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this day in crime history: november 14, 1957

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On this date in 1957, New York State Police in Apalachin, NY interrupted a meeting of about 100 mafia luminaries from the US, Canada, and Italy. The meeting was held at the home of Joseph « Joe the Barber » Barbara, boss of the Scranton-Wilkes Barre, PA mob family. Over 60 of the attendees were detained by police, with an estimated 40 more fleeing into the woods.

Further reading:

Apalachin, NY

Gangsters, Inc. – Mob Meeting at Apalachin: The Big Barbeque

Wikipedia – Apalachin Meeting

Voir l’article original

Coke en stock (LXXIII) : la CIA, l’héroïne … et l’Australie (Part 1)

Coke en stock (LXXIII) : la CIA, l’héroïne … et l’Australie (1)
par morice
samedi 15 novembre 2014

Au départ, en juin dernier, j’avais simplement été intrigué par l’événement. La saisie à bord d’un petit bimoteur d’une cargaison de 35 kilos d’héroïne, très loin, dans l’autre hémisphère. Une enquête menée pendant près de quatre mois à fini par me convaincre que j’étais tombé par hasard sur un événement majeur. La découverte d’une implication directe de la CIA dans un processus reprenant tous les schémas utilisés voici 30 ans par cette même agence, avec les mêmes sociétés factices et des cargaisons semblables, a un endroit où elle avait déjà sévi, jadis. Après avoir longuement décrit ici les turpitudes de l’Agence en Amérique du Sud ou en Afrique (ici même), il était devenu temps en effet de se pencher sur un autre continent. C’est l’Australie, cette fois, qui nous en offre l’occasion et qui ne va pas vous décevoir, je pense… tant le sujet est fourni et contient de surprises de taille…

Atterrissage d’un drôle d’oiseau en Australie

L’affaire date de fin juin dernier, et elle monte en puissance depuis (je m’y intéresse depuis cette date, en effet). Cela se passe dans l’est de l’Australie, cette fois, sur un petit aéroport régional de Nouvelle-Galles du Sud, sur la côte Est (c’est au sud de Sydney), à Illawara exactement (qui signifie  » la terre entre la montagne et la mer », ici en photo à droite). On change en effet carrément de continent pour l’occasion : il ne s’agit plus de l’Amérique du Sud ni de l’Afrique, cette fois, et comme on a le voir aussi il ne s’agît plus de cocaïne non plus. Le journal local, le Mercury Illawara commente ainsi l’événement le 9 juillet : « un avion appartenant à un américain a atterri sur l’aéroport régional d’Illawarra il y a deux semaines a été perquisitionné pour de la drogue, dans une opération spectaculaire de la police qui a duré deux jours, selon les rapports. La police est demeurée discrète sur les circonstances entourant le raid, qui a débuté mardi. Ils ont ciblé l’avion âgé de 43 ans, immatriculé N224HR, qui était arrivé à l’aéroport d’Albion Parc dans après-midi du 27 juin et la fouille a repris mercredi après que la police locale ai gardé l’avion pendant la nuit. Des officiers du Middle Eastern Organised Crime Squad ont coordonné l’opération, tandis que des officiers de police scientifique ont été vus en train enlever les bagages de l’avion le mercredi après-midi. La police fédérale a participé également. Il a été dit au Mercury que de la drogue pesant 35 kg avait été saisie dans l’avion. » L’information brute n’a rien de transcendante, se dit-on alors. Ce n’est pas la première saisie d’héroïne (et non de cocaïne, cette fois), et le poids confisqué paraît faible, face aux centaines de kilos de drogue saisis régulièrement en Amérique Centrale, par exemple (dix fois moins que dans le raid de la piste clandestine Hylton au Costa-Rica, par exemple). A bord, il y en avait quand même pour 9 millions de dollars australiens (7,2 millions d’euros), quand même…

Un avion peu courant et fort reconnaissable

Mais cette fois, c’est l’avion lui même qui intrigue le plus. Ce bimoteur à l’étrange allure, très haut sur pattes, au fuselage court, est en effet un appareil hautement reconnaissable. C’est un Swearingen Merlin 3A. Le descendant d’une lignée bien à part. La firme Swearingen, créée en 1958 au Texas, avait construit le premier comme une sorte de puzzle, avec des emprunts à d’autres appareils, dans le but de fabriquer avant tout un avion plus rapide que les autres, en partant de ces derniers. Son fondateur, Edward J. Swearingen, un ingénieur aéronautique doué, a travaillé pour Dee Howard, le fondateur de Howard Aero, où il a dessiné le Howard 250 et 500, dérivés du Lockheed Model 18 avions aux lignes racées (ici à droite) , puis est passé chez Bill Lear, fondateur de Lear Inc, chez qui il fera le fort réussi Learstar. Puis on le retrouve chez Piper, où il dessine le fort réussi Piper PA30 Twin Commanche, puis l’immense succès du PA42 Cheyenne (le favori des passeurs transatlantiques de cocaïne !) avant de se mettre à son propre compte, et fabriquer ses propres avions, avec toujours en tête la rapidité, augmentée maintenant du confort de la pressurisation. Tout d’abord à partir d’un Beechcraft Twin Bonanza, à qui il avait fixé deux Lycoming IO-720 de 800 cv, pour faire un engin plus puissant, appelé « Excalibur ». Il fera la même chose avec le Queen Air, qui possédait la même aile de base. Puis lui a pris l’idée de mixer sur toujours la même aile un fuselage de son crû, pressurisé cette fois, réutilisant le train d’atterrissage du Twin Bonanza. L’engin hybride devient le SA-26 Merlin, tout d’abord équipé de moteurs conventionnels à 6 cylindres (des Lycoming TIGO-540) pour finalement être équipé de turbines Pratt & Whitney Canada PT6A-20 : c’est devenu alors le SA26-T Merlin IIA, l’engin recevant juste après des Garrett AiResearch TPE-331-1 plus puissantes (c’est le SA-26 Merlin 2B, ici à gauche). Ce n’est qu’avec le modèle suivant que Swearingen commencera vraiment à se distinguer davantage de ses prédécesseurs Beechcraft. Avec le SA226-T Merlin III, qu’il a produit à partir de 1972, avec ses turbines Garrett aux entrées d’air devenues typiques chez le constructeur (elle sont situées vers le haut des capotages moteurs, au contraire des modèles précédents) et un tout nouveau train d’atterrissage à diabolos et aux jambes de train allongées, pour de plus grandes hélices (à 4 pales pour le modèle B), qui lui donne cet air bizarre d’échassier si reconnaissable.

Acheté par l’Australie…

Ironie du sort ; le Département de l’ Aviation Civile Australienne sera un des premiers à acheter un des modèles, immatriculé VH-CAM (c’était le numéro T-210, ici à gauche). On a alors affaire à un engin bien différent, aux performances assez impressionnantes pour un avion d’affaires de 8 places à hélices, à cette époque où les jets pointent à peine le museau. Il vole en effet à 500 km/h, à une altitude de 7 300 mètres et est doté d’une autonomie de 3000 km. A l’époque (voilà plus de 40 ans maintenant), il impressionne, e fait. C’est bien celui qui s’est posé à Illawarra en tout cas. Aucun doute possible en effet, l’oiseau rare posé là-bas, est bien un Merlin III (utilisé en France par Air Mana qui possède les versions A, B et C) ! Le Merlin, seul biturbopropulseur plus rapide que les King Air qui équipent le plus souvent les policiers anti-drogues…

Un Merlin et des avions disparus… par enchantement

C’est bien un Merlin IIIA, à moteurs à trois pales d’hélice, mais pas n’importe lequel : enregistré sous le serial T-217, et immatriculé N-199Z en 1970, c’est un avion qui a fait partie du lot d’avions cédé aux services forestiers US, qui avait été enregistré à Boise en 1973… un service à l’origine d’un énorme scandale, celui d’avions destinés à la lutte contre le feu… et revendus à des sociétés privées, telle Hemet Valley Flying Service, ou devenus… des avions discrets de la CIA. Le scandale sera découvert dans les années 80 par Gary Eitel, un courtier en aviation, ancien pilote du Viet-Nam (avec 300 missions au compteur) désireux de racheter plusieurs C-130 pour son compte. Ne voyant aucune réponse arriver pour sa demande, il fit seul son enquête, pour découvrir que plus un seul avion n’était disponible : tous avaient disparu ! Entre 10 et 12 C-130 n’étaient plus sur les registres des Forêts ! On en retrouvera plus tard deux, travaillant pour le concurrent d’Eitel, T&G, au Koweit à la fin de la Guerre du Golfe ! D’autres C-130 furent retrouvés impliqués dans des trafics de cocaïne. En 1990 – 1991, T&G avait en effet loué un des C-130A disparus à la compagnie aérienne panaméenne Trans Air, qui sera liée au cartel de Cali. Son directeur, Luis. Carlos Herrera Lizcano sera condamné en 1995 à cinq ans dans une prison fédérale de la Floride pour trafic de drogue. Trois autres C-130, dont le 57-0517 avaient été revendus par T&G, de Chandler, en Arizona, en 1993 à Aero Postal de Mexico pour 3,6 millions de dollars (ici à gauche le XA-RSH (numéro 182-3224). En 1997, un autre appareil encore, appartenant aussi à Aero Postal Mexico, était pris la main dans le sac de cocaïne, de la même façon. Le directeur de la société, Jésus Villegas Covallos, étant lui lié directement à Ramon Arellano Felix du Cartel de Tijuana ! Cet appareil n’aurait pas que distribué de la cocaïne, mais aussi des armes en Amérique du Sud. Notamment pour le gouvernement du Pérou dans sa lutte contre les forces de guérilla connues sous le nom « Sentier lumineux » (les avions fournissaient en fait les deux camps opposés !). Le trafic avait même ses subdivisions et ses appareils plus petits pour mieux dispatcher les énormes volumes de drogue : Luis Herrera était en partenariat avec Frank Batiston, dans Caribe Air Lines (Lineas del Caribe), selon un télégramme DoS (déclassifié 18 Juillet 1989, l’original étant daté d’oût 1983). Franck Batiston et son fils, Antonio, auront leur De Havilland Twin Otter turbo-prop saisi par la Drug Enforcement Agency à Mena, Arkansas, aéroport du trafic de drogue investi par la justice (cf le Mena Star, du 13 septembre 1991). On retrouvera l’Hercules 57-0517 de T&G, déposé fort discrètement au « cimetière » de l’Amarc (à Davis-Monthan, ci-contre à droite) sous l’étiquette du 924 eme Groupe Tactique de Transport de Bergstrom AFB…

Un colonel resté sur le carreau

Bref, les C-130 évaporés n’étaient pas restés à rien faire : manifestement, ils étaient devenus des piliers de la CIA en Amérique du Sud et Centrale !!! L’un de ceux qu’avait piloté Tosh Plumlee… au Costa Rica !!! Un colonel de l’Air Force, responsable de la base d’El Toro, près d’Irvine, en Californie, où se passait essentiellement le trafic, qui avait souhaité révéler le scandale, n’en aura pas le temps. On le retrouvera mort, une plaie béante à la tête… déclaré officiellement comme « suicidé ». Je vous ai raconté sa terrible histoire ici. « Les avions étaient bien représentatifs en effet : ils venaient de la Mena. C’étaient nos fameux C-130 « gris » ! Comme cette enquête spéciale en profondeur le montrera, un réseau non déclaré de la CIA a été impliqué dans le trafic illicite de drogues de la région de la MENA, en Arkansas, vers des dizaines d’autres petits aéroports à travers le pays, ainsi que la vente illégale de C-130 aéronefs du Service des Forêts, et le décès prématuré de journalistes d’investigation et de pilotes. Ces agents ont également été impliqués dans l’une des plus importantes opérations de trafic de drogue à se produire dans le pays, et d’armes illégales vers l’extérieur du pays ». Les fameux C-130 du Service des Forêts US, un des plus gros scandales de ces dernières années aux USA. Entre 10 et 12 C-130 achetés par le Service des Forêts comme bombardier d’eau n’ont jamais servi à cela, et le commanditaire ne les a jamais vus. Le scandale sera d’autant plus grand qu’en 1994 l’incendie du South Canyon dans le Colorado, tuera 14 pompiers, faute d’avion disponible… » Incroyable et inommable ! A partir du petit Swearingen qui a déboulé sur le minuscule aérodrome australien, c’est donc tout un pan d’histoire contemporaine qui est réapparu à la surface… car un bon nombre d’événements de ses trente dernières années a été rythmé par les frasques de ce genre d’avions…

Un crash en Afrique

Un des C-130 « égarés », par exemple encore, sera retrouvé bien plus loin encore : en Angola. Il s’était écrasé sous les couleurs de TAAG, mais appartenant à Santa Lucia Airways, le groupe de Viktor Bout, au décollage de Luanda en Angola, en juin 1991, en partance pour Cafunfo, la région des mines de diamants. Le rapport d’accident sera ainsi rédigé : « L’avion, piloté par les officiers de Tepper aviations aurait effectuait un vol pour le compte de la CIA pour fournir en armes les forces de la guérilla angolaise de l’UNITA . Il s’est écrasé en tentant d’atterrir à Jamba. Ces vols étaient effectués de nuit à très basse altitude pour éviter les radars de détection du MPLA. La piste de Jamba était en terre, l’approche était auras des arbres, et l’éclairage de la piste était probablement inadéquat. » A bord, quatre américains : le commandant Robert Snellgrave, le mécanicien Robert Weldon et le load master Chuck Henrichs, ainsi que le pilote en second. Or le second cité était le neveu du sénateur Curt Weldon « Il semble que le neveu de Curt volait, comme mécanicien, en Angola sur les missions secrètes de la CIA utilisant des aéronefs ayant appartenu à (ou devraient avoir appartenu) aux Service des forêts des États-Unis. Les avions américains du service des forêts avaient interdiction par la loi d’opérer en dehors des États-Unis. Weldon, à juste titre, a donc voulu comprendre la nature du voyage de son neveu, mais la CIA l’a fait tourner en rond. Weldon, lors d’une séance du Congrès, l’a pris comme un insulte personnelle ». Les missions en Angola étaient du ressort de la CIA, et elles devaient rester secrètes ! Le problème, c’est que le crash avait aussi provoqué la mort du directeur de Tepper Aviation, Bud Peddy, le second pilote, et le responsable de la firme privée de mercenaires travaillants pour la CIA… obligeant la presse à révéler l’affaire. Eitel connaissait bien tout cela : en 1976, la CIA l’avait recruté pour voler Angola, ainsi que pour piloter des Lear Jets au dessus du sud de l’Oregon !

Une mission dissimulée aux proches

Dans l’avion qui s’est écrasé, décède également donc Charles  » Chuck » Hendricks, originaire d’Acorn, dans l’Arkansas : lorsque ses parents l’apprennent, ils sont éberlués : pour eux, leur fils leur avait dit qu’il travaillait pour « une mission humanitaire apportant des vivres contre la famine en Afrique ». Or Acorn est à à peine « 6 miles » de … la Mena (9,6 km !). Leur fils y travaillait, donc ! Selon les parents toujours, leur fils travaillait pour une firme appelée « Unitrans International ». Un autre décédé, Robert Snellgrove, travaillait lui pour « Majus Aviation ». Les deux firmes avaient leur siège à Lakewood, Colorado, et à Punta Gorda, en Floride… à l’un des sièges de la CIA !!!

Un Hercules passablement baladeur

L’avion était… remarquable, pour plein d’aspects inattendus :  » Le C-130 utilisé par Victor Bout, peint aux couleurs civiles n’est pas non plus un inconnu : il date de la période des Contras, lui aussi. Dans son livre sur la liste des fabrications d’Hercules, Lars Olausson a indiqué que le numéro de celui affrété par Oliver North sous l’immatriculation de St. Lucia avait opéré après sous le sigle de Tepper Aviation, N° N9205T (le N° 4129 en construction) . Son « parcours » de revente est assez faramineux : vendu en 1966 à ZAC-Alexander (Zambian Air Cargo), sous le numéro 9J-RBW, revendu à Maple Leaf Leasing en 1969, loué à Pacific Western Airlines, (N°383) en mars 1969, endommagé à Eureka, au nord du Canada, en août 1969, reconstruit et agrandi en L-100-20 en décembre 1969. Loué ensuite à Alaska International Air, (ancien Interior Airways, et plus tard MarkAir) en décembre 1969. Revendu ensuite à Pacific Western Airlines, sous le registre CF-PWN en 1977, enfin vendu à St. Lucia Airways, numéro J6-SLO, en mai 1985, et nommé alors « Juicy Lucy », du nom d’un groupe de rock, transports pour l’Unita de 1969 à 1972, en juillet 1987. Revendu à Tepper Aviation, en Floride, sous le numéro N9205T, en janvier 1988, surnommé le « Gray Ghost » « … Avouez que c’était un superbe parcours, déjà. Au moment de son crash, il appartenait à « Rony Leasing Inc ». Ne cherchez pas trop loin son adresse : c’était au 2711 Centerville Road Suite 400, à Wilmington, dans le Delaware (état qui reviendra à plusieurs reprises dans notre inventaire… Un énorme C-130 se contentait d’une toute petite boîte postale… comme les autres !!!

Des avions passés… par l’Australie

Or ce « fameux » C-130 venait de très loin : « D’où venait le C-130 « stealth » crashé en Angola ? oh, de loin : d’Australie, en passant par la Mena (on y revient !) : « au moins un de ces C-130 ex-australiens a été impliqué à la Mena, Arkansas, dans des opérations de transports d’armes de la CIA et de drogues ». Les avions arrivés en Australie avaient été commandés par Southern Cross, qui appartenait au groupe Multitrade International. Or on retrouvera la trace de cette société dans l’affaire du DC-9 contenant près de 5 tonnes de coke découvert au Mexique ! Car derrière les C-130 et le Merlin « australien », il y avait derrière eux le même personnage : Glen Kovar, responsable de SkyWay Communications, installé à St Petersburg en Floride !!! Les histoires de la CIA sont toujours complexes (et c’est exprès, en effet !)…. mais mènent toujours à la même chose : de la drogue. Indispensable à la CIA !

La France en utilisera même deux

Ironie du sort aussi, la France avait hérité de ces Hercules baladeurs, extraits du désert de Davis Monthan, et revendus… par les Eaux et Forêts US et T&G, leur nouveau propriétaire. Sous la forme de deux exemplaires, dont le N116TG, baptisé « City of Phoenix » : l’appareil appelé « Pélican 82 » s’est malheureusement écrasé en Ardèche le 6 septembre 2000, en luttant contre un incendie de forêt à Burzet (faisant deux morts et deux blessés : Ted Hobard, Ted Meyer, Joe Willlams (décédé) et le français Paul Trinque, décédé, le copilote, âgé de 34 ans seulement. L’autre, N117TG (au départ 51-1631 dans l’Air Force) baptisé « Iron Butterfly » (en hommage au groupe de rock US mais aussi celui d’un F-105 Thunderchief), l’avion cargo, un vétéran du Viet-Nam, hérité par T&G, avait été remisé à Davis-Monthan avant de servir à la Sécurité Civile française pendant trois ans (de 1993 à 1996), où il était devenu sobrement le N°81. Les C-130 d’Hemet Valley Aviation avaient d’abord été revendus à Michael Zincka Leasing en 1989… puis à la sécurité Civile Française, qui les avait donc utilisés deux ans… sans qu’on ne sache rien en France de leur curieuse provenance. On ne sait pas si les premiers épandages d’eau ont révélé des traces de cocaïne à la place de retardant… Considéré comme trop cher à entretenir, le deuxième exemplaire subsistant était reparti aux USA, puis s’était retrouvé à Valencia en Espagne en 2000 et en 2003, pour lutter contre les incendies, puis à nouveau aux USA, appartenant alors à Air Response, une sorte de T&G nouvelle mouture. On le surprendra en 2010 (ici à gauche) en train de soigner par épandage massifs d’absorbants au dessus du Golfe du Mexique la marée noire de BP (depuis, ce qui a entraîné au fond pose problème !). Aujourd’hui, avion à tout faire, il sert toujours à l’USAF, dès que l’occasion se présente, pour des tas de tests divers : avec le numéro de série 3018 c’est aujourd’hui le plus ancien Hercules encore en service !

Vingt ans après, on retrouve les mêmes acteurs

Des avions mêlés à des affaires louches, donc. « Un autre, ayant sur la queue le numéro N69P, était exploité par Roy Reagan via un contrat de l’ U.S. military’s Nuclear Defense Agency. Ce même avion sera un jour saisi par la DEA à Miami, en Floride, lors d’une mission sur la contrebande de cocaïne ». Les avions étaient peints intégralement en gris sans aucune marque distinctive, ce qui leur a valu leur surnom : « l’avion-cargo d’exploitation forestière qui le mènera en Angola a été l’un des « Gray, Ghosts (en fait une mouche artificielle de pêche, grise)« ainsi nommé pour sa peinture ardoise » il portait le N° N9205T. Officiellement loué à Tepper Aviation, de Floride. L’avion crashé appartenait en fait à Detrich Reinhardt et Peter Turkelson. Deux membres connus de la CIA : les propriétaires de Santa Lucia (avec Viktor Bout). Ou comment un avion enregistré dans les Barbades, loué à une société de Floride, travaillait au nom de l’ONF US en plein milieu de l’Afrique !  » avais-je écrit en 2010. Santa Lucia, ou Airline Consulting, deux paravents commodes pour les activités secrètes. Tepper était aussi lié à Crestview Aerospace Corporation, dont le directeur, Charles R. Shanklin, présentait la même adresse d’entreprise. Comme le rappelait un article de presse du 13 décembre 1989, « Santa Lucia Airways a également joué un rôle dans le scandale de l’Irangate. En 1985-1986 l’un des Boeing de la compagnie a fait plusieurs vols à l’Iran à partir de bases américaines en Allemagne de l’Ouest, et, en mai 1986, il a emporté le colonel Oliver North à Tel Aviv sur la première étape de sa célèbre visite à Téhéran pour négocier la libération des otages américains détenus à Beyrouth ». Vingt ans après, en 2006, à la surprise générale, les liens entre Tepper et l’armée américaine existaient toujours : le L-100-30 bleu et blanc (ici à droite) numéro 2189M visitait régulièrement en avril et mai 2006 Camp Peary, où on le photographiera au milieu du camp d’entraînement de la CIA. Cette même CIA utilisait toujours les mêmes sociétés, plus de vingt ans après !!!

 

Déjà en 1961…

Car tout cela remonte à de l’histoire ancienne. Une pratique qui durait depuis plus longtemps encore, en effet : des avions « qui selon Eitel, avaient été aussi refilés à Aero-Union (fondée par Dale Newton à Chico, en Californie, puis installée sur la base militaire de McClellan Airfield), qui avait été déclarée comme contractuelle de la CIA depuis la Baie des Cochons en 1961 quand la firme avait servi aux pilotes de B-26 chargés d’aller bombarder Cuba. Selon lui encore, le tout premier C-130 tombé entre les mains des privés fourni à Hemet Valley était piloté par James Patrick Ross, le pilote-mécanicien qui avait envoyé les C-130 en Australie à la moitié des années 80 et qui était aussi le second pilote du C-123 de Barry Seal' » !!! Nous revoilà plongé dans l’histoire sombre et tortueuse des USA sous Kennedy, Nixon, Reagan ou Clinton !!! De même avec les B-26, revenus à Chico après avoir servi à préparer l’invasion ratée de Cuba. Certains d’entre eux avaient déjà connu une guerre (coloniale) auparavant : des appareils français revenus d’Indochine, tel celui immatriculé alors 44-35911 (Gascogne !)… devenu en 1961 la propriété de la Rock Island Oil & Refining Company, de Wichita, de l’industriel anticommuniste Koch, aujourd’hui proche du Tea Pary, et enregistré aujourd’hui sous le nom de George W Lancaster, de Wilmington, North Carolina (ça ne s’invente pas !) !!! Comme pan d’histoire complet, on ne peut faire mieux ! Pour mémoire, Aero Union sera l’inventeur du largage d’eau à basse altittude utilisé par les avions d’incendie Lockheed C-130, les Lockheed L-188, les les P-3, et le Lockheed P-2V.

La commission Church, qui devait sonner le glas de ces pratiques douteuses

On avait bien fini un jour par dérouler tout l’écheveau, grâce à la ténacité d’un homme intègre, Frank Church, choisi par le Sénat US pour faire un rapport après les activités meurtrières de la CIA en Amérique du Sud.  » En 1976, le sénateur Frank Church mis sur le grill l’avocat de la CIA Laurent Houston en lui montrant point par point le fonctionnement douteux et illégal des services exclusifs de transport aérien de l’Agence. A ce moment-là, Houston a admis que la CIA avait utilisé couramment le Service des Forêts des États-Unis et l’United States Postal Service comme couvertures pour des activités secrètes. Houston a admis que le Service des Forêts avait été infiltré par la CIA et que la CIA avait partagé une adresse avec le Forrest Service’s Air Research and Development sur ​​la rue Kent à Alexandrie, en Virginie. Houston a également admis que l’entreprise principale, responsable de toutes les opérations aériennes secrètes de la CIA, était une société holding nommée Pacific Corp. C’était une société basée en Oregon connu sous le nom de Pacificorp (à l’origine Airdale Corporation, créé par George A. Doole Jr, dont on peut lire l’épopée ici), qui avait une multitude de sous-entités avec différentes versions du même nom, dont Power Pacific & Light, Pacificorp et Pacific Harbor Capital. En 1993, un document de Seattle a publié un article reliant Pacificorp Pacific Corp à la CIA. Sous serment, devant le Sénat en 1976, Houston a admis que Pacific Corp, était détenue et contrôlée par des notables de la CIA comme l’étaient Air America, Southern Air Transport et Intermountain Air. En 1976, la CIA a été condamnée à vendre Air America et se départir de tous ses avoirs. Depuis 1973, la CIA avait déjà anticipé cela et a avait agi rapidement pour donner la totalité de ses clandestins à un nouveau propriétaire, Evergreen International basée à Marana Air Park, près de Tucson Arizona et McMinville Oregon, près de Portland. Par coïncidence, Medford dans l’Oregon était la base de la maison de courtage d’avions Roy Reagan. Reagan sera reconnu coupable en 1997, avec un autre homme, de détournements frauduleux d’avions valant 80 millions de dollars du gouvernement américain pour les placer dans des mains privées. Reagan était aussi le courtier pour Evergreen selon une plainte déposée par l’ancien pilote de la CIA Gary Eitel »…. c’était sans fin, à vrai dire. Evergreen devenant de fait le nouveau paravent de la CIA… la commission Church, pleine d’ambition, avait laissé les pratiques déplorables se poursuivre, sous d’autres noms de sociétés-écrans. Un feu de paille.

Et la ronde a pourtant continué…

En 1979, Seal fera neuf mois de prison pour trafic de drogue au Honduras. Il y avait rencontré un autre pilote, William Roger Reaves, qui l’avait introduit dans le clan Ochoa, qui avait à sa tête Jorge Luis Ochoa Vasquez : le leader de ce qu’on appelait alors le Cartel de Medellin. C’est avec lui qu’il avait commencé des vols d’importation de coke vers la Louisiane. Avant de passer à l’Arkansas. Un autre avion que le Provider se chargeait des « gros colis » (entendez pas là de cla coke, emmenée par tonnes) : un C-130, bien entendu. « Le visiteur le plus régulier de Mena était un C-130, numéroté N4469P, enregistré en Australie, qui sera régulièrement vu en Floride, à Fort Lauderdale ». Une fois l’avion remisé, le trafic avait continué avec d’autres moyens : « le 27 juillet 2001, la police australienne intercepte sur un bateau sa meilleure prise de tous les temps : 1117 kg de cocaïne. Il y en a pour plusieurs centaine de millions de dollars. Répartis dans 38 sacs de drogue débarqués à Dulverton Bay, au nord de Geraldton, d’un bateau appelé « The White Dove ». Cinq personnes sont arrêtées : Carlos Arturo Suarez-Meija, Fernando De Le Espirella et Joaquin Edward Lalinde, trois colombiens et deux amércains : Joel Parrish et …William Roger Reaves, celui qui avait guidé Seal vers le Cartel de Medellin ! « . D’autres moyens, mais avec les mêmes personnes. Les aviateurs savaient se muer en marins ! Reaves héritera de 25 ans de prison en 2002 pour trafic de drogue. Enregistré en Australie, l’avion portait les couleurs d’African Cargo Airways : on ne pouvait faire plus complexe comme registration : construit en 1958 pour la RAAF (Royal Australian Air Force), devenu civil en 1983, il était en effet devenu « African Cargo Airways »… en Floride (auparavant il avait été employé par l’U.S. Defence Nuclear Agency, autre paravent connu de la CIA, et avait été utilisé par Ford au Soudan durant l’été 1984)… Au moment de son démantèlement, à Lauderdale, en 1997, il appartenait à un obscure société du Zotti Group Aviation, sous la responsabilité d’un nébuleux « Airline Marketing Consultants Inc » installé à Miami (Zotti Group étant enregistré à Doral, la ville même de la CIA). Il avait été photographié également portant le nom de Herc Airlift Corp, le logo de queue grossièrement maquillé (le « A » du logo précédent étant encore visible !). Il aurait été aperçu à plusieurs reprises en Colombie et au Nicaragua. Son numéro d’enregistrement 182-3215 dissimulait une des plus longues listes d’attribution de compagnies diverses… Le mystère à son propos demeure aujourd’hui encore, alors qu’il a été broyé et transformé en ferraille : une demande d’explications citoyenne sur ses tribulations effectuées en 2010 est toujours restée vaine… l’avion déclaré alors comme étant toujours australien ayant bizarrement été saisi par l’US Customs à Naples, en Floride en 1989… Visiblement, la CIA ,n’avait pas songé à avertir les douanes de ce qu’elle-même faisait en Floride….
Alors, aujourd’hui qu’un appareil venu des Etats-Unis se fait pincer en Australie avec de la drogue à bord, on se dit d’emblée que c’est une histoire semblable qui recommence, et la suite ne va pas nous décevoir, en effet, en ce sens…

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SOURCE: http://www.agoravox.fr/tribune-libre/article/coke-en-stock-lxxiii-la-cia-l-158682

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KENYA: les États-Unis demandent l’extradition de quatre barons de la drogue

French.news.cn   2014-11-12

MOMBASA (Kenya), 11 novembre (Xinhua) — Les États-Unis ont demandé mardi au Kenya l’extradition de deux fils du défunt baron de la drogue Ibrahim Akasha, ainsi que deux étrangers, pour qu’ils soient jugés à Washington pour trafic de drogue international.

Le conseiller d’État kenyan Alexander Muteti a déclaré que ces quatre hommes, Baktash Akasha, Ibrahim Akasha, Hussein Shakbash et Vijay Goswami étaient recherchés en Amérique pour présomptions de trafic de drogue.

« Nous avons reçu des notifications par le biais du ministère des Affaires étrangères et du Bureau du Directeur du Parquet (DPP), demandant au pays d’arrêter ces quatre individus pour qu’ils soient jugés en Amérique », a déclaré M. Muteti devant un tribunal à Mombasa mardi.

M. Muteti a déclaré au tribunal que le bureau du DPP avait reçu lundi cette notification demandant au Kenya de coopérer en exécutant cette demande de détention provisoire aux fins d’extradition.

Le conseiller d’État a déclaré au tribunal que ces quatre personnes faisaient l’objet d’une « notice rouge », ou mandat d’ arrêt d’Interpol, pour présomptions d’implication dans le trafic de narcotiques.

Des médias ont rapporté lundi que la brigade des stupéfiants des États-Unis demanderait l’extradition de ces personnes pour les juger pour conspiration en vue de trafic de narcotiques.

La brigade de répression du trafic de narcotiques de Mombasa a déclaré avoir arrêté ces quatre hommes, et saisi 98 paquets d’héroïne au cours du week-end, dont cinq paquets ont été remis au gouvernement américain comme pièces à conviction.

Il s’agit de la première arrestation de haut niveau de barons de la drogue dans ce pays côtier, trois mois après que le président Uhuru Kenyatta a supervisé la destruction d’un navire chargé d’héroïne représentant un montant de 111.200 dollars.

Le Kenya a signé récemment un accord bilatéral avec certains pays occidentaux autorisant entre autres les pays à coopérer pour partager leurs renseignements dans la lutte contre le trafic de drogue.

Le gouvernement du Kenya est signataire du traité international sur la lutte contre le trafic de drogues, en conséquence de quoi il se conformera à cette demande d’arrestation et d’extradition des quatre suspects, a déclaré M. Muteti.

Le Kenya doit maintenant traiter dans un délai de 21 jours la demande d’extradition de ces quatre personnes recherchées par les tribunaux américains pour conspiration en vue d’importer des stupéfiants.

M. Gowdami, de nationalité indienne, est également poursuivi pour un autre chef d’inculpation, à savoir l’importation de méthamphétamines en infraction aux lois des États-Unis.

source: http://french.xinhuanet.com/2014-11/12/c_133783729.htm

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CHINE: La police a arrêté 12.991 trafiquants de drogue présumés

BEIJING, 3 novembre (Xinhua) — La police chinoise a résolu 10.427 affaires criminelles liées à la drogue et a appréhendé 12.991 trafiquants de drogue présumés dans une campagne anti-drogue qui a duré un mois, a-t-on appris dimanche, d’un communiqué du ministère chinois de la Sécurité publique.

La police a également saisi un total de 9.140 kilos de drogues de différentes sortes.

La Chine a enregistré une hausse de la consommation de drogue et des crimes liés à ce trafic, a indiqué Liu Yuejin, ministre assistant de la Sécurité publique et responsable de la lutte contre les stupéfiants, ajoutant que plus d’une dizaine de provinces avaient déclaré des affaires criminelles liées à la drogue ayant fait des victimes en 2014.

Selon le communiqué, un total de 55.981 utilisateurs de drogue, dont 28.288 sont de nouveaux consommateurs, ont été comptabilisés grâce à cette campagne, soit une hausse de 52.45% par rapport à la même période de l’année dernière.

Dans la campagne pour traquer les fabricants de drogue, la police a démantelé 72 laboratoires et a saisi 8.225 kilos de matériels servant à la fabrication de drogue.

source: http://french.xinhuanet.com/societe/2014-11/03/c_133762245.htm

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Un an avec sursis contre un cultivateur de cannabis

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Colmar: un an avec sursis pour avoir cultivé 300 plants de cannabis

Toutes les infos concernant le cannabis , le test cannabis , le bedrocan

Un an avec sursis contre un cultivateur de cannabis

Colmar: un an avec sursis pour avoir cultivé 300 plants de cannabis

Un homme de 33 ans a été condamné à un an de prison avec sursis et 2.000 euros d?amende vendredi au tribunal correctionnel de Colmar pour avoir cultivé à son domicile plus de 300 plants de cannabis.

Le prévenu jugé en comparution immédiate avait été interpellé lundi à son domicile à Andolsheim (Haut-Rhin) en possession de 317 plants dont 209 fraîchement coupés soit 2 8 kilos de feuilles de cannabis.

Reconnu coupable de production de stupéfiants l?homme a été condamné à un an de prison avec sursis et mise à l?épreuve et 2.000 euros d?amende.

Deux ans d?emprisonnement et 20.000 euros d?amende ont été requis par le parquet qui demandait une peine de sévérité relative.

J?ai…

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Les trois phases du crime organisé en Afrique

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Carte trafics Source : Cartographier le présent, 2010

Le think-tank sud-africain Institute for Security Studies a l’habitude de livrer des publications de tout premier ordre sur les questions de sécurité en Afrique subsaharienne. The evolution of organised crime in Africa. Towards a new response passionnera tous ceux qui s’intéressent aux questions de criminalité organisée au sud du Sahara, du simple curieux au chercheur. Au-delà des recommandations aux différentes institutions pour contrer le phénomène et aux nombreux exemples, l’intérêt de ce texte est principalement dans l’analyse et la tentative de distinguer des phases dans l’emprise croissante du crime organisé sur le continent africain depuis les années 1970. Les deux auteurs utilisent une acception large de l’expression « crime organisé » dans laquelle sont intégrés les « entrepreneurs de la violence » et les warlords qui s’appuient sur l’économie criminelle pour financer leurs activités.

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RCMP seize $100,000 worth of drugs in Nanaimo home

DEA: d’ Haïti, le commissaire de police Télémaque Claude a été extradé vers les States

Extradition d’un commissaire de Police vers les Etats- Unis

Le commissaire de police Télémaque Claude qui était responsable du commissariat de Léogane a été arrêté pour son implication présumée, dans le trafic illicite de la drogue.

Il a été appréhendé par des agents de la Direction Centrale de la Police Judiciaire (DCPJ), a appris Radio Métropole de source policière.

Après son arrestation le haut gradé de la Police Nationale a été Conduit à la DCPJ , où il a été interrogé.

Il a été ensuite extradé vers les États-Unis, par le service de police fédéral américain Drug Enforcement Administration (DEA).

Les représentants des gouvernements américain et haïtien ont signé, le mercredi 15 mai 2002 , un protocole d’accord dans le cadre de la lutte contre le trafic de la drogue. L’administration des Etats-Unis va financer des projets dans les domaines techniques et éducatifs.

Les autorités de Port-au-Prince se sont entendues avec les Etats-Unis pour augmenter l’effectif des garde-côtes haïtiens, de la Brigade de Lutte contre le Trafic des Stupéfiants (BLTS) et fournir les ressources adéquates à la Police et à la justice.

Ce protocole d’accord de coopération entre Haïti et les Etats-Unis sur la lutte contre la drogue n’était pas le premier du genre.

EJ/Radio Métropole Haïti

http://www.metropolehaiti.com/metropole/full_une_fr.php?id=25325

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Le cannabis modifie la structure du cerveau

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Fumer régulièrement du cannabis a un impact sur le volume de la matière grise du cerveau et sur la connectivité entre les neurones, selon une nouvelle étude scientifique américaine.

Le cannabis modifie la structure du cerveau

Consommer régulièrement du cannabis modifie la structure du cerveau, selon une nouvelle étude scientifique présentée dans les Actes de l’Académie des Sciences Américaine (PNAS). En effet, la substance psychotrope du cannabis, le THC réduirait le volume de matière grise du cerveau, mais augmenterait la connexion entre les neurones.

Les chercheurs des universités du Texas et du Nouveau-Mexique ont comparé par IRM (imagerie par résonance magnétique), la structure du cerveau et les connexions neurologiques de 48 participants consommateurs de cannabis et de 62 non-fumeurs. Les scientifiques ont aussi évalué le type de consommation, le QI et les troubles socio-psychologiques des participants grâce à des questionnaires.

La consommation chronique de cannabis diminue le volume de matière grise du cerveau

Les résultats de…

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Découvert d’une culture industrielle du Cannabis à Tremblay-en-France !

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CannabisC’est une petite ferme de cannabis que la police a découvert samedi soir à Tremblay-en-France (Seine-Saint-Denis). Dans un quartier pavillonnaire de la ville, la police a été intriguée d’apercevoir de la lumière dans un pavillon a priori désaffecté.

Source et article complet : Le Parisien

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Ferme de cannabis dans le 93 deux hommes mis en examen

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Ferme de cannabis découverte dans le 93: deux hommes mis en examen

Ferme de cannabis découverte dans le 93: deux hommes mis en examen

Deux hommes âgés de 27 ans ont été mis en examen pour trafic de stupéfiants après la découverte samedi de près d?un millier de plants de cannabis dans un pavillon de Tremblay-en-France (Seine-Saint-Denis) a-t-on appris jeudi de sources concordantes.

Déféré mercredi l?homme interpellé sur place a été placé en détention provisoire. Le propriétaire du bail de cette petite maison située près du canal de l?Ourcq a lui été placé sous contrôle judiciaire a indiqué à l?AFP le parquet de Bobigny.

La plantation avait été découverte samedi vers 20H00 par des policiers alertés par un voisin. Surpris de voir de la lumière dans ce bâtiment qu?il pensait inhabité il avait suspecté un cambriolage.

En arrivant sur les lieux les policiers avaient aperçu un homme sur le toit du pavillon. Ce dernier avait réussi à s?enfuir avant d?être rattrapé par…

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AFGHANISTAN: la production d’opium est estimée à 6400 tonnes en 2014

LU dans http://www.elwatan.com/international/les-afghans-terrasses-par-l-opium-13-11-2014-277545_112.php

Les Afghans terrassés par l’opium

le 13.11.14 | 10h00

  	L’Afghanistan est le premier fournisseur mondial d’opium et compte plus d’un million de consommateurs  L’Afghanistan est le premier fournisseur mondial d’opium et…

Selon l’ONU, la dépendance à l’héroïne est passée en Afghanistan d’un niveau inexistant sous le régime taliban (1996-2001) à plus d’un million de personnes concernées aujourd’hui.

La culture du pavot à opium en Afghanistan a atteint un record en 2014 en termes de surface. Le pays reste ainsi de loin le premier fournisseur mondial (80% de la production) de cette plante qui fournit la matière première de l’héroïne et alimente un très juteux trafic qui a tissé une toile dense à travers toute l’Asie.

224 000 hectares de pavot à opium y sont cultivés, soit une augmentation de 7% par rapport à 2013, indique à ce propos le rapport annuel du bureau des Nations unies chargé de la drogue et de la criminalité (Unodc) publié hier.
Cela représente plus de trois fois la surface dévolue à cette culture en 2002 (74 000 hectares), un an après l’intervention militaire occidentale menée par les Etats-Unis qui a fait tomber le régime taliban.

Malgré les programmes d’éradication menés à coup de milliards de dollars par les Etats-Unis, la culture du pavot a explosé, notamment dans le Sud en partie contrôlé par les rebelles talibans. Les provinces de Helmand, Farah, Nimroz, Kandahar sont les principaux foyers de production. Au total, 19 provinces sur les 34 que compte le pays, produisent le pavot, soit le même nombre que l’année passée, selon l’ONU. En 2014, la production est donc restée localisée dans les mêmes zones géographiques.

Laboratoires clandestins

La production, généralement transformée dans des laboratoires clandestins aux frontières, suit des routes qui passent par les pays limitrophes : au nord par les anciennes Républiques soviétiques, au sud par le Baloutchistan au Pakistan, à l’ouest par l’Iran. Selon l’ONU, la production potentielle d’opium est estimée à 6400 tonnes en 2014, en hausse de 17% par rapport à 2013, mais qui n’égale par le record de 7400 tonnes produites en 2007.

«En 2014, les prix de l’opium ont baissé dans toutes les régions d’Afghanistan. Une possible raison pour cette décrue est une augmentation de l’offre due à la hausse de la production», note le texte. Cette hausse de la production potentielle va de pair avec la chute des opérations d’éradication de champs de pavot à opium (-63% en 2014, 2692 hectares concernés), en ligne avec la moindre présence occidentale sur le terrain.

Les talibans sont les premiers à bénéficier de ce trafic immense. Comment ? Ils prélèvent — par la force bien sûr — un impôt sur les cultivateurs de pavot à opium afin de financer leur insurrection contre le gouvernement afghan et les troupes de l’OTAN. Comme on peut s’en douter, ils ne sont pas les seuls impliqués dans ce juteux trafic. Celui-ci enrichit également autorités et chefs de guerre locaux.

Revers de la médaille

Les revenus générés par la culture de l’opium avant transformation en Afghanistan sont estimés à 0,85 milliard de dollars, soit 4% PIB du pays. Il y a néanmoins un revers de la médaille. L’Afghanistan est aussi l’un des premiers pays touchés par le fléau de la drogue. La dépendance à l’héroïne y est passée d’un niveau inexistant sous le régime taliban (1996-2001) à plus d’un million de personnes concernées aujourd’hui selon l’ONU. Un véritable drame.

Toutes ces statistiques impressionnantes montrent donc l’échec patent de la politique antidrogue de Washington en Afghanistan. La lutte contre la drogue est d’ailleurs le deuxième grand échec des Occidentaux en Afghanistan, après l’impossibilité de ramener la paix et la sécurité dans le pays. L’Afghanistan est aussi et surtout la deuxième plus grande défaite stratégique des Etats-Unis après l’Irak. Mais le pire risque d’être à venir.

Le retrait des troupes de combat de l’OTAN de ce pays en décembre prochain fait craindre une instabilité propice à un développement encore plus important de la culture du pavot. En 2015, seuls 12 500 soldats étrangers seront en effet présents sur le sol afghan dans le cadre de la mission Soutien résolu pour la formation et l’assistance aux forces afghanes, contre plus de 150 000 il y a quelques années. Bref, comme en Irak, les Occidentaux sont probablement bien partis pour revenir.

Dix policiers tués à Kaboul

Deux attentats à la bombe, revendiqués par les talibans, ont fait au moins 10 morts parmi les policiers lundi en Afghanistan, ont indiqué des responsables.

Lors du premier attentat, sept policiers ont péri parmi lesquels un commandant, lorsque qu’un individu a actionné sa charge explosive dans la province de Logar, au sud de Kaboul.

Par ailleurs, une bombe actionnée à distance a détruit une voiture de police à Jalalabad (est), tuant trois policiers, a déclaré le porte-parole du gouverneur de la province, Ahmad Zia Abdulzai.

Les talibans, qui ont revendiqué les attentats de Logar et Jalalabad, ont multiplié les attaques visant des symboles de l’Etat et les forces de sécurité  afghanes.

Depuis le début de l’année, 4634 soldats et policiers afghans sont  morts au combat, contre 4350 sur l’ensemble de l’année dernière, selon des  chiffres donnés cette semaine par le général Joseph Anderson, n°2 des troupes américaines en Afghanistan. A. Z.

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Un champ de pavot à opium en Afghanistan en avril 2014.

En Afghanistan, nouveau record de la culture de pavot à opium

Le Monde.fr avec AFP | 12.11.2014 à 08h16 • Mis à jour le 12.11.2014 à 08h32

L’étendue de la culture du pavot à opium en Afghanistan a atteint un nouveau record en 2014, selon l’Organisation des nations unies. Signe de l’échec de la politique antidrogue de Washington, le pays reste de loin le premier pourvoyeur mondial (80 % de la production) de cette plante qui fournit la matière première de l’héroïne et alimente un juteux trafic.

Cette année, 224 000 hectares de pavot à opium ont été cultivés en Afghanistan, soit une augmentation de 7 % par rapport à 2013, indique le rapport annuel du Bureau des Nations unies chargé de la drogue et de la criminalité (Unodc) publié mercredi 12 novembre. Cela représente plus de trois fois la surface dévolue à cette culture en 2002 (74 000 hectares), un an après l’intervention militaire occidentale menée par les Etats-Unis qui a fait tomber le régime des talibans.

Depuis, et malgré des programmes d’éradication menés à coup de milliards de dollars par les Etats-Unis, la culture du pavot a explosé, notamment dans le Sud, en partie contrôlé par les rebelles talibans. La lutte contre la drogue apparaît donc comme le deuxième grand échec de la communauté internationale en Afghanistan, après l’impossibilité de ramener la paix et la sécurité dans le pays.

http://www.lemonde.fr/asie-pacifique/article/2014/11/12/en-afghanistan-nouveau-record-de-la-culture-de-pavot-a-opium_4522119_3216.html

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FRANCE (Paris): les douaniers d’Orly laissent les policiers saisir 30 kg de cocaïne

 

Créé le 13.11.2014

Ils transportaient 30 kg de cocaïne dans leurs valises. Vendredi 7 novembre, les policiers ont interpellé treize personnes soupçonnées de faire partie d’un réseau de trafic de drogue, révèle Le Parisien ce jeudi matin. Une réussite pour les agents du 2e district de la police judiciaire, aidés par l’Office central pour la répression du trafic illicite de stupéfiants (OCRTIS).

Ce réseau de trafiquants de drogue opérait dans la zone de sécurité prioritaire (ZSP) Saint-Blaise dans le 20e arrondissement à Paris.

Un million d’euros en cocaïne

Certains suspects ont notamment été arrêtés à leur descente d’avion à l’aéroport d’Orly (Val-de-Marne), alors qu’ils revenaient de Fort-de-France (Martinique) et transportaient près de 30 kilos de cocaïne dans leurs bagages. Le butin d’une telle quantité de coke est estimé à plus d’1 million d’euros.

Par ailleurs, des perquisitions ont été menées aux domiciles des membres présumés de ce réseau. Les policiers y ont découvert des petites quantités de cocaïne, résine et herbe de cannabis. «C’est un réseau très bien structuré et multicarte qui vient d’être démantelé dans un secteur qui fait l’objet d’une attention toute particulière, se félicite un haut fonctionnaire auprès du quotidien. Selon cette source, le réseau vendait la drogue dans la cité Saint-Blaise mais aussi dans toute l’Ile-de-France. Huit des treize personnes interpellées ont finalement été placées en détention provisoire.

SOURCE: http://www.20minutes.fr/paris/1479859-20141113-paris-policiers-saisissent-30-kg-cocaine-treize-suspects-interpelles

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BLANCHISSEURS et Paradis fiscaux!

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Le Luxembourg est le paradis fiscal le plus prisé par les banques françaises.

Les banques françaises massivement présentes dans les paradis fiscaux

Le Monde.fr | 13.11.2014 à 08h03 • Mis à jour le 13.11.2014 à 10h57

Les grandes banques françaises sont massivement présentes dans les paradis fiscaux, selon une étude relayée par France Info. Diligentée par la plateforme « Paradis fiscaux et judiciaires », qui réunit plusieurs associations de lutte contre l’évasion fiscale, cette enquête révèle notamment qu’un tiers des filiales à l’étranger des cinq plus grands établissements français sont installées dans les paradis fiscaux.

D’après France Info, « BNP-Paribas détient 31 % de ses filiales étrangères dans des paradis fiscaux, et le Crédit mutuel 54 % ». 26 % du chiffre d’affaires international des grandes banques françaises serait ainsi réalisé dans les paradis fiscaux. Le Luxembourg est le pays le plus prisé avant la Belgique, les Pays-Bas, l’Irlande et la Suisse. Les établissements enregistrent dans ce pays près d’un quart du chiffre…

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Grande Bretagne : soupçonnés de vouloir introduire de la cocaïne « à la James Bond »

cape-maria-port-de-lorient-01Quatre Néerlandais ont comparu devant un tribunal britannique mercredi accusés d’avoir voulu introduire au Royaume-Uni 108 kilos de cocaïne à l’aide d’un mini-submersible digne de James Bond, selon le procureur.

Les quatre hommes, âgés de 22 à 68 ans, ont été arrêtés en mai après la découverte de 50 paquets de cocaïne dans le gouvernail d’un navire, le Cape Maria, ancré au large de l’Ecosse en provenance de Colombie.

La police les soupçonne d’avoir voulu récupérer la drogue, dont la valeur est estimée à plus de 20 millions d’euros, et de l’acheminer sur le continent à l’aide d’un « Seabob », un engin submersible à la forme d’une torpille.

« Vous avez dû les voir dans les films de James Bond. C’est le genre d’engin qui permet d’avancer sous l’eau à grande vitesse », a expliqué le procureur Paul Mitchell au jury du tribunal de Leeds (nord).

Le submersible aurait permis aux accusés, chez qui a également été découvert du matériel de plongée et un semi-rigide gonflable, d’accéder à la drogue sans même avoir à sortir la tête de l’eau.

« Différents éléments lient très clairement le Cape Maria aux accusés », a souligné le procureur, alors que les quatre Néerlandais nient les faits.

http://www.sudouest.fr/2014/11/12/grande-bretagne-soupconnes-de-vouloir-introduire-de-la-cocaine-a-la-james-bond-1734137-4803.php

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