QUÉBEC (Laval): qu’on le sache, Steve Ovadia, AKA Steve the Jew, n’est le bras droit de personne!

mafiamontrealLe principal individu visé par les perquisitions anti-mafia survenues la semaine dernière à Laval nie être un bras droit du parrain intérimaire de la mafia montréalaise.

Au cours d’une brève entrevue accordée cette semaine à notre Bureau d’enquête, Steve Ovadia a voulu défendre sa réputation.

«Je ne suis pas le bras de personne, je n’ai jamais été le bras droit de personne, c’est tout», a-t-il affirmé.

lire: http://www.journaldemontreal.com/2016/09/23/il-nie-etre-un-bras-droit-du-parrain-de-la-mafia

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CANADA (Québec): l’avocat et ‘consigliere’ Loris Cavaliere libéré moyennant une caution de 300 000$

L’avocat du clan Rizzuto, Me Loris Cavaliere, pourra recouvrer sa liberté provisoire vendredi, moyennant des garanties totalisant 300 000 $ et l’interdiction de pratiquer le droit.

Me Cavaliere avait été appréhendé avec d’autres présumés dirigeants de la mafia montréalaise, des Hells Angels et des gangs de rue, le 19 novembre.

Le criminaliste devra déposer 150 000 $ à titre de caution devant le tribunal et offrir 150 000 $ additionnels en garantie hypothécaire sur un immeuble dont il est propriétaire, des sommes qu’il pourra récupérer s’il respecte toutes ses conditions de remise en liberté.

Chassé de son bureau

Me Cavaliere, 61 ans, a aussi accepté de renoncer à pratiquer sa profession d’avocat jusqu’à nouvel ordre, une mesure exceptionnelle imposée sous l’insistance de la poursuite.

Il lui sera interdit de mettre les pieds à son bureau du boulevard Saint-Laurent et dans tout palais de justice, sauf lorsque sa présence en cour sera requise pour les procédures judiciaires intentées contre lui. La Couronne l’a sommé de ne pas communiquer avec «toute personne ayant des antécédents judiciaires ou des causes pendantes».

De plus, il sera assigné à résidence 24 heures sur 24 et ne pourra quitter la province de Québec.

Menotté dans le box des accusés, le criminaliste arborait une barbe de quelques jours et a calmement écouté la liste imposante de conditions qui lui ont été imposées avant de les accepter.

Jeudi, Me Gilbert Frigon, qui représente l’accusé, avait informé le tribunal qu’il était en discussion avec la Couronne en vue de faire libérer Me Cavaliere. Les parties en sont venues à une entente que la juge Nathalie Fafard a entérinée vendredi midi.

Réunions à son bureau

Détenu à la prison de Rivière-des-Prairies depuis deux semaines, l’avocat est le premier des gros noms du crime organisé visés dans cette opération policière à être libéré en attendant d’être jugé pour complot et gangstérisme.

En conférence de presse à la suite de ce coup de filet, la Sûreté du Québec l’avait qualifié de «facilitateur» avec les têtes dirigeantes du crime organisé de souche italienne qui tenaient souvent des réunions à son bureau, sur le boulevard Saint-Laurent, en croyant à tort qu’ils y seraient à l’abri des dispositifs d’écoute électronique des policiers.

Des enquêteurs de l’Escouade régionale mixte de Montréal ont aussi déclaré aux médias que Me Cavaliere arbitrait les conflits potentiels entre les acteurs de la mafia.

Il aurait ainsi hérité du titre de ‘consigliere’ depuis l’enlèvement de Paolo Renda, le beau-frère du défunt parrain Vito Rizzuto, qui n’a pas donné signe de vie depuis sa disparition en mai 2010.

Coaccusés détenus

Le fils de Vito Rizzuto, Leonardo, lui aussi avocat au cabinet de Me Cavaliere, ainsi que le chef intérimaire de la mafia, Stefano Sollecito, ont aussi été arrêtés durant cette opération policière majeure.

Ces derniers demeurent détenus en attendant que des dates pour leur enquête sur remise en liberté soient fixées par la cour, puisque la Couronne réclame toujours leur détention préventive.

La sœur de Leonardo Rizzuto, Bettina, elle aussi avocate, était d’ailleurs présente au palais de justice de Montréal pour assister à l’audition de la cause de Me Cavaliere, vendredi.

CANADA (mafia montréalaise): « La Table » …

 

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Parmi les six membres du nouveau comité de direction de la mafia montréalaise nommé «La Table», cinq sont les fils de mafieux influents bien connus. Une tradition qui se transmet de père en fils.

La restructuration de la mafia montréalaise forcée par la mort de Vito Rizzuto est presque complétée. Avec «La Table», on entre en quelque sorte dans l’ère d’une mafia nouvelle génération.

Voilà le portrait qu’est en mesure de dresser notre Bureau d’enquête après des mois de délicates recherches menées auprès de nombreuses sources des milieux policier, interlope et judiciaire.

Certaines sources connaissent d’ailleurs ces individus depuis leur enfance.

Le calme est revenu

La mafia montréalaise a connu une période trouble et particulièrement violente à la suite de l’incarcération du parrain Rizzuto, dans une prison des États-Unis.

Sa succession a amené son lot d’instabilité et de guerres intestines.

Mais avec la création de «La Table», l’ordre semble être revenu dans l’organisation.

«On pourrait dire que nous sommes dans une période d’accalmie», indique le commandant Daniel Dacunha, de la Division du crime organisé de la police de Montréal.

Ce n’est pas d’hier que les six individus qui se rencontrent autour de «La Table» sont liés à la mafia. Déjà, il y a une dizaine d’années, leurs noms étaient mentionnés dans l’enquête Colisée, la plus vaste opération antimafia de l’histoire canadienne.

Rizzuto et cie

Parmi eux, notons nul autre que le fils du dernier parrain Vito Rizzuto, décédé d’un cancer en décembre 2013, l’avocat Leonardo Rizzuto.

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Alors que son frère Nick Jr. et son grand-père Nicolo ont péri assassinés et que son père est décédé de maladie, voici que Leonardo assurerait la présence d’un Rizzuto à «La Table» de la mafia.

Il y a 10 ans, les enquêteurs de la police affirmaient qu’il rencontrait plusieurs partenaires d’affaires de son père et s’occupait des affaires de la famille en son absence.

Le fils d’un autre mafieux notoire se trouverait aussi à «La Table»: Liborio Cuntrera. Son père Agostino a péri sous les balles de deux assassins devant son commerce de St-Léonard en juin 2010.

Deux membres de la famille Sollecito, le vétéran Rocco et son fils Stefano, siégeraient aussi à «La Table».

Conseils du patriarche

Nos sources racontent que Stefano Sollecito est celui qui est responsable des opérations de la mafia à Montréal actuellement. Son père lui prodiguerait de précieux conseils, mais le fils semble vouloir faire à sa tête la plupart du temps, selon plusieurs sources du milieu.

Les policiers de l’escouade Éclipse du SPVM s’étaient d’ailleurs invités à son anniversaire en octobre dernier au Lounge 5 de la rue Jarry, tel que le rapportait notre Bureau d’enquête en novembre dernier.

Son père Rocco Sollecito est mentionné dans la Banque nationale des données criminelles (BNDC) dans plus d’une vingtaine d’événements liés au crime organisé.

Part du lion

Deux noms moins connus du grand public feraient aussi partie des décideurs: Nicola Spagnolo et Vito Salvaggio.

Le fonctionnement de «La Table» serait assez simple selon nos sources: elle est responsable de bien délimiter les territoires et s’assure également que tous ceux qui y travaillent rapportent aux patrons un pourcentage de leurs recettes.

Cette façon de faire de la mafia rappelle celle des Hells Angels Nomads. L’opération Printemps 2001 avait en effet levé le voile sur une «table» qui gérait des millions de dollars provenant du revenu de la drogue.

Les membres du comité de direction ont la haute main sur plusieurs activités criminelles, allant du trafic de drogue aux paris illégaux, en passant par le racket de l’extorsion (pizzo), le milieu de la construction, le prêt usuraire et la collection.

Le trafic de drogue qui rapporte gros

Même s’ils en empochent les lucratifs profits, les hauts dirigeants de «La Table» évitent de se mettre les mains directement dans le trafic de drogue, selon nos sources.
«La Table» sert en quelque sorte de tour de contrôle du trafic, en donnant ou refusant de donner sa bénédiction aux trafiquants… et en percevant une intéressante quote-part du butin au passage.
Si au début des années 2000, la commission était de 3 % à 7 %, elle est aujourd’hui modulée en fonction de la profitabilité des opérations.
De plus, l’île de Montréal a été découpée en territoires, définissant clairement quels territoires sont contrôlés par la mafia ou les Hells Angels, par exemple, a appris notre Bureau d’enquête (voir carte ci-dessus).
Quant au Gang de l’Ouest, son rôle a changé avec le temps. L’organisation semble avoir abandonné ses activités de distribution de drogue sur la rue pour se concentrer dorénavant sur sa spécialité, soit l’importation de plus importantes quantités de stupéfiants.
On rapporte que la mort récente d’un des chefs de clan, Richard Matticks, n’a rien changé à leurs opérations courantes.
Par ailleurs, divers trafiquants indépendants peuvent bosser à Montréal avec l’approbation de «La Table», moyennant évidemment le versement d’une ristourne.
Par exemple, un trafiquant souhaitant importer 200 kilos de cocaïne pourra recevoir l’aval de «La Table», moyennant une commission pouvant atteindre 20 % des profits.
Si ce trafiquant est d’origine italienne, il doit faire affaire avec la mafia, sinon il lui est permis de travailler avec des bandes rivales.
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