USA: les saisies de cannabis sont en baisse

Direction les États-Unis, où les douanes viennent de publier le chiffre annuel de cannabis saisi.

(ré)écouter cette émission disponible jusqu’au 04/12/2018 06h49

Et jamais depuis dix ans, les douaniers américains n’en avaient saisi si peu : 9% de moins en 2015, par rapport à 2014. Cela fait exactement 12 535 lots saisis contre 13 611 l’année précédente et, paradoxalement, c’est une excellente nouvelle.

Cela ne signifie pas que les douaniers américains ont été moins efficaces, mais qu’il y a eu moins de trafic en 2015. Comment expliquer cette baisse alors que l’on sait que la consommation d’herbe qui fait rire, elle, est restée stable ? C’est simple : ce sont les premiers effets de la légalisation du cannabis dans cinq états dont le Colorado, l’Oregon, l’État de Washington, l’Alaska, et la capitale étasunienne, Washington, et du cannabis médical, dans 18 autres, dont la Californie.

En clair, pourquoi acheter du cannabis de contrebande, venu du Mexique ou des Caraïbes, lorsqu’on qu’on peut s’en procurer légalement à la maison ? En plus, le cannabis légal américain est contrôlé et surtout réputé de bien meilleure qualité.

Cannabis © corbis – 2016

Les cartels de la drogue mexicains commencent à souffrir de la concurrence, ce n’est pas moi qui le dis, ce sont les douaniers et les trafiquants eux-mêmes !

LIRE: http://www.franceinter.fr/emission-les-histoires-du-monde-aux-etats-unis-les-saisies-de-cannabis-sont-en-baisse

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CANADA (pénitencier de Drummondville): Daniel Vivas Ceron, à partir de sa cellule, aurait orchestré l’importation aux États-Unis de fentanyl et se retrouve accusé d’y avoir causé deux surdoses mortelles.

La grève des détenus est terminéeImportation de fentanyl aux États-Unis à partir du pénitencier de Drummondville

Le département américain de la Justice a annoncé, mardi, l’arrestation de Daniel Vivas Ceron, qui vivait au Québec durant 1988 avant d’être expulsé du pays, le 17 juillet dernier.

Déjà condamné pour importation de cocaïne à Montréal, le Colombien d’origine venait de purger les deux tiers d’une peine de 15 ans de pénitencier pour avoir blessé quatre personnes lors d’une fusillade à l’angle des rues Sherbrooke et Claremount, survenue le 10 novembre 2001.

Malgré son incarcération au pénitencier à sécurité moyenne de Drummondville, Daniel Vivas Ceron serait devenu la source d’approvisionnement en fentanyl de trafiquants américains des États de l’Oregon et du Dakota du Nord, selon des documents judiciaires sont Le Journal a eu copie.

Commandes à «Joe Bleau»

Au moyen d’un téléphone intelligent qu’il détenait illégalement, il prenait ses commandes par courrier électronique, les relayaient à ses distributeurs et s’occupait de faire livrer la drogue par la poste. Il utilisait des «alias» pour communiquer avec ses complices, dont «Joe Bleau».

DEALes policiers de la Drug Enforcement Administration (DEA) et du Homeland Security ont ouvert une enquête à la suite du décès par surdose de fentanyl de Bailey Henke, 18 ans, au Dakota du Nord, en janvier dernier.

Les enquêteurs ont débusqué des présumés clients du prisonnier québécois, qui a identifié son fournisseur.

Des agents doubles ont alors communiqué avec «Joe Bleau» par courriel et lui ont acheté pour 25 000 $ de fentanyl pour le coincer.

Durant l’enquête, un jeune de Portland a également succombé à une surdose de la fentanyl présumément vendue par Vivas Ceron, en mars.

40 fois pire que l’héroïne  

Ce dernier est maintenant passible de la prison à vie advenant sa culpabilité devant la justice américaine.

Le Service correctionnel du Canada n’était pas en mesure de commenter l’affaire, hier.

Le fentanyl est un opiacé qu’on retrouve dans certains analgésiques. Sa puissance est de 40 fois supérieure à celle de l’héroïne et de 100 supérieure à celle de la morphine. Les trafiquants mélangent cette substance à l’héroïne, ce qui en fait un dangereux cocktail.

À l’été 2014, les autorités montréalaises de la santé publique ont dénombré une vingtaine de surdoses mortelles liées à ce cocktail de drogues. Le SPVM en avait saisi 3 kg dans un laboratoire de drogues de synthèse dans le quartier Pointe-Saint-Charles, le 25 avril 2013.