WANTED: Nemesio (ou Ruben) Oseguera Cervantes, surnommé « El Mencho »

Nemesio (ou Ruben) Oseguera Cervantes, surnommé « El Mencho », est le narcotrafiquant le plus recherché du Mexique.

Spécialisé dans le trafic de métamphétamine et d’héroïne en plus de la cocaïne sud-américaine, le Cartel Jalisco Nueva Generacion (CJNG) d’El Mencho a des ramifications aux Etats-Unis et en Amérique latine, mais aussi en Europe et en Asie, deux marchés lucratifs.

Les autorités mexicaines offrent une récompense de 30 millions de pesos (1,4 million d’euros).

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http://www.lefigaro.fr/flash-actu/2018/08/15/97001-201

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CARAÏBES (Saint Martin): les douaniers de la DNRED en action

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FRANCE (cadavres dans le placard de Charly): l’âme damnée de Pasqua, jusque Tibhirin

Avatar de Marc FievetThe international informant

17 septembre 2015

Vis à vis de l’Iran aussi, notre Charly a eu de bien étranges positions, en acceptant de libérer (encore une fois) des terroristes au nom selon lui du secret d’Etat, qui dissimulait surtout d’autres intérêts. Ou d’autres personnes, dont un conseiller plus que critiquable… que l’on retrouvera mêlé étroitement à l’affaire de Tibhirine, qui n’a pas fini de nous étonner, elle aussi. Et contre laquelle se heurtent des juges français, confrontés à la réticence extrême des autorités algériennes à évoquer clairement le problème, ou a simplement soulever le voile de mensonges qui entoure l’affaire.

Unknown-3-14-5c4ea-d8becL’homme qui a un jour clamé vouloir « terroriser les terroristes » a fait tout l’inverse à plusieurs reprises : il a aidé certains à s’échapper. En décembre 1993, rebelote, Charly laisse partir vers l’Iran les deux auteurs du meurtre de l’opposant Kazem Radjavi (ici à droite). Ce dernier a été assassiné à Genève le le 24

Voir l’article original 5 721 mots de plus

FRANCE (Les cadavres dans le placard de Charly (2)) : l’affaire Saint-Aubin

Oh, dans cette histoire, rien n’est sûr en ce qui concerne le rôle ou non de Charly. Mais il n’empêche; la disparition d’un jeune couple assassiné à la place d’un des leaders de l’OAS montre surtout le climat politique d’une violence extrême en France en 1964.

L’OAS y est toujours pourchassée, et des officines douteuses se retrouvent derrière des assassinats, dont bien entendu le SAC de Charles Pasqua.

Les exactions du SAC ont été nombreuses : le 10 Mars 1962, une camionnette piégée explose à Issy-les-Moulinaux, il y a trois morts, et de nombreux blessés. Bien entendu, c’est l’OAS, selon le gouvernement.

Or le 31 on arrête bien trois individus… qui sont vite relâchés et qui disparaissent aussi des registres du commissariat: des barbouzes en fait…

Une auto piégée explose dans la cour du ministère des affaires étrangères, faisant un mort et 33 blessés. Or on sait aujourd’hui que ce n’est pas non plus l’O.A.S, car le responsable Melnik raconte en détail l’attentat dans son livre « 1000 jours à Matignon » : pour beaucoup les deux camionnettes ont suivi la même mise en scène. Outre les explosions, il y a les meurtres, ou les tortures. « Coups, étranglements, électricité, ongles arrachés, yeux crevés, brûlures, sont le lot d’horreurs quotidien qu’ont eu à subir les malheureux prisonniers » peut-on lire ici. « Les tortionnaires utilisèrent la « chaise électrique ». Il s’agit d’un fauteuil où le dossier et le siège sont remplacés par deux ressors à boudin et un treillis métallique. On déshabille le patient et on l’attache, bien calé sur le dossier. On branche ensuite le courant entre le siège et le dossier et à régler la tension : 110 volts, puis 220, si le sujet résiste, 500. Les ressorts du siège et du dossier rougissent et le malheureux rôtit lentement. Des fouilles entreprises dans les jardins des villas en 1968 ont permis de mettre à jour une trentaine de squelettes dont certains avaient le crâne percé ».

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https://mobile.agoravox.fr/tribune-libre/article/les-cadavres-dans-le-placard-de-169493

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FRANCE (retour sur Charles Pasqua, alias « Charly »): le SAC ou les gangsters de la République

Encore une fois, j’ai eu le sentiment d’être floué par les élus de gauche et leur représentant principal, ce premier ministre bombeur de torse, qui a commis ce jour là ce qui représente pour moi une véritable trahison. Je veux bien comprendre et admettre qu’on puisse saluer des adversaires en politique, mais ce qui a été fait pour Charles Pasqua, je ne peux l’admettre. Manuel Valls, ce faisant, a fait preuve d’une totale absence de vue historique. Pasqua a été l’exécuteur de fort basses œuvres, et l’hommage des députés socialistes est tout simplement une honte : on ne peut rendre hommage à un homme qui a trempé trop souvent dans d’aussi douteuses affaires telles qu’assassinats politiques, vente d’armes ou trafic de drogue.

Outré, j’ai décidé de revenir sur la carrière de cet homme charmeur mais plus que redoutable. Car Manuel Valls semble l’avoir oublié, mais il traînait derrière lui un bon nombre de cadavres ou de cas douteux, dans lesquels son nom était revenu avec insistance dans les enquêtes qui avaient suivi. Pasqua « était secret » (*) ai-je pu lire ces derniers jours. Il ne pouvait que l’être, à moins de révéler ses turpitudes. Sa carrière a plus consisté à dissimuler ses cas pendables qu’à être efficace. Pour le résumer, il a dépensé beaucoup d’énergie pour se rendre présentable, ce Machiavel de Canebière. Le jour où il l’était devenu, l’ensemble de la vie politique française avait vu en lui l’arrivée d’un mafieux comme premier flic de France, et rien d’autre : l’aurait-on déjà oublié ? Retour sur Mr Charly, que l’on n’avait pas à saluer ainsi, à moins de ne rien connaître de ses frasques passés. Comme l’a dit un jour Michel Debré, qui s’y connaissait en coups fourrés, « Pasqua ? jamais sur le pont, toujours dans les soutes… » : on ne peut meilleure définition.

Bienvenue dans l’univers du soutier Charles Pasqua, alias « Charly ».

Revenons tout d’abord en 1964. Cinq ans auparavant seulement, en en 1959, le Service d’action civique (SAC) avait été créé par Jacques Foccart et Achille Peretti et Charles Pasqua, mais aussi Roger Frey, Paul Comiti, Alexandre Sanguinetti, Dominique Ponchardier et Jean Bozzi. Pas vraiment des enfants de chœur, ceux-là. Le premier président du Sac est Pierre Debizet un résistant de taille imposante surnommé « Gros Sourcils » ou  » alors, qui a été tenté par l’extrême droite du Parti Patriote Révolutionnaire, un groupuscule dirigé par Jean-Baptiste Biaggi, qui a fini au FN après être passé à l’OAS. Avec Joseph Ortiz un cafetier, l’avocat JBiaggi seront à l’origine de le 24 janvier 1960, de « La semaine des barricades » : un député français borgne, nommé JMLePen, qui avait demandé leur extension en métropole sera arrêté et emprisonné. Comme couverture, l’homme qui ne s’est pas encore lancé en poliitique, travaille pour Ricard, boisson anisée qui alors connaît une ascension fulgurante : la France des années 60 en fera son emblème quasi national, au même titre que la baguette et le béret. Déjà, au sein de Ricard, Charly avait fait preuve d’un certain talent. Alors qu’il y travaillait encore, il avait préparé l’importation de l’Americano, produit italien concurrent, mélange de Campari et de vermouth : c’est en l’apprenant que son patron, Paul Ricard. l’avait viré : Pasqua travaillait pourtant chez lui depuis 1952 : jeune plagiste à Marseille, fils d’un policier marseillais, il y avait tenté sa chance, en venant jouer au vendeur dans le bureau même du directeur : sa gouaille et sa faconde l’avaient aussitôt fait embaucher. Chez Ricard, Charles Pasqua, devenu directeur des ventes à l’export, a sous ces ordres Jean Venturi : nous reparlerons de lui dans un autre épisode. Son homme de confiance s’appelle Jean-Charles Marchiani, dont nous reparlerons aussi un peu plus loin…

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https://mobile.agoravox.fr/tribune-libre/article/les-cadavres-dans-le-placard-de-169199

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MAROC: drogue, cannabis, trafic, cocaïne, héroïne, haschich…et volupté !

Le Maroc, premier exportateur mondial de haschisch

Article de Michel Sitbon, actualisé par Marc Fievet

Les rares acheteurs des rapports de l’Observatoire géopolitique des drogues (OGD), normalement édités mais quasiment introuvables en librairie pourraient témoigner. Ce « rapport confidentiel », surtout destiné à la bureaucratie de l’Union européenne semble-t-il, émane de l’OGD.

L’Observatoire est l’auteur d’enquêtes minutieuses qui ont permis depuis des années de détailler à quel point le Maroc est impliqué dans la production et le commerce de drogues. Ce rapport en question rappellait quelques résultats de cette observation du royaume chérifien : « Premier exportateur de haschisch dans le monde, (…) premier fournisseur du marché européen, (…) surfaces de culture – dans la région du Rif – multipliées par dix en dix ans… » Tout ceci s’étant passé « dans la discrétion et une apparente indifférence des pays amis »….

A qui appartient le Maroc ?

Dans ce texte, l’OGD insiste sur le fait que ce commerce est « très hiérarchisé« . Au sommet de la hiérarchie, le rapport citait les noms des membres de la famille royale ou des ministres directement compromis (il est à noter que les bureaucrates européens ont aussitôt demandé une version expurgée où n’apparaîtraient pas ces noms…C’est vrai, en contrepartie d’un séjour à « La Mamounia » que ne ferait-on pas!…)

La Mamounia à Marrakech

C’était bien en première page du « Monde » , journal réputé pour son sérieux, que sur deux colonnes, en haut à droite, s’étalait: « Le Maroc, premier exportateur mondial de haschisch« . Et le sous-titre : « Un rapport confidentiel met en cause l’entourage du roi Hassan II« .

Mais ça, c’était hier!

A la base de cette pyramide, au moins 200.000 paysans du Rif.

De loyaux sujets de Sa Majesté Hassan II, donc de son successeur Mohammed VI.

Mais à la pointe de la pyramide ? Mystère… L’ »entourage du roi » ? Soit. Et le roi ?

A qui appartient le Maroc ? C’est le titre d’un ouvrage que vous pouvez peut-être encore vous procurer chez l’Harmattan.

Le Maroc appartenait à Hassan et donc aujourd’hui à Mohammed VI.

A qui appartient la région du Rif ? Eh bien le Rif appartient directement au roi ! Le Maroc est un pays en grande partie féodal. Le Rif est, lui, féodal. Colonisé par l’administration royale, rien ne peut y être planté sans le feu vert de ses représentants. Et c’est normal : Hassan II était un homme sérieux. Il n’aurait pas laissé un tel commerce entre les mains de n’importe qui.

Hassan II était donc un des hommes les plus riches du monde. Ça lui permit d’avoir des amis – nous y reviendrons dans un instant.

Hassan II, pour sa part, s’était donc spécialement enrichi en trafiquant des drogues illicites. Cette activité était déjà sévèrement réprimée par la loi, y compris celle de son propre pays. Des tas de gens croupissent encore en prison au Maroc, en Espagne, en France ou ailleurs – qui ne sont au fond que ses sous-traitants – pendant que Sa Majesté reçevait dans ses palais les grands de ce monde. Et les grands de ce monde, flattés d’avoir été si bien reçus par un si grand monarque, s’en retournent dans leur pays et font des discours enflammés contre la drogue, cette hydre aux dents longues qui suce le sang de nos petits enfants.

Amis de 20 ans

Un de ces grands amis s’appelle Jacques Chirac. Un ami de vingt ans. Quelqu’un sur qui on peut compter. Jacques Chirac est un monsieur qui fait de la politique à un assez haut niveau. Il a été, entre autres choses, ministre de l’Intérieur, Premier ministre, puis il fut président de la République. Ces métiers-là permettent, parfois, d’être bien informé.

En France il existe une Brigade des stups, un Office central de répression du trafic international de stupéfiants (OCRTIS) et la DNRED, le service ‘intelligence’ de la Douane française. Ce sont de services qui ont beaucoup de moyens.

L’OGD est une petite organisation qui a peu de moyens. Pouvons-nous supposer un instant que ce que l’OGD a pu apprendre en enquêtant soit inconnu, à l’époque de Jacques Chirac ?

On sait aussi que le roi du Maroc, qui est un homme riche, a pour habitude de subventionner les partis politiques français. Ceci est spécialement utile, bien sûr, pendant les campagnes électorales. Et doublement utile lorsque ces campagnes sont difficiles, comme celle de Jacques Chirac contre Edouard Balladur.

Édouard Balladur, lui qui était aux manettes, fut soupçonné d’avoir financé une partie de sa campagne présidentielle de 1995 grâce à des rétrocommissions sur des contrats d’armement. L’aide que lui apporta son ministre du Budget, Nicolas Sarkozy, est une réalité! C’est l’affaire Karachi ! Il a été mis en examen depuis!

A peine élu, le premier acte du Génial président, avant même de faire péter des bombes à Mururoa, ce fut un petit voyage en Afrique, chez les amis.

La première étape de ce voyage fut la plus importante: le Maroc.

Jacques Chirac et Hassan II se sont retrouvés très cordialement. Ils ont conclu en un éclair un accord impressionnant qui consistait, entre autres choses, à doubler l’aide française au Maroc. Rien que ça.

Deux heures d’entretien confidentiel entre Chirac et son ami le dealer

Au nom des vingt années d’amitié les unissant, Son Altesse Royale Hassan II décora le Génial président de la plus haute distinction marocaine. Ils ont même eu l’occasion de parler du Rif et de ses « problèmes de développement économique et social« . Chirac s’est engagé à ce que la France soutienne plus particulièrement l’action du roi dans cette région.

Pour la petite histoire, il faut savoir que le roi a réussi à encaisser des milliards de dollars de la communauté internationale, sous prétexte de développer des cultures de substitution au cannabis dans le Rif. D’un côté il encaisse les subventions, de l’autre les surfaces de cultures s’étendent… Tout bénéfice! L’astuce a beau être éventée depuis un moment et faire sourire les spécialistes, c’est bien cette escroquerie-là que Chirac proposait de relancer auprès de la communauté européenne, pour un montant de plus de deux milliards de dollars cette fois…

En 36 heures de visite, le fringuant Président français Chirac a aussi trouvé le temps pour deux heures d’entretien confidentiel avec son ami le dealer…

On ne sait pas ce qu’ils se sont dit.

Le Pays-Bas concurrence ce juteux trafic

Ce qu’on sait en revanche, c’est que s’il n’y avait pas l’OGD – et « Le Monde » -, notre ami le roi serait peut-être soupçonné de n’être pas un très bon démocrate – mais l’affaire s’arrêterait là. Le pollen du cannabis marocain a beau embaumer jusqu’en Espagne – ainsi que c’était le cas cet été, à peu près en même temps que Chirac passait par là… -, motus et bouche cousue, personne n’oserait dire un mot.

Il vaut mieux. Quelqu’un a osé témoigner sur la complicité franco-marocaine dans le trafic de drogues. Il s’appelle Ali Bourequat.

L’asile politique lui a été accordé il y a quelques mois aux Etats-Unis. Il l’a obtenu en raison des persécutions subies en France du fait des dénonciations que contient son livre « Dix-huit ans de solitude : Tazmamart« , paru chez Lafon en 1993.

Charles Pasqua était encore ministre de l’Intérieur. Il semble que cet autre grand ami du roi du Maroc n’ait pas été en mesure de garantir la sécurité d’Ali Bourequat en France.

Bourequat osait simplement dénoncer les complicités entre la France de monsieur Pasqua et le Maroc de monsieur Hassan II dans le trafic de stupéfiants.

De retour à Paris, Jacques Chirac s’est cru autorisé à agresser le premier ministre néerlandais pour le « laxisme » dont fait preuve son pays en matière de drogues. En fait de laxisme, les Pays-Bas mènent une politique qui tend à la légalisation du cannabis, une légalisation qui mettrait fin au marché noir à colossales plus-values que permet la pseudo-prohibition des drogues. En plus, les Pays-Bas pratiquent une sorte de « tolérance » qui en fait le premier producteur européen de cannabis et donc, un concurrent du Maroc.

Assurance deal

Si Chirac, Pasqua et les patrons de la brigade des stups et de l’OCRTIS sont tellement remontés contre les Pays-Bas, c’est simplement parce qu’ils proposent une voie qui mettrait fin à leurs petites affaires, et qu’en attendant, elle fait concurrence à Son Altesse Royale, leur ami le dealer.

Pour bien comprendre tout ça, il faut savoir comment se passe le commerce entre le Maroc et les pays destinataires des drogues qu’il exporte. Un ami de l’OGD me racontait un jour comment, au cours d’une de ses enquêtes, il avait réussi à se faire passer pour un gros acheteur de haschisch, un investisseur en col blanc. On lui proposait alors deux formules : soit il achetait la marchandise et la faisait transporter à ses risques et périls, soit il payait l’assurance. On appelle ça « acheter la route« . La marchandise lui coûtait plus cher, mais il n’avait qu’à indiquer le point de livraison. L’assurance était totale. En cas de pépin – on ne sait jamais, on peut tomber sur un flic ou un douanier honnête -, la marchandise était remplacée sans qu’il ait à débourser un sou de plus, et livrée comme prévu à l’adresse indiquée.

Héroïne, terrorisme et médailles…

Pour compléter le tableau, il est utile de savoir aussi que le Maroc n’est plus spécialisé en cannabis depuis longtemps. Voilà des années qu’il a proposé à la Mafia internationale de profiter de son infrastructure et de ses excellentes capacités d’acheminement des drogues en Europe pour récupérer, d’abord le marché de la cocaïne, car les précurseurs entrent sans difficultés, puis celui de l’héroïne.

En ce qui concerne l’héroïne, le Maroc expérimente la culture de pavot – et maîtrise déjà sa transformation. Ainsi, ce pays n’est pas seulement le premier producteur de haschisch, mais vraisemblablement la première « plaque tournante » de drogues sur terre.

Que dire de plus ?

Ce sont les bases mêmes de l’ordre qui nous accable qui sont en cause. La politique criminelle dite de « prohibition » des drogues a d’ores et déjà sapé tout l’édifice. Il faut en changer d’urgence. Il n’y a plus de contrat social qui tienne dans de telles conditions.

  • Ramzi Ahmed Youssef, un Pakistanais de 27 ans, est soupçonné d’avoir organisé l’attentat contre le World Trade Center, en 1993, à New York – et d’avoir été sponsorisé par les « narcos » de son pays. Les hezbollahs de monsieur Hekmatyar, en Afghanistan, ont financé leur guerre en cultivant le pavot, transformé en héroïne, au Pakistan, avec l’aide des services secrets pakistanais, travaillant main dans la main avec la CIA (pour vaincre, à l’époque, l’armée rouge).

Les mêmes hezbollahs de Hekmatyar étaient, selon la DST, les organisateurs des attentats qui nous ont valu Vigipirate. Les poseurs de bombes qui accaparent la une des journaux ont été entraînés en Afghanistan, dans les camps de monsieur Hekmatyar, à côté de ses champs de pavot. Toujours selon la DST, ils auraient pris leurs ordres dans un bureau de Peshawar, et le communiqué revendiquant finalement ces attentats est arrivé au Caire en provenance de Lahore. Lahore, c’est au Pakistan. Un pays qui dispute à la Birmanie la place de premier producteur d’héroïne du monde.

Ce n’est pas la peine de faire semblant de combattre le terrorisme par Vigipirate quand on va prendre ses médailles chez le roi du Maroc.

Michel Sitbon

Source:

http://maroc-leaks.com/maroc-hassan-ii-notre-ami-le-dealer/

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COSTA RICA: Policía halla 133 kilos de cocaína ocultos entre carga de piñas que iban para Irlanda

En un contenedor que había sido reportado con banano fue ubicada la droga. No hubo ningún detenido, indicaron las autoridades.

Según el Ministerio de Seguridad Pública, la droga fue ubicada dentro de un barco mercante llamado “Polar Chile”, que transportaba un contenedor metálico con carga oficial de banano; sin embargo, al abrirlo se constató que la droga iba oculta entre varias cajas de piña de exportación.

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https://www.nacion.com/sucesos/narcotrafico/policia-halla-133-kil/

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FRANCE (Trafics): c’est la haute saison pour les douaniers de la BSI de Narbonne

Chaque jour, 50 000 véhicules se croisent sur l’autoroute A9, près de la frontière espagnole.

Pour les douaniers de la BSI de Narbonne (Aude), tous les véhicules sont suspects.

Ils sillonnent donc les routes pour lutter contre le trafic.

Ce jour-là, les douaniers se postent sur une aire de repos et observent.

Chaque véhicule ayant attiré l’attention est alors arrêté et les agents procèdent à une fouille du véhicule.

7 tonnes de stupéfiants interceptés depuis le début de l’année

La drogue reste le plus gros trafic de cette région et grâce à un chien spécialement entraîné, les douaniers ont pu réaliser de nombreuses saisies dont une de 2 tonnes de résine de cannabis qui ont été retrouvées dans un camion.

Depuis le début de l’année, 7 tonnes de stupéfiants ont été saisies à la frontière espagnole.

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SUISSE (Aéroport de Zurich): le chien des douaniers trouve de la marijuana cachée dans un jouet

Des douaniers ont trouvé de la marijuana cachée dans un jouet lors d’un contrôle à l’aéroport de Zurich au début du mois d’août. C’est un chien renifleur qui a détecté les stupéfiants

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https://www.lenouvelliste.ch/articles/suisse/aeroport-de-zurich-les-douaniers-trouvent-de-la-marijuana-cachee-dans-un-jouet-776592

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DOUANE FRANCAISE: les ‘chti-douaniers’ (gabelous de ch’nord) saisissent plus d’une demi tonne de pollen de cannabis

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Le 8 août, vers 17 heures, des agents de la brigade des douanes de Maubeuge-Bavay et des motocyclistes de la brigade d’Halluin-Reckhem interceptent, à proximité de Cambrai, une camionnette circulant dans le sens Sud-Nord, immatriculée en Pologne. Le chauffeur, de nationalité polonaise, suit les agents vers une aire de contrôle et présente des documents couvrant le transport de matériels à usage agricole depuis l’Espagne vers les Pays-Bas.

A l’ouverture du chargement, les douaniers constatent la présence d’un gros cylindre métallique d’environ deux mètres de long et d’un mètre vingt de diamètre, sanglé sur une caisse en bois. Ils notent également une forte odeur de colle qui les incite à poursuivre le contrôle.

Une équipe cynophile de la douane étant présente, le chien LIKE effectue un passage sur le chargement qu’il marque très distinctement, de même que la poche de pantalon du chauffeur. Ce dernier en sort un morceau de résine de cannabis qu’il tend spontanément aux agents des douanes.

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Responsables communication médias pour la Douane Française

Lionel BRIAND: chef du BIC (bureau de l’information et de la communication)
Mélanie LACUIRE: adjointe au chef de bureau, chargée des relations avec les médias

• Téléphone : + 33 1 57 53 42 11
• Téléphone : + 33 1 57 53 47 18
• Téléphone : + 33 1 57 53 41 03

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IRAN: Major Drug Rings Disbanded South of Iran

In an operation in the coastal province of Hormozgan in southern Iran, the intelligence forces seized 1,660 kg of opium hidden in a truck carrying rice and arrested the smugglers.

In another operation in the southeastern province of Sistan and Balouchestan, the intelligence agents have disbanded a drug ring after a 2-hour-long exchange of fire with the drug dealers.

One smuggler was killed and the other gang members were arrested in the operation, which resulted in the confiscation of 2.2 tons of opium, a heavy machine gun, an AK-47 rifle and ammunition.

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https://www.tasnimnews.com/en/news/2018/08/13/1801614

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ITALIA (Droga): scoperto carico 756 kg hashish

La guardia di finanza ha scoperto un carico di 756 chili di hashish, per un valore all’eventuale smercio finale di 10 mln di euro a Empoli (Firenze). Arrestati per importazione e detenzione di stupefacenti un marocchino e un portoghese incensurato. La scoperta è avvenuta in un controllo notturno che le Fiamme gialle avevano attivato dopo aver ricevuto segnalazioni di un frequente transito di carichi sospetti. L’azione è avvenuta quando una pattuglia della GdF ha notato uno scambio di fari tra un camion e un’auto, dopodiché i conducenti hanno posteggiato in un’area defilata e hanno iniziato il trasbordo dal Tir all’auto di grossi colli.

piu

http://www.ansa.it/toscana/notizie/2018/08/14/droga-scoperto-carico-756-

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BRÉSIL: saisie de 1,3 tonne de cocaïne

Les autorités brésiliennes ont annoncé lundi la saisie de 1,3 tonne de cocaïne à bord d’un bateau italien dans le port de Santos, dans l’Etat de Sao Paulo (sud-est), le plus grand d’Amérique latine.

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http://www.lefigaro.fr/flash-actu/2018/08/13/97001

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FRANCE (anti-drogues): les services actuels nous coûtent un pognon de dingue!

Comment ne pas rebondir sur les propos de Nicole Belloubet déclarant fort opportunément que l’évasion de Redoine Faïd est de la totale responsabilité de l’administration pénitentiaire. (S’il n’y avait pas de filins anti hélico, c’est de la faute des fonctionnaires de l’AP!)

Fort de cette déclaration de la dame de la place Vendôme, je suis surpris que nos éminents pontes de la Police, de la Gendarmerie et de la Douane ne déclarent pas aussi que le manque total de réussite dans la lutte contre le narcotrafic ne serait dû qu’au manque de réactivité des différents services en charge malgré le pognon de dingue que ces services coûtent aux contribuables français.

Rien ne sort, même pas un souffle, de Montreuil, d’Ivry ou d’ailleurs.

Serait ce le signe qu’enfin des décisions vont être prises pour que le paramètre efficacité soit au programme des nouvelles réjouissances.

Rotterdam et Anvers reçoivent chaque jour des dizaines de conteneurs lestés de coke, d’héroïne, d’amphétamines et de haschich sans que nos penseurs de Bercy et d’ailleurs aient un jour levé la main pour dire ‘Stop au narcotrafic’ en commençant déjà par imposer à tous les ports européens un contrôle sérieux et identique. (les conteneurs qui partent vers la France ne sont jamais contrôlés par les BSI.)

C’est le job des politiciens, mais faudra-t-il créer une boite de lobbying pour qu’enfin des décisions soient prises.

Peut-on compter sur nos innombrables administrateurs pour cela…Que nenni!

Chez ces gens-là on suggère, on susurre, on pense que mais on n’ose pas! On ne se mouille pas, on vaporise et … On pense d’abord à réussir sa propre carrière au mépris de l’intérêt général !

Au secours Monsieur le Président de la République.

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COKE en STOCK (CCVIII): la découverte et la chute des fournisseurs d’avions (43)

Et puis, dans notre longue enquête, on tombe sur des cas étonnants à bien des égards, dont celui de Felipe Ramos Morais, qui demeure à ce jour une énigme. A-t-il à un moment de sa vie tumultueuse collaboré avec les autorités, n’est-il qu’un simple écervelé dingue de pilotage à risques ? Pour l’instant, on ne possède pas la réponse. Sa dernière aventure en date, après bien d’autres frasques, risque en tout cas de lui coûter cher quand on examine le pétrin dans lequel il s’est fourvoyé. Retour sur un épisode dantesque de la lutte contre les gangs de la drogue brésiliens. A l’occasion, après avoir rencontré l’hélicoptère du Père Noël (je vous ai prévenu, on trouve de tout au Brésil) nous allons retrouver une vieille connaissance, décrite déjà dans l’épisode précédent : le pilote du député Gustavo Perrella (cf notre épisode 42), à nouveau repris dans un trafic de coke !

LIRE la suite http://www.centpapiers.com/coke-en-stock-ccviii-la-decouverte-et-la-chute-des-fournisseurs-davions-43/

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MAROC: l’une des richesses du roi, c’est le commerce international de la drogue (Narcotrafic).

Avatar de Marc FievetThe international informant

Maroc: révélations accablantes de l’ex-officier des services secrets marocainsVu ses révélations accablantes sur les vérités de la monarchie marocaine et ses services d’espionnage dans les enlèvements, la torture et le trafic de drogue, on vous présente la traduction intégrale de l’interview de l’ex-officier marocain des services secrets comme publiées dans le journal Echourouk “Echoroque”http://www.echoroukonline.com/ara/articles/209832.html

Quelles sont les raisons qui vous ont poussés à quitter les services secrets marocains, et quelles sont les tâches qu’on vous a consignés?

Maroc: révélations accablantes de l’ex-officier des services secrets marocainsTous d’abord je dois remercier le journal d’Echoroque et son équipe de m’avoir offert cette occasion, chose rare dans mon pays bien-aimé à cause des pratiques sordides du Makhzen qui impose la censure contre toutes les voies libres qui demandent le changement, la liberté et la vraie démocratie.

Revenons à votre question, l’une des raisons qui m’a poussé à quitter les services secrets marocains est l’absence d’une loi qui encadre ces services et définit leur mission. Au même temps, il…

Voir l’article original 1 716 mots de plus

HACHIS: des tonnes de drogue provenant du Maroc se déversent sur l’Espagne et l’Europe

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MAROC: Hicham Mandari, l’ennemi venu du palais

Article sur le sujet paru dans « Le Monde » du 06/09/2004

L’assassin n’a pas mis de silencieux.

C’est l’unique dérogation à la sobriété du meurtre, très professionnel, de Hicham Mandari, le 4 août 2004, près de Marbella (Espagne). Dans le dernier quart d’heure avant minuit, ce Marocain de 32 ans tombe face à terre, tué d’une seule balle – calibre 9 mm – tirée à bout portant dans la nuque, du bas vers le haut. Une mort par excès de confiance qui ne ressemble pas à la victime. En cavale depuis six ans, depuis qu’il avait fui le Maroc ou, plus précisément, le palais royal, Hicham Mandari nourrissait une méfiance grandissante envers tout et tout le monde : les galeries marchandes sans issue, les rendez-vous fixés trop longtemps à l’avance, les faux opposants, les gardes du corps « retournés » par les services secrets de son pays, constamment à ses trousses.

Une tentative d’enlèvement, puis trois tentatives d’assassinat – la dernière, à Paris, dans la nuit du 22 au 23 avril 2003, l’avait envoyé à l’hôpital avec trois balles dans le corps – avaient transformé ce golden boy de la jet-set marocaine. Gonflé de corticoïdes, il marchait avec une canne-épée, claudiquant du pied droit. Mais, dans sa tête, sa fuite en avant s’emballait, la martingale de ses révélations-chantages touchait au va-tout final. Amplifié par l’écho fou dans le parking fermé où s’est produit le crime, le règlement de comptes a été sonore. « Un bruit s’était échappé du méchouar », la cour du palais, commentera, en privé, un grand commis du pouvoir royal marocain. « Il a fait le tour du monde, mais il a été rattrapé. »

Hicham Mandari embrasse le béton dans le garage no 5 du complexe résidentiel de Molinos de Viento, à Mijas, une localité entre Malaga et Marbella.

Sous sa chemise arrachée du pantalon, également ouvert, perce le gilet pare-balles léger qu’il s’était habitué à porter. Ce n’était pas une découverte pour son assassin. Celui-ci l’a fouillé pour enlever de la petite boîte noire en plastique que la victime portait cachée sous l’aisselle, une clé parmi des versets du Coran. La police espagnole ne trouve que ces bouts de sainte écriture et, joli pied de nez de quelqu’un qui brassait l’argent comme d’autres l’air, 170 euros. Une misère.

A quel trésor la clé dérobée donne-t-elle accès ? Ce n’est pas la seule question sans réponse. La Guardia Civil recueillera les témoignages contradictoires de plusieurs habitants. L’un affirme avoir vu « trois Arabes » se disputer, peu avant le crime, sur le trottoir, dehors. Un autre dit avoir aperçu des hommes s’engouffrer dans le parking au moment où en sortait une voiture. Un troisième, un enfant, prétend avoir vu deux hommes s’enfuir du parking, après le coup de feu, puis monter dans une fourgonnette blanche qui les attendait, avec un troisième homme au volant… « On n’a qu’une seule certitude, confie une source proche de l’enquête. Mandari a été tué le jour même de son arrivée en Espagne. En fait, il s’est rendu directement à ce rendez-vous fatal. »

Mais qui pouvait bien être la connaissance intime qui lui inspirait confiance au point de le faire accéder à l’immeuble par le parking fermé où il a été abattu, sans offrir de résistance, surpris avant d’atteindre l’une des deux portes permettant de monter dans les appartements, dont beaucoup sont loués par des Marocains ? « On va le savoir, et même assez rapidement », assurent les enquêteurs espagnols.

Ces derniers ont fait preuve d’habileté. Pendant huit jours, ils n’ont pas rendu publique l’identité de la victime, officiellement parce que la police française a tardé, jusqu’au 11 août, à répondre à leur requête lancée, via Interpol, à partir d’une carte téléphonique France Télécom et d’un – faux – permis de conduire italien trouvés sur Mandari. En fait, le ministère de l’intérieur espagnol a attendu jusqu’au 13 août avant de révéler l’assassinat, pour repérer les proches du Marocain et « voir qui allait s’inquiéter de sa disparition ».

La ruse a permis de remonter jusqu’à un Franco-Algérien domicilié en région parisienne, qui avait fourni à la victime le faux permis italien. C’est lui, aussi, qui avait vu Mandari juste avant son départ en avion, le mercredi 4 août, en fin d’après-midi. « Je vais pour deux jours en Espagne, et peut-être en Italie. Si je reste plus longtemps, tu me rejoins », lui avait-il dit autour d’un café. Geste sans précédent, même s’il ne semblait traduire aucune inquiétude particulière, il lui avait confié l’un de ses téléphones portables et, surtout, son agenda.

La police espagnole espère trouver dans cet agenda le nom qui manque au rendez-vous avec la mort sur la Costa del Sol. Peine perdue, selon plusieurs proches de Hicham Mandari. « Chez lui, tout était codé », affirment-ils à l’unisson. « C’était un rendez-vous galant, glisse l’un d’eux, sans dire d’où il tient cette information. Hicham allait voir une femme dont il était fou, qu’il couvrait d’or. » Et de citer le nom, très connu, d’une fille de la nomenklatura du royaume, qui, comme tant d’autres, était en effet en vacances à Marbella au début du mois d’août.

Se non è vero, è ben trovato : l’homme qui devait tout aux femmes, sa jeunesse dorée, son entrée au palais, « son » argent et son butin de secrets, aurait péri par la faute, volontaire ou involontaire, de l’une d’entre elles.

Le quartier Hassan, à Rabat, dans les années 1980. Fils d’un couple séparé, élevé par sa mère, Sheherazade Mandari, née Fechtali, le jeune Hicham grandit, en fait, au foyer de Hafid Benhachem, futur directeur de la Sécurité nationale, dont les deux fils adoptifs forment avec leur copain un trio inséparable. Jamais à court d’argent, ils sont les premiers à avoir des motos pétaradantes, les premiers aussi à fréquenter la boîte de nuit la plus huppée de la capitale marocaine, le Jefferson, dont Hicham est la star-caïd dès l’âge de 15 ans. S’ensuit une fugue amoureuse qui aurait pu mal se terminer. Hicham ravit Hayat Filali, fille du conservateur du palais royal de Bouznika. Les jeunes amoureux sont rattrapés. En lieu et place du châtiment redouté, ils obtiennent la bénédiction du roi – indispensable aux parents de tous les serviteurs en vue au palais – pour pouvoir s’unir légalement.

La responsable de ce miracle est une tante de Hayat, Farida Cherkaoui, concubine favorite du souverain, le grand amour de sa vie. C’est elle qui apaise l’orgueil bafoué du père et obtient l’arbitrage du roi. Celui-ci fait même entrer le jeune Hicham dans ses services, comme « chargé de mission » au département de la sécurité que préside Mohamed Médiouri. Hassan II ne se doute pas qu’il provoque ainsi le premier court-circuit qui fera disjoncter le centre névralgique du makhzen, le pouvoir traditionnel au Maroc, fondé sur l’accumulation de richesses – le mot est à l’origine du terme « magasin », en français – et sur des réseaux personnels d’allégeance. Mohamed Médiouri était en effet épris de l’épouse légitime de Hassan II, « la mère des princes ». Il l’épousera après la mort du roi, en 1999, et vit aujourd’hui avec elle entre Versailles et Marrakech.

Le roi connaissait-il les sentiments de l’homme qui veillait sur sa sécurité ? Nul ne le sait avec certitude. Mais Mandari, lui, n’ignorait rien du secret de son supérieur, sans doute grâce à sa grande amie Farida Cherkaoui. D’ailleurs, il n’était pas à un viol d’intimité près. A peine admis au palais, il commençait à apporter des cadeaux aux femmes du harem, avant de distribuer aux recluses du roi, interdites d’accès au téléphone, des portables, dès que ceux-ci ont été mis en vente au Maroc…

Un futur chroniqueur de la dynastie chérifienne, vieille de quatorze siècles, devra consigner le nom de Hicham Mandari comme celui de l’homme qui perça les murs épais du palais et éventa les arcanes d’une monarchie de droit divin rendue mortelle par les mœurs humaines, trop humaines, de la famille régnante. Il devra ajouter, s’il est scrupuleux, que le même Hicham Mandari vola son roi, quand celui-ci fut à l’article de la mort, et tenta de faire chanter son fils et successeur, Mohammed VI.

En trente-huit ans de règne, Hassan II a fait trembler ses sujets, jamais à l’abri d’une arrestation arbitraire, d’un passage à tabac dans un commissariat, d’une séance de torture dans un « point fixe » du réseau parallèle des centres de détention, voire d’une « disparition » ou de l’envoi dans un bagne secret, tel que celui de Tazmamart.

Mais, à la fin de sa vie, l’autorité du souverain, rongé par la maladie, ne suffisait plus à contenir la rapacité de ses serviteurs les plus proches. Craignant la remise en question de leur rente de situation à l’heure de la succession, ceux-ci se sont mis à piller le palais, à en emporter tout ce qui pouvait l’être : vaisselle, tableaux, tapis et meubles… Or seul Hicham Mandari, grâce aux complicités féminines, mais, aussi, en associant d’autres courtisans au partage, a eu le bras assez long pour atteindre le saint des saints, la chambre servant de coffre-fort au palais de Rabat.

Qu’a-t-il subtilisé ? Une dizaine de chèques du roi, c’est sûr. Des bijoux de famille, selon certains. Des « documents secrets » et, en particulier, l’inventaire du patrimoine royal placé à l’étranger, selon ses propres dires. Vrai ou faux ? En tout cas, Mandari a fait de cette rumeur, pendant six ans, un moyen de chantage très efficace et un feuilleton médiatique à rebondissements.

Mais, d’abord, il lui a fallu fuir, quand le secrétaire particulier de Hassan II, Abdelfettah Frej, après un séjour à l’hôpital, a été joint par une banque luxembourgeoise lui demandant d’authentifier le paraphe royal au bas d’un chèque portant sur une forte somme. Quand Hassan II l’a appris, les murs du palais ont tremblé. Cependant, son « chargé de mission » lui a échappé. Prévenu par ses complices bien placés, Hicham Mandari, sa femme Hayat et leur bébé, une fille, ont pu gagner l’étranger, aussitôt pris en chasse par les services secrets marocains.

« Sa Majesté m’a confié l’enquête sur ces vols », raconte au Monde Driss Basri, qui fut pendant vingt ans l’inamovible ministre de l’intérieur de Hassan II, son « grand vizir » comme on aurait dit du temps du sultanat. « Par déférence pour le roi », Driss Basri n’a pas cherché à savoir ce qui s’était passé à l’intérieur du palais. Mais, dès l’été 1998, spécialement envoyé à Paris pour quérir le concours des autorités françaises, il avait conclu au sérieux de l’affaire. « Je pense que Mandari détenait effectivement trois ou quatre secrets d’Etat. » M. Basri aurait-il livré cette confidence s’il n’était pas lui-même, aujourd’hui, en froid glacial avec Mohammed VI, s’il n’était pas de fait exilé à Paris, sans passeport marocain valable ni titre de séjour en France ?

Via Paris, Bruxelles et Francfort, Hicham Mandari et sa famille finissent par gagner les Etats-Unis, sur les conseils d’un avocat américain, Me Ivan Stephen Fisher. C’est lui, aussi, qui mènera, à Chicago, des négociations avec des représentants du Maroc, l’ambassadeur à New York, Ahmed Snoussi, le numéro deux du secrétariat particulier de Hassan II, Abdelkarim Bennani, et Driss Benomar, alors au ministère de l’intérieur à Rabat. Un grand cabinet d’avocats à Washington, Zuckerman, est commis pour prodiguer ses conseils au royaume. Dès lors, les quatre fils conducteurs de l' »affaire Mandari » – les tractations, les chantages par voie de presse, les violences et l’assourdissement judiciaire – ne cesseront plus de s’enchevêtrer, dans une spirale ascendante.

L’échec du tour de table de Chicago précède de peu la publication, le 6 juin 1999, dans le Washington Post, d’un encart publicitaire dans lequel Mandari s’adresse au roi chérifien. Le fugitif s’y affirme « victime de mensonges », demande la restitution de ses « bijoux » en même temps qu’une « grâce royale », mais prévient aussi, sans détour : « Comprenez, Majesté, que, pour ma défense et celle de mes proches, j’ai préparé des dossiers qui contiennent des informations (…) dommageables pour votre image à travers le monde. » Douze jours plus tard, Mandari fait l’objet d’une tentative d’enlèvement à Miami, en Floride, où il s’est installé. Il en réchappe.

En juillet 1999, Hassan II meurt. Mais, pour le moins, l’arrivée au pouvoir du prince héritier ne vide pas l’abcès d’un scandale que Mohammed VI s’emploiera également à étouffer par tous les moyens. La présence de Hicham Mandari aux Etats-Unis commence à peser sur les relations entre Rabat et Washington, comme l’atteste une note, datée du 5 août 1999, du Diplomatic Security Service du département d’Etat, qui souligne le « très grand intérêt » que le royaume attache à la récupération de ce ressortissant en situation irrégulière sur le sol américain.

L’ex-ministre marocain de l’intérieur, Driss Basri, confirme avoir diligenté des démarches officielles auprès du gouvernement américain, sur instruction de Mohammed VI, afin d’obtenir l’extradition de l’ancien courtisan, voleur mué en marchand de secrets. M. Basri se souvient aussi à quel point le dossier des « faux dinars du Bahreïn » – la contrefaçon et la mise en circulation de l’équivalent de 350 millions de dollars, dans laquelle Hicham Mandari est impliqué – a été une aide providentielle pour envoyer le racketteur du roi en prison et, par la même occasion, l’assécher financièrement par le blocage de ses comptes.

En août 1999, dans le cadre des poursuites engagées contre les faussaires de dinars bahreïnis, Mandari est arrêté aux Etats-Unis. Débute alors, pour lui, la période la plus noire de sa longue épreuve de force avec le trône alaouite. Il va se ruiner en frais d’avocat, en honoraires pour un détective privé, et finira « essoré » par des « amis » qui lui proposent une aide dont il pense ne pas pouvoir se passer. Il restera presque trois ans enfermé dans une cellule de la prison fédérale de Miami, se battant pied à pied pour éviter ce qui aurait été la fin pour lui : son extradition au Maroc.

Dans ce combat inégal, il se trouve un allié, un autre courtisan tombé du carrosse royal, Ali Bourequat, l’un des trois frères à la double nationalité française et marocaine, qui, pour s’être également mêlés de secrets d’Etat et d’alcôve, avaient été emmurés pendant dix-huit ans dans le bagne-mouroir de Tazmamart. Après leur libération et leur arrivée en France, le 3 janvier 1992, les frères Bourequat, eux aussi, avaient « négocié » avec Hassan II leur silence et obtenu, chacun, 10 millions de francs qu’ils avaient encaissés dans une banque à Genève. Mais c’est son statut de réfugié politique aux Etats-Unis qui rend Ali Bourequat particulièrement précieux pour son compatriote aux abois. Car Ali Bourequat ne s’est pas vu octroyer cette protection, le 31 mars 1995, en raison du calvaire subi au Maroc, mais à la suite de menaces pesant sur lui… en France et dans lesquelles serait impliqué l’ancien ministre de l’intérieur Charles Pasqua !

En gagnant Ali Bourequat comme « témoin expert » à son procès, Mandari espère bâtir une défense contre son éventuelle extradition vers la France, antichambre d’un renvoi au Maroc, puisque Paris, à la différence de Washington, est lié par un traité d’entraide judiciaire avec Rabat. En effet, c’est la justice française qui a lancé le mandat d’arrêt international en vertu duquel, pour l’affaire des faux dinars, Hicham Mandari a été placé sous écrou extraditionnel.

Jamais le pouvoir chérifien n’aura été aussi près de faire rendre gorge à Mandari que du temps de sa détention en Floride, entre 1999 et 2002. Parce que ce qui est dur pour le prisonnier est à la limite du supportable pour sa femme Hayat et sa petite fille. Hayat vit à Miami sans papiers et presque sans argent, à la merci de la générosité occasionnelle de proches. Une fois par semaine, elle se rend à la prison – un trajet d’une heure et demie – pour soutenir le moral de son mari. Celui-ci payera mal en retour sa loyauté. Mais, en attendant, le couple fait face au pouvoir royal, qui pense avoir opté pour la bonne stratégie. L’affaire des faux dinars du Bahreïn lui permet, avec l’aide de la France, d’actionner le bras de la justice, sans parler de l’embarrassante effraction au palais de Rabat. Encore que ce transit par la France n’inspire rien qui vaille au roi. « En France, la justice et la presse ne sont plus tenues. On va avoir des problèmes », aurait-il maugréé, selon Driss Basri. C’était bien vu.

Hicham Mandari mènera grand train à Paris.

Extradé par les Etats-Unis, en mai 2002, sous réserve que la France ne le livre pas au Maroc (un engagement – public – cependant jamais formellement acté dans le dossier d’instruction), l’homme qui veut faire chanter le roi du Maroc finit par être remis en liberté provisoire et retrouve sa marge de manœuvre, considérable à en juger les résultats : il roule dans des Mercedes 4 × 4 aux vitres fumées, précédé et suivi de ses propres motards, entouré de gardes du corps, avec oreillettes et lunettes noires… Il fait des Champs-Elysées son golden mile, s’installe à demeure dans des hôtels de luxe, distribuant des pourboires faramineux, entretenant toute une cour de Franco-Maghrébins et de Franco-Libanais, de « Tony », le loueur de limousines, à « Amina », qui coiffe et masse le seigneur de l’argent facile.

D’où lui viennent les sommes considérables qu’il dépense sans compter, entre autres en cadeaux encombrants pour des récipiendaires qui ne lui ont parfois rien demandé ou craignent les « services » qu’ils auront un jour à rendre à leur munificent bienfaiteur ? De son temps de missi dominici au palais chérifien, Hicham Mandari a gardé de lucratives relations, de sincères amitiés comme des liens plus interlopes, les deux n’étant d’ailleurs pas exclusifs.

C’est ce qu’illustre l’affaire des « faux dinars du Bahreïn ». Lié au prince héritier bahreïni de l’époque, entre-temps devenu roi dans son émirat, Mandari fréquente également un Zaïrois proche de la famille de feu le maréchal Mobutu, Richard Mwamaba, qui songe à une variante d’un tour de passe-passe inventé par l’ancien maître de Kinshasa. Celui-ci fit imprimer, à l’étranger, des « double séries » de sa monnaie non convertible, alimentant ainsi l’hyperinflation, mais, aussi, sa cour, son armée, ses services de sécurité tentaculaires.

Cette fois, l’idée consiste à imprimer, avec un mandat légal de l’autorité monétaire du Bahreïn, une monnaie convertible : de vrais-faux billets de 20 dinars, en de telles quantités que la mise en circulation devait s’opérer simultanément dans de nombreux pays, les « changeurs » obtenant une commission de 10 pour 100. Huit tonnes de coupures, dont chacune valait environ 50 euros, devaient faire l’affaire de beaucoup de monde, dont des chefs d’Etat… Mandari ne cherchait qu’à encaisser son « courtage », en plaçant, sous sa vraie identité, plusieurs millions de dinars dans des bureaux de change sur les Champs-Elysées et à Beyrouth. Mais c’est ainsi qu’il s’est fait ferrer dans un dossier qui ne devait être, pour lui, qu’une levée de fonds parmi d’autres.

« Il croyait qu’on pouvait tout acheter, que chacun d’entre nous avait un prix. » Anas Jazouli, demandeur d’asile en France, garde des souvenirs mitigés de son aventure au côté de Mandari. Marocain, ancien organisateur de concours de beauté, en délicatesse à la fois avec les islamistes et avec le pouvoir, il a monté en France l’Association des opposants marocains à l’étranger, qui recrute parmi les jeunes de la banlieue parisienne. « Vous avez besoin d’argent et moi de troupes », lui avait expliqué Mandari, avant de fonder avec lui et un pseudo-opposant vite approché par les services secrets du royaume, le Conseil national des Marocains libres (CNML). C’était en mai 2003, à peine un mois après le second attentat, sur le sol français, contre Mandari, atteint de trois balles, dont une avait failli toucher la moelle épinière.

Dans ce contexte, le CNML lui sert de sigle à apposer sur des communiqués incendiaires, lui confère une légitimité politique pour publier des interviews-chocs dans la presse espagnole et algérienne, parfois en rémunérant le journaliste. L’été 2003, pour narguer les dignitaires marocains sur leur plage préférée, des « militants » du CNML, une dizaine d’hommes recrutés pour l’occasion, exhibent, à Marbella, des T-shirts portant l’inscription « Le Maroc en danger ! Ensemble, réagissons ! ».

A la même période, en juin 2003, l’ultime lien qui amarrait Hicham Mandari à un bonheur autre que l’amour de l’argent et la haine du palais se brise : délaissée à Miami, abandonnée avec sa petite fille, Hayat négocie avec le pouvoir royal son retour au pays. Perdant ainsi son dernier centre de gravité, Hicham Mandari sort de l’orbite, plonge dans le vide. Il affirme désormais urbi et orbi être le fils de Hassan II et de sa favorite Farida Cherkaoui, et donc le frère de l’actuel souverain, Mohammed VI.

La dernière négociation entre l' »opposant » et le palais sera le bouquet final d’une mauvaise foi partagée. Surnommé dans son pays « le banquier du roi », Othman Benjelloun, président de la Banque marocaine du commerce extérieur et du Groupement professionnel des banques du Maroc, en même temps que patron du groupe de presse qui édite Le Matin du Sahara, le journal officiel du royaume, se déclare victime d’un « chantage » et porte plainte pour « extorsion de fonds » contre Mandari. Ce dernier prétend que son interlocuteur, en mission commandée pour le roi, a tenté de lui racheter ses fameux secrets, de le réduire au silence sous un épais matelas de billets.

Le fait est que les deux hommes ont déjeuné, le 11 septembre 2003, dans l’un des meilleurs restaurants de Paris. Le banquier a donné à l’ennemi public numéro un du Maroc d’abord 230 000 euros, puis, le lendemain, en l’emmenant dans son jet privé à Genève, 2 millions d’euros de plus, le tout en liquide. Ce n’est que sept jours plus tard, lors du rendez-vous pour un deuxième versement, qu’Othman Benjelloun fait intervenir la brigade de recherches et d’investigations financières, qui arrête Mandari dans un hôtel de la place Vendôme. Il y attend de se faire payer 2,2 millions d’euros supplémentaires par Othman Benjelloun. Celui-ci explique avoir accepté de payer pour préserver sa bonne réputation professionnelle qu’aurait menacé de salir le destinataire de ses fonds…

Mandari repart en prison.

Remis en liberté provisoire en janvier 2004, il enfreint le contrôle judiciaire qui lui est imposé en voulant se rendre en Espagne, en voiture. Il est intercepté par la police près de Bordeaux, lors d’un contrôle de routine, auquel il tente de se soustraire en usurpant l’identité d’un membre de la famille royale marocaine. De nouveau incarcéré, il sortira seulement le 15 juillet de la maison d’arrêt de la Santé, à Paris. Il ne lui reste alors que vingt jours à vivre.

L’épilogue est digne d’un destin d’exception, même si Hicham Mandari ressemblait plutôt à une fleur du mal. « Il était comme une orchidée, opine l’un de ses amis, beau à regarder, mais enraciné dans la boue. » S’étant répandu en confidences sur de prochaines « révélations », il devait annoncer, à Marbella, l’ouverture d’une station de radio-télévision locale émettant en direction du Maroc. Dans un communiqué publié le 2 août, une association marocaine implantée sur la Costa del Sol avait d’ailleurs fait savoir qu’elle ne se laisserait pas embrigader dans ce énième chantage d’apparat. Deux jours plus tard, Mandari s’est écroulé dans le parking de Mijas.

Qui l’a tué ?

L’un de ses anciens obligés cite, sans preuve, le nom de « son garde du corps russe », en fait un Caucasien qui lui aurait initialement servi de « protecteur » à la Santé, où Mandari a en effet été sévèrement tabassé par un codétenu, le 8 mai 2004. « Le Russe lui a été mis dans les pattes pour exécuter un contrat. » En admettant que cela soit vrai, qui a été le commanditaire du crime ? Toutes les pistes, aussi crapuleuses, restent ouvertes, même si l’on ne peut qu’être intrigué par un coup de pouce du sort qui a, peut-être, expédié de vie à trépas l’ex-courtisan transformé en « vengeur d’argent », selon l’heureuse expression d’un enquêteur espagnol. Le 27 juillet, Le Journal hebdomadaire, un magazine indépendant édité à Casablanca, a publié une interview fracassante de Mandari et plusieurs articles le concernant, tout un dossier titré – de façon prémonitoire – « Du méchouar à Marbella : l’énigme Mandari ». Y était annoncée, pour le 1er août, « une campagne de communication particulièrement nuisible pour le Maroc ». Mais, surtout, y étaient reproduits, en fac-similé, deux des chèques dérobés au palais de Rabat. Pour la première fois, après tant d’années de vaines menaces, une preuve matérielle du butin secret était ainsi jetée sur la place publique, qui plus est au Maroc. Cette fois, Hicham Mandari allait donc franchir la ligne rouge, commencer à « déstocker ». Tout le monde l’a pensé. Or Le Journal avait omis de préciser que ces fac-similés lui avaient été fournis non pas par Mandari, mais, depuis les Etats-Unis, par Ali Bourequat, auquel l’ancien détenu à Miami les avait confiés dans un moment de désespoir, quand il n’avait plus cru à sa bonne étoile…

Stephen Smith

http://www.mafhoum.com/press7/205P3.htm

MAROC: Wikileaks révèle les relations de Mohamed VI avec la mafia de la drogue

Pour la première fois, un document officiel américain parle de l’implication du Maroc dans des affaires de trafic de drogue, en citant des responsables de la police marocaine travaillant au niveau de l’aéroport de Casablanca, sanctionné à la mi-août de l’année 2009 après avoir arrêté les fils du président et d’un ministre sénégalais pour possession de drogue.Selon le rapport, le roi Mohamed VI n’avait pas apprécié l’arrestation des fils du président et d’un ministre sénégalais à son insu et sans l’avoir consulté au préalable. Les deux sénégalais furent ensuite libérés et les policiers sanctionnés.

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http://maroc-leaks.com/maroc-wikileaks-revele-les-relations-de-mohamed-vi-avec-la-mafia-de-la-drogue/

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