

Quelles sont les conséquences de ces crises sur ces organisations et sur les services de police, à court et long terme ?

On en parle « chez vous », avec deux spécialistes du sujet, le mardi 16 juin de 18h à 20h.

Accès libre via l’application Zoom.

Contexte

La crise sanitaire du Coronavirus et la période de confinement de la population ont considérablement bouleversé le paysage criminel. La fermeture des frontières, les attestations de sorties, la multiplication des contrôles ou encore la baisse de la demande et de l’offre, ont modifié les pratiques des trafiquants et des consommateurs, ainsi que la nature des crimes et délits enregistrés sur ces deux mois.

Intervention de Stéphanie Cherbonnier

Durant le confinement, quatre phases ont été observées.Tout d’abord, la première phase est la désorganisation des trafics avec une rupture quasiment immédiate des approvisionnements. Le vecteur routier est le principal vecteur d’approvisionnement de cannabis en France depuis le Maroc et l’Espagne (90 % du cannabis est importé par la voie routière). Pour la cocaïne, l’arrêt progressif du trafic aérien (fermeture de l’aéroport d’orly) a coupé la voie d’approvisionnement par le système des passeurs (communément appelés «mûles»), depuis la Guyane notamment. Cependant, certains distributeurs/consommateurs avaient anticipé la crise, on a donc vu se former, avant le confinement, des files d’attente devant les points d’approvisionnement. Une véritable stratégie d’entrave a été mise en place par les forces de sécurité (police/douane/gendarmerie), de manière à limiter l’arrivée de produits sur le territoire. Durant le confinement on a observé un mouvement de ralentissement global du trafic de l’ordre de 30%. Toutefois, la fermeture des frontières n’a pas totalement empêché la poursuite, à moindre mesure, de l’approvisionnement des marchandises.

Ensuite les trafiquants se sont adaptés aux nouvelles contraintes et ils ont mis en place une stratégie de contournement. Nous avons constaté un recours important aux réseaux sociaux (Snapchat, WhatsApp) pour des commandes, via un système de drive ou de livraison à domicile. Nous avons parlé d’«ubérisation» du trafic. Des saisies importantesde stupéfiants ont été observées pendant le confinement avec le développement de la culture «indoor» . Pendant longtemps, cette culture était plutôt cantonnée à l’Outre-Mer et depuis quelques années, on assiste une augmentation forte de ces cultures en métropole. Les saisies réalisées ces dernières années portent sur de nombreux plants de cannabis, pouvant aller de 500 à 1000 pieds. On parle de Cannabis Factory (industrialisation du phénomène). Le matériel est parfois acquis sur le darknet et de grands moyens logistiques sont déployés pour produire. Les techniques utilisées sont celles d’organisations criminelles, leur production génère des profits colossaux.La troisième phase est celle de la pénurie, effectivement, nous étions en flux tendu puisque le stock de produits permettait de tenir environs une dizaine de jours, au-delà la pénurie était assez inéluctable. On estime une augmentation de la violence de l’ordre de 20%, résultant des conquêtes et reconquêtes de territoires notamment dans de nombreuses villes de province (Rennes, Strasbourg ou Bordeaux) et une augmentation de 40 à 60% des prix, tous produits confondus. L’augmentation des prix a été moins observée dans les régions frontalières (Perpignan, Lille), où les consommateurs pouvaient encore s’approvisionner, pour de plus petites quantités en Espagne ou aux Pays-Bas. Enfin, la dernière phase est la reprise du trafic juste avant le déconfinement, des saisies majeures ont été réalisées par des services de la douane et de la police. La crise a bénéficié aux organisations les plus structurées. Elles avaient la capacité de mettre en œuvre des importations malgré le ralentissement de l’ensemble des vecteurs d’approvisionnement. Il y a eu une augmentation de la demande, pas forcément plus de nouveaux consommateurs mais une demande plus forte de quantité chez les consommateurs. Durant le confinement l’OFAST a développé la collecte de renseignements, en faisant appel à tous les capteurs (sources humaines, services locaux, recours à la technique). La coopération internationale durant cette période a joué un rôle majeur, nous avons continué à beaucoup échanger avec nos homologues d’Espagne, de Belgique, des Pays-Bas, du Brésil et de Colombie.

Intervention de Thierry Colombié

Trois remarques préliminaires doivent être évoquées. Premièrement, on ne parle pas de «fermeture des frontières» mais d’une «restriction des échanges commerciaux». Deuxièmement, la plupart des usagers ont été confinés et n’ont ni pu rejoindre leur point de vente, ni se rendre en soirée pour acheter leurs marchandises.Troisièmement, jusqu’à la veille du confinement, personne ne savait quelle serait la durée de ce dernier, ce qui a accentué un sentiment d’impuissance et une volonté pour les consommateurs d’anticiper la pénurie. Ainsi, cela pose des problèmes, pour les trafiquants, de logistique pour s’approvisionner en produit et, pour les forces de l’ordre, pour adopter des stratégies efficaces. Toutefois, nous avons pu voir que les trafiquants ont su s’adapter, par exemple, en janvier, lorsque se profilait la pandémie, les réseaux criminels ont importer des marchandises pour avoir plus de stocks pour anticiper la crise sanitaire. Il y a le commerce de gros, de demi gros, de détail, filière par produit, filières annexes et connexes. Tout est organisé, en effet, post confinement, on peut voir que les choses sont comme avant, rien n’a fondamentalement changé, au contraire les réseaux ont pu apprendre de leurs erreurs. Par ailleurs, à cause de cet arrêt temporaire des approvisionnements, des dealers se sont retrouvés au chômage technique, et ont pu avoir tendance à créer des troubles à l’ordre public.La crise a révélé deux phénomènes. D’une part, l’«ubérisation» avec l’«uberweed» ou l’«ubercoke». Grâce à l’air numérique, nous commandons avec notre téléphone et nous sommes livrés à notre domicile. Cela met en évidence l’explosion des circuits courts. D’autre part, au-delà des cités, dans les zones péri-urbaines et rurales, on a des réseaux qui existent depuis très longtemps, qui sont peu visibles, ce sont les cannabiculteurs. En outre, pendant le confinement des usagers se sont tournés vers la kétamine. Produite par l’Asie, il y aujourd’hui, une grosse production aux Pays-Bas.

FOCUS sur l’office anti-stupéfiants

Le trafic de stupéfiants génère d’autres infractions, comme le trafic d’armes, les homicides volontaires ou encore les règlements de compte. La mise en place d’un plan national de lutte contre les stupéfiants permet de mieux structurer cette lutte. C’est dans ce contexte que l’OFAST a été créé. Il s’agit d’une mesure phare du plan annoncé le 17 septembre 2019 par trois ministres à Marseille.Le but de cet office est d’articuler les acteurs entre eux puisqu’une multitude d’acteurs (douanes, police, gendarmerie) travaillent ensemble pour lutter efficacement pour ce fléau mondial. Pour être efficace, il faut coordonner nos forces et travailler ensemble.Depuis le 1erjanvier 2020, l’office est devenu un service à compétence nationale (SCN). L’agence est directement rattachée au directeur central de la police judiciaire. L’OFAST est devenu le chef de file de la lutte contre les stupéfiants en France. Ainsi, cette agence sert à réceptionner des informations au niveau national et international mais aussi à envoyer des informations et à apporter son expertise aux autres services sur le territoire. L’office anti-stupéfiants ne doit plus être perçu comme un concurrent mais permet de produire et partager des renseignements.L’OFAST comptera à la fin de l’année 2020, cent soixante-dix enquêteurs et l’objectif est de parvenir à deux cent quarante enquêteurs en 2022 (plan triennal de renforcement).La lutte contre le trafic de stupéfiants nécessite une approche globale qui inclut la lutte contre le blanchiment issu de ces trafics. En effet, Thierry Colombié évoque l’affaire «Virus», et énonce que sans blanchiment, il n’y a pas de trafic et sans corruption, il n’y a pas de crime organisé.On ne peut pas travailler tout seul sur le blanchiment, il faut travailler avec des partenaires, tels que l’Office central pour la répression de la grande délinquance financière (OCRGDF) ou le Service d’enquêtes judiciaires des finances (SEJF) au sein de Bercy.
Pour conclure, le but principal de l’OFAST est de décloisonner les structures et les compétences pour inscrire la lutte sur le long terme.

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Voir aussi

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ESPAGNE 🇪🇸 (Estepona) : Giuseppe Refrigeri a été arrêté par l’UCO

Recherché en Italie, l’homme essayait visiblement de changer complètement de carrière en Espagne.

Giuseppe Refrigeri a été rattrapé par les forces de l’ordre. L’homme de 66 ans, qui serait membre de la « Banda della Marranella » et était considéré comme un des barons italiens de la drogue, a été arrêté en Espagne, rapporte le quotidien espagnol El Pais. Il a été appréhendé par les autorités alors qu’il essayait de trouver un travail dans une agence pour l’emploi située à Estepona, près de Malaga, située sur la Costa del Sol. C’est la deuxième fois en un peu plus de deux ans qu’il est arrêté.

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ESPAGNE 🇪🇸 (Cocaïne rose) : réclamé par les bataves, le fugitif Erxinio Gregory Luntungan a été arrêté par les agents de l’UCO

La recherche et la capture de Erxinio Gregory Luntungan, fugitif réclamé par la justice néerlandaise 🇳🇱 pour homicide, a permis à la ‘Guardia civil’ avec les agents de l’UCO (Unité Centrale Opérationnelle) de trouver dans un appartement du centre de Valence où 11,6 kilos d’une drogue synthétique très rare connue sous le nom de «cocaïne rose», à cause de sa couleur.

La cocaïne rose est également connue sous le nom de « tucibí » (transcription phonétique en anglais de la formule chimique 2CB) et « la drogue de la haute société » pour son prix, 100 euros le gramme, puisqu’elle n’est fabriquée que sur commande.

L’opération a également permis la saisie de 300 kilos de MDMA (ecstasy), trois d’héroïne et plus de 350 000 euros en espèces.

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FRANCE 🇫🇷 (Douane française – DNRED) : l’histoire d’un homme ordinaire devenu presque par hasard agent secret

Après avoir épuisé tous les recours en France, mes avocats ont adressé une requête à la Cour Européenne (CEDH) pour jugement inéquitable (maintien du secret défense sur mon dossier). La requête a été rejetée au bout de 4 ans sans explications et sans avoir motivé ce refus.

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ESPAGNE 🇪🇸 (Alicante): démantèlement d’un laboratoire de production de cocaïne capable de produire 600 kilos de cocaïne par mois

Des agents de la police nationale d’Alicante ont démantelé une organisation criminelle à Almoradí, dédiée à la production et à la distribution de grandes quantités de stupéfiants.
Au cours de l’opération, un laboratoire clandestin de traitement du chlorhydrate de cocaïne a été démantelé avec une capacité de production de 600 kilos par mois de cette drogue.

Grande quantité de produits chimiques
La police a pu vérifier que l’organisation stockait une grande quantité de produits chimiques (précurseurs), ainsi que le matériel nécessaire pour établir le laboratoire clandestin, situé dans un entrepôt à Almoradí.
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BRASIL 🇧🇷: Receita localiza 1,7 tonelada de cocaína escondida em carga de tapioca no Porto de Santos, SP com destino ao Porto de Valência, na Espanha

Uma carga de tapioca com destino ao Porto de Valência, na Espanha, escondia 1.788 kg de cocaína no Porto de Santos, no litoral de São Paulo. Equipes de inspeção e vigilância da Receita Federal encontraram a droga nesta quinta-feira (25).

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GALICIA 🇪🇸 (Lugo): una operación policial permite recuperar tres toneladas de droga y rescatar a los nueve marineros del narcobuque

Los narcos hunden un barco con cinco toneladas de cocaína frente a las costas de Lugo

En el operativo participaron agentes antidroga de la Policía Nacional y de la Guardia Civil, junto a funcionarios de Vigilancia Aduanera de la Agencia Tributaria.

Iba a ser un transporte clásico por vía marítima y un gran pelotazo económico para los narcos gallegos que planeaban desembarcar unas cinco toneladas de cocaína de elevada pureza, pero los 150 millones en droga acabaron en manos de la Policía y en el fondo del mar en una operación insólita.

El abordaje del narcobuque, el primero de 2021, se ejecutó en la madrugada del lunes, cuando este se encontraba frente a las costas de Ribadeo (Lugo). El operativo contó con la intervención de una patrullera del Servicio Marítimo de la Comandancia de Gijón de la Guardia Civil, un helicóptero y tres patrulleras de Vigilancia Aduanera de la Agencia Tributaria de las Bases de Coruña, Ribadeo y Santander.

El contingente dio cobertura a la patrullera Serviola de la Armada con varios agentes del Grupo Especial de Operaciones (GEO) de la Policía Nacional. Nada más producirse el asalto por sorpresa del barco Nehir, la tripulación, acorralada, decidió hundir la nave, accionando un dispositivo que provocó la rápida inundación de todos los compartimentos, incluido el que escondía el alijo.

Se estima que el alijo alcanzaría las cinco toneladas, según fuentes policiales, por lo que sería uno de los mayores de la última década.

Los tripulantes detenidos son de nacionalidad georgiana y turca, serán puestos a disposición de la Audiencia Nacional.

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ESPAGNE 🇪🇸: saisie de 3 tonnes de cocaïne par le SVA, la Guardia et la Policia

La Agencia Tributaria (SVA), la Guardia Civil et la Policia Nacional, avec le soutien de la marine, ont intercepté un cargo au cours des dernières heures et saisi trois tonnes de cocaïne (zéro zéro zéro) arrivant d’Amérique du Sud.

Les narcos-marins avaient l’intention de livrer cette cargaison à un groupe de transporteurs de drogue des Rías Baixas pour son introduction en Europe.

Ces 3 000 kilos ne sont que la moitié de la cargaison que transportait le Nehir d’environ 50 mètres, qui s’est retrouvé au fond de l’océan par la seule volonté des criminels.

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el barco Nehir

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IRAN 🇮🇷: au cours de la conférence de presse avec les anti-stups espagnols, l’Iran annonce avoir saisi 1.150 tonnes de stups en 2020

Samedi, le webinaire conjoint de la police anti-stupéfiants de la République islamique d’Iran avec la police espagnole des drogues et des crimes organisés s’est tenu en présence du chef de la police anti-stupéfiants de la NAJA (forces de police de la République islamique) et de son homologue espagnol.

L’Iran a obtenu des résultats favorables dans le domaine de l’arrestation des passeurs, de la lutte contre les principaux réseaux de transit de drogue aux niveaux régional et international, de la confiscation de stupéfiants, ainsi que de la prévention de la toxicomanie dans la société, a déclaré Karimi lors de la réunion.

Faisant référence à la volonté sérieuse de la République islamique d’Iran dans la lutte contre le trafic de drogue, il a déclaré: «Avec les efforts de mes collègues dans tout l’Iran, heureusement, en 2020, un total de 1150 tonnes de stupéfiants ont été découverts par l’anti – narcotique. »

Tout en invitant officiellement son homologue iranien à regarder les réalisations de la police espagnole dans le domaine de la lutte contre les stupéfiants, le chef de la police espagnole des drogues et des crimes organisés a déclaré: « La police espagnole de lutte contre les stupéfiants est pleinement prête à développer des relations avec l’Iran dans les domaines de la formation des chiens de détection, d’un développement de programmes de formation  et de nouvelles méthodes de traitement, de réadaptation et d’entretien des narco-dépendants. »

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ESPAGNE 🇪🇸: la « Policia Nacional » a démantelé dimanche un réseau de trafic de drogue dans le nord du pays. L’opération a permis d’interpeller 13 personnes de nationalité marocaine, espagnole, bulgare et néerlandaise

La brigade centrale des stupéfiants et le tribunal de la Haute Cour nationale ont mené cette opération qui a abouti au démantèlement de ce réseau de trafic international de drogue basé à Madrid et dirigé, selon les enquêtes, par un Marocain. En tout, deux cargaisons de 120 et 300 kilos de cocaïne et 230 000 euros en espèces ont été saisis par la police.

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BULGARIE 🇧🇬 (Varna): le chien des douaniers permet la saisie de 400 kilos d’héroïne

Environ 400 kg d’héroïne ont été saisis lors d’une opération du Parquet régional de Varna, de la DG de lutte contre le crime organisé et de l’Agence des « Douanes ». C’est ce qu’a annoncé dans twitter le procureur général Ivan Guéchev, cité par l’agence de presse BTA.

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La saisie a été permise grâce à un chien des douanes.

Initialement, l’examen aux rayons X des rouleaux de bitume dans lesquels la drogue était cachée n’a pas réagi. Par conséquent, les rouleaux non marqués suspects ont dû être contrôlés plus avant. Cela a été annoncé lors d’un briefing il y a quelques minutes à Varna par le directeur général adjoint de la Direction générale du renseignement et des enquêtes douanières Svetoslav Vladimirov.

Un  douanier a été arrêté et doit être inculpé de trafic de drogue.

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BRÉSIL 🇧🇷 (cocaïne noire): les narcos changent la couleur de la coke et font passer les envois pour de la poudre d’açaï

Des stupéfiants modifiés sont en circulation depuis les années 80 en Amérique du Sud, mais les saisies sont rares; ce narcotique frelaté n’a pas d’odeur et échappe aux tests d’identification chimique.

Une commande d’açaï en poudre (L’açaï est une espèce de palmier provenant de l’Amérique du Sud, et notamment du Brésil) est arrivée dans la ville de Novo Hamburgo via la poste et, au lieu de fruits déshydratés, les colis contenaient un type de drogue rarement détecté au Brésil: la cocaïne noire.

Cette forme de stupéfiants est présente dans le trafic de drogue depuis les années 80 et, pendant cette période, elle est largement passée inaperçue des autorités.

Modifiée chimiquement, la cocaïne noire est de couleur foncée, n’a pas d’odeur, mais est généralement perçue par les chiens renifleurs alors qu’elle résiste au narcotest, un examen dans lequel un réactif est appliqué sur le produit suspect et il change de couleur s’il s’agit en fait d’un narcotique.

Ces caractéristiques font de la cocaïne noire un type de drogue considéré comme parfait pour l’exportation.

Selon la police, les stupéfiants ont été produits en Colombie, et le Colombien arrêté dans le cadre de l’opération Açaí a reçu 10 000 R $ pour chaque envoi reçu. Il est en état d’arrestation et son nom n’a pas été divulgué.

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ANDALUCIA 🇪🇸 (España): un hijastro de la alcaldesa de Marbella es investigado por narcotráfico y blanqueo de capitales

La Audiencia Nacional y las autoridades suecas siguen la pista a Joakim Broger. Su padre, marido de María Ángeles Muñoz, ha sido detenido por la UDEF y puesto en libertad tras la práctica de un registro

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BRÉSIL 🇧🇷 (État de Bahia): la police fédérale brésilienne a saisi 430 kilos de cocaïne destinés au port de Valencia en Espagne

La cargaison de drogue a été découverte mercredi dernier lors de l’inspection d’un envoi  de jus d’ananas au départ de la ville de Salvador, la capitale de l’état de Bahia.

Les agents anti-narcotiques de la police fédérale brésilienne ont pris en charge les enquêtes pour tenter d’identifier les responsables de l’envoi de cocaïne.

Ils ont également informé la police espagnole de la destination de la drogue, de l’importateur et de l’entreprise qui allait recevoir la marchandise.

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ESPAGNE 🇪🇸 (Huelva): la ‘Policia Nacional’ saisit 1 tonne 600 de cocaïne dans un garage

La Policia Nacional a saisi 1 tonne 600 de cocaie dans un garage à Huelva.

L’organisation criminelle a profité de l’infrastructure conçue pour l’introduction du haschich pour maintenant distribuer de la coke génératrice de meilleurs profits.

Cette action s’inscrit dans le cadre de l’effort que la Policia Nacional, à travers le «plan méridional» et le plan spécial de sécurité pour le Campo de Gibraltar, pour apporter une réponse efficace au phénomène du trafic de drogue dans le sud de l’Espagne.

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ESPAGNE 🇪🇸 (Catalogne): démantèlement par la Guardia civil d’un réseau de « Go-fast » entre l’Espagne et la France

L’enquête avait démarré à Pau dans les Pyrénées-Atlantiques.

Une enquête conjointe menée par la Guardia Civil et la gendarmerie française vient de permettre le démantèlement en Catalogne d’un gros réseau de « Go-Fast » qui transportait de la drogue entre l’Espagne et la France.

La drogue saisie dans la banlieue de Barcelone
La drogue saisie dans la banlieue de Barcelone – Guardia Civil

Selon un communiqué de la Guardia Civil, l’enquête avait démarré à Pau dans les Pyrénées-Atlantiques après la saisie de 97 kilos de résine de cannabis et l’arrestation par les gendarmes de trois membres de ce réseau, de nationalités française et marocaine.

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NARCOTRAFIC: the Cocaine Pipeline to Europe

When Mexico’s drug cartels forced Colombian traffickers out of the US cocaine market, they seized control of the most coveted prize in the global drug trade. But the smartest traffickers soon began to turn elsewhere, to a market where the profits were higher, the risks were lower and the potential for growth was immense. They turned to Europe.

Today, Europe is arguably the most attractive cocaine market in the world, and its size and importance only continues to grow. This series, which is the product of field work and investigations over two years in more than 10 countries in Latin America, the Caribbean and Europe, traces the evolution of the European cocaine trade and the Latin American and European criminal networks that have shaped it.

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THAÏLANDE 🇹🇭 (Bangkok): arrestation de Lee Chung Chak, citoyen de Hong Kong, ancien camarade de prison de Tse Chi Lop

Lee Chung Chak

Après l’arrestation à Amsterdam de Tse Chi Lop, présumé être le numéro un de la drogue dans le Triangle d’Or, c’est au tour de Lee Chung Chak, un deuxième haut dirigeant d’un vaste syndicat de la drogue, d’être arrêté, a déclaré un responsable thaïlandais des narcotiques, alors qu’un filet transnational se resserre sur le groupe Sam Gor, qui, selon la police, domine le commerce annuel de la drogue dans la région Asie-Pacifique, d’une valeur de 70 milliards de dollars.

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EUROPE 🇪🇺 (Méthamphétamine): des chimistes mexicains travaillent désormais aux Pays-Bas 🇳🇱 et en Belgique 🇧🇪

MAROC 🇲🇦 (Makhzen): le royaume du haschich, du maâjouna, du karkoubi, du khardala, du ktami du Rif ou kif du Souss, du beldiya, du critika

Au Maroc, pays du paradis artificiel, la vente de la drogue se fait à la criée. Au choix du consommateur et surtout du cultivateur.

Des liens intrinsèques sont tissés entre les groupes terroristes et les réseaux du crime organisé qui collaborent pour faire prospérer leurs affaires.

Selon l’Office des Nations unies contre la drogue et le crime (Unodc: United Nations Office on Drugs and Crime), le Maroc est le premier producteur et exportateur de haschich au monde. Une culture et des exportations au vu et au su de la communauté internationale. Cette économie illicite, cultivée sur 50 000 hectares, représente une rente de plus pour le Makhzen. La plus grande production se fait dans la région du Rif. Le maintien et même le développement de la culture du cannabis dans le Rif n’ont pu se faire que grâce à l’accord tacite du Makhzen et de ses relais locaux. Dans cette région, le cannabis na jamais été un tabou pour les partis politiques. Au contraire, il figure parmi leurs principales préoccupations électorales, notamment du PAM (Parti authenticité et modernité) et du parti Istiqlal, le «plus vieux parti marocain» conservateur. En 2019, le conseil de Tanger-Tétouan-Al Hoceïma, principale ville du Rif, a voté en faveur de la commande d’une étude sur les opportunités de cultiver du cannabis dans la région. Une proposition soutenue par les élus du parti islamiste du PJD (Parti de la justice et du développement). Selon certaines sources, au moins 90 000 ménages vivent de la production de cannabis dans la région. Certains spécialistes avancent des chiffres encore plus importants. Au Rif, le kif fait partie du patrimoine local. En mars 2017, le Département d’État américain avait estimé que les revenus de la récolte de cannabis correspondaient à 23% du Produit intérieur brut (PIB) du Royaume du Maroc. Une manne financière réinjectée dans le système bancaire à travers des réseaux de blanchiment d’argent impliquant de nombreux notables, officiers de l’armée et autres fonctionnaires marocains au service du Makhzen.
Quand on sait que ce PIB avoisinait en 2018, les118 milliards de dollars, on ne peut qu’ être effaré…devant le danger que représente cette économie illicite sur la sécurité des pays voisins et la vie de millions de gens dont font, malheureusement, partie les Algériens, d’autant que des liens intrinsèques sont tissés entre les groupes terroristes et les réseaux du crime organisé qui collaborent pour faire prospérer leurs affaires. Preuve en est: les saisies opérées par les différents services algériens de sécurité (Gendarmerie nationale, Dgsn et douanes). Selon un bilan de l’Office national de lutte contre la drogue et la toxicomanie (Onldt), plus de 88 tonnes de résine de cannabis ont été saisies en Algérie durant l’année 2020, dont 55,52% dans l’Ouest du pays, contre 41,08% dans la région Sud du pays, 1,96% dans la région Centre et 1,44% dans l`Est du pays. Une hausse de 60,89% par rapport à l’année 2019, en raison surtout du renforcement du dispositif sécuritaire aux niveaux des frontières, précise la même source. «Au total, 88.702,581 kg de résine de cannabis ont été saisies durant l’année 2020, dont 55,52% dans la région Ouest du pays», a précisé l’Office dans son rapport, se référant au bilan des services de lutte contre les stupéfiants.
À la filière de l’Ouest vient s’ajouter, ces dernières années, la filière subsaharienne née avec l’immigration clandestine, à l’origine de l’introduction des drogues dures en Algérie, à savoir la cocaïne et l’héroïne.

par Smaïl ROUHA

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