FRANCE 🇫🇷 (NARCOS) : pourquoi AVISEUR INTERNATIONAL ?

Renseigner sur la problématique de la drogue, du narco-business, sur l’OFAST, la DNRED, la Gendarmerie, les régaliennes dédiées à cette lutte, et sur les politiques mises en œuvre par les différents États

Dénoncer cette guerre insensée qui perdure depuis des décennies qui n’a jamais réussi à atteindre l’objectif premier qui était de faire baisser la demande. Mais y a t-il une véritable volonté de faire diminuer cette partie non négligeable de nos économies ? N’a t-on pas déjà réincorporé le chiffre de ces produits illicites dans le PIB ? Cannabis, cocaïne et autres drogues génèrent en France une activité économique qu’on peut estimer à 7 OU 8 milliards d’euros en 2024. Dans ce cas précis, les stups, tant combattus, deviennent un chiffre d’affaires reconnues et acceptées par l’Insee.

Dénoncer nos grandes banques, plus vertueuses les unes que les autres qui, lorsqu’elles se trouvent dans l’obligation d’alerter des mouvements suspects au TRACFIN, n’hésitent pas, pour mieux s’en dispenser, d’ouvrir succursales et autres filiales dans tous les territoires considérés comme paradis fiscaux qui ne servent pas qu’a blanchir les gains du narco-business, mais aussi les détournements et retours sur commissions de la corruption institutionnelle que nous découvrons chaque jour davantage.

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FRANCE 🇫🇷 (OFAST Marseille) : derrière le trafic de cocaïne, le serrurier préféré des stups marseillais et une enquête emblématique en sursis

Avec la participation des meilleurs

Voltigeurs, trapézistes, prestidigitateurs, jongleurs, bonimenteurs, magouilleurs, menteurs, arnaqueurs, chanteurs, falsificateurs, transporteurs, voleurs, blanchisseurs et profiteurs

Enfin tous réunis pour vous faire découvrir le monde du narco-business

Opération Trident (4/4) par Emmanuel Fansten, Ismaël Halissat

Au printemps 2023, des policiers sont suspectés d’avoir importé près de 400 kilos de cocaïne en France. Dans le dernier épisode de notre enquête, comment les méthodes des agents antistups menacent de fragiliser une autre procédure.


Pour piéger un gros trafiquant de drogue, des policiers de l’Office antistupéfiants marseillais ont monté une opération de grande envergure, baptisée «Trident», avec l’aide de la DEA, l’agence antidrogue américaine. Mais l’affaire a viré au fiasco, révélant le rôle actif d’agents dans le trafic, dont cinq sont à ce jour mis en examen, et l’intervention de protagonistes troubles. Une débâcle qui menace désormais de fragiliser d’autres procédures judiciaires. Une série de Libération en quatre épisodes.

En ouvrant une fenêtre sur les méthodes des policiers chargés de la lutte contre le narcotrafic à Marseille, la justice n’imaginait sans doute pas découvrir un paysage aussi dévasté. L’enquête judiciaire sur le fiasco de l’opération Trident est partie d’un soupçon de corruption visant un groupe de quelques policiers. Cette procédure, confiée à l’Inspection générale de la police nationale (IGPN) en janvier 2024, dont des éléments ont été publiés par le Monde et le Parisien, a pris depuis une ampleur inattendue et mis en lumière une utilisation apparemment banalisée.

SOURCE

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FRANCE 🇫🇷 (DNRED) : interception d’un bateau de pêche lesté de 7.056 kilos de cocaïne

C’est la Marine nationale française, agissant pour le compte de la DNRED (Direction Nationale du Renseignement et des Enquêtes Douanières) qui a opéré cette intervention en Atlantique.

Au total, 7.056 kg de cocaïne ont été retrouvés dans une soute du navire qui a été ramené à Fort-de-France, ont précisé les autorités. « A l’issue de leur garde à vue, les six personnes (présentes à bord) interpellées ont été déférées ce lundi 13 octobre au tribunal judiciaire de Fort-de-France et placées en détention dans l’attente de leur jugement prévu le 27 novembre« , selon le communiqué.

L’enquête judiciaire a été confiée à l’Ofast, l’office anti-stupéfiants, des Caraïbes

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FRANCE 🇫🇷 (BSI de Chalon-sur-Saône) : les douaniers ont saisi 405 kilos de cocaïne dans un poids-lourd

Pas moins de 20 douaniers étaient sur l’Aire des Sablons sur l’autoroute A6 avec un maître-chien, et six agents de la DREAL.

Le véhicule ciblé, peut-être signalé, un porte-bobines transportant des plaques d’aluminium, présentant des travées difficilement accessibles, c’est grâce à l’intervention du maître-chien anti-stupéfiants et son compagnon canin qui après plusieurs marquages a permis de percer le plancher … duquel s’écoula une poudre blanche.

Sans le gabelou à quatre pattes, pas de saisie

405 kilos de cocaïne ont été saisis le 29 septembre dissimulés dans la fosse centrale dans le plancher de ce camion qui transportait des plaques d’aluminium.

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FRANCE 🇫🇷 (OFAST Marseille) : l’effarante genèse d’un trafic de coke piloté par les flics

Opération Trident (1/4) 

Pour piéger un gros trafiquant de drogue, des policiers de l’Office antistupéfiants marseillais ont monté une opération de grande envergure, baptisée «Trident», avec l’aide de la DEA, l’agence antidrogue américaine.

Mais l’affaire a viré au fiasco, révélant le rôle actif d’agents dans le trafic, dont cinq sont à ce jour mis en examen, et l’intervention de protagonistes troubles.

Une débâcle qui menace désormais de fragiliser d’autres procédures judiciaires.

Une série de Libération en quatre épisodes.

A lire assurément

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GOLFE D’OMAN : un tir des « Royal Marines » permet la saisie de plus d’une tonne de drogue

Au total, plus de 1.500 kilos de stupéfiants – héroïne, méthamphétamine et cannabis – ont été saisis.

L’unique tir d’un soldat britannique embarqué dans un hélicoptère survolant le Golfe d’Oman a stoppé dans leur course des embarcations transportant de la drogue.

Il s’agit de « l’une des interceptions de lutte contre la drogue les plus spectaculaires auxquelles la Royal Navy ait participé au Moyen-Orient », selon le ministère de la Défense britannique qui l’a annoncée dans un communiqué, dimanche 12 octobre.

Lire

Zone de narco-business

Le cargo « Melor » a chargé 32 tonnes de cannabis durant l’été 1993.

Affaire suivie par la #DNRED malgré l’interdiction des opérations d’infiltration décidée par Nicolas Sarkozy.

Le Melor n’ayant pas un moteur suffisamment puissant pour affronter les vents violents de l’océan indien, la cargaison a été transférée sur un « supplyer » qui reçut le télex du Melor pour pouvoir communiquer.

Ma compagnie « Rio plata ltd » enregistrée à Gibraltar, propriétaire du navire Melor financé en partie par le Trésor public français, recevait les factures de ‘Marconi’ concernant les communications établies par ce Télex.

J’ai découvert après factures reçues que ce Télex passait régulièrement des messages avec une banque américaine à New York et un numéro ‘liste rouge’ dans le Var en France.

J’ai communiqué ces informations à Jean Paul Garcia, l’attaché douanier en poste à Madrid qui a refusé de me donner le moindre retour.

Cette cargaison a été livrée en Atlantique nord et interceptée. Sur ces 32 tonnes, 27 tonnes ont été saisies par les autorités canadiennes (Opération Cutknife II) et 5 tonnes par les autorités anglaises (Opération Schema).

source

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FRANCE 🇫🇷 (narco-business) : retour sur deux affaires emblématiques

Fausto Cattaneo et la «flic connection»

1992 est une année record.

Cette année-là, 1,6 tonne de cocaïne est saisie par les services français. C’est 96% de plus qu’en 1991. Mais une ombre apparaît bientôt au tableau. Un «superflic» suisse «undercover» accuse les stups d’avoir révélé sa véritable identité dans le milieu.

Pourquoi ? Fausto Cattaneo est l’auteur d’un rapport explosif sur l’opération «Matto Grosso», qui a pour cible un trafic de cocaïne reliant le Brésil à l’Europe. Selon lui, les services français, suisses et italiens ont directement supervisé l’import de 116 kilos de poudre, tout droit sortie des scellés des services brésiliens, afin de la vendre à des malfaiteurs, arrêtés dans la foulée.

Pour faire fonctionner l’opération, les indics auraient été directement rémunérés avec l’argent de la transaction. Subissant les foudres de la «flic connection», Fausto Cattanéo sera placardisé plusieurs années, avant d’être blanchi par une enquête interne. Il quittera finalement les services pour une retraite anticipée.

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C’est l’histoire du lâchage de NS 55 de la #DNRED

Au début des années 1990, Marc Fiévet est un informateur hors-pair. Infiltré dans le milieu pendant six ans, il livre une avalanche de renseignements. Grâce à lui, les douanes françaises mettent la main sur une centaine de trafiquants et saisissent ou/et font saisir plus de 105 tonnes de stups

En 1994, le voilà en compagnie de Claudio Pasquale Locatell, un brooker présumé de la Cosa Nostra. Fievet, se sentant en danger, demande aux services français une «exfiltration». Celle-ci n’arrivera jamais !

Le 23 septembre, il est interpellé par Interpol au sud de l’Espagne, alors que 5,4 tonnes de poudre ont été interceptées au large du Canada.


Onze ans derrière les barreaux

Des émissaires français lui conseillent rapidement de ne pas révéler sa vraie condition, en l’échange d’une peine de prison symbolique en France. Transféré, il passera finalement 11 ans derrière les barreaux, «lâché» par la DGGDI, la direction générale de la Douane Française et en particulier par Francois Auvigne malgré l’intervention de Jean Puons, le patron de la DNRED.

Depuis sa sortie, l’ex-agent «NS55» a réclamé un dédommagement à l’État français en vain, des énarques de Bercy ayant réécrit les faits pour dégager LA DOUANE FRANÇAISE de toutes responsabilités. Son histoire a notamment inspiré le film «Gibraltar», avec Gilles Lellouche dans le rôle principal.

Le scénario original a été modifié suite aux pressions de Jérôme Fournel, alors DG de la Douane Française et les dialogues modifiés par Gilles Lellouche et Tahar Rahim.

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En septembre 2025, Vincent Thomazo, secrétaire général de l’AIDF (Association Internationale des Douaniers Francophones) a publié sur Facebook

FRANCE (#DNRED) : un scandale d’Etat étouffé depuis 30 ans

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🟥🟥 MARC FIÉVET : HÉROS TRAHI PAR L’ÉTAT FRANÇAIS 🟥🟥
UN SCANDALE D’ÉTAT ÉTOUFFÉ DEPUIS 30 ANS

Pendant 6 ans, Marc Fiévet, alias NS55, a infiltré les cartels internationaux pour le compte des Douanes françaises.
Résultat :

✅ 23 opérations de haut niveau menées à bien
✅ Des tonnes de drogue saisies
✅ Une vingtaine de grands truands internationaux arrêtés

Mais en septembre 1994, tout bascule.
Lors de l’interception du cargo Pacifico au Canada, chargé de cocaïne, l’opération est un succès…
… mais Marc Fiévet est brûlé.

🔻 Quelques jours plus tard, il est arrêté en Espagne, et là, c’est le début de l’abandon.
Les Douanes françaises refusent d’admettre qu’il travaillait pour elles.
Aucun soutien. Aucune reconnaissance. Un silence organisé.

🔒 3888 jours de prison.
Soit plus de 10 ans, enfermé comme un trafiquant — alors qu’il n’était qu’un agent infiltré de l’État.
Un homme sacrifié pour protéger les méthodes opaques de la DNRED.

Et aujourd’hui ?
➡️ À 82 ans, Marc Fiévet conduit encore des poids lourds pour survivre.
➡️ Aucune retraite. Aucune indemnisation. Aucun honneur.
➡️ Juste l’oubli organisé. L’invisibilisation volontaire.

🎬 Le film Gibraltar, diffusé cette semaine à la télévision, raconte son histoire sous le nom de “Marc Duval”, joué par Gilles Lellouche.
Mais derrière la fiction, il y a un homme réel, brisé, trahi, mais debout.

🛑 Ce que l’État cherche à cacher, nous devons le crier.

📢 La France doit reconnaître Marc Fiévet.
📢 La Douane doit assumer ses responsabilités.
📢 Il est temps de réparer cette injustice monstrueuse.

➡️ On ne sacrifie pas un homme qui a servi la République au péril de sa vie.
➡️ On ne détruit pas un agent parce qu’on a peur du scandale.

🔁 Partagez son histoire. Faites du bruit.
Pour que Marc Fiévet ne soit plus jamais invisible.

#JusticePourMarcFiévet #ScandaleDÉtat #DouanesFrançaises #IndemnisationMaintenant #HérosTrahi #NS55 #Gibraltar

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FRANCE 🇫🇷 (péage de Reventin-Vaugris – Isère): les douaniers, par l’odeur alléché, ont découvert 699 kilos de haschich

Les douaniers ont intercepté mardi 7 octobre, au péage de Reventin-Vaugris (Isère), un jeune conducteur lyonnais de 26 ans revenant d’Espagne. Dans sa cabine, près 699 kilos de résine de cannabis dissimulés dans des sacs de sport. Déjà connu de la justice, il devrait être présenté au parquet de Vienne

C’est l’OFAST qui a récupéré le dossier!

source

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ETATS-UNIS 🇺🇸 (Washington) : la DEA cible les réseaux du cartel de Sinaloa


WASHINGTON – Aujourd’hui, la DEA a annoncé les résultats d’une opération d’une semaine visant à démanteler le cartel de Sinaloa, l’un des cartels de la drogue les plus violents et les plus puissants au monde, responsable de l’inondation des États-Unis par le fentanyl, la méthamphétamine, la cocaïne et l’héroïne.

En février, l’administration Trump a désigné le cartel de Sinaloa, ainsi que sept autres groupes, comme organisation terroriste étrangère

Le cartel de Sinaloa demeure l’une des menaces les plus importantes pour la sécurité publique, la santé publique et notre sécurité nationale. La DEA s’engage à démanteler ses réseaux de commandement, de contrôle et de distribution.

Du 25 au 29 août 2025, les agents de la DEA, répartis dans 23 divisions nationales et sept régions étrangères, ont mené des actions de répression coordonnées qui ont abouti à :

Arrestations : 617
Saisies de drogue :
480 kilogrammes de poudre de fentanyl,
714 707 comprimés contrefaits,
2 209 kilogrammes de méthamphétamine,
7 469 kilogrammes de cocaïne et
55 kilogrammes d’héroïne
Saisies de devises : 11 111 483 $
Biens saisis : 1 697 313 $
Armes à feu : 420

« Ces résultats démontrent toute l’importance de l’engagement de la DEA à protéger le peuple américain », a déclaré Terrance Cole, administrateur de la DEA. « Chaque kilogramme de poison saisi, chaque dollar retiré aux cartels et chaque arrestation que nous effectuons représentent des vies sauvées et des communautés défendues. La DEA ne relâchera pas ses efforts tant que le cartel de Sinaloa ne sera pas démantelé de fond en comble. »

“These results demonstrate the full weight of DEA’s commitment to protecting the American people,” said DEA Administrator Terrance Cole. “Every kilogram of poison seized, every dollar stripped from the cartels, and every arrest we make represents lives saved and communities defended. DEA will not relent until the Sinaloa Cartel is dismantled from top to bottom. »



Des dizaines de milliers de membres, d’associés et de facilitateurs de Sinaloa opèrent dans le monde entier, dans au moins 40 pays, et sont responsables de la production, de la fabrication, de la distribution et des opérations liées au trafic de drogues synthétiques dangereuses et mortelles.

Cette action coordonnée est le fruit d’une concentration accrue de la DEA sur la répression, le renseignement et la collaboration nationale et internationale, utilisant toutes les ressources à sa disposition pour affaiblir le commandement et le contrôle du cartel de Sinaloa.

Cette augmentation témoigne de l’engagement indéfectible de la DEA à lutter contre la crise du fentanyl et à démanteler les cartels qui en sont responsables. La DEA continue de prendre des mesures décisives pour protéger les familles et les communautés américaines. Dans le cadre d’une approche pangouvernementale plus vaste visant à démanteler le cartel de Sinaloa et à protéger les populations américaines, la DEA s’engage à collaborer avec la Homeland Security Task Force (HSTF) et d’autres partenaires fédéraux pour garantir que les opérations actuelles et futures contribuent aux efforts plus vastes des États-Unis pour lutter contre les organisations terroristes désignées et le crime organisé transnational.

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FRANCE 1988 🇨🇵 (Douane française) : de la DNED à la DNRED avec Jean Henri Hoguet

Jean Henri Hoguet m’a offert son livre en novembre 2019 lors d’une des visites que je lui rendais lors de mes passages du côté de Saintes non loin de son domicile.

Relisant ces jours derniers « Au service de l’Etat – A travers la Douane « , j’ai relu la dédicace qu’il me fit.

Qui mieux que lui pouvait confirmer l’injustice de l’administration des Douanes ?

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Dans le cadre de notre rétrospective de l’histoire des services d’enquêtes, de recherche et de renseignement de l’institution douanière française, le passage de la « DNED » à la « DNRED » constitue un séquence déterminante. C’est en 1988 que voit le jour une véritable direction du renseignement au sein du service.

Pour relater cette séquence, Nous reproduisons ici l’éclairage apporté par Jean-Henri Hoguet, promoteur de cette mesure novatrice et chef du service à cette époque. Son témoignage est extrait – avec son aimable autorisation – de son ouvrage « Au service de L’Etat à travers la douane – 1954-1996 ».

L’équipe de rédaction 


La Direction du renseignement

L’année 1988 a d’abord été celle de l’adjonction d’un pôle Renseignement à la D.N.E.D., devenue de ce fait D.N.R.E.D., suite à la parution d’un arrêté ministériel du 1er mars 1988 et de 1’Instruction Cadre du 19 mai. Comme proposé par le G.P.A. (Groupe Prospective et Action), le Centre de Documentation et d’Evaluation (C.D.E.), créé quelques années auparavant et qui, faute d’une doctrine bien établie et appliquée avec des moyens correspondant aux objectifs à atteindre, devait disparaître. Les moyens de l’ex -C.D.E, étaient transférés, au moins en partie, à la Direction du Renseignement. La partie Evaluation du C.D.E. était reprise, au niveau des principes, par la Direction générale et l’application pratique des règles relatives à la Valeur en douane relevait des Directions régionales à travers les bureaux de douane et les C.E.R.D.O.C.

Le C.D.E. avait été dirigé jusqu’ici par un directeur, flanqué de deux adjoints cadres supérieurs qui régnaient sur un effectif d’environ 70 agents. Le personnel, livré à des tâches peu exaltantes et mal encadré, relevait plus de la réserve indienne que de la troupe d’élite. Je reçus carte blanche de la D.G. – ce qui est rare – pour ne conserver que les agents que j’estimerais convenir à l’accomplissement des nouvelles tâches de renseignement. Ce contrat prévoyait toutefois que je devais garder le directeur. Je n’ai conservé qu’environ la moitié de l’effectif du C.D.E..

Pour faire fonctionner la nouvelle Direction du Renseignement, il fallait certes des « petites mains » non expertes, mais surtout un encadrement de spécialistes de la lutte contre la fraude. Or, où les trouver sinon chez les enquêteurs de la D.N.E.D. ? Je fis le tour des cinq divisions parisiennes de la Direction des Enquêtes et Recherches en expliquant aux agents ce que je voulais faire avec cette nouvelle Direction du Renseignement et de la Documentation, et les moyens que j’entendais y consacrer, y compris à l’étranger. Je demandais que chaque Division – sur la base du volontariat – me « prête » pour un an ses deux meilleurs agents, libre à eux si l’aventure leur plaisait, de rester un temps plus long à la D.R.D. Si cette expérience ne les satisfaisait pas, ils étaient assurés de retourner, au bout d’un an, dans leurs unités d’origine. Le pari était risqué – un enquêteur de classe n’aime rien plus que de faire des enquêtes avec un résultat probant au bout. Un enquêteur c’est avant tout un chasseur. S’asseoir derrière un bureau ou un ordinateur, peloter des listings ou confronter des séries de données n’a rien de très passionnant, encore que tout enquêteur prépare souvent son enquête de la sorte. Devant la réticence des enquêteurs à venir à la D.R.D., je leur racontais que j’avais rencontré à Londres, au siège de 1’Investigation Division, un enquêteur réputé qui, antérieurement, avait battu moult fois la campagne dans le cadre de ses investigations et qui maintenant se contentait de recueillir des informations, de les analyser et de lancer ses jeunes collègues sur les routes. Cet agent me disait qu’assis derrière son ordinateur, il éprouvait « une véritable jouissance chaque fois qu’il avait réuni le faisceau d’informations qui ferait tomber son client ». L’homme derrière l’ordinateur ajoutait : « avant je me déplaçais, maintenant j’envoie les autres et ça marche ». C’est ainsi qu’avec un peu de persuasion j’ai pu débaucher une petite dizaine (9 au départ) d’enquêteurs qui ont fait démarrer la D.R.D. Quelques-uns y sont restés plus d’un an. Je n’ai pas été ensuite ingrat avec ces agents qui m’ont cru et ont eu le courage de tenter l’aventure.

(…)


La mise en place de la nouvelle D.N.R.E.D.

Concernant le fonctionnement du service, on peut dire que 1988 a vu la mise en marche de la D.R.D. et le début de rapports nouveaux entre cette Direction et celle des Enquêtes Douanières. Nous revenions de loin car, au début, les enquêteurs de la D.E.D., soucieux de conserver leurs enquêtes d’initiative, niaient la nécessité, l’utilité et même la viabilité d’une Direction du Renseignement. Pour les enquêteurs, la Direction du Renseignement ne pouvait avoir qu’une tendance monopolistique et confiscatoire au regard de l’information opérationnelle.

A la D.E.D., on avait également innové. On avait monté des opérations faisant intervenir soit plusieurs échelons, soit une division parisienne et plusieurs échelons. Ces opérations concernaient des livraisons surveillées de stupéfiants naissant à la frontière espagnole et se terminant àMarseille, Lyon ou dans le nord, mais aussi d’autres opérations plus classiquement douanières relatives à un produit importé mais ayant des points de chute disséminés sur tout le territoire. L’importance de ces opérations amenait naturellement à évaluer leur coût en hommes, en matériel et en frais de déplacement et à tirer de cette évaluation des conséquences au regard de la rentabilité

(…)

La D.N.R.E.D. en 1989

Les 14 et 15 mars, je me rendis, en passant par Lille où je pris Bardu avec moi, à Anvers. Le but du voyage était d’examiner avec nos collègues douaniers belges les possibilités d’échanges de renseignements en matière de conteneurs arrivant dans ce grand port et dont une bonne partie était ensuite acheminée sur la France. Je m’aperçus qu’en Belgique la Douane a d’abord pour directive du gouvernement de ne pas freiner le commerce afin que le bon renom du port d’Anvers ne soit pas altéré. La vitesse du dédouanement primait donc la recherche de la fraude.

Les échanges internationaux de renseignements sur la fraude ne s’en développèrent pas moins en 1989. Le nombre des dossiers traités augmenta de 14% par rapport à 1988 et de 67% par rapport à 1985. Compte tenu des facilités que i’avais obtenues pour envoyer des agents en mission à l’étranger, le nombre des missionnaires passa de 26 en 1987 à 51 en 1989. Certaines de ces missions donnèrent d’excellents résultats sur le plan contentieux. Pour la première fois, une permanence H 24 fut instituée dans le secteur de l’assistance mutuelle avec l’étranger, en raison du développement de celle-ci et de la nécessité, dans certains cas, de réagir très vite. En 1989 également un système international de surveillance des navires suspects a été mis sur pied – Mar-Info – et une partie de la gestion du système fut confiée à la D.R.D. par nos collègues étrangers, Pour la première fois, un pays gérait en temps réel un fichier douanier et le mettait à la disposition des autres.

La D.R.D. commençait à être victime de son succès, car si les besoins en informatique pouvaient à peu près être satisfaits, il n’en allait pas de même pour ce qui concerne le renfort en personnel. Cette mēme pénurie nous empêchait de nous lancer dans l’élaboration d’une structure apte à traiter l’information en matière de blanchiment.

A partir de septembre, la D.R.D. eut un nouveau patron. En remplacement de Pla, j’avais pu, en insistant beaucoup, faire nommer sur ce poste de directeur le chef d’échelon de Lille, Jacques Bardu. Tout son passé, y compris lorsqu’il était chef de subdivision dans l’Est, montrait qu’il savait recueillir l’information, développer des réseaux d’informateurs et faire des affaires sur renseignements. Son efficacité était même dérangeante pour certains, d’autant qu’il agissait et rendait compte après, chaque fois qu’il pressentait que la diffusion préalable de I’information était susceptible de retarder ou d’arrêter l’action. De plus, sa notoriété auprès de ses collėgues chefs d’échelon était de nature à donner une crédibilité accrue à la jeune D.R.D.. Dès son arrivée, il mit sur pied un nouveau système de diffusion mensuel de l’information sur la fraude qui incitait les services destinataires à faire du retour d’information et créait 1’émulation entre ces services en publiant leurs résultats. Ce bulletin était en outre présenté sous une forme attractive, relevant plus de la bande dessinée que de la note administrative. Yvon Pelafigue, directeur interrégional à Lille, nous donna un très sérieux coup de main en mettant pendant plusieurs mois à notre disposition le dessinateur-douanier qui illustrait si bien notre document mensuel.

La D.E.D. quant à elle, si elle avait achevé sa reconversion du Change vers la Douane, n’en avait pas moins deux problèmes à résoudre pour s’adapter aux évolutions en cours. Alors qu’elle fonctionnait auparavant en circuit fermé concernant le renseignement qu’elle recueillait et exploitait directement, il lui fallait maintenant, non seulement admettre l’existence de la D.R.D., mais aussi participer à son fonctionnement en la pourvoyant en informations. Des progrès restaient à faire, spécialement pour les recherches, car le changement des habitudes mentales ne se réalise pas immédiatement à la suite d’une injonction, même forte. Le dexièeme problème pour la D.E.D. était que ses unités apprennent à travailler entre elles compte tenu des dimensions nationales et internationales prises par la fraude, qu’il s’agisse de stupéfiants ou de fraudes commerciales communautaires. Devant la complexité ou la difficulté des dossiers à traiter, les agents se rendaient compte que la matière était en train de changer de nature et de dimension et que, pour mener à bien les enquêtes, il fallait mettre en jeu des moyens juridiques, techniques et matériels dont certains faisaient encore défaut (écoutes légales, coopération judiciaire internationale, mesures conservatoires sur les biens situés à l’étranger, etc.).

Jean Henri Hoguet

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FRANCE 🇫🇷 (Narco-logistique) : les pêcheurs sollicités et parfois complices des importations

Des pêcheurs se retrouvent approchés par des narcotrafiquants pour récupérer des livraisons de stupéfiants en mer. Approchés et parfois complices, plusieurs récentes interpellations et mises en examen ont eu lieu dans le Calvados.

Des pêcheurs recrutés

Cinq mois plus tard, les dealers continuent d’approcher les marins d’Ouistreham et des ports voisins, comme le confie un pêcheur. « Un homme assez grand et puis avec une grosse parka, alors qu’on était en plein mois de juin. Il me demande comme ça, « t’es marin pêcheur, tu connaîtrais pas du monde qui pourrait faire des passages ? » Il dit que c’est bien rémunéré et je lui dis, je ne suis pas intéressé et puis le mec il est parti comme ça. Mais comme quoi, ils peuvent venir demander sur les quais », constate-t-il. Parfois, les trafiquants repèrent sur les réseaux sociaux les pêcheurs qui publient une simple photo de leur sortie en mer et ils leur envoient directement un message.

À la criée, on ne justifie pas, mais on tente d’expliquer pourquoi les pêcheurs sont devenus une proie facile pour les narcotrafiquants. Les marins pêchent de moins en moins, les prêts et les dettes s’accumulent. Certains sont pris à la gorge. Et dans les ports normands, les pêcheurs évoquent aussi les méthodes extrêmement violentes des dealers. Pression, intimidation, séquestration pour contraindre les marins les plus réticents à passer à l’acte. « Ils se renseignent bien avant sur ta position familiale. Surtout si tu as des enfants et une femme. Le mec, il sait toute ta vie. Et ça peut faire peur », indique un autre pêcheur.

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FRANCE 🇫🇷 (Clermont Ferrand) : Bruno Retailleau s’engage à faire la guerre aux narcotrafiquants, mais en aura t-il le temps ?

Le ministre de l’Intérieur était en déplacement à Clermont-Ferrand dans le Puy-de-Dôme ce vendredi.

Bruno Retailleau est sur place alors que la ville est le théâtre de violences liées au narcotrafic, il a notamment annoncé des renforts policiers et le déploiement d’une brigade de CRS mobile.

« Nous leur ferons la guerre et sans doute qu’elle sera longue »

Bruno Retailleau s’est rendu ce vendredi matin sur le terrain, avenue Charras près de la gare SNCF, un secteur touché par des violences récurrentes liées au narcotrafic, « ces gens-là nous font la guerre, se font la guerre, nous leur ferons la guerre (…) et sans doute qu’elle sera longue » a déclaré le ministre en évoquant les trafiquants de drogue. « Nous avons commencé, nous allons continuer avec des moyens plus importants, avec une stratégie qui nous permettra d’avoir d’autres résultats » espère Bruno Retailleau.

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FRANCE 🇫🇷 (Dunkerque) : 940 kilos de cocaïne, venus de Guadeloupe, sont arrivés au port de Dunkerque, avant de partir en direction de l’est de la France vendredi matin

La BRI de Lille a suivi le container jusqu’à l’interpellation et la saisie au petit matin.

Une dizaine de personnes, toutes de nationalité française, ont été arrêtées, dont 3 aux Antilles.

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FRANCE 🇫🇷 (Opérations anti-stups) : l’interview de J.H. Hoguet, ex directeur de la #DNRED

EXTRAIT

Comment se situe la France, en matière de lutte contre le trafic international ?

En Europe ,je crois que nous sommes parmi les gens qui comptent, comme les Britanniques. Il faut tout de même savoir que l’on estime que l’on n’arrête que 5 à 10% de la drogue et qu’il a été jusqu’ici impossible de faire mieux. Beaucoup de pays font plus mal ! C’est le problème de la demande qu’il faudrait traiter, car il est illusoire de croire que l’on règlera la question en jugulant l’offre, ce qui est impossible dans un monde de plus en plus ouvert, avec des Etats aux motivations souvent antagonistes. Croit-on résoudre l’alcoolisme en supprimant l’alcool ?

Que faudrait-il changer pour accroître l’action des douanes en la matière ?

Le problème ne concerne pas que la douane, mais aussi la police et la gendarmerie. Il faut développer le renseignement aux plans national et international. L’échange de renseignements se heurte à de nombreuses difficultés : égoïsme des services qui travaillent d’abord pour eux mêmes, rivalités entre services, confidentialité des sources, rémunération des indics, etc.

Après le triste exemple Fiévet, il faudrait se donner les moyens d’avoir des infiltrés, de s’en occuper, de leur fournir protection. Ce qui implique des moyens considérables, notamment juridiques. Je doute qu’on en prenne le chemin, car les efforts à consentir ne peuvent être garantis au niveau des résultats à en escompter.

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FRANCE 🇫🇷 (Stups) : pourquoi l’Etat est impuissant ?

Jean-Pierre Colombies a travaillé plus de dix ans la brigade des stups de Marseille. Il connaît le milieu de la drogue et les moyens que met en oeuvre l’État pour lutter contre le trafic de drogues. Il sait pourquoi les autorités n’obtiennent aucun résultat. Un entretien signé Le Média pour Tous.

FRANCE 🇫🇷 (mission CORYMBE) : la marine nationale intercepte un bateau de pêche lesté de 5.919 kilos de cocaïne et libère l’équipage

Le communiqué ne signale pas la libération des membres de l’équipage de ce bateau de pêche ! POURQUOI ?

Pour mémoire les autorités canadiennes ONT arraisonné illégalement un navire, le PACIFICO, en eaux internationales et ont régularisé cette action militaire en soudoyant un magistrat canadien qui a été envoyé par un ‘jet’ de la GRC-RCMP à Londres pour utiliser la même méthode qu’avait utilisé le HM Customs Excise pour arraisonner et saisir le POSEIDON.

Le vendredi 29 août 2025, sous la direction du préfet maritime de l’Atlantique et du procureur de la République près le tribunal judiciaire de Brest, une frégate de la Marine Nationale a procédé à la saisie de 5 919 kg de cocaïne au large de l’Afrique de l’Ouest

L’office antistupéfiants (OFAST) avait sollicité l’intervention de la Marine nationale à la lumière d’informations transmises par leurs partenaires du Maritime Analysis and Operations Centre (Narcotics) (MAOC-N), de la National Crime Agency (NCA) britannique et de la Drug Enforcement Administration (DEA) américaine.

Le vendredi 29 août 2025, une frégate de la Marine Nationale a procédé à la saisie de 5 919 kg de cocaïne au large de l’Afrique de l’Ouest

Conduite au large des côtes africaines, l’opération a été initiée sur la base de l’article 110 de la convention des Nations Unies sur le droit de la mer (Montego Bay), et s’est conclue par la découverte de stupéfiants dans le cadre de la Convention de Vienne du 20 décembre 1988 et de la loi 94-589 du 15 juillet 1994 modifiée.

L’article 110 de la convention permet à tout Etat, « s’il a de sérieuses raisons de soupçonner » que ce navire se livre à la piraterie, de l’arraisonner en haute mer sans devoir solliciter l’accord de l’Etat du pavillon.

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WORLDWIDE 🇨🇳 🇫🇷 🇷🇺 🇬🇧 🇺🇸 (Drugwar) : l’échec se confirme jours après jours

Consommateurs parqués dans des zones réservées * ou élimination pure et simple ?

Après l’option retenue par les forces américaines d’expédier ‘ad patres’ 11 membres d’équipage d’un bateau rapide lesté, sans aucun doute, de cocaïne sans autre forme de procès, que sera bientôt les options retenues pour règlementer le futur de millions de consommateurs addicts de stupéfiants diverses et variés ?

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Résultats de cette guerre insensée et évolution

Maintenir cette option de guerre à outrance ne pénalise en rien les revenus directs et indirects générés par le narco-business. La première conséquence due à l’insécurité grandissante va amener des lois liberticides pour le plus grand nombre sans pour autant mettre fin à cette lutte Anti-stups décidée par le pouvoir en place.

La reconversion de faits de contrebande en crime de narcotrafic puis désormais en narcoterrorisme démontre, si besoin était, la totale incapacité de nos dirigeants (politiques, hauts fonctionnaires et conseillers) a développer une politique anti-stups efficace.

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La prohibition

Le prohibition est un échec total, et les rodomontades des communicants des grandes régaliennes sur leurs exploits journaliers savamment rapportés par les services de presses ne cherchent qu’à manipuler les opinions.

Quand tous ces services se glorifient d’avoir intercepté 100 tonnes, il faut savoir que ce sont 900 tonnes qui sont passées sous leur nez.

Les fortunes accumulées sont bien réelles et les paradis fiscaux ne pourraient le démentir.

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La corruption endémique est une réalité

La corruption endémique fait référence à une situation où la corruption est profondément enracinée et répandue dans une société, une institution ou un système, souvent de manière systémique et structurelle. Elle peut prendre diverses formes, telles que la corruption politique, la corruption administrative, la corruption économique, etc.

La corruption endémique se caractérise souvent par une généralisation de la corruption : elle est présente à tous les niveaux de la société ou de l’institution. Une acceptation tacite : la corruption est souvent considérée comme une pratique normale ou acceptable. Une impunité : les personnes corrompues ne sont pas ou trés rarement sanctionnées ou poursuivies.

La corruption endémique peut entraîner des pertes économiques, des inégalités sociales, une perte de confiance dans les institutions, etc.

La corruption endémique est souvent difficile à éradiquer car elle est profondément ancrée dans les structures et les mentalités. Il faut souvent une approche globale et des réformes structurelles pour la combattre efficacement.

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Le côut

Les budgets démentiels qui sont consacrés à cette lutte permettraient , s’ils étaient affectés à la prévention, d’obtenir enfin des résultats pour que la consommation diminue.

Il n’en est rien malheureusement.

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  • L’intérêt d’Escape From New York est ailleurs, même si cet arrière-plan socio-politique apporte indéniablement une saveur particulière. Comme dans tout futur sorti de l’imaginaire des années 80, la technologie s’accompagne de gros boutons qui clignotent, d’écrans-radars tout pixelisés ; les armes sont sophistiquées, les pantalons moulants ; les biceps sont de sortie pour les messieurs, les décolletés pour les dames ; on fume des cigarettes avec un regard menaçant et on parle avec une voix bien grave, parce que ça fait viril. Puis les rues sont sales, les carcasses de voitures obstruent les routes, les ponts sont jonchés de mines, le dernier chauffeur de Taxi est à moitié alcoolique (ou en tout cas bien lunaire) et les bandits ressemblent à des sortes de motards punks qui s’égosillent devant des combats de catch improvisés. C’est la jungle, la décadence, la dépravation, et pourtant, tout ce que ce petit monde recherche : c’est la liberté.

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ESPANA 🇪🇸 (SVA – Agencia Tributaria) : las ultimas noticias

Notas de prensa

Interceptado un remolcador al oeste de Canarias que transportaba tres toneladas de cocaína

Operación conjunta de la Agencia Tributaria, Guardia Civil y DNRED de la Aduana francesa

El Servicio de Vigilancia Aduanera de la Agencia Tributaria y la Guardia Civil han interceptado una embarcación tipo remolcador de nombre « Sky White », que transportaba en su interior unos 3.000 kilos de cocaína repartidos en 80 fardos de distintos tamaños.

Desde el verano de 2024 se sospechaba que esta embarcación era utilizada para el tráfico internacional a gran escala de estupefaciente y gracias a la cooperación internacional se ha podido interceptar. Sus tripulantes han sido detenidos.

La operación tiene su origen en un caso que la Dirección de Investigación e Inteligencia de la Aduana Francesa (DNRED) venía desarrollando junto a las autoridades de Marruecos sobre el grupo criminal que operaba con esta embarcación, que utilizaba el puerto de Dajla para eludir a las autoridades de países europeos.

Interceptado un remolcador al oeste de Canarias que transportaba tres toneladas de cocaína

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Operación conjunta de la Agencia Tributaria y la DNRED de la Aduana francesa

29/julio/2025

Intervenidos 2.500 kilos de hachís a una red de transporte de droga por carretera con destino Francia y resto de Europa

Operación conjunta de la Agencia Tributaria y la Aduana francesa

  • Detenidas diez personas en Cataluña y el sur de Francia, incluidos los ‘cabecillas’, por su participación en cuatro envíos de estupefaciente en los últimos ocho meses
  • La droga salía de almacenes en Castellón oculta en camiones y furgonetas con dobles fondos y con la escolta de ‘coches lanzadera’ para alertar de posibles controles
  • La organización ya desmantelada tenía su base de operaciones en España y estaba formada por individuos de nacionalidad rumana y eslovaca

29 de julio de 2025.- Agentes del Servicio de Vigilancia Aduanera de la Agencia Tributaria y de la Aduana de Francia, en el marco de una operación conjunta desplegada en los últimos ocho meses, han intervenido 2.480 kilos de hachís a una red dedicada al transporte de droga por carretera desde España hasta Francia y resto de Europa, y han procedido a la detención de diez personas encargadas de llevar a cabo los envíos desde almacenes en la provincia de Castellón. La organización ocultaba la droga en camiones y furgonetas con dobles fondos que eran escoltadas por ‘coches lanzadera’ para alertar de posibles controles.

La operación, denominada ‘Sivarite’, da comienzo en octubre de 2024. En el marco de la intensificación de la actividad conjunta de Vigilancia Aduanera y la Aduana francesa contra el tráfico de drogas entre España, Francia y el resto de Europa, el intercambio de información entre la DNRED de la Aduana de Francia en Perpignan y Vigilancia Aduanera de la AEAT en Cataluña permite detectar las actividades de una organización criminal dedicada al tráfico de estupefacientes con sede en España.

Intervenidos 2.500 kilos de hachís a una red de transporte de droga por carretera con destino Francia y resto de Europa

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28/junio/2025

Operación conjunta de la Agencia Tributaria y la Guardia Civil

Detenidas 44 personas e incautadas cerca de cinco toneladas de hachís en un operativo desde el Campo de Gibraltar hasta el río Guadiana

  • Han sido intervenidas 30 embarcaciones, más de 42.000 litros de carburante y 110.000€ en efectivo
  • Se han desmantelado varias organizaciones dedicadas al narcotráfico que operan en el sur peninsular

28 de junio de 2025.- La Agencia Tributaria y la Guardia Civil han detenido a 44 personas de organizaciones dedicadas al narcotráfico que operan en el sur peninsular durante un operativo desarrollado en Algeciras, Cádiz y Huelva especialmente entre el Campo de Gibraltar y el espacio fronterizo con Portugal del río Guadiana durante la última semana.

Detenidas 44 personas e incautadas cerca de cinco toneladas de hachís en un operativo desde el Campo de Gibraltar hasta el río Guadiana

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Operación de la Agencia Tributaria

21/julio/2025

Incautados en Motril más de 2.800 kilos de hachís ocultos en los bajos del contenedor de un camión

Operación conjunta de la Agencia Tributaria y Guardia Civil

  • El contenedor había sido marcado para inspección física por la Aduana y se contó con el apoyo de un can detector de drogas
  • La intervención se produjo durante el control fiscal, aduanero y de seguridad que se realiza durante el desembarque de vehículos procedentes de Marruecos
  • El conductor del camión ha sido detenido como presunto autor de un delito de tráfico de estupefacientes

21 de julio de 2025.- El Servicio de Vigilancia Aduanera de la Agencia Tributaria y la Guardia Civil han incautado más de 2.800 kilos de hachís ocultos en los bajos del semirremolque de un camión que procedía de Tánger-Med (Marruecos). El conductor del camión, un ciudadano marroquí de 57 años de edad, ha sido detenido como presunto autor de un delito de tráfico de estupefacientes.

Incautados en Motril más de 2.800 kilos de hachís ocultos en los bajos del contenedor de un camión

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21/julio/2025

Incautados en Motril más de 2.800 kilos de hachís ocultos en los bajos del contenedor de un camión

Operación conjunta de la Agencia Tributaria y Guardia Civil

  • El contenedor había sido marcado para inspección física por la Aduana y se contó con el apoyo de un can detector de drogas
  • La intervención se produjo durante el control fiscal, aduanero y de seguridad que se realiza durante el desembarque de vehículos procedentes de Marruecos
  • El conductor del camión ha sido detenido como presunto autor de un delito de tráfico de estupefacientes

21 de julio de 2025.- El Servicio de Vigilancia Aduanera de la Agencia Tributaria y la Guardia Civil han incautado más de 2.800 kilos de hachís ocultos en los bajos del semirremolque de un camión que procedía de Tánger-Med (Marruecos). El conductor del camión, un ciudadano marroquí de 57 años de edad, ha sido detenido como presunto autor de un delito de tráfico de estupefacientes.

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10/julio/2025

Operación de la AEAT y Guardia Civil, dirigida por la Fiscalía Europea

Interceptado un velero con cocaína en aguas próximas a Canarias

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FRANCE 🇨🇵 (Vaucluse) : les douaniers saisissent 194 kilos de cannabis sur l’autoroute

194 kilos de cannabis ont été saisis par les douaniers de Carpentras (Vaucluse) dans un camion circulant sur l’A7.

Source

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POLOGNE 🇵🇱 (CBŚP) : saisie de 600 kilos de marijuana, 180 kilos de haschisch, 40 kilos de sulfate d’amphétamine, sept armes à feu et des centaines de cartouches

Cette opération fait suite à  une enquête menée par le Bureau central d’enquête de la police (CBŚP), en collaboration avec les services allemands, bataves, espagnols, français, irlandais, italiens et tchèques.

Ce groupe était composé de Polonais vivant en Espagne qui organisaient des envois de cannabis et d’autres drogues vers l’Irlande, l’Allemagne, l’Autriche et plusieurs pays scandinaves, une partie des stupéfiants était également destinée à la Pologne.

Source

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