AVISEUR INTERNATIONAL

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L’AFRIQUE: porte d’entrée et de transit du trafic de drogue et désormais « zone » de fabrication

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L’organe international de contrôle des stupéfiants présente son rapport pour l’année 2015. Une donnée connue de longue date se confirme : l’Afrique est bel et bien une porte d’entrée, une zone de transit pour tous types de drogues qui sont ensuite acheminées vers les Etats-Unis, l’Europe et l’Asie. Fait nouveau, le continent devient aussi une zone de fabrication de drogues de synthèses.

Avec notre correspondant à Dakar, Guillaume Thibault

Cocaïne à l’Ouest, héroïne à l’Est, drogues de synthèse et marijuana partout. Le continent africain est toujours une porte d’entrée pour tous types de drogues. « Le trafic de cocaïne demeure une préoccupation majeure », pointe le rapport. La Guinée-Bissau, la Gambie ou encore le nord du Mali sont des zones d’arrivées et de transit connues, mais, signe que ce dossier est ultrasensible, aucun de ces pays n’est cité dans le rapport. Seul le Cap-Vert est présenté comme une plaque tournante de ce trafic, une demi-tonne a été saisie.

Lire sur: http://www.rfi.fr/afrique/20160302-afrique-porte-entree-transit-trafic-drogue

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Dakar (AFP) – L’Afrique reste une « zone de trafic clef » du marché mondial des drogues et sa classe moyenne en expansion est un nouveau débouché pour les trafiquants, affirme l’Organe international de contrôle des stupéfiants (OICS), rattaché à l’ONU, dans un rapport publié mercredi.

LIRE: http://tempsreel.nouvelobs.com/monde/20160302.AFP8628/l-afrique-toujours-zone-clef-du-trafic-mondial-des-drogues.html

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NEW YORK- L’Afrique demeure l’une des « principales plaques tournantes » du trafic de drogues et une des « principales zones » de transit, selon le rapport de l’année 2015 publié par l’Organe international de contrôle des stupéfiants (OICS).

LIRE: http://www.aps.dz/monde/37727-l-afrique-une-des-principales-plaques-tournantes-et-zones-de-transit-du-trafic-de-drogues

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BRÉSIL (Coke en Stock (CXIII)): on tire sur les avions, en vrai comme au cinéma, et la corruption est partout

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Le Brésil est une vieille connaissance, question trafic de cocaïne : en 1994, une article évoquait déjà ce « nouvel espace » qui s’offrait à lui. « La cocaïne n’a jamais été aussi bon marché, abondante et pure, au Brésil « avait-on pu lire à ce propos. Vingt ans plus tard, avec l’organisation de la coupe du monde de football en 2014 (désastreuse pour l’équipe brésilienne !) on s’attendait à une explosion de la consommation, et on n’a pas été déçu en effet, avec la prolifération des vols des petits Cessna venus du Pérou ou de la Bolivie, pour la plupart, dans les mois qui ont précédé. Au Brésil, la coke est aujourd’hui devenue tellement commune qu’elle apparaît dans les films, que attaque-filmcertains détournent sur You Tube en faisant croire à un nouveau scoop. La réalité, bien plus prosaïque et inquiétante est là : les narco-trafiquants sont bien implémentés dans le tissu politique du pays (voire même incrustés depuis des années), un bon nombre d’élus étant tombés sous le charme d’ambassadrices d’un genre spécial des caïds locaux de la drogue…

Commençons par un poursuite digne d’Hollywood. La scène a été filmée récemment, le 24attaque octobre dernier, au Brésil, par un jeune homme âgé de 25 ans, appelé Luiz Fernando Sampaio Puretz. On l’entend faire lui-même les commentaires sur la vidéo. Celle-ci commence par un drôle de bruit : celui d’une rafale de tirs, provenant des deux mitrailleuses 12,7 mm  qui équipent les Embraer Super Tucanos de la chasse brésilienne. Cela continue avec la poursuite d’un avion de tourisme par ce même Tucano, en difficultés, à l’évidence. Visiblement, le jeune homme venait de filmer l’interception d’un avion lié à un trafle endommagéeic de drogue. Confirmation dès le lendemain par le Centre Public d’Information de l’Armée de l’Air brésilienne qui par note du dimanche (25 octobre) indique « qu’un avion sans plan de vol et qui a pris une route connue pour être utilisé pour des activités illicites » et qu’il a été intercepté samedi dans la région de la municipalité de Japorã. Une vidéo postée par l’armée montre l’interception avec effectivement des tirs touchant l’aile gauche de l’avion. On retrouvera l’avion concerné au sol, avec effectivement l’aile gauche trouée comme une passoire.   (ci-contre à droite on aperçoit les dégâts). L’appareil, un Embraer 721 « Sertenajo » (un
Cherokee 32R Lance Piper construit sous licence au Brésil) immatriculé PT-EXP, avait  quand même réussi a fuir à basse altitude, quoique gravement endommagé, le long de la frontière, avant de retourner dans l’espace aérien brésilien et d’atterrir clandestinement à l’aéroport de Paranavai Edu Chaves, dans l’état de Parana, à environ 250 kilomètres de la frontière avec le Paraguay. avion visitéC’est là qu’il a été retrouvé abandonné par ses occupants.  Le plus étonnant était que le même appareil avait déjà été contrôlé par les douanes, mais au Paraguay, le 26 septembre 2012, retrouvé posé sur une route en pleine campagne, ce qui montrait une vidéo.

A bord, une cargaison de produits électroniques et certains médicaments (et non de la drogue) répartis en 17 colis, vraisemblablement de contrebande. Avaient été alors arrêtés  le pilote brésilien Atilon Bezerra de Alencar, et son compatriote Paulo Cesar Maidana, et trois paraguayens Walter Daniel Casco, Miltiade Galeano Espínola et Julio Leiva. A côté de l’avion, trois véhicules avaient été saisis. Un petit camion Kia, une camionnette Mitsubishi Montero, et une Toyota Corsa. Un trafic était établi, mais l’appareil n’avait donc pas été saisi, ce qui peut surprendre. L’avion poursuivi n’était donc pas un inconnu pour la police paraguayenne en tout cas ! Selon les enquêteurs il faisait partie de l’organisation du narcotrafiquant Esequiel Gomez de Souza, aujourd’hui en prison dans le pays. En  2012, De Souza avait réalisé le transport d’un volume étonnant de cocaïne : « Ezequiel Gomez de Souza, né dans la ville de Salto del Guaira, le 26 mars 1980, est l’élément clé qui a conduit la Senad à saisir la plus grande expédition de cocaïne  enregistrée dans le pays, samedi 10 novembre dernier, dans la ville de la Paloma, dans le département de Canindeyú (au Paraguay), où est tombé 1,748 kilogrammes de drogue. Il a également été le sommet de l’iceberg qui a conduit à la formation de l’exploitation agricole Águila Negra, (aigle noir) où le groupe effectuait un travail externalisé où redistribution de la cocaïne a été démantelée. »

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C’était un réseau fort structuré, de Souza fidélisant ses petits producteurs tout simplement… en les protégeant : »de Souza utilisait sa structure de contrebande pour travailler dans le commerce de la cocaïne. Plus l’entreprise avait des revenus élevés et moins les agences de sécurité la dérangeaient… Comme il assurait la « sécurité » de la cocaïne de Bolivie du Brésil les producteurs ont vu en lui un allié parfait. L’antidrogue locale avait bien découvert son commerce, mais sans connaître son infrastructure. Car cet homme savait comment résoudre le problème : par des mensualités de 20 000 dollars en espèces pendant plus d’un an ». Sur place, la police avait trouvé cinq petits avions de transport (des Cessna, mais aussi un rare Aerocomp Comp Air 10 – où avaient-ils déniché ce bidule aérien rarissime – et quatre grandes voitures de luxe. La ferme servait de centre de conditionnement pour partir au Brésil après être arrivé de la Bolivie.

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interceptionL’armée brésilienne tire donc sans trop discuter sur les avions des trafiquants, et ce depuis une loi l‘autorisant, datant de 2004. Plusieurs vidéos montrent comment ça se passe : une datant de 2006, où l’on peut voir un Cessna blanc à queue verte poursuivi par un avion militaire Tucano (A-29) forcé à se poser sur une route de terre. Mais on peut aussi facilement se faire avoir sur le net, avec ce genre de vidéos, si on ne fait pas attention. La preuve avec ce qui suit… Car une autre vidéo (floutée, ici à gauche) montre un Beechcraft Baron attaqué à la mitrailleuse par deux Tucanos après avoir été approché et avoir refusé d’obtempérer. La vidéo montrée par l’armée de l’air révélant la dimension sonore de l’événement singulier. On y distingue le Cessna Baron l’aile gauche fumante après la passe de tir, l’avion s’inclinant et se dirigeant vers le sol. Le problème de la vidéo, outre son étrange montage (des coupures ont été faites, visiblement) étant sa date : mise en ligne le 29 mai 2015, rien ne dit que la séquence montrée soit de cette date ou alentour.chute good Il semble en tout cas que lors de l’approche, l’un des Tucanos se soit fait tirer dessus, semble-t-il, par les occupants de l’avion de tourisme (il s’en écarte juste après). En prime, lorsque l’avion des trafiquants plonge, il émet une fumée  noire, ce qui fait penser à un traitement vidéo de post-production plutôt qu’à la réalité. Pas de trace de crash non plus à relever dans les registres, pas de date exacte visible : le cas reste intriguant. Le seul exemple relevé d’un Beechraft Baron 58 porteur de 560 kilos cocaïne est celui du N6037U, (modèle TH-1021) qui s’était écrasé le 5 mars 2011 après avoir volé trop bas dans la Sierra Serra Amolar dans le Pantanal (le Mato Grosso du sud). L’avion, récemment exporté devait porter l’immatriculation PR-PCR. Or l’avion du jour, visible ici, ne portait pas la même décoration que celui intercepté vu dans la vidéo. L’exemplaire arborant une décoration plus ancienne et originelle du B-55, comme ici le PT-JZD , le PR-CFS ou le PR-CGC. Le « flou » artistique apposé aux images par l’armée exclut en tout cas une immatriculation à l’américaine: on a bien deux lettres, puis trois, séparées par un tiret. Et en cherchant un peu plus, on découvre qu’on a bien failli se faire avoir… par une production filmographique de Roberto Carminati,  en forme de publicité pour les forces aéronavales brésiliennes (un film s’intitulant « Segurança Nacional« ), datant de 2010, dont un extrait est visible ici. On y distingue l’immatriculation du Beechcraft dans le film : « PT-KIL ». Un joli pied de nez ! La production n’a pas indiqué quel appareil a été utilisé, peut-être bien un des trois indiqués. Mais on avait eu au final un vrai « soap opéra », un superbe nanar, comme film, selon la critique !!! Pas malin du tout de balancer ça sur le net de cette façon ! Surtout venant d‘un… maquettiste !

traficUne autre vidéo encore, tout aussi impressionnante, mais bien plus réaliste celle-là, rappelle celle des trafiquants péruviens pris sur le fait en 2014 par de courageux journalistes d’investigation. Cette fois-ci, ça se passe de nouveau au Brésil, en 2013, avec une scène assez hallucinante qui ne sera révélée que l’année suivante. Celui de l’arrivée d’un hélicoptère et d’un transfert de 445 kilos de cocaïne du petit Robinson 66 (R-66) chargé à ras bords vers une voiture stationnée auprès, dont le coffre et les sièges arrières seront rempli de paquets de cocaïne. En échange, l’hélicoptère recevant des bidons d’essence, apportés en lisière de forêt près du lieu d’atterrissage. Le problème étant quand les policiers découvrent à qui appartient réellement l’hélicoptère (qui vaut quand même ses 970 000 dollars). Immatriculé PR-GZP, il est en effet la (co) propriété de Limeira Agropecuária, une entreprise qui appartient au jeune député Gustavo Perrella (de Solidarité-MG) helicoptero-apreendidoreprésentant le Minas Oeiras, à sa sœur et à un cousin. Or Gustavo n’est autre que le fils du sénateur Zeze Perrella (PDT-MG) ancien président de Cruzeiro, club de football brésilien. Tout de suite, la presse fait le buzz avec cette découverte. Un buzz alimenté par d’excellentes analyses, parfois. Ainsi cet article passionnant qui démontre que l’hélicoptère ne venait pas de très loin, obligatoirement (une analyse faite sans avoir vu la vidéo, signalons-le) : en ajoutant le poids de l’aéronef (581 kg), celui des pilotes (140 kg) et le poids de la cocaïne (445 kg) un petit malin avait calculé qu’on en était déjà à 1166 kg, la limite d’embarquement de l’hélicoptère. « Cela laissait seulement 59 kg pour le carburant. Avec 224 kg, selon de recherches, l’autonomie de la R-66 est de trois heures, en volant à 220 km / h. Ainsi, vous pouvez faire, jusqu’à atteindre la limite de la jauge…  666 km. Huuummm … Règle de trois: si, avec 225 kg de carburant, on peut voler 660 km, avec 59 kg, on vole un maximum de 173,8 kilomètres… ». Résultat, l’appareil ne avait pas venir de très loin…

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Il n’était pas venu de très loin en effet… Mais la veille il était encore au Paraguay, ce qui est encore plus étonnant et plus intriguant. Selon la police, une recherche faite dans son GPS avait montré que l’hélicoptère était encore dans le pays voisin, le 23 novembre, à Pedro Juan Cabalero, endroit où il avait très certainement chargé la coke. Puis il s’est envolé vers le Brésil où la drogue avait été alors dissimulée. L’hélicoptère, sans sa cocaïne, avait été ensuite vu et enregistré dans l’aéroport de Campo de Marte. Le lendemain, cette fois avec la drogue à bord, il a fait une escale dans le Minas Gerais et s’est dirigé vers Espírito Santo. C’est quand il a atteint la ville de Afonso Claudio, dans la région montagneuse de Espírito Santo (ici à gauche), que la police fédérale était intervenue. alfonso claudioLa famille Perella pouvait-elle ignorer le sort de son hélicoptère pendant plusieurs jours, voilà bien tout le mystère. Au simple prix du carburant utilisé, par exemple, on a des doutes sur la totale liberté et l’autonomie laissée à son seul pilote. Le dénommé Rogério Almeida Antunes, un employé de la société de Perella qui avait avoué avoir reçu 60 000 dollars pour transporter la drogue, sans avouer de la part de qui, et qui accusait au passage le co-pilote de l’aéronef, Alexandre José de Oliveira d’avoir été l’initiateur du transfert de coke, lui aussi arrêté. Selon la police, la famille Perella lui aurait en effet laissé les clés de l’appareil, ce qui la disculpait, bien évidemment.  Le procédé semblait un peu gros. Mais toujours selon la police, l’étude des 11 téléphones cellulaires de la famille Perella aurait effectivement démontré que le pilote avait organisé « de son propre chef » (et celui du trafiquant sous les ordres duquel il avait agi), la famille n’ayant pas une seule fois évoqué en conversations le projet. La presse restera néanmoins dubitative relevant au passage des liens avec une personnalité plus haut placée encore, notamment « les relations intimes entre Perrela et le candidat potentiel à la présidence de la République, Aécio Neves  (le petit-fils de l’ancien président brésilien Tancredo Neves). Un rapport informe que le sénateur Zézé Perrela (PDT-MG) a également payé de son bureau et financé le carburant utilisé dans le célèbre hélicoptère. Zézé et Gustavo, père et fils, sont de plus en plus empêtrés dans l’affaire », avait-on pu lire. L’information étant reprise en boucle sur les chaînes Telesur et l’un des sites de « buzz » Etats-Unis, TMZ, car Neves a un poids considérable dans le pays : il a été battu de justesse par Dilma Rousseff, au second tour de l’élection présidentielle brésilienne de 2014… Pour la présidente alors en difficultés, l’affaire était plus qu’intéressante à suivre, on le comprend.

Le hic demeurant effectivement le dernier  « saut de puce » effectué par l’hélico et détecté par notre calculateur amusé : « la police enquête pour savoir si l’aéroport Claudio a été utilisé comme une voie pour trafic de drogue, car il est déjà d’information publique que l’hélicoptère de la Limeira Agricultural Company, et du sénateur famille Zézé Perrela, saisi a Espírito Santo en transportant 445 kilogrammes de cocaïne novembre dernier, a touché terre à un moment donné avant dans le village de Sabarazinho (à seulement 14 km de l’aéroport minier de Claudio), trois heures avant d’entreprendre un voyage à un endroit précis dans la ville de Santo Afonso Claudio Espirito. La police a atteint une telle confirmation sur la base du suivi hélicoptère GPS, ainsi que dans le plan de vol noté les pilotes, saisi par la police fédérale de Espírito Santo, dans le sud-est, l’année dernière ». Le dossier s’épaississant avec celui du journaliste Lucas Ferraz, la « Folha de S. Paulo », qui a découvert et révélé qu’Aécio Neves « avait construit la piste de la ferme qui appartenait à son grand-oncle, en plus d’être à côté de la succession de la famille du candidat. La semaine dernière, Aécio Neves a admis qu’il l’a utilisé, même si l’espace n’a pas encore été approuvé par l’Agence nationale de l’aviation civile ». « Or l’investissement par le gouvernement et l’État pour la construction de la piste a été  de 14 millions de reals. Claudio possède 25 000 habitants et se trouve à 50 kilomètres de Divinópolis, où il y avait déjà une piste d’atterrissage et de décollage ». Bref, personne n’avait au départ compris pourquoi cette piste à cet endroit, une piste construite avec l’argent de l’Etat, alors qu’elle semblait plutôt d’usage privé.

sabarazinioPrivée, car très liée  la famille Neves. « Le village (de Sabarazinho, ici à gauche) est à 14 kilomètres de Claudio et c’est aussi l’endroit des exploitations familiales Tolentino, où est née Risoleta Neves, épouse de Tancredo Neves, la grand-mère d’Aécio Neves. Elle est mentionné dans l’enquête sur l’analyse des messages des pilotes qui ont été capturés par les stations de radios de base (RBS), qui sont les dispositifs qui font le lien entre les téléphones cellulaires et la compagnie de téléphone. Une information publiée par le portail  G1 en novembre 2013 a révélé que la police avait identifié et fermé un laboratoire de raffinage de cocaïne dans la ville de Claudio … Le site a été démantelé après une dénonciation anonyme où l’on a trouvé de la cocaïne et de la marijuana. Personne n’a été arrêté. Selon un rapport publié dans « Folha de S. Paulo », un des sénateurs parents d’Aécio Neves (PSDB-MG) était en liaison  avec l’aéroport de  Claudio.  La poudre de l’hélicoptère a été saisie le 24 novembre. Trois jours plus tard, le 27 novembre, après la révélation de la saisie dans les médias, le propriétaire a déposé une plainte à la police militaire de Divinópolis. Selon cette même police, la dénonciation a été faite de façon «anonyme». Le propriétaire dit qu’il a vu un hélicoptère survolant la région à basse altitude et a ensuite trouvé sur leurs terres 13 jerricans de 20 litres chacun, avec dedans une substance similaire au kérosène ». La théorie de notre calculateur se tenait donc : l’hélicoptère venait de pas très loin, car il avait été obligé de se ravitailler. Ce que la vidéo avait révélé. Et il l’avait fait sur des terres appartenant au clan Neves. Là où a existé un laboratoire de transformation de la cocaïne. Rien pour prouver quoi que ce soit, mais des présomptions fort embarrassantes pour un candidat à la présidence du pays !

baron saisiDans la foulée des investigations on avait déjà découvert le 15 août 2013  trois avions, saisis par la police fédérale, dans le sud du pays, avions qui auraient été utilisés pour transporter de la drogue entre la Bolivie et le Brésiavion saisi 3l. Des appareils confisqués en cours de peinture, avec encore leurs collants de masquage, tel ce Beech Baron ci-contre (à gauche), et un autre exemplaire aux moteurs en réfection. Les vieux Baron semblent avoir encore la cote, au Brésil. Les trafiquants voulaient être discrets semble-t-il en les présentant sous des immatriculations plausibles et non avec un simple adhésif. Selon la police « Opération White Bull» désignait « selon les trafiquants le fait de négocier la vente de cocaïne sans attirer l’attention ». Le 10 juin 2014, la PF (polie fédérale) a appréhendé les voitures de luxe, avions, bateaux, dans le respect des mandats de perquisition et de saisie de force et de la probation, durant l’opération « Athos », qui s’est tenue le mardi (10) dans cinq États: le Minas Gerais, à Sao Paulo, à Rio de Janeiro,  au Parana et à Santa Catarina. L’action a démembré une organisation criminelle liée au commerce de la drogue qui a apporté des produits de la Bolivie et du Paraguay à l’intérieur de São Paulo et de les a distribuées au Minas Gerais, à Rio de Janeiro et dans le Nord. » Dans la foulée encore, ferrariLe 14 juillet, par ordonnance de la Cour suprême (STF), la police saisissait également trois véhicules de luxe à Brasilia dans le deux résidences (Casa da Dinda et villa Collor) de l’ancien président et sénateur Fernando Collorde Mello (PTB): une Ferrari, une Porsche et une Lamborghini. Officiellement pour détournement d’agent public, provenant du scandale Petrobras. Or Colorde Mello n’est autre que l’ancien  et 32e président de la République du pays (de 1990 à 1992), et… un grand partisan de la privatisation du pays !!!

saisieEn mars dernier lors de l’Operação Elementar, c’était un yacht d’une valeur de 3,5 millions d’euros. et 15 voitures de luxe, dont des Ferrari et des Jaguar, qui étaient saisis à Brasilia. La police confirmant lors que parmi les personnes arrêtées il y avait quatre officiers de police du District Fédéral. Sandra Maria da Silveira et Paulo Barongeno, le chef de la division des opérations aériennes. Ils étaient chargés de protéger les membres de la bande, à travers les fuites d’informations confidentielles  qu’il distillaient ou en avertissant des témoins repérés. Un des agents arrêtés était un retraité de la police civile, l’agent Marcelo Toledo. Il avait déjà été nommé dans les enquêtes sur le fonctionnement du système de corruption signalé dans l’enquête n°650, de la Cour Supérieure de Justice. Un dossier dans lequel les deux agents cités avaient yachtfreiné les investigations visant l’agent de change Fayed Antoine Traboulsi, accusé de blanchiment d’argent. Traboulsi, un libanais né à Beyrouth le le 28 Février 1961 mais naturalisée brésilien, surnommé « le turc », contrôlait aussi les maisons de poker à Brasilia. Le yacht de 19 mètres de long saisi appartenait justement à Traboulsi (il s’appelle « Georgette » le prénom de sa mère !). Pour l’acheter le 12 Décembre 2012, à Sea Marine (1), qui l’annonçait en vente à 1,6 millions d’euros (le navire coûterait aujourd’hui autour de 1,4 millions), Fayed avait utilisé une société écran, selon l’enquête, pour faire un premier dépôt d’un montant de 275 000 euros, puis d’autres, à partir d’autres comptes. Dans des proportions étonnantes : à parti de 10 comptes courants de particuliers et d’entreprises pour réaliser 17 dépôts différents ; sur une période de 11 jours seulement !!!

imagesEt ce n’était pas tout. Lors de l’Opération Miquéias , avait même été arrêté Luciane Hoepers, une ex top modèle « miss bum bum » au Brésil » (je vous laisse découvrir ce que c’est), devenue « agent immobilier », soupçonnée elle aussi d’organiser tout un réseau en  blanchiment d’argent et en détournement de fonds de pension. Sur les magazines qui avaient fait sa gloire, la voici devenue « la muse de la corruption« . En fait elle servait d’appât pour politiciens véreux. Car la fameuse Luciane était bien liée à Fayed Antoine Traboulsi (2), l’organisateur du réseau, comme l’ont montré les écoutes téléphoniques qui ont révélé également plusieurs contacts du mannequin ou de ses amies avec des politiciens, dont les députés Goiás Samuel Belchior, Daniel Vilela et Leandro Vilela – tous du PMDB… Dans la liste de contact de la miss Bum Bum, il y avait le nom de presque tous les maires des municipalités ou des anciens maires des villes du Mato Grosso, du Mato Grosso du Sud, du Goiás, de Santa Catarina et de São Paulo !!! En 18 mois d’investigation, il avait été prouvé que le groupe autour de Traboulsi avait ainsi empoché plus de 70 millions d’euros avec ce système d’hameçonnage par belle interposée. interpol nunesUn système de séduction des hommes politiques qui était bien rodé explique Brasilia BR : « le schéma dévoilé par la police fédérale montre également la grande influence que le groupe criminel a eu sur les gouvernements locaux et les représentants de l’Etat. Les « pastinhas » comme on les appelle les lobbyistes, ont voyagé à travers le Brésil pour convaincre les politiciens d’investir des fonds publics dans des sociétés fictives, qui ont ensuite été fermées. Ainsi, le bénéfice était réparti entre les criminels et l’agent public. La propriété d’un représentant de l’Etat de Goiás, par exemple, était la recherche et la cible de la saisie. Les maisons au moins de sept maires ou d’ anciens maires ont également perquisitionnées par des agents dans neuf états et le District fédéral. »  submarineLes « pastinhas » avaient donc pour fonction de séduire les maires et les convaincre de prendre l’argent public sur de faux fonds de pension. Deux autres complices constamment cités dans les enquêtes sont Carlos Eduardo Rocha Marzola et Flávio de Carvalho Junior, ceux qui ont ouvert les comptes des sociétés écrans. Or à bien regarder, on aurait dû faire davantage attention au personnage. Louis Antoine Traboulsi avait en effet déjà été condamné en 2012 par la Securities and Exchange Commission à payer 760 000 euros pour pratique déloyale sur le Stock Exchange. Les ramifications du réseau s’étendant partout. Selon le magazine « Istoé » au moins deux commissaires de la police civile seraient parmi les détenus. Pour ajouter à cela, le même jour était arrêté le trafiquant de drogue Nunes, Mario Sergio Machado Nunes, connu sous le nom de « Goiano» et qui, selon les dernières enquêtes en cours, avait des liens avec le baron de la drogue colombien Pablo Escobar et Joaquin « El Chapo» Guzman, indiquaient les autorités. L’homme s’était surtout fait remarquer jusqu’ici en développant des sous-marins transporteurs de drogue pour échapper aux gardes-côtes… et c’est encore une autre question que celle de ces fameux sous-marins (pour l’instant, j’en resterai ici à l’étude du trafic par avion seulement).

(1) le chantier italien créé par la famille Radice (Roberto décédé en 2012 avait été ministre des Travaux Publics dans le premier gouvernement Berlusconi), en faillite en 2014, est passé sous contrôle chinois le 27 mars 2015.

(2) sa propre histoire étant un résume »L’histoire de Fayed Traboulsi au Brésil commence avec la guerre civile connue par le Liban dans les années 1980,  la violence faite à sa famille libanaise qui l’incite à quitter le pays et aller à São Paulo dans une tentative pour une vie meilleure. Il est aussi passé par Goiânia. Fils du colporteur Antoine Assaf Taboulsi Fayed a bientôt atterri dans la capitale du pays. Il a commencé à se faire de l’argent et rencontrer une brésilienne, alorsqu’ il travaillait comme gestionnaire dans les hôtels San Marco et Saint-Pierre. À ce moment, il changeait toujours l’argent chez le changeur Chaker Youssef Nasr, dans un bureau du Kubitschek Plaza Hôtel. Il avait été indiqué aux clients par son compatriote. L’histoire de Fayed commencent à changer le 19 Décembre, 1995, quand, vers environ 13h30, Chaker a été assassiné au cours d’un vol dans son propre bureau. La famille de la victime ne voulanit pas faire fonctionner l’entreprise,  Fayed a été approché par Chico Gordo, l’un des employés du changeur d’argent, pour reprendre et étendre l’échange des dollars. Le Libanais ne le savait pas, mais la mort de Chaker serait un tournant de sa vie. Fayed avait l’argent pour acheter la société. Avec Chico Gordo, l’ancien responsable du portefeuille de la clientèle. Simplement et rapidement, il est s’est retrouvé assis sur une entreprise qui gagnait des millions de dollars dans les années suivantes. A cette époque, Fayed Antoine Traboulsi a commencé, vraiment,  le change en dollars, en laissant de côté les petites quantités de change généralement occupés par des touristes venus visiter la capitale. Resté anonyme derrière un comptoir jusqu’à ce que, selon les personnes qui lui étaient proches il a commencé à être recherché par les politiciens et les hommes d’affaires pour réaliser des transactions et un pillage illégal. Pour cela, « le Turc » a réuni une équipe de prête-noms, qui ont été mis à la disposition des comptes courants de changeur de monnaie, ouverts dans différentes banques. Ces personnes étaient en charge de la réception des dépôts, des retraits et de donner de l’argent aux personnes  indiquées par Fayed. À ce jour, le changeur d’argent utilise toujours la tactique pour masquer les dépenses et les marchandises des millionnaires. Il a le pouvoir de donner juste un coup de téléphone et de déplacer des millions sans qu’un seul nom n’apparaisse dans toute la transaction. » Le Turc a agi librement et tranquillement dans la capitale pendant plus de 20 ans. Il a fait fortune, a gagné la confiance des politiciens, des hommes d’affaires et de nombreux policiers. Son influence chez certains délégués et les agents de la police civile était telle que le groupe a tenté de nuire à une enquête de l’Office lutte contre le crime organisé (Deco). Pourtant, le changeur d’argent a finalement arrêté en mars 2013. Fayed, cependant, réussi à se faire libérer au bout de quelques jours » (…)  À la fin de mars de cette année, le changeur d’argent a été condamné à six ans de prison, en régime fermé, suite à l’arrêt de la Cour pénale 1er de Wansbeck, le résultat des enquêtes de l’opération Departed. Au pénitencier de Papuda, il n’est même pas resté 24 heures reclus, pourtant. Une injonction signé par le juge Cicero Romao, de la Cour fédérale de district et dans les Territoires (TJDFT), a prononcé sa libération. Aujourd’hui, il  est simplement retenu par son passeport, car il lui est interdit de voyager à l’improviste par la justice. Son avocat est Antonio Carlos de Almeida Castro, l’kakay, un des meilleurs criminalistes dans le pays. »

PS : le trailer du navet est ici :

http://www.adorocinema.com/filmes/filme-202451/trailer-19533862/

Le journal citoyen est une tribune. Les opinions qu’on y retrouve sont propres à leurs auteurs.

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http://www.centpapiers.com/coke-en-stock-cxiii-au-bresil-on-tire-sur-les-avions-en-vrai-comme-au-cinema-et-la-corruption-est-partout/

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FRANCE (opération Virus): que savait le TRACFIN des opérations de l’HSBC Private Bank??

Le 10 octobre 2012, un coup de filet de de l’Office des stups et de l’OCRGDF (Office central de répression de la grande délinquance financière) aboutissait à la saisie de près de deux millions d’euros en liquide et de dix lingots d’or. (DR.)

En fuite, le « superviseur » du trafic de stupéfiants a été arrêté mardi à Marrakech.

Trois autres mandats d’arrêt sont en attente d’exécution.

Il avait échappé au coup de filet du 10 octobre. Sofiane Nedjam, 35 ans, s’était déjà envolé vers le Maroc quand les policiers étaient venus le chercher dans son fief des Yvelines. Sa cavale s’est achevée mardi soir à Marrakech. Le Franco-Algérien, interpellé en possession d’une batterie de téléphones portables et de 50.000 euros en liquide, est depuis placé sous écrou extraditionnel.

Ce mercredi 10 octobre, après de longs mois de surveillances et d’écoutes téléphoniques, les policiers de l’Office des stups et de l’OCRGDF (Office central de répression de la grande délinquance financière) lançaient l’opération « Virus ». En pistant l’argent d’un réseau structuré de trafic de résine de cannabis entre le Maroc et l’Ouest parisien, les enquêteurs ont mis au jour une filière originale de blanchiment entre Paris et Genève, orchestrée par une fratrie originaire de Casablanca, les Elmaleh. Une bonne partie de l’argent du deal était d’abord remise à des notables parisiens adeptes de la fraude fiscale au terme d’un ahurissant ballet de sacs plastique remplis de billets échangés dans les rues de la capitale.

Le « chaînon manquant » entre banquiers et trafiquants

Ces mêmes fraudeurs voyaient ensuite leurs comptes en Suisse être débités au profit des trafiquants qui retrouvaient leurs millions, par un système de compensation, sous forme de biens immobiliers ou de parts de sociétés, en Espagne, au Maroc ou dans les Émirats.

Un temps occultés par la personnalité des fraudeurs, dont sept ont été mis en examen parmi lesquels Florence Lamblin, élue écologiste du 13e arrondissement de Paris, les enjeux du dossier « Virus » se tournent désormais vers l’étranger. D’abord vers la Suisse où deux des frères Elmaleh, Nessim, 38 ans, un as de l’ingénierie financière employé à la HSBC Private Bank, et Meyer, 48 ans, président aujourd’hui déchu de la société fiduciaire genevoise GPF S.A., ont été écroués. Pour l’instant, les magistrats helvétiques n’ont rien transmis à leur collègue parisien, le juge d’instruction de la JIRS (juridiction interrégionale spécialisée) Baudoin Thouvenot. Pas plus le compte rendu des auditions des deux frères que la copie d’un « petit cahier à spirales » dans lequel l’assistante de Meyer Elmaleh était censée noter toutes les transactions, y compris les noms des bénéficiaires des opérations de compensation.

En attendant, c’est au Maroc que l’enquête a rebondi cette semaine avec l’arrestation de Sofiane Nedjam. Ce dernier, qui a gravi depuis l’adolescence tous les échelons de la carrière de trafiquant de stup, était, selon plusieurs sources policières, le « superviseur » en France du réseau : réception des go fast, ces bolides gavés de cannabis qui remontent la drogue depuis l’Espagne pour approvisionner les cités de Trappes, Mantes et Garges-lès-Gonesse (Yvelines et Val-d’Oise) ; gestion des flux financiers dont une partie reprenait la route vers l’Espagne et le Maroc, l’autre intégrant le circuit de la « Elmaleh connection ». Deux de ses complices, franco-algériens également et basés au Maroc, sont aussi visés par des mandats d’arrêt. Pour l’instant sans résultat.

Bénéficieraient-ils de protections auprès des autorités marocaines? Certaines sources policières s’interrogent. D’autant qu’un quatrième larron réfugié au Maroc fait, lui aussi, l’objet d’un mandat d’arrêt international, ce qui ne l’a pas empêché pas de couler des jours tranquilles à Casablanca jusqu’à ces derniers temps. L’homme aurait pris la tangente très récemment pour Israël. Simon P., franco-marocain d’une cinquantaine d’années, est un ami d’enfance de Meyer Elmaleh. Il serait le « chaînon manquant » entre les banquiers suisses et les trafiquants franco-algériens bien introduits dans le royaume, notamment auprès des producteurs de la région du Rif, dans le nord du pays.

Interrogé en Suisse, Meyer Elmaleh a reconnu, explique son avocate Me Josiane Stickel-Cicurel, que « cet ami de longue date lui avait proposé, il y a deux ou trois ans, des opérations de compensation : ‘J’ai des clients qui disposent de cash, est-ce que tu as des clients qui ont besoin de cash?’ Mais jamais cela ne lui a traversé l’esprit que son ami, qui a une entreprise au Maroc, puisse le tromper et le pousser à toucher à l’argent de la drogue. »

Titulaire notamment d’un diplôme de gestionnaire de fortune obtenu à Genève, Meyer Elmaleh avait épousé en 1989 la fille du fondateur de la GPF S.A., une des plus importantes sociétés de gestion de fonds de la place genevoise. Une belle ascension sociale pour celui qui était né pauvre dans la médina de Casablanca. Dans un long article publié en 2011 dans la revue marocaine VH Magazine, Albert Elmaleh, un de ses frères aînés, contait la success story familiale : un père analphabète qui s’échine « pour 20 dirhams par semaine » dans une fabrique de sacs de jute, une mère qui travaille depuis l’âge de 13 ans, six frères et une sœur qu’on habillait « grâce à des colis venus des États-Unis », mais aussi un formidable désir de réussite. « Mon père nous disait : ‘Mon fils, si tu n’avances pas, tu recules. Ne t’arrête jamais!' »

Stéphane Joahny – Le Journal du Dimanche

samedi 03 novembre 2012

http://www.lejdd.fr/Societe/Actualite/L-affaire-Virus-rebondit-au-Maroc-573163

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DNRED: qu’en est-il du soutien de Christian Eckert?

marc-fievet-sur-rtl-le-6-septembre-20131Les policiers de la PJ parisienne sont allés perquisitionner les locaux de la DNRED sur commission rogatoire du juge d’instruction, Beaudoin Thouvenot, de la Juridiction interrégionale spécialisée (JIRS) de Paris.

Une information judiciaire avait été ouverte le 13 février 2012 pour trafic de stupéfiants et détention de marchandises prohibées, association de malfaiteurs et blanchiment.

Au départ de l’affaire un certain Javier M. 59 ans, un colombien mis en examen pour « trafic de drogue en bande organisée ». Il affirme, preuve à l’appui, que les douaniers ont joué les apprentis sorciers en organisant eux-mêmes l’importation de la drogue.

Au cœur du dossier : l’importation de 30 kg de cocaïne.

En réalité, Javier M, serait un aviseur (informateur) de la Direction nationale des renseignements et des enquêtes douanières (DNRED).

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Souvenirs, souvenirs pour NS 55!

Dans les années 80,  Michel Ribatet, chef d’échelon de Lyon,  Pierre Tardy, agent de la DNRED Lyon,  Jacques Dorey, inspecteur à Dijon et Jean-Pierre Caze, inspecteur divisionnaire de Lyon, tous agents de la DNRED, s’étaient déjà confrontés à la Justice et la Police.

Le Ministre Michel Charasse les avaient alors soutenus.

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Toutes informations dans le livre!

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Lire aussi: DNRED (un peu de son histoire): c’était hier!

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DNRED – 36 – OCRTIS: au travail messieurs! Et ne vous trompez pas de cibles!

Il y a un loup chez les « gabelous »

Cinq douaniers et deux de leurs indicateurs sont interrogés depuis lundi par la police. Ces « gabelous » sont soupçonnés d’avoir puisé dans les saisies de drogue pour rémunérer leurs informateurs.

Stéphane Sellami | 27 Janv. 2016, 00h00 | MAJ : 27 Janv. 2016, 05h17

La disparition de plusieurs kilos de cocaïne, saisie lors de l’interpellation de trafiquants, avait été signalée par un corbeau.
La disparition de plusieurs kilos de cocaïne, saisie lors de l’interpellation de trafiquants, avait été signalée par un corbeau. (Photo d’illustration/PhotoPQR/«l’Est républicain »/Pierre Mathis.)

C’est une nouvelle affaire mêlant indicateurs et fonctionnaires d’Etat qui risque de faire grand bruit.

http://www.leparisien.fr/espace-premium/actu/il-y-a-un-loup-chez-les-gabelous-27-01-2016-5488287.php

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AFRICA: transshipment of narcotics Is threat to good governance

In 2013, United Nations Office on Drugs and Crime (UNDOC) conducted a West Africa Threat Assessment that estimated the yearly value of only cocaine transiting through West Africa as US$ 1.25 billion- significantly more than the annual national budgets of countries in the region.

download-13.jpgIt also revealed that the prevalence rate of cannabis use in West and Central Africa as 12.4% which higher than Africa 7.5% and the global average 3.9%.

Moreso, these development pose serious threats to good governance, peace and stability, economic growth and public health.

The use of these dangerous drugs have also triggered numerous conflicts and misunderstandings in the region.

It is obvious that, some of the drugs such marijuana have been in the region before West Africa became a major transit point. The response against this devastating menace has been the same from one government to another in West Africa.

As drug consumers being dealt with as the same as traffickers, characterised by tough punitive measures with its attendant violation of human rights.

However, menace has opened a window to corruption and also creating unnecessary burden on the overwhelmed criminal justice system.

As part of its efforts to help address this cankar, the West African Civil Society Institute(WACSI) with the support from Open Society Initiative for West Africa(OSIWA) organised a regional Consultation on Drugs Policy Reform in West Africa in Accra.

Under theme: The Road to the United Nation’s General Assembly Special Session ( UNGASS) on the World Drug Problem”.

In an interview with Nana Afadzinu, Executive Director of West African Civil Society Institute (WACSI) she noted that , West African citizens, especially the youth and children have the right to be safe from the scourge of drug trafficking.

According to her, the manner in which drug consumers are being dealt the same as traffickers, characterised by tough punitive measures violate the human rights.

This she said, it has become imperative for West African governments and civil society to engage in strategic and productive consultations on drug policy reforms.

The two day programme was aimed at providing an opportunity for government officials and national law enforcement agencies in order to discuss policy issues necessary reforms identified at the national- level meetings.

However, she cited the following key outcomes of the regional consultative meeting:
To clearly identified milestones and challenges under the current drug policy measures in the region.
To invigorate and create regional momentum for drug policy reforms in West Africa.

And to develop a West African common position towards the United Nations General Assembly Special Session (UNGASS)that calls for human rights and public health oriented drug policies with emphasis on harm reduction.

The meeting attracted 11 West African countries including Benin, Cape Verde, Côte D’Ivoire, Ghana, Guinea, Guinea Bissau, Liberia, Mali , Nigeria, Senegal and Sierra Leone.

By: Isaac Kofi Dzokpo/ NewsGhana.com.gh

http://www.newsghana.com.gh/transshipment-of-narcotics-is-threat-to-good-governance/

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CARAIBES (Martinique): 6 martiniquais écroués pour trafic de cocaïne entre Fort de France et Paris

OCRTISMartinique 1ère

Publié le 22/01/2016 | 18:46, mis à jour le 22/01/2016 | 18:46

2 femmes et 6 hommes ont été mis en examen par un juge d’instruction de Fort de France, ce vendredi (22 janvier) pour trafic de cocaïne.

Six de ces trafiquants sont écroués pour trafic par voie de colis postaux entre Fort-de-France et Paris.

Au premier semestre 2014, les enquêteurs soupçonnent un trafic de cocaïne entre Fort de France et Paris. Ils ne tardent pas à avoir des preuves car en septembre 2014, 16 kilos de cocaïne sont saisis au fret de l’aéroport d’Orly (Val-de-Marne en région Île-de-France), auprès d’un couple en provenance de Fort de France. Les enquêteurs placent progressivement huit personnes sous surveillance, notamment à Fort de France pour trafic de cocaïne par voie de colis postaux.
Huit Arrestations au petit matin
Mercredi (20 janvier) les enquêteurs estiment qu’ils ont suffisamment de preuve, grâce en particulier, aux écoutes téléphoniques. Ils procèdent avec des sections spéciales de la police et de la gendarmerie, à l’interpellation des suspects : Deux femmes et six hommes, âgés de 28 à 45 ans.Pas de trace de drogue, sur les lieux, à l’exception de quelques grammes visiblement destinés à une consommation personnelle. En revanche, les forces de l’ordre récupèrent 28 000 euros en espèces au domicile de l’un des trafiquants.
160 kilos de cocaïne « exportés »Après près de 48 heures de garde à vue, les suspects ont été mis en examen pour trafic de drogue. Deux personnes sont placées sous contrôle judiciaire. Les six autres font l’objet d’une détention provisoire au centre pénitentiaire de Ducos dès ce vendredi (22 janvier). Tous n’ont pas le même degré de responsabilité dans l’organisation de ce trafic de cocaïne.

À l’issue de 18 mois d’enquête, l’Office Central pour la Répression du Trafic Illicite des Stupéfiants (OCRTIS) vient ainsi de démanteler une équipe qui a « exporté », 160 kilos de cocaïne entre Fort de France et Paris depuis 2014. Les autorités en ont récupéré 58 au cours de ces derniers mois.

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INFOS: le détournement des précurseurs de drogues est un problème mondial qui appelle une réponse planétaire

coopération internationaleCoopération internationale

Le détournement des précurseurs de drogues est un problème mondial qui appelle une réponse planétaire. C’est pourquoi la coopération internationale est essentielle pour prévenir ce phénomène à l’échelle mondiale.

Les Nations unies et l’OICS

L’Organe international de contrôle des stupéfiants (OICS) est un organe indépendant et quasi-judiciaire des Nations unies chargé de surveiller l’application des conventions. Il a été établi en 1968 en vertu de la Convention unique sur les stupéfiantspdf de 1961. L’OICS a pour mission de contrôler et de faire connaître les mesures prises par les différentes parties contractantes pour empêcher le détournement des précurseurs de drogues, et d’aider les administrations nationales à remplir les obligations qui leur incombent au titre des conventions. Il élabore également des rapports annuels sur la situation mondiale en matière de contrôle des drogues, ainsi que des rapports annuels spécifiques sur la mise en œuvre de l’article 12 de la convention de 1988 des Nations unies, qui fournissent une analyse détaillée de la situation mondiale en matière de détournement des précurseurs de drogues.

L’OICS a mis au point des outils utiles pour renforcer la coopération internationale: le système de notification en ligne préalable à l’exportation (PEN Online) et le système de notification des incidents concernant les précurseurs (PICS).

Pour en savoir plus sur l’OICS, et notamment sur les activités du service chargé du contrôle des précurseurs, consultez son site web.

Accords de l’UE avec des pays non membres

Outre le cadre international de coopération inscrit dans la Convention des Nations unies de 1988 contre le trafic illicite de stupéfiants et de substances psychotropespdf à laquelle adhèrent pratiquement tous les pays et régions du monde, l’UE a renforcé sa coopération avec certains pays non membres en concluant des accords bilatéraux visant à empêcher le détournement des précurseurs de drogues en contrôlant le commerce licite.

Jusqu’à présent, l’UE a conclu des accords de «coopération pour le contrôle des précurseurs et des substances chimiques utilisés fréquemment pour la fabrication illicite de drogues ou de substances psychotropes» avec 11 pays:

bolivia

Ces accords constituent une base juridique et prévoient une coopération en matière de contrôle des échanges et d’assistance administrative mutuelle (échange d’informations). Ils permettent en outre d’échanger des informations sur les tendances et les modes opératoires observés dans le trafic et le détournement de précurseurs, et de trouver des solutions adéquates pour lutter contre ces phénomènes.

  • Ces accords établissent également un groupe mixte de suivi, qui est le principal forum de discussion permettant aux parties d’aborder des questions d’intérêt commun.
  • Un tableaupdf(71 kB) Choisir les traductions du lien précédent donne un aperçu des réunions organisées au cours des trois dernières années.
  • En dehors de ces accords bilatéraux, l’UE a conclu, ou est sur le point de conclure, des accords commerciaux ou d’association avec d’autres pays non membres, contenant des dispositions générales en matière de lutte contre les drogues illicites, y compris la prévention du détournement des précurseurs de drogues. Ces dispositions peuvent être considérées comme une base juridique suffisante pour la coopération internationale entre l’UE et ces pays en vue du contrôle des précurseurs de drogues, même s’il n’existe pas d’accord spécifique sur la prévention du détournement de ces précurseurs. Par ailleurs, la Commission organise un certain nombre de dialogues sur les drogues avec des régions ou des pays non membres importants (Brésil, Balkans occidentaux, etc.) de manière à créer une plateforme adéquate pour aborder les questions liées aux précurseurs.

http://ec.europa.eu/taxation_customs/customs/customs_controls/drugs_precursors/international_cooperation/index_fr.htm

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Terroristas quieren los canales de tráfico de los carteles de droga hacia EE. UU. – LAGRANEPOCA.COM

Terroristas quieren los canales de tráfico de los carteles de droga hacia EE. UU.

Por Joshua Philipp – La Gran Época

Terroristas quieren los canales de tráfico de los carteles de droga hacia EE. UU.

Oficiales de policía al arribo de mas de 7 toneladas de cocaína en la policía aeroportuaria en Lima el 1 de septiembre de 2014. (Ernesto Benavides/AFP/Getty Images)

Organizaciones terroristas como ISIS están buscando entrar a Estados Unidos y según expertos regionales, que puedan entrar es sólo cuestión de cuánto dinero va a costar convencer a los carteles de droga que el riesgo vale la pena.

“Pienso que dada la chequera de ISIS, es sólo cuestión de tiempo”, dijo en una entrevista Scott Mann, un coronel teniente retirado del ejército.

“Quieren usar la red existente de narcoterrorismo que puede trasladar cualquier cosa—droga, gente o una bomba sucia”, dijo Mann. “Esta gente quiere aprovechar esta masiva red que les permitiría hacer pasar mercadería”.

El comercio de la droga es mucho más que simplemente carteles queriendo hacer dinero. Por toda la región, hay también organizaciones narcoterroristas instigadas por ideología política, y grupos como Hamás y Hizbulá, que usan el comercio ilícito para financiar sus actividades en el exterior”.

Mann ha sido testigo de primera mano de estos problemas. Durante sus 15 años en las Fuerzas especiales de EE. UU., fue enviado a países como Colombia, Ecuador, Perú y Panamá, donde ayudó a entrenar fuerzas del gobierno amigos de EE UU. sobre cómo defenderse contra los que no tienen ley.

“Trabajé mucho con los gobiernos para combatir grupos insurgentes como las FARC”, dice, refiriéndose al grupo narcoterrorista marxista, las Fuerzas Armadas Revolucionarias de Colombia (FARC).

Aunque los grupos terroristas quieran entablar lazos con los traficantes de drogas, “hasta donde yo sé, no hay ninguna conexión hasta este momento entre los narcoterroristas e ISIS”, según afirma el Dr. José de Arimatéia da Cruz, investigador profesor adjunto del Colegio de Guerra del Ejército de EE. UU.

“Al menos no hasta este momento”, dijo Cruz en una entrevista telefónica. “Las cosas pueden cambiar en el futuro”.

Los cárteles dudan en involucrarse con grupos terroristas, la principal razón es que lo ven muy arriesgado. Cruz dice que “hasta el momento, si se comienzan a asociar con el terrorismo internacional, habrá más involucramiento de EE. UU. y eso afectará sus negocios”.

Aún así, según Mann, “el dinero manda, créame, en estas áreas; e incluso aunque estos muchachos tengan un poco de guía moral… pueden trasladar cosas para [ISIS] si el dinero es adecuado”.

“Yo vi de primera mano cómo se encuentran los dos mundos”, dice Mann, haciendo notar su trabajo combatiendo el narcoterrorismo. “Este nexo entre el terror y el crimen organizado está creciendo”.
Una diferencia de ideología

Aunque los grupos narcoterroristas son un gran problema en Latinoamérica, son diferentes de grupos terroristas como ISIS o Al Qaeda.

Según Mann, grupos narcoterroristas como las FARC tienen motivos financieros y políticos, y usan el comercio de la droga para financiar su causa. Son más una amenaza local, dice, pero ven a Estados Unidos como una amenaza a sus operaciones.

“Ellos quieren este ambiente de caos continuo para que puedan operar su empresa multimillonaria, y no ser inhibidos por Estados Unidos”, dice.

Según Cruz, “es cuestión de interpretación”.

“Cualquier grupo que esté contra el estado soberano o el gobierno puede ser etiquetado como organización terrorista”, dice. “Algunos de ellos no tienen nada que ver con el terrorismo y sus actividades están limitadas a América Latina”.

Por otro lado, ISIS ha estado reclutando soldados de las islas nación del Caribe, Trinidad y Tobago, un país que Cruz describe como “ground zero” (zona de impacto en inglés) para la gente que recluta terroristas.
Cruz hizo notar que ha habido entre 80 y 100 personas de Trinidad y Tobago que viajaron para unirse a ISIS y la gente de la región está preocupada de que si regresan seguirán involucrándose en terrorismo y posiblemente hagan blanco a Estados Unidos.

Según Mann, aunque los grupos de narcoterror están influenciados mas bien por el dinero, “es su trabajo trasladar estas mercaderías dentro y fuera de estas tuberías lícitas e ilícitas, lo cual los hace útiles para los extremistas islámicos”.
Una división internacional

El ambiente político en Latinoamérica ha alimentado al problema. Comenzó en los 90 con la Marea Rosa, dice Cruz. “Cuando tuvimos políticos de izquierda entrando al poder”.

Los gobiernos que llegaron comenzaron a cortar lazos con Estados Unidos, dijo Cruz, y la “mayoría de esos países trasladaron sus alianzas hacia Rusia, China o Irán”.

China persuadió muchas naciones aisladas en Latinoamérica con una clase de política de “vale todo”, y prácticas que hubieran causado la expulsión del mercado global por otros países, fueron ignoradas por China.

El resultado fue que muchos regímenes autoritarios o corruptos en Latinoamérica que hubieran colapsado si estuvieran solos, fueron sostenidos por el dinero de China.

“A ellos no les importa qué haces”, dice Cruz. “Rusia es igual. No les importa a quién les provee armas siempre y cuando las puedan vender”.

Según un informe del 5 de noviembre de la Comisión revisora en seguridad económica China-EE. UU., el régimen chino ha “señalado a gobiernos latinoamericanos que el desarrollo económico puede ser logrado sin adherir a prescripciones occidentales”, y sin tener que compartir “objetivos con EE. UU. por estabilidad regional y buen gobierno”.

En la práctica, toma varias formas. “Argentina se ha rehusado a negociar con los acreedores occidentales en parte debido a los préstamos alternativos de China”, dice el informe. Y gobiernos que de otra forma hubieran estado aislados en la región, son capaces de “sostener su orientación anti occidental”, incluyendo aquellos como Bolivia, Ecuador y Venezuela.

Este ambiente corrupto ha creado una clase de terreno de cultivo para el terrorismo.

Mann dice que los grupos de terror “están buscando estados frágiles donde gran parte de la población esté fuera del alcance o marginalizada por el gobierno”.

Él nota que aunque es improbable que ISIS haya hecho ya camino con los cArteles de la droga o los narcoterroristas, la tendencia es en esa dirección.

“Cuando ves que la tendencia se empieza a alinear”, dice, “es necesario tomar acción para adelantarse a esas tendencias en vez de armar luego una comisión para averiguar qué falló”.

http://www.lagranepoca.com/internacionales/41282-terroristas-quieren-los-canales-de-trafico-de-los-carteles-de-droga-hacia-ee-uu.html

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FRANCE (Pays basque): les douaniers saisissent une tonne de cannabis dans des bidons d’olives

Une tonne de résine de cannabis a été saisie lundi à Biriatou (Pyrénées-Atlantiques), dissimulée dans des fûts d’olives à bord d’un poids lourd immatriculé en Espagne.

Les douaniers ont intercepté le poids lourd lundi après-midi, alors qu’il venait d’Andalousie et transportait 93 fûts d’olives à destination des Pays-Bas.

« Après avoir sondé plusieurs tonneaux, les douaniers rencontrent une résistance dans un des fûts. Sous les olives, ils découvrent des sacs transparents contenant de l’herbe de cannabis puis des ballots de résine de cannabis », a indiqué la direction générale des douanes dans un communiqué.

6,5 millions d’euros à la revente

Sur les 93 fûts, 17 contenaient des stupéfiants: une tonne de résine de cannabis répartie dans 32 ballots, ainsi que 66 sacs d’herbe de cannabis pour un poids total de 71 kg.

La marchandise est estimée à plus de 6,5 millions d’euros sur le marché illicite de la revente au détail de stupéfiants, selon les douanes.

Garde-à-vue

Le chauffeur, âgé de 34 ans et de nationalité espagnole, a fait l’objet d’une retenue douanière avant d’être placé en garde à vue dans les locaux de la police judiciaire de Bayonne où il était toujours entendu mercredi, a indiqué une source proche de l’enquête.

Début décembre, une saisie de 152 kg d’amphétamines d’une valeur de deux millions d’euros avait été effectuée à Biriatou dans une cache aménagée à bord d’un camion immatriculé aux Pays-Bas transportant des palettes de boissons.

http://www.ouest-france.fr/aquitaine/pyrenees-atlantiques/une-tonne-de-cannabis-saisie-dans-des-futs-dolives-au-pays-basque-3955834

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NARCOTIQUES: la cocaïne noire apparaît en Catalogne, 375 kilos saisis à Torrelles de Foix, au Sud de Barcelone

Cocaïne noire © DTFCocaïne noire © DTF

Mercredi 6.1.2016

 Substance répandue en Amérique du Sud, la cocaïne noire est une substance modifiée, afin  de passer inaperçue auprès des douanes. Une cargaison a été saisie dans la région du Penedès.
 Pour la première fois, une quantité significative de «cocaïne noire» a été identifiée en Catalogne, suite à l’intervention de la Guardia Civil. Le corps de police espagnol a saisi 375 kilos de cette substance, le 5 janvier à Torrelles de Foix, dans la région viticole du Penedès. Cette drogue séjournait dans un laboratoire clandestin consacré à sa retransformation en produit pur. La cocaïne noire, à l’aspect de fumier, est fréquente en Amérique du Sud, notamment au Chili. Peu identifiable par les chiens renifleurs dans le cadre des trafics internationaux, elle reste extrêmement rare en Europe. 

L’opération policière menée à Torrelles de Foix est le résultat d’une enquête menée avec la DEA, agence américaine contre la drogue. Cette opération internationale a permis d’identifier un voilier en séjour dans le port de plaisance de La Palma, dans les Îles Canaries. L’embarcation contenait la drogue, qui a été transportée en Catalogne pour y être traitée puis revendue. Dans le cadre de cette affaire, six personnes sont placées en détention, dont trois Vénézuéliens, deux Italiens et un Espagnol.

http://www.la-clau.net/info/11341/la-cocaine-noire-apparait-en-catalogne-11341

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MADRID (Drogas): crecen un 40 % las incautaciones de heroína y cocaína por la Policía Nacional

espagneMadrid, 5 ene (EFE).- La Policía Nacional incautó el pasado año 204 kilos de heroína y 22.894 de cocaína, lo que supone un incremento del 40 y del 43 por ciento, respectivamente, respecto a las cantidades intervenidas por este cuerpo en 2014.

Son datos del balance provisional de la lucha contra el narcotráfico en el año que acaba de concluir y que hoy ha adelantado el director general de la Policía, Ignacio Cosidó, quien ha cifrado en 13 millones el dinero en efectivo intervenido a las organizaciones (un 50 por ciento más).

Tras los descensos registrados en los últimos años, en 2015 se ha producido un incremento en las aprehensiones de heroína, ya que el consumo de esta droga ha aumentado, aunque ya casi no se consume inyectada, sino de otras formas.

Además, parte de la heroína que procede de los Balcanes con destino a Portugal pasa por España, y esa es otra de las razones por las que has aumentado las incautaciones de esta sustancia estupefaciente.

Respecto al éxtasis, la Policía aprehendió 771.000 dosis, con un alza del 64 por ciento, en tanto que han bajado las incautaciones de hachís un 23 por ciento, si bien la cantidad intervenida por la Policía fue de 100 toneladas.

Y otra droga que ha registrado un notable aumento en sus incautaciones ha sido la marihuana, con 6.404 kilos y una subida del 145 por ciento.

Más de 1.000 vehículos, entre ellos 43 camiones, y casi 300 armas cortas y largas, con un aumento del 40 por ciento, son otros datos del balance provisional resaltados por Cosidó.

La colaboración de la Policía en operaciones en países de origen de la droga también dio sus frutos el pasado año con la incautación de 9.600 kilos cocaína, 5.000 kilos de pasta base de cocaína, 28.700 kilos de marihuana, 380.000 litros precursores líquidos, 149.000 kilos de precursores sólidos y 247 laboratorios desmantelados.

Los responsables policiales han subrayado la lucha de España contra el narcotráfico, que está obligando a las organizaciones criminales a cambiar las rutas y, de hecho, para la cocaína y el hachís ya están utilizando puertos de otros países europeos y de África, como Libia. EFE

http://www.lavanguardia.com/vida/20160105/301209661772/crecen-un-40-las-incautaciones-de-heroina-y-cocaina-por-la-policia-nacional.html

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NARCOS: Mexican Aircraft Fired Upon by Drug Traffickers Near El Chapo’s Hometown

According to Mexico News Daily, the navy has been patrolling that area—which happens to be Guzmán’s birthplace—since the massacre of 12 men there on December 12. The aircraft that were hit were two army helicopters called in to provide support to naval ground forces under attack by traffickers.

The Washington Post reported that the seized marijuana had been packaged for shipment. Due to the location of the seizure, the marijuana likely belonged to the Sinaloa cartel. The report did not indicate if the military forces sustained any casualties, and the navy did not specify what kind of patrol was being conducted.

Mexican military and police forces have been fervently hunting for Guzmán since he escaped from a high security prison in July 2015, only 16 months after being recaptured in the Mexican resort city of Mazatlan. Earlier this year, authorities were searching for Guzmán in the mountainous regions of Sinaloa state not far from Badiraguato. Some reports at the time stated Guzmán had narrowly averted capture.

Rumors of Guzmán’s whereabouts have flourished since his escape placing him in Costa Rica, Brazil, and even Spain. Several weeks ago, news reports stated a vehicle transporting his daughter’s pet monkey was stopped en route from Mexico City to Sinaloa state, providing authorities with clues as to his possible location. All airports have been on high alert for signs Guzmán may be trying to leave the country, but high levels of corruption among security forces in Mexico has cast much doubt over the country’s ability to truly keep Guzmán from fleeing to an international destination.

Sylvia Longmire is a service-disabled veteran, border security expert, and Contributing Editor for Breitbart Texas. You can read more about cross-border issues in her latest book, Border Insecurity: Why Big Money, Fences, and Drones Aren’t Making Us Safer.

http://www.breitbart.com/texas/2015/12/29/mexican-aircraft-fired-upon-drug-traffickers-near-el-chapos-hometown

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L’or du crime, profits d’Etat

Biens confisqués:
Chaque pays doit également se donner
«les moyens de dépister, geler, gérer et confisquer les produits du crime»
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Les biens saisis en FrancePar Emmanuel Fansten , Alexandre Léchenet et BIG, Infographie — 15 décembre 2015 à 19:46
 Les biens saisis en France BiG

Décryptage.

Le crime n’a jamais autant rapporté à l’Etat. En 2015, selon Bercy, la vente de biens confisqués car issus d’activités criminelles, a permis de faire rentrer plus de 20 millions d’euros dans les caisses publiques, deux fois plus que l’année précédente. «Il est moral que les biens achetés grâce à l’argent de la délinquance soient confisqués puis revendus au profit du budget de l’Etat», se félicite Michel Sapin, le ministre des Finances. L’argent réaffecté aux comptes publics pourrait cependant être bien supérieur. L’an dernier, les services de police et de gendarmerie ont en effet saisi 458 millions d’euros de biens, plus de vingt-six fois le montant récupéré par Bercy. Immeubles, bateaux, voitures de sport, assurances vie… (voir infographie ci-dessus), le volume des avoirs criminels gelés par la justice ne cesse d’augmenter. Sauf qu’en bout de chaîne, seule une partie de ces biens est effectivement confisquée et vendue au profit de l’Etat.

En collaboration avec plusieurs médias européens (1), Libération a mené un audit sur la situation propre à chaque pays et mutualisé les chiffres obtenus. On estime aujourd’hui à 4 milliards d’euros la valeur globale des avoirs saisis en Europe. Une tendance lourde, qui modifie en profondeur la lutte contre la délinquance.

Des saisies en hausse

Après l’Italie, la France est un des pays pionniers dans la lutte contre le produit du crime. Un des plus actifs aussi. «Ce gouvernement travaille d’arrache-pied à priver les délinquants de leurs biens mal acquis, se targuait Manuel Valls à la mi-octobre. En trois ans, les saisies d’avoirs criminels ont été multipliées par trois». Des chiffres qui reflètent une inflexion politique relativement récente. Pendant longtemps, les saisies n’existaient quasiment pas au stade de l’enquête judiciaire. Seul le produit du crime était intercepté, les stupéfiants typiquement, ou la voiture ayant servi à un «go-fast». Désormais, tout bien en lien avec l’infraction, même indirectement, peut être confisqué.

Au sein de la Direction centrale de la police judiciaire, un service est spécialement dédié à cette tâche : la Plateforme d’identification des avoirs criminels. Dotée d’une vingtaine d’agents et d’une dizaine d’antennes régionales, cette structure mixte police-gendarmerie est un service opérationnel capable d’intervenir directement ou en appui. Dans le cadre de leurs enquêtes, policiers et gendarmes peuvent aussi s’appuyer sur les groupes d’interventions régionaux, dont la mission est d’éplucher le patrimoine des délinquants grâce aux fichiers fiscaux et bancaires. Une estimation indispensable pour évaluer en amont ce que peut rapporter une enquête.

Limitées au départ à la criminalité organisée, notamment le trafic de drogue, les saisies se sont progressivement étendues à la délinquance en col blanc. «Aujourd’hui, en valeur, les stups représentent à peine 15 % des saisies, indique un haut responsable policier. En termes de gains, les dossiers financiers type blanchiment ou escroquerie ont pris une place prépondérante.»

Les policiers notent également une montée en puissance des saisies dans les affaires de grande fraude fiscale. Même si la villa des Balkany, le bateau de Takieddine ou certains biens mal acquis africains restent des cas exceptionnels. Cette grande délinquance transnationale, très organisée, reste d’ailleurs la plus difficile à combattre. Rompus aux techniques de dissimulation et bardés d’avocats fiscalistes, les plus gros fraudeurs s’abritent derrière une cascade de trusts et de sociétés écrans pour dissimuler leur patrimoine. Ces dernières années, le volume des avoirs saisis par les policiers et les gendarmes n’en a pas moins augmenté de façon vertigineuse : 154 millions d’euros en 2010, 247 en 2011, 291 en 2012, 357 en 2013 puis 458 l’an dernier. Avec un bémol toutefois, comme dans tous les autres pays : à peine 20 % des biens saisis sont effectivement confisqués aux délinquants par la justice.

Des confiscations plus rares

Longtemps dépourvues de tout cadre juridique et laissées à l’appréciation des magistrats, les saisies judiciaires sont désormais encadrées. La loi du 9 juillet 2010, qui vise à faciliter les procédures, a eu pour principal effet la création de l’Agence de gestion et de recouvrement des avoirs saisis et confisqués (Agrasc). Placé sous la double tutelle de la Justice et du Budget, cet établissement public indépendant est chargé de gérer et de vendre les biens saisis. Pour la justice, il s’agit à la fois de mieux appréhender les profits générés par la délinquance et de renforcer l’effet dissuasif de la sanction pénale.

«Au départ, l’idée était moins de remplir les caisses de l’Etat que de lutter efficacement contre le crime, explique Charles Duchaine, le patron de l’Agrasc. Personne n’imaginait faire des bénéfices.» Cet ancien juge d’instruction à Marseille, connu pour avoir mis en examen Jean-Noël Guérini, a pris la tête de l’agence en juillet 2014 avec pour objectif d’infuser cette nouvelle culture de la saisie dans les enquêtes, notamment à travers les formations dispensées par l’Agrasc aux magistrats.

Autre possibilité inscrite dans la loi de 2010, celle de vendre des biens saisis avant jugement, en particulier quand ils risquent de se déprécier. Concernant l’argent directement saisi, il est placé sur un compte à la Caisse des dépôts et consignations, et les intérêts servent à autofinancer l’Agrasc. Ces sommes n’entrent définitivement dans les caisses publiques qu’une fois le jugement de confiscation prononcé, et sont alors dispatchées entre le budget général de l’Etat et la Mission interministérielle de lutte contre les drogues et les conduites addictives.

Principal problème : les confiscations prononcées lors des verdicts sont très inférieures aux saisies effectuées dans le cadre d’enquête. Faute de jugements d’exécution, nombre de biens sont restitués à leur propriétaire. «Après jugement, le nombre de restitutions est toujours supérieur à celui des confiscations», maugrée un policier. Cette déperdition suscite une double incompréhension : d’un côté les juges reprochent aux policiers de saisir trop largement pour faire du chiffre, y compris vieux scooters ou écrans plasma, compliqués à revendre ensuite. De l’autre, les policiers déplorent que les biens saisis soient aussi rarement confisqués par les magistrats, qui ont tendance à considérer la saisie comme excessive. «Il faudrait que les tribunaux confisquent davantage, dit Duchaine. Cette culture n’a pas encore été intégrée par les juridictions de jugement.»

Disparités européennes

En Europe, les saisies ont été encouragées par une directive d’avril 2014 sur le gel et la confiscation des instruments et des produits du crime. Ce texte introduit la possibilité de saisir non seulement les biens liés au crime, mais aussi ceux achetés avec les produits de ce crime. Chaque pays doit également se donner «les moyens de dépister, geler, gérer et confisquer les produits du crime». Près de deux ans plus tard, où en est l’application de cette directive ?

Selon l’audit réalisé en collaboration avec nos partenaires européens, les 28 pays de l’UE ont voté une loi sur la confiscation des biens, mais de fortes disparités subsistent entre les Etats. Certains, comme le Luxembourg et le Danemark, n’ont par exemple aucun dispositif de gestion des biens saisis et confisqués. Plus généralement, la philosophie sur le sujet varie d’un pays à l’autre. En Italie, la loi adoptée dès 1996 pour faire face à la mafia permet ainsi de réutiliser les biens confisqués dans un but social. Et quand ils ne sont pas dévolus à des associations, les bénéfices des ventes sont versés au budget du ministère de la Justice et alimentent un fonds d’aide aux victimes des crimes. Alors qu’en Espagne, comme en France, les biens sont rapidement vendus pour alimenter les caisses de l’Etat.

Les biens saisis en Europe

Autre objectif affiché par Bruxelles : faciliter la coopération internationale «en matière de recouvrement d’avoirs». Désormais, les biens peuvent être confisqués dans d’autres Etats au titre de l’entraide pénale internationale. Les magistrats doivent remplir des «certificats de gel», équivalents du mandat d’arrêt européen pour les saisies. «C’est un outil très performant qui impose à tous les Etats membres la décision de saisie d’un immeuble, explique un magistrat spécialisé. Ça permet de sortir du champ trop strict des commissions rogatoires internationales.» En cas de saisie dans un pays étranger, des conventions de partage permettent aux deux Etats partenaires de se répartir les profits. Pour certains gros dossiers, les délais peuvent être très longs. Une villa appartenant à la mafia a ainsi été saisie en 2006 par la France, pour le compte de la justice italienne. En 2014, elle était toujours louée par son propriétaire, un parrain de la ’Ndrangheta (mafia de la région de Calabre, sud de l’Italie). Le bien a finalement été vendu récemment pour 780 000 euros. Une vente en dessous du prix du marché, selon les spécialistes.

(1) Enquête initiée par Dataninja.it, cofinancé par JournalismFund.eu, en collaboration avec l’Espresso , El Confidencial , Stern , France 3 et Libération.

Emmanuel Fansten , Alexandre Léchenet , BIG Infographie

SOURCE:http://www.liberation.fr/france/2015/12/15/l-or-du-crime-profits-d-etat_1421066
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Trois raffineries suisses fondent pour l’or des cartels de la drogue colombiens

                                             Soupçons de blanchiment

En Colombie, l’enquête est explosive. Le ministère public, secondé par la DIAN, est suivi de près par des agents américains et anglais. De nombreuses personnes et entreprises sont dans le viseur des autorités. Parmi elles, il y aurait notamment les négociants Fundiciones Escobar, selon une source proche de l’enquête. Une enseigne que la presse colombienne, dès 2011, soupçonne de blanchiment. A Medellín, les fonderies Escobar sont aujourd’hui en liquidation, après 75 ans d’existence. Acculée par les autorités de Bogotá, l’entreprise revend aujourd’hui tout son mobilier et ses machines sur Internet, même si son site officiel est toujours consultable.

Le soupçon est là: au bout de la machine à blanchir, on trouverait les trois principales raffineries suisses. Avec, en première ligne, celle d’Argor-Heraeus, située à Mendrisio (TI). D’après un document que «Le Matin Dimanche» a pu obtenir, qui liste les clients des plus gros exportateurs colombiens, l’entreprise tessinoise aurait raffiné l’or d’Escobar SA jusqu’en 2012, pour des montants astronomiques – 261 millions de dollars en 2010, par exemple.

Jusqu’en 2012 également, une partie de l’or des fonderies Escobar aurait également été acheminée vers la raffinerie Valcambi, non loin de Lugano (TI). Il aurait été livré pour 27 millions d’or en 2011 et 6 millions en 2012. Confrontée à ces éléments, l’enseigne répond qu’elle « identifie tous ses clients conformément à toutes les régulations en vigueur suisses et internationales. Donc tous les contrats en lien avec nos activités sont légalement corrects. »

Comment expliquer que les fonderies suisses aient acheté de l’or colombien, alors que le circuit de blanchiment a été mis au jour dès 2009? Malgré plusieurs sollicitations, Argor-Heraeus n’a pas répondu à nos questions. Dès 2013, pourtant, l’ONG ASK, le groupe de travail Suisse-Colombie, alertait plusieurs raffineries de ces risques et réclamait plus de transparence. « Elles nous ont répondu de manière vague, explique Stephan Suhner membre de l’association. Et ne savaient même pas qu’Escobar était en liquidation. » L’initiative «or responsable» pilotée par le SECO pourrait-elle bientôt être mise en place en Colombie? Même si c’est le cas, cela ne concernerait pas les mines illégales, qui sont au cœur du problème.

Un autre géant suisse des matières premières a longtemps traité de l’or colombien. Metalor, dont le siège mondial est à Neuchâtel, en a raffiné pour des dizaines de millions, chaque année, entre 2008 et 2013. C’est dans son usine américaine que la marchandise était transformée. Problème: Metalor se fournissait auprès de l’entreprise colombienne C. I. Goldex, qui a récemment avoué avoir acheté de l’or jusqu’en 2009 à un dénommé Jairo Rendón. Condamné aux Etats-Unis pour narcotrafic et blanchiment, celui-ci est aussi connu pour être le frère des deux trafiquants les plus craints du pays, «Don Mario» et «El Aleman», tous deux arrêtés depuis.

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Avatar de Marie MaurisseMarie Maurisse

En Colombie, les hauts fonctionnaires ne sortent jamais sans gardes du corps. C’est donc sous protection rapprochée que Juan Ricardo Ortega donnait une interview, au printemps dernier, dans un restaurant de Bogotá. Le chef de la Direction des impôts et des douanes nationales (DIAN), expliquait qu’il enquêtait sur l’or colombien utilisé comme moyen pour blanchir l’argent de la drogue. Où est envoyé cet or sale, demandait-il aux journalistes ? Aux Etats-Unis… et en Suisse.

Entre 2005 et 2012, les exportations d’or colombien vers la Suisse n’ont cessé d’augmenter, pour atteindre les 17 000 kilos, soit 682   millions de dollars. Au même moment, le prix du métal était multiplié presque par quatre. Et à Bogotá, ce sont d’abord ces chiffres qui ont attiré l’attention. Comment la bourgade d’Alto Baudó, au sud-ouest de Medellín, où le sol n’a jamais donné une seule pépite, a-t-elle pu produire une tonne du précieux métal…

Voir l’article original 760 mots de plus

BIRMANIE (triangle d’or): Rangoun croît au milieu du trafic d’opium

Mis en ligne le 17.12.2015

Julie Zaugg et Clément Bürge Birmanie

Clément BürgeLe chemin de boue rouge zigzague entre les plantations de gingembre, d’avocats et de mangues.

Au-dessus: la crête des montagnes bleutées de l’Etat Shan, au nord-est de la Birmanie. En contrebas: les toits de tôle des maisons en bambou tressé du village de Ho Hwait, scintillants sous le soleil. Et, au détour d’un col, un vallon, couvert de pavots à opium. Les petites tiges vertes aux feuilles crénelées s’étalent à perte de vue, au milieu d’une forêt d’épis qui ont noirci sur leur tige.

«Le maïs sert à cacher les plantations de pavot», signale Hnin Sandar, une habitante de ce village où tout le monde cultive l’opium. Après la floraison, la sève violette contenue dans le bulbe du pavot sera récoltée à la main, puis séchée sous forme de boule.

Planté au bout d’une route en gravier qui serpente entre les rizières et les forêts de bambou, à une heure et demie de la ville la plus proche, Taunggyi, le village de Ho Hwait se situe dans la «zone noire», c’est-à-dire en territoire Pa-O, un groupe tribal armé qui contrôle une partie de l’Etat. Et se trouve aussi au cœur du Triangle d’or. Une région à cheval sur la Birmanie, la Thaïlande, le Laos et la Chine, qui génère une bonne partie de l’opium mondial.

La production de la pâte brune qui sert de matière première à l’héroïne a explosé ces dernières années. En 2014, la Birmanie en a généré 670 tonnes, contre 320 tonnes en 2006. Le pays est aujourd’hui le deuxième producteur mondial d’opium derrière l’Afghanistan.

La culture de cette plante psychotrope a déjà une longue histoire dans cette partie du monde. «Ce sont les troupes du parti politique du Guomindang, réfugiées dans le nord de la Birmanie après la prise de pouvoir par les communistes chinois en 1949, qui l’ont introduite», détaille Sai Lone, un humanitaire originaire de l’Etat Shan qui travaille pour Swissaid. Au départ de ces troupes, ce sont les minorités ethniques Wa et Kokant, en lutte contre le régime militaire birman, qui se sont emparées d’une partie du trafic de l’opium, comme l’ont fait, de leur côté, les milices créées par le gouvernement pour lutter contre les insurgés.

Cet équilibre précaire a été rompu au début des années 2000, quand les Wa et les Kokant, mis sous pression par Pékin, ont décrété une suspension de la culture du pavot, faisant ainsi chuter la production d’opium. Pas pour longtemps. «Ces interdictions ont alors engendré une migration des régions frontalières avec la Chine vers le sud de l’Etat Shan», raconte encore Sai Lone. La culture d’opium y a repris de plus belle dès 2006, cette fois dans les zones sous contrôle Shan et Pa-O.

Opium ou café?

Dans le village de Ho Hwait, plusieurs femmes se sont rassemblées dans une salle revêtue de linoléum bleu. Orné d’un petit temple bouddhiste, devant lequel sont posées des offrandes, cet espace sert de lieu de rencontre aux habitants. Assises en tailleur à même le sol, les femmes débattent du choix de remplacer une partie de l’opium par du café, sous l’égide d’un projet pilote de l’Office des Nations Unies contre la drogue et le crime. «Il va falloir attendre encore deux ans avant que le café, planté en 2014, ne génère des profits, fait remarquer Hnin Sandar. En attendant, nous devons manger.»

Ces populations, qui pratiquent une agriculture de subsistance sur des coteaux escarpés à plus de 1500 mètres d’altitude, sont extrêmement pauvres. «Elles parviennent à faire pousser de quoi se nourrir durant huit mois de l’année, ensuite elles doivent générer de l’argent pour acheter à manger pour les quatre mois restants», souligne Akiko*, une travailleuse humanitaire japonaise.

Pour ces populations, la culture du pavot à opium représente plusieurs avantages: il pousse aisément, même en altitude, dans les sols de mauvaise qualité. Et l’opium peut être stocké durant de longs mois avant d’être monnayé petit à petit. Vendu en portion de 1,6 kilo valant de 600 000 à 1 million de kyats (entre 630 et 720 francs), il est facile à transporter. «Certains villages se trouvent à cinq jours de marche du prochain marché», précise Akiko.

«La plupart de ces paysans dépendent de l’opium pour 40 à 50% de leurs revenus, souligne Jochen Wiese, responsable du projet de substitution de café de l’ONU. Cela leur permet de gagner environ 1200 dollars par an.» Ce grand Allemand flegmatique aux airs de Bill Murray a passé vingt-huit ans à convaincre les cultivateurs de coca au Pérou de passer au café. Il veut réitérer l’exercice en Birmanie.

Dans la salle communautaire de Ho Hwait, les visages des femmes se sont subitement refermés. La discussion a pour objet les trafiquants qui viennent leur acheter l’opium. Qui sont-ils? «Je ne sais pas: ils viennent la nuit, nous ne voyons pas leur visage», lâche Ma Nang Kyu, une villageoise.

Des trafiquants protégés

«Les acquéreurs sont en général des hommes d’affaires locaux qui ont un pied dans l’économie formelle et un pied dans les trafics en tout genre: opium, méthamphétamine, jade, teck», note Patrick Meehan, un chercheur britannique qui s’apprête à publier une thèse sur ce sujet. La récolte d’opium est ensuite transformée en héroïne dans des laboratoires de fortune, puis acheminée de l’autre côté de la frontière chinoise, à pied et à dos de mules.

Elle arrive dans la province du Yunnan, frontalière de la Birmanie, puis est distribuée dans le reste du pays par des groupes liés aux triades de Hong Kong ou de Taiwan. «La demande a explosé en Chine ces dernières années, 90% de l’opium birman y est exporté», fait remarquer Tom Kramer, un expert de la drogue basé en Birmanie. L’Empire du Milieu compte désormais 1,3 million d’héroïnomanes.

Rien ne distingue le bureau de l’Armée de l’Etat Shan du Sud (SSA-S) des autres maisons qui bordent cette ruelle tranquille de Taunggyi, si ce n’est les barbelés qui l’entourent et le drapeau rouge orné d’un fusil et d’un sabre qui flotte sur le toit. A l’intérieur, le général Sai Oo sirote un thé sucré assis sur un grand canapé en similicuir gris, un talkie-walkie à la main. Ce groupe armé fondé en 1995 est l’une des principales factions ethniques en lutte contre le régime militaire.

«Le gouvernement protège les trafiquants et permet à l’héroïne de passer la frontière, dénonce le général. Lorsqu’il procède à des arrestations, ce n’est que du menu fretin, jamais les gros poissons.» La plupart des soldats ne reçoivent pas de salaire de l’Etat central et se financent en soutirant des pots-de-vin aux cultivateurs d’opium et aux trafiquants. Plusieurs observateurs locaux disent avoir vu des convois de l’armée accompagner les chargements de drogue jusqu’à la frontière.

Les factions rebelles, comme la SSA-S, et les milices progouvernementales ne sont pas non plus des oies blanches. «Ces formations récoltent un impôt auprès des cultivateurs d’opium dans les zones sous leur contrôle», détaille Tom Kramer. Cette taxe peut atteindre 20 millions de kyats (14 400 francs) par village et par saison.

Baron de la drogueHLEDAN CENTER, Rangoun Le complexe comprenant un centre commercial et des bureaux a été construit par l’entreprise Asia World, un conglomérat fondé par le baron de la drogue Lo Hsing Han et dirigé par son fils, Steven Law.

Le Hledan est l’un des centres commerciaux les plus chics de Rangoun. Une boutique Tissot y côtoie de petites échoppes vendant des nids d’hirondelle, des bracelets en jade et du thé à bulles. Des enfants sillonnent les couloirs, perchés sur des éléphants à roulettes électriques.

C’est l’une des dernières œuvres d’Asia World, un conglomérat fondé en 1992 par Steven Law. Cet homme d’affaires discret de 57 ans est le fils du baron de la drogue Lo Hsing Han, décédé en 2013. Ce dernier «avait reçu une concession de la part de l’ex-premier ministre birman Khin Nyunt lui permettant de pratiquer la culture et le trafic d’héroïne», selon un câble diplomatique américain publié par WikiLeaks. En 2008, les Etats-Unis l’ont accusé d’avoir, avec son fils, monté «un empire de la drogue».

Asia World se trouve derrière les principaux projets immobiliers de Rangoun. La firme a construit l’aéroport de la ville et l’exploite. On lui doit aussi le principal port de Rangoun, le Traders Hotel, un établissement de luxe, ainsi que la chaîne de supermarchés Asia Light. Elle a également construit un pipeline gazier et pétrolier qui relie la Birmanie à la Chine, et une bonne partie de Naypyidaw, la nouvelle capitale créée par le régime militaire en 2005.

Asia World n’est pas le seul conglomérat né de l’argent de la drogue à avoir investi dans l’économie birmane. A Rangoun, le coût moyen d’un appartement a augmenté de 600% en dix ans. A près de 750 dollars en moyenne le mètre carré, la location d’un logement y coûte plus cher qu’à Bangkok. «Cette bulle immobilière est alimentée par l’argent du trafic, précise Tom Kramer. La plupart des acquisitions se font en cash, sans reçu et à des prix défiant toute logique.»

Blanchiment dans l’immobilier

Sachant que la Birmanie produit environ 70 tonnes d’héroïne par an, les profits générés par ce trafic pourraient atteindre 2 milliards de dollars par an. «Cet argent a servi de capital de départ pour toute une série d’entreprises birmanes créées par des hommes d’affaires impliqués dans le trafic de drogue, explique Patrick Meehan. Ils ont par la suite utilisé ces firmes pour blanchir les profits tirés d’activités illicites en les investissant dans des projets immobiliers.»

Shwe Taung, une entreprise créée en 1990 par Aik Htun, un homme d’affaires shan que les Etats-Unis ont dans leur collimateur en raison de ses liens avec le trafic d’héroïne, en fait partie. La firme a construit un mall à Rangoun appelé Junction Square, des bureaux, des hôpitaux et une école. L’homme de 67 ans se trouve encore derrière Asia Wealth Bank, un établissement dont la licence a été révoquée en 2005 en raison de ses activités de blanchiment d’argent.

Le Hong Pang Group, créé par Wei Hsueh-kang, un ex-associé du baron de la drogue Khun Sa recherché par la justice américaine, a pour sa part construit une partie de l’autoroute Rangoun-Mandalay. Le milicien Kyaw Myint se trouve quant à lui derrière la banque Mayflower, accusée de blanchiment d’argent aux Etats-Unis et fermée par l’Etat birman en 2005. Il se concentre aujourd’hui sur sa société immobilière Chin Su et ses usines de papier. En 2010, il a été élu au Parlement régional de l’Etat Shan, aux côtés de cinq autres trafiquants, sous les couleurs du parti de la junte militaire, l’USDP.

L’aéroport de Rangoun est un étrange pot-pourri architectural. Le rectangle tout de verre et d’acier du terminal international trône à côté d’une pagode dorée d’où partent les vols domestiques. Construit par Asia World en 2007 pour 13,3 millions de dollars, il sera bientôt assorti d’un nouveau terminal. Il pourra alors accueillir 6 millions de passagers par an. Cela rapportera 120 millions de dollars par an au conglomérat de Steven Law, rien qu’en taxes de passagers.

* Prénom d’emprunt.

http://www.hebdo.ch/hebdo/cadrages/detail/rangoun-cro%C3%AEt-au-milieu-du-trafic-d%E2%80%99opium

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FRENCH CUSTOMS: over two tonnes of cocaine seized on ship off French coast

French police stand guard next to the "Carib Palm" cargo ship on December 11, 2015 in Boulogne-sur-Mer, in the Pas-de-Calais region, after authorities seized a record-breaking 2.4 tons of cocaine from the vessel
AFP/Philippe Huguen – French police stand guard next to the « Carib Palm » cargo ship on December 11, 2015 in Boulogne-sur-Mer, in the Pas-de-Calais region, after authorities seized a record-breaking

Customs officials have seized at least 2.4 tonnes of cocaine from a cargo ship off France’s northern coast, a record for the country, officials said on Friday.

The « Carib Palm », a Moldovan-flagged freighter, had sailed from Colombia and was headed to Gdansk in Poland.

PHOTO: http://cdn2.shipspotting.com/photos/middle/9/0/8/844809.jpg

It docked at the northern French port of Boulogne-sur-Mer on Thursday night, a source close to the investigation said, confirming a report by France 3 television.

« The ship was intercepted yesterday (Thursday) at 6:30 pm at sea and at 8:00 pm was brought to the dock at Boulogne-sur-Mer, where the search operation began, » the finance ministry said in a statement.

« The drugs were concealed behind a metal partition. »

Finance Minister Michel Sapin described the drugs as « the largest seizure of cocaine » ever in mainland France. The haul has a street value of around 50 million euros ($55 million).

Customs officials were continuing to search the ship, which was carrying raw materials.

The 12 crew members, who are Turkish and Ukrainian, were being held by customs and were set to be formally detained.

https://en-maktoob.news.yahoo.com/lightbox/french-police-stand-guard-next-carib-palm-cargo-photo-194944174–finance.html

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FRANCE (Narcotrafique maritime): saisie historique en métropole de plus de deux tonnes de cocaïne

Publié le : vendredi 11 décembre 2015 |

Saisie historique en métropole de plus de deux tonnes de cocaïne

Patrouilleur garde-côtes de Boulogne-sur-Mer | © Douane
La drogue a été découverte à bord d’un cargo dérouté par le patrouilleur garde-côtes de Boulogne-sur-Mer.

Les services garde-côtes de la douane française viennent de réaliser la plus importante saisie de cocaïne jamais réalisée en métropole à ce jour.

La drogue, découverte à bord d’un cargo dérouté hier soir par le patrouilleur garde-côtes de Boulogne-sur-Mer, est en cours de pesée mais, selon les premières estimations, les quantités devraient dépasser deux tonnes.

Le navire a été intercepté hier à 18h30 en haute mer et a été ramené à quai à 20 heures à Boulogne-sur-Mer où les opérations de fouille ont débuté.

La drogue était dissimulée derrière une cloison métallique. Plusieurs personnes sont actuellement en retenue douanière.

Le parquet de Boulogne-sur-Mer est saisi de l’affaire.

Compte-tenu des quantités d’ores et déjà trouvées à bord, la prise est la plus importante à ce jour en métropole.

Contacts presse

  • Cabinet de Michel SAPIN : 01 53 18 41 13 sec.mfcp-presse@cabinets.finances.gouv.fr
  • Cabinet de Christian ECKERT : 01 53 18 45 04 / sec.sebud-presse@cabinets.finances.gouv.fr
  • Direction Générale des Douanes et Droits Indirects : 01 57 53 42 11 / dg-bic@douane.finances.gouv.fr
Auteur : Bureau de l’information et de la communication

http://www.douane.gouv.fr/articles/a12644-saisie-historique-en-metropole-de-plus-de-deux-tonnes-de-cocaine-

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articles

Over two tonnes of cocaine seized on ship off French coast

Yahoo News – ‎il y a 6 heures‎
Lille (France) (AFP) – Customs officials have seized at least 2.4 tonnes of cocaine from a cargo ship off France’s northern coast, a record for the country, officials said on Friday. The « Carib Palm », a Moldovan-flagged freighter, had sailed from …

French police make record-breaking cocaine seizure near Calais

ABC Online – ‎il y a 6 heures‎
Customs officials have seized at least 2.4 tonnes of cocaine from a cargo ship off France’s northern coast, a record for the country. The Carib Palm, a Moldovan-flagged freighter, had sailed from Colombia and was headed to Gdansk in Poland. It docked …

France makes record two tonne cocaine haul

The Local.fr – ‎il y a 10 heures‎
The drugs were brought in a ship travelling from Colombia and destined for Gdansk in Poland. This is a record amount in metropolitan France. « The ship was intercepted on Thursday at 18:30 in the open sea and was brought to the docks in Boulogne-Sur-Mer …
Over two tons of cocaine seized on ship off French coast

The Daily Star – ‎il y a 8 heures‎
French police stand guard next to the moored cargo ship « Carib Palm » on December 11, 2015at the Port of Boulogne-sur-Mer, in the Pas-de-Calais region, after authorities seized a record-breaking 2.4 tons of cocaine from the vessel on December 10.

France trumpets major cocaine seizure

TradeWinds (subscription) – ‎il y a 1 heure‎
They carried out the drugs bust at Boulogne-sur-Mer on the 1,520-dwt Carib Palm (built 1977) as stopped their on the way to Poland from Colombia, according to AFP. The drugs have a street value of about EUR 50m ($55m). The Moldovan-flag ship is …

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FRANCE (Boulogne-sur-Mer.): plus de 2 tonnes de cocaïne saisies par les douaniers

Capture d'écran Google maps

Le « Carib Palm » faisait route vers Gdansk. (Photo : Benoît Lobez)

photo:http://www.lemarin.fr/secteurs-activites/shipping/23847-saisie-record-de-cocaine-au-large-de-boulogne-sur-mer

Plus de deux tonnes de cocaïne ont été saisies jeudi soir sur un cargo naviguant au large de Boulogne-sur-Mer (Pas-de-Calais), a-t-on appris vendredi de source proche du dossier. Cette saisie pourrait valoir une cinquantaine de millions d’euros à la revente.

Le cargo «Carib Palm», battant pavillon moldave, en provenance de Colombie et à destination de Gdansk en Pologne, a été dérouté en début de soirée par un patrouilleur et ramené au port de Boulogne-sur-Mer, selon nos confrères de France 3 Nord-Pas-de-Calais. Lors du contrôle du navire, d’une longueur de 75 mètres environ, les agents de la douane ont découvert plus de deux tonnes de cocaïne. Trois membres d’équipage ont été placés en retenue douanière.Le parquet de Boulogne-sur-Mer est saisi de l’affaire.
La drogue dissimulée derrière une cloison métallique

Selon Michel Sapin, ministre des Finances et des comptes publics, et Christian Eckert, secrétaire d’État chargé du Budget, les garde-côtes de la douane française «ont réalisé ce matin la plus importante saisie de cocaïne jamais réalisée en métropole à ce jour».

«Le navire a été intercepté hier (jeudi) à 18h30 en haute mer et a été ramené à quai à 20 heures à Boulogne-sur-Mer où les opérations de fouille ont débuté. La drogue était dissimulée derrière une cloison métallique», a indiqué le ministère des Finances dans un communiqué.

JACQUES-OUDART FOURMENTIN

Port d’attache BOULOGNE SUR MER

Longueur HT 43,30 m Largeur HT 9,00 m

Creux 4,75 m Spécificité Grue de manutention, superstructure en aluminium, local plongeurs avec compresseur d’air

Puissance type moteur 2535 CV Capacité GO 36,6 m³ Capacité ED 8 m³

Equipage 22 personnes

http://www.lefigaro.fr/flash-actu/2015/12/11/97001-20151211FILWWW00157-boulogne-sur-mer-plus-de-2-tonnes-de-cocaine-saisies-au-large.php

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COLOMBIA: drug trafficking

Drug trafficking in Colombia
Some 4% of the world’s population has consumed cocaine in his or her life. That is almost 300 million people. Approximately half of this cocaine comes from Colombia.

Last year alone, at least 17 million people used the illicit drug, allegedly consuming between 700 and 800 tons of pure cocaine with a street value of at least $20 billion.

The demand for the drug comes primarily from the United States and Europe, but South America — particularly Brazil — has also grown into a major consumption market.

Prevalence of cocaine use per country

http://colombiareports.com/html/cocainepopularity.html

Full screen map

Almost all cocaine consumed across the globe comes from Colombia, Peru and to a lesser extent Bolivia; countries where coca — the crop used for cocaine — has been common for centuries and is consumed legally by chewing the leaves or making tea.

In Colombia, the coca used to produce cocaine is grown mostly in remote parts of the country where the state has long lacked control.

Because of the lack of state control, the necessary amount of land is available for all kinds of illegal or informal activity.

Colombian coca farmers use approximately an accumulated area of between 69,000 hectares (266.5 mi2) and 112,000 hectares (432 mi2) to produce the country’s cocaine.

The UN estimates that some 64,500 Colombian farming families, a population of more than 300,000, live off coca.

These families receive on average little less than $1,200 a month from selling coca, which sells at a little more than a dollar per kilo, depending on the region.

To produce one kilo of cocaine some 125 kilos of coca is needed, which would cost a local drug lab $137.50. Once the lab has turned the coca leaves first into coca paste, then into coca base and ultimately into real cocaine, the value will have increased to $2,269.

By the time it gets to the street in, for example the United States, that kilo of cocaine will provide $60,000 in revenue. In Australia this could be as much as $235,000.

A resilient industry

Authorities are trying to curb coca cultivation by eradicating plants and, until recently, spraying chemicals over areas where coca fields are most prevalent.

Nevertheless, Colombia last year had a potential cocaine production of 487 tons, more than half of what is consumed globally.

According to Colombia’s Defense Ministry, it destroyed more than 65,000 hectares of coca in 2014. This it likely inaccurate as it would be almost the entire area used for coca cultivation.

It is safe to expect that next year’s coca cultivation will only see an increase or decrease of several thousands of hectares.

Colombia does not have an extensive crop substitution program like Peru, meaning some farmers continue cultivating coca after their current harvest has been destroyed.

MORE: http://colombiareports.com/drug-trafficking-in-colombia/
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