Deux règles sont immuables 🤪
Premièrement, les « aviseurs » ne doivent jamais participer aux méfaits, de près ou de loin.
Deuxièmement, ces informateurs sont payés si les renseignements donnés sont fiables.
« Dès le départ, c’est prévu de rémunérer nos sources. Même si elles ne sont pas motivées par cela quand elles nous parlent, on les prévient tout de suite. »
C’est légal, financé par un fonds spécial gouvernemental ; les montants sont, eux, confidentiels. Malgré notre insistance, le secret de l’Etat l’emporte sur la transparence. « Il faut être honnête, les sources ne sont pas déçues. En douanes, on paye bien », concède-t-elle. Ces paiements en liquide, remis dans des enveloppes, atteindraient parfois plusieurs milliers d’euros. « Tout est possible. »
Un service qui cherche à s’étoffer
L’argent ne fait pas tout. Pour mettre en confiance ces informateurs, qui risquent leur vie s’ils sont confondus, elle n’a pas de méthode préétablie, mais agit au « feeling ». Et cela diffère selon leur genre. « Pour les femmes, c’est compliqué. Je me considère parfois comme une assistante sociale, car on parle beaucoup de leur vie privée avant d’échanger librement. » Et les hommes ? Rire gêné. « Ils veulent impressionner, se vanter, décrit Julie. Ils disent souvent avoir beaucoup d’informations, mais il faut faire le tri, et se concentrer sur l’essentiel. » Objectif : les faire parler, sans parler de soi. Une discipline valable aussi dans sa vie privée, avec ses proches.
0000