QUID du TRACFIN ?
Au bout de plusieurs mois d’enquête, les fonctionnaires du service économique et financier de la police judiciaire de Toulouse et ceux du GIR (Groupe d’Intervention Régional *) découvrent que plusieurs sociétés de construction de maison servaient à blanchir de l’argent en payant en liquide des employés.
Le 2 mars 2021, huit personnes ont été interpellées. Six d’entre-elles ont été mises en examen, dont cinq placées en détention, pour blanchiment, travail dissimulé, abus de biens sociaux et faux et usage de faux.
Près de 530 000 euros blanchis
A l’aide de sociétés-écrans, en l’occurrence des entreprises de BTP, d’importantes sommes, près de 530 000 euros, ont été blanchies, notamment par le biais du paiement de salariés non-déclarés.
- Les Groupes interministériels de recherches (GIR), anciennement Groupes d’intervention régionaux, ont été créés par la circulaire interministérielle du 22 mai 2002, afin de constituer une force réunissant tous les services concernés par la lutte contre l’économie souterraine et les différentes formes de délinquance organisée qui l’accompagnent. Outre des policiers et des gendarmes, ils peuvent accueillir des agent des douanes, des impôts, de l’URSSAF ou encore de l’inspection du travail. La dimension interministérielle des GIR favorise l’action pluridisciplinaire et l’échange de renseignements entre administrations et elle constitue une valeur ajoutée à l’action répressive traditionnelle. L’objectif des GIR – au-delà de l’interpellation des individus et la saisie de produits ou marchandises illicites priorité des services d’enquête – est l’identification et la saisie du patrimoine acquis avec le bénéfice de leurs trafics.