Aviseur International renseigne, sans complaisance, sur la problématique de la drogue, du narcotrafic, de la corruption et sur les politiques mises en œuvre par les différents Etats et les dérives que s'autorisent les fonctionnaires des administrations — aviseurinternational@proton.me — 33 (0) 6 84 30 31 81
Les sociétés du clan Rada cachent souvent une activité très lucrative : le blanchiment du trafic de drogue. Selon les rapports d’experts, la cocaïne, dont la Colombie représente 70 % de la production mondiale, serait aujourd’hui la deuxième source de financement du parti chiite libanais, derrière le régime de Téhéran. Le Trésor américain recense environ 2 000 individus et sociétés liés au Hezbollah, sur son fichier des « barons de la drogue étrangers ».
Les protagonistes principaux, Dylan Nunes et Yassine Akhazzane, ont été condamnés à 10 ans et 7 ans de prison et 360 jour-amendes fixés à 300 euros pour le premier et 100 pour le second. L’accusation avait sollicité des condamnations à hauteur de 14 ans et 11 ans concernant ces deux hommes, des peines que le procureur souhaitait assorties d’une période de sûreté des deux tiers. « Cette affaire est malheureusement banale. Il y a des centaines de Dylan Nunes », avait plaidé la semaine dernière Me Romain Profit, conseil de cet homme. De son côté, Me Jean-François Vesperini, avocat de Yassine Akhazzane – celui-ci avait admis à la barre avoir acquis « un kilo de drogue » auprès de Dylan Nunes -, n’avait pas manqué d’évoquer le passé de son client : « On ne peut pas se contenter de placer mon client derrière chaque point d’interrogation de cette enquête parce qu’il a 17 mentions à son casier judiciaire. Pardon, mais je me pose la question de savoir si c’est possible d’être entendu quand il s’agit de Yassine Akhazzane ». À l’évidence, la justice a tendu l’oreille.
Plus de 600 000 euros de blanchiment
Timothée Boutin, Mélanie Mannoni et Katia Ornec ont été condamnés à un an de prison de détention à domicile sous surveillance électronique et deux ans de prison avec sursis. Les deux femmes ont par ailleurs écopé d’une amende de 11 500 euros. Claude Planel a été condamné à 8 mois de prison avec sursis pour une détention d’arme et a, par ailleurs, été relaxé, ainsi que sa compagne, pour les faits de blanchiment.
Diana Erminy, qui a déjà effectué 21 mois de détention provisoire, a été condamnée a deux ans de prison ferme, couverts par l’incarcération, et un an avec sursis.
Alexandre Luiggi écope d’un an de détention à domicile sous surveillance électronique et une peine de sursis de quatre années. Quatre ans ferme et un an de suris ont été prononcés à l’encontre de Charles-Antoine Perinetti, qui reste en détention, ainsi que 360 jour-amendes à 250 euros. Tarak Ayadi, incarcéré, a été condamné à trois ans ferme et deux ans avec sursis, il devrait ainsi recouvrer la liberté. Mathéo Le Hen et Tarik El Fettouhi restent en détention puisque condamnés respectivement à cinq ans et six ans de prison.
La semaine dernière, ce ne sont pas moins de 28 interpellations et de plus de 100 kilos de stupéfiants au cours de trois opérations.
Au cours d’une de ces opérations déclenchées le 15 avril dernier, les agents de l’OFAST ont saisi 48.000 euros, 58 kilos de shit, 12 kilos d’herbe, 3,8 kilos de cocaïne et, aussi, plus inquiétant encore, 370 grammes de crack.
Dans la foulée, ce sont 135.000 euros « d’effets de luxe » qui ont été ‘confisqués’.
Une évaluation de la politique belge en matière de drogues a abouti à un rapport d’information approuvé par le Sénat, qui souligne la nécessité de réformer la législation belge sur le sujet. Le rapport met en exergue les défis persistants posés par un cadre juridique obsolète qui est resté largement inchangé depuis plus d’un siècle.
La Policía Nacional, con el apoyo de la Agencia Tributaria, ha desarticulado una red criminal de narcotráfico cuando transportaba una tonelada de cocaína en altamar.
Se trata del mayor grupo criminal asentado en la zona del Levante español, a quien se incautó un cargamento de 1.165 kilogramos de cocaína escondido en un velero que viajaba desde Surinam hasta Valencia. Además, se le ha frustrado un envío de otra tonelada de la misma sustancia estupefaciente. Se ha efectuado un total de 31 detenciones y 23 registros, en los que se han intervenido activos por un valor de diez millones de euros.
Entre los arrestados se encuentra Brian Charrington, el apodado ‘Narco de la Wikipedia’, cerebro de la organización desmantelada y con una trayectoria delincuencial que supera los 30 años, británico afincado en el Levante español y conocido por contar sus operaciones de narcotráfico en portales de Internet.
L’Oktoberfest, la célèbre fête de la bière de Munich, qui réunit chaque année cinq à six millions de visiteurs, sera donc cet automne une zone sans cannabis.
Les forces armées du Honduras ont saisi 2,7 tonnes de cocaïne à bord de deux vedettes dans la nuit de dimanche à lundi sur une plage de la côte des Caraïbes.
Apres 3 semaines d’une intense et laborieuse activité dans les secteurs de Cronenbourg, Hautepierre, la gare, la Meinau, le Neuhof ou le port du Rhin, le préfet a communiqué les résultats : 215 interpellations, 45 kilos de drogue saisis, dont 25 de cannabis retrouvés dans une cave de la cité de l’Ill.
La police a aussi découvert un kilo d’héroïne ainsi que de la cocaïne.
823 personnes ont écopé d’une amende pour consommation de stupéfiants. Au total 10.000 personnes ont été contrôlés ainsi que 5000 véhicules.
Les douaniers ont découvert dans un camion hongrois 630 kilos de tabac.
Placé en état de « conflit interne armé », l’Equateur, confronté à une violence extrême des cartels de drogues et à une crise énergétique, vote ce dimanche pour laisser l’armée faire la police
Quelles sont les propositions du gouvernement pour lutter contre le crime organisé ?
Le niveau de violence était tel début janvier que Daniel Noboa avait déclaré l’état de « conflit armé interne ». Mais « on ne peut pas mettre indéfiniment des militaires dans la rue pour effectuer des opérations de police, la Constitution ne le permet pas », explique Jimena Reyes. D’où l’idée de ce référendum, qui est l’occasion de « légitimer le maintien de l’ordre par les militaires ».
Le texte proposé par Dianel Noboa contient 12 questions « qui partent dans tous les sens, ou plutôt vont très clairement vers un régime sécuritaire et ultralibéral », dénonce la directrice du bureau des Amériques de la FIDH.
En 1920, une mesure drastique est imposée aux citoyens américains : la consommation d’alcool est interdite sur l’ensemble du territoire. Loin de régler les problèmes sociaux, la mesure aura finalement pour effet de généraliser la corruption et de favoriser la criminalité organisée aux Etats-Unis.
Avec Romain Huret, Historien des Etats-Unis, président de l’EHESS
C’est probablement l’un des plus beaux échecs de l’histoire des interdictions, l’un des plus beaux effets pervers disponibles par le passé, ou bien encore la preuve que l’enfer est pavé de bonnes intentions…
Cet épisode s’est déroulé aux États-Unis et il a un nom : la prohibition.
Comment l’interdiction de l’alcool de 1920 à 1933 aux États-Unis a permis à la mafia de prospérer, à la pègre de s’imposer dans plusieurs villes des États-Unis ? Et ce, sans résoudre les problèmes d’alcoolisme dans le pays. Pour analyser cet immense ratage, nous nous sommes tournés vers Romain Huret, il est historien spécialiste des États-Unis au 20ème siècle et directeur d’études à l’EHESS.
« Elle remonte à un mouvement plus large qui commence au milieu du 19ème siècle, un mouvement de tempérance qui est conduit par notamment des femmes de la classe moyenne blanche aux États-Unis, qui ont le sentiment que l’alcool est un poison, que l’alcool détruit les familles, que l’alcool abîme les familles. »
Ces méfaits ne sont pas sans rappeler l’interdiction de la consommation de cannabis en France de nos jours. Outre les pertes financières pour l’État qui sont souvent évoquées par les partisans de la légalisation, la même incapacité de l’État à démanteler les réseaux clandestins de vente de cannabis résonnent avec la situation des États-Unis dans les années 20 :
« On a également un argument sur la difficulté de lutter contre le trafic, les difficultés des agents fédéraux dans les années 20 sont les mêmes que la police française aujourd’hui qui ferme souvent les yeux sur les trafics en raison même de l’importance de la consommation dans la vie quotidienne du pays. »
Les origines de la Prohibition
Si la décision d’interdire la consommation d’alcool sur le sol américain fut prise officiellement en janvier 1920, elle s’inscrit dans un courant de revendications plus ancien. Mais cette décision n’est pas prise immédiatement à l’échelle nationale, elle s’applique dans un premier temps dans certains états du pays. En 1855, treize états américains, surnommés les Dry States (États secs) adoptent des mesures établissant la prohibition.
Les effets pervers de cette mesure
Le premier effet direct de cette mesure est sans surprise l’effondrement du marché de l’alcool aux États-Unis : seuls les médecins sont autorisés à s’en procurer à des fins thérapeutiques. Mais rapidement, des réseaux clandestins s’organisent autour de la vente d’alcool, une activité devenue particulièrement lucrative :
« Les criminels, qui sont souvent issus des milieux ethniques qui viennent d’arriver sur le sol américain : italiens, juifs d’Europe de l’est, irlandais vont voir se développer un secteur extrêmement florissant : la consommation et la vente d’alcool de manière illégale. Et dans certaines villes : Atlantic City, New-York, Chicago, ils vont créer des empires absolument importants. »
Et face à la multiplication de ces réseaux criminels, les autorités étatiques apparaissent bien impuissantes : « La difficulté du gouvernement, c’est bien évidemment l’immensité de la tâche qui l’attend. Il faut fermer dans chaque ville des États-Unis ces fameux speakeasies , ces lieux de consommation. Il faut s’attaquer aussi à la production illégale d’alcool. »
La morale de l’histoire : quand interdire encourage
La Prohibition va entraîner une corruption généralisée des élus à sur l’ensemble du territoire tout en n’ayant qu’un impact modéré sur la réduction de l’alcoolisme. « La production d’un argent illégal crée une immense corruption qui ne donne pas du tout naissance à ce monde vertueux et moral qu’espéraient les femmes de la classe moyenne blanche. »
En plus de cette contre-productivité notoire, les pertes financières pour l’État fédéral sont immenses en raison de la disparition de l’impôt indirect sur les boissons alcoolisées.
Le président Roosevelt, après la crise de 1929, décide de mettre un terme à la Prohibition notamment pour accroître les revenus de l’État et financer les politiques sociales souhaitées par l’administration.
Un avion saisi au Belize, revendu à une société douteuse derrière laquelle se profilent des trafiquants mexicains, mais qui va nous mener directement à l’Afrique de l’Ouest et à la résurgence d’un trafic que l’on croyait avoir éradiqué ! Un danger que l’on imaginait avoir disparu et qui ravive le spectre de la circulation de la cocaïne dans un pays que l’on estimait pourtant épargné depuis quelques années : le Ghana !
Voilà à quoi mène aussi une politique inepte de revente d’avions à des trafiquants, pour gagner quelques centaines de milliers de billets dont on ne connaîtra jamais l’usage exact, la corruption aidant : Le Belize, en résumé de cette série, est un état… tout simplement irresponsable !
Dans un rapport publié vendredi, l’ONU appelle à démanteler les réseaux de trafic de drogue en Mauritanie, au Mali, au Burkina Faso, au Niger et au Tchad. Du cannabis à la cocaïne en passant par les opioïdes, les trafics de stupéfiants prospèrent au Sahel en profitant de l’instabilité et la corruption dans la région et de sa position géographique sur le marché global.
Ces pays aux frontières poreuses sont des couloirs de transit pour les drogues qui circulent à partir des ports des pays du golfe de Guinée vers la Méditerranée et l’Europe, en passant par les routes transsahariennes.
« Les trafiquants ont utilisé leurs revenus pour pénétrer différentes strates de l’État » par le biais de la corruption, affirme ainsi l’ONUDC.
Le trafic de drogue est « facilité par un large éventail d’individus, y compris des membres de l’élite politique, des leaders communautaires et des chefs de groupes armés » et permet à ces groupes armés « de maintenir leur implication dans le conflit, notamment par l’achat d’armes », selon les auteurs de ce rapport. Ils citent notamment la Plateforme des mouvements du 14 juin 2014 d’Alger et la Coordination des Mouvements de l’Azawad (CMA) au Mali.
L’énorme coup de filet dévoilé par les policiers catalans
Les Mossos d’Esquadra et la police nationale espagnole ont communiqué ce mercredi sur le démantèlement d’un gigantesque réseau de trafic de drogue entre l’Amérique du Sud et l’Europe.
Au moins dix millions d’euros liés au trafic de cocaïne ont été blanchis en six ans.
L’enquête aura duré six ans et abouti, en mars, à l’interpellation de 20 personnes. C’est ce qu’ont annoncé les policiers catalans lors d’une grande conférence de presse, mercredi 17 avril 2024.
Devant les journalistes, les Mossos affirment qu’un coup fatal a été porté à une vaste organisation criminelle internationale dédiée au trafic de drogue et au blanchiment d’argent. Celle-ci opérait en Catalogne et dans le reste de l’Espagne, notamment à Madrid et en Andalousie, ainsi qu’au Portugal et au Venezuela.
L’opération avait démarré dès 2018 avec la saisie de 1413 kg de cocaïne à bord d’un bateau en provenance du Brésil. La drogue était cachée dans 800 boîtes de papier aluminium, précisent les Mossos. C’est à cette époque que démarre une enquête menée conjointement avec Europol, Interpol et la police judiciaire du Portugal.
En dix ans, l’OCLCIFF est devenu un acteur important de la lutte contre les atteintes à la probité et la délinquance fiscale, mais souffre d’un manque chronique de moyens humains.
Il est unanimement reconnu et, chaque année, vérifié que les douaniers, enfin, ceux qui sont sur le terrain, permettent les plus importantes saisies de stupéfiants grâce à la Dnred et son réseau d’aviseurs et d’agents infiltrés.
Et pourtant, nos décideurs toujours en recherche d’exploits n’augmentent pas le nombre de ces derniers… Il est vrai que le sort réservé à Marc Fievet ne favorise pas le recrutement.
Allez Florian Colas, provoquez un tsunami d’embauche !
Au final, ça coûterait moins cher aux contribuables et les quantités de stups retirées du marché seraient beaucoup plus importantes.
Aéroport de Tahiti Faa’a. Mercredi matin. Deux vols en provenance de Los Angeles débarquent leur flot de passagers.
En ligne de mire, la lutte contre toutes les fraudes. Armes, contrefaçons, conformité fiscale et médicamenteuse. Et surtout la drogue et notamment l’ice.
30 kilos d’ice saisis rien qu’au premier trimestre 2024
L’ice, un fléau pris très au sérieux par les douanes qui annoncent également être plus présentes dans les archipels.
Reconnu par les gendarmes dès son arrivée, le suspect avait été identifié en amont par le Targeting Center Borders (TCB) de la Gendarmerie royale. Ce centre utilise divers systèmes pour repérer les individus en provenance de pays tiers à l’Union européenne qui font l’objet d’un contrôle ou d’une arrestation à leur entrée sur le territoire néerlandais, que ce soit par voie aérienne, maritime ou terrestre.
On revient une nouvelle fois au Honduras, afin d’expliquer cette profusion de jets apparus au Belize. Au Honduras où El Chapo avait ses habitudes, et même une villa connue de tous… sauf des policiers honduriens qui fermaient visiblement les yeux sur sa présence régulière dans cet endroit. Mais il n’était pas le seul à s’y pavaner : le clan Valle également (dirigé par la matrone Digna Asusena ).
Et comme aussi Franco Daniel Lombardi, alias »El Mago », « El Tano Joel », ou « The Wizard », et sa boîte de nuit monumentale en forme de bateau pirate qui lui servait de machine à laver l’argent sale du trafic… toute une faune, plus ou moins suivie par la DEA quand ce n’était pas la CIA !