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À deux mois de son procès pour trafic de stupéfiants, Félix Bingui, le chef présumé du gang des Yoda, pourrait-il bénéficier de vices de procédure ?
Cette question hante à Marseille, où le narcotrafiquant est soupçonné d’avoir participé à une guerre éclair contre la DZ Mafia et à l’origine de dizaines de morts dans la cité phocéenne. Des faits qui n’ont pas empêché le narco de déposer plainte contre trois policiers de l’Office anti-stupéfiants, qu’il accuse de faux en écriture publique et d’atteinte à l’intimité de la vie privée.
Incarcéré depuis plus de trois décennies, le chef mafieux sicilien, influent de la fin des années 1970 au début des années 1990, est décédé dans une prison à Milan ce lundi.
Du 15 décembre 2025 au 14 février 2026, les services des douanes, en coordination avec la police et les gardes-frontières, ont interpellé 42 personnes dans le cadre de 35 affaires liées aux stupéfiants. Parmi celles-ci, les douanes ont mené directement 9 affaires majeures. La quantité totale de drogues saisies au cours des deux premiers mois de l’année s’élève à environ 165 kg, comprenant notamment 126 kg de drogues de synthèse, 14,2 kg d’héroïne, 14,18 kg de cannabis, 4,94 kg de cocaïne, 5,96 kg de kétamine et de nombreuses autres substances.
Funcionarios de Vigilancia Aduanera de la Agencia Tributaria, Guardia Civil y Policía Nacional, han desarrollado en la localidad sevillana de Marinaleda la explotación de la operación ‘Itálica 127/Greenborder’, que se ha saldado con el desmantelamiento de 40 plantaciones ‘indoor’ de marihuana, la aprehensión de 5.000 plantas de marihuana, con un peso total de 480 kilos, y la detención de 18 personas por delitos contra la salud pública, tenencia ilícita de armas y de defraudación eléctrica.
La passagère d’un Corsica Ferries s’est peut-être dit que plus c’est gros, plus ça passe. Mais samedi, ses deux valises à roulettes n’ont pas dépassé le contrôle des rayons X. Le personnel du port s’est interrogé sur le contenu des deux bagages. En les ouvrant, ils ont découvert près de 30 kilos de résine de cannabis.
La Policía de Ecuador y Europol detienen a 17 personas en relación con al menos 7.400 kilos de cocaína enviados desde Guayaquil y Machala a Róterdam y Amberes
Cette opération a permis de saisir 50 kilos de stupéfiants : 35 kilos de cannabis, 2 kilos de cocaïne, de l’ecstasy, de la kétamine. Des armes ont aussi été saisies, ainsi que 75.000 euros et des lingots d’argent. Neuf personnes ont été interpellées dont cinq en Meurthe-et-Moselle qui ont été placés en détention provisoire.
Le 19 février 2026, un camion commercial, arrivant au point d’entrée du pont Blue Water en provenance des États-Unis, a été référé par un agent de l’Agence des services frontaliers du Canada (CBSA) pour un examen secondaire. Lors de l’inspection de la remorque, les agents des services frontaliers ont trouvé et saisi 111,4 kg de cocaïne présumée.
L’ASFC a arrêté Sarkaren Vir Singh, 29 ans, de Dartmouth, Nouvelle-Écosse, et Chamkaur Singh, 25 ans, de Belleville, Ontario. Les deux individus ainsi que les stupéfiants saisis ont été transférés à la Gendarmerie royale du Canada (GRC).
Le Boulevard Exelmans, et ses 3 fourgons remplis de haschich, tout le monde en a déjà entendu parler.
Pas de chance, Sofiane Hambli après avoir été sérieusement blessé à Tanger est désormais incarcéré au Maroc et il semble qu’il ne sera pas présent à Bordeaux.
Malgré cette absence importante, nos éminents dalloziens de Bordeaux ont décidés de réentendre cette histoire.
Espérons que parmi les témoins, seront appelés à la barre les cadres supérieurs de la #DGDDI et de la #DNRED, le « service action » de la DGDDI.
Refuser d’ouvrir le débat sur la dépénalisation/légalisation est une erreur politique
Les violences, assassinats et overdoses liés au narcotrafic ne sont pas des faits divers mais le produit d’un capitalisme mafieux qui prospère sur la misère sociale, la dérégulation financière et l’abandon des quartiers populaires. Il détruit des vies, gangrène les institutions et mine la cohésion sociale. Le combattre ne relève pas de l’affichage sécuritaire, mais de ruptures politiques profondes.
Le trafic de drogue se développe là où l’État et les services publics reculent, où les politiques d’austérité fabriquent précarité et désespoir. Pointer du doigt une jeunesse prétendument attirée par « l’argent facile » est une hypocrisie commode. Ce sont les inégalités sociales, l’isolement, l’absence de perspectives et la faillite des politiques de protection qui livrent les jeunes les plus fragiles aux réseaux criminels, lesquels exploitent leurs vulnérabilités pour accroître leur emprise.
Dénoncer la consommation festive des bobos permet d’éviter de parler des addictions liées à la précarité, à la souffrance psychique et aux conditions de travail dégradées. Quant à la surenchère répressive, elle est un échec patent : malgré des lois parmi les plus dures d’Europe, la consommation de drogues reste élevée. Refuser d’ouvrir le débat sur la dépénalisation/légalisation est une erreur politique. Ce débat doit intégrer la prévention, la réduction des risques et des modèles qui rompent avec la logique purement capitaliste.
Les politiques de la ville, combinant dispositifs dérogatoires, austérité budgétaire et absence de concertation, ont failli. Le discours dominant, relayé par une partie de la classe politique et des médias, criminalise les jeunes des quartiers populaires et justifie leur relégation. Cette stigmatisation alimente la colère, le sentiment d’abandon et, in fine, le terreau du narcotrafic.
Rompre avec cette logique impose un investissement massif et assumé dans les services publics et les conditions matérielles de l’émancipation. Cela implique le désenclavement réel des quartiers populaires, des transports accessibles et gratuits pour les jeunes et les plus précaires, une politique ambitieuse de logements sociaux répartis sur l’ensemble du territoire et une régulation ferme du marché immobilier.
Víctor Méndez, director de Narcodiario, lleva más de dos décadas investigando las redes de narcotráfico en España.
Acaba de publicar su tercer libro: ‘Paraíso.
Por qué España es el epicentro del narco mundial’
¿Es España un paraíso para el narcotráfico mundial? ¿Por qué? Además de ser el paraíso soñado por millones de viajeros, también lo es por miles de delincuentes que han encontrado en la península ibérica la mejor sucursal para desarrollar el negocio más lucrativo del mundo sin apenas consecuencias. Tras la postal idílica de sol y playa se oculta un entramado de intereses inquietante y amenazador: El clan del Golf, ElCártel de Los Balcanes, La Mocro Mafia, Los Kinahan, La mafia albanesa, El Tren de Aragua, El Cártel Jalisco Nueva Generación, La’Ndrangheta, DZ Mafia, El Primeiro Comando da Capita son las diez organizaciones criminales más peligrosas del planeta que llevan años entre nosotros.
No sé si Víctor Méndez lo menciona, pero recuerdo que, en la época de los GAL, el narcotráfico estaba protegido por las autoridades españolas. Los GAL tenían que ganar dinero de alguna manera. Además, en aquella época, las maletas llenas de dinero siempre eran bienvenidas en los aeropuertos y a Gibraltar.
Vers 16h30, ce vendredi 27 février, des coups de feu ont été entendus dans le quartier Grandclément, à Villeurbanne. Cette fusillade serait liée au narcotrafic.
Cette saisie intervient après avoir perquisitionné un laboratoire clandestin sur une île isolée du réservoir de Jolaput, exploité par un réseau interétatique dirigé par un chef de gang basé au Kerala.
Six suspects, dont le chef du réseau et ses principaux complices originaires du Kerala ainsi que des facilitateurs locaux, ont été arrêtés.
Le laboratoire comprenait un générateur de 28 kV, des autocuiseurs modifiés sur mesure, des tuyauteries métalliques, de grands fûts de stockage et des solvants de nettoyage, avec des preuves d’une extraction commerciale à grande échelle à partir de ganja en vrac.
L’ancien grand patron des stups parmi les prévenus : on vous explique ce procès hors norme qui se tient pendant un mois à Bordeaux
C’est un procès d’ampleur qui s’ouvre ce lundi 2 mars à Bordeaux. Pendant un mois, François Thierry, l’ex patron de l’Office central pour la répression du trafic illicite de stupéfiant (OCRTIS) comparaît pour complicité de trafic de stupéfiant et destruction de preuves. Aux cotés de son principal informateur, le baron de la drogue Sophiane Hambli et de seize autres prévenus. Un dispositif spécial a été mis en place par le parquet de Bordeaux.
Demande d’accréditation, dossier de presse de onze pages envoyé aux rédactions régionales, nationales et internationales, le parquet ne veut rien laisser au hasard pour la couverture d’une affaire considérée comme le plus gros scandale d’État de la lutte anti-drogue en France. Un mois d’audience, soixante-dix tomes de procédures et, à la barre, dix-huit prévenus, dont deux qui retiennent particulièrement l’attention.
L’ancien patron des stups poursuivi pour complicité de trafic de stupéfiant
Au centre de toutes les attentions, le commissaire divisionnaire François Thierry, 57 ans. Il fut l’un des plus grands spécialistes de la lutte anti-drogue française, nommé à la tête de l’OCRTIS (l’Office central pour la répression du trafic illicite de stupéfiant) en 2010. Remercié en 2016, il est poursuivi pour complicité de trafic de stupéfiant et destruction de preuves.
Le deuxième grand nom du procès est Sophiane Hambli, 51 ans, originaire de Mulhouse, et principal informateur du commissaire. Considéré dans les années 2000-2015 comme le numéro un de l’importation de haschisch en France, voire en Europe. Actuellement incarcéré au Maroc, pour deux peines de prison d’une trentaine d’années au total, sa présence à l’audience est incertaine, suspendue à l’accord des autorités judiciaires marocaines.
C’est en 2009 que les deux hommes signent un pacte. Le flic propose au voyou de devenir son indic, en échange d’une réduction de peine conséquente, alors que l’Alsacien est condamné à dix-huit ans de prison en Espagne où il s’était établi pour son fructueux business. Affaire conclue. La peine sera finalement réduite à cinq années. Et Sophiane Hambli permettra à son protecteur de démanteler des dizaines de réseaux, d’arrêter une centaine de trafiquants et de saisir plusieurs tonnes de résine de cannabis. Un exploit inédit pour la police française. « On s’appuie sur lui pour faire rentrer des cargaisons de cannabis très importantes et essayer d’identifier les réseaux qui en bénéficient sur le territoire français, c’est ce qu’on a appelé l’opération Myrmidon » explique Eric Pelletier, spécialiste police – justice de France Télévisions. Cette fructueuse coopération durera six ans, jusqu’en octobre 2015. Ce week-end là, une « livraison surveillée » (suivie et infiltrée par les agents de l’OCRTIS dans l’objectif de faire tomber les commanditaires) est court-circuitée par les douanes.
7,1 tonnes de cannabis sont découvertes dans trois fourgonnettes stationnées au pied de l’immeuble d’Hambli, dans le 16e arrondissement de Paris où il loue un appartement de 300 m2 avec piscine. Interpellé, le trafiquant expliquera qu’il agissait sous les ordres de l’Office antidrogue. Le commissaire divisionnaire François Thierry est alors inquiété. Cette opération met au grand jour ses méthodes, hors des clous.
Le chef des stups omettait parfois, dans les « livraisons surveillées » pilotées en collaboration avec Hambli, de préciser des noms, des montants ou certaines quantités de drogue échangées, alors que les règles en la matière sont très strictes. Tout doit être scrupuleusement répertorié et préparé en amont avec les autorités judiciaires. Le policier agissait souvent en solo pour, explique-t-il, plus d’efficacité.
Hors des clous
Problème : a-t-il fermé les yeux sur une partie du trafic, permettant ainsi à son informateur de s’enrichir ? Était-ce une façon d’obtenir de meilleures informations et de faire briller son service et sa propre personne ? C’est toute la question. Sur les différents comptes d’Hambli, des dizaines de millions d’euros ont été trouvés. Plutôt intrigant.
Hambli était devenu quasi intouchable, il continuait son trafic avec l’accord tacite de François Thierry, ou bien dans son dos
Eric Pelletier. spécialiste police – justice FTV
Thierry est rapidement démis de ses fonctions, même si, côté police, on défend fermement l’ancien grand patron des stups. Le directeur général de la Police Nationale de l’époque le décrit comme un homme droit, loyal, à l’engagement exceptionnel, qui aurait simplement « manqué de discernement« . François Thierry admet des entorses « inévitables » au règlement. En 2017 il est mis en examen pour complicité d’exportation de stupéfiants en bande organisée et destruction de preuves, puis son habilitation d’officier de police judiciaire lui est retirée. C’est la descente aux enfers. L’OCRTIS est dissoute, remplacée par l’office national anti stupéfiant (Ofast).
Ce 2 mars, il comparaîtra de nouveau, à Bordeaux cette fois, devant la première chambre du tribunal correctionnel pour complicité de trafic de stupéfiants et destruction de preuves. Le procès se tiendra dans les locaux de la cour d’appel où une salle de presse a été aménagée. Des dizaines de journalistes sont attendus pour couvrir cette affaire hors norme, qui met en question l’éthique, l’ensemble de l’organisation de la lutte antidrogue en France et les frontières de la légalité. Affaire qui a inspiré un livre, « l’Infiltré » de H. Avoine et E. Fansten, et un film, « Enquête sur un scandale d’Etat » (de T. de Peretti – 2021).
La lutte antidrogue réserve des surprises en banlieue
À mesure que la pression policière contre les trafics s’accentue, les offices HLM rencontreraient des difficultés à encaisser les loyers dans les quartiers sensibles.