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Par Nathalie Tehio, Présidente de la Ligue des droits de l’homme
A l’heure où la question de la lutte contre le trafic de stupéfiants semble faire consensus, une question demeure trop peu posée : quel est exactement son coût ? Ou plutôt, et puisque la France poursuit depuis plus de 50 ans une politique de répression à l’encontre de la consommation et du trafic de stupéfiants, quel est le prix de la prohibition ?
Le document de politique transversale pour la lutte contre les drogues et les conduites addictives, annexé au projet de loi de finances de 2026, alloue un montant total de 2,6 milliards d’euros aux politiques des drogues. Sur cette somme, environ 1,9 milliard d’euros sont consacrés à la répression, soit près de 75 % du budget total.
Le DI Serge Pucetti nous a précisé que ce conteneur transportait du matériel médical à destination de l’Australie et qu’il avait dû être « lesté » dans les Caraïbes ou en Amérique centrale
La marine nationale, avec des douaniers à bord, a saisi 4,249 tonnes de cocaïne sur un navire en Polynésie française, en zone économique exclusive (ZEE).
Le navire intercepté le 2 février en provenance d’Amérique centrale transportait 174 ballots de cocaïne et se dirigeait vers l’Afrique du Sud.
La drogue a été détruite en mer.
L’équipage et le tanker, relâché, a poursuivi sa route.
Le Commandement Sud des États-Unis a indiqué sur les réseaux sociaux que le bateau «transitait le long des routes connues pour le trafic de drogue dans l’est de l’océan Pacifique et était impliqué dans des opérations de trafic de drogue».
Il a ajouté que l’attaque avait fait deux morts. Une vidéo liée à la publication montre un bateau se déplaçant sur l’eau avant d’exploser en flammes.
Óscar Sánchez, ancien inspecteur principal de l’Unité de lutte contre la criminalité économique et fiscale (UDEF) de la Policia Nacional, arrêté en octobre 2024 avec plus de 20 millions d’euros dissimulés à son domicile, savait quels conteneurs étaient chargés de cocaïne et lesquels servaient d’appâts.
Dans une communication avec Ignacio Torán, le chef présumé du réseau de trafic de drogue, ce dernier indique à l’agent quel conteneur ne contenait pas de drogue : « Essaie d’ouvrir celui d’Abadix, pour sauver la face. Ce serait bien. »
Ces informations figurent dans un rapport de l’Unité des affaires internes de la Policia, auquel Europa Press a eu accès et qui a été versé au dossier instruit par l’Audience nationale dans le cadre de cette affaire de trafic de drogue présumé, au sein de laquelle l’ancien chef de l’UDEF aurait joué un rôle clé de collaborateur de Torán.
PENSACOLA, Fla. – Bobby Womack, 45, of DeFuniak Springs, Fla., was indicted by a federal grand jury charging him with possession with intent to distribute methamphetamine and cocaine, possession of a firearm in furtherance of a drug trafficking offense, and possession of a firearm by a convicted felon armed career…
Tampa, Fla. – Omar Pitter (45, San Diego) has been sentenced by U.S. District Judge William F. Jung to 33 years and 4 months in federal prison for his role in shipping over 65 kilograms of methamphetamine to the Middle District of Florida and conspiring to launder the proceeds of…
PENSACOLA, FLORIDA – Scott D. Oranje, 52, of Mary Ester, Fla., was indicted by a federal grand jury charging him with possession with intent to distribute fentanyl, possession of a firearm in furtherance of a drug trafficking offense and possession of a firearm by a convicted felon. John P. Heekin…
WASHINGTON – Today, the U.S. Drug Enforcement Administration, with the cooperation of the U.S. Attorney’s Office for the Eastern District of New York, announced the seizure of more than 200 website domains tied to an India-based transnational criminal organization (TCO) working within the United States and allegedly responsible for at…
SAN FRANCISCO – For a third consecutive year, the U.S. Drug Enforcement Administration and NFL Alumni Health (NFLAH) are joining forces to raise awareness about the dangers of fentanyl and spreading a critical message: One Pill Can Kill . Building on the success of the last two year, this collaboration…
OMAHA, Neb. – Four billboards designed to spark conversation about fentanyl popped up Feb. 2, in eastern Omaha in support of the Drug Enforcement Administration’s (DEA) Fentanyl Free America initiative. Fentanyl Free America is DEA’s commitment to protecting the United States from synthetic opioids, such as fentanyl, by disrupting supply…
STAMFORD, Conn. – David X. Sullivan, United States Attorney for the District of Connecticut, announced that SAMUEL ELIE, 49, of Stamford, has been sentenced by U.S. District Judge Vernon D. Oliver in Hartford to 108 months of imprisonment and five years of supervised release for distributing narcotics. According to court…
BOSTON – A member of the violent Boston-based gang, H-Block, has been sentenced in federal court in Boston for drug conspiracy charges. Trea Lankford, a/k/a “Montana,” a/k/a “Heffna Boss Don,” a/k/a “Tre Cain,” 34 of Boston, was sentenced by U.S. District Court Judge Leo T. Sorokin to eight years in…
BOSTON – A Springfield, Mass. man has been sentenced in federal court in Springfield for drug trafficking. Marcus Hicks, 46, was sentenced by U.S. District Court Judge Mark G. Mastroianni to 18 months in prison, to be followed by three years of supervised release. In September 2025 was convicted of…
CHESHIRE, Conn. – David X. Sullivan, United States Attorney for the District of Connecticut, has announced that on January 21, 2026, MICHELE RENE MUZYKA, 61, of Cheshire, waived her right to be indicted and pleaded guilty before U.S. District Judge Victor A. Bolden in New Haven to an offense related…
An ex-footballer who used his club’s name as the password for an encrypted phone with which he made drug deals worth half a million pounds, has been jailed for nine years today, 2 February.
Criminals from two organised crime groups have been convicted over an elaborate plot to fly large amounts of cocaine into a UK airport, following a National Crime Agency investigation.
A semi-submersible vessel carrying nearly nine tonnes of cocaine has been stopped in the Atlantic Ocean thanks in part to work by the National Crime Agency.
A driver caught with £4m-worth of cocaine in the back of his van has been jailed for nine years today [16 January], following a joint National Crime Agency (NCA) and police investigation.
A heroin smuggler who argued that he was framed by another man who borrowed his jumper has been jailed for nine years following a National Crime Agency investigation.
La « Guardia Civil » et la « Polícia Judiciária » ont arrêté les quatre membres d’une organisation criminelle bien connue qui agressaient violemment d’autres trafiquants de stups pour s’emparer de leur marchandise.
Des dizaines de personnes, dont au moins sept policiers de Toronto, ont été arrêtées dans le cadre d’une vaste enquête portant sur des allégations de trafic de drogue et de vol de voitures, selon le quotidien Globe and Mail.
La Policía Nacional descubrió un engranaje que recibía la sustancia desde Portugal y la distribuía por toda la Península Ibérica en coches con dobles fondos.
Clotilde Champeyrache, chercheuse au Conservatoire national des arts et métiers (Cnam), dans le pôle sécurité, défense, renseignement, fut récemment auditionnée par une commission sénatoriale sur le financement de la criminalité organisée.
Voici quelques questions et ses réponses lues dans Marine et Océans
Derrière les saisies record, l’activité des douaniers est-elle suffisamment connue?
Oui, les douaniers manquent de reconnaissance, c’est clair. On les entend peu et c’est un regret que j’avais eu au moment de la commission sénatoriale, quand on cherchait à mieux orienter la lutte contre les trafics et à casser l’offre, on ne mentionnait pas les douanes. Ils ont été eux aussi auditionnés par la commission, mais on avait d’abord pensé à police, gendarmerie ou Ofast (Office anti-stupéfiants). Les douaniers ont une position qui est dans les faits très importante et qui n’est pas suffisamment reconnue. On ne voit pas toujours que la grande majorité des saisies de stupéfiants, de 50 à 80%, ce sont eux. Ce qui est important aussi, ce sont les armes, la contrefaçon, ils sont présents sur une multitude d’activités. Ce sont les gardiens de la frontière, du territoire. »
Payent-ils un cliché de saisies par chance?
« Tomber par hasard sur un conteneur avec des marchandises prohibées, ce n’est quasiment jamais le cas. On ne se rend pas compte que, déjà, il y a toute une politique de ciblage en amont. Dans un contexte extrêmement contraint en termes budgétaires, on ne peut pas mener des contrôles systématiques sur toutes les marchandises. Et on ne peut pas perdre de temps à faire de l’aléatoire. »
Quelle est la partie invisible de leur travail?
« Il y a un travail de renseignement du premier cercle, donc vraiment accès à des sources confidentielles en lien avec d’autres services pour faire de grosses saisies, pas de petites saisies au niveau du trafiquant, du dealer. Là on essaie d’intercepter les cargaisons et ce travail de collaboration à l’international permet aux douanes françaises d’avoir des informations venues de pays exportateurs de stupéfiants. Et en retour, les douanes communiquent à d’autres services pour permettre ces fameuses saisies en haute mer qui sont impressionnantes en termes de volume. Ce travail de renseignement, c’est un peu l’opposé de l’opération +place nette+ qui va être mise en scène. Là, au contraire, on est plutôt sur des logiques d’infiltration à long terme, de livraisons surveillées, tous ces processus qui impliquent les personnes parfois au risque de leur vie. C’est du travail de l’ombre. Ils mériteraient d’avoir plus d’effectifs pour articuler encore mieux l’approche marchandise et l’approche filière criminelle. »
Quels sont les obstacles?
« Le contrôle dans les ports est complexe à mener. Il y a des pressions économiques, parfois un peu d’intimidation. Les douaniers ne sont pas forcément les bienvenus quand ils doivent travailler, donc ce n’est pas un métier facile. Il y a une problématique montante aussi dans le trafic de stupéfiants, c’est l’envoi par colis postaux. Et il y a des dispositions économiques qui sont prises au détriment de la sécurité. La Poste a obligation de se soumettre au contrôle douanier, mais tout ce qui est prestataire de services qu’on appelle les +expressistes+ (colis express du privé, ndlr), eux, ne sont pas assujettis à ces mêmes obligations. Donc, on crée des prestations qui sont problématiques par rapport à ces flux de produits prohibés. »
Mais il n’y a pas que les douaniers qui soient insuffisamment reconnus, les agents infiltrés et les aviseurs, indispensables sources de nombreuses opérations importantes, sont également insuffisamment reconnus, lorsqu’ils ne sont pas totalement oubliés, voire même lâchés par la haute hiérarchie douanière.
L’exemple de Marc Fievet, AKA NS 55 en est un des meilleurs exemples où l’on constate le refus d’assurer des engagements pris par les dirigeants de la DNRED, Jean Paul Garcia, l’attaché DGDDI à Madrid, Bernard Pouyanné #DNRED, Jean Puons DNRED, Philippe Galy, l’attaché DGDDI à Londres, Christian Gatard et Bernard ROUX, l’attaché de la #DGDDI à Washington D.C. lors des innombrables visites qu’ils rendirent à Fievet, aussi bien en Espagne, en Angleterre, au Canada et en France, pour lui demander de plaider coupable et de taire sa qualité d’infiltré pour ne pas déranger les opérations menées par HM Customs excise et RCMP/GRC.
N’hésitant pas à pratiquer un chantage inacceptable de la part de fonctionnaires et allant jusqu’à demander aux témoins de cette période et de leurs conseiller de se taire et que tout s’arrangerait dès le retour de Fievet en France.
François AUVIGNE
C’est François Auvigne, un DG de la DGDDI, de passage, qui déclara qu’il n’avait pas à assumer les décisions de ses prédécesseurs ne réussissant qu’à démontrer sa lâcheté, allant jusqu’à se planquer derrière ses jeunes enfants lorsque Fievet chercha à le rencontrer chez lui rue d’Assas. Il réussit aussi à ce que son épouse Sophie Auvigne, fasse en sorte que jamais la radio, dans laquelle elle s’exprime régulièrement, n’aborde le cas Fievet.
Seuls Jean Henri Hoguet de la DNED, puis DNRED et Yves Bonnet, ex Directeur de la DST se sont clairement exprimés sur la situation de Marc Fievet, n’hésitant pas à clairement reprocher la lâcheté dont a fait preuve la Douane française.
Le mercredi 28 janvier, la Marine nationale a intercepté et contrôlé un navire de pêche battant pavillon de la Barbade dans la zone maritime des Antilles.
Les autorités barbadiennes ont fait part de leur volonté de conserver leur compétence juridique sur le bateau intercepté en demandant son déroutement vers la Barbade. Les garde-côtes barbadiens ont alors pris le relais de l’opération. Le navire intercepté, les personnes interpellées ainsi que la cargaison ont été conduits à Bridgetown. Les analyses réalisées ont confirmé la nature de la cargaison : 30 ballots de cocaïne ont été saisis, pour un poids total de 676,6 kilogrammes.
Un camion en provenance d’Espagne transportant 175 kilos de cocaïne a été intercepté par les douaniers sur l’autoroute A9 à Narbonne. Son chauffeur lituanien et sa compagne ont été placés en détention.
Lors de l’audition de Sébastien Lecornu le 13 janvier face au Sénat, les parlementaires ont procédé à un premier examen de la loi narcotrafic promulguée en juin 2025 qui a révélé des insuffisances dans la lutte contre le narcotrafic.
La consommation de cocaïne, d’après les chiffres de l’Observatoire français des drogues et des tendances addictives, a augmenté de 83% entre 2022 et 2023.
L’ancien ministre de l’Intérieur Bruno Retailleau avait évoqué une « Mexicanisation » de la France pour souligner la trajectoire du narcotrafic dans le pays, terme soulignant une augmentation des violences liées au narcotrafic et une corruption grandissante des acteurs publics et privés.