FRANCE 🇫🇷 (Hautes-Alpes): le chauffeur polonais transportait 40 kg de drogue depuis l’Italie

C’est dans ce cadre que la Police aux frontières (PAF) de Montgenèvre a contrôlé, mardi en fin de journée, vers 20 heures, un utilitaire qui venait de traverser la frontière franco-italienne et s’apprêtait à rentrer en France.

Les policiers ont découvert à l’arrière du camion des cartons où étaient conditionnés 39 kg de drogue, essentiellement de la résine de cannabis mais également de l’herbe de cannabis.

Le chauffeur, un homme de nationalité polonaise âgé de 52 ans, a été interpellé, puis placé en garde à vue. L’individu est actuellement entendu par les enquêteurs. L’enquête ouverte par le parquet de Gap pour infractions à la législation sur les stupéfiants a été confiée à l’antenne marseillaise de la police judiciaire.

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SAINTE LUCIE 🇱🇨 (Caraïbes): fin de cavale pour Johan Marie Magdeleine

Johan Marie Magdeleine se cachait sur la petite île indépendante de Sainte Lucie aux Antilles, à deux pas de chez lui en Martinique.

Il a été expulsé le week-end dernier, l’aboutissement de 10 ans d’enquêtes et de traque pour les enquêteurs des stups de la police judiciaire.

Les enquêteurs des stups aux Antilles et ceux de l’OFAST, l’office anti stupéfiants de la police judiciaire à Nanterre, le traquaient depuis des années, raconte Christian Nussbaum le patron de la police judiciaire pour la Guyane et les Antilles : « C’était l’un des objectifs historiques du service, plus de 10 ans d’enquêtes au final ».

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Le 2 avril 2020, Johan Marie Magdeleine, âgé de 39 ans et originaire du Lamentin, a été interpellé à Sainte-Lucie dans le cadre d’une procédure de séjour irrégulier. Il a été expulsé, avec un autre homme également arrêté dans la nuit du vendredi 3 au samedi 4 avril 2020. Tous les deux ont été livrés aux autorités françaises, « à bord du patrouilleur de la marine nationale « La Combattante » qui se trouvait dans le canal de Sainte-Lucie« , indique Renaud Gaudeul, le Procureur de la République.

Les deux malfaiteurs ont été remis aux enquêteurs de l’OFAST (l’office anti-stupéfiants) Caraïbes. Ils faisaient l’objet d’un mandat d’arrêt lancé par un magistrat instructeur de la Juridiction Interrégionale Spécialisée (JIRS) de Fort-de-France.

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FRANCE 🇫🇷: le crime organisé s’est adapté à la crise sanitaire, malgré l’OFAST

L’OFAST, officiellement opérationnel depuis le premier janvier 2020, a remplacé l’OCRTIS qui présentait quelques sources d’ennuis judiciaires à venir pour la haute hiérarchie policière.

Les têtes pensantes de Beauvau ont pensé qu’en changeant de nom pour sortir des comportements parfois douteux pour le citoyen lambda de l’OCRTIS, ils feraient oublier la guéguerre entre policiers et douaniers, alors que l’ensemble du personnel a été intégralement absorbé par l’OFAST…

L’esprit et la façon de fonctionner ont-ils changé?

Les affaires de la DNRED avec Erwan Guilmin et de l’OCRTIS avec François Thierry, malgré la lenteur de la justice à trancher, n’arrangent pas le relationnel et l’esprit et la façon de fonctionner de l’ensemble du personnel qui a été intégralement absorbé par l’OFAST…n’ont pas changé!

Pour lancer ce vieux nouveau service, les ‘mamamouchis’ de Beauvau ont donc définis 6 grands objectifs avec 55 mesures pour répondre à l’attente d’efficacité et de changement…oubliant de préciser que d’être opérationnel H 24, 7 jours sur 7* et réactif étaient les conditions premières à respecter.

Mais sans embauche comment réussir?

L’OFAST a pour  »originalité » de faire travailler au sein d’une même structure policiers, gendarmes, douaniers et magistrats, pour favoriser l’échange d’informations et agir à tous les niveaux de la lutte contre les trafics. « De l’arrivée des drogues en France, jusqu’au point de deal au coin de la rue. De la cage d’escalier, à l’international », avait indiqué Christophe Castaner, en fixant le cap de cette nouvelle structure : « partager l’information, décloisonner les enquêtes et collaborer entre services »

Les sources

Oh surprise! Alors que la quasi totalité des saisies sont réalisées à la suite de renseignements fournis par des « sources », rien de concret sur ces informateurs sans lesquels, l’OFAST (policiers et Gendarmes) comme la DNRED de la Douane, ne seraient que des aveugles.

Mais, peut-être, qu’enfin, les liaisons dangereuses ** entre indics et régaliens ne seront plus source première d’informations et que les actions d’infiltration, toutes aussi dangereuses d’ailleurs, seront alors privilégiées…mais, là aussi rien de concret. On croit rêver!

Certes, en ces périodes de confinement d’une grande partie des consommateurs, le deal a déjà revu sa copie et passe par les snapchat, wathsapp, instagram et twitter pour permettre à tous les addicts de satisfaire le manque possible.

Là on se dit, bravo, quand l’Objectif n°1, qui est l’amélioration de la connaissance des trafics ainsi que du pilotage stratégique au niveau national et à l’échelon territorial dans sa mesure N° 8, nous annonce que les équipes en charge de l’analyse des cybertrafics seront renforcées…Mais Cyber-gendarmes et cyber-douaniers n’ont, jusqu’à ce jour, pas réussi à faire diminuer l’offre proposée de tous types de stupéfiants. Rien que sur TWITTER, plus de 1.300 lignes de propositions de livraisons à domicile sont toujours actives et se renouvellent sans cesse. L’offre se concentre autour de 20 utilisateurs qui représentent environ la moitié des lignes.

En Mesure 12, la détection et le ciblage des conteneurs permettant d’obtenir des saisies de gros volumes, qui réduisent l’offre dans des proportions structurelles; des objectifs quantitatifs et qualitatifs seront établis par l’Ofast sur une base annuelle, donc on espère que l’arrivage de quantité importante de cocaïne de l’Amérique du sud vers l’Europe et les ports du Havre, de Fos sur mer et de Dunkerque va sérieusement être diminué sauf…sauf que le nombre d’agents affectés à la CELTICS n’est pas à la hauteur des flux de conteneurs.

Mardi 11 février 2020, Christophe Castaner a inauguré le siège de cette structure à Nanterre

L’OFAST est basé à Nanterre, pas à Lourdes, le miracle de la réunification sans arrières pensées n’a donc pas eu lieu!

Depuis maintenant trois mois, l’OFAST a donc en charge la lutte contre le narcotrafic à l’international destiné à l’hexagone et à ses DOM/TOM.

En liaison avec l’ensemble des administrations concernées, l’Office anti-stupéfiants est chargé de l’évaluation de la menace liée aux trafics de stupéfiants.
Pour accomplir cette mission, l’office, dans le cadre de la législation applicable, centralise, analyse, exploite et communique aux services de la police nationale, de la gendarmerie nationale, des douanes et droits indirects, ainsi qu’aux autres administrations et services publics de L’État toutes documentations et données statistiques, en lien avec le service statistique ministériel de la sécurité intérieure, relatives à son domaine de compétence.
Dans le cadre de la législation applicable, les services de la police nationale, de la gendarmerie nationale, des douanes et droits indirects, ainsi que les autres administrations et services publics de L’État susceptibles d’apporter leur concours à l’office lui adressent, dans les meilleurs délais, les informations relatives à son domaine de compétence dont ils ont connaissance.
Pour les infractions qui relèvent de sa compétence, l’office, dans le cadre de la législation applicable, adresse, aux services de la police nationale, de la gendarmerie nationale, des douanes et droits indirects, et aux autorités judiciaires, toutes indications utiles à l’identification ou à la recherche des délinquants ainsi que, sur leur demande, tous renseignements nécessaires aux enquêtes dont ils sont saisis.

Pour cela, l’Office anti-stupéfiants est chargé de :
-1° Procéder sur l’ensemble du territoire national à des enquêtes judiciaires relatives à des trafics de produits stupéfiants d’importance nationale et internationale ou présentant une sensibilité particulière ;
-2° Sous le contrôle de l’autorité judiciaire, coordonner les enquêtes de grande envergure diligentées par des services de la police nationale, de la gendarmerie nationale, des douanes et droits indirects, en particulier les enquêtes qui présentent une dimension internationale marquée et visent des filières d’importation complexes ;
-3° Coordonner l’action des services territoriaux de la police nationale, de la gendarmerie nationale, des douanes et droits indirects, le cas échéant dans le cadre de saisines conjointes décidées par l’autorité judiciaire ;
-4° Centraliser les informations concernant les demandes adressées aux fonctionnaires ou agents publics visant à permettre la mise en œuvre des opérations de surveillance prévues par l’article 706-80-1 du code de procédure pénale, par le I de l’article 67 bis et par l’article 67 bis-3 du code des douanes ;
-5° Coordonner avec l’ensemble des partenaires concernés la mise en œuvre des mesures de prévention, de recherche et de constatation des infractions constitutives de trafic de stupéfiants dont les modalités sont fixées par la loi n° 94-589 du 15 juillet 1994 relative à l’exercice par l’Etat de ses pouvoirs de police en mer pour la lutte contre certaines infractions relevant de conventions internationales.

Pour lutter efficacement contre le narcotrafic, l’une des solutions consiste aussi à faire baisser la demande. Mais rien n’est vraiment prévu pour enrayer l’arrivée de nouveaux consommateurs.

-Que font ces hauts fonctionnaires chargés de définir les politiques à mettre en œuvre pour tenter de diminuer cette « épidémie de zombies » ?

-Que font les chargés de l’analyse criminelle et/ou de l’intelligence économique et diplomatique qui, normalement doivent englober la prospective?

-Qui fait de la prospective ‘stups’ à Beauvau et à Montreuil ? Et si des services s’y consacrent, sont-ils encore en osmose avec le terrain ?

Non, ils sont comme ceux qui n’ont pas su prévoir le coronavirus ?

Notre haute administration et ses cohortes d’énarques, inspecteurs des finances, administrateurs civils et autres cooptés ne seraient ils pas le véritable MAL FRANÇAIS?

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« De tous les régimes qu’a connus notre peuple, pas un n’a su éviter la catastrophe. Des héros qu’on nous apprenait à admirer, pas un qui n’eût fini dans la tragédie, ou du moins dans l’échec… Quand la chance s’acharne à être mauvaise, elle est plus qu’un effet de hasard. » Alain Peyrefitte

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* Pour remplir les postes affectés aux tâches régaliennes, un poste à couvrir dans un secteur donné de lutte anti stups nécessite au minimun 5 hommes à temps complet. Par exemple, avec + ou – 8.000 douaniers affectés à la SURV, pour les BSI, BSE, navigants marins, navigants aériens et pour les opérations de contrôles suite aux signalements de la DNRED, en considérant les 35 heures comme base de calcul, il reste moins de 2.000 hommes mobilisables et opérationnels sur l’hexagone et l’ensemble des DOM/TOM. Quand on sait d’autre part qu’avec les fermetures successives des Brigades, l’éloignement des hommes des lieux de contrôles nécessite parfois plus de deux heures AR pour être effectivement opérationnel, un constat s’impose: de ces 2000 hommes, après avoir retirer les plantons de Bercy, de Montreuil et des DI et DR, qui représente environ 300 hommes plus… la kyrielle de sous-directeurs végétato-improductifs évaluée à une cinquantaine de tête, il ne reste donc que 1.650 opérationnels! Lors de ce décompte, les malades, les enceintes et les congés parentaux n’ont pas été chiffrés…

** Liaisons dangereuses pour les policiers et douaniers de fréquenter des malfaiteurs qui peuvent alors les utiliser, les manipuler…Les exemples des dernières années sont là! Quand aux actions d’infiltration, elles comportent toujours le risque majeur d’être découvert et/ou de ne pas pouvoir brandir à un moment critique le Dalloz pour dire stop, j’arrête! Quand on est en situation d’infiltration, on ne peut l’interrompre et c’est alors que la lâcheté des donneurs d’ordre, qu’ils soient politiques ou autres énarques en charge de grands services régaliens, peut s’exprimer en se reniant devenant alors non seulement des couards mais aussi des renégats démontrant alors la bassesse des motivations qui les ont amenés à ces postes de responsabilité.

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FRANCE 🇫🇷 (OFAST): les narcos s’adaptent plus vite que ne savent réagir les services officiels*

Malgré la crise sanitaire et les nombreuses mesures restrictives de déplacement, les organisations criminelles n’entendent pas abandonner le trafic et cherchent comment s’adapter aux nouvelles conditions imposées à leur commerce illégal qui leur permet, en temps normal, de fournir chaque mois en moyenne 35 tonnes de cannabis, 2 tonnes de cocaïne, 850 kg d’héroïne ou encore 500 000 comprimés d’ecstasy.

Dans un document intitulé « Note de situation sur l’impact du coronavirus sur la criminalité liée au trafic de stupéfiants », de la fin du mois de mars, l’office antistupéfiants (OFAST) de la police judiciaire revient sur la situation du trafic et décrit les moyens par lesquels les groupes criminels tentent de contourner les restrictions liées à la crise sanitaire pour continuer à acheminer de la drogue sur le territoire français.

Fin des « mules » et des « go fast »

L’OFAST note tout d’abord que « tous les vecteurs par lesquels les stupéfiants alimentent les points de vente sont fortement ralentis ou à l’arrêt complet. Cette situation ne permet plus d’acheminer les quantités auxquelles le marché s’était habitué. Le contexte de la lutte contre les trafics a ainsi radicalement changé. »

« L’arrêt des importations a interrompu l’arrivée de grandes quantités de stupéfiants qui sont en attente sur le territoire espagnol », souligne l’OFAST.

C’est par exemple le cas des « mules » transportant de la cocaïne au départ de Cayenne vers la métropole, dont le flux s’est totalement estompé depuis le 21 mars, souligne l’office.

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*Ne serait-ce que pour obtenir des masques, produits totalement légaux, et sans risques à acquérir, nous constatons la totale incapacité des décideurs et des services! C’est vrai que les commissions occultes en retour , cela se négocie et fait prendre du retard à la finalisation du deal!

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PAYS-BAS 🇳🇱: un narco-état en devenir

59% des Néerlandais, dont le président du plus grand syndicat de police, pensent que leur pays est désormais un narco-état

« Nous avons définitivement les caractéristiques d’un narco-état« , confie Jan Struijs, président du plus grand syndicat de police néerlandais.

« Bien sûr que nous ne sommes pas le Mexique. Nous n’avons pas 14 400 meurtres. Mais si vous regardez l’infrastructure, les gros revenus du crime organisé, l’économie parallèle. Oui, nous avons un narco-état. »

Ses paroles résonnent dans une société qui a été convulsée par un meurtre qui a dépassé de loin la bulle du monde criminel.

La fusillade meurtrière de Derk Wiersum a détruit une idée fausse courante ici: que les cartels de la drogue ne tuent que les leurs. Père de deux enfants, âgé de 44 ans, il a été abattu devant sa femme devant leur domicile d’Amsterdam en septembre.

Comment ne pas revenir sur ce rapport confidentiel du ministère de la Justice qui révèlait que la police néerlandaise est infiltrée par le crime organisé.

Une onde de choc aux Pays-Bas est née d’un rapport confidentiel du ministère de la Justice dont le contenu a été publié par le quotidien néerlandais Algemeen Dagblad. Il révèle qu’une grande partie de la police néerlandaise entretient des liens étroits avec le crime organisé, le tout dans un pays généralement considéré comme respectueux de la loi.

Des dizaines de policiers ont été démis de leurs fonctions au cours des dernières semaines à la suite d’enquêtes sur des affaires de corruption et de violation du secret de la fonction, des révélations qui ne seraient que la «partie émergée de l’iceberg».

Selon un rapport obtenu par le journal AD, des divisions de la police à travers le pays seraient infiltrées par le crime organisé.

Jan Struijs, président du syndicat de police NPD, exige que l’on fasse beaucoup plus pour empêcher que des policiers soient recrutés par des milieux criminels. «Nos collègues sont approchés par des criminels. Cela se produit à tous les niveaux. Les agents doivent donc être formés pour gérer cela de manière responsable.», a-t-il déclaré.

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IRAN 🇮🇷 (province du Sistan et du Baloutchistan): les forces de police ont saisi 714 kilogrammes d’opium à des trafiquants de drogue

Le colonel Mohammad Mollashahi, commandant des gardes-frontières du Sistan et du Baluchestan, a déclaré dimanche qu’à la suite d’une opération de renseignement approfondie, les gardes-frontières avaient identifié un gang de passeurs près de la frontière de Mirjaveh et confisqué 714 kilogrammes d’opium aux passeurs.

Mollashahi a déclaré que l’un des passeurs avait été arrêté et que les autres avaient fui la zone, utilisant l’obscurité de la nuit.

D’après les rapports des Nations Unies, l’Afghanistan est le premier producteur mondial d’opium et d’héroïne.

L’Iran, qui partage la frontière avec l’Afghanistan, est la principale voie de contrebande de stupéfiants vers les pays européens.

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FRANCE 🇫🇷 (retour sur affaire): dix braqueurs avaient été interpellés dans la région marseillaise, un arsenal avait été saisi

Dans le jargon policier, c’est ce qui s’appelle une « très grosse équipe ».

Et sans exagérer, c’est véritablement un coup de filet hors norme qu’avaient réalisé les enquêteurs de la Brigade de répression du banditisme (BRB) appuyés par leurs collègues de la BRI.

Dans leur ligne de mire, depuis un renseignement daté de janvier 2018, une bande de malfaiteurs chevronnés et très dangereux déjà « impliqués dans plusieurs vols à main armée et séquestrations » dans le département, glisse une source policière. Toujours selon nos informations exclusives, écrivait à l’époque ‘La Provence‘, cette équipe marseillaise, dont les principaux membres avaient pu être localisés et mis sous surveillance ces dernières semaines, « s’apprêtait à passer de nouveau à l’action ».,

Leur cible potentielle ? Une entreprise disposant d’un important stock de diamants et d’argent liquide. « Les surveillances constantes autour d’un box ont permis d’avoir la certitude qu’ils étaient entrés dans une phase active », confirme un proche du dossier.

Ainsi convaincue de « l’imminence » du braquage, la police judiciaire, agissant sur commission rogatoire, s’est donc résolue à passer à l’action.

Succès total de l’opération, puisque dix interpellations ont eu lieu simultanément dans la région marseillaise.

Tous connus des services pour des faits de violences, de recels, de port d’arme illégal et même, pour le plus âgé, de « participation à une association de malfaiteurs en vue de la préparation d’un crime ».

Déférés et écroués

A l’époque, ils avaient été Immédiatement placés en garde à vue, déférés devant un juge et écroués. Une issue logique au vu des résultats des diverses perquisitions réalisées à la suite de ce coup de filet. Au total, ce fut une vingtaine d’armes, dont quatre fusils d’assaut et douze pistolets qui avaient été découverts par les enquêteurs. Mais aussi, des dizaines de milliers d’euros, des métaux précieux et des bijoux de luxe.

C’est ce que nous rapportait le journal ‘La Provence‘, le 30 septembre 2018.

L’ensemble des citoyens était satisfait de la performance policière que l’on ne pouvait attribuer qu’au travail des enquêteurs sur le terrain, croyait-on!

Depuis, la juge d’instruction Isabelle Perrin ayant été dessaisie de la procédure, c’est le juge d’instruction Antoine Derieux qui avait repris le dossier. Il était furieux, m’a t on laissé entendre, car la BRB, non contente d’avoir provoqué cette opération, n’a pas hésité à mettre en danger les employés de la société « CPoR Devises » qui servait d’appât, en donnant toutes informations utiles sur cette société à un de leurs informateurs pour pousser et convaincre une bande de malfaiteurs de braquer cette société .

La BRB fournit toutes les informations sur la cible servant d’appât

Disposant des plans de la société, des noms et prénoms de tous les employés et leurs adresses personnelles fournis par la BRB, l’informateur réussit à convaincre l’équipe des braqueurs, persuadée que cette proposition de braquage ne pouvait venir que d’un des leurs qui semblait si bien ‘rencardé’. En effet, il avait le nom du directeur de l’agence, celui des caissières, les plans, le protocole de sécurité, le chiffre d’affaires et les sommes d’argent et d’or contenues dans les coffres.

Depuis, tous les mis en cause ont été remis en liberté provisoire pour enquête déloyale et un recours a été déposé pour faire annuler la procédure.

Comme d’habitude, les fonctionnaires de la BRB sont frappés d’amnésie subite et le commandant C.E, qui était l’officier traitant de cet informateur enregistré au SIAT, aurait été dessaisi par l’OCLCO (L’office central de lutte contre le crime organisé).

Quand à l’informateur, bien qu’ayant répondu favorablement aux demandes du patron local de la BRB, il se retrouve seul pour organiser sa planque, puisque les « braqueurs » ont appris par la procédure qu’il était à l’origine de cette affaire qui les a conduit en prison.

Toutes informations complémentaires sur cette sinistre affaire de provocation par des services policiers seront les bienvenues

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Pour les incrédules, à lire durant le confinement!

Dans Brigade anti-criminalité, Sébastien Bennardo nous livre un témoignage inédit et captivant sur le vol et le racket érigés en système à la BAC nord de Marseille.

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FRANCE 🇫🇷 (OFAST): l’interview de Stéphanie Cherbonnier dans Ouest France

OFAST

Pas un mot sur les douaniers de la SURV… ni sur la DNRED. Pas un mot sur la narcodistribution via Snapchat, Wathsapp et Twitter! Pas un mot sur les actions menées par les cybergendarmes et les cyberdouaniers!  Ça commence bien !

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Des dealers de drogue sont installés place du commerce, à Nantes, le long de la ligne de tramway.
OUEST FRANCE

En France, le marché de la drogue est estimé à un peu plus de trois milliards d’euros par an. 80 % des règlements de compte sont liés aux trafics de stupéfiants. 

Pour mener la lutte contre les trafiquants, le gouvernement a créé un nouvel organisme, l’Ofast (l’Office anti-stupéfiants) qui remplace l’Ocrtis, dont la réputation a été entachée par de récentes affaires liées notamment aux liens qu’il entretenait avec ses informateurs.

Le nouvel office a vocation à faciliter le partage des renseignements et une meilleure coopération des services d’enquête.

Il est dirigé par Stéphanie Cherbonnier qui dresse un état des lieux des trafics de stupéfiants durant cette période de confinement.

 

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EXTRAIT

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Avec le confinement généralisé, l’acheminement des stupéfiants en France a-t-il été stoppé ?

Ces filières n’ont pas été asséchées mais ont été mises à mal. Concernant la résine de cannabis, les routes qui partent du Maroc et qui transitent par l’Espagne sont fermées et concernant la cocaïne, le vecteur aérien est quasi à l’arrêt, le transport par mules (N.D.L.R. : individus transportant des sachets de drogues in corpore ou en valises) est donc mis à mal.

Ces filières d’approvisionnement n’ont-elles pas trouvé d’autres moyens ?

D’abord, d’autres vecteurs subsistent tels que l’arrivée des conteneurs dans les ports : au Havre, à Marseille…  Autre vecteur à surveiller de près : le fret routier, notamment pour l’importation de résine de cannabis.

Outre l’acheminement, les réseaux de distribution des drogues doivent aussi être perturbés…

De nombreux points de deals, là où s’effectuaient les transactions, ont fermé ou pour le moins ont été désorganisés. Et pour cause. Un rassemblement de personnes, en pleine période de confinement, attire vite l’attention des forces de l’ordre. Vendeurs et consommateurs sont actuellement perturbés.

Par exemple ?

Pour écouler leurs stocks et effectuer moins de déplacements, ils vont sans doute vouloir vendre leurs produits en plus grosses quantités et refuser les petites ventes. Nous avons aussi un œil sur les colis postaux, les livraisons à domicile…

Les forces de l’ordre sont très mobilisées par la surveillance des règles de confinement. Ont-elles encore le temps d’enquêter sur les trafics de stupéfiants ?

La lutte contre les trafics de stupéfiants reste un domaine prioritaire, sinon ce serait mettre à mal le travail engagé ces derniers mois : le plan national de lutte contre les trafics des stupéfiants et la mise en place de l’office anti-stupéfiants créé en début d’année. En période de crise, si les trafiquants de stupéfiants s’adaptent, les services également.

LIRE l’interview

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FRANCE 🇫🇷 (Énarques, administrateurs civils et douaniers et autres DG de la Douane française): seraient-ils tous des menteurs?

Arrêté du 20 septembre 2005 portant délégation de signature (direction générale des douanes et droits indirects) – Article 19

 

 » Délégation est donnée à M. Erwan Guilmin, administrateur civil et à Mme Elisabeth Melscoet , inspectrice principale des douanes, à l’effet de signer, au nom du ministre délégué au budget et à la réforme de l’Etat, porte-parole du Gouvernement, toutes pièces relatives aux affaires de la compétence du Conseil d’Etat, des cours administratives d’appel ou des tribunaux administratifs ainsi que tous documents comptables intéressant la direction générale des douanes et droits indirects. »

Le 30 juillet 2010, Erwan Guilmin a été le signataire au nom du Ministre du budget, d’un mémoire de onze pages destiné à transformer l’action menée par Marc Fievet, AKA NS 55 DNRED, pour permettre de rejeter sa demande d’indemnisation que ses avocats avaient déposée auprès du tribunal administratif.

Après vérifications faites auprès des douaniers du service opérationnel de la DNRED, Erwan Guilmin n’a jamais posé la moindre question concernant l’action de cet aviseur, pourtant considéré par le ministre Michel Charasse et par toute la hiérarchie douanière comme accomplissant une mission d’agent infiltré.

 

Christian Gatard, chef de l’échelon DNRED de Nantes écrira à Marc Fievet le 4 mars 2014:

« Comme je viens de te le dire par tel, j’ai lu ce mémoire dont je n’avais jamais entendu parler, ce qui veut dire que l’on ne m’a jamais consulté depuis mon départ à la retraite en 2006.
Je partage ton analyse globale: j’ai notamment noté que dès les premiers § il est écrit que tu as donné « quelques renseignements » ou quelque chose comme ça. Inutile de te préciser que ton rôle est largement sous estimé. »

Jean Henri Hoguet, (photo à gauche), patron de la DNRED, qui avait organisé le recrutement de Marc Fievet à Gibraltar, n’a jamais été contacté.

Est-ce à dire que l’administrateur civil Erwan Guilmin s’est autorisé à déformer la vérité des faits pour satisfaire les souhaits du directeur général de l’époque Jérôme Fournel (photo à droite)

Certes, la récompense est venue quelques années plus tard lorsqu’Erwan Guilmin a pris la direction de la DOD (Direction des opérations Douanières) à la suite de Vincent Sauvalere.

Comment puis-je aujourd’hui écrire ces quelques lignes ?

C’est qu’il s’avère en effet que l’énarque, administrateur civil, Erwan Guilmin est un faussaire, d’État certes, mais un faussaire quand même, puisque non content d’avoir faussé la totalité de l’action de Marc Fievet auprès de la DNRED, il a quelques années plus tard confirmé sa qualité de faussaire en étant confondu d’avoir modifier délibérément un document classé « Secret Défense » qui démontrait sa connaissance et sa participation à des faits habituellement reprochés aux escrocs internationaux et au monde du crime organisé. De caviardage tout simplement, l’énarque Erwan Guilmin s’est rendu coupable sur un document que l’on devrait considéré comme sacré puisque classé secret défense.

Pour Erwan Guilmin, tout va bien, Jérôme Fournel l’a reclassé à Bercy comme « Chargé de mission à la sous-direction des politiques sociales – Secrétariat général » au Ministère de l’économie et des finances et ce depuis janvier 2018, où il n’apparait jamais.

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Thomas Charvet – Bruxelles

Conseiller Douanes – Contrôle et gestion du risque, accises et autres fiscalités, OMD), Union douanière GUD (législation, systèmes d’information, douane électronique, tarif douanier, accords internationaux, mouvements argent liquide, biens culturels

qui, au nom du ministre chargé des douanes, rédigea les 26 janvier 2012, 17 février 2012 et 30 spetembre 2013, trois réponses en défense pour le ministre du Budget sans se renseigner sur la réalité du dossier de Marc Fievet auprès des douaniers directeurs de la DNRED, Jean Henri Hoguet, Bernard Pouyanné, Jean Puons, Gérard Estavoyer, Jean Paul Garcia.

Document incomplet et arrangé, dans lequel les mensonges sont entremêlés savamment au milieu de vérités.

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Elizabeth Melscoet de la DG de la Douane (DGDDI), au nom du ministre chargé des douanes, dans la limite de ses attributions, peut signer toutes pièces relatives aux affaires de la compétence du Conseil d’État, des cours administratives d’appel ou des tribunaux administratifs, tous documents comptables intéressant la direction générale des douanes et droits indirects, les pouvoirs de représentation en justice, les décisions relatives aux demandes de bénéfice de la protection fonctionnelle des agents de l’État ainsi que les habilitations des agents des douanes visées à l’article 64 du code des douanes, à l’article L. 38 du livre des procédures fiscales et à l’article 64 du code des douanes dans ses versions respectivement applicables à Saint-Pierre-et-Miquelon, à Wallis-et-Futuna, en Polynésie française et en Nouvelle-Calédonie…. ne posa aucune question aux douaniers directeurs de la DNRED, Jean Henri Hoguet, Bernard Pouyanné, Jean Puons, Gérard Estavoyer, Jean Paul Garcia, concernés par l’affaire de Marc Fievet, AKA NS 55, avant de rédiger le 21 mai 2015 une réponse incomplète, arrangée et mensongère au TA (Tribunal administratif).

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Michel Baron – administrateur des douanes, qui, au nom du ministre chargé des douanes, dans la limite de ses attributions, peut signer toutes pièces relatives aux affaires de la compétence du Conseil d’Etat, des cours administratives d’appel ou des tribunaux administratifs, tous documents comptables intéressant la direction générale des douanes et droits indirects, les pouvoirs de représentation en justice, les décisions relatives aux demandes de bénéfice de la protection fonctionnelle des agents de l’Etat ainsi que les habilitations des agents des douanes visées à l’article 64 du code des douanes, à l’article L. 38 du livre des procédures fiscales et à l’article 64 du code des douanes dans ses versions respectivement applicables à Saint-Pierre-et-Miquelon, à Wallis-et-Futuna, en Polynésie française et en Nouvelle-Calédonie…. ne posa aucune question aux douaniers directeurs de la DNRED, Jean Henri Hoguet, Bernard Pouyanné, Jean Puons, Gérard Estavoyer, Jean Paul Garcia, concernés par l’affaire de Marc Fievet, AKA NS 55, avant de rédiger le 19 janvier 2016 une réponse incomplète, arrangée et mensongère au TA (Tribunal administratif).

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A Bercy, l’administrateur civil voyou Erwan Guilmin, l’administrateur civil Thomas Charvet, l’administrateur des douanes Michel Baron comme Elizabeth Melscoet de la DG de la Douane (DGDDI), certainement des grands spécialistes des actions d’infiltration à l’international, ont réécrit l’histoire en interprétant les actions que Marc Fievet a menées pour le compte de la DNRED, dans le seul but de dégager la Douane Française et la DNRED de toutes responsabilités.

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AMÉRIQUE LATINE – CARAÏBES: depuis le 1er janvier 2020, saisie de plus de 20 tonnes de coke

4,8 tonnes étaient destinées à la Belgique

 

Plus de 20,5 tonnes de cocaïne ont été saisies au cours des trois premiers mois de l’année dans 45 affaires différentes en Amérique latine et dans les Caraïbes, dont 4,8 tonnes étaient destinées à la Belgique, rapporte lundi le Programme de contrôle des conteneurs (CCP) des Nations unies.

 

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FRANCE 🇫🇷 (WEB): le Covid accélère la vente en ligne de stupéfiants

Après des débuts très laborieux, le confinement en banlieue devient une réalité. Les dealers s’adaptent et développent la livraison à domicile, via les réseaux sociaux.

Des exemples de propositions au grand jour, sur le réseau social Twitter

 

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DOUANE FRANÇAISE 🇫🇷 (DNRED): lorsque NS 55 préparait une implantation du coté de Puerto Barrios au Guatemala

Après la politique, le terrorisme.

John Short me l’a clairement indiqué: le Melor ne va pas faire du cabotage.

Mon gentil trafic entre le Maroc et l’Espagne, voire l’Italie, n’était que de l’artisanat à côté de ce que Short me laisse entrevoir. On ne parle plus de cannabis, ni de Tanger, mais de cocaïne et des Caraïbes, et je dois impérativement en tenir compte pour les travaux de mise à niveau de mon cargo. Celui-ci doit être absolument fiable, je ne peux m’aventurer en haute mer, pour de longues traversées, sans un maximum de sécurité. J’en parle longuement avec Ralf De Groot qui m’avertit que la sécurité et la belle mécanique ont un coût. Lorsqu’il me montre le calcul, le total me donne le vertige. J’en avise mon commanditaire anglais qui tousse un peu mais finit par se ranger à mes arguments et accepte de régler les factures. En bon commerçant, il comprend que la fiabilité du bateau rassure le client, convaincu que ses commandes arriveront à bon port.

Parkhave Rotterdam


Le principe de réparations et d’aménagements lourds est donc acquis, ce qui va m’obliger à rester à Rotterdam pendant deux mois et demi. Le Melor disposera d’une autonomie de soixante-dix jours de mer. Mais pour cela il faut installer de nouveaux réservoirs de fuel et donc, également, de nouvelles canalisations. Nous sommes loin du bricolage prévu au départ et cette nouvelle orientation n’échappe pas aux douaniers hollandais.Mon équipement de bord les avait déjà intrigués, voilà qu’ils s’interrogent maintenant sur mes aménagements et me demandent des comptes sur mes projets.Cette fois l’heure n’est plus aux civilités et je me fâche lorsqu’un officier de la Douane hollandaise vient à nouveau me poser des questions :-Ceci est mon bateau, j’en fais ce que je veux. Pour votre information, j’ai l’intention de commercer et de monter une affaire avec un pays d’Amérique centrale. J’aurai besoin de mon cargo pour transporter du matériel et des marchandises. Jusqu’à preuve du contraire ce n’est pas interdit et je suis bien aimable de vous en aviser. Le douanier grommelle quelques remarques que je n’écoute pas, puis rejoint le quai. Je sais fort bien qu’il ne va pas se contenter de ces explications et qu’il me demandera d’autres précisions. Je devrai les lui fournir et pour cela une évidence apparaît : je dois effectivement lancer un projet avec un pays d’Amérique centrale, ou, en tout cas, en donner l’impression.Je ne manque pas d’imagination et la démesure ne m’effraie pas. Je consulte un atlas et je décide tout à fait arbitrairement d’implanter une affaire sur la côte Atlantique du Guatemala. La base étant définie, j’opte pour la création d’un complexe hôtelier autour d’une marina. C’est ambitieux, mais seul un projet ambitieux peut motiver les autorités locales et les pousser à me fournir les cautions et les justifications que les douaniers vont me demander à coup sûr. Aidé par un juriste, j’échafaude mon projet avec le plus grand sérieux pour le rendre crédible, puis je prends contact avec l’attaché commercial de l’ambassade du Guatemala à Madrid. Un rendez-vous est fixé et je fais un aller-retour en Espagne pour peaufiner le projet et lui donner corps. Un lieu précis est déterminé : Puerto Barrios, qu’il faut aller reconnaître. Pour me justifier aux yeux des douanes, je dois aller jusqu’au bout de l’illusion et j’envoie à Guatemala City mon fils Laurent et un ami, cadre commercial, totalement étranger à tous trafics, rencontré à Gibraltar, qui parle parfaitement espagnol. Avant leur départ je les invite, bien sûr, à susciter et multiplier les actes écrits avec les autorités et les entreprises. Paré de ce côté, je dois maintenant m’occuper de l’autre volet de mes travaux sur le Melor : leur financement. Le chantier de Parkhaven m’a présenté une première facture que je dois régler et j’appelle mon caissier à Londres. John Short tient parole et m’invite aussitôt à le rejoindre au Croydon Palace Hôtel, juste en face de la Cour de Justice, dans la banlieue de Londres où il me remettra l’argent. Mais il s’inquiète :

-Comment comptes-tu sortir une telle somme en argent liquide d’Angleterre ?

-Je me débrouillerai, j’ai l’habitude. En fait d’habitude j’appelle aussitôt Gatard pour qu’il demande de l’aide à son homologue anglais. Il ne peut tout de même pas refuser. Quelques jours plus tard, je suis assez satisfait de passer devant les douaniers de l’aéroport d’Heathrow sous la discrète protection de John Hector, l’un des leurs, sans même leur montrer la moindre pièce d’identité. Je n’ai même pas cherché à dissimuler les liasses de livres sterling serrées dans une pochette en plastique au fond de mon sac de voyage, puisque pour plus de sûreté, c’est John Hector lui-même qui portait mon sac. Sous l’impulsion de Ralf, les travaux ne prennent pas de retard et je peux bientôt communiquer avec exactitude à John Short la date où le Melor sera prêt à appareiller. Il me donne alors plus de détails sur l’opération que je vais mener et, brusquement, je comprends pourquoi les Anglais s’intéressent tant à lui :-Marc, tu pars dès que le bateau est paré. Tu vas charger une tonne de cocaïne aux Caraïbes que tu livreras à des gens de l’IRA. C’est urgent, ils ont besoin d’argent, et moi aussi. Nous avons déjà perdu trop de temps. Je te préciserai le programme plus tard. Pour l’instant je peux juste te dire que tu déchargeras près d’Oban, en Écosse. Tu peux aller repérer les lieux et chercher le site qui te convient. Tiens-moi au courant. Je sens que Short ne tient pas à en dire plus pour le moment mais je l’interroge tout de même car l’information qu’il vient de me donner sans la moindre précaution me paraît énorme :

-John, l’IRA donne dans le trafic de drogue ?

Allons Marc, tu n’es pas naïf, ça coûte cher la clandestinité. A ton avis, ils vivent de quoi ? Des dons des militants ? Et les armes, les bombes, ça pousse dans les champs comme les salades ? Au revoir Marc, je te rappelle.

Après le GAL en Espagne, l’IRA en Irlande… Décidément les trafics de drogue ne profitent pas qu’aux dealers des banlieues et je me pose des questions sur la volonté de certains États d’y mettre un terme. Pour alimenter certaines caisses noires quoi de plus anonyme et discret qu’une livraison dans un charmant petit port ? Pas de paperasse, pas de trace, pas de TVA et le contribuable n’est même pas floué…En tout cas j’ai la certitude que je viens de franchir un palier. Je naviguais en eaux troubles, je plonge en eaux profondes.

Christian Gatard

Christian Gatard, le patron de la DNRED de Nantes émet un long sifflement lorsque je lui révèle mon information:

C’était donc ça, les British se doutaient que par Bob Mills, puis John Short, ils allaient remonter jusqu’à l’IRA. Je comprends mieux, il ne s’agit plus seulement de saisir des stups mais surtout de coincer salement des indépendantistes irlandais. C’est une toute autre dimension.

Bobby Mills

Avec Christian je ne cherche pas à jouer l’oisillon tombé du nid: depuis le temps, je suppose quand même que les flics anglais se doutent bien que l’IRA ne vit pas d’oboles ?

C’est certain. Tu vois bien qu’ils ne pistaient pas Mills par hasard. Mais, entre savoir et prouver, il y a un grand vide juridique.

Je constate encore que tous les mouvements clandestins du monde, qu’ils soient de droite ou de gauche, n’existent que par les trafics, mais que le lien entre la drogue et le financement du mouvement n’est jamais évident, sans compter que, bien souvent, la politique vient encore compliquer les choses. Même très riches, les États n’aiment pas mettre la main à la poche, alors, si leurs protégés peuvent subvenir à leurs besoins, ils ferment pudiquement les yeux sur les méthodes et, éventuellement, donnent même un petit coup de pouce. Ce qui ne les empêche pas, parallèlement, d’engloutir des sommes colossales dans la lutte contre les trafics à grand renfort de beaux discours et de bonnes intentions.Tous les policiers, tous les douaniers du monde sont d’accord sur ce point, ce qui ne les empêche pas de traquer les trafiquants pour la plupart d’entre eux avec pugnacité, conviction, voire avec courage, ce qui est d’autant plus admirable. Pour l’heure c’est ce que font les douaniers de Nantes et ceux de Londres, les HM Customs excise officers.

George Atkinson

En apprenant que je vais livrer pour l’IRA, le contrôleur George Atkinson s’autorise une sorte de glapissement qui doit traduire chez lui une intense euphorie, et propose immédiatement de mettre l’un de ses hommes à ma disposition pour aller repérer les lieux de la livraison.

Un rendez-vous est prévu à l’ambassade de France, dans le bureau de l’attaché des Douanes, Marc Lerestre, pour monter l’opération. Nicole, la secrétaire de la DNRED de Nantes m’y accompagne pour représenter le service et ramener quelques documents confidentiels que Lerestre doit lui remettre. Il fait gris et il pleut

lorsque nous arrivons devant le King’s Gate House, 115 High Holborne, annexe de l’ambassade de France. Dans le hall, Marc Lerestre discute déjà avec un officier des Douanes anglais, John Hector. C’est lui qui va nous accompagner en Écosse. Les présentations effectuées, nous montons dans le bureau de l’attaché des Douanes qui a déjà étalé une carte des côtes écossaises sur une table ronde. John Hector pointe tout de suite son doigt sur le golfe de Murray, à l’ouest, et le canal Calédonien qui relie la côte ouest à la côte est de l’Ecosse. C’est dans cette zone que l’on m’a demandé de livrer et c’est donc là où nous allons nous rendre demain. Je loue une voiture à mon nom à l’aéroport de Glasgow et j’inscris John Hector comme conducteur parce que je n’ai pas l’habitude de la conduite à gauche. Un tout petit détail qui me lie par contrat aux douanes anglaises et scelle notre coopération.

King’s Gate House, 115 High Holborne

Pour mes trois compagnons de voyage, notre séjour écossais se transforme bien vite en circuit touristique. Ne connaissant rien aux manœuvres que je vais avoir à exécuter, ils ne me sont d’aucune utilité. Aussi, la plupart du temps, je leur laisse la voiture, préférant prospecter les ports et longer les côtes seul et à pied.

Nous restons trois jours sur le secteur et je fixe mon choix sur un tout petit port assez isolé, près d’Oban, face auquel je pourrai mouiller sans trop attirer l’attention. Un Zodiac viendra prendre la marchandise et la mènera jusqu’à un camion garé le long du canal Calédonien. La suite ne me regarde plus, elle concerne John Hector qui m’assure que son service n’a encore rien prévu. Le repérage est terminé, je rentre à Rotterdam.

Pas pour longtemps. Je reçois très vite un appel téléphonique de John Short. Je dois partir à Dublin


immédiatement et prendre une chambre dans un hôtel dont il me donne le nom. Puis il m’indique un jour, et l’heure exacte à laquelle je devrai me trouver au bar de cet hôtel. C’est concis. Au jour dit, à l’heure dite, je suis à mon poste. J’ai repéré le téléphone posé au bout d’un assez joli bar en bois et je me suis installé à la table la plus proche en commandant une « lager beer ». Cet instant m’excite, mais en même temps je pense que tout cela n’est qu’un jeu. Ce téléphone que je fixe intensément ne peut pas sonner, on ne voit cela que dans les films…Et pourtant il sonne. Incrédule, je refuse de regarder le barman, qui fait répéter un nom pour la troisième fois, et j’accroche mon regard sur le programme d’un singing-pub affiché en face de moi entre un jeu de fléchettes et une vieille publicité pour la Pelforth.

– Mister Fiévet ?

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GUATEMALA 🇬🇹 (aeronarcotrafic): tout le système politique du Guatemala était de mèche avec les trafiquants, qui devenaient grâce lui intouchables !

Otto Herrera Garcia, alias « el ingeniero« avait fait du Guatemala un véritable corridor à transfert de coke.

Travaillaient une effet pour lui des gens comme Jorge Mario « le gros » Paredes Córdova, Otoniel « le fou » Turcios (nous reparlerons de lui), Byron Berganza , la famille Lorenzana, Horst Walther Overdick et Mario Ponce. Que du beau linge en effet ! Après avoir travaillé (honnêtement) dans sa jeunesse aux Etats-Unis, il était reparti s’établir au Guatemala, pour très vite se lancer dans un tout autre commerce florissant : « en 1998, Herrera, 33 ans, était déjà un trafiquant de drogue bien connu. Selon l’agent López de la DEA, l’une des premières photographies publiées dans la presse locale montrait Otto Herrera profitant d’une journée à la plage, une bière dans la main, avec une jeune femme en bikini – sa femme américaine, Sherry Blailey -. «À cette époque, Otto était un puissant trafiquant international en raison des contacts qu’il avait; il a conclu des accords importants avec l’armée guatémaltèque et avec certains représentants du gouvernement», explique Vigil, qui a pris sa retraite en 2004 et est consultant pour le cabinet international de conseil en sécurité Mission Essential Personnel à Washington D.C. « Otto opérait au niveau latino-américain et était connu pour sa capacité à acheter une protection. » En fait, un détective de la police a déclaré qu’au domicile d’un passeur dans la capitale guatémaltèque, les autorités avaient trouvé une lettre – datée de la fin des années 1990 – adressée à Herrera García et signée par un haut fonctionnaire du gouvernement. Le responsable a écrit pour le remercier de l’aide apportée à plusieurs communautés touchées par la tempête Mitch en novembre 1998, ajoute-t-il. » Recherché, il avait sa fiche sur Interpol (ici à droite).

Herrera était associé à « El Rey », autre ténor colombien fournisseur de coke : « Selon le dossier d’extradition colombien de Phanor Arizabaleta Arzayús, alias el Rey, au milieu des années 90, il était associé à Otto Herrrera et son frère Guillermo, alias Willy, Byron Linares Cordón, lieutenant d’Herrera et famille Lorenzana pour expédier des milliers de tonnes de cocaïne par bateau de la Colombie au Salvador, où elle était déchargée, inventoriée et cachée dans des camions chargés de bananes à transporter au Guatemala puis au Mexique où elle a été livrée au cartel de Sinaloa, qui l’a introduite aux États-Unis. . L’enquête de López révèle une note datée du 12 novembre 2010, établit qu’entre fin 1999 et début 2000, les membres de l’organisation dirigée par le roi Arizabaleta ont rencontré des membres de l’organisation d’Otto Herrera. En conséquence, les Colombiens ont accepté de fournir de la cocaïne à diverses structures de trafic de drogue au Mexique, via le réseau Herrera. Son travail consistait à transporter la drogue de la Colombie en Amérique centrale puis au Mexique. Cette association a fonctionné entre mars 1996 et juin 2007, selon le dossier d’extradition d’Arizabaleta, capturé par les autorités colombiennes en mars 2012 ». Herrera était bien un intermédiaire, un transporteur, avant tout. Et devait donc avoir croisé sur son chemin celui qui montait alors, à savoir « El Chapo Guzman », qui avait besoin d’une infrastructure aérienne de transport.

Otto Herrera, poursuivi, est repéré et arrêté une première fois dans son fief guatémaltèque : « le 2 avril 2003, la police guatémaltèque a fait une descente dans une maison située dans la zone exclusive 14 de la ville de Guatemala et, après avoir examiné une résidence adjacente, a trouvé 14,4 millions de dollars en espèces, la résidence faisant l’objet de la descente appartenait à Jorge Mario «el gordo». Les murs, où l’argent a été trouvé, avaient cependant été loués par Otto Herrera. Dans l’opération, la police a capturé deux Colombiens qui gardaient l’argent: Carlos Eduardo Rodríguez Monar et José Fernando «Zimber» Arizabaleta Lenis, neveu et émissaire du « roi » Arizabaleta, le dernier pivot central du Cartel de Cali, Colombie, selon López.  Cette capture a mis Herrera sur le radar de la DEA. Son organisation gérait de l’argent pour le cartel de Cali et pour le cartel de Sinaloa et envoyait de l’argent en Amérique du Nord et du Sud; Selon le dossier, devant un tribunal de district de Floride, entre octobre 2003 et juin 2006, le cartel de Sinaloa a effectué 35 virements électroniques pour 3,3 millions de dollars depuis des bureaux de change du Mexique vers les États-Unis. pour acheter des avions. Le dossier répertorie parmi les accusés Joaquín el Chapo Guzmán, chef du cartel de Sinaloa, le colombien Jorge Miltón Cifuentes Vila, Otto Herera et son frère Guillermo. » On y est : c’est bien Herrera qui a été à la base d’une bonne partie de la flotte aérienne d’El Chapo !

Un recruteur… d’avions

Un peu plus d’un douzaine d’avions ont été sélectionnés et achetés par lui.  » Ces transferts du cartel de Sinaloa ont permis d’acheter 13 avions à des sociétés américaines. Les avions ont été emmenés au Venezuela et en Colombie, où ils ont été chargés de cocaïne et dirigés vers l’Amérique centrale ou le Mexique. L’un des avions achetés par Herrera aux États-Unis a été saisi près de la rivière Usumacinta, au Guatemala, en janvier 2004, avec deux tonnes de cocaïne à bord. Cet avion a été acheté par le truchement du trust Powell Aircraft Title Services aux États-Unis (http://airtitle.com), ouvert au cartel de Sinaloa, selon des informations que le délégué en chef de la DEA au Mexique, David Gaddis, a envoyées au procureur général de la République (PGR). ). Ces avions je vous les avais présentés ici comme étant ceux d’El Chapo : sorti du tunnel, El Chapo a pris l’avion.  Il a toujours adoré les avions, en fait : il en acheté pas mal (est cité un peu partout le chiffre de treize exemplaires, rien qu’à titre personnel). Il avait démarré tôt ce goût pour les avions en En Colombie, le 11 septembre 2005, jour où l’armée de l’air colombienne avait détecté un appareil King Air 65-C90 immatriculé N193A, se dirigeant vers l’île de San Andrés, lieu où sera arrêté le pilote avec 300 kilos de coke à bord. L’avion avait été acheté 415 000 dollars, à Powell Aircraft Title Services, (1) par le biais de six transferts électroniques effectués par Angelina Huerta García, David Alejo Lázaro, Édgar García Roa, Esteban García Campos et Tania Martínez Rodríguez les 25 et 26 juillet 2005, par l’intermédiaire de la branche de la Casa de Cambio Puebla.  Les transferts d’argent avaient été envoyés au compte 00-28680-48493 de la succursale de Bank of America de New York !!!  Casa de Cambio Puebla allait tomber plus tard avec la gestion de d’argent pour l’achat d’avions américains pour le cartel de Sinaloa, après la saisie au Guatemala, en octobre 2003, de près de 2 tonnes de cocaïne à bord d’un avion Beach Craft King Air 200, numéroté N694FC, (ex Guatemalan Air Force, ici à droite) posé près de la rivière Usumacinta.  L’avion avait été acheté par par Jorge Milton Cifuentes Villa alias « Jota » ou  » J », par 20 transferts électroniques d’une valeur totale de 1, 289 million de dollars.  Les noms utilisés ayant été Juan Granados Patiño, Fernando Camargo López, Raquel Aguirre Reséndiz y María Aurelia Trejo Valle.  Le 19 août 2005, le N193A confisqué passait chez l’armée colombienne sous l’appellation FAC5730 (ici en haut à droite). A ses heures aussi, Herrera avait été pilote pour Elchapo, qui  possédait aussi un Falcon-20 bien connu, l’enregistré XB-IYK, vu aussi à  Campeche… resté célèbre en train d’attendre ce qu’allait faire le DC-9 rempli de 128 sacs de cocaïne qui avait fait couler tant d’encre (pour le rôle qu’avait joué la CIA dans l’histoire.  A bord devait monter le pilote, Otto Roberto Herrera Garcia qui, une fois déguisé en policier, était tranquillement sorti de l’aéroport, dans le Ford Lobo du chef des gardiens Alfredo Cazares. Otto Herrera était alors recherché aux États-Unis (par la DEA) qui offrait 5 millions de dollars en récompense pour sa capture (le gouvernement mexicain promettait 2 millions de dollars). L’avion, gris, est devenu tout noir (ci-dessus à droite)  sous l’immatriculation XC-HID (PF-203 ci-dessus à gauche), et appartient désormais à la Police mexicaine, après avoir été XC-DIP de la Banco Nacional de Crédito Rural et le fameux YB-IYK 

En 2004, donc le nouveau « seigneur du ciel  » tombe. En janvier 2008, ajoute le rapport de López, six mois après la saisie dans la zone 14, le bureau du procureur américain a accusé Herrera de trafic de drogue et a offert une récompense de 2 millions de dollars pour des informations qui permettent sa localisation et sa capture. Le 21 avril 2004, la police mexicaine a capturé Herrera en attendant sa petite amie Marcela González à l’aéroport international de Mexico. Le Département américain de la Justice a célébré la capture de « l’un des plus grands trafiquants de drogue en Amérique centrale » et qui était le résultat d’une enquête multinationale impliquant des agents de la DEA au Mexique, au Guatemala et au Salvador, et a lié Herrera et quatre autres accusés au transfert de cinq expéditions de cocaïne totalisant 6 500 kilos entre mars 1996 et octobre 2003. Ils ont également demandé son extradition rapide vers les États-Unis. »

Deux tonnes de coke par mois, en moyenne… et des pontes enrôlés dans le réseau

D’une efficacité redoutable avec ses avions, il arrivait en effet à transporter environ 2 tonnes chaque mois aux USA, à  l’époque de sa capture. « En 2004, l’USDOJ qualifiait Herrera de « l’un des plus grands trafiquants de drogue en Amérique centrale ». Son organisation a servi d’intermédiaire entre les restes du cartel colombien de Cali et du cartel mexicain de Sinaloa. Selon le Département d’État américain (DOS), il était responsable du transport de plus de 18 tonnes de cocaïne à travers l’Amérique centrale et le Mexique aux États-Unis à partir de 1998. Les dossiers montrent qu’il a également envoyé des millions de dollars en virements bancaires du Mexique vers les États-Unis, dont certains étaient utilisés pour acheter des avions à une société américaine. Il était lié à l’homme d’affaires et courtier politique guatémaltèque Gustavo Herrera (sans lien de parenté, (ici à droite), qui aurait aidé l’organisation d’Otto Herrera à déplacer et à stocker des cargaisons de drogue ».

Or en 2004, justement, alors qu’il venait d’être capturé au Mexique, et attendait une demande d’extradition vers les USA, il avait réussi à s’enfuir de sa prison… déguisé en policier, après avoir largement arrosé en dollars tout le personnel pénitentiaire (on parle de pots-de-vin allant de 200 000 à 2 millions de dollars !). Fait notable, l’intelligentsia politique guatémaltèque était de mèche directe avec lui : Gustavo Herrera était en fait le gestionnaire du Patriot Party (PP), dont il détournait allègement les fonds, en ne déclarant rien au impôts (IGSS) et en les plaçant dans une entité appelée Jekyll Properties, constituée à la fois aux Bahamas et au Guatemala, créée au départ par l’avocat Francisco Palomo, assassiné en 2015.

Parmi la liste des personnes bénéficiant des transactions effectuées en sous-mains par Jekyll Properties figuraient Conrado Arnulfo Reyes (ici à gauche) – l’ancien procureur général

et  Óscar Eugenio Dubón Palma (ici à droite)- ancien contrôleur général des comptes -, qui auraient reçu respectivement 100 000 et 350 000 Quetzals.

Herrera, qui avait fui au Nicaragua, avait pompé à lui tout seul 350 millions de dollars de l’IGSS !

Tout le système politique du Guatemala était de mèche avec les trafiquants, qui devenaient grâce à lui intouchables !!!

Un général froidement éliminé

Recapturé (comme El Chapo) en 2007, à Bogota, en Colombie après deux années de cavale, il avait été finalement extradé en 2008 aux USA, où il encourait une très lourde peine avec ses 18 tonnes de coke transportées au total et son accusation pour blanchiment d’argent. Il en prendra en effet pour 30 ans, à effectuer au Rivers Correctional Facility en Caroline du Nord, pas vraiment un hôtel de repos… Or surprise, il sort de prison aux USA dès 2013, une annonce dissimulée par les autorités US pendant un an au moins.  Pourquoi les américains l’avaient-il aussi vitre relâché, mystère. L’idée de l’avoir « retourné » pour en avoir fait un informateur est un peu risquée à prendre, étant donné sa violence incontrôlable (une de ses cibles avait reçu 18 impacts de balle !)… Alors pourquoi, donc ? Un câble de 2013 (Confidencial Guatemala 001673) de leur ambassadeur, John Hamiltonresté célèbre depuis, nous donne une indication  : « L’ambassade a appris début juin que le juge Felix Eliseo Garcia Arenas (largement considéré comme un juge honnête) qui avait présidé le cas de Byron Linares (commandant en second de l’ organisation de stupéfiants Otto Herrera) et deux accusés colombiens dans une affaire de millions de blanchiment d’argent impliquant l’organisation Herrera, avait été remplacé par le juge Luis Alfredo Morales Lopez à travers une  procédure irrégulière. Morales était le juge qui a libéré un certain nombre de personnalités prétendument corrompues ayant des liens étroits avec le président Portillo – y compris le banquier Alvarado McDonald… » En somme les américains s’attendaient à voir d’autres narcos-trafiquants arriver de nouveau au Guatemala, systématiquement relâchés dans la nature par des juges corrompus...  » la capacité du GOG à poursuivre les principaux trafiquants de stupéfiants et toute l’action d’un juge pour libérer les accusés dans cette affaire serait une grave coup à la guerre contre la drogue au Guatemala »… Espérait-on en secret que les deux chefs de car s’étrillent entre eux, si Herrera ressortait plus vite que prévu ? La lecture ds messages hebdomadaires envoyés par l’ambassadeur Hamilton est édifiante, tel cet extrait étonnant posté le 17 décembre 2014 dévoyant un énième détournement au sein du gouvernement de Portillo : » Nous avons mentionné dans notre dernière lettre le cas mystérieux du colonel Raul Cerna, l’ancien chef des finances disparu de la sécurité militaire présidentielle (EMP) et témoin clé des efforts pour retrouver les 115 millions de dollars ou plus qui ont disparu dans des mains militaires sous l’administration Portillo. Alors que les Guatémaltèques placent toujours des paris entre eux sur le sort de Cerna (cf mort en 2004), les autorités ont exhumé un cadavre d’un cimetière. La presse a rapporté qu’un dentiste avait identifié le reste comme Cerna (ici droite), mais, pour être sûr, un échantillon d’ADN a été envoyé en Espagne pour voir s’il correspond aux échantillons fournis par le fils et le père de Cerna. »A son décès personne n’avait réclamé son corps, de là les autorités ! On avait découvert entre-temps qu’il savait que l’argent destiné aux repas scolaires avait disparu dans le parti de Portillo, l’ensemble des détournements présidentiel avoisinant les 2 milliards de dollars ! « Le colonel José Raúl Cerna Ramírez, qui était le directeur financier de l’EMP, était considéré comme le principal suspect, avec 13 autres personnes impliquées. Cerna collaborait aux enquêtes et son témoignage a été déterminant pour déterminer l’implication des suspects dans le détournement de fonds. Après sa mort, Juan José de León Pineda, Surama Payeras, Jorge Rivera, David Elías et William Rivera, anciens employés de l’agence, sont morts de causes mystérieuses » écrit ici Prensa Libre.  Dans un tel état miné de partout par la corruption, relâcher Herrera n’était-ce pas aussi envenimer encore les choses ? Et tenter de faire tomber Portillo pour trafic de drogue ? Pourrir davantage encore la situation pour se proposer ensuite en sauveur nimbés de tous les bons sentiments, voilà bien une technique chère… à la CIA !!!

Avec Herrera, une révolution s’était donc produite au Guatemala  ?

Après coup, il faut s’apercevoir de ce qu’avait amené le fameux Herrera au Guatemala : tout simplement une autre et nouvelle façon de faire (du trafic) indiquent ici fort judicieusement Ralph Espach, Javier Meléndez Quiñonez Daniel Haering, et Miguel Castillo Girón dans le superbe dossier « Criminal Organizations and Illicit Trafficking in Guatemala’s Border Communities » : « Avant 2008, le trafic local de drogues, d’êtres humains, d’armes et d’autres objets de contrebande était principalement contrôlé par des capos locaux, des individus et des familles ayant une longue tradition de propriété et d’influence au sein de leurs communautés. Non seulement les criminels, les capos étaient des propriétaires fonciers et des hommes d’affaires, des employeurs communautaires, des bienfaiteurs et des dirigeants dans une certaine mesure dont les opérations bénéficiaient d’une légitimité aux yeux des résidents locaux. Ils avaient construit des routes, des cliniques, des terrains de football; ils avaient fourni de l’argent aux citoyens locaux pour les fêtes de leurs enfants et pour les urgences médicales; et – comme le montrent les études de cas – ils avaient assuré l’ordre et la sécurité dans les rues afin que les résidents se sentent en sécurité dans leurs activités quotidiennes. Ils avaient pu mener ces diverses activités, licites et illicites, sous la protection fournie par leurs relations avec les militaires, les services de renseignement et les représentants du gouvernement. Cependant, le système de traite stable, contrôlé et relativement pacifique au Guatemala, dans lequel des groupes étrangers ont payé les trafiquants guatémaltèques pour un passage sûr et sécurisé et sinon les a laissés pour la plupart, a pris fin en 2008. Une partie de la rupture de ce système peut être attribué aux arrestations de « transportistas » guatémaltèques de haut niveau. Otto Herrera, considéré comme le contact principal du cartel mexicain du Golfe au Guatemala, a été arrêté en 2007 et Jorge Mario Paredes, lié au cartel de Sinaloa, a été arrêté en 2008. Ces arrestations ont déclenché une série de compétitions entre des groupes et des individus subordonnés, qui cherchait à établir le contrôle de certains territoires et à éliminer ses rivaux. Cela a provoqué des turbulences et de l’incertitude sur plusieurs itinéraires de trafic clés ». En somme, on avait toujours trafic au Guatemala, par définition zone de passage entre l’Amérique du Sud et les Etats-Unis, mais avant Herrera ça se passait à la bonne franquette, avec des trafiquants plutôt fondus dans la population et acceptés, car ce sont  eux qui empêchaient la violence (le pays ne disposant pas d’une police autre que corrompue !), un calme qui leur garantissait une circulation tranquille de leurs produits. Herrera a tout flanqué par terre, en amenant Los Zetas et leur violence intrinsèque.

L’étape entre les « trafiquants à l’ancienne » et le nouveaux a été cruciale, et a été marquée par d’horribles massacres…

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AMÉRIQUE CENTRALE (Coke en stock – CCLXXVI): au Guatemala 🇬🇹, les aéroports aux mains des narcos

Tous ces avions remplis de cocaïne se posent, on l’a vu, plutôt sur des pistes clandestines. Faut rester discret. Sur les aéroports, c’est à une autre ballet auquel on assiste au Guatemala. Là, ce sont des valises pleines d’argent liquide qui circulent, la monnaie d’échange des trafiquants étant le dollar américain, plus rarement la monnaie du pays.

Dans le genre on a assisté à de beaux cas d’exemples ces dernières années. Un avion qui cachait ses billets dans le plafond de sa cabine, une ex star de la TV essayant de sortir discrètement un demi-million de dollars du pays, un entraîneur de foot avec ses millions, et toujours une corruption tous azimuts dans le pays.

En résumé c’est plutôt simple : la majorité des aéroports est aux mains des trafiquants !

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Retour sur une vieille affaire

C’est bien cela en effet, des avions, transporteurs de cocaïne, qui se posent partout, car les trafiquants ont mis la main sur tout l’infrastructure aérienne du pays : « Les trafiquants de drogue pourraient même être à l’origine du meurtre d’un contrôleur aérien qui a empêché un avion chargé de cocaïne d’atterrir en 2007. Des sources de l’aviation civile ont assuré aux Américains dans le premier des deux câbles que «des officiers de l’aviation impliqués étaient impliqués dans le meurtre le 17 août 2007, le contrôleur José Emanuel Méndez, qui avait refusé l’autorisation d’atterrir à un avion chargé de trois tonnes de cocaïne et qui, après cinq tours à l’aéroport, a fini par tomber » (Mendez était aussi le fils de l’activiste des droits humains et ancien congressman Amilcar Mendez). « En représailles, Méndez aurait été tué », explique le câble, qui s’appuie sur l’aviation civile, la police et les autorités syndicales. (…) « Pour ce meurtre, son collègue Erwin Omar Gudiel Arias a été reconnu coupable par un tribunal. Le journaliste Andreas Bourke, ami de Méndez, a exigé le 22 juillet 2010 dans le journal que la paternité intellectuelle soit poursuivie. Et il s’est souvenu que Carlos Castresana, alors qu’il était le chef de la Commission internationale contre l’impunité (Cicig), a déclaré que la Commission avait trouvé des indications comme quoi Juan Roberto Garrido, responsable de la sécurité de l’aéroport, avait été impliqué dans le meurtre. » Cet effort de nettoyage de l’aéronautique et des aéroports du Guatemala, pays qui compte le plus d’avions par habitant sur le continent, ne fait que commencer. » Il n’est pas allé loin, pour l’instant semble-t-il, hélas.

Les aéroports du pays aux mains des trafiquants

En 2012, le site Cosecha Roja avait pourtant déjà alarmé sur ce qui se passait à La Aurora : « de nombreux avions ont atterri en provenance d’Amérique du Sud et sont stationnés sur la piste d’atterrissage abandonnée et incontrôlée de Puerto Barrios.

Et même une partie est contrôlée par un trafiquant de drogue connu », dit le câble « 08GUATEMALA1360 » du 31 octobre 2008, signé par l’ancien ambassadeur Stephen McFarland, après une réunion avec les autorités de l’aviation civile. Un autre câble, « 08GUATEMALA1180 », a indiqué que cette piste de 2060 mètres de long avait été abandonnée par l’armée en 2004 (elle est bien visible ici sur Google Earth). Le câble en premier disait aussi ceci : « Le commissaire Carlos Castresana était au courant de la situation à la suite de l’arrestation, en juillet 2008, de Luis Fernando Archila Lima, Chef de la sécurité de la Direction générale de la société civile Chef de la sécurité de la Direction générale de la société civile Aviation (DGAC) à Puerto Barrios, pour possession de drogue. Selon la presse, Archila Lima a été arrêtée bientôt après que les autorités ont perquisitionné une tour de contrôle de l’aéroport où deux des onces d’héroïne ont été trouvées dans son lit ».
Le chef de la sécurité de l’aéroport se droguait ! Un comble !

 

« Des cas d’atterrissages sur les pistes de Cobán et Zacapa ont été documentés. Par exemple, en décembre 2010, les autorités ont trouvé trois petits avions à l’aéroport de Cobán: dans l’un, il y avait 300 milles quetzals et deux autres n’avaient pas la permission d’entrer dans le pays. Tous trois étaient au service des Zetas, selon des sources des renseignements civils. Ils ont également utilisé un côté de la piste pour les courses de chevaux. Ces cas dans lesquels des trafiquants de drogue utilisent les aéroports nationaux comme pistes privées ont été étendus au port de San José, selon les câbles (…) « en juillet 2005, l’ancien chef du secrétaire à l’analyse et à l’information contre la drogue (Saia), Adán Castillo, a déclaré que l’aéroport international de La Aurora était utilisé pour introduire de grandes expéditions de drogues dans le pays et que c’était la famille Mendoza de Izabal qui gérait l’essentiel du trafic de drogue (ils s’en occupaient toujours en 2019 selon Insight Crime et « anonguatemala » ). Quatre mois plus tard, Castillo a été capturé aux États-Unis pour avoir convenu avec les trafiquants de la prise en charge d’une cargaison de drogue. Il a été condamné en 2007 à dix ans de prison. »

A gauche, la famille Mendoza avec le politicien Mario Estrada aujourd’hui derrière les barreaux, devant son hélicoptère de campagne TG-MEO controversé. Ce trafic perdure : les deux photos ici sont celles diffusés dans un journal télévisé du matin en mars 2018 au lendemain de la découverte d’un Cessna incendié sur une piste clandestine au nord de Zacapa, visible ci-dessous (au 15° 4.902’N et 89° 40.490’O) :

Dans le plafond

L’argent continue à circuler : si en 2010 c’était une dame qui avait été pincée avec une valise pleine de billets, en mars 2019 c’est un avion au complet, un petit Cessna 340 reconnaissable à ses bidons de bout d’aile, sa vitre latérale de cockpit en demi-cercle, ses hublots ovales: un avion immatriculé XB-FKB, venu du Mexique, donc, avec à l’intérieur un compartiment « secret », parfaitement dissimulé à l’intérieur du plafond de l’appareil qui allait surprendre les enquêteurs montés à son bord (il avait été soigneusement recousu sans laisser de traces !)

Dans cet espace inattendu et difficilement, détectable (à moins de disposer d’une information sur la modification faite quelque part sur l’appareil, ce qui à sans doute été le cas dans cette affaire) étaient dissimulés 64 400 dollars américains et 16 500 pesos mexicains, plus huit téléphones portables, un GPS et même un iPad. Une caverne d’Ali Baba, mais au-dessus de la tête !

Fait à noter, les membres d’équipage et les passagers avaient été identifiés comme étant tous des jeunes, aucun ne dépassant la quarantaine : Jonathan Quezada Flores, 35 ans; Alejandro Galindo Benítez, 33 ans, Abraham Galindo Escamilla, 21 ans et Alexia Sarahí Herrera Inzunza, 24 ans, tous également de nationalité mexicaine. La nouvelle génération des trafiquants mexicains, certainement trop bavards sur le net… Depuis, « leur » avion pourrit sur le tarmac de la Aurora (et ce n’est pas un Cessna 401 comme indiqué !). En vérité, l’immatriculation était certainement fausse. Aucune recherche ne pointe vers elle en effet. L’avion est donné comme étant le 340A-0646 qui est celui du N8875K, annoncé comme invendu en avril 2017, et reversé à la Cessna Aircraft Company.

L’évasion de devises, le sport roi au Guatemala : sortir l’agent !

C’est Global Voices qui nous le confirme ici le 26 juillet 2014 : l’évasion de numéraire a pris des proportions inquiétantes ces dernières années au Guatemala et l’endroit principal par lequel cela se fait est l’aéroport de la Aurora. L’article débute par un exemple précis, celui de « la présentatrice de télévision María Magdalena Stahl Hurtado, par ailleurs mannequin et « psychologue » (elle a participé à la finale de Miss Equateur en 2005), une citoyenne américaine d’origine allemande » dont l’attitude avait interpellé un agent des douanes suspicieux. La belle, ici à droite, interrogée, finit par craquer devant le douanier : « après plusieurs heures de comptage, le ministère public a calculé qu’il y avait 435 762 dollars USD cachés dans les bagages que Mme Stahl s’apprêtait à emporter à Panama ». Elle avait tenté de dissimuler 1/2 million de dollars dans ses bagages !!! Un phénomène courant, nous apprend l’article : « le dernier cas signalé est celui de M. Richard Alexis Preza Herrera, l’entraîneur de l’équipe de football Coatepeque qui a été arrêté pour le transport de 14,6 millions de dollars US. Lors de son procès, il a été condamné à une amende de 600 000 quetzales (7 750 dollars US) et il lui est interdit de quitter le pays. » Ces transferts interdits, les trafiquants les font aussi, mais de manière plus adroite à vrai dire : “La loi stipule que jusqu’à un montant de 10 000 dollars peut être transporté sans déclaration. Aussi y a-t-il des gens qui voyagent avec 9 700 ou 9 800 dollars, tout juste, pour rester dans la limite légale “, dit M. Rodenas. Au moins deux grands groupes de « courriers », chacun transportant un montant légal d”argent, ont été capturés transportant de ‘l’argent à Panama, la destination principale pour le blanchiment d’argent. Selon M. Rodenas, un autre moyen de transporter de l’argent était de prétendre que les courriers étaient des directeurs ou des employés d’entreprises qui voyageaient pour affaires ou faire des achats. Ensuite, après des mois d’enquête, on arrive à la conclusion que les entreprises n’étaient qu’une couverture et qu’elles n’avaient pas d’activités financières réelles.

En fait, les trafiquants continuent à utiliser cette méthode. “Voilà comment ils exportent l’argent hors du pays. Ils font ce que la loi permet”, dit M. Rodenas, qui ne s’aventure pas à avancer une hypothèse quant aux montants totaux d’argent qui sont exportés hors du pays illégalement. “Il est difficile de donner un chiffre ; une étude devrait être réalisée”, dit-il.

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UNDERCOVER: quand l’amoralité des représentants de la loi est mise en exergue

Dans les rangs du FBI, l’entrée du garçon dans les rangs de la pègre ne passe pas inaperçue. Plutôt que de l’encourager à poursuivre ses études, les agents fédéraux proposent à l’adolescent (sans lui laisser beaucoup le choix) de se lancer dans le trafic en gros, sous leur supervision. Il devient ainsi le plus jeune informateur que le Bureau ait jamais engagé. Le scénario un tantinet didactique de Undercover, fait se heurter amoralité des représentants de la loi (incarnée avec superbe par Jennifer Jason Leigh) et les hésitations de White Boy Rick, ballotté entre les tentations de l’argent facile et l’espoir d’échapper à son destin de citoyen d’une ville fantôme.

On trouvera, dans un reportage long format publié en 2014 sur la plate-forme multimédia américaine The Atavist, la relation du triste sort que le système policier et judiciaire a réservé à cet auxiliaire.

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Une autre histoire vraie, celle de Marc Fiévet, qui a inspiré le film « Gibraltar »

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FRANCE 🇫🇷 (Hauts de France): dans la métropole lilloise, le confinement entraine un ralentissement de la demande

Pas de trêve sanitaire pour les réseaux de drogue.

Les principaux points de vente de la métropole lilloise, plaque tournante nationale des stupéfiants, continuent de tourner.

C’est ainsi que, mardi soir, quatre kilos d’herbe de cannabis ont été découverts dans une voiture à Lille-Sud.

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DOCUMENTAIRE: Histoire du trafic de drogues

Histoire du trafic de drogue

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Comment, deux siècles durant, les pouvoirs en place ont fait naître et prospérer le commerce des drogues, envers occulté du libre-échange.

Cette fresque dense et limpide pulvérise les idées reçues en démontrant l’impasse de la prohibition.

Au XIXe siècle, l’opium se répand à travers toute l’Asie, sous l’impulsion des puissances coloniales. Parallèlement, l’industrie pharmaceutique occidentale découvre des produits miraculeux : morphine, cocaïne, héroïne. L’addiction devient un fléau mondial et un enjeu de santé publique ; la prohibition va progressivement s’imposer. L’interdit donne naissance aux premiers réseaux du trafic de drogue, qui ne vont cesser de chercher la protection des États. Cette criminalité connaît un essor sans précédent pendant la guerre froide, quand les services secrets utilisent les drogues comme un instrument politique. Les États-Unis en paient le prix : en 1970, un tiers de leurs soldats au Viêtnam sont accros à l’héroïne. Un an plus tard, le président Richard Nixon lance la guerre contre la drogue.

Frontières mouvantes
Héroïne, cocaïne : deux produits qui pèsent aussi lourd dans l’économie mondiale que le pétrole ou le textile. Ces drogues, responsables en deux siècles de millions de morts, ont d’abord été mises au point, le plus légalement du monde, par l’industrie pharmaceutique occidentale. Les systèmes bancaires et les services secrets du monde entier, en lien plus ou moins direct avec des organisations criminelles, ont contribué à les faire prospérer. La répression s’est toujours révélée impuissante à mettre fin à ce commerce immensément lucratif, car le secteur des stupéfiants, « le plus agile du monde« , selon l’un des passionnants analystes interrogés ici, parvient à se recomposer chaque fois qu’un coup lui est porté. Surtout, les masses d’argent qu’il injecte dans l’économie mondiale ne cessent de remodeler les frontières d’une légalité dont Julie Lerat et Christophe Bouquet (Mafia et République) démontrent la porosité. Tissant avec fluidité archives, lumineux entretiens et, dans la dernière partie, séquences de reportages, leur brillant traité de géopolitique mondiale dévoile les logiques cachées du trafic de drogue et ses liens organiques avec les pouvoirs en place.

Histoire du trafic de drogue (1/3)

VIDÉO d’un clic

53 min
Disponible du 24/03/2020 au 29/05/2020
Prochaine diffusion le mardi 31 mars à 20:55
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Avec leur bras armé, la DEA (Drug Enforcement Administration), les États-Unis frappent fort. Mais le trafic se déplace, se transforme, s’adapte. Une nouvelle génération de trafiquants émerge à la fin des années 1970, qui recherche à la fois l’argent et le pouvoir. Si Pablo Escobar est le plus emblématique de tous, Totò Riina en Sicile, Khun Sa dans le Triangle d’or, et Félix Gallardo au Mexique ont aussi bouleversé le destin de leur pays et fait exploser le trafic à l’échelle mondiale. Ils défient les États, menacent les pouvoirs en place. Il faut près de vingt ans pour que ces derniers s’organisent et fassent tomber les quatre barons de la drogue.

Frontières mouvantes
Héroïne, cocaïne : deux produits qui pèsent aussi lourd dans l’économie mondiale que le pétrole ou le textile. Ces drogues, responsables en deux siècles de millions de morts, ont d’abord été mises au point, le plus légalement du monde, par l’industrie pharmaceutique occidentale. Les systèmes bancaires et les services secrets du monde entier, en lien plus ou moins direct avec des organisations criminelles, ont contribué à les faire prospérer. La répression s’est toujours révélée impuissante à mettre fin à ce commerce immensément lucratif, car le secteur des stupéfiants, « le plus agile du monde« , selon l’un des passionnants analystes interrogés ici, parvient à se recomposer chaque fois qu’un coup lui est porté. Surtout, les masses d’argent qu’il injecte dans l’économie mondiale ne cessent de remodeler les frontières d’une légalité dont Julie Lerat et Christophe Bouquet (Mafia et République) démontrent la porosité. Tissant avec fluidité archives, lumineux entretiens et, dans la dernière partie, séquences de reportages, leur brillant traité de géopolitique mondiale dévoile les logiques cachées du trafic de drogue et ses liens organiques avec les pouvoirs en place.

Histoire du trafic de drogue (2/3)

VIDÉO d’un clic

53 min
Disponible du 24/03/2020 au 29/05/2020
Prochaine diffusion le mardi 31 mars à 21:50
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Comment, deux siècles durant, les pouvoirs en place ont fait naître et prospérer le commerce des drogues, envers occulté du libre-échange. Cette fresque dense et limpide pulvérise les idées reçues en démontrant l’impasse de la prohibition. Dernier volet : les trafiquants de drogue d’aujourd’hui ont muté. L’invisibilité est leur arme…

Le paysage s’est désormais morcelé, voire atomisé. Les trafiquants d’aujourd’hui ont muté. L’invisibilité est leur arme. Le trafic s’enracine dans des zones hors de contrôle, comme l’Afghanistan ou la Colombie, où une guerre d’intensité variable se poursuit. Au Mexique, les cartels ont fait entrer le pays entier dans une spirale de violence sans précédent, et partout, le bilan de la guerre contre la drogue se réduit à un décompte macabre. Faciles à fabriquer et à dissimuler, les drogues de synthèse, comme le fentanyl, cinquante fois plus puissant que l’héroïne, annoncent la génération à venir, celle des trafiquants en blouse blanche. Aux États-Unis, les antidouleurs prescrits sur ordonnance ont ouvert la voie aux opioïdes, qui sèment la mort à l’échelle d’une épidémie.

Frontières mouvantes
Héroïne, cocaïne : deux produits qui pèsent aussi lourd dans l’économie mondiale que le pétrole ou le textile. Ces drogues, responsables en deux siècles de millions de morts, ont d’abord été mises au point, le plus légalement du monde, par l’industrie pharmaceutique occidentale. Les systèmes bancaires et les services secrets du monde entier, en lien plus ou moins direct avec des organisations criminelles, ont contribué à les faire prospérer. La répression s’est toujours révélée impuissante à mettre fin à ce commerce immensément lucratif, car le secteur des stupéfiants, « le plus agile du monde« , selon l’un des passionnants analystes interrogés ici, parvient à se recomposer chaque fois qu’un coup lui est porté. Surtout, les masses d’argent qu’il injecte dans l’économie mondiale ne cessent de remodeler les frontières d’une légalité dont Julie Lerat et Christophe Bouquet (Mafia et République) démontrent la porosité. Tissant avec fluidité archives, lumineux entretiens et, dans la dernière partie, séquences de reportages, leur brillant traité de géopolitique mondiale dévoile les logiques cachées du trafic de drogue et ses liens organiques avec les pouvoirs en place.

Histoire du trafic de drogue (3/3)

VIDÉO d’un clic

53 min
Disponible du 24/03/2020 au 29/05/2020
Prochaine diffusion le mardi 31 mars à 22:45
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GUYANE 🇫🇷 (Affaire « cocaïne sur les bateaux d’Ariane »): six personnes mises en examen, cinq placées en détention provisoire

Le MN Toucan

 

Un coffre aimanté repéré sur la coque d’un navire

Tout commence le 5 août dernier à Kourou : avant de lever l’ancre vers l’hexagone, le capitaine du MN Toucan, le navire qui transporte les éléments d’Ariane aperçoit sur la coque un coffret aimanté. Il contient 7 kilos de cocaïne. L’enquête est menée par l’antenne locale de l’Office Interministériel Anti Stupéfiants, et la brigade financière de l’Unité Territoriale d’Investigation Spécialisée. Un réseau présumé est soupçonné d’avoir transféré vers l’hexagone de la cocaïne achetée au Surinam, sur la coque des deux bateaux d’Ariane. Selon le parquet de Fort de France, la marchandise était récupérée dans les ports du Havre et de Rotterdam, via deux plongeurs.

6 personnes arrêtées le 14 mars

Après la saisie du 5 août, la filière présumée choisit une voie plus classique pour le trafic, avec des mules, par avion. La cocaïne est
revendue notamment à Paris, Poitiers, Toulouse, Cahors, Agen. Le 14 mars, six personnes sont arrêtées en Guyane, placées en garde à vue, puis incarcérées à Rémire-Montjoly. Selon le procureur de Martinique, leur transfert vers Fort de France a été rendu impossible par la crise sanitaire. Mardi, un juge d’instruction de Fort des France les a mis en examen par visio conférence notamment pour « trafic de stupéfiants en bande organisé » Cinq des suspects habitent à Kourou, un autre en Haute
Savoie. Deux sont chefs d’entreprise, deux autres travaillent en intérim, un cinquième à la mairie de Kourou, le dernier étant sans
profession.

Source

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FRANCE 🇫🇷 (Vannes): malgré le confinement, les dealers continuent la vente

C’est une première dans le département.
Les policiers de Vannes ont interpellé, jeudi 26 mars, un jeune homme de 17 ans qui, malgré les rappels à l’ordre, ne respectait pas la mesure de confinement.
En deux jours, ce mineur a été contrôlé à quatre reprises dans le quartier de la Bourdonnaye.
À chaque fois, il n’a pas été en mesure de justifier sa présence, ni de présenter une attestation de déplacement dérogatoire.
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BELGIQUE 🇧🇪 (Douanes & Accises): les trafiquants tablent clairement sur une baisse du nombre de contrôles douaniers

Plus d’une tonne de cocaïne a encore été découverte ce mois-ci en Belgique.

Le trafic de drogue tourne à plein régime en cette période d’épidémie de coronavirus. Une saisie record a encore été effectuée lors des derniers vols passager à l’aéroport de Zaventem, a indiqué Kristian Vanderwaeren, administrateur général des Douanes & Accises, samedi dans De Tijd. « Les trafiquants de drogue misent sur le fait qu’il y a moins de contrôles. »

Et à l’étranger, 1,4 tonne a été saisie alors qu’elle était destinée à notre pays. « Nous avons constaté une quantité sans précédent de cocaïne et d’héroïne sur les derniers vols passager qui arrivaient encore au Brussels Airport », explique M. Vanderwaeren. « La criminalité organisée entrevoit des opportunités en ces temps de crise. Nous n’avions encore jamais découvert une telle quantité de drogue dans les bagages des passagers. Les trafiquants tablent clairement sur une baisse du nombre de contrôles. »

L’équipe drogue dans le port d’Anvers a momentanément été renforcée. « Car en Amérique du Sud, ces jeunes ont encore assez de moyens et d’argent pour poursuivre leurs activités », poursuit Kristian Vanderwaeren, le responsable des Douanes.

source

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En France, les douaniers ne sont plus en nombre suffisant pour sécuriser et tenter de ralentir ce trafic.

Le 26 mars, la Douane française comptait 2540 agents présents physiquement sur leur lieu de travail sur un effectif de 17 372 personnes.

268 agents ont été contaminés et sont malades alors que 935 agents ont été placés en quatorzaine.

A la DG de la Douane Française, Madame Isabelle Braun-Lemaire reste silencieuse!

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