BIZKAIA : cuatro detenidos y desmanteladas tres plantaciones « indoor » de marihuana

Incautadas más de 1.000 plantas, 50 kilos de hoja picada y alrededor de 20.000 euros en Orozko, Ugao-Miraballes y Bilbao.

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FRANCE 🇨🇵 (Gironde) : saisie de 400 kilos de cannabis, 200 000€ en espèces et arrestation de 10 membres d’une « organisation criminelle »

L’opération, qui a mobilisé une centaine de policiers de la JIRS, du RAID ou encore de la BAC, a permis d’interpeller, en simultané, dix personnes suspectées d’être des “membres supposés de l’organisation”. Lors de l’intervention, 400 kg de cannabis, 200 000 euros en espèces ainsi que plusieurs véhicules et armes à feu, “dont un pistolet de 9 mm” ont été saisis. 

Les dix personnes ont été placées en garde à vue. Elles ont ensuite été présentées au magistrat instructeur pour déterminer leur remise en liberté ou leur détention provisoire.

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PENINSULA IBERICA 🇪🇦🇵🇹 : Operación policial con 28 detenidos en Galicia y Portugal por fabricar narcolanchas

El Ministerio del Interior ha dado por desarticulada una organización criminal con 28 detenidos acusados de fabricar narcolanchas y distribuir marihuana a gran escala, gracias a una operación de la Policía Nacional, la Guardia Civil, la Agencia Tributaria y la Policía Judiciaria de Braga contra esta red asentada entre Galicia y el norte de Portugal, extendiendo su radio de actuación hasta Huelva.(Fuente: Policía Nacional, Guardia Civil, Agencia Tributaria)

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ESPAÑA 🇪🇦 : dos detenidos en Mérida por traficar con 100.000 pastillas de éxtasis que se encontraban ocultas en altavoces

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ESPAÑA 🇪🇦 (Malaga) : descubren 420 kilos de cocaína en cajas metálicas encajadas en un camión …

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ÉTATS-UNIS 🇺🇲 : Genaro Garcia Luna, ancien ministre mexicain de la sécurité, condamné par la justice américaine à trente-huit ans de prison pour trafic de drogue

Le Mexique a retenu son souffle, mercredi 16 octobre, pour suivre la condamnation à trente-huit ans d’emprisonnement prononcée par le juge fédéral américain Brian Cogan à l’encontre de Genaro Garcia Luna, ancien ministre de l’intérieur dans le gouvernement de Felipe Calderon (2006-2012). Les médias mexicains avaient tous lancé une édition spéciale : Genaro Garcia Luna est le plus haut responsable mexicain jamais sanctionné par la justice américaine. Son avocat a annoncé immédiatement faire appel de cette décision qui inclut également une amende de 2 millions de dollars (1,8 million d’euros). L’ancien ministre, âgé de 56 ans, est en détention provisoire depuis cinq ans aux Etats-Unis.

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FRANCE 🇨🇵 (Toulouse) :  les policiers récupèrent 58 kilos de diverses drogues et 43 000 euros

Les policiers toulousains ont saisi mardi 43 kg de cannabis, plus de 2 kg de cocaïne mais aussi de l’héroïne, des ecstasys, du crack, des buvards de LSD… 43 000 € en liquide ont également été confisqués. Sept personnes arrêtées s’expliquent actuellement dans le cadre de gardes à vue.

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FRANCE 🇨🇵 (OFAST) : une tonne de résine de cannabis saisie lors d’un go-fast, près d’Orléans –

Trois personnes ont été mises en examen et placées en détention provisoire, dimanche 13 octobre, après la saisie d’une tonne de cannabis lors d’un go-fast, près d’Orléans.

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MER du NORD (Opération White sea IV – Douaniers anglais 🇬🇧, belges 🇧🇪, français 🇨🇵 et Frontex 🇪🇺) : contrôle renforcé pendant un mois, 930 kilos de cocaïne et 4950 kilos de haschich saisis

Cette année encore, une opération spéciale nommée « White Sea IV » a été menée par les douaniers belges en mer du Nord pour lutter contre le trafic maritime de stupéfiants. Un mois de contrôle intensif a été réalisé avec l’appui des douanes françaises et anglaises mais aussi de Frontex, l’agence européenne aux frontières. Ce qui a permis la saisie de 930 kilos de cocaïne et 4950 kilos de cannabis ainsi que l’arrestation de quatre narcotrafiquants.

Du 16 septembre au 15 octobre, les douanes belges ont analysé et suivi 525 bateaux et contrôlé effectivement 73 navires approchant de nos côtes après avoir traversé l’Atlantique.

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FRANCE 🇨🇵 (STUPS): Retailleau aux manettes

Taper au portefeuille! Reconnaissance des indicateurs et à plus forte raison des infiltrés… car sans eux, l’action des régaliennes serait encore moins efficace.

L’affaire NS 55 de la DNRED n’a toujours pas été fermée. Qu’attendez vous pour enfin faire indemniser et règler ce que la Douane française doit à Marc Fievet !

La continuité du service de l’Etat serait alors respectée.

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MAROC 🇲🇦 (Haschich) : Michel Onfray traite le Maroc d’ « Etat voyou » et son roi de « patron » du trafic de drogue

Interrogé samedi 12 octobre par Laurence Ferrari sur Europe 1 et Cnews, deux chaînes de la galaxie de Bolloré, sur la montée du trafic de drogue en France, Michel Onfray a répondu très spontanément qu’au lieu de pourchasser indéfiniment les petits consommateurs, il faut frapper à la source de ce trafic. Et il désigne nommément le Maroc qu’il classe dans la case des « Etats voyous ». Son roi Mohammed VI est, lui, désigné comme « le patron ». 

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FRANCE 🇫🇷 (Drogues) : en prison, un quart des détenus fume du cannabis au quotidien

Quelle est l’ampleur de l’usage des drogues en prison ? En 2023, l’Observatoire français des drogues et des tendances addictives (OFDT) a mené une grande enquête visant à comprendre et quantifier le phénomène.


Selon une vision largement partagée – et en partie fantasmée – les drogues seraient omniprésentes et tolérées en prison afin d’« acheter la paix sociale ». Ce sujet suscite parfois l’indignation : la drogue étant interdite à l’extérieur, l’existence de drogues en prison est jugée d’autant plus « scandaleuse » qu’elle refléterait des conditions de vie plus permissives entre les murs qu’à l’extérieur.

Pour les professionnels qui travaillent en prison, les trafics et les consommations de drogues font partie de l’ordinaire du quotidien carcéral. Interdits mais néanmoins très présents, les usages de drogues sont encastrés dans des rapports sociaux complexes entre les détenus, les personnels de surveillance et le monde extérieur.

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FRANCE 🇫🇷 (Drogues) : augmentation continue du trafic et de la consommation

« Narco-État » : le terme est désormais très répandu pour qualifier un territoire où de colossales sommes d’argent issues du trafic de drogue structurent l’économie criminelle. Cette formule est parfois employée pour désigner certains pays européens, y compris la France, la Belgique et les Pays-Bas.

Certes, au regard des milliards d’euros produits par les entreprises, ces trois pays sont loin d’être des narco-États où tout l’appareil de production serait dédié à une activité criminelle. Il n’en demeure pas moins que le crime organisé est en plein essor en Europe et en France.

La drogue reste le premier facteur d’accumulation de richesse du crime organisé. Quelles sont les raisons qui font de la France un pays situé au cœur de la majorité des trafics sur le continent européen ?

France : augmentation continue du trafic et de la consommation

Pour dresser un état des lieux du trafic de drogue, les chercheurs s’appuient sur trois indicateurs : les saisies, les surfaces de production et les enquêtes de consommation. Ces informations peuvent être croisées avec les déclarations des trafiquants qui témoignent devant les tribunaux ou dans des livres.

À l’échelle mondiale, le cannabis est de loin la drogue la plus consommée, mais la consommation de cocaïne augmente de manière significative, le nombre de saisies ayant explosé dans le monde depuis 2014. Le marché de l’héroïne est relativement stable, tout comme celui des drogues de synthèse. La grande nouveauté est l’essor des opioïdes de synthèse.

La situation de la France, notamment en termes d’augmentation des saisies (cf. tableau ci-dessous), est en cohérence avec la géopolitique mondiale des drogues.

Ces 20 dernières années, l’offre de cocaïne s’est « démocratisée » et a fortement augmenté dans les quartiers urbains populaires comme dans les territoires ruraux. On observe une hausse de la consommation de cocaïne proportionnellement aux autres drogues.

Les prix médians de toutes les drogues sont relativement stables, mais la pureté des produits est de plus en plus élevée. Le cannabis consommé aujourd’hui en France contient 4 à 5 fois plus de THC que celui consommé il y a 20 ans. Le nombre de personnes interpellées pour trafic de stupéfiants en France est en forte augmentation depuis 20 ans (doublement de 2005 à 2009). 44 000 personnes ont été interpellées en 2020.

Le secteur de la drogue générerait en France environ 3 milliards d’euros de gains par an et impliquerait 240 000 personnes pour le seul trafic de cannabis. Un des principaux moyens de distribution des drogues en France demeure le consommateur-revendeur. Une partie d’entre eux constituent une multitude de petits réseaux d’usagers-revendeurs qui s’approvisionnent via un trafic de « fourmis », en particulier aux Pays-Bas ou en Espagne. Le reste de la drogue consommée en France est acheminée par des réseaux criminels qui profitent de la mondialisation de l’économie.

Géopolitique des drogues en France : des contraintes structurelles

Produites au Sud, les drogues sont consommées au Nord. Ni la France, ni la Belgique, ni les Pays-Bas ne sont en capacité de stopper leur arrivée. Le cannabis provient avant tout du Maroc, qui est l’un des principaux producteurs de résine de cannabis au monde. Cette production est un facteur de stabilité sociale dans la région du Rif, traditionnellement rebelle, très pauvre, où le cannabis fait vivre des centaines de milliers de personnes.

La culture du cannabis, une activité répandue au nord du Maroc. Carte Fabrizio Maccaglia, Atlas des mafias, ed. Autrement, 2014, p. 47, CC BY-NC-ND

Si le cannabis marocain arrive si aisément en France, c’est dans une vaste mesure parce que Paris et Rabat ont des intérêts géopolitiques communs dont la préservation se fait au détriment de la lutte contre le trafic. Les forces de l’ordre sont tributaires de ces intérêts géopolitiques qu’elles ne maîtrisent pas. D’une part, une partie de l’élite politique et administrative marocaine est impliquée dans le trafic de drogue à travers des schémas de corruption ; mais, d’autre part, le Maroc est un allié important de la France dans la lutte contre le djihadisme en Afrique du Nord et dans la lutte contre l’immigration clandestine. C’est pourquoi, en dépit d’actions répressives dans les deux pays (éradication des plants de cannabis au Maroc et saisies en France), le trafic de cannabis perdure.

Notons également que, depuis cinq ans, le Maroc est devenu un hub pour la cocaïne, bien qu’il n’en soit pas producteur.

La cocaïne arrive en France par différents moyens. La voie maritime du commerce mondial demeure prégnante. La drogue voyage par conteneurs, avec la complicité de sociétés de transport ou à leur insu selon la technique du rip off. Les saisies de cocaïne dans le port du Havre sont passées de 2,8 tonnes en 2019 à 3,8 tonnes en 2020 puis 11 tonnes en 2021. Les ballots de cocaïne peuvent aussi être largués en mer et récupérés par des trafiquants, selon une technique mise en place par les clans galiciens dans les années 1980.

Aujourd’hui, 15 à 20 % du marché français de cocaïne est alimenté par la Guyane et 55 % des quantités de cocaïne saisies à l’entrée en métropole proviennent des Antilles et de la Guyane réunies. En 2021, le nombre de passeurs interpellés en Guyane a augmenté de 75 % par rapport à 2017 : 608 passeurs avaient été interpellés en 2017, pour 921 kilos saisis, contre 1 065 passeurs et 2 tonnes en 2021. 50 passagers par avion en provenance de Kourou sont potentiellement des « mules » !

En outre, le trafic vers la France passe par les zones de stockage mises en place par les trafiquants dans les années 2000 en Afrique subsaharienne (500 kilos saisis en 1997, 5 tonnes en 2007), puis dans les Caraïbes. Les trafiquants français installés dans les Caraïbes ont créé une « autoroute de la cocaïne par voilier » comme le démontrent les saisies de cocaïne depuis 10 ans.

Les zones de transit de la cocaïne dans les Caraïbes et en Afrique. Carte de Pascale Perez, dans Crime trafics et réseaux, Ellipes, 2012, p. 61.

De nouvelles routes s’ouvrent en envoyant la cocaïne par bateau en Russie et en Ukraine. Cette cocaïne revient ensuite sur le marché occidental par camion, comme en témoignent les saisies de cocaïne impliquant des organisations serbes et monténégrines. La guerre actuelle semble toutefois avoir provisoirement interrompu cette route.

La route « Amérique du Sud-Europe de l’Est » pour livrer la cocaine en Europe de l’Ouest. Carte Pascale Perez dans Crime trafics et réseaux, ed. Ellipes, 2012, p. 61.

La France est également le terminal de la route de la soie… de l’héroïne. Fabriquée essentiellement en Afghanistan, l’héroïne traverse toute l’Europe pour arriver en France à travers Milan puis la Suisse.

Enfin, en ce qui concerne les drogues de synthèse, le trafic est moins documenté mais il fait l’objet d’un « trafic de fourmis », en particulier en provenance des Pays-Bas (et de la province belge du Limbourg) devenus le principal producteur d’ecstasy au monde.

La force des organisations criminelles françaises

L’émergence des organisations trafiquantes des quartiers populaires est confirmée. Investies dans la vente de tous les stupéfiants soit en gros, soit en détail, elles gèrent 4 000 grands points de deal en France dans les grandes métropoles comme dans les villes moyennes.

Ces dernières années, on observe leur mainmise croissante sur le marché de la cocaïne, la diversification des produits revendus dérivés du cannabis (variétés hybrides, huiles, résines, concentrés) et le recours de plus en plus fréquent aux livraisons à domicile via des « centrales d’achat » recourant aux techniques propres au marketing direct (packaging, promotions, carte de fidélité…) par l’entremise des réseaux sociaux.

Pour protéger leur système, les coteries trafiquantes françaises n’hésitent plus désormais à employer des armes de guerre lors des règlements de comptes. Les enlèvements et séquestrations liés au trafic de stupéfiants sont devenus une pratique courante en France : 129 en 2020, 128 en 2022, soit une fois tous les trois jours, les chiffres réels étant sans doute plus élevés, toutes les victimes ne se signalant pas au regard de leurs activités.

La violence systémique déjà évoquée s’accompagne parfois d’une véritable force de corruption. À Canteleu, dans la banlieue de Rouen, une bande avait acquis un tel pouvoir d’intimidation qu’elle exerçait des pressions sur la mairie afin que celle-ci ferme les yeux sur ses activités. Les affaires de corruption des forces de l’ordre se succèdent. Sur la corruption du personnel politique, nous manquons de données judiciaires mais des sources existent.

Les narco-comptoirs du nouveau banditisme français

Les réseaux dits « de cité » sont très organisés et efficaces en matière de logistique. Ils ne sont plus les petites mains des anciens gangsters français, qui dépendaient de l’approvisionnement de ces derniers. Dans les années 1990/2000, les caïds des cités devaient se rendre en Espagne pour discuter avec un narco-courtier de l’ancienne génération pour obtenir du cannabis. Depuis vingt ans, les narco-bandits des cités ont acquis une dimension transnationale en s’approvisionnant directement en Colombie et au Maroc, où ils sont parfois propriétaires des champs de cannabis.

Des barons français du narcotrafic sont présents à Saint-Domingue, à Dubaï ou au Maroc, et gèrent leur trafic à distance. Aujourd’hui, les cartels colombiens peuvent même envoyer des chimistes en France pour reconstituer la cocaïne dans un laboratoire de fortune.

Enfin, les narcos français scellent des alliances avec des mafias internationales, comme dans le cas de « joint-ventures » entre les gangs des cités et la mafia calabraise ou avec des cartels internationaux de la drogue.

Ce phénomène d’alliance est favorisé par le fait que la France est aussi une terre de repli, de blanchiment et parfois de trafic de drogue pour les organisations étrangères. Par exemple, la mafia albanophone joue un rôle important dans le trafic d’héroïne, particulièrement dans la région Rhône-Alpes, où elle tient 90 % du trafic d’héroïne.

Les données analysées ici révèlent la relative inefficacité du dispositif répressif en France. En plus du débat sur la légalisation des drogues, une des pistes qui pourrait être privilégiée est la confiscation des avoirs criminels générés par le trafic.


Cet article, rédigé à l’aide de la revue de presse quotidienne du site crimorg.com a été co-écrit avec Mehdi Ajerar, spécialiste de la géopolitique du crime organisé et du terrorisme. Mehdi Ajerar a rédigé, à l’Université Paris 8, un mémoire de géopolitique sur les représentations criminelles du trafic de drogue à Saint-Ouen à l’Université Paris 8. Il est titulaire d’un master 2 de criminologie au CNAM et membre de l’association Crim’HALT.

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FRANCE 🇨🇵 (DNRED) : entretien avec Sébastien Tiran

Par Nicolas Moinet, Professeur des universités a l’IAE de Poitiers, chercheur au
CÉRÉGÉ (UR 13564) et chercheur associe au CR 451.


La Direction Nationale du Renseignement et des Enquêtes Douanières (DNRED) est chargée de mettre en œuvre la politique du renseignement, du contrôle et de la lutte contre la fraude en matière douanière. Disposant de pouvoirs spécifiques définis
par le Code des douanes, la DNRED exerce son activité sur l’ensemble du territoire
douanier national. Elle est depuis 2014 l’un des six services spécialisés de
renseignement du premier cercle de la Communauté nationale du renseignement.
Elle met ainsi en œuvre les pouvoirs du Code de la sécurité intérieure.


Bonjour M. Tiran. Avant d’entrer plus avant dans le monde méconnu du
renseignement douanier et son importance dans la guerre économique, pouvez-vous nous présenter succinctement votre parcours ?

Sébastien Tiran : Je suis issu, comme une forte majorité des agents de la DNRED, du corps des inspecteurs des douanes que j’ai rejoint il y a 24 ans. J’ai suivi un parcours douanier assez diversifié dans l’administration centrale et dans le réseau douanier a l’étranger, plus précisément a Washington auprès du poste de l’attaché douanier. J’ai également travaillé pour des directions territoriales dont une très importante pour les Douanes, à savoir Roissy Charles de Gaulle. J’ai également occupé deux postes interministériels à Matignon. Enfin, je suis entré à la DNRED il y a 8 ans comme « chef opérations », ce qui consiste a valider l’ensemble des dispositifs opérationnels du service. En 2021, j’ai été nommé adjoint du directeur puis directeur par intérim de Florian Colas devenu Directeur Général des Douanes et des droits indirects en avril 2024. Et le 1er juillet de cette même année, j’ai été nommé directeur de la DNRED. En résumé, dans un univers
douanier ou la palette des missions est large, mon axe essentiel a été celui de la
lutte contre la fraude, domaine dans lequel s’inscrit en priorité la DNRED.

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AMÉRIQUE du SUD (Paraguay 🇵🇾 – Bolivie 🇧🇴 – Uruguay 🇺🇾) : enfin , l’avion utilisé par Sebastian Marset pour se faire la belle

Le désintérêt manifeste pour le transport de la drogue par avions est hélas flagrant, la faute peut-être aux manques de connaissances aéronautiques des rédacteurs de la presse grand public, car combien de fois n’a-ton pas vu comme illustration d’article (exemple ici) un engin n’ayant aucun rapport avec l’avion original, ce qui à l’art d’agacer plus qu’autre chose (quand ça ne désinforme pas) !

On retrouve les mêmes « anomalies » lorsque ces grand médias affichent une saisie douanière avec la photo d’un gendarme ou d’un policier. Si pas sérieux, messieurs les subventionnés, prière de s’abstenir !

Notre rédacteur, Ghostofmomo, après 6 mois de recherches intenses dans un dossier consacré à l’aviation du « narco-business » , (Ici le premier chapitre de ce dossier qui en compte 27) a réussi à retrouver l’avion utilisé par le fugitif que recherchent toujours  trois pays et Interpol depuis plus d’un an passé déjà.

Qu’une seule personne puisse faire davantage que les trois états réunis (Paraguay-Bolivie-Uruguay) et Interpol, lancés à sa poursuite, en dit long sur la volonté véritable de vouloir l’arrêter.

Sebastian Marset, assurément, bénéficie de soutiens en haut lieu lui permettant de déjouer les tentatives d’arrestation, à l’évidence.

EXTRAIT

Dans la chasse au requin, autant commencer par les poissons pilotes, qui vont bien finir par nous guider vers lui : c’est exactement ce que j’ai tenu comme raisonnement, et ce que j’ai fait ici, ce qui m’a pris au bas mot… plus de 6 mois intenses de recherches (le premier épisode est paru le 1er mai dernier, je vous rappelle avec comme hameçon principal un avion brésilien, le PR-NIB, devenu ce fameux « cas emblématique« ). Et puis, l’intuition aidant, le flair s’améliorant, les bons poissons-pilotes sont apparus, vous allez voir, très loin de là où on pouvait les attendre… un premier, tout d’abord, puis un second, et au bout… l’avion de l’homme le plus recherché à ce jour comme trafiquant, depuis que l’on sait que c’est bien lui qui a fait assassiner un juge admirable, qui était sur le point de le coincer !

D’un clic, accédez à cette découverte exclusive d’Aviseur International qui est en ligne à partir d’aujourd’hui 

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CAP-VERT 🇨🇻 (port de Praia) : rappel sur la saisie en 20199 de 9 500 kilos de cocaïne sur un bateau battant pavillon panaméen, grace au MAOC-N

Deja en 2019, cette saisie avait été réalisée grâce à un échange d’informations entre la police cap-verdienne et le Centre maritime d’opérations antidrogue MAOC (MAOC-N, Maritime analysis and operation center – narcotics), à Lisbonne.

C’est Africanews qui nous avait signalé que la police cap-verdienne avait saisi  une quantité record de 9,5 tonnes de cocaïne au port de Praia sur un navire battant pavillon panaméen.

Les 11 membres d‘équipage du bateau ESER, tous de nationalité russe, avaient été arrêtés et remis aux autorités judiciaires, selon le communiqué de la police, soulignant que la drogue était dissimulée dans 260 colis à l’intérieur du navire.

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BELGIQUE 🇧🇪 (Anderlecht) : découverte d’un laboratoire de fabrication de cocaïne

La zone de police Bruxelles-Capitale Ixelles a perquisitionné un appartement à Anderlecht le 22 septembre et y a découvert un laboratoire présumé de cocaïne avec 100 kilos de procaïne, a-t-elle communiqué vendredi.

La procaïne, qui est un anesthésique utilisé notamment par les dentistes, avait servi à couper la drogue.

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CANADA 🇨🇦 (Québec) :  15 kilos de méthamphétamines dissimulés dans des caisses de laitue

Des employés d’un entrepôt de Québec ont eu toute une surprise en ouvrant des caisses remplies de laitue : quinze kilogrammes d’une substance « s’apparentant à du crystal meth » y ont été dissimulés, selon le Service de police de la Ville de Québec (SPVQ).

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FRANCE 🇨🇵 (Yvelines) : bien rencardés, les flics se font les convoyeurs en flag

Comme très souvent,  c’est grâce à une information que les policiers ont agi…

C’est en juin 2024 que les « stups » recueillent un renseignement concernant cette équipe d’importateurs de cannabis spécialiste de la remontée de drogue en provenance du Maroc et passant par l’Espagne. Épaulés par leurs collègues de la brigade de recherche et d’intervention (BRI) de Versailles, de la BRIFN (financière) et de celles d’Orléans et Montpellier, les fonctionnaires placent un Citroën Jumpy, une Volvo C90 et une Renault Clio sous surveillance. 

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