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Démantèlement d’un réseau international de trafic de stupéfiants reliant le Liban, la Turquie, l’Australie et la Jordanie.
Lors d’une conférence de presse tenue après une tournée d’inspection au siège du département de l’Information des services de sécurité à Beyrouth, M. Hajjar a fait part de l’arrestation du chef du réseau et de plusieurs complices, à l’issue de «mois de surveillance étroite».
Selon le ministre, les forces de sécurité ont saisi 6,5 millions de comprimés de Captagon destinés à l’Arabie saoudite, dissimulés en vue d’un acheminement par le port de Beyrouth et interceptés «avant même leur arrivée au port».
Bordée par une demi-douzaine de communes, la baie espagnole d’Algésiras, qui fait face à la colonie britannique de Gibraltar, est devenue l’un des lieux privilégiés des narcotrafiquants pour acheminer en Europe le haschisch produit au Maroc.
Nous sommes sur la plage de Palmones, une jolie bourgade d’où l’on peut embrasser toute la baie d’Algésiras et le rocher de Gibraltar. À côté de nous, Lisardo Capote, le chef du service de vigilance douanière de la région. Il est l’un des meilleurs connaisseurs des circuits par lesquels le haschich arrive sur le littoral espagnol. On est sur la plage principale et Lisardo demande d’imaginer la scène, ici même. Elle se déroule au petit matin. Un speed boat vient d’accoster. Le dispositif est en place pour décharger des centaines de kilos de drogue.
« Il y a comme un cordon de sécurité assuré par des adolescents munis d’un téléphone portable en cas de problème. Ensuite, il y a un groupe de gens qu’on appelle les « collas » qui déchargent l’embarcation et mettent sa cargaison dans des véhicules. En général, ce sont des voitures tout terrain qui permettent de transporter de grandes quantités de marchandises vers un lieu protégé », raconte Lisardo Capote.
Ce lundi matin, le Justitia est le théâtre de deux procès pour trafic de drogue. Le premier juge en première instance 31 prévenus dont deux importants barons internationaux de la drogue, Flor Bressers et Sergio Roberto de Carvalho, soupçonnés d’avoir introduit environ 15 tonnes de cocaïne en Europe. Le second est l’appel du méga procès Encro. Il a condamné l’année dernière 115 personnes pour un vaste trafic de stupéfiants. 58 prévenus ont fait appel de leur condamnation. Le tout se déroulera sous un important dispositif de sécurité.
Flor Bressers (photo ci-dessus) et Sergio Roberto de Carvalho. Un Limbourgeois de 39 ans, originaire de Lommel, et un Brésilien de 65 ans. Les deux hommes sont les principaux prévenus de ce procès qui s’ouvrent ce lundi devant le tribunal correctionnel de Bruges, exceptionnellement délocalisé au Justitia, à Haren, pour des raisons de sécurité.
Sergio Roberto de Carvalho
A ses côtés, face au tribunal, Sergio Roberto de Carvalho, surnommé le « Pablo Escobar brésilien » est suspecté d’avoir organisé le trafic de l’autre côté de l’Atlantique, depuis le Brésil. L’homme de 66 ans est un ancien major de la police militaire brésilienne. Pendant longtemps, il a vécu en Espagne. Il avait fait croire à sa mort pour échapper aux autorités, mais a finalement été arrêté en Hongrie en 2023 et extradé vers la Belgique l’année suivante. Il fait également l’objet de poursuites au Brésil pour l’export de 45 tonnes de cocaïne.
Au total, 31 prévenus comparaissent devant le tribunal correctionnel de Bruges.
Parmi ceux-ci figurent les deux anciens bras droits présumés de Flor Bressers mais aussi l’ancien avocat pénaliste Pol Vandemeulebroucke. Un autre avocat, le Néerlandais Cem Polat, fait également partie des inculpés, tout comme un cryptobanquier londonien qui aurait aidé à blanchir l’argent de la drogue.
D’abord plateforme du trafic de drogue mondial, le Kenya est devenu ces dernières années un marché de consommation émergent. D’après le dernier rapport de Nacada, l’Autorité nationale pour la campagne contre l’abus d’alcool et de drogues, un Kényan sur six consomme des substances illicites. Les populations les plus vulnérables sont les plus pauvres, comme à Kibera, le plus grand bidonville d’Afrique.