SANTO DOMINGO (Affaire « Air cocaïne »): l’Egypte va extrader le Français Christophe Naudin

Afficher l'image d'origineChristophe Naudin, un Français recherché pour son implication dans l’affaire de trafic de drogue dite « Air cocaïne », va être extradé de l’Egypte, où il a été arrêté début février, vers la République dominicaine. L’information, annoncée dans un premier temps par son épouse, a été confirmée à l’AFP par les autorités égyptiennes.

M. Naudin, criminologue et spécialiste de la sûreté aérienne, faisait l’objet d’un mandat d’arrêt international pour avoir aidé à organiser l’exfiltration, fin octobre, des pilotes Pascal Fauret et Bruno Odos, condamnés à 20 ans de prison chacun par la justice dominicaine pour trafic de drogue.

680 kilogrammes de cocaïne et une fuite rocambolesque

L’affaire remonte à la nuit du 19 au 20 mars 2013, quand la police dominicaine, renseignée notamment par les Etats-Unis, avait intercepté sur le tarmac de l’aéroport de Punta Cana un Falcon 50 avec 26 valises contenant 680 kilogrammes de cocaïne à son bord. Outre les deux pilotes, elle implique deux autres Français : le passager Nicolas Pisapia et l’apporteur d’affaires Alain Castany, restés en République dominicaine.

Les quatre Français ont effectué quinze mois de détention provisoire dans un quartier de haute sécurité avant d’être condamnés le 14 août 2015. Ils avaient ensuite été remis en liberté dans l’attente de l’examen de leur procès en appel, mais avaient toutefois interdiction de quitter la République dominicaine.

Pascal Fauret et Bruno Odos ont alors décidé de fuir le pays. Selon une source proche du dossier contactée par Le Monde, ils ont quitté la République dominicaine autour du week-end des 17 et 18 octobre, à bord d’une petite embarcation, avant d’être pris en charge par une plus grande embarcation. Ils ont passé plusieurs jours en mer puis ont gagné les Antilles et ont pris un vol commercial pour la métropole, munis de deux passeports à leur nom. Pascal Fauret et Bruno Odos ont été placés en détention provisoire en France. A l’ouverture de leur procès, le 11 février en République dominicaine, le ministère public a demandé que leur peine soit confirmée en appel.

Le député européen Aymeric Chauprade et Pierre Malinowski, assistant parlementaire à Strasbourg de Jean-Marie Le Pen, ancien président du Front national, font également l’objet d’un mandat d’arrêt international émis par la République dominicaine.

Le trafic de cocaïne pour lequel les quatre Français ont été condamnés fait aussi l’objet d’investigations en France. L’enquête a été ouverte en mars 2013, dans la foulée de l’interception du Falcon 50 que les deux pilotes français s’apprêtaient à faire décoller de l’aéroport de Punta Cana. Elle a été confiée à la juridiction interrégionale spécialisée de Marseille.

http://mobile.lemonde.fr/ameriques/article/2016/02/27/affaire-air-cocaine-le-criminologue-christophe-naudin-sera-extrade-d-egypte_4873064_3222.html?xtref=acc_dir

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SANTO DOMINGO (Air Cocaïne): les pilotes ont bien tenté de décoller, malgré l’intervention de l’hélicoptère de  » l’Anti-drogue  » dominicain… !

La vidéo publiée par le journal Le Point et relatant l’interception par les forces anti-drogue de la République dominicaine du vol dit Air Cocaïne comporte des éléments à charges contre les pilotes qui n’ont jamais été ni révélés ni commentés. Contrairement à ce que laissent penser les commentaires écrits, les moteurs étaient en route. On entend distinctement la mise en poussée des moteurs…

Cette video montrant l’interception du vol Air Cocaïne, alors que tous moteurs en fonctionnement, mais avec les feux anti-collision coupés, il s’apprêtait à rouler, comporte des détails accablants pour les pilotes !

Interception du vol Air Cocaïne © Alexandre G.

Deux commentaires écrits des journalistes sont manifestement inexacts, au moins en ce qui concerne leur apparition sur l’image.

L’avion est en effet prêt à décoller en douce, car ses moteurs sont manifestement en route, en revanche les feux anti-collision sont coupés. 

Les éléments de preuve sont flagrants :

  1. Au moment où l’hélicoptère se pose et que les projecteurs sont braqués sur les pilotes, on entend très distinctement une mise en poussée des réacteurs et aussitôt les policiers sommer les pilotes d’arrêter.
  2. La mise en poussée est avortée et on entend encore plus distinctement la coupure des moteurs cette fois-ci, nul ne peut nier en effet qu’il s’agit bien du bruit caractéristique de la coupure ( extinction ) des turbo-réacteurs
  3. Si on entend si bien la coupure des réacteurs c’est donc bien qu’ils étaient en marche…
  4. La mise en poussée, même très brève, est manifeste et témoigne d’une bien troublante réaction des pilotes alors qu’ils ont les projecteurs de l’hélicoptère braqués sur eux. Tentative désespérée ? …. Vite abandonnée, certes, mais quand même initiée
  5. Tous les pilotes de ligne du monde allument les feux anticollision avant de mettre en route
  6. Les beacon sont éteints, alors que les moteurs tournent ce qui peut quand même laisser envisager l’intention des pilotes de rouler ( et peut-être décoller discrètement… )

Question : Est-ce qu’un pilote d’un vol commercial ( en Jet d’affaires ) ou de transport public sur un avion de ligne se comporterait ainsi ?

La mise en poussée indiscutable des réacteurs lors de l’interpellation est-elle la meilleure preuve de l’innocence de ces pilotes ?

https://blogs.mediapart.fr/herve-labarthe/blog/270216/air-cocaine-les-pilotes-ont-bien-tente-de-decoller-malgre-lintervention-de-lhelicoptere-de-lanti

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