FRANCE 🇫🇷 (Narcobusiness) : la mexicanisation s’intensifie

A Marseille, il n’y a pas une affaire de stups ou on ne découvre pas une arme, s’inquiète Eric Arella.

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FRANCE 🇫🇷 (OFAST): pour Eric Arella, ce deuxième confinement ne signifie pas ralentissement de la vente de stups

Dans une interview accordée au Parisien, le directeur interrégional de la police judiciaire de Marseille Eric Arella affirme que « le confinement ​en cours […] ne donne pas l’impression vraiment de freiner la vente de produits stupéfiants » dans la deuxième ville de France, malgré notamment les restrictions de circulation en vigueur.

Cette situation diffère du premier confinement, selon Eric Arella, qui affirme avoir noté au printemps dernier une « incidence » sur le trafic de stupéfiants à Marseille. « Les équipes locales, après avoir vite écoulé leurs stocks, ont été ensuite en difficulté pour se réapprovisionner, ce qui a entraîné une baisse du trafic de drogue. »

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FRANCE 🇫🇷 (Marseille): cité Bassens, un commando armé a tiré sur la police avant d’être arrêté

Le 21 novembre 2020 à 06h54

La semaine dernière, après une manifestation de force dans la cité Bassens à Marseille, l’un des cinq «points stups» les plus importants de la ville, un commando armé a tiré sur la police avant d’être arrêté. Comment expliquer un tel phénomène ?

ERIC ARELLA. Une fusillade commise en plein jour, en pleine rue, dans le but simplement d’intimider, ce n’est pas totalement nouveau. C’est le quatrième coup de force de ce genre que l’on connaît depuis deux ans dans le département des Bouches-du-Rhône. Mais cela aurait pu tourner au drame. En sortie de cité, les malfaiteurs se sont retrouvés nez à nez avec une patrouille de police. Pris en chasse par la police, le commando a ouvert le feu à trois reprises, avec plusieurs tirs en direction des agents. Il n’y a eu aucun blessé, c’est un miracle.

Quel est le profil de ces malfaiteurs lourdement armés ?

Les quatre individus que l’on a interpellés sont connus de la police, mais ils ne sont pas dans le haut du spectre. Ils ne se sont jamais manifestés auparavant dans de grosses affaires.

Paradoxalement, les règlements de comptes baissent à Marseille et sur le département ?

Les coups de feu et fusillades augmentent quelque peu, mais les règlements de comptes baissent en tendance. Un règlement de comptes est comptabilisé en fonction de trois critères : le mode opératoire (multiplicité d’auteurs, préméditation et armes lourdes), l’appartenance de la victime au grand banditisme ou au narco-banditisme et le mobile, qui doit être lié à une logique de banditisme. Jusqu’en 2016, on comptabilisait dans les Bouches-du-Rhône une moyenne de vingt-quatre règlements de compte par an (tentés ou commis), soit 30 % des statistiques nationales. Depuis 2017, la tendance est à la baisse : treize en 2017, vingt-et-un en 2018, onze en 2019 et onze encore depuis le début de l’année.

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