Six mois de sursis requis en appel contre Karl Anihia
Le président de Tahiti Herb Culture (THC), Karl Anihia lors de sa présentation en comparution immédiate le 31 mars dernier.
Lors d’une manifestation organisée le 5 mars dernier, Karl Anihia avait planté un pied de paka de deux mètres devant l’assemblée de la Polynésie française (APF) afin de revendiquer la légalisation du cannabis à usage thérapeutique. Dès le lendemain, il avait été convoqué à la Direction de la sécurité publique (DSP) de Papeete puis placé en garde à vue. Il avait ensuite été déféré devant le procureur de la République puis présenté devant le juge des libertés et de la détention qui l’avait placé sous contrôle
judiciaire dans l’attente de sa présentation en comparution immédiate.
Liberté d’expression
Au terme de l’audience devant la cour d’appel jeudi, l’avocat de Karl Anihia, Me Thibaud Millet a réaffirmé que ces poursuites constituaient notamment une atteinte à la liberté d’expression : « On reproche à mon client d’avoir planté un pied de cannabis devant l’Assemblée, en présence des médias, et sous le regard de la police, dans le contexte d’une manifestation autorisée par le haut-commissaire, visant à étendre à la Polynésie les essais prévus en France métropolitaine sur le cannabis thérapeutique, dans l’unique but d’interpeller les autorités locales sur cette question d’intérêt général et de santé publique, ce qui ne devrait pas pouvoir être incriminé pénalement, sauf à ce qu’il en résulte une ingérence disproportionnée dans l’exercice de la liberté d’expression, et dans le débat démocratique. »

