Edwy Plenel interviewe l’ex-directeur de la PJ parisienne Bernard Petit, auteur de « Secrets de flic »
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Edwy Plenel interviewe l’ex-directeur de la PJ parisienne Bernard Petit, auteur de « Secrets de flic »
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Publié le Mardi 15 Déc. 2015

Un policier de la brigade des stupéfiants a été placé ce mardi matin en garde à vue dans l’affaire du vol de 52 kilos de cocaïne au Quai des Orfèvres en juillet 2014, a-t-on appris de sources policière et judiciaire. Ce lieutenant, dont le domicile a été perquisitionné, est entendu par l’IGPN, l’Inspection générale de la police nationale.
Une dizaine de personnes ont été mises en examen dans ce dossier, dont Christophe Rocancourt, «l’escroc des stars», soupçonné de complicité de recel, et plusieurs policiers. La drogue, dont la valeur à la revente est estimée à deux millions d’euros, n’a jamais été retrouvée.
Le policier placé en garde à vue ce mardi est un ex-collègue de Jonathan G., le principal suspect du vol, qui a toujours nié en être l’auteur, a-t-on appris de source judiciaire. Jonathan G. avait été arrêté peu après la découverte de la disparition de la drogue, mis en examen et placé en détention provisoire en août 2014.
Plusieurs scandales au Quai des Orfèvres
Le Quai des Orfèvres, temple de la police judiciaire parisienne depuis un siècle, a connu plusieurs scandales depuis deux ans. Fin 2013, le patron de la PJ parisienne Christian Flaesch avait été remercié après un appel à Brice Hortefeux prévenant l’ancien ministre d’une prochaine convocation.
En avril 2014, trois policiers de la Brigade de recherche et d’intervention (BRI), un autre service de la PJ parisienne, avaient été accusés de viol survenu dans ses locaux par une touriste canadienne. Deux d’entre eux sont mis en examen pour viol en réunion. En février dernier, le successeur de Christian Flaesch, Bernard Petit, avait de son côté été suspendu pour avoir violé le secret d’une enquête concernant l’ex-patron et fondateur du GIGN, Christian Prouteau
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Le 36 éclaboussé par un nouveau scandale
Le patron de la PJ parisienne a été placé en garde à vue hier, soupçonné d’avoir violé le secret d’une enquête. Du jamais-vu!
Adrien Cadorel | 05 Févr. 2015, 07h00 | MAJ : 05 Févr. 2015, 07h32

La police judiciaire parisienne perd la tête. Après une année noire, en 2014, marquée par le viol présumé d’une touriste canadienne dans les locaux de la brigade de recherche et d’intervention en avril, puis le vol de 52 kg de cocaïne dans les scellés trois mois plus tard, un intrigant scandale éclabousse depuis hier le mythique 36, quai des Orfèvres.
Le directeur de la police judiciaire parisienne, Bernard Petit, a été placé en garde à vue ainsi que son chef de cabinet, Richard Atlan, le patron de l’association nationale d’action sociale des personnels de la police et du ministère de l’Intérieur, Joaquin Masanet, et l’un de ses collaborateurs, Philippe Lemaître.
Une mise en cause sans précédent
La personnalité des mis en cause démontre la gravité de l’affaire. Jamais un patron de la PJ parisienne n’avait été placé en garde à vue. Bernard Petit, que certains surnomment le Florentin (comprendre l’intrigant), et les trois autres fonctionnaires sont suspectés à des degrés divers de « violation du secret de l’instruction ». En clair, d’avoir renseigné l’ancien patron du GIGN, Christian Prouteau, d’une prochaine audition dans l’affaire visant « l’escroc des stars » Christophe Rocancourt, mis en examen et écroué pour escroquerie, trafic d’influence et blanchiment.
De lourdes suspicions
« Ce sont des charges très lourdes qui pèsent sur eux », admet, effaré, un haut gradé du 36. On ne prend pas la décision de placer en garde à vue de telles personnalités si on n’a pas de « biscuit ». D’autant que les juges d’instruction en charge du dossier, Charlotte Bilger et Roger Le Loire, sont réputés pour leur sérieux. Le juge Le Loire, qui a débuté sa carrière comme inspecteur à la brigade des stups dans les années 1970, jouit d’une réputation de magistrat particulièrement rigoureux, rompu aux affaires sensibles. « Il n’est pas dans une lutte corporatiste. Ce n’est pas un juge qui veut se faire un flic, puisqu’il l’a été, assure un policier habitué à le fréquenter. Je ne suis pas le seul à me dire qu’il y a du lourd dans le dossier. Et sans doute bien plus que ce qui a été révélé. »
Le 36, entre colère et consternation
« Après les deux affaires de l’année dernière, on se disait qu’on ne pouvait pas descendre plus bas, souffle, dépité, un officier du Quai des Orfèvres. Si les accusations se confirment, ça va être le très grand ménage ici… » Historiquement décrite comme un Etat dans l’Etat, où se résolvent, dans le plus grand secret, les enquêtes sensibles et où se fait — parfois sous l’égide de puissantes loges franc-maçonniques — le destin des grands policiers, la préfecture de police cristallise autant d’envieux que de détracteurs.
« Il est peut-être temps de s’interroger sur son fonctionnement et de tout remettre à plat », avance un parlementaire de la majorité. Une idée qui est loin de faire l’unanimité. « Malgré les affaires, c’est un lieu d’excellence, composé de brigades et d’hommes et femmes qui le sont tout autant, le taux d’élucidation le prouve. Remodeler la PP ? Mais pour mettre quoi à la place ? », rétorque un député de l’opposition.
Une succession déjà ouverte
Dans cette enquête qui ne fait que commencer, les quatre mis en cause, qui bénéficient de la présomption d’innocence, risquent quoi qu’il arrive de ne pas en sortir indemnes. « S’il apparaît que des manquements graves ont été commis par des policiers ou d’anciens policiers, je serai d’une fermeté absolue », a prévenu le ministre de l’Intérieur, Bernard Cazeneuve, qui, en privé, n’a pas caché sa « très forte irritation ». En coulisses, le bal des prétendants se prépare déjà. « C’est un poste qui offre un pouvoir incroyable, note un haut fonctionnaire. L’obtenir est une consécration mais y échouer signifie parfois une fin de carrière », confie-t-il, assurant que « trois ou quatre noms » circulent déjà comme possible successeur à Bernard Petit.
Scandale au « 36 » : la PJ parisienne dans la tourmente
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La PJ (police judiciaire) parisienne est au cœur d’un scandale.
Le patron de la police judiciaire parisienne, Bernard Petit, soupçonné d’avoir violé le secret d’une enquête, va être présenté jeudi à des juges d’instruction en vue d’une possible mise en examen, un séisme pour le «36 Quai des Orfèvres». Une mise en examen de ce grand flic, très influent, nommé par Manuel Valls, serait une première pour cette institution déjà ébranlée par plusieurs scandales ces derniers mois.
Le patron du 36 quai des Orfèvres, Bernard Petit, est en garde à vue ce mercredi 4 février. Il aurait donné des informations importantes à Christian Prouteau, son homologue du GIGN qui était visé par une affaire d’escroquerie. Il l’aurait prévenu notamment de son futur placement en garde à vue.
Christian Prouteau est aussi l’ami de Christophe Rocancourt, surnommé « l’escroc des stars ». La police des polices a perquisitionné les locaux de la police judiciaire parisienne ce matin. L’avocat de Christophe Rocancourt affirme que son client ignorait tout.
« Si au terme de ces gardes à vue, il devrait confirmé que des manquements graves ont été commis par des policiers ou d’anciens policiers, je serai d’une fermeté absolue », a prévenu le ministre de l’Intérieur, Bernard Cazeneuve.
VIDEO: http://www.francetvinfo.fr/societe/justice/video-scandale-au-36-quai-des-orfevres_816403.html
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