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EUROPE (Drogues): le cannabis toujours en tête

Plus de 88 millions d’adultes, soit plus d’un quart des personnes âgées de 15 à 64 ans dans l’Union européenne, ont déjà consommé des drogues illicites

Publié le 31-05-2016

cannabis_325Le cannabis reste la drogue la plus consommée en Europe (51,4 millions d’hommes et 32,4 millions de femmes y ont goûté au moins une fois) (c) Afp

Plus de 88 millions d’adultes, soit plus d’un quart des personnes âgées de 15 à 64 ans dans l’Union européenne, ont déjà consommé des drogues illicites, rappelle l’OEDT dans son rapport annuel, publié mardi à Lisbonne.

« L’Europe est confrontée à des problèmes de drogue de plus en plus importants. L’offre et la demande de nouvelles substances psychoactives, de stimulants, d’héroïne et d’autres opiacés continuent d’augmenter, ce qui a des conséquences majeures en termes de santé publique », note Dimitris Avramopoulos, commissaire européen pour les Affaires intérieures, cité dans l’étude.

Le marché des drogues illicites dans l’UE est estimé à 24,3 milliards d’euros en 2013. Avec 38%, le cannabis (importé ou produit localement) représente la plus grande part de ce marché et sa production est devenue « un générateur de revenus majeur pour la criminalité organisée », selon l’OEDT. Viennent ensuite l’héroïne (28%), la cocaïne (24%), les amphétamines (8%) et l’ecstasy (3%).

Le cannabis représente aussi les trois quarts des saisies de drogue en Europe (50% pour l’herbe et 24% pour la résine), très loin devant la cocaïne et le crack (9%), les amphétamines (5%), l’héroïne (4%), l’ecstasy (2%)… L’observatoire estime à environ 1% la part des adultes européens consommateurs quotidiens ou quasi quotidiens de cannabis.

Les niveaux de teneur en principe actif de l’herbe (8% à 12% de tétrahydrocannabinol, THC) et de la résine de cannabis (12% à 18% de THC) sont historiquement élevés, « une hausse peut-être due à l’émergence de techniques de production intensive en Europe et, plus récemment, à l’introduction de plants à forte teneur en principe actif au Maroc« .

– « Marketing sophistiqué » –

Si le cannabis reste la drogue la plus consommée en Europe (51,4 millions d’hommes et 32,4 millions de femmes y ont goûté au moins une fois), l’OEDT constate que l’éventail disponible est toujours plus diversifié, avec notamment une « résurgence » de l’ecstasy, « tant auprès des consommateurs de stimulants classiques qu’auprès d’une nouvelle génération de jeunes usagers ».

« Des poudres, cristaux et comprimés fortement dosés, avec toute une série de logos, de couleurs et de formes, sont disponibles, de même qu’une production à la commande et un recours à un marketing sophistiqué et ciblé. Il pourrait s’agir d’une stratégie délibérément mise en oeuvre par les producteurs afin d’améliorer la réputation de cette drogue après une longue période pendant laquelle sa piètre qualité » et les nombreux faux ont fait diminuer sa consommation, note-t-il.

Les producteurs d’ecstasy « se battent pour attirer davantage de consommateurs et certains comprimés sont produits pour des évènements spécifiques, comme des gros concerts ou des festivals », a précisé Paul Griffiths, directeur scientifique de l’observatoire lors d’une conférence de presse à Lisbonne.

Des disparités régionales peuvent être observées sur le marché des stimulants, la consommation de cocaïne étant plus élevée dans les pays d’Europe de l’Ouest et du Sud, tandis que les amphétamines sont plus présentes au Nord et à l’Est. Tous ces produits ont vu une amélioration de leur pureté, avec des prix stables.

L’observatoire souligne que « le potentiel d’expansion de l’offre de drogue en ligne semble considérable », avec le marché des « darknets » (réseaux clandestins non référencés), les échanges de pair-à-pair, le cryptage des données et des techniques de paiement difficiles à retracer (utilisation de monnaie électronique type bitcoin), même si la plupart des transactions se déroulent hors ligne.

Enfin, l’OEDT met en garde contre les nouvelles substances psychoactives (cannabinoïdes et opiacés de synthèse notamment), parfois toxiques: « les jeunes consommateurs peuvent, à leur insu, servir de cobayes humains pour des substances dont les risques potentiels pour la santé sont dans une large mesure inconnus ». Pas moins de 98 nouvelles substances ont été signalées en 2015, 101 en 2014.

Au moins 6.800 décès par surdose, principalement associés à l’héroïne, ont été recensés dans l’UE en 2014, avec des hausses « préoccupantes » en Irlande, Lituanie, Suède et au Royaume-Uni.

Source : AFP

http://www.sciencesetavenir.fr/sante/20160531.AFP6911/drogues-en-europe-le-cannabis-toujours-en-tete.html

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MAROC: les producteurs de cannabis, des pharmaciens méconnus ?

Marginalisés, poursuivis, racketés, les cultivateurs de kif en ont vu des vertes et des pas mûrs. Aujourd’hui pourtant, l’espoir est relancé pour ceux que les faits divers ont fait passer pour des dangers de santé publique puissent réussir une reconversion en herboristes, laborantins ou même pharmaciens !

Et le salut viendrait du National Cancer Institute aux Etats-Unis.

Explications.

On les croyait dangereux pour la santé publique. Ils sont peut être des médecins. Les cultivateurs de kif pourraient en fait faire leur reconversion dans un secteur connexe en devenant des producteurs d’un produit naturel anti-cancer. Et une information de taille pourrait apporter de l’eau à leur moulin. Une étude rendue publique par la National Cancer Institute, l’organisme de recherches sur le cancer dépendant du ministère américain de la Santé, vient de révéler que des tests sur les souris et des rats ont définitivement démontré que le cannabis peut détruire des cellules cancéreuses.

Le cannabis contient des cannabinoïdes, une substance active à effet psycho-actif agissant sur le cerveau et le changement d’humeur. Outre ces vertus, révèle l’étude, le cannabis agirait sur le système nerveux central et immunitaire. Ainsi, le cannabis permettrait de réduire de façon considérable les risques de cancer du côlon, du foie et même du sein. L’affaire fait grand bruit en Grande-Bretagne et a été reprise par plusieurs titres de la presse britannique.

Cultivateurs de kif reconvertis en pharmaciens

Nos cultivateurs de kif sont-ils des soigneurs qui s’ignorent ? A l’heure où ceux-ci, opérant dans un secteur à la limite de l’illégal ou pour le moins strictement encadré, les conclusions de la National Cancer Institue redorent leur blason et même l’image du Maroc en tant que principal pays producteur de cannabis. Rappelons qu’une étude de l’Office des Nations Unies sur la drogue et le crime (ONUDC), place le Royaume dans le trio de tête des pays de transit ou de départ du cannabis.

D’aucuns préconisent que le Maroc devrait songer à une politique axée sur la recherche pour une utilisation médicale -encadrée par la loi- du cannabis. Le pays pourrait alors se positionner « légalement » en tant que fournisseur de cannabis à des fins thérapeuthiques. La filière de culture du cannabis pourrait alors connaître un essor considérable et peut être amorcé un développement dans le Rif où on recense les exploitations les plus importantes. Les cultivateurs se retrouveraient projetés dans un nouveau statut où ils seraient plus perçus comme des producteurs de plantes médicinales plutôt que des hors-la-loi.

Le débat sur la légalisation du cannabis relancé ?

En 2008, le Massachussetts vote par référendum, la levée de l’interdiction de l’utilisation du cannabis. 23 Etats américains suivront plus tard dans le chemin de la légalisation au moins pour un usage médical encadré. Le Canada, une partie de l’Australie ont suivi l’exemple américain pendant que d’autres pays comme l’Italie, la Jamaïque et la Belgique, les Pays-Bas encadrent son utilisation et réglementent sa vente. En 2009, une étude du département de biologie de l’Université de Madrid avait mis en avant l’efficacité de l’utilisation du cannabis dans le traitement de tumeurs cancéreuses.

Au Maroc, la fumée du cannabis n’a pas dissipé les hésitations et les doutes. En mai dernier en pleine période préélectorale, le PAM proposait la légalisation de la culture du kif. L’affaire avait fait grand bruit et le ministre de l’intérieur était monté au créneau pour opposer une fin de non recevoir à cette proposition au nom de la lutte contre le trafic de drogue. Et le premier ministre Abdelilah Benkirane de trancher la question en déclarant, en juillet dernier, qu’il « il n’y aura pas de légalisation du cannabis ».

Nul ne doute qu’en cette période électorale le PAM pourrait moissonner des voix en reprenant à son compte les arguments de l’étude du National Cancer Institute.

…Source : http://www.yabiladi.com/articles/details/38420/cancer-producteurs-cannabis-maroc-pharmaciens.html

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L’ONU déplore la légalisation progressive du cannabis et s’inquiète des «nouvelles drogues»

L’Organe international de contrôle des stupéfiants, rattaché à l’ONU, s’alarme de la multiplication des nouvelles drogues élaborées pour contourner les interdictions, pointant un «problème de plus en plus grave» de santé publique dans le monde.

«L’apparition de plus en plus massive, ces dernières années, de nouvelles substances (…) est devenue un grave problème de santé publique et un phénomène véritablement mondial», note l’OICS, un organe rattaché aux Nations unies, dans son rapport annuel publié mardi lisible ci-dessous.

publié par Liberation.fr

Au 1er octobre 2014, 388 substances distinctes nouvelles avaient été répertoriées dans le monde, soit 11% de plus que l’année précédente et deux fois plus qu’en 2009. Elaborées à grande vitesse dans des laboratoires, les nouvelles substances, parmi lesquelles des cannabinoïdes de synthèse et des phénéthylamines, prennent de vitesse les législations des différents pays. Ces nouveaux stupéfiants bénéficient d’une période de vide juridique pendant laquelle ils parviennent à être commercialisées, notamment via internet avec des sites comme Silk Road. Un tel constat avait déjà été fait en mai 2014 dans le rapport annuel de l’Observatoire européen des drogues et des toxicomanies.

«Ces substances sont souvent présentées comme des produits « légaux » ou « naturels » remplaçant les drogues placées sous contrôle, ce qui donne à penser à tort que, si elles ne sont pas placées sous contrôle (…), c’est qu’elles sont sans danger», s’alarme l’OICS. Les pouvoirs publics s’essouflent à suivre leur rythme de mise sur le marché, déplore encore l’organisation.

Grâce à une loi sur les «produits analogues», les Etats-Unis sont toutefois parvenus, l’an passé, à saisir des «centaines de milliers de boîtes» destinées à la vente au détail ainsi que des centaines de kilos de substances en vrac. Cent cinquante trafiquants avaient été arrêtés à cette occasion. Les Etats-Unis sont depuis quelques années un des pays les plus touchés par les nouvelles drogues. Le phénomène s’est aujourd’hui étendu au reste du monde et constitue selon l’OICS un «problème de plus en plus grave». La Chine, considérée comme «l’une des principales sources d’approvisionnement en nouvelles substances psychoactives», selon l’organe, n’est elle-même pas épargnée.

Moins de cocaïne sur le marché

L’organisation note par ailleurs une baisse importante de l’offre mondiale de cocaïne sud‑américaine, avec à la clé «un effet perceptible sur les principaux marchés de consommation». En Amérique du Nord et, dans une moindre mesure, en Europe, l’offre en 2014 «est restée très en dessous des niveaux records atteints autour de 2006», souligne le rapport.

A l’origine de cette évolution, une diminution d’«un tiers environ» des superficies consacrées à la culture du cocaïer – l’arbre à coca – en Colombie, en Bolivie et au Pérou, les trois principaux producteurs mondiaux, entre 2007 et 2013. Aux Etats-Unis, environ 1,8% de la population consommerait actuellement de la cocaïne, contre 2,5% en 2006, et les prix ont augmenté de moitié en six ans, note l’OICS.

L’organisation salue en particulier la Bolivie, où la culture du cocaïer est tombée à «son niveau le plus bas depuis 2002», et où 67 laboratoires clandestins ainsi que près de 6 000 sites de production de cocaïne base y ont été fermés en un an. L’OICS a aussi déploré mardi les légalisations du cannabis en Uruguay et dans certains Etats des Etats-Unis, les jugeant contraires au droit international. L’inquiétude de l’OICS est d’autant plus grande que la teneur moyenne en THC, la substance active du cannabis, a augmenté de 37% en moyenne dans les drogues saisies aux Etats-Unis entre 2007 et 2012, la hausse atteignant même 75% pour le chanvre importé.

L’organisation onusienne s’inquiète enfin de la relance de la culture du pavot en Birmanie, alors que la production d’opium a parallèlement bondi de 17% en un an en Afghanistan, principal fournisseur mondial. Dans ce pays, l’OICS dit craindre à l’avenir «une nouvelle augmentation» de ces cultures avec le départ des forces étrangères de l’Isaf : «Plus la sécurité se dégrade, plus les cultures illicites prolifèrent», rappelle-t-il. En septembre dernier, l’ONU avait reçu des leaders internationaux venus présenter un projet pour «prendre le contrôle» de l’économie des stupéfiants, pointant l’échec de quarante ans de guerre contre le trafic. Parmi les recommandations de cette Commission, elle appelait à «cesser de criminaliser l’usage et la possession de drogues» et à trouver «d’autres options que l’incarcération pour les acteurs non violents du bas de l’échelle du trafic e drogue , tels les fermiers et les passeurs».

LIBERATION avec AFP

SOURCE: http://www.liberation.fr/monde/2015/03/03/l-onu-deplore-la-legalisation-progressive-du-cannabis-et-s-inquiete-des-nouvelles-drogues_1213369
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