Par Marc Fievet
De retour d’un voyage d’observation à Saint Martin en 1990, j’avais alerté mon officier traitant Christian Gatard, le responsable de l’échelon DNRED de Nantes, des particularités de l’île sous la coupe des Fleming!
La lecture du « Saint Martin’s Week » de septembre 2008, le journal gratuit qui parait 2 fois par semaine sur l’ île, m’avait permis de constater que sur cette île, certains citoyens étaient un peu plus protégés que d’autres, notamment Albert Fleming, l’ancien maire de Saint Martin, resté aux commandes de la mairie de 1983 à 2007.

Ce pouvoir qui lui avait permis de construire sans permis, d’embaucher des illégaux pour faire des travaux dissimulés et lorsqu’enfin, on finit par le traduire en justice, le procès fut ajourné pour vice de forme.
Et quand on sait que fut élu président de la Communauté d’Outre Mer nouvellement créée Louis Constant Fleming, parent du sus nommé Albert, je continue de penser qu’on nous prend vraiment pour des cons.

Louis-Constant Fleming fut adjoint au maire de Saint-Martin de 1977 à 1989, puis conseiller municipal (tête de liste Rassemblement des Saint-Martinois) de 1989 à 1995 et à nouveau conseiller municipal (tête de liste USM) de 2001 à 2002.
Il est conseiller régional de Guadeloupe de 1986 à 1992, puis conseiller général de Guadeloupe de 1992 à 1998 et à nouveau de 2004 à 2007.
Il devient, du 15 juillet 2007 au 25 juillet 2008, le premier président du conseil territorial de Saint-Martin. Il est déclaré inéligible à ce poste pour un an.
Le 21 septembre 2008, il est élu sénateur de Saint-Martin, par 17 voix sur 24 grands électeurs. Dirigeant du parti local Union pour le progrès, il est, au Sénat, membre du groupe parlementaire Union pour un mouvement populaire.
Le 14 septembre 2010, il est débarqué du conseil d’administration de la Société d’Économie Mixte de Saint-Martin (SEMSAMAR) dont il fut un des membres fondateurs en 1985 et le premier président jusqu’en 1989.
Le 27 décembre 2013 le sénateur Fleming annonce sa démission de son mandat de sénateur à la date du 31 décembre, se retirant par la même occasion de la vie politique. La raison ayant provoqué sa démission fut l’obligation faite aux sénateurs de déclarer publiquement l’ensemble de leur patrimoine, ceci à partir du 1er janvier 2014 (soit dès le lendemain de sa démission).
Les prochaines élections sénatoriales étaient prévues en septembre 2014 (soit dans un délai inférieur à un an), conformément à la Loi, il ne fut donc pas procédé à une élection partielle et le siège est resté vacant jusqu’à la date du dit scrutin.
En janvier 2017, la Haute Autorité pour la transparence de la vie publique (HATVP) a annoncé avoir saisi la justice concernant la déclaration du patrimoine de Louis-Constant Fleming.
Vous me rétorquerez alors que tout va bien, oui, il y a une justice, tu vois, détends toi, les lois de la république sont sauves et respectées.
-Sauf que Saint Martin est une putain de république bananière ou tu peux faire ce que tu veux pourvu que t’aies des potes dans l’ administration!
-Les Fleming sont des malins.
-Faut être pote avec eux pour entreprendre quoi que ce soit!
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