Benoît Godart présente le nouveau système dont s’équipe la police. Des appareils repèrent les traces de drogue à l’intérieur des voitures et sur les mains des automobilistes.
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Benoît Godart présente le nouveau système dont s’équipe la police. Des appareils repèrent les traces de drogue à l’intérieur des voitures et sur les mains des automobilistes.
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Les hangars de Sebastian Marset, mais aussi les hommes, c’est ce que nous allons voir aujourd’hui avec un olibrius de première (on dit un influenceur) dont on a appris avec beaucoup de surprise qu’il était membre actif du gang d’El Colla mais aussi pilote d’avion.
Et Sebastian Marset desservi et fragilisé par une exposition lamentable sur Tik-Tok
El fiscal Julio César Porras confirmó que ‘Negruma’ y otras 15 otros tiktoker serán citados como testigos en una investigación por tráfico de sustancias controladas. Este proceso está relacionado con el caso que involucra a Erland Ivar García López, alias “El Colla”, señalado como mano derecha del narcotraficante uruguayo Sebastián Enrique Marset Cabrera.
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Jay Emmanuel-Thomas a été arrêté ce mercredi matin par des agents de la NCA (National Crime Agency), comme indiqué par ITV. L’attaquant a été placé en détention provisoire. Près de 60 kilos de cannabis, répartis dans deux valises, ont été interceptés par les forces de l’ordre. Les valises arrivaient en provenance de Bangkok (Thaïlande).
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A man has been arrested by National Crime Agency officers on suspicion of orchestrating the attempted importation of cannabis worth £600,000 through Stansted Airport.
The 33-year-old was detained just after 8am today (Wednesday 18 September) in Gourock, Inverclyde, in an operation supported by officers from Police Scotland.
He has now been taken to Carlisle to be questioned.
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Sébastien MARSET
Notre rédacteur, Ghost of Momo, par simple déduction, vous l’avez découvert dès le17 août 2023, après la fuite en voiture de Sébastien Marset, en Bolivie quand le fugitif partait rejoindre un petit aérodrome que Ghost of Momo avait sélectionné en raison de son emplacement et de sa discrétion que notre rédacteur avait qualifié de « familial » puisque Sébastien Marset voyageait presque toujours avec femme et enfants sauf depuis l’arrestation de son épouse en Espagne.
Aujourd’hui, après maintes recherches, il a retrouvé l’appareil utilisé qu’il va vous révéler à la fin de la série en cours.
Le 1er septembre dernier une tentative d’assassinat sur le second de ce groupe a révélé le même endroit, où, on en est sûr a séjourné le trafiquant le plus recherché au monde et au moins par trois pays différents. Confirmant ainsi la thèse émise il y a un an !!! Aujourd’hui parait le second épisode et dans le troisième à paraître vendredi 20 septembre, on découvrira t des aéronefs dans cet aérodrome, et surtout ceux appartenant à l’auteur de la tentative d’assassinat. Pour notre auteur, ce n’est pas une simple rivalité de leaders qui est à l’origine de cette violente attaque, mais tout simplement Sébastien Marset en personne, comme vous allez le découvrir. Restez en ligne, car la situation depuis ce 1er septembre évolue très vite, et Sebastian Marset vit très certainement ses dernières heures de liberté, surtout avec ce que vous allez apprendre sur ces tribulations aériennes !
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Rapports d’information du Sénat n° 45 (2022-2023), déposé le 12 octobre 2022
La Douane doit assurer sa mission de lutte contre le trafic de stupéfiants dans un environnement contraint , avec la double difficulté de perfectionner sans cesse les équipements techniques à sa disposition et de s’adapter aux méthodes toujours plus ingénieuses (et parfois violentes) des trafiquants.
Or les procédures utilisées par la Douane demeurent encore très artisanales et reposent beaucoup sur les compétences et l’expérience acquises par les douaniers dans la lecture des images tirées des scanners par exemple. Au final, encore plus que sur les effectifs, l’effort doit porter sur l’acquisition d’équipements de pointe, qui doivent permettre à la Douane d’accroître son efficacité dans la lutte contre le trafic de produits stupéfiants à effectif quasi constant .
L’action sur les ports et sur le trafic maritime est essentielle, en particulier pour assécher les flux de cocaïne. Le dispositif douanier doit être adapté à l’ampleur du trafic, avec le redéploiement d’effectifs vers les zones portuaires, et notamment pour des actions de surveillance. L’action de la douane gêne et fonctionne : il faut désormais faire en sorte qu’il soit trop onéreux pour les organisations criminelles de faire passer leurs marchandises par les ports français .
Lors de leur déplacement au port du Havre, les rapporteurs spéciaux ont pu observer le fonctionnement du premier scanner fixe déployé en France et opérationnel depuis le mois de septembre 2021. S’il présente l’inconvénient d’être localisé à l’extérieur du port, l’emplacement choisi pour ce scanner fixe permet aussi, sans bloquer les sorties du port, de pouvoir scanner un nombre important de conteneurs par jour – entre 30 et 40 actuellement, avec un potentiel de 20 camions par heure.
Pour l’installation de leurs scanners, les Douanes travaillent avec l’Autorité de sûreté nucléaire (ASN), qui exerce la plus grande vigilance sur la puissance des rayons X utilisés et sur l’absence de dommages causés par les rayons sur les marchandises. La procédure est très encadrée : le conducteur du camion doit sortir lors du scanner et le dispositif est placé sous vidéo-surveillance. Ainsi, et alors qu’il est arrivé que le scanner dévoile la présence de personnes à bord des conteneurs, chargées de surveiller et d’accompagner les produits stupéfiants jusqu’à leur lieu de livraison finale, la dose de rayons X émise lors d’un seul passage du scanner n’est pas nocive pour la santé.
Le dispositif de scanner fixe, inédit en France, est apprécié des services douaniers de la direction régionale du Havre . Il peut également être mis à disposition de la gendarmerie. Au regard des résultats constatés au Havre, et des vulnérabilités de plus en plus fortes au port de Marseille, il serait opportun d’acquérir au minimum un nouveau scanner fixe , dont le coût s’élève à environ 1,7 million d’euros.
La Douane dispose en complément de camions scanners mobiles , qui peuvent être déployés tant dans les ports que sur les vecteurs terrestres. Les trois camions acquis en 2007 et en 2008 ont été renouvelés au début de l’année 2021 et déployés à compter du mois de mai 2021, pour un coût unitaire par appareil de 340 000 euros pour la location des nouveaux systèmes. Ils sont pour l’instant au seul nombre de trois, ce qui apparaît insuffisant pour quadriller le territoire français .
Sept petits scanners mobiles sont en cours d’acquisition pour 2023, dans le cadre plus spécifiquement du contrôle dans les ports, pour la France métropolitaine et les territoires ultra-marins. Ces investissements doivent être poursuivis : même avec ces acquisitions, le parc apparaît toujours sous-dimensionné par rapport aux territoires et aux vecteurs à couvrir .
La sécurisation des infrastructures est essentielle pour la Douane : alors que les voies d’entrée maritimes se déportent de plus en plus vers les ports secondaires, il est impératif que les ports français ne deviennent pas aussi vulnérables que ceux d’Anvers et de Rotterdam, qui ont désormais entamé leur rattrapage en matière de sécurité. Les ports demeurent des zones poreuses et les trafiquants se servent de ces failles ainsi que de complicités en interne , y compris par le biais de la corruption et de l’intimidation.
La biométrie pour les badges et l’identification obligatoire des personnels commencent à peine à se diffuser au sein des ports, où la culture de la sûreté est bien plus faible que dans l’aéroportuaire . Dans les aéroports par exemple, la vidéosurveillance permet aux services douaniers de pouvoir repérer d’éventuels comportements suspects autour des avions.
Les services de la Douane conduisent ainsi des réunions régulières avec les opérateurs portuaires pour mieux diffuser cette culture, avec parfois le risque d’être accusé de vouloir freiner les opérations marchandes. L’une des stratégies des brigades de surveillance extérieure des navires, par exemple au Havre, est d’assurer une présence quotidienne sur le port, dans un objectif de sécurisation du port et pour encourager les dockers et les manutentionnaires à recourir à la douane en cas de difficulté.
Les solutions avancées pour sécuriser les ports, et notamment les zones d’exploitation et de débarquement des conteneurs, se heurtent en effet parfois à la résistance des dockers , par exemple pour ce qui concerne la vidéo-surveillance ou la surveillance par drone. De même, certains équipements de contrôle ont pu être abimés par des personnes travaillant sur les plateformes portuaires. La Cour des comptes avait également relevé les difficultés rencontrées par la Douane pour pénétrer dans toutes les installations et accéder à toutes les marchandises sur les plateformes aéroportuaires 29 ( * ) . Elle citait l’exemple du port de Marseille, où la collaboration des dockers n’était pas toujours assurée puisqu’ils pouvaient refuser de déplacer des conteneurs ou rendre plus difficile l’intervention des services douaniers.
Or, et alors que ces phénomènes persistent aujourd’hui, il faut bien souligner qu’il s’agit avant tout d’un enjeu de sécurité pour les dockers eux-mêmes et pour l’ensemble des prestataires : l’augmentation du trafic de stupéfiants se traduit par une hausse de la criminalité connexe, dont les premières victimes sont les personnes travaillant sur les ports.
Une enquête très récente de journalistes du Monde 30 ( * ) sur le port d’Anvers a mis en lumière les phénomènes de corruption au sein des services portuaires, avec des « prestations », tel que le déplacement d’un conteneur, rémunérées des milliers d’euros. En dépit du renforcement des contrôles sur le port d’Anvers, ces phénomènes persistent, renforcés par le fait que « chacun se connait » sur le port. Des faits similaires commencent à affleurer dans les ports français.
La directrice de l’Ofast a ainsi expliqué qu’ il ne suffit plus, pour apprécier les résultats de la lutte contre le trafic de stupéfiants, de se satisfaire du montant des saisies . Il convient également de s’intéresser aux phénomènes de corruption privée, aux menaces qui pèsent sur les dockers et au développement de la criminalité connexe .
Dans les aéroports, et en priorité aux aéroports de Cayenne, d’Orly et de Roissy, il est primordial d’ investir dans de nouveaux scanners .
Deux scanners à ondes millimétriques ont été acquis pour l’aéroport de Cayenne mais il a fallu attendre de nombreux mois avant qu’ils puissent être utilisés pour la recherche de stupéfiants et plus seulement pour la sûreté aéroportuaire 31 ( * ) . Alors que la lutte contre les passeurs de cocaïne est un enjeu premier pour lutter contre le trafic de stupéfiants, il n’est pas satisfaisant que l’autorisation de la direction générale de l’aviation civile (DGAC) soit intervenue aussi tard pour l’utilisation de ces scanners .
Le passage systématique des voyageurs sous ce scanner entraînait un retard d’environ une heure au départ des vols, en période de reprise du trafic aérien. Comme l’a souligné la DGDDI aux rapporteurs spéciaux, si l’effet dissuasif a été salué localement, la possibilité de maintenir un tel niveau de contrôles lors de la reprise à plein du trafic aérien semblait fortement compromise. L’alternative serait, et les rapporteurs spéciaux la soutiennent, d’investir, pour l’aéroport de Cayenne, dans un autre body scanner .
La demande de plusieurs directions régionales de disposer de davantage de scanners de bagages doit être soutenue : il s’agit non seulement de contrôler les bagages à l’arrivée des vols, mais également au départ, en complément de l’action que peuvent par exemple mener les maîtres de chien.
L’aéroport de Cayenne vient juste de recevoir un tel scanner, conformément à ce qui était prévu dans le cadre du contrat d’objectifs et de moyens de la Douane pour la période 2022-2025. À cet égard, les rapporteurs spéciaux tiennent à attirer l’attention sur les annonces du Gouvernement du 1 er octobre 2022 concernant les renforts de sécurité et de matériels en Guyane face au trafic de stupéfiants : les effectifs et les nouveaux équipements annoncés (scanners) ne relèvent pas d’un effort supplémentaire du ministère mais s’inscrivent dans la lignée des efforts déjà prévus pour la Douane dans le cadre de son contrat d’objectifs et de moyens .
Il n’en demeure pas moins que l’ajout de scanners bagages dans les aéroports est un impératif.
Dès qu’il y a suspicion de drogue ingérée ( in corpore ), les douaniers doivent conduire la personne interceptée dans une unité médico-légale , afin qu’elle soit placée sous surveillance médicale et qu’elle passe, sous réserve de son accord, une échographie.
Or, l’aéroport d’Orly, principale destination pour les « mules », en particulier depuis la Guyane, ne dispose pas d’une telle unité. Les douaniers doivent donc conduire les individus interceptés à l’Hôtel-Dieu , au centre de Paris. Il en résulte une importante perte de temps, d’autant que ce sont au minimum trois à quatre douaniers qui sont réquisitionnés pour chaque transport . De même, au départ, à Cayenne, les effectifs sont rapidement débordés et l’hôpital saturé en cas d’interception de plusieurs personnes transportant de la drogue in corpore .
Il y a désormais un consensus pour qu’il soit remédié à ce point extrêmement bloquant dans la lutte contre le trafic de stupéfiants, qui conduit à une embolie de la chaîne douanière .
Deux solutions sont défendues par les rapporteurs spéciaux :
– l’installation d’une unité médicale ou de lits médicalisés à proximité voire dans les aéroports de Cayenne et d’Orly , pilotée par une équipe médicale, avec des échographes. Les médecins pourraient être soit recrutés directement par la Douane, soit détachés depuis le ministère de la santé. Dans le cadre du renforcement des moyens de la Douane pour ses dépenses d’équipements, il doit être tenu compte, dans la mise en place d’une telle unité, du coût de l’utilisation d’un échographe et de la prestation médicale associée ;
– à court terme et en complément, un accord avec le ministère de la Santé pour définir un établissement de référence plus proche pour les passeurs de cocaïne interceptés à Orly .
Recommandation n° 8 (DGDDI, ministère de la santé) : installer à proximité voire à l’intérieur des aéroports d’Orly et de Cayenne, puis de Roissy à terme, des unités médicalisées disposant d’échographes, afin de pouvoir traiter plus rapidement les personnes transportant de la drogue ingérée. À court terme, rouvrir les discussions avec le ministère de la santé pour qu’un établissement plus proche de ces aéroports puisse accueillir les personnes interceptées avec de la drogue in corpore .
Comme indiqué précédemment, le fret express et postal devient un vecteur de contournement de plus en plus important pour le trafic de produits stupéfiants . La lutte contre le trafic par ce vecteur est d’ailleurs l’objet de la mesure n° 13 du plan national de lutte contre les stupéfiants, mesure dont le pilotage a été confié à la DGDDI.
Pour leur recommandation, les rapporteurs spéciaux s’appuient sur les constats tirés de leur déplacement à Orly (contrôle des bagages non accompagnés et du fret) et de ce qu’ils ont pu dire précédemment sur l’enjeu d’un meilleur ciblage des contrôles sur le fret postal et express, notamment dans le cadre de leurs rapports budgétaires sur la mission « Gestion des finances publiques », centrés sur la lutte contre la fraude fiscale.
Ainsi, et alors que des centaines de millions de colis et de bagages non accompagnés arrivent chaque année en France, il est bien sûr inenvisageable d’opérer un contrôle à 100 % , qui supposerait des milliers d’effectifs supplémentaires. Il faut en effet, dès qu’il y a un doute, que le colis soit ouvert par un agent de la Douane, contrôlé et ensuite refermé si aucun produit illicite n’a été détecté.
Il est en revanche souhaitable que la Douane se dote d’appareils rayons X plus performants, ainsi que de scanners 3D, qui permettraient aux agents en charge du contrôle d’améliorer le ratio de contrôles positifs sur les colis ouverts . La Douane souhaite ainsi s’équiper de scanners industriels à haute capacité , des outils de détection non intrusifs plus performants que les scanners déployés aujourd’hui dans les centres de contrôle du fret. Ces appareils pourraient scanner jusqu’à 2 500 colis par heure.
Un autre axe d’amélioration consiste en une efficacité toujours plus forte du ciblage des colis suspects , ce qui suppose une exploitation encore plus performante de la donnée , à partir de banques d’images de colis « positifs » (cf. infra ).
« Investir le monde des données », pour reprendre l’intitulé de l’axe 17 du contrat d’objectifs et de moyens, est une priorité pour la Douane.
Un arrêté du 29 février 2016 32 ( * ) a entériné la création d’un nouveau service à compétence nationale au sein de la DGDDI : le service national d’analyse de risque et de ciblage (SARC). La création de ce service visait à centraliser au niveau national les compétences d’analyse de risque et à y adjoindre une fonction d’analyse fondée sur les sciences de la donnée .
Le SARC est structuré autour de trois groupes opérationnels : « avant dédouanement et prohibitions », « dédouanement » et « fiscalité ». La cellule de datascientists du SARC est chargée de valoriser les données douanières, le SARC orientant ensuite l’action des services à partir des analyses de risque qu’il produit. Une fois validées et identifiées, les cibles opérationnelles sont transmises aux services territoires ou aux directions spécialisées, pour effectuer selon les situations des contrôles ou des enquêtes.
Le ciblage en matière de lutte contre le trafic de stupéfiants relève du pôle « avant dédouanement et prohibitions » , avec une notable montée en puissance : à l’origine de 397 contentieux au total pour le pôle en 2019, le nombre de ciblages positifs s’élevait à 797 au 31 juillet 2021.
L’une des problématiques soulignées par les personnes auditionnées, et qui n’est pas propre à la Douane et au SARC, concerne les difficultés rencontrées par l’administration dans le recrutement des informaticiens et des datascientists . Il y a en effet un déficit de ces compétences spécialisées alors même que le service public peut sembler moins attractif que le secteur privé pour ces profils rares.
Dans le cadre de leurs rapports budgétaires, les rapporteurs spéciaux ont déjà eu l’occasion de souligner et de soutenir les mesures prises par le secrétariat général du ministère de l’économie et des finances pour faciliter ces recrutements : accélération des processus de recrutement, perspective de carrières décloisonnées, meilleure communication auprès des établissements de l’enseignement supérieur, grille de traitement dérogatoire du droit commun, etc. 33 ( * ) .
Recommandation n° 12 (secrétariat général du ministère de l’économie et des finances) : publier, dans le cadre des documents budgétaires relatifs à la mission « Gestion des finances publiques », un bilan des actions menées par les administrations du ministère de l’économie et des finances pour renforcer leur attractivité auprès des informaticiens et des experts de la donnée ( datascientists).
Il y a certes toute une étape de la chaîne de contrôle qui ne peut pas être automatisée et qui s’avère chronophage : ouverture des colis suspects, contrôle, fermeture des colis licites.
En revanche, et face au volume des colis et des bagages non accompagnés, il est tout à fait possible et souhaitable de mieux cibler les transports douteux, pour un déploiement plus efficace des effectifs disponibles . L’entrée en vigueur du paquet « TVA e-commerce » le 1 er juillet 2021, qui a supprimé la franchise de TVA pour les envois auparavant dits de « valeur négligeable », devrait conduire au dépôt de 300 à 400 millions de déclarations par les opérateurs de fret express et postal, contre 20 millions auparavant . Pour la Douane, c’est à la fois un immense chantier qui s’ouvre en matière de contrôle mais aussi une opportunité pour accroître son efficacité dans l’exercice de ses missions de contrôle fiscal et de surveillance des flux de marchandises .
Ainsi, tant sur le volet de la lutte contre la fraude fiscale que sur celui de la lutte contre les marchandises dangereuses, la Douane a pour objectif de bâtir et d’investir ce qu’elle nomme la « nouvelle frontière numérique », avec un système d’information dédié qui doit à terme pouvoir analyser l’ensemble des données relatives aux colis importés . L’analyse de ces données, et l’enrichissement du système d’information au fur et à mesure des détections et des contrôles, doit permettre d’améliorer le ciblage des colis frauduleux ou dangereux.
L’un des objectifs est de construire une banque d’images à partir des photographies de tous les colis positifs et de leurs caractéristiques , pour ensuite pouvoir repérer plus facilement les colis similaires et donc potentiellement douteux. Pour que l’installation puisse repérer un produit suspect, en s’appuyant sur l’analyse des images précédemment transmises, il faut en moyenne entre 200 et 2 000 images par produit. Le but à moyen terme est de constituer une base nationale, consultable par tous, pour reconnaître certaines marchandises illicites.
Pour ce faire, la Douane demande à pouvoir disposer d’un accès automatique à certains documents, tels que les documents de chargement, les manifestes ou encore les plans de déchargement . L’identification des blocages qui persistent en la matière pourrait éventuellement être confiée à l’administrateur de la donnée en douane, chargé entre autres de concevoir une stratégie des données et de rationaliser le traitement des questions juridiques.
Recommandation n° 2 (DGDDI, Parlement) : identifier les blocages pouvant entraver l’accès de la Douane à certains documents et informations relatifs au chargement. Proposer, d’ici au projet de loi de finances pour 2024, les évolutions, législatives ou règlementaires, qui pourraient être apportées pour lever ces blocages.
Par ailleurs, le système de banques de données et d’images, que des pays comme l’Espagne ont pu commencer à développer, sera d’autant plus performant qu’il pourrait, à terme, être connecté à un « lac de données », exploitable par les services douaniers de l’ensemble des États membres . Cette recommandation est soutenue par le « groupe de sages » qui conseille la Commission européenne dans le domaine douanier.
Dans un rapport 34 ( * ) visant à « Faire passer l’union douanière de l’Union européenne à l’étape supérieure », le groupe recommande d’adopter une nouvelle approche de la donnée, d’améliorer sa qualité en croisant les données de source commerciale, de mieux la partager entre les administrations et de mieux l’utiliser pour les analyses de risque en Union européenne . L’ensemble des données ainsi recueillies serait stocké dans une base centrale, protégée. Ce point d’entrée unique pourrait même inciter les opérateurs à davantage partager leurs informations puisqu’ils disposeraient en retour d’un portail unique pour consulter l’ensemble de leurs propres données.
Au-delà de cette approche, surtout défendue dans un objectif commercial et de facilitation des échanges, le groupe propose également de définir un véritable cadre de coopération entre les douanes, les autorités de supervision des marchés, les services de maintien de l’ordre et les administrations fiscales. Ce cadre couvrirait les échanges d’information , toujours dans l’optique de mieux protéger les intérêts de l’Union européenne et de mieux gérer les risques auxquels elle se trouve confrontée.
Recommandation n° 3 (DGDDI, Union européenne) : développer au niveau européen une base de données commune, exploitable à terme par les services douaniers de l’ensemble des États membres.
* 29 Cour des comptes, « L’action de la Douane dans la lutte contre les fraudes et trafics », 19 février 2015.
* 30 Le Monde, Simon Piel et Thomas Saintourens, « Le Port d’Ànvers, épicentre des trafics » , 23 décembre 2021.
* 31 Pour les passagers ayant sonné au portique de détection métallique ou ayant refusé la palpation de sécurité.
* 32 Arrêté du 29 février 2016 portant création d’un service à compétence nationale dénommé « service d’analyse de risque et de ciblage ».
* 33 Voir par exemple le rapport général n° 138 (2020-2021) sur le projet de loi de finances pour 2021, fait au nom de la commission des finances, déposé le 19 novembre 2020. Contribution de MM. Albéric de Montgolfier et Claude Nougein sur la mission « Gestion des finances publiques » et précédemment, le rapport général n° 140 (2019-2020) sur le projet de loi de finances pour 2020 fait au nom de la commission des finances, déposé le 21 novembre 2019. Contribution de MM. Claude Nougein et Thierry Carcenac sur la mission « Gestion des finances publiques ».
* 34 Wise Persons Group on the reform of the EU Customs Union, “Putting more Union in the European customs. Ten proposals to make the EU Customs Union fit for a geopolitical Europe”, mars 2022.
Page mise à jour le 7 avril 2023
Le Sénat
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Il dirigeait une messagerie mondiale du crime : des gendarmes français ont permis l’arrestation du fondateur australien d’une application facilitant le trafic de drogue et les assassinats sur commande.
Interpellé à l’aube le 17 septembre, au domicile de ses parents, un Australien de 32 ans est soupçonné d’avoir créé une messagerie cryptée utilisée par des criminels du monde entier.
En tout, 38 personnes ont été arrêtées en Australie. Des suspects qui, depuis un téléphone ultra sécurisé, géraient leurs activités criminelles. Sur cette messagerie cryptée appelée Ghost, les utilisateurs pouvaient organiser des trafics de drogue, d’armes, des enlèvements, ou encore gérer du blanchiment d’argent. Selon les autorités, grâce à des conversations interceptées sur la messagerie, les enquêteurs ont pu interpeller en tout 51 personnes en Australie, en Europe, et au Canada.
Pour percer ce réseau, des gendarmes français étaient à la manœuvre. Ce sont eux qui, dans un laboratoire en région parisienne, ont réussi à infiltrer l’application et identifier le fondateur à partir d’un téléphone saisi au cours d’une perquisition.
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La France et le cannabis : une prohibition archaïque, idéologique et déconnectée de la réalité
En France, l’usage du cannabis « récréatif » demeure strictement interdit, tandis que des pays tels que le Canada, l’Uruguay, et une majorité d’États américains ont légalisé cette substance, pour ne citer que quelques exemples. L’argument selon lequel cette position repose sur la protection de la santé publique et le bien-être général est régulièrement mis en avant, mais ne résiste pas à une analyse approfondie. Loin de reposer sur des preuves scientifiques, cette interdiction est l’héritage d’une idéologie politique conservatrice, et elle semble servir des intérêts cachés, à la fois financiers et électoraux.
• Une prohibition qui trouve ses racines dans la politique plutôt que dans la science
Pour comprendre l’archaïsme de la position française, il faut revenir aux origines de la prohibition du cannabis, notamment à la fameuse « guerre contre la drogue » initiée par Richard Nixon en 1970. En réalité, cette guerre n’était pas tant dirigée contre les substances que contre les groupes sociaux qui les utilisaient. Nixon lui-même a reconnu que la criminalisation du cannabis visait les opposants à la guerre du Vietnam, souvent des jeunes pacifistes, ainsi que les communautés afro-américaines. Ainsi, dès ses origines, la prohibition du cannabis était ancrée dans des motivations politiques, et non dans une préoccupation sincère pour la santé publique.
Depuis cette époque, la France, comme d’autres pays, a embrassé cette approche répressive sans jamais remettre en question les fondements scientifiques ou sociaux de cette politique. Or, de nombreuses études scientifiques ont depuis démontré que la consommation contrôlée de cannabis est moins dangereuse que celle de substances légales telles que l’alcool ou le tabac, qui sont largement tolérées, voire encouragées par les normes sociales françaises.
• Une hypocrisie manifeste : l’alcool et le cannabis
La consommation d’alcool, bien qu’accompagnée de messages de prévention tels que « à consommer avec modération », fait partie intégrante de la culture française. L’apéritif, les festivités et autres rassemblements sociaux normalisent la consommation d’alcool, malgré les ravages bien documentés que cette substance cause en termes de violence, d’accidents de la route, de maladies chroniques et de décès prématurés. L’alcool est responsable de près de 49 000 morts par an en France, tandis que les effets du cannabis sont largement moins létaux. Pourtant, l’alcool est en vente libre, accessible à tout adulte, tandis que le cannabis demeure strictement prohibé.
L’attitude face à l’alcool et au cannabis révèle une forme d’hypocrisie politique et sociale. La France accepte que l’alcool, une drogue reconnue pour ses méfaits considérables, soit largement disponible, tandis qu’elle se refuse à envisager même l’usage thérapeutique du cannabis, pourtant soutenu par de nombreuses études médicales, notamment dans le traitement de la douleur chronique, des troubles anxieux et même de certaines formes d’épilepsie.
• Une opinion publique ignorée
Ce refus de légaliser le cannabis va à l’encontre des tendances internationales et de l’opinion publique française elle-même. Selon de nombreux sondages, une majorité de Français sont favorables à une légalisation contrôlée du cannabis. Malgré cela, les dirigeants politiques continuent de maintenir une posture rigide sur la question, démontrant une rupture entre la population et ses gouvernants.
La crainte de l’impact électoral d’une légalisation pourrait expliquer cette attitude. Certains politiciens redoutent d’être perçus comme « laxistes » sur des questions de sécurité ou de santé publique, notamment dans un climat où les partis de droite et d’extrême droite instrumentalisent la sécurité à des fins électorales. La légalisation du cannabis serait ainsi perçue par une partie de l’électorat conservateur comme un assouplissement des règles, ce que les gouvernements successifs, en quête de voix, préfèrent éviter.
• Les intérêts financiers derrière la prohibition
Derrière cette rigidité politique se cachent aussi des intérêts financiers non négligeables. L’industrie pharmaceutique, qui profite largement de la vente d’antalgiques et autres médicaments psychoactifs, n’a guère intérêt à voir le cannabis thérapeutique se démocratiser, car cela menacerait une partie de ses profits. Les lobbies de l’alcool et du tabac, deux industries extrêmement puissantes en France, pourraient également redouter la concurrence d’un marché régulé du cannabis.
En outre, la prohibition du cannabis génère une économie souterraine florissante, contrôlée par des réseaux criminels. Les forces de l’ordre et les politiques justifient ainsi des budgets et des stratégies de lutte contre la drogue qui, bien qu’inefficaces à long terme, soutiennent un système répressif profitable à certains secteurs, comme les industries de la sécurité et de la surveillance.
• L’avenir de la légalisation : vers une remise en question de l’idéologie ?
Malgré l’inertie de l’État français, il est de plus en plus difficile d’ignorer la vague de légalisation qui traverse d’autres démocraties occidentales. De nombreux pays montrent qu’une régulation efficace du cannabis, accompagnée d’un encadrement sanitaire, permet de réduire la criminalité, d’assurer des revenus fiscaux significatifs et de mieux protéger la santé publique.
À l’instar de l’alcool, une consommation encadrée, accompagnée d’une prévention adéquate, pourrait bien être plus efficace que la répression aveugle qui fait le jeu des trafiquants. De plus, légaliser le cannabis permettrait de libérer les forces de l’ordre pour lutter contre les véritables fléaux sociaux que sont les drogues dures et les comportements criminels graves.
La position française, en refusant d’accepter cette évolution, reste donc prisonnière d’une idéologie dépassée. À terme, une révision des politiques sur le cannabis semble inévitable, tant les preuves scientifiques et les réalités sociales montrent que la prohibition est inefficace, contre-productive et coûteuse.
• En conclusion
La prohibition du cannabis en France, loin de reposer sur des bases scientifiques ou des préoccupations sanitaires légitimes, semble davantage être motivée par des intérêts politiques et financiers bien ancrés. Cette posture archaïque contraste de manière criante avec la normalisation croissante du cannabis dans de nombreuses démocraties. L’heure est peut-être venue pour la France de reconsidérer son approche, non seulement pour des raisons de santé publique, mais aussi pour se rapprocher des attentes de ses citoyens et des réalités du XXIe siècle.
Texte généré par ChatGPT sur un prompt de Jean Valchamp @JValchamp

C’est lors d’un contrôle douanier que la saisie a été effectuée sur ce camion frigorifique en provenance d’un pays sub-saharien.
Le conducteur marocain a été arrêté.
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Les autorités costariciennes ont saisi 1,3 tonne de cocaïne dans un conteneur rempli de farine de manioc qui devait partir en Belgique, a annoncé mardi le ministère de la Sécurité publique.
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Un nouveau rapport publié par le Réseau épidémiologique ouest-africain sur l’usage des drogues dévoile l’ampleur croissante de la consommation des stupéfiants en Afrique de l’Ouest. Sans oublier le cas de l’alcool.
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Il suffit de déplier une carte pour saisir l’ampleur du problème. A l’est, s’étendent les cartels d’Amérique centrale et du Sud. Au nord-ouest, les triades chinoises et les syndicats du crime d’Asie du Sud-Est. Au sud-ouest, les gangs australiens. Au cœur de ce maillage criminel, le Pacifique – prisé des touristes pour son chapelet d’îles aux eaux turquoise – attire aussi de plus en plus les narcotrafiquants en quête de ports de transit.
A tel point qu’il a gagné, ces dernières années, le surnom d’« autoroute de la drogue ». Particulièrement inquiétante pour les dirigeants des Etats insulaires de cette région, la consommation locale de stupéfiants connaît une hausse brutale et inédite.
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The Central Narcotics Bureau (CNB) arrested 65 suspected drug offenders in an island-wide anti-drug operation from 9 to 13 September 2024. A total of about 954g of heroin, 201g of ‘Ice’, 158g of cannabis, 20g of ‘Ecstasy’, 9g of ketamine, 428 Erimin-5 tablets and five bottles of liquid suspected to contain GHB (gamma-hydroxybutyrate) were seized.
The youngest arrested in this island-wide operation was a 20-year-old Singaporean man for suspected drug trafficking.
2. Some of the areas covered during this island-wide operation included Bedok, Buangkok, Clementi, Geylang Bahru, Marine Parade and Tampines.
On 11 September, CNB officers raided a residential unit in the vicinity of Bedok North Street 2 and arrested a 33-year-old Singaporean man for suspected drug trafficking. About 123g of cannabis and some drug paraphernalia were recovered from within the unit.
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Acting Superintendent Cheung Hok-fung of the force’s narcotics bureau said on Saturday that suspected substances – 335 kilos solid Ice and 55 kilos of cocaine – were found in 25 out of the 245 boxes concealed in furniture.

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À la suite du tabassage à mort d’un homme de 30 ans à Valence samedi, quatre nouveaux individus sont en garde à vue ce mardi 17 septembre, après trois premières interpellations. Cet assassinat était une expédition punitive qui fait suite à un différend sur fond de trafic de drogue.
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C’est dans la zone rurale de Río de Oro (Cesar), que les policiers ont détruit les infrastructures de production de l’alcaloïde. En plus de la cargaison de drogue, ils ont saisi 3 186 gallons de précurseurs liquides et 1 340 kilos de précurseurs solides.
La cocaïne est extraite des feuilles du cocaïer, (arbuste cultivé en Amérique du Sud).
L’ajout de différentes substances comme le kérosène, le carbonate de
calcium, (ou sodium ou potassium), de ciment et d’acide sulfurique aboutit à la constitution d’une pâte appelée « sulfate de cocaïne ».
A ce stade, l’ajout d’acide sulfurique et de permanganate de potassium permet l’élimination
du kérosène ainsi que d’autres impuretés.
Enfin, l’ammoniaque, l’acétone, l’acide chlorhydrique et l’alcool ajoutés au mélange précédent permettent d’obtenir la cocaïne sous forme de poudre (chlorhydrate de cocaïne).
De multiples et divers produits de coupage sont ensuite mélangés à cette « base pure »
pour en rentabiliser sa revente.
Il peut s’agir de médicaments broyés de type anesthésique (procaïne, lidocaïne) ou analgésique (paracétamol, phénacétine), de produits stimulants (amphétamines, caféine), de sucres (saccharose, glucose) de vitamines (inositol), deproduits divers se présentant sous la même forme tels la farine de maïs, le talc, le lactose, la strychnine etc…
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Les Forces de sécurité intérieure libanaises ont annoncé mardi l’arrestation au Liban-Nord de trois personnes, suspectées d’être impliquées dans du trafic de drogue et la falsification de documents.

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Photo MF/2024
Surpris de constater que jamais il n’y a la moindre allusion, et encore le moindre merci à celles et ceux qui apportent l’information préalable aux déclenchements d’opérations.
Il fut un temps où le ministre se déplaçait dans le sud Espagne pour me féliciter…
Mais aujourd’hui, je ne constate que tétanie parmi les responsables douaniers de la DNRED lorsque le spectre que je suis les interpelle.
Jean Puons s’est incliné devant la lâcheté de François Auvigne et depuis c’est la réécriture des faits par tous les douaniers énarques, faussaire Erwan Guilmin en tête.
Christian Gatard et Jean Henri Hoguet n’ont jamais été interrogés et même le témoignage de Christian Gatard certifiant mes écrits ajoutant que je n’avais jamais manqué d’honneur vis avis de la Douane, a été refusé par le TA.
Où est l’honneur d’une institution lorsqu’il est démontré qu’elle a failli à tous ses devoirs lorsque le ministre Sarkozy, à l’époque de son passage au Budget, décréta la suspension immédiate des opérations d’infiltration, en omettant de prévenir ses infiltrés ?
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