
COKE EN STOCK (CCLXII)
On l’avait vu pour le Honduras ces dernières années, c’est encore plus vrai aujourd’hui pour le Guatemala : les trafiquants affaiblissent la démocratie, dans le sens où un pays aux politiciens faibles et corrompus devient davantage attractif pour eux (1). En ce sens, ce pays est devenu une vraie terre d’élection, sans mauvais jeu de mots. On vient de s’en apercevoir lors de la dernière présidentielle, qui a vu le régime nouveau faire la chasse à ses prédécesseurs, accusés d’avoir détourné des sommes considérables des caisses de l’Etat, à leur seul profit. L’ancien président en personne, l’ineffable Jimmy Morales étant du lot, même s’il s’était targué de lutter davantage contre le trafic que ceux qui l’avaient précédé.
On s’aperçoit aujourd’hui que l’on peut y ajouter un volet drogue : chez ces gens-là il n’y a pas de petits profits, et le marché de la coke partout en plein essor en propose des stratosphériques ! Logique de les avoir vus succomber à la tentation !
A pays corrompu, c’est bien connu, marché de la coke florissant !!!
En liaison avec un ex-ministre fugitif

Vous vous rappelez la découverte en décembre 2018 du gros Beechcraft quasi neuf dans la zone montagneuse d’El Corozo près du rio Sarstún, à Izabal, près de Livingston, un avion caché sous les frondaisons avant d’être incendié par les
trafiquants (lire notre épisode précédent, et photo ici à droite) !).
Des habitants avaient dit à la police y avoir aperçu un politicien en cavale. Un homme recherché par la police depuis une année déjà à ce moment-là.

Le trafic de drogues se jouant sur place avait un participant ou un spectateur étonnant : « le 26 octobre 2017, un groupe de villageois avait dénoncé au Congrès de la République qu’Alejandro Sinibaldi (ici à gauche), un ancien ministre du Guatemala devenu fugitif de la justice) se cachait sur les terres de Livingston, près de la zone frontalière avec le Belize, et qu’il avait voyagé à plusieurs reprises vers ce pays », note Prensa Libre.
Sinibaldi, c’est un cas typique de la corruption rampante gangrenant tout le pays : « voilà plus d’une année qu’Alejandro Sinibaldi Aparicio est en fuite. Nul ne sait où se cache l’ancien ministre des Communications, des Infrastructures et du Logement du Guatemala, depuis sa mise en cause dans plusieurs affaires nationales de corruption.
0000