BRÉSIL 🇧🇷 (Opération ‘au-delà de la mer’): sept avions et cinq hélicoptères ont été saisis dans le cadre d’une vaste opération contre un réseau international de trafic de drogue et de blanchiment d’argent

Lors de l’opération ‘Além-Mar’, la police brésilienne a démantelé un réseau international de trafic de drogue qui envoyait des tonnes de cocaine en Europe et opéré dans 13 États du pays.

Plus de 600 agents fédéraux ont signifié 139 mandats de perquisition et de saisie.

Sept avions, cinq hélicoptères, 42 camions et 35 bâtiments ont été saisis


Le groupe criminel était divisé en sous-groupes agissant conjointement et individuellement pour envoyer des cargaisons de cocaïne sur le continent européen, et une cellule était responsable des actions de blanchiment d’argent.

L’action des autorités brésiliennes a été dénommée << opération au-delà de la mer >> car  faisant l’objet d’enquête concernant l’expédition de coke par des navires depuis les ports des États brésiliens de Rio Grande do Norte et de Pernambuco, qui sont plus situés géographiquement. proche de l’Europe que le reste du territoire brésilien.

L’opération menée ce mardi a mobilisé 630 agents dans les États d’Alagoas, Bahia, Ceará, Paraíba, Rio Grande do Norte, Pernambuco, Goiás, Mato Grosso do Sul, District fédéral, Paraná, Santa Catarina, Pará et São Paulo.

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FRANCE 🇫🇷(Vannes): Ménimur, toujours dans le collimateur des stups

Une dizaine de policiers vannetais ainsi que la brigade cynophile de la police municipale ont fait une nouvelle descente à Ménimur, à Vannes, ce mardi, de 10 h 30 à 13 h, rue Delaunay, où le trafic s’est de nouveau déporté, après avoir occupé la rue Marie-Laurencin pendant quelque temps.

Ibiza, le berger belge malinois de la police municipale de Vannes, a participé à cette opération pour tenter, avec son flair, de retrouver des produits stupéfiants dans les caves et halls d’immeubles.

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NARCONEWS de MEXICO 🇲🇽: las ultimas del dia 18 de agosto de 2020

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PAYS-BAS 🇳🇱 (Montfoort): le 6 août, l’Unité nationale*, sous l’autorité du parquet national, a fait une descente dans un laboratoire de méthamphétamine à Montfoort.

Le laboratoire fonctionnait et le site de production professionnel et extensif était caché sous une grosse bosse d’argile. Deux hommes âgés de 53 et 50 ans ont été arrêtés. Le propriétaire du site, un homme de 59 ans, a également été arrêté. Les hommes vivent à Zaandam, Hoorn et Montfoort. Le juge d’instruction de Den Bosch vient d’ordonner une détention de quatorze jours.

Le laboratoire

Le site de production était situé dans six conteneurs maritimes reliés qui étaient recouverts d’une couche d’argile de renforcement de digue. L’emplacement et son entrée étaient protégés de telle manière qu’ils ne pouvaient pas être vus sur les photos aériennes et de la voie publique.

En plus de plus de 4 kilos de méthamphétamine (cristaux), les enquêteurs ont également trouvé 96 litres d’huile de méthamphétamine, diverses matières premières pour la production de médicaments et des déchets de drogues. Deux véhicules ont été retrouvés sur le site, fouillés et saisis.

Démantèlement du laboratoire de drogues

Après le raid sur le laboratoire, le National Facility Support Decommissioning (LFO) a dû arrêter le processus chimique avec une extrême prudence et éliminer le matériel. Le Département national des enquêtes criminelles de l’Unité nationale poursuit l’enquête.

*Les services suivants relèvent de l’unité nationale:

– Service des interventions spéciales (DSI)
– Service des opérations spécialisées (DSO)
– Département national des enquêtes criminelles (DLR)
– Service de sécurité royale et diplomatique (DKDB)
– Service d’infrastructure (DINFRA)
– Service national des centres opérationnels (DLOC)
– Service national d’organisation de l’information (DLIO)

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DJIBOUTI 🇩🇯 (Falcon 7X « J2-HPV): qui est vraiment Ismail Omar Guelleh?

Il n’y a pas seulement les armes que le président auto-proclamé de Djibouti acheminerait depuis le Brésil, pour satisfaire un important trafic d’armes orchestré avec la complicité de la société Forjas Taurus, il y aurait aussi la cocaïne.

A l’instar du tristement célèbre Noriega, l’ancien président panaméen, agent de la CIA, Ismail Omar Guelleh tremperait dans le trafic de coke. Des mauvaises langues sans doute, qui émettent ce genre de propos.

Et pourtant, le pot aux roses a été découvert grâce à une minutieuse investigation menée conjointement par les experts de l’Office des Nations Unies de
lutte contre la drogue et le crime (ONUDC) et les enquêteurs de la Drug Enforcement Administration (DEA), l’agence fédérale américaine en
charge de la lutte contre le trafic et la distribution de drogues aux États-Unis et ailleurs.

En effet, ces agents chevronnés de l’ONUDC et de la DEA ont intercepté, fin décembre 2016, un important acheminement de cocaïne.
Ce jour-là, plus de 500 kg de cocaïne en provenance du Brésil, étaient dissimulés dans des sacs et sous un chargement de fleurs (Ah, les fleurs si chères aux Bataves), ont été saisis au port de Djibouti.

Pris la main dans le sac, l’époux d’Odette/Khadra Haid rejette tout de suite la responsabilité sur trois malheureux lampistes avant de les faire jeter en
prison.

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FRANCE 🇫🇷 (SURV – Douane de Champagne-Ardenne): entre Reims et Châlons-en-Champagne, le contrôle a été positif

Belle prise pour la douane de Champagne-Ardenne, jeudi 13 août sur l’A4 à la Veuve, entre Reims et Châlons-en-Champagne.

S’intéressant à la cargaison d’un camion, ils ont découvert que 956 boîtes censées contenir de la tomate étaient farcies d’herbe de cannabis. Au total, la drogue saisie représentait un poids de 177 kilos.

Roumain de 43 ans domicilié à Tolède, en Espagne, le chauffeur partait livrer toute une cargaison de palettes en Allemagne.

Remis aux gendarmes du peloton autoroutier de Tinqueux, il a déclaré ne pas savoir que de l’herbe de cannabis avait été dissimulée dans certaines des conserves.

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ÉQUATEUR 🇪🇨 (Manabi): 345,5 kilos de coke saisis par la police des stups


L’Unité antinarcotique de Manabí, a saisi 310 paquets de stupéfiants qui étaient confinés dans un bateau, situés à l’intérieur d’un bâtiment de la citadelle de Villamarina à la frontière entre Manta et Jaramijó.

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MAROC 🇲🇦 (Nador): saisie de 1.486 kilos de chira dans la ville de Béni Nsar et 376 kilos à Agadir

La Sûreté nationale a ainsi trouvé dans un le véhicule 47 paquets de chira, d’un poids total d’une tonne et 486 kg. De l’argent liquide a été également retrouvé dans le véhicule: une somme de 200.000 DH qui pourrait provenir du trafic de drogue et de psychotropes.

A Agadir, deux individus âgés de 37 et 39 ans ont été interpellés à bord d’un camion et d’une voiture légère, au niveau d’un point de contrôle routier à l’entrée de la ville. Les fouilles ont permis de saisi 376 kg de drogue.

FRANCE 🇫🇷 (SURV de la Douane – La Palme – Aude): les gabelous contrôlent et grâce au chien, saisissent 19 kilos de haschich

Gabriel Adar, jeune Roumain de 25 ans, a été contrôlé à La Palme par les douaniers le 13 août 2020.

Les douaniers savaient qu’il pouvait compter sur le flair du chien pour dénicher de la drogue s’il y en avait. L’Audi A6 était dotée de cache spécialement aménagée et Bingo!  19 kg de cannabis conditionnés dans des sachets thermosoudés et saupoudrés de café moulu avant d’être enveloppés d’aluminium et de film cellophane.

Servait-il d’appât pour qu’une plus grosse quantité passe sans encombre ? Nous ne le saurons jamais!

La justice ne l’a pas raté non plus: deux ans de prison avec maintien en détention, amende douanière de 33 000 euros et confiscation du véhicule.

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FRANCE 🇫🇷 (Douane – Gendarmerie – Police): nos régaliennes sont-elles incapables de faire face à la déferlante des propositions de livraisons d’armes et de stupéfiants ?

Il semblerait que nos chères régaliennes soient en grande difficulté pour faire supprimer des milliers de propositions commerciales de pédocriminalité, d’armes, de stups, de fausses monnaies, de faux papiers…

Que dis-je? Elles sont dans l’incapacité!

Pendant ce temps-la, Gérald Darmanin et Marlène Schiappa font dans le ‘Tweet’ d’autosatisfaction!

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Avatar de Marc FievetAVISEUR INTERNATIONAL

Alertés depuis plusieurs mois au plus haut niveau des hiérarchies responsables, nos services régaliens dédiés à la lutte sur le web contre la diffusion des stupéfiants, des armes et tous autres produits considérés comme illicites ont-ils trouvé le temps nécessaire pour s’y intéresser.

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FRANCE 🇫🇷(PJGN): le centre de lutte contre les criminalités numériques (C3N)

Avatar de Marc FievetAVISEUR INTERNATIONAL

La chaîne cybercriminalité s’appuie sur un réseau de proximité au niveau local (référents Cyber), des spécialistes au niveau des départements (Cyber N’tech) et des experts au niveau national (PJGN) réunissant les compétences de pointe du C3N et du département informatique, électronique de l’IRCGN.

Le C3N est chargé d’assurer le pilotage et l’appui spécialisé de l’action de la gendarmerie contre la cybercriminalité et les criminalités numériques de façon plus générale, de mener ou coordonner les investigations d’ampleur nationale ayant trait à la cybercriminalité, et de réaliser une surveillance permanente de l’Internet, pour y détecter et collecter les preuves des infractions qui peuvent y être commises.

Le réseau d’enquêteurs spécialisés de la Gendarmerie, c’est une chaîne cohérente de 3500 gendarmes.

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Ou

cyber@gendarmerie.interieur.gouv.fr

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NARCONEWS de MEXICO 🇲🇽: las ultimas del dia 17 de agosto de 2020

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ESPAÑA 🇪🇸(Benemerita): cae una banda de narcos de una organización polaca en Granada que tenía una avioneta como la de Pablo Escobar

La Guardia Civil ha desarticulado en Granada una organización polaca dedicada a la exportación de marihuana y, con la colaboración de la Policía de Polonia ha detenido a 75 personas.

Uno de los líderes era propietario de una finca llamada Hacienda Nápoles, donde guardaba una avioneta al estilo del narcotraficante colombiano Pablo Escobar.

Según informa Efe, las investigaciones se iniciaron en noviembre del 2017, cuando se detectó en la provincia de Granada la presencia de una organización delictiva dedicada a producir, distribuir y vender marihuana en diferentes países europeos.

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AFGHANISTAN 🇦🇫: selon un diplomate russe, les services secrets US seraient impliqués dans le narcotrafic

Des agents secrets américains opérant en Afghanistan sont impliqués dans le trafic de drogue entre ce pays et l’Europe, a annoncé samedi 4 juillet Zamir Kaboulov, représentant spécial du Président russe pour l’Afghanistan et directeur du département Asie au ministère russe des Affaires étrangères.

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MAROC 🇲🇦 (Tanger-Med): 190 kilos de cannabis saisis par les douaniers

Une tentative de trafic de plus 190 kg de résine de cannabis a été avortée, samedi 15 août à Tanger Med.

La marchandise, transportée à bord d’un camion de transport international, devait rejoindre le port d’Algésiras en Espagne.

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BRASIL 🇧🇷: PM do Paraná intercepta 250 quilos de cocaína que seguiriam para SC e RS

Uma caminhonete e um caminhão que transportavam 250 quilos de cocaína foram interceptados pelas equipes do 14° e 6° Batalhões da PM, e do 5° Comando Regional da PM (5° CRPM), na madrugada deste sábado (15/08), nas cidades de Missal e Santa Tereza do Oeste. A droga seria entregue em Santa Catarina e no Rio Grande do Sul. A apreensão faz parte dos trabalhos da Operação Metrópolis.

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MEXICO 🇲🇽 (Chiapas): Ejército asegura 300 kilos de cocaína

Elementos del Ejército aseguraron 300 paquetes, con uno peso de un kilogramo cada uno, de presunta cocaína, los cuales fueron hallados en el interior de un tractocamión que circulaba por una carretera de Chiapas.

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BRASIL 🇧🇷 (porto de Natal): PF e Receita Federal apreendem 704 kg de cocaína em meio a carga de mangas com destino à Holanda 🇳🇱 🇪🇺

Uma operação da Polícia Federal junto com a Receita Federal apreendeu 703,95 quilos de cocaína dentro de um contêiner carregado de mangas com destino à Holanda, na Europa. O caso aconteceu neste sábado (15), no Porto de Natal.

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NARCONEWS de MEXICO 🇲🇽: las ultimas del dia 16 de agosto de 2020

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DOUANE FRANÇAISE 🇫🇷 (DNRED): la controverse suite à la sortie du film Gibraltar et la réponse de Marc Fievet publiée sur Allociné et complétée

La controverse suite à la sortie du film Gibraltar et ma réponse publiée sur AllocinéRéponse de Marc Fiévet, suite à la polémique autour du tournage de Gibraltar, dans son intégralité

Bonjour à toutes et à tous, je m’appelle Marc Fievet, je suis l’homme qui a inspiré le film « GIBRALTAR » après la parution de mon livre « L’AVISEUR ».

Suite aux vidéos mises en ligne sur Allociné (celles d’Abdel Raouf Dafri et Julien Leclercq) et la controverse soulevée, j’estime nécessaire d’apporter quelques précisions supplémentaires sur le film produit par Dimitri Rassam et réalisé par Julien Leclercq, avec dans le rôle de Marc Duval, Gilles Lelouche, dans le rôle de l’officier recruteur des douanes françaises et agent traitant, Tahar Rahim et dans le rôle du narco – considéré comme le Copernic du narcotrafic mondial par Roberto Saviano dans son dernier livre Zero, zero, zero – Riccardo Scamarcio. Surprise dans ce livre de Saviano qui consacre plus de 50 pages à Claudio Pasquale Locatelli, aucune trace de moi, certainement modification des faits souhaitée par les autorités italiennes et américaines. Bizarre! Vous avez pensé bizarre, comme c’est bizarre!

L’AVISEUR
Le  scénario initial tiré du livre « L’Aviseur » que j’ai écrit, et qui a inspiré l’écriture par Abdel Raouf Dafri, du scénario auquel j’ai participé et pour lequel j’ai signé un contrat de consultant, n’a pas été respecté par le réalisateur et ne correspond en rien à ce qui devait être tourné…

Comment aurais-je pu accepter d’être présenté comme ce Marc Duval, tenancier d’un « bar à tapas » de troisième zone, incapable de faire marcher son business et s’entêtant toutefois à garder un voilier qu’il n’était pas capable d’assumer financièrement ?

Comment aurais-je pu accepter que le réalisateur Julien Leclercq tourne des scènes qui n’ont strictement rien à voir avec la réalité de mon vécu ?

Comment aurais-je pu accepter de voir sali le rôle que j’ai joué auprès des autorités régaliennes et des ‘opérations undercover’ des services de lutte contre le narcotrafic ?

J’ai rencontré le réalisateur Julien Leclercq pour la première fois lors de la projection privée à laquelle j’ai assisté, accompagné de mes avocats, le 15 juin 2013. Je lui ai immédiatement demandé pour quelles raisons la scène de ma rencontre avec le ministre Michel Charasse ne figurait pas dans le film (alors qu’elle se trouvait dans le scénario d’Abdel Raouf Dafri)?  Après un bafouillage, il m’expliqua que c’était une question de coût !

Fichtre, tourner une scène dans un bureau avec un ventru à bretelles fumant le « Cohiba » aurait au moins démontré la volonté politique des actions d’infiltration. Mais c’était trop cher ! Ce sera l’unique rencontre que j’aurais eu avec ce « grand » professionnel.

Pourtant, si l’on en croit les propos de Christian Gatard :

Christian Gatard (le douanier joué par Tahar Rahim) interviewé par Ouest France le 7 octobre 2013:

« Marc Fiévet a été très productif et très professionnel en matière de renseignements. Il travaillait de manière rigoureuse avec une production dense, riche et intéressante sur les individus et les mouvements de bateaux. Il a rencontré plusieurs fois le ministre, Michel Charasse, et les Douanes lui ont même financé l’achat d’un restaurant près de Marbella.

Notre coopération opérationnelle a duré six ans et malheureusement il a été arrêté par les Britanniques, à la demande des Canadiens.
À la question « Pourquoi a-t-il été arrêté ? » :
« Au fil du temps, il s’est infiltré dans les réseaux et a été, entre autre, en relation avec un gros baron de la drogue, Claudio Locatelli. Il a participé à de nombreuses opérations, notamment six tonnes de cocaïne au Canada. Bien que les Britanniques aient profité des renseignements de Marc Fievet, ils avaient une dent contre lui au sujet d’une livraison de cocaïne pour l’IRA qui n’avait pas eu lieu et ils l’ont « flingué ».
Grâce à lui, on les avait informés de cette livraison, ils étaient très intéressés, ils espéraient arrêter des membres de l’IRA et ont donné des instructions précises.
Marc Fievet devait attendre en pleine mer la livraison par avion, en provenance du Vénézuela. Mais, dans la zone concernée, les Américains ont procédé inopinément à des contrôles renforcés et le largage n’a donc pas eu lieu.
Après un mois d’attente, Marc Fievet est reparti et les Anglais ont été très désappointés.
Cet épisode est d’ailleurs relaté dans le film de manière déformée. Après son arrestation, il n’a pas été soutenu par la France. Il aurait peut-être pu bénéficier d’une remise de peine suite à son rapatriement du Canada, deux ans après sa condamnation, mais le directeur général des douanes avait changé ainsi que le ministre. »
Que pensez-vous du film ?
« Il est assez violent. Heureusement, ces meurtres n’ont pas existé ! Il y a des invraisemblances. On me fait faire des contrôles en Espagne alors que c’est impossible. Il y a des choses aménagées par rapport à la réalité.
Je n’ai pas un mauvais rôle, mais le film ne retrace pas les nombreux échanges qu’on a eus avec Marc Fievet. J’ai toujours des contacts avec lui et une certaine admiration, car il fallait du courage pour faire ce qu’on lui demandait. »
Interrogé à mon tour le 18 octobre 2013 par Ouest France
Comment avez-vous rencontré Christian Gatard ?
« J’étais en recherche d’emploi, il m’a contacté par téléphone puis nous nous sommes rencontrés à Gibraltar. J’ai accepté de travailler pour les douanes car c’était une activité d’observation dans laquelle je pensais pouvoir m’intégrer et obtenir des résultats. J’estimais que j’étais en capacité de donner le change afin d’éviter le danger et de pouvoir passer au travers des suspicions et de la paranoïa des narco-trafiquants.
Nous avions des résultats exceptionnels. Cela a bien marché jusqu’à un changement de politique en mars 1993. Nicolas Sarkozy devenu ministre du budget du gouvernement Balladur a donné pour directive de supprimer toutes les actions d’infiltration, mais moi, j’étais déjà infiltré dans l’organisation dirigée par Claudio Locatelli, baron de la drogue.
le cargo MELOR
Les responsables des douanes avec lesquels j’étais en relation ont été mutés.
À l’époque, je naviguais sur un bateau, financé à 50 % par les douanes françaises et pour le reste par des narco-trafiquants anglais. N’étant pas informé de cette nouvelle orientation politique, j’ai continué mon activité et fin juin 1993, j’ai organisé à l’hôtel Meurice un rendez-vous avec deux financiers d’un trafic de quatre-vingts tonnes de cannabis. J’ai avisé Christian Gatard pour que soit mis en place un dispositif afin de les identifier. La direction parisienne a refusé de mettre à disposition des hommes pour soutenir l’équipe nantaise et le dispositif a échoué. (C’était Joseph Le Louarn qui dirigeait la DNRED et qui a tout fait pour entraver mon action.)
Quelles ont été vos relations avec Christian Gatard ?
« Christian Gatard me disait d’être prudent, mais j’étais axé sur la culture du résultat et infiltré à un niveau tel que je ne pouvais plus reculer. Je me suis retrouvé sous la coupe de Locatelli qui m’a mis à l’abri avec ma famille à un moment où j’étais menacé ; les douanes françaises que j’avais sollicitées m’avaient laissé tomber.
Christian Gatard a ensuite été muté à Marseille et a reçu l’ordre de ne plus suivre mon affaire. Il a cependant été sollicité par sa hiérarchie pour se rendre au Canada après mon arrestation pour me dire que je devais plaider coupable, que je serai après rapatrié en France et qu’on solliciterait une grâce présidentielle.
Quand je suis rentré, l’énarque, inspecteur des finances François Auvigne, directeur général des douanes à l’époque, a refusé d’intervenir et d’assumer la continuité du service de l’État.

De son côté, Michel Charasse, que j’avais rencontré cinq fois, n’est pas intervenu auprès de Jacques Chirac pour que je sois gracié. Ce sont eux les deux responsables. Christian Gatard ne m’a pas laissé tomber, on a travaillé ensemble pendant six ans et je ne vois pas pourquoi je lui en voudrais. On se rencontre de temps en temps et c’est toujours un plaisir, même si cela provoque chez moi un retour d’adrénaline et me renvoie des années en arrière. »

Que pensez-vous du film Gibraltar ?
« Il ne reflète pas du tout la réalité, ce n’est pas mon histoire. Je passe pour une vieille tâche. On oublie les relations politiques, il n’y a plus d’adoubement. La chronologie n’est pas du tout respectée et (lors de la promo de sortie du film faite par Gilles Lellouche) Je suis présenté par les médias comme un narco-trafiquant repenti, ce qui est faux. »
Au début, j’ai eu un contrat de coscénariste et j’ai participé aux quatre premiers scénarios (il y en a eu sept). Après j’ai été écarté et je n’ai plus eu de nouvelles. Je n’ai pas été approché par Julien Leclercq, le réalisateur, ni par Gilles Lellouche qui joue mon personnage.

Comment aurais-je pu approuver le rôle du personnage censé me représenter, tel que le joue Gilles Lelouche, alors même que ce dernier s’est refusé à toute rencontre avec moi, arguant du fait qu’il ne voulait pas être « subjugué » ou « déçu ».

Un acteur, pour moi, lorsqu’il joue le rôle d’un individu bien réel qui a inspiré un scénariste,  doit respecter le profil de celui qu’il incarne à l’écran. Et s’il a la chance que ce dernier soit vivant et qui plus est consultant sur le film, le minimum semble au moins qu’il accepte de passer quelques jours avec lui sur le tournage. Au lieu de cela, et c’est Gilles Lelouche lui-même qui le précisera lors d’une interview le 7 septembre 2013 avec Charlotte Bouteloup (Télématin-France 2),  il réécrivait les dialogues et revoyait la mise en scène avec Tahar Rahim lors des soirées à l’hôtel, pendant le tournage en Andalousie. L’acteur a donc arrangé le scénario et les dialogues à sa façon, avec l’aval du prétendu réalisateur.

Dans ces conditions, les états d’âme de Gilles Lelouche sont surprenants.

Alors, pourquoi ce film qui ne représente en rien la réalité ? C’est la question que je me pose et que je pose à Dimitri Rassam !

Pourquoi avoir changé le scénario, le titre du film et le nom du personnage principal ?
J’ai appris de la bouche même d’Abdel Raouf Dafri (qui le tient de Dimitri Rassam avec lequel il a eu une conversation téléphonique assez houleuse à ce sujet) que le changement de mon nom en Marc Duval venait d’informations transmises à SND (le distributeur du film) par un agent de la DST (La Direction de la Surveillance du territoire était un service de renseignements du ministère de l’Intérieur, au sein de la Direction générale de la Police)… Ce mystérieux agent aurait informé la société SND que je serais un individu sulfureux… Et qu’il valait mieux changer mon nom.
Dafri n’en a pas cru un mot, s’est brouillé définitivement avec le producteur et le réalisateur et a tourné le dos au film, 8 jours avant le début du tournage.
Personnellement, je pense qu’il vaut mieux en rire quand on sait que la DST n’existait déjà plus à l’époque de la mise en chantier du film, car remplacée par la DCRI (Direction centrale du Renseignement intérieur) au 1er juillet 2008, et que la postface de mon livre, « Infiltré, au coeur de la mafia », fut écrite par un ancien patron de la DST !

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