DARKNET: jamais autant de gens n’ont acheté de la drogue sur Internet

Criminel et mafieux pour les uns, bouc émissaire pour les autres, Ross Ulbricht, fondateur du site Silk Road, a été condamné à la prison à vie le 29 mai par un tribunal fédéral de Manhattan. La juge, inflexible, jugeant le système bâti par son auteur « terriblement destructeur pour la société ».

Silk Road, surnommé l’« eBay de la drogue », permettait notamment d’acheter du LSD, du cannabis, de l’héroïne… et drainait dans son sillage 100 000 clients selon le FBI, qui a arrêté Ross Ulbricht en 2013. Une chute symbole, mais qui n’a eu aucune incidence sur les achats de drogue en ligne l’année d’après : jamais autant de personnes ne s’en sont procuré sur Internet, selon le rapport 2015 de The Global Drug Survey, une étude mondiale et annuelle sur les consommateurs de drogues. Que ce soit sur des sites classiques ou surtout sur ceux du « Darknet », comme Silk Road, des sites cachés et non référencés sur la Toile où les échanges sont souvent libellés en bitcoin, une monnaie virtuelle au cours très volatil.

Lire : Comment le FBI a fait tomber Silk Road

Parmi les 100 000 personnes qui ont répondu à l’étude de The Global Drug Survey, 11 750 ont précisé avoir eu recours à des sites Internet en 2014. Parmi elles, 25,3 % l’ont fait pour la première fois cette année-là. Une augmentation considérable par rapport aux années qui l’ont précédée, note le quotidien britannique The Guardian. 

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Quand l’offre crée la demande

Selon le rapport mondial annuel sur les drogues des Nations unies en 2014, le recours au Darknet (« Web caché », selon la terminologie onusienne), « ne cesse d’augmenter ». L’ONU, qui souligne que Silk Road avait réalisé un chiffre d’affaires d’1,2 milliard de dollars (1,07 milliard d’euros) entre 2011 et 2013, indique qu’il « existe un marché de niche sur le “Web caché” pour les nouvelles substances psychoactives ainsi que pour le cannabis, l’héroïne, la méthylènedioxyméthamphétamine (MDMA) et la cocaïne de grande qualité. »

Un constat corroboré par The Global Drug Survey, qui place MDMA, cannabis et cocaïne en tête des substances achetées en ligne, notamment pour la qualité supposée des produits disponibles : seuls 27,1 % des sondés déclarant avoir été déçus par la qualité de leur commande, contre 74,2 % qui se sont approvisionnés de façon « traditionnelle ».

Risque pointé par l’étude : l’accès à un nombre accru de stupéfiants conduit à des achats multiples et à une inclination pour l’expérimentation (15 % des acheteurs).

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Les résultats de l’enquête mettent aussi en lumière les avantages supposés du Darknet par rapport à d’autres circuits de distribution et d’achat. Quand on leur demande les avantages ou les problèmes qu’ils ont rencontrés en ligne, une majorité des « sondés » trouvent le Darknet plus fiable (la nature de la commande est respectée) et plus sûr que le coin de la rue, par exemple. Mais les risques de vol ou de saisie, ainsi que la volatilité des taux de change, et notamment de la monnaie virtuelle (le bitcoin), rendent le recours aux sites cachés périlleux au niveau financier. Curieusement, les acheteurs ne semblent pas craindre une arrestation ou des démêlés avec les autorités : la peur du gendarme n’a ainsi aucune incidence sur leur comportement.

http://bigbrowser.blog.lemonde.fr/2015/06/08/jamais-autant-de-gens-nont-achete-de-la-drogue-sur-internet/

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JUSTICE: début à Marseille du procès d’un trafic d’armes et de drogues impliquant des marins de la SNCM

Dans les ferries de la SNCM, cocaïne, cannabis et fusils d’assaut

LsncmE MONDE | 10.06.2015 à 11h38 | Par Luc Leroux (Marseille, correspondant)

Le télescopage est cruel pour la SNCM. A l’heure où le tribunal de commerce de Marseille devait se prononcer, mercredi 10 juin, sur la reprise de la compagnie maritime en redressement judiciaire, s’ouvre le procès d’un trafic d’armes et de drogue, transportées dans ses ferries entre le continent et la Corse. Vingt-neuf prévenus sont jugés jusqu’au 3 juillet par le tribunal correctionnel, dont des membres présumés du grand banditisme marseillais et corse et huit marins de la SNCM ayant avoué avoir passé cocaïne, cannabis et fusils d’assaut dissimulés dans des scooters dans les cales des navires… De 2011 à 2013, ils auraient agi à la demande de Camille Abboche, 46 ans, délégué syndical CFTC et élu au comité d’entreprise de la compagnie.

Reçu dans les ministères pour les négociations de branche, accueilli à la Collectivité territoriale de Corse, Camille Abboche avait un accès privilégié aux bateaux et aux quais en dehors des horaires de la douane. Etait-il, comme le suggère son avocat Me Erick Campana et son surnom « Grand dadet », « un naïf qui s’est brûlé les ailes » au contact de voyous ? Ou comptait-il se faire une place au sein du milieu corso-marseillais ?

Pour le juge d’instruction Guillaume Cotelle, qui a conduit cette enquête, le syndicaliste, payé 2 900 euros par mois, a joué un « rôle central et actif » et offert aux trafiquants « un passage sécurisé ». Plusieurs marins décrivent…

En savoir plus sur http://www.lemonde.fr/police-justice/article/2015/06/10/dans-les-ferries-de-la-sncm-cocaine-cannabis-et-fusils-d-assaut_4651085_1653578.html#ZJ7i5GPVrLYiM3Yc.99

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Début à Marseille du procès d’un trafic d’armes et de drogues impliquant des marins de la SNCM

10 Juin 2015, 13h02 | MAJ : 10 Juin 2015, 13h02
Le procès de 29 personnes dont huit marins de la compagnie maritime SNCM, impliquées dans un trafic d’armes et de drogues entre le continent et la Corse, a débuté mercredi devant le tribunal correctionnel de Marseille.
Le procès, prévu jusqu’au 3 juillet, se déroule alors qu’à quelques mètres de là, l’avenir de la SNCM, en redressement judiciaire depuis fin 2014, se joue devant le tribunal de commerce qui devrait désigner un repreneur.

Après avoir lu les charges –notamment « trafic d’armes » et « association de malfaiteurs en lien avec un trafic d’armes et trafic de stupéfiants »– qui pèsent sur les 29 prévenus, dont 9 comparaissent détenus, la présidente Emmanuelle Bessone a commencé par entendre l’un des marins, David Payet. Mme Bessone a tenté d’arracher des explications sur les rencontres de ce marin de 39 ans, qui comparaît détenu, avec d’autres protagonistes mais celui-ci a ferment nié les éléments tirés des surveillances policières.
« Vous vous trompez Mme la présidente! » a-t-il plusieurs fois lancé, tempêtant à l’évocation d’un témoignage qui l’incrimine.
Lundi, le tribunal doit entendre les explications d’un ex-syndicalise de la SNCM, Camille Abboche, 45 ans, alors secrétaire général adjoint de la CFTC, qui, selon l’accusation, aurait recruté des marins « pour l’écoulement des produits stupéfiants ».
De la cocaïne, 80.000 euros en liquide et de nombreuses armes à feu, notamment au domicile et dans le bureau de Camille Abboche à la SNCM, avaient été saisis durant l’enquête.

source: http://www.leparisien.fr/marseille-13000/debut-a-marseille-du-proces-d-un-trafic-d-armes-et-de-drogues-impliquant-des-marins-de-la-sncm-10-06-2015-4850663.php

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