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Les faits se sont déroulés dans la nuit du 25 mai 2025 à Pointe-à-Pitre. Alors qu’ils surveillaient un secteur connu pour son activité illicite, les policiers de la Brigade Anti-Criminalité (BAC) ont repéré un deux-roues suspect stationné devant un appartement d’une résidence du quartier Carénage. Une surveillance discrète a aussitôt été mise en place. Peu après, un individu est sorti de l’immeuble pour récupérer le véhicule. Il a été immédiatement interpellé par les forces de l’ordre. Quatre autres personnes, tentant de fuir ou de se cacher, ont également été appréhendées.
Des armes et des stupéfiants saisis
La perquisition menée dans le logement a permis de découvrir trois armes à feu, dont une non fonctionnelle, divers produits stupéfiants, du matériel de conditionnement et une somme d’argent en espèces. Grâce à l’efficacité et à la coordination des équipes engagées, ce point de trafic actif a pu être démantelé. À l’issue de l’enquête en flagrance, quatre des cinq individus interpellés ont été déférés puis placés en détention provisoire. Leur comparution devant le tribunal correctionnel est prévue le 20 juin prochain.
Justice française : les parquets continuent de soutenir Alexis Kohler
Mercredi dernier, la Cour de cassation examinait de nouveau la demande de prescription des avocats de l’ancien secrétaire général de l’Élysée. La décision sera rendue le 10 septembre.
Après une première audience qui s’est tenue le 2 avril dernier, la chambre criminelle de la Cour de cassation examinait mercredi matin la demande de prescription déposée par les avocats d’Alexis Kohler dans le dossier MSC, dans lequel il est mis en examen pour prise illégale d’intérêt pour avoir participé entre 2009 et 2016, d’abord comme haut fonctionnaire puis comme collaborateur de cabinet de Pierre Moscovici et d’Emmanuel Macron, à plusieurs décisions relatives au numéro un mondial des armateurs, groupe tentaculaire dirigé par les cousins de sa mère, la famille Aponte.
À la bourse médiatique, il y a des dossiers qui font les gros titres, et d’autres qu’on préfère oublier opportunément. Manifestement, « l’affaire Kohler » est à classer dans ce dernier cas. Nouvel exemple cette semaine : si l’AFP a publié une dépêche relatant les débats entre avocats à la chambre criminelle de la Cour de cassation, bien peu de médias l’ont repris. Au niveau de la presse nationale, seul Le Figaro et le Bulletin Quotidien y ont consacré un article. Pas d’articles pour le moment dans Le Monde, Libération, Marianne,ou même Mediapart qui avait pourtant lancé l’affaire en 2018 en publiant de nombreux articles de la journaliste économique Martine Orange.
L’avocat général prend la défense de Kohler
On sait désormais que la justice rendra finalement sa décision le 10 septembre prochain. Comme je le relatais dans un précédent article, Alexis Kohler et ses défenseurs savent décidément jouer la montre. Mais lors des derniers débats à la chambre criminelle de la Cour de cassation, bien d’autres éléments auraient mérité un éclairage médiatique. En effet, une nouvelle fois, le parquet général a pris fait et cause pour Alexis Kohler… L’avocat général a d’abord ironisé sur le «pacte de silence» entre l’ancien secrétaire général de l’Élysée et ses collaborateurs directs de l’époque invoqué par les juges d’instruction et l’arrêt d’appel, une «notion juridique qui ne me paraît pas forcément bien répertoriée». Le magistrat du parquet a ensuite indiqué qu’il y avait peut-être eu « du silence » et de la « passivité » de M. Kohler, mais pas de volonté délibérée de dissimuler son lien familial avec les Aponte, propriétaires de MSC.
Jean Dominique Comolli
Au cœur du dossier figure l’éventuelle dissimulation de ces liens familiaux, ce qui rend l’infraction «occulte» jusqu’à sa révélation publique et permet de poursuivre l’intégralité des faits, comme le soutiennent les juges d’instruction et la cour d’appel. Alexis Kohler, mis en examen pour prise illégale d’intérêt, et deux hauts fonctionnaires, Bruno Bézard et Jean-Dominique Comolli, pour complicité, arguent au contraire de la connaissance collective de ces liens et donc de la prescription des faits antérieurs à mars 2014.
L’association Anticor est « la seule à soutenir l’accusation »
Mercredi matin, devant la plus haute juridiction judiciaire, Me Frédéric Rocheteau, avocat d’Anticor, a estimé que «des intérêts publics sont lésés» et s’est donc étonné que l’association anticorruption soit «la seule à soutenir l’accusation», quand le ministère public à tous les niveaux depuis 2018 a toujours défendu la prescription.
Le conseil de l’association a alors énuméré de nombreux épisodes, entre 2009 et 2016, où l’ancien secrétaire aurait pris part à des décisions relatives à MSC, caractérisant une situation «lourdement conflictuelle». «M. Kohler a exercé des fonctions qu’il n’aurait pas dû exercer, il n’a même pas songé à se déporter (…), et plus grave encore, il n’a même pas informé les organes où il siégeait», a asséné Me Rocheteau.
L’avocat a ensuite demandé à la Cour de cassation, juge de la régularité de l’application du droit mais non du fond, d’éviter toute «nouvelle appréciation» de la réalité de cette dissimulation et de constater que la cour d’appel a suffisamment et correctement motivé son arrêt. En cas de cassation, la période des faits reprochés à Alexis Kohler serait très nettement rabotée.
Et si la justice justifiait « à peu près tout » ?
En fin d’audience, les débats se sont tendus lorsque Me Claire Waquet, avocate au conseil d’Alexis Kohler, a dénoncé des propos « inadmissibles » de Me Rocheteau « salissant » son client, avant de lancer : « M. Kohler, sur ordre de sa hiérarchie, a préservé essentiellement les intérêts de l’État ».
De son côté, l’avocat général (encore lui) a estimé que si l’État n’a pas signalé à la justice ce lien familial, « c’est que son intérêt n’était pas de se priver de la manne financière que représentait » la commande de MSC auprès des chantiers navals de STX à Saint-Nazaire, alors en grande difficulté financière, ce qui inquiétait les pouvoirs publics. Face à ce qui s’apparente à des excuses, Me Rocheteau a préféré ironiser : « Ces commandes passées justifieraient-elles à peu près tout ? »
Décidément, justifier à peu près tout dès qu’il s’agit de l’ancien principal collaborateur d’Emmanuel Macron semble être devenu une habitude pour les magistrats des parquets. Il y a deux semaines, on apprenait ainsi que le parquet de Paris avait décidé de classer sans suite la non-comparution d’Alexis Kohler à la commission d’enquête sur le dérapage budgétaire.
Auto-immunité pour les collaborateurs du président
La commission des finances de l’Assemblée nationale avait en effet souhaité entendre Alexis Kohler dans le cadre de l’enquête sur le dérapage budgétaire en 2023 et en 2024. L’ancien secrétaire général de l’Elysée avait invoqué dans un premier temps des problèmes d’agenda, puis « le principe de séparation des pouvoirs ». Et le parquet lui a finalement donné raison ! « La combinaison » de différents articles de la Constitution « est analysée comme prévoyant que le Parlement contrôle le gouvernement, mais non l’exécutif dans son ensemble », selon le magistrat qui a classé sans suite le signalement.
Cela « empêche de considérer comme une infraction le fait de ne pas comparaître devant la commission d’enquête, pour le secrétaire général de la présidence convoqué en tant que tel et pour répondre sur des prérogatives du chef de l’Etat [en l’espèce, des décisions du président de la République ou la participation de ses services à des réunions dans le cadre de ses attributions] », insiste également le ministère public. Autant dire qu’avec cette décision, un haut fonctionnaire comme Alexis Kohler s’arroge presque l’immunité présidentielle1 au nom de la séparation des pouvoirs. L’ancien secrétaire général de l’Élysée et ses avocats ont donc inventé l’auto-immunité pour les collaborateurs de la présidence face aux parlementaires.
Une coutume dommageable en terme de contre-pouvoir. D’ailleurs, il a suffi de quelques semaines pour voir une nouvelle fois Alexis Kohler refuser de venir devant une commission d’enquête du Parlement, cette fois-ci au sujet du scandale des eaux Nestlé. Et une nouvelle fois, les parlementaires n’ont pu qu’exprimer leur surprise devant une telle morgue et un tel sentiment d’impunité comme on peut le voir sur cette vidéo :
Soupçons de trafic d’influence au sujet de la fusion avortée Fincantieri-STX
Enfin, n’oublions pas que sur le dossier MSC, si Alexis Kohler est mis en examen pour prise illégale d’intérêt, il reste aussi témoin assisté pour l’autre volet de l’instruction, qui porte sur des soupçons de trafic d’influence au sujet de la fusion avortée entre le groupe italien Fincantieri et les chantiers navals STX-Saint-Nazaire, un projet contre lequel le groupe MSC s’était mobilisé auprès des pouvoirs publics français entre 2015 et 2017, comme je le rappelais dans un entretien donné au Média :
Cette affaire Fincantieri semble aujourd’hui ressortir en Italie alors que les tensions se multiplient entre les gouvernements français et italiens, notamment sur l’avenir de STMicroelectronics comme je le soulignais le mois dernier. C’est ainsi que le quotidien milanais conservateur La Verità a rappelé récemment dans un article acerbe que le choix d’un patron français à la tête de STMicroelectronics avait fait l’objet de nombreuses tractations entre 2017 et 2018, des discussions liées au projet de fusion entre Fincantieri et les chantiers de l’Atlantique (appartenant alors au groupe coréen STX) : « Comment les Français nous ont trompé deux fois », titre La Verità.
« L’Italie a été dupée et Fincantieri floué »
L’article en question est particulièrement précis : « L’ancien secrétaire général de l’Élysée, Alexis Kohler, devenu ensuite cadre dirigeant de la Société Générale, et faisant l’objet d’une enquête sur ses fonctions publiques pour une affaire liée à l’armateur Aponte, a joué un rôle clé. Cette affaire était liée à une autre négociation franco-italienne : la tentative d’acquisition des chantiers de l’Atlantique par Ficantieri. Ce détail n’est pas anodin. Pendant que le feu vert était donné à Jean-Marc Chéry [pour devenir PDG de STMicroelectronics, ndlr], Guiseppe Bono [patron de Fincantieri, ndlr] menait sa bataille pour la construction navale française. Les deux dossiers ont été mis en balance entre Paris et Rome. La négociation, menée personnellement par le conseiller Pagani (…) a consacré l’échange : STMicroelectronics sous direction française et STX (les chantiers navals) aux Italiens. Le résultat ? À partir de la seconde moitié de 2018, le gouvernement français est revenu sur l’accord, puis avec le soutien de l’Autorité européenne de la concurrence (dont le chef de cabinet, comme par hasard, venait également de l’Élysée), a fait échouer l’opération en 2021. L’Italie a été dupée et Fincantieri floué ». On le voit, ce second volet de l’affaire Kohler, qui porte sur le lobbying de MSC auprès des pouvoirs publics français contre la fusion entre Fincantieri et les chantiers de Saint-Nazaire, a de multiples conséquences, y compris diplomatiques. Voilà peut-être pourquoi la justice française semble encore moins motivée à creuser de ce côté-là d’une affaire dont la presse se désintéresse.
1 : La révision constitutionnelle de 2007 a confirmé le principe de l’irresponsabilité du président de la République. Aucune action ne peut être engagée contre lui pour des actes accomplis en sa qualité de Président, même après la fin de son mandat. Cette immunité est valable à la fois dans les domaines pénal, civil et administratif. Elle vise à protéger la fonction présidentielle et non son titulaire.
The total haul, announced this week, came about despite elusive smugglers, a storm interrupting efforts and the cutter having to cover a large swath of the Pacific. On Thursday, May 29, the cutter reached Port Everglades and offloaded more than 28,000 pounds of cocaine bales from the ship, all captured in just over a week earlier this month.
Although the USCGC Thetis, a 270-foot-long cutter, is based out of Key West as part of Coast Guard Atlantic Area Command, it was operating along the Pacific coast. It, and a MH-65 Dolphin helicopter embarked on it, located several naval drug stashes, seizing more than a dozen tons.
La Policía de Colombia intervino un cargamento de 720 kilos de droga en un mercante que llegó desde Chile a Cartagena de Indias y que tenía como destino Amberes
Dans le cadre de la lutte contre le trafic de drogue, des soldats du 4e Groupe Moyen de Cavalerie de la Quatrième Brigade, en coordination avec la Direction de la Lutte contre les Stupéfiants de la Police Nationale, ont découvert un laboratoire de production du chlorhydrate de cocaïne dans le village d’El Salto, municipalité d’El Peñol, département d’Antioquia.
Lors d’une perquisition dans un appartement du centre-ville de Nice, 43 pains de cocaïne, soit 50 kilos, pour « une valeur marchande à la revente au détail d’environ 3 millions d’euros » ont été retrouvés par les enquêteurs le 28 mai, indique le procureur de la République de Nice dans un communiqué ce samedi 31 mai.
C’est le Parisien qui nous rapporte que jeudi, peu avant 17 heures, les policiers de la Bac de Rosny mènent une perquisition dans l’appartement, épaulés par un chien de la brigade des stupéfiants. Ils mettent la main sur 13 valises, capables de contenir environ 30 kg de drogue. Une pesée définitive déterminera la quantité de produits stupéfiants transportée.
La veille, dans la soirée, l’alerte a été donnée par une source proche du dossier, qui a remarqué quatre personnes, à proximité d’un véhicule Maserati, en train de décharger une cargaison suspecte.
Deux individus se trouvaient à l’intérieur du logement. Ils ont été placés en garde à vue. La PJ a été saisie du dossier.
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Selon les informations de Paris Match, 623 kilos de résine de cannabis, 3 kilos ’herbe de la même drogue, 1 kilos de cocaïne et 48 000 euros en argent liquide ont été saisis, ce jeudi 29 mai, dans un appartement d’un immeuble de Rosny-sous-Bois (Seine-Saint-Denis).
Europol a révélé mercredi 28 mai que le cartel mexicain de Sinaloa a envoyé des « chimistes » à Toulon, dans le Var, afin de produire des drogues de synthèse.
PRÉCURSEURS
Les produits chimiques étaient achetés en Chine et acheminée dans le Var par voie maritime. La drogue était ensuite exportée vers la Nouvelle-Zélande.
Dans les années 1970, c’était Marseille qui avait de nombreux laboratoires de transformation de la morphine base en héroïne pour innonder le marché nord-américain.
Deux opérations maritimes menées en mai 2025 par les Forces armées aux Antilles (FAA) ont permis la saisie de 3,8 tonnes de stupéfiants, dont du cannabis et de la cocaïne, dans le cadre de l’opération « Carib Royal ».
Les enquêteurs de la Brigade des stupéfiants de la DCT Toulon ont démantelé le 26 mai un réseau de vente de drogues oeuvrant dans l’aire toulonnaise et les communes environnantes, de Sanary à Cuers, a appris BFM Toulon Var auprès de la police. Plusieurs livreurs et nourrices utilisant des appartements loués sur Airbnb ont été identifiés. Les acteurs de ce réseau utilisaient Snapchat pour entrer en contact avec leurs clients.
Au cours d’une perquisition, 3,9 kilos de cocaïne et 36 kilos d’herbe de cannabis ont été saisis.
ALBUQUERQUE – Federal authorities have arrested 16 individuals and seized record-breaking quantities of fentanyl, cash, firearms, and vehicles across multiple states, dismantling one of the largest and most dangerous drug trafficking organizations in U.S. history.
“This historic drug seizure, led by the DEA, is a significant blow against the Sinaloa Cartel that removes poison from our streets and protects American citizens from the scourge of fentanyl,” said Attorney General Pamela Bondi. “This Department of Justice will continue working with our law enforcement partners to dismantle every cartel network operating illegally in the United States.”
As part of this operation, law enforcement executed coordinated search warrants across five states, resulting in the following seizures:
Albuquerque, NM:
Approximately $610,000 in U.S. currency
49 firearms, some with switches, and some ghost guns
396 kilograms of fentanyl pills
11.5 kilograms of fentanyl powder
1.5 kilograms of cocaine
3.5 kilograms of heroin
7 pounds of methamphetamine
A Ford Raptor and GMC Denali Two vehicles valued at approximately $140,000
Four people have been arrested and millions of dollars worth of drugs are off the street in what London police are calling the largest fentanyl seized in the force’s history.
In a press conference on Wednesday, police announced they had seized more than $3.2 million worth of illegal drugs, including $2.77 million worth of fentanyl, $465,500 worth of crystal methamphetamine and $47,400 in cocaine.
Police also seized five firearms, including a semi-automatic pistol, $247,944 in Canadian currency, and $5,526 in American currency, among other items.
Gardaí said 20kg of diamorphine (heroin) and 37kg of cocaine was seized
The Garda National Drugs and Organised Crime Bureau (DOCB), together with the Revenue Customs Service, carried out the operation on foot on intelligence gathered.
Une saisie de cannabis a été réalisée en avril à Montréal par des agents des services frontaliers. Plus de 640 kilos de cannabis ont été repérés dans un conteneur en voie d’être exporté vers l’Espagne.
Des gangs criminels organisés opèrent dans le Triangle d’Or, à la jonction entre le Myanmar, la Thaïlande et le Laos
Le Triangle d’Or, région frontalière reculée et recouverte de jungle où se rejoignent la Thaïlande, le Myanmar et la République démocratique populaire lao, a connu une augmentation exponentielle de la fabrication et du trafic illicites de drogues synthétiques.
Selon l’Office des Nations Unies contre la drogue et le crime (ONUDC), la production et le trafic de méthamphétamine, un stimulant synthétique illégal, ont fortement augmenté depuis 2021, en particulier dans l’État de Shan au Myanmar.
L’ONUDC souligne que tant l’ampleur de la production que le flux du trafic dans l’État de Shan ont « considérablement » augmenté au cours des dernières années.
Saisies record
Un record de 236 tonnes de méthamphétamine (« meth ») a été saisi en Asie de l’Est et du Sud-Est en 2024, soit une augmentation de 24 % par rapport à 2023.
Cependant, « les 236 tonnes ne représentent que la quantité saisie » et il est probable que des quantités bien plus importantes parviennent dans les rues et sur le marché illicite, précise Benedikt Hofmann de l’ONUDC, qualifiant cette quantité de « sans précédent ».
Les saisies en Asie du Sud-Est représentent 85 % du total, la Thaïlande ayant à elle seule saisi un milliard de comprimés de méthamphétamine.
La récente révision de l’usage des drogues dans la capitale par Sadiq Khan recommande de dépénaliser de petites quantités de cannabis pour usage personnel. La révision, qui traite Londres de manière pompeuse comme un État indépendant plutôt que comme la capitale du Royaume-Uni, était (bien sûr) dirigée par un avocat impeccablement libéral et proche ami de Tony Blair, Charlie Falconer. Falconer a déclaré que les policiers utilisent de telles tactiques « de manière disproportionnée contre les hommes noirs », et que l’application des lois sur les drogues est un « point de friction incroyable entre la police et les communautés noires ».
La politique derrière cette révision est typique du maire de Londres : performative, accrocheuse, problématique pour le maintien de l’ordre et conçue pour obtenir le soutien de la base du Parti travailliste, en particulier des électeurs plus jeunes. Contrairement à ses prédécesseurs, le soutien de Khan à la Met a été équivoque, malgré le fait que le maintien de l’ordre soit l’un de ses seuls pouvoirs significatifs en tant que maire (l’autre étant les transports).
Khan est le troisième maire de Londres depuis la création de ce poste. J’ai été un agent sous les trois maires de Londres, dont Khan a été le plus peu coopératif envers la police. Ken Livingstone, malgré sa réputation de gauchiste, comprenait l’importance de maintenir une police robuste dans une capitale. Boris Johnson avait la bonne idée de sous-traiter la police à ses adjoints plus compétents et, finalement, de se débarrasser du chef de police peu inspiré, Sir Ian Blair. Qu’en est-il de Sir Sadiq ? Son opportunisme est sans vergogne mais instructif. Comment cela ? Plongez dans les petits caractères et vous verrez comment, pratiquement, ses propositions sont irréalisables. Le maire a déclaré : « Le rapport présente un argument convaincant, fondé sur des preuves, en faveur de la dépénalisation de la possession de petites quantités de cannabis naturel, que le gouvernement devrait envisager. »
C’est là que la proposition s’effondre, ou peut-être que le masque tombe. Petites quantités de cannabis naturel ? Les agents de patrouille devraient devenir des pharmacologues mobiles. Tous les arrestations pour possession de drogue se font généralement « sur soupçon de », car, au moment où ils saisissent la drogue, les agents ne peuvent pas prouver de manière probante ce que c’est précisément. Une autre difficulté est que, comparé à d’autres drogues, le cannabis couvre un large spectre, allant du skunk psychoactif qui pourrit le cerveau au genre de marijuana artisanale fumée par des surfeurs sur les plages de Cornouailles. Comment, sous la pluie, à 2 heures du matin, un policier est-il censé faire la différence ? Cela trahit le but plus probable du rapport : le policier n’est pas censé arrêter et fouiller en premier lieu. Laissez simplement les enfants tranquilles ! Peut-être que je suis un cynique naturel. Ou peut-être que je suis simplement un étudiant assidu de l’« approche de Sadiq Khan en matière de collecte de preuves sur l’Ulez », où ses affirmations stridentes concernant la pollution de l’air et la congestion se sont révélées insuffisantes. Quoi qu’il en soit, cela ressemble davantage à une attaque contre l’arrêt et la fouille en tant que tactique.
« Petites quantités de cannabis naturel ? Les agents de patrouille devraient devenir des pharmacologues mobiles. »
Ce à quoi nous devrions prêter attention, c’est la direction du voyage. L’arrêt et la fouille sont une question totem pour les progressistes, et cela a toujours été le cas. Est-ce toujours appliqué de manière équitable ? Non. Est-ce nécessaire ? Oui. Sadiq Khan est-il prêt à s’attaquer aux raisons pour lesquelles l’arrêt et la fouille sont si contestés, ou se contente-t-il de flatter sa base politique ? Si je le pouvais, je mettrais Sir Sadiq dans une pièce et je le ferais regarder la troisième saison de l’épopée télévisée de David Simon, The Wire. Écrit par des créatifs progressistes pour un public largement progressiste, The Wire est néanmoins le meilleur drame jamais produit sur la police urbaine. L’épisode intitulé « Amsterdam » concerne les conséquences d’une expérience de dépénalisation des drogues afin d’apaiser les tensions communautaires et de traiter l’addiction comme un problème de santé. L’expérience tourne mal lorsque les gangs réalisent que certaines parties de Baltimore se sont essentiellement transformées en zone de libre-échange, un endroit où ils peuvent exercer leur commerce sans entrave de la part des agents locaux.
Comme toujours, cependant, les politiciens britanniques accusent un retard de cinq à dix ans par rapport à leurs homologues américains. Les villes américaines ont expérimenté divers degrés de libéralisation des drogues dans des villes comme Portland et Los Angeles, avec des résultats dystopiques prévisibles. L’écosystème criminel, le vrai, par opposition à celui décrit par les universitaires, prospère sur la faiblesse de toute sorte. Une ville qui affaiblit ses politiques de contrôle et de fouille pour de petites quantités de drogues, comme les Américains l’ont découvert, a un effet cumulatif (si ce n’est pas intentionnel) car les utilisateurs et les dealers entraînent avec eux leurs problèmes sociaux associés. Portland a été transformée d’une ville artistique et bohème en un marché de drogue à ciel ouvert et un camp de réfugiés pour les sans-abri dépendants. Los Angeles et San Francisco, avec leurs procureurs laxistes et leur police désarmées, sont devenues des paradis sans loi pour les voleurs à l’étalage et les cambrioleurs.
Même San Francisco, la ville la plus libérale d’Amérique, a eu assez. Ses démocrates ont redécouvert les avantages d’une police, d’une poursuite et d’une condamnation robustes. La police laxiste était un héritage du dégoût académique pour les politiques de « Tolérance Zéro » des années quatre-vingt-dix, par lesquelles les forces de l’ordre ciblaient les infractions mineures. Cette approche était considérée par les criminologues comme oppressive et inefficace, un verdict qui ignorait l’« expérience vécue », généralement si respectée par les universitaires, des personnes vivant dans des communautés ravagées par la criminalité et le comportement antisocial.
Ce style de police à la légère est enfin en train de sortir de la mode. Naturellement, les universitaires concernés n’ont pas encore admis qu’ils avaient tort — juste que leurs politiques chéries « n’ont pas été mises en œuvre correctement ». Prévisiblement, le College of Policing britannique, timoré, déteste également l’application de la loi de Tolérance Zéro.