TRIANGLE D’OR: La production d’opium, base de l’héroïne, s’est stabilisée dans le « Triangle d’Or », aux confins de la Birmanie, du Laos et du Cambodge.

La production d’opium stabilisée en Birmanie, 2e producteur mondial

– Publié le 08/12/2014 à 13:42

  • Par Armin Arefi
La production d'opium se stabilise en Birmanie, deuxième producteur mondial derrière l'Afghanistan
La production d’opium se stabilise en Birmanie, deuxième producteur mondial derrière l’Afghanistan © AFP/Archives – Pornchai Kittiwongsakul

Pour la première fois depuis 2006, la production d’opium, base de l’héroïne, s’est stabilisée en Birmanie, deuxième producteur mondial derrière l’Afghanistan, mais reste à un niveau « inquiétant » avec une demande régionale en hausse, d’après une enquête de l’ONU publiée lundi.

Dans l’ex-pays paria, 57.800 hectares sont consacrés au pavot à opium contre 57.600 hectares l’an passé, principalement cultivé en Etat Shan, dans le nord de la Birmanie.

« La demande est extrêmement forte et progresse encore, en raison aussi de la simple hausse de la population dans la région », explique à l’AFP Jeremy Douglas, représentant régional de l’Office des Nations Unies contre la drogue et le crime (ONUDC), auteur de l’étude annuelle publiée à Bangkok.

Dans cette zone dite du « Triangle d’Or » aux confins de la Birmanie, du Laos et du Cambodge, les enquêtes révèlent que les revenus tirés du pavot à opium sont vitaux pour ses cultivateurs, en moyenne plus endettés et plus exposés aux pénuries alimentaires.

Ainsi, au Laos, les chiffres pour 2014 sont bien supérieurs, ce qui pourrait être dû à une « anomalie » de comptage lors de l’enquête annuelle précédente.

Au total, la Birmanie et le Laos comptent 63.800 hectares de culture de pavot permettant de produire 762 tonnes d’opium. Et le Laos, seul, 6.200 hectares.

« Le lien entre la pauvreté, le peu d’alternatives économiques et la culture du pavot est clair », précise Mr. Cheikh Toure, responsable de l’UNODC au Laos. Ces fermiers pauvres qui cultivent de l’opium « vivent loin des centres où ils pourraient vendre leurs produits. Ils ont besoin de solutions viables à la culture du pavot », ajoute-t-il.

La majeure partie de l’opium produit dans le Triangle d’Or est à destination de la Chine voisine, mais l’ONU s’inquiète aussi de la consommation de plus en plus forte sur place.

L’Afghanistan, où la culture du pavot à opium a atteint un record en 2014, reste de loin le premier fournisseur mondial (80% de la production) de cette plante qui fournit la matière première de l’héroïne et alimente un très juteux trafic dans ce pays démuni.

08/12/2014 13:41:43 – Bangkok (AFP) – © 2014 AFP

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La production d’opium se stabilise dans le « Triangle d’Or »

Par LEXPRESS.fr avec AFP, publié le 08/12/2014 à 16:05

La production d’opium, base de l’héroïne, s’est stabilisée dans le « Triangle d’Or », aux confins de la Birmanie, du Laos et du Cambodge. Des enquêtes de l’ONU révèlent que les revenus tirés du pavot à opium sont vitaux pour ses cultivateurs, en moyenne plus endettés et plus exposés aux pénuries alimentaires.

En savoir plus sur http://videos.lexpress.fr/actualite/monde/video-la-production-d-opium-se-stabilise-dans-le-triangle-d-or_1630260.html#BSW5cYrDqQLsc7r2.99

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AFGHANISTAN: la production d’opium est estimée à 6400 tonnes en 2014

LU dans http://www.elwatan.com/international/les-afghans-terrasses-par-l-opium-13-11-2014-277545_112.php

Les Afghans terrassés par l’opium

le 13.11.14 | 10h00

  	L’Afghanistan est le premier fournisseur mondial d’opium et compte plus d’un million de consommateurs  L’Afghanistan est le premier fournisseur mondial d’opium et…

Selon l’ONU, la dépendance à l’héroïne est passée en Afghanistan d’un niveau inexistant sous le régime taliban (1996-2001) à plus d’un million de personnes concernées aujourd’hui.

La culture du pavot à opium en Afghanistan a atteint un record en 2014 en termes de surface. Le pays reste ainsi de loin le premier fournisseur mondial (80% de la production) de cette plante qui fournit la matière première de l’héroïne et alimente un très juteux trafic qui a tissé une toile dense à travers toute l’Asie.

224 000 hectares de pavot à opium y sont cultivés, soit une augmentation de 7% par rapport à 2013, indique à ce propos le rapport annuel du bureau des Nations unies chargé de la drogue et de la criminalité (Unodc) publié hier.
Cela représente plus de trois fois la surface dévolue à cette culture en 2002 (74 000 hectares), un an après l’intervention militaire occidentale menée par les Etats-Unis qui a fait tomber le régime taliban.

Malgré les programmes d’éradication menés à coup de milliards de dollars par les Etats-Unis, la culture du pavot a explosé, notamment dans le Sud en partie contrôlé par les rebelles talibans. Les provinces de Helmand, Farah, Nimroz, Kandahar sont les principaux foyers de production. Au total, 19 provinces sur les 34 que compte le pays, produisent le pavot, soit le même nombre que l’année passée, selon l’ONU. En 2014, la production est donc restée localisée dans les mêmes zones géographiques.

Laboratoires clandestins

La production, généralement transformée dans des laboratoires clandestins aux frontières, suit des routes qui passent par les pays limitrophes : au nord par les anciennes Républiques soviétiques, au sud par le Baloutchistan au Pakistan, à l’ouest par l’Iran. Selon l’ONU, la production potentielle d’opium est estimée à 6400 tonnes en 2014, en hausse de 17% par rapport à 2013, mais qui n’égale par le record de 7400 tonnes produites en 2007.

«En 2014, les prix de l’opium ont baissé dans toutes les régions d’Afghanistan. Une possible raison pour cette décrue est une augmentation de l’offre due à la hausse de la production», note le texte. Cette hausse de la production potentielle va de pair avec la chute des opérations d’éradication de champs de pavot à opium (-63% en 2014, 2692 hectares concernés), en ligne avec la moindre présence occidentale sur le terrain.

Les talibans sont les premiers à bénéficier de ce trafic immense. Comment ? Ils prélèvent — par la force bien sûr — un impôt sur les cultivateurs de pavot à opium afin de financer leur insurrection contre le gouvernement afghan et les troupes de l’OTAN. Comme on peut s’en douter, ils ne sont pas les seuls impliqués dans ce juteux trafic. Celui-ci enrichit également autorités et chefs de guerre locaux.

Revers de la médaille

Les revenus générés par la culture de l’opium avant transformation en Afghanistan sont estimés à 0,85 milliard de dollars, soit 4% PIB du pays. Il y a néanmoins un revers de la médaille. L’Afghanistan est aussi l’un des premiers pays touchés par le fléau de la drogue. La dépendance à l’héroïne y est passée d’un niveau inexistant sous le régime taliban (1996-2001) à plus d’un million de personnes concernées aujourd’hui selon l’ONU. Un véritable drame.

Toutes ces statistiques impressionnantes montrent donc l’échec patent de la politique antidrogue de Washington en Afghanistan. La lutte contre la drogue est d’ailleurs le deuxième grand échec des Occidentaux en Afghanistan, après l’impossibilité de ramener la paix et la sécurité dans le pays. L’Afghanistan est aussi et surtout la deuxième plus grande défaite stratégique des Etats-Unis après l’Irak. Mais le pire risque d’être à venir.

Le retrait des troupes de combat de l’OTAN de ce pays en décembre prochain fait craindre une instabilité propice à un développement encore plus important de la culture du pavot. En 2015, seuls 12 500 soldats étrangers seront en effet présents sur le sol afghan dans le cadre de la mission Soutien résolu pour la formation et l’assistance aux forces afghanes, contre plus de 150 000 il y a quelques années. Bref, comme en Irak, les Occidentaux sont probablement bien partis pour revenir.

Dix policiers tués à Kaboul

Deux attentats à la bombe, revendiqués par les talibans, ont fait au moins 10 morts parmi les policiers lundi en Afghanistan, ont indiqué des responsables.

Lors du premier attentat, sept policiers ont péri parmi lesquels un commandant, lorsque qu’un individu a actionné sa charge explosive dans la province de Logar, au sud de Kaboul.

Par ailleurs, une bombe actionnée à distance a détruit une voiture de police à Jalalabad (est), tuant trois policiers, a déclaré le porte-parole du gouverneur de la province, Ahmad Zia Abdulzai.

Les talibans, qui ont revendiqué les attentats de Logar et Jalalabad, ont multiplié les attaques visant des symboles de l’Etat et les forces de sécurité  afghanes.

Depuis le début de l’année, 4634 soldats et policiers afghans sont  morts au combat, contre 4350 sur l’ensemble de l’année dernière, selon des  chiffres donnés cette semaine par le général Joseph Anderson, n°2 des troupes américaines en Afghanistan. A. Z.

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Un champ de pavot à opium en Afghanistan en avril 2014.

En Afghanistan, nouveau record de la culture de pavot à opium

Le Monde.fr avec AFP | 12.11.2014 à 08h16 • Mis à jour le 12.11.2014 à 08h32

L’étendue de la culture du pavot à opium en Afghanistan a atteint un nouveau record en 2014, selon l’Organisation des nations unies. Signe de l’échec de la politique antidrogue de Washington, le pays reste de loin le premier pourvoyeur mondial (80 % de la production) de cette plante qui fournit la matière première de l’héroïne et alimente un juteux trafic.

Cette année, 224 000 hectares de pavot à opium ont été cultivés en Afghanistan, soit une augmentation de 7 % par rapport à 2013, indique le rapport annuel du Bureau des Nations unies chargé de la drogue et de la criminalité (Unodc) publié mercredi 12 novembre. Cela représente plus de trois fois la surface dévolue à cette culture en 2002 (74 000 hectares), un an après l’intervention militaire occidentale menée par les Etats-Unis qui a fait tomber le régime des talibans.

Depuis, et malgré des programmes d’éradication menés à coup de milliards de dollars par les Etats-Unis, la culture du pavot a explosé, notamment dans le Sud, en partie contrôlé par les rebelles talibans. La lutte contre la drogue apparaît donc comme le deuxième grand échec de la communauté internationale en Afghanistan, après l’impossibilité de ramener la paix et la sécurité dans le pays.

http://www.lemonde.fr/asie-pacifique/article/2014/11/12/en-afghanistan-nouveau-record-de-la-culture-de-pavot-a-opium_4522119_3216.html

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ESPAGNE (Barcelone-Catalogne) – Trafic d’héroïne : Un réseau dirigé par un Marocain démantelé en Espagne

Trafic d’héroïne : Un réseau dirigé par un Marocain démantelé en EspagneUn réseau de trafic d’héroïne, dirigé par un Marocain, a été démantelé en Espagne, ce jeudi. /DR 

La police catalane a annoncé, jeudi, avoir démantelé un réseau de trafic d’héroïne dans le nord-est de l’Espagne lors d’une opération qui s’est soldée par 36 arrestations, dont celle de son chef présumé, un Marocain. La drogue saisie est évaluée à deux millions d’euros.

Cette organisation, qui vendait de l’héroïne à d’autres trafiquants ou directement aux usagers, transférait ses gains vers le Maroc, où ses dirigeants « achetaient des propriétés immobilières », explique la police catalane dans un communiqué.

Les agents ont découvert 35 kilos d’héroïne dont la valeur est estimée, sur le marché noir, à deux millions d’euros. « Cette saisie d’héroïne (…) est la plus importante qu’ait jamais réalisée la police catalane et la plus grande en Espagne en 2014″, poursuit-elle.

La production d’opium en Afghanistan, principal producteur du pavot qui permet de fabriquer l’héroïne, a augmenté de 49% en 2013 par rapport à l’année précédente, jusqu’à atteindre 5.500 tonnes, selon les chiffres de l’Office des Nations unies contre la drogue et le crime.

L’enquête en Espagne avait démarré en février lorsque les agents avaient repéré « un point important de vente d’héroïne au détail » à El Vendrell, à 70 km au sud de Barcelone, où le réseau de trafiquants était installé.

Les agents surveillaient un chargement d’héroïne en provenance des Pays-Bas attendu le 16 octobre en Catalogne, date à laquelle la police a lancé l’opération.

Sur les 36 personnes interpellées, 20 ont été placées en détention provisoire.

source: http://www.aufait.ma/2014/10/30/trafic-dheroine-reseau-dirige-marocain-demantele-en-espagn_633050

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