MAROC 🇲🇦 (Makhzen): le royaume du haschich, du maâjouna, du karkoubi, du khardala, du ktami du Rif ou kif du Souss, du beldiya, du critika

Au Maroc, pays du paradis artificiel, la vente de la drogue se fait à la criée. Au choix du consommateur et surtout du cultivateur.

Des liens intrinsèques sont tissés entre les groupes terroristes et les réseaux du crime organisé qui collaborent pour faire prospérer leurs affaires.

Selon l’Office des Nations unies contre la drogue et le crime (Unodc: United Nations Office on Drugs and Crime), le Maroc est le premier producteur et exportateur de haschich au monde. Une culture et des exportations au vu et au su de la communauté internationale. Cette économie illicite, cultivée sur 50 000 hectares, représente une rente de plus pour le Makhzen. La plus grande production se fait dans la région du Rif. Le maintien et même le développement de la culture du cannabis dans le Rif n’ont pu se faire que grâce à l’accord tacite du Makhzen et de ses relais locaux. Dans cette région, le cannabis na jamais été un tabou pour les partis politiques. Au contraire, il figure parmi leurs principales préoccupations électorales, notamment du PAM (Parti authenticité et modernité) et du parti Istiqlal, le «plus vieux parti marocain» conservateur. En 2019, le conseil de Tanger-Tétouan-Al Hoceïma, principale ville du Rif, a voté en faveur de la commande d’une étude sur les opportunités de cultiver du cannabis dans la région. Une proposition soutenue par les élus du parti islamiste du PJD (Parti de la justice et du développement). Selon certaines sources, au moins 90 000 ménages vivent de la production de cannabis dans la région. Certains spécialistes avancent des chiffres encore plus importants. Au Rif, le kif fait partie du patrimoine local. En mars 2017, le Département d’État américain avait estimé que les revenus de la récolte de cannabis correspondaient à 23% du Produit intérieur brut (PIB) du Royaume du Maroc. Une manne financière réinjectée dans le système bancaire à travers des réseaux de blanchiment d’argent impliquant de nombreux notables, officiers de l’armée et autres fonctionnaires marocains au service du Makhzen.
Quand on sait que ce PIB avoisinait en 2018, les118 milliards de dollars, on ne peut qu’ être effaré…devant le danger que représente cette économie illicite sur la sécurité des pays voisins et la vie de millions de gens dont font, malheureusement, partie les Algériens, d’autant que des liens intrinsèques sont tissés entre les groupes terroristes et les réseaux du crime organisé qui collaborent pour faire prospérer leurs affaires. Preuve en est: les saisies opérées par les différents services algériens de sécurité (Gendarmerie nationale, Dgsn et douanes). Selon un bilan de l’Office national de lutte contre la drogue et la toxicomanie (Onldt), plus de 88 tonnes de résine de cannabis ont été saisies en Algérie durant l’année 2020, dont 55,52% dans l’Ouest du pays, contre 41,08% dans la région Sud du pays, 1,96% dans la région Centre et 1,44% dans l`Est du pays. Une hausse de 60,89% par rapport à l’année 2019, en raison surtout du renforcement du dispositif sécuritaire aux niveaux des frontières, précise la même source. «Au total, 88.702,581 kg de résine de cannabis ont été saisies durant l’année 2020, dont 55,52% dans la région Ouest du pays», a précisé l’Office dans son rapport, se référant au bilan des services de lutte contre les stupéfiants.
À la filière de l’Ouest vient s’ajouter, ces dernières années, la filière subsaharienne née avec l’immigration clandestine, à l’origine de l’introduction des drogues dures en Algérie, à savoir la cocaïne et l’héroïne.

par Smaïl ROUHA

source

000000

WORLDWIDE: Drogue, guerre et terrorisme

Drogue, guerre et terrorisme

Roland Lombardi, consultant indépendant, associé au groupe d’analyse de JFC Conseil

————-

La Méditerranée et le Moyen-Orient ont toujours été le théâtre des trafics de drogues et des économies souterraines. N’oublions pas que dans le passé, mais encore aujourd’hui, la Turquie, le Liban et l’Afghanistan ont toujours fait partie des plaques tournantes importantes du trafic des stupéfiants.

En temps de crise et de guerre, ces trafics se développent d’autant plus. Economies de guerre et économies de la drogue ont en effet une longue histoire commune dans la région comme ailleurs… Il y a donc de fortes synergies entre les économies de guerre civile et les économies de la drogue. Par exemple, le trafic de haschich (entre autres) a explosé au Liban durant la guerre civile dans les années 1970-1980. En effet, les milices de tout bord, quelles que soient leur appartenance religieuse, politique, sociale et idéologique se sont rapidement accoquinées avec des caïds locaux pour se lancer dans le trafic de drogue. Cette activité criminelle s’est même développée et organisée sur une vaste échelle, sur le plan local mais aussi sur le plan international. Toutes les forces en présence sur le territoire libanais, toutes sans exception, y trouvèrent leur compte. Représentant des sommes mirobolantes, la drogue était un moyen de financement des plus lucratifs. A un moment donné, chacune des milices pouvait facilement se passer des aides et des subventions en armes et en argent des pays « parrains ». Ce trafic avait son propre budget qui pouvait alors se chiffrer en centaines de millions voire en milliards de dollars pour certains groupes.

-L’exemple de l’Afghanistan : Les talibans et Al-Qaïda avec les trafics de stupéfiants-Daesh et le captagon

-Légaliser les drogues douces est une mauvaise solution

-Trafic de drogue et terrorisme

 

000000000000000000000

CANNABIS: le Colorado ou la « terre promise »

Le 1er janvier 2014, le Colorado légalisait le cannabis. Un an plus tard, le chanvre a envahi Denver sans causer de troubles à l’ordre public. Et le business est florissant. Un « weed of change » aurait-il commencé à souffler

On a beau connaître le Colorado, avoir écumé les plantations, admiré la marijuana en fleur, photographié les éclats brillants de « la cristallisation du THC », comme l’expliquent, les yeux non moins brillants, les experts en tétrahydrocannabinol, le composant psychoactif contenu dans la plante.

On a beau avoir suivi depuis ses débuts le premier critique pot (le haschich, en argot anglais) William Breathes, du magazine alternatif Westword, qui se flatte d’avoir testé une centaine de variétés de ganja l’an dernier. On a beau avoir arpenté Broadway, la grande avenue de Denver où se sont installées les boutiques de « bien-être » et de relaxation, la fascination reste entière.

En savoir plus sur http://www.lemonde.fr/m-actu/article/2015/01/08/le-colorado-terre-promise-du-cannabis_4551736_4497186.html#vJ4Qlk3rrUADHGa2.99

00000000000000000000000000000000

MAURICE: plus de Rs 213 M d’héroïne saisie

La brigade antidrogue a frappé fort l’année dernière avec la saisie d’importantes cargaisons de drogue valant des centaines de millions de roupies.

Les chiffres de janvier à décembre démontrent que l’Anti Drug & Smuggling Unit (Adsu) a saisi 14,23 kg d’héroïne, estimée à plus de Rs 213 M. La plus grosse prise a été les 4,04 kg retrouvés dans la poubelle d’un avion qui a atterri sur le tarmac mauricien le 5 mai en provenance de Tana. L’héroïne valant Rs 60 M était dissimulée dans six sacs recouverts de déchets. Dans le sillage de son enquête, la police avait arrêté la Malgache Yasminah Rasoarimalala Amola (29 ans). Cette dernière s’était fait pincer alors qu’elle avait tenté d’introduire un kilo d’héroïne caché dans deux marmites en juillet. Ce n’est que bien plus tard qu’elle a avoué être la mule qui a transporté les 4,04 kg de drogue retrouvés dans la poubelle de l’avion.

Au cours de l’année, les limiers ont également saisi d’autres types de drogues : 11,6 kg de cannabis valant Rs 50,2 M, 1,46 kg d’haschich estimé à Rs 3,6 M, 6 341 tablettes de Buprenorphine à Rs 9,5 M et 2 752 tablettes de sédatif évaluées à Rs 412 800. Ces informations ont été communiquées par le Premier ministre Navin Ramgoolam au Parlement mardi à la suite d’une Parliamentary Question du député Ameer Meea. Comme les trafiquants ne cessent d’innover, la police avec la collaboration des officiers de la Mauritius Revenue Authority (MRA), ont renforcé la surveillance aussi bien à la poste qu’au port et à l’aéroport.

SOURCE: http://www.lematinal.com/faits-divers/4557-plus-de-rs-213-m-d%E2%80%99h%C3%A9ro%C3%AFne-saisie.html

00000000000000000000000000000000000000000000000000000