Aviseur International renseigne, sans complaisance, sur la problématique de la drogue, du narcotrafic, de la corruption et sur les politiques mises en œuvre par les différents Etats et les dérives que s'autorisent les fonctionnaires des administrations — aviseurinternational@proton.me — 33 (0) 6 84 30 31 81
Les « bœufs-carottes », surnom donné aux policiers chargés de traquer les turpitudes de leurs collègues ripoux, enquêtent sur de multiples infractions, dont des soupçons de corruption dans la police marseillaise.
Aucun détail n’a été fourni concernant le fond de cette enquête judiciaire, pilotée par la DNE, la division nationale des enquêtes de l’IGPN chargée de la lutte anticorruption dans la police, mais, selon une source proche du dossier, l’affaire s’avère particulièrement « épineuse » et s’apparente à un nouveau scandale dans la police.
Des téléphones ainsi que des ordinateurs ont été saisis par les enquêteurs de l’IGPN dans les locaux de l’Ofast Marseille. Aucune garde à vue n’a encore été diligentée.
La perquisition aurait été effectuée le 4 avril dernier dans le cadre d’une enquête ouverte par le parquet sur dénonciation.
La maire d’Avallon (Yonne), Jamilah Habsaoui, a été mise en examen ce mercredi 10 avril 2024 à l’issue de sa garde à vue pour trafic et détention de stupéfiants. Elle a été placée en détention provisoire. Cinq autres personnes, dont deux frères de la maire, ont été mises en examen et placées en détention provisoire.
Lundi 1er avril, à minuit, les Berlinois ont pu célébrer, devant la célèbre porte de Brandebourg, la légalisation du cannabis.
Désormais, les citoyens allemands âgés de plus de 18 ans sont autorisés à posséder jusqu’à 25 grammes de cannabis dans les lieux publics. À la suite des Pays-Bas et du Luxembourg, le cannabis concentré en THC est approuvé dans le cadre d’un usage récréatif, non plus seulement médical. Cette réforme enthousiasme autant qu’elle inquiète, notamment les pays frontaliers comme la France, qui rejettent catégoriquement l’éventualité d’une légalisation du cannabis.
Aussi sommes-nous en droit de nous interroger sur le potentiel impact économique, politique et social d’une telle réforme. L’achat de cannabis allemand va-t-il révolutionner le marché européen du chanvre ? Comment remplacer le THC, dans des pays où le cannabis ne risque pas d’être légalisé de sitôt ?
–La légalisation du cannabis : un risque pour le marché du chanvre ?
–Le commerce français, ou l’achat de CBD
–Achat de CBD en France
–Acheter des produits au CBD face à une législation stricte
–Où faire ses achats de CBD en France ?
Conclusion :Bien que la légalisation du cannabis en Allemagne marque un tournant pour le commerce du chanvre, il subsiste, en France et en Europe, de nombreux consommateurs qui continueront à acheter du CBD. Soit du fait de la législation, soit du fait des habitudes de consommation, le cannabidiol demeure une pierre angulaire du marché du chanvre en tant qu’alternative (saine) au THC.
Un homme gisant dans une mare de sang, avec des nombreuses plaies et la main tranchée …
C’est la scène d’horreur qu’ont découvert les pompiers près de la gare d’Albi dans la nuit du 5 au 6 avril 2024, appelés par la compagne de la victime présente au moment des faits. L’homme de 33 ans a été transféré au CHU de Toulouse et a bénéficié d’une greffe de la main.
Notamment identifiées grâce aux caméras de surveillance de la ville, « quatre personnes ont été interpellées dans ce dossier, dont trois ont été présentées aux juges d’instruction ce lundi 8 avril », détaille la Procureure d’Albi.
En quoi l’objectif de l’Etat d’éradiquer la consommation de stupéfiants semble-t-il peu réalisable ?
A partir du moment où la France décide de mettre en place un régime prohibitionniste, l’Etat considère que c’est la peur de la sanction qui empêche de consommer. Sauf que dans les faits, cela ne se vérifie pas. Si on compare notre situation avec des pays plus tolérants vis-à-vis du cannabis tels que les Pays-Bas, le Portugal ou encore l’Allemagne,on voit que ces pays ont des niveaux de consommation souvent moins élevés que la France, alors qu’ils ont opté pour des politiques moins répressives. Même si l’usage diminue chez les jeunes, la consommation de cannabis en France reste parmi les plus élevées d’Europe, avec 850 000 consommateurs de cannabis quotidiens et 1,3 million de fumeurs réguliers (dix consommations dans le mois). En France, le niveau d’expérimentation du cannabis est deux fois plus élevé que la moyenne des autres pays européens.
Gérald Darmanin se targue d’un véritable succès depuis le lancement des opérations «Place nette», pour lutter contre le trafic de drogue.
«Bravo aux policiers et aux gendarmes. On continue!», s’est-il félicité.
Le ministre de l’Intérieur, Gérald Darmanin, a annoncé ce dimanche que 7.177 individus ont été interpellés dans le cadre des 473 opérations anti-drogues complétées par 9 opérations « Place nette XXL » lancées il y a six mois pour lutter contre le trafic de drogue, avec 3,6 tonnes de drogue, plusieurs centaines d’armes, et plus de 11 millions d’euros d’avoirs criminels saisis.
Peu avant 01h00 lundi, les marins-pompiers de la deuxième ville de France sont intervenus près du quai de la Joliette (2e arrondissement), au nord du Vieux Port. A leur arrivée, ils n’ont pu que constater le décès de la victime, tuée par une dizaine de balles de petits et gros calibres, notamment de type kalachnikov.
Selon les premiers éléments de l’enquête, quatre hommes en voiture auraient pris la fuite après les faits et leur voiture aurait été retrouvée incendiée dans le 4e arrondissement, selon une source policière.
C’est le journal l’Yonne Républicaine qui nous rapporte le communiqué d’Hugues de Phily, le procureur de la République d’Auxerre.
Dans le quartier de la Morlade à Avallon, ce dimanche 7 avril 2024 à partir de 6 h 00, 70 gendarmes dont le Psig et une équipe cynophile ont été mobilisés dans une opération qui a permis de saisir plus de 60 kg de cannabis, près d’un kilo de cocaïne, 20 lingots d’or et plus de 7.000 € en espèces.
Cette opération n’a rien à voir avec les opérations » Place nette XXL «
La cible, c’était le pavillon de Jamilah Habsaoui, la maire DVG d’Avallon. Pavillon acquis il y a trois ans par la maire, mais qui n’est pas son lieu d’habitation. Jamilah Habsaoui s’est rendu librement dans le quartier de la Morlande, ce dimanche, vers 7 h 30, après avoir été alertée de la présence des gendarmes.
Curieuse époque qui voit un ministre de l’Intérieur tenter de « faire place nette XXL » contre le trafic de drogue à Strasbourg quand son maire veut y expérimenter la consommation de cannabis.
Ce cynisme utilitariste entend priver la politique de sa responsabilité morale seule à même de ne pas réduire la société à ses seuls intérêts égoïstes, affirme le chroniqueur Jean-Marc Albert du JDD.
Alors que Berlin autorise le cannabis, le Président français fait de la lutte contre le narcotrafic la « mère des batailles ». Les résultats se faisant attendre, certains veulent en finir avec la répression en légalisant le cannabis au nom du désir d’une supposée majorité. Cette vision utilitariste de la politique réduit l’action publique à une équation intéressée sans se soucier des principes moraux. Mais la légalisation court le risque d’être inefficace autant que déshonorante.
Les États-Unis avaient envoyé 500 000 soldats au Vietnam et mis en place une série de régimes de marionnettes dirigés avant tout par Ngo Dinh Diem, remplacé par Nguyen Cao Ky lorsque Diem a été assassiné lors d’un coup d’État soutenu par les États-Unis. Après que Ky est tombé de son service, il est remplacé par Nguyen Van Thieu.
Ce qu’ils avaient tous en commun, c’était le contrôle du commerce de l’opium dans lequel les États-Unis étaient également complices
L’armée de l’air sud-vietnamienne a transporté de l’opium du Laos à Saïgon et a rivalisé avec l’armée du pays, la marine, les douaniers, les politiciens et la police nationale pour une part du commerce.
La compagnie aérienne de la CIA Air America qui a également été utilisée pour transporter de l’opium vers les raffineries d’héroine de la région était connue sous le nom d’Air Opium.
À partir de la fin de 1969, les chimistes de Hong Kong associés au syndicat Chiu Chua ont commencé à raffiner l’opium en no 4 – jusqu’à 99 % – dans le Triangle d’Or, une zone englobant les collines de l’est de la Birmanie, les crêtes montagneuses de la Thailande et les hauts plateaux du nord du Laos.
Au moment de la fin de la guerre, le Viêt Nam était en ruines et les ‘productions’ du Triangle d’or était exporté dans le monde entier.
C’est OUEST France qui nous précise qu’après Marseille, Lille et la région parisienne, le ministère de l’Intérieur a décliné son opération « Place nette XXL » à Nantes, mardi 2 avril 2024.
Et le préfet de Loire-Atlantique, Fabrice Rigoulet-Roze, n’hésite pas à vanter le succès de ces opérations.
Le ‘hic’, c’est que le nombre d’interpellations grossit de jour en jour, mais pas seulement pour du trafic de stupéfiants. Les cibles s’élargissent, en décalage avec la communication gouvernementale et des interpellations classiques sont estampillées « Place nette » et font gonfler les chiffres.Un virtuose de la ‘gonflette’ des chiffres qui plaisent à Gérald de Beauvau.
Aurait-il perdu le sens de la réalité des faits, il est vrai que l’important, c’est de satisfaire la manipulation nationale organisée pour le plus grand bonheur du ‘matamore’ de Beauvau !
Des sachets de cocaïne en provenance de l’Équateur saisis par la police au port de Beyrouth. Photo tirée du sites des Forces de sécurité intérieure (FSI).
Dans un communiqué, la police a affirmé qu’elle avait reçu des « informations sur un réseau international de contrebandiers, qui aurait acheminé une quantité importante de cocaïne au Liban depuis l’Équateur dans une cargaison de bananes ».
Les saisies de drogues dissimulées dans des cargaisons alimentaires se sont dernièrement multipliées au Liban. Mercredi, la police a intercepté 27 kg de haschisch dissimulés dans des sacs de café à Beyrouth. Une semaine plus tôt, elle a saisi près de 150 kg de haschisch cachés dans des sacs de za’atar (mélange de thym et d’épices), de sumac et de keshek (yaourt fermenté).
C’est lors d’un contrôle sur l’autobahn A5, que les douaniers de ont flairé une odeur de marijuana que dégageait un ensemble routier immatriculé en Roumanie qui arrivait d’Espagne.
Après contrôle , les douaniers ont trouvé 284 kilos de marijuana et 52 kilos de haschich.
L’équipage du garde-côte Margaret Norvell a déchargé plus de 1 850 livres (environ 900 kilos) de cocaïne à Miami.
L’équipage a intercepté un bateau rapide et discret, équipé de quatre moteurs, de couleur bleue qui le faisait se fondre dans l’eau, qui transportait 30 balles de cocaïne et a arrêté cinq contrebandiers présumés à environ 190 milles au sud de Porto Rico.
Les passeurs présumés seront poursuivis devant les tribunaux fédéraux par le ministère de la Justice.
Le mercredi 3 avril, un porte-hélicoptères amphibie français a été missionné , après qu’un avion Falcon de la Marine nationale ait détecté et identifié un sloop navire de 52 pieds au milieu de l’Atlantique et après avoir arraisonné le voilier, a saisi 894 kilos de cocaïne.
Le PHA et la FLF ont été appuyés par un avion Falcon 50 projeté à Dakar, qui a relocalisé et identifié le voilier suspect.
Les équipages déployés dans le cadre de la mission Jeanne d’Arc 2024 sur un porte-hélicoptères amphibie (PHA) et une frégate type La Fayette (FLF) ont effectué une saisie de plus de 894kg de cocaïne au large des côtes africaines.
Cette opération qui a nécessité d’importants moyens aéronautique et naval a été menée sur la base des renseignements fournis par la DEA, la NCA britannique, le MAOC-N, l’OFAST, la DNRED et en coopération avec les autorités portugaises, espagnoles et brésiliennes.
Europol a cartographié les 821 réseaux criminels « les plus dangereux » du continent, scrutant le fonctionnement de gangs concentrés sur le narcotrafic, présents dans l’immobilier ou la logistique, et dont certains des chefs donnent des ordres depuis Dubaï ou l’Amérique du Sud.
La majorité de ces gangs se concentrent sur le trafic de drogues (cocaïne, cannabis, héroïne, drogues de synthèse), avec des opérations souvent localisées en Belgique, Allemagne, Italie, Espagne ainsi qu’aux Pays-Bas, détaille l’agence européenne de police, basée à La Haye.
Mais ces réseaux étendent leurs tentacules à des secteurs comme l’immobilier, la construction, le transport de fret ou les discothèques, et menacent ou corrompent procureurs et juges, selon le rapport publié vendredi.
Pour la première fois, Europol « analyse en profondeur » les opérations des groupes criminels, scrutant « la stratégie des réseaux criminels pour infiltrer le monde des affaires légales, pour faciliter leurs activités criminelles, dissimuler des crimes et blanchir les profits criminels ».
Le défi semble titanesque : environ 86 % de ces groupes criminels utilisent des « structures commerciales légales » dans des secteurs comme la construction, l’immobilier, l’hôtellerie et la logistique, en recourant à des avocats ou des experts financiers « qui ignorent parfois l’origine criminelle des avoirs ».
Les discothèques peuvent aussi être liées au trafic de drogues, mais aussi à l’extorsion, au racket, ainsi qu’au trafic d’êtres humains et d’armes, selon l’agence.
Et les employés des entreprises de logistique, en particulier dans les grands ports, sont « régulièrement » la cible de la corruption car ils peuvent « faciliter un accès sans restriction » à l’infrastructure.
Bon nombre des réseaux criminels listés existent depuis des années, un tiers d’entre eux étant opérationnels depuis plus d’une décennie et certains ayant continué d’être orchestrés depuis des prisons.
Avec cette « cartographie » accompagnant une coordination accrue des forces de l’ordre dans l’UE, « le message adressé aux réseaux criminels est : Vous ne pouvez plus vous cacher », a déclaré la cheffe d’Europol, Catherine De Bolle, en présentant le rapport à Bruxelles.
« Nous ne nous contentons pas de partager ces conclusions, nous ouvrons une nouvelle ère dans notre lutte contre le crime organisé, marquée par l’innovation, la collaboration et un engagement ferme pour assurer la sécurité de l’UE et de ses citoyens », a abondé la ministre belge de l’Intérieur, Annelies Verlinden.
Gérald Darmanin et la plupart de ses proches collaborateurs, savent parfaitement que cette politique mise en oeuvre ne permettra pas de faire diminuer le nombre de drogués. Mais pour le ministre Darmanin, cette politique XXL permet d’avoir une présence XXL dans tous les vecteurs de communication avec pour seul objectif, la présidentielle de 2027.
Serait-on face à un financement occulte de cette campagne !
Fabrice Rizzoli, spécialiste de la grande criminalité et des mafias, co-fondateur de l’association Crim’HALT, pointe du doigt l’échec de la politique internationale de prohibition de la drogue.
Selon lui, « jamais la drogue n’a été aussi disponible et accessible » en France, comme ailleurs dans le monde.
Non, Frédéric, je ne me considère pas comme une mauvaise langue en disant que Gérald de Beauvau utilise ces campagnes XXL pour se promouvoir XXL dans les médias.
Par Fréderic Ploquin
Les mauvaises langues reprochent au gouvernement un « coup de com », mais pourquoi la puissance publique resterait-elle aphone alors que les dealers imposent leur propagande, saturent les réseaux de leurs méfaits, étalent leur armement, font couler le sang dans la rue et draguent les clients comme le ferait une PME performante et décomplexée, sans oublier d’imposer le modèle culturel du caïd aux poches pleines.
L’émergence d’un discours officiel, d’une contre-propagande, n’est pas forcément honteuse.
Les opérations « place nette » sont des coups de pied dans les fourmilières de la drogue.
Des coups de pied « XXL », mais des coups de pied, ce qui peut faire mal s’ils sont bien ajustés, mais dont on se remet plus facilement que d’une rafale de Kalachnikov.
L’État se rebiffe, donc, piqué au vif par les accusations portées par des magistrats en première ligne à Marseille, qui par commission sénatoriale interposée ont brisé le silence de la justice en dressant un constat cruel.
En quelques mots, ces juges ont entériné l’idée que le combat contre la drogue était « asymétrique » et que le rapport de force n’était pas en faveur des forces de l’ordre.
Le « coup de com » est aussi un coup de torchon
Sur le plan sémantique, faire « place nette » revient à lancer un grand ménage de printemps. L’expression est d’autant plus adaptée qu’un point de deal pollue le quartier où il s’enkyste, au sein propre. Le trafic est une pollution sonore, avec les cris permanents des guetteurs. Il est une pollution écologique, à cause des canettes et des papiers gras abandonnés par le personnel qui mange en général sur le lieu de « travail », mais aussi du flux des consommateurs véhiculés. Il engendre enfin une pollution sociale, en ce que les revenus du trafic créent des inégalités criantes et détournent des jeunes de l’école.
Mais comme chacun sait, le ménage ne doit pas être fait une fois par an, il faut s’y atteler régulièrement, presque tous les jours, sinon la poussière revient. Sinon les trafiquants reprennent leur privatisation de l’espace public. Sinon les fourmis, les prolétaires de la came et leurs féroces contremaîtres, ces gérants de supérette qui manient l’arme à feu plus souvent que les déclarations fiscales, reprennent leurs places respectives. La fourmilière, très vite, se recompose. Elle a l’habitude.
Le marché de la drogue est d’une souplesse à toute épreuve
Tout le monde est remplaçable et les volontaires ne manquent pas. Malgré les balles qui frappent surtout les petites mains, celles qui quadrillent le quartier, donnent l’alerte si les bleus pointent leur nez, coupent et emballent le produit, contrôlent les clients et alimentent les vendeurs. Et c’est toute la limite de l’exercice, voué à l’échec s’il n’est pas suivi dans le temps par une mobilisation de forces de l’ordre forcément coûteuse en hommes et chronophage.
Des opérations coup de poing peuvent permettre de remporter une manche, mais elles mettent rarement l’adversaire KO
Le retour des opérations « coup de poing » peut permettre de remporter une manche, mais elles mettent rarement l’adversaire KO. Pas de quoi inverser la tendance de fond rappelée par des magistrats qui jusque-là se taisaient, à la différence des policiers, forts de représentants syndicaux qui ne mâchent pas leurs mots. Des magistrats qui ont bravé l’ire de leur autorité politique en parlant de « mexicanisation » du trafic en France. Un mot lourd de sens à travers lequel ils évoquaient la poursuite des guerres de territoires entre voyous marseillais jusque dans les prisons, signe que les acteurs de ce marché sont peu sensibles, mentalement, à la privation de liberté, arme fatale de notre appareil répressif.
Le tableau est sombre, celui d’une criminalité organisée XXL qui règne sur les flux commerciaux et financiers de la drogue en se jouant des frontières, prolongée sur le terrain par des petites structures indépendantes les unes des autres, voire concurrentes, qui ont fait de la violence leur deuxième peau. Le tout avec des produits stupéfiants – cannabis, cocaïne, héroïne, drogues de synthèses – dont la production augmente sans cesse, couvrant largement les pertes dues aux saisies, permettant au prix au détail de ne pas varier depuis plusieurs années, là où tous les autres produits de consommation ont vu leur prix flamber pour cause d’inflation.
Il serait cependant mesquin de ne pas créditer les forces de l’ordre, et donc le ministre de l’Intérieur, de certains succès récents, fruits de longues et plus discrètes investigations menées par la police judiciaire. Des opérations d’autant moins sujettes à la mise en scène qu’elles sont conduites sous le contrôle de magistrats soucieux de contrôler le verbatim.
La guerre qui a ensanglanté l’agglomération marseillaise en 2023, causant près de quarante morts, était le fait de deux caïds, de deux coqs trentenaires soucieux, pour le premier, Tic (sic), d’augmenter sa surface commerciale, et pour le second, Felix le Chat (re-sic), de défendre son pré carré. Une bagarre dans une discothèque de l’île de Phuket, en Thaïlande, autour du Nouvel An 2023, a servi de déclencheur à la guerre, Tic, le conquérant, ayant eu le dessous sur Le Chat. Un affront qui allait se payer dans une mare de sang. Match aller, match retour dans la foulée, exhibition d’armes de guerre, recrutement de tueurs à gage parfois mineurs -une première en France- sur les réseaux sociaux.
Les deux gangs ont mis toutes leurs forces dans la bataille, contraignant les deux chefs à trouver refuge à l’étranger, Tic en Algérie, pays d’origine de sa famille, le Chat au Maroc, où il pensait avoir la paix. Mauvais calcul pour le second, qui a fait les frais d’un petit réchauffement des relations diplomatiques entre Rabat et Paris. La preuve, s’il en fallait, qu’un ménage local ne suffira jamais, même si on le doit aux habitants de ces quartiers, otages du trafic de stupéfiants de génération en génération.
Demain, le consommateur n’aura plus besoin de se déplacer : la drogue viendra à lui à vélo
« En matière de lutte contre la drogue, de lutte contre la criminalité et le blanchiment, il n’y a pas de guerre à gagner, observait un ancien chef de la lutte anti-stupéfiants. Tous ceux qui ont l’expérience du terrain le savent, il n’y a que des batailles à mener. Elles sont petites ou grandes et se déroulent à l’infini ». Autant anticiper la suite : la dizaine d’opérations « place nette XXL » annoncées ne seront pas bien accueillis par les gérants des points de deal et leur personnel, mais leur redéploiement est déjà à l’œuvre.
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Mais revenons un peu sur ce que j’écrivais début 2020 alors que Gérald Darmanin était en poste à Bercy comme ministre de l’action et des comptes publics.
Aujourd’hui, cette apparente avancée ne permet avant tout que de zapper les derniers « exploits » de la DNRED et du défunt OCRTIS que la Gendarmerie ne put que constater, mais le contentieux existant inter services ne disparaîtra pas sur ordres. La judiciarisation des affaires de services spéciaux n’aura permis que de les affaiblir et de provoquer replis et retenues et qu’aujourd’hui, des ‘dalloziens’ se retrouvent aux manettes pour cadrer la lutte anti-stups est une aberration que seuls des « stratifs » et autres penseurs mamamouchis pouvaient envisager.
Certes, des efforts ont été faits au niveau des contrôles sur l’entrée et la circulation des stups, bien que les résultats très souvent brandis comme des prouesses par les ministres de tutelle des différentes régaliennes ne sont le fruit que de l’augmentation des flux d’approvisionnement et en aucun cas d’une amélioration de la performance des services. Dans le même temps, le ministre Gérald Darmanin continue de fermer des BSI (Brigade de surveillance intérieure de la Douane) et n’augmente pas de façon conséquente les effectifs de la CELTICS (Cellule de lutte contre le trafic illicite par containers) alors qu’il est reconnu que ce moyen de transport permet l’introduction en Europe et en France de tonnage très important. Il est admis que l’ensemble des services n’interceptent que 15 % des drogues illicites consommés.
Que penser de l’Objectif n°3 qui sera d’accroître la lutte contre l’économie souterraine en neutralisant les circuits de blanchiment du trafic de stupéfiants?
Que je sache, le TRACFIN, créé par Michel Charasse, existe….sauf qu’il faut être autorisé à donner des signalements à ce service…qui n’aime pas qu’on lui impose des mesures à prendre et n’hésita pas à licencier et faire condamner à de la prison un de ses agents dans l’affaire Cahuzac.
Un ‘ukase’ de l’ex proc., ex directeur du TRACFIN Jean Baptiste Carpentier. Depuis, cet agent « lanceur d’alerte » a été repris par la Douane et cultive le silence imposé.
Bon, le TRACFIN…pour avoir personnellement rencontré un de ses agents, c’est pas le top du top au niveau de la réactivité, mais on se dit qu’on pourra compter sur les ex DG de la Douane française qui se succèdent au poste d’inspecteur général au sein d’HSBC….pour signaler les dérives de ce puissant groupe du secteur bancaire... Que nenni, circulez, y a rien à voir!
Avec la mesure 8, on apprend queles équipes en charge de l’analyse des cybertrafics seront renforcées…Mais ces promesses seront elles tenues?
Effectivement on a laissé le deal se développer en France sous différentes formes; d’abord celui de proximité par l’extension des zones de non droit, et aujourd’hui par le deal via les réseaux sociaux qui prend une ampleur, chaque mois qui passe, plus importante. Les cyberservices (cyber Douane et cyber Gendarmerie) qui sont en charge ont des effectifs qui ne correspondent absolument pas aux besoins pour que l’efficacité soit au programme.
Attendra t’ on 20 ans pour réagir?
Après vérifications, des comptes twitter qui diffusent des offres de livraisons ventes de toutes sortes de drogues continuent d’exister et il est facile de constater que les suiveurs de ces comptes augmentent jour après jour.
Seules des réponses automatiques de la cyber Gendarmerie confirment le signalement alors que la Cyber Douane de la DNRED est aux abonnés absents.
S’il y a bien une offre c’est qu’il y a une forte demande! La question la plus difficile à résoudre est: pourquoi les gens se droguent et comment lutter contre ce phénomène. « La drogue, ni les médicaments psychotropes ne résolvent les difficultés liées à la précarité, à la violence, au chômage ou à l’isolement. Elles ne sont que des paradis artificiels qui enrichissent des dealers et des industriels. Mais de cela, personne n’en parle.
Tarir la demande est la seule solution pour lutter efficacement contre le narcotrafic et son économie souterraine. Tarir la demande commence par agir sur les futurs clients potentiels que sont les adolescents et les jeunes adultes.
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Quand aux sources, rien de concret, alors qu’elles sont à l’origine de la quasi totalité des affaires de stups ET DE blanchiment !
Qui dit ‘Police d’investigation’ veut dire que les sources par infiltrés, informateurs et aviseurs pour les Douanes doivent être protégées.
Deux expériences en la matière démontrent le contraire
La plainte déposée contre les agents des douanes pour l’avoir utilisée en état de faiblesse n’a pas été instruite alors que tout son dossier médical avait été joint à la plainte.
Elle a gagné au TA face à Bercy en juillet 2022, ‘Bercy devant revoir sa position vis-à-vis de sa rétribution. Contre toute attente, Bercy a fait appel de la décision (aux frais du contribuable) et a gagné cet appel…
Stéphanie Gibaud se pourvoie en Cassation / Conseil d’Etat. L’Audience… d’ici quelques mois.
Côté UBS, la banque UBS Suisse a été condamnée ainsi que sa filiale UBS France et 5 de leurs dirigeants sur les faits d’évasion fiscale, blanchiment de capitaux et démarchage illicite des banquiers suisses en France. Et son procès au pénal contre UBS pour le harcèlement qu’elle a subi, l’entrave à sa mission d’élue et le discrédit que la banque lui a fait subir en mettant fin à sa carrière, aura lieu 5 jours en décembre 2024.
La réaction d’un haut-fonctionnaire douanier:
C’est incroyable et scandaleux. Je suis conduit à penser qu’il y a une collusion de très haut niveau où les ministres , cabinets ministériels et autres directeurs généraux ne sont que des pions actionnés par ceux qui ont effectivement le pouvoir. De mon temps j’ai pu constater que certaines affaires passaient à la trappe .
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Comment ne pas relire ce que m’écrivait Jean Henri Hoguet, le boss de la DNRED en 2020 sur les décisions du conseil d’État:
Je commence à désespérer de cette situation qui ne cesse d’empirer. La justice ne fonctionne plus, les flics ne s’attaquent plus au niveau des dealers car les juges les remettent dehors faute de place en prison ou de structures plus adaptée. On ne s’attaque pas vraiment à la consommation, comme on le fait en matière d’alcool en montrant les méfaits des drogues.
Je ne vois pas de solutions , sauf à légaliser la drogue mais ce faisant on avoue notre incapacité à régler le problème .
Sur le problème de la compétence des fonctionnaires de haut niveau responsables des services chargés de la lutte anti stups on touche au problème général du fonctionnement de l’administration qui selon moi marche de plus en plus mal depuis la création de l’ENA qui ne devrait concerner que quelques institutions: Conseil d’État, Cours des comptes et pas l’ensemble de la fonction publique.
Comment ne pas relire les élucubrations du Conseil d’État !
Relisons encore ce que m’écrivait Jean Henri Hoguet, le patron de la DNRED qui me fit recruter à Gibraltar.
La situation actuelle résulte du fait qu’Auvigne n’a pas voulu intervenir auprès de la Chancellerie. S’il n’a pas voulu intervenir c’est que, contrairement à Puons qui demandait avec force cette intervention, d’autres »conseillers » l’en dissuadaient, probablement des énarques ne connaissant rien à ce monde de l’infiltration. Je ne sais pas qui était ministre des Finances à ce moment mais ce n’était plus Charasse. Je sais pour avoir lancé ces opérations d’infiltration à la DNRED que c’était risqué et que personne à la DG n’aimait prendre des risques et je ne parlais pas de mes initiatives à la DG sauf au moment où il fallait parler fric pour payer l’aviseur. Ceci pour décrire le climat psychologique qui régnait à la DG.
Lorsque l’affaire Fiévet a éclatée à votre retour du Canada la mentalité générale à la DG n’avait pas radicalement changée et la mentalité générale aux Finances était toujours celle consistant à faire rentrer de l’argent mais ne pas en débourser.
C’est ce qui explique cet acharnement à nier toute responsabilité dans cette affaire allant jusqu’au refus de lever le secret défense sur cette affaire , tout cela conduit par des gens sans scrupules ne connaissant rien à ces affaires d’infiltration et voulant dissimuler l’engagement et la responsabilité de l’État dans cette affaire. Le fait que les responsables douaniers connaissant cette affaire aient été systématiquement écartés des débats est significatif à cet égard, l’affaire a été prise en mains par l’énarchie car il s’agissait de défendre un membre éminent de la corporation inspecteur général de l’inspection des Finances et DG de la Douane au moment de votre rapatriement du Canada .
Cette affaire lamentable est l’exemple triste de ce qu’est devenu l’État depuis qu’il est aux mains d’une caste .
Aujourd’hui, 4 ans après cet écrit, rien n’a bougé.
Le nouveau DG Florian Colas soldera-t-il enfin ces dossiers ?
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Avec ces quelques liens internet qui reportent les collusions entre les étudiants sortant des grandes écoles françaises : ENA, HEC, polytechniques,….. on constate que ces pratiques collusoires se répercutent dans les conseils d’administration du CAC 40, la politique et l’inspection générale des finances. Le résultat de cet entre soi étant la corruption, les conflits d’intérêts, les délits d’initiés, les parachutes dorés, l’absence de poursuites judiciaires…