AVISEUR INTERNATIONAL

Aviseur International renseigne, sans complaisance, sur la problématique de la drogue, du narcotrafic, de la corruption et sur les politiques mises en œuvre par les différents Etats et les dérives que s'autorisent les fonctionnaires des administrations — aviseurinternational@proton.me — 33 (0) 6 84 30 31 81

AVISEUR INTERNATIONAL

MEXIQUE: le Prof, chef d’un cartel de la drogue. 

Avatar de honeyposthoneypost

Servendo Gomez Martinez,voit le jour en 1966 à Arteaga, même même région où il régnera en maître quelques années plus tard. Servando grandit dans un milieu modeste. Il rentre dans l’éducation nationale en 1985. Chez lui, on l’appellera plus communément « le prof ». Il ouvre dans sa commune le premier centre de lutte contre les addictions à la drogue. Mais vient le moment de l’arroseur arrosé!

Il va très vite tremper dans le trafic de marijuana qui est bien plus que florissant au Mexique. De nombreuses familles vivent grâce à la culture et à la vente de cannabis. Il y a 14 ans, il troque définitivement les craies et les bancs d’école pour les « kalach » et la poudre blanche. Petit à petit l’oiseau fait son nid, Gomez gravit les échelons jusqu’à devenir le second de La Familia Michoacana, qui fait raigner la peur dans cet Etat du Mexique.

En 2011, Nazario…

Voir l’article original 313 mots de plus

Géopolitique des drogues en Amérique latine (1/2)

201107-CocaLeavesLa prohibition de la drogue, intervenue au cours du XX, a créé des routes qui mènent des lieux de production aux marchés de consommation. En Amérique latine, le nombre de grands pays producteurs de drogues (hors les drogues de synthèse) est relativement faible et ces plantes ont longtemps fait (et font encore) partie du patrimoine culturel de nombreuses minorités ethniques, comme les Quechuas ou les Aymaras de Bolivie. Ce sont principalement la coca (Bolivie, Pérou et Colombie) et la marijuana (Mexique) qui y sont produites. Nous nous intéresserons d’abord aux pays producteurs puis, aux conflits qui naissent de ces productions illicites.

La culture de la coca reste aujourd’hui un quasi-monopole de trois pays andins : la Bolivie, le Pérou et la Colombie. Pour répondre au « boom de la cocaïne » des années 60 dans les pays du Nord, les pays andins développent leur production. Protégée par la guérilla du Sentier Lumineux au Pérou, la dictature militaire en Bolivie et les cartels de Medellin et de Cali en Colombie, cette culture a permis à des populations déshéritées d’augmenter leurs revenus, mais attiré aussi la convoitise de groupes armés. Au cours des années 90, les Etats-Unis élaborent une stratégie pour lutter contre la cocaïne colombienne, l’Air Bridge Denial. Il s’agit de couper les trafiquants colombiens de leurs zones d’approvisionnement (essentiellement le Pérou et la Bolivie). Le plan se solde par un échec : les trafiquants colombiens réagissent en développant sur leur propre territoire les superficies de cocaïers, passées de 70 000 ha en 1995 à près de 170 000 ha en 2001. Avec l’arrivée d’Evo Morales au pouvoir en 2005, des débouchés licites pour l’écoulement de la coca ont été cherchés et depuis la production stagne. Tout au contraire, elle connaît une forte augmentation au Pérou, en passe de devenir le 1er producteur mondial de coca devant la Colombie, dans les prochaines années.

Quant au cannabis, la production est évaluée, en 2003, à 42 100 t dans le monde dont 41% produite sur le continent américain. Le Mexique se place en 1ère place des pays producteurs américains.

Drogue, mafias et corruption

Après la chute des cartels de Medellin et de Cali, le trafic international de cocaïne a continué son expansion. Les trafiquants colombiens ont adapté leur organisation par la décentralisation et la délocalisation. Des cartelitos de taille modeste ont pris la place des cartels et des réseaux se sont développés, notamment en Europe, à tel point qu’aujourd’hui les organisations colombiennes contrôlent toute la chaine de l’importation à la distribution. Au Mexique, le pouvoir politique lui-même favorisait certains cartels et le narcotrafic est devenu un pilier de l’économie mexicaine. Depuis que le PRI (Parti Révolutionnaire Institutionnel) n’est plus au pouvoir (années 2000), et ne favorise plus l’un d’entre eux, les cartels mexicains se livrent une guerre sans merci.

Servant à financer des groupes armés et une corruption endémique, les revenus de la drogue ne profitent guère à ceux qui la produise.

source: https://les-yeux-du-monde.fr/actualite/amerique/21841-geopolitique-des-drogues-en-amerique

000000000000000000000000000000000

BALKANS (Narcotrafic): les itinéraires de la drogue

https://i0.wp.com/images.huffingtonpost.com/2015-01-17-Map3TheNorthernandBalkanroutes.jpg

Drogues : les nouvelles routes des BalkansDe longue date, la « route des Balkans » est utilisée par les trafiquants, qui convoient l’héroïne afghane vers l’Europe occidentale, via la Turquie. D’autres itinéraires sont apparus ces dernières années : les mafias serbes et monténégrines sont fortement implantées en Amérique latine, et le Monténégro est devenu une plaque tournante de la cocaïne sud-américaine, tandis que se développe le marché des drogues de synthèse…

————————————————–

Kosovo : le procès du baron de la drogue Naser Kelmendi s'est ouvert à Pristina Le Courrier des Balkans

Kosovo : le procès du baron de la drogue Naser Kelmendi s’est ouvert à Pristina

Le procès de Naser Kelmendi, le « parrain du crime organisé dans les Balkans », s’est finalement ouvert vendredi à Pristina. L’homme, arrêté par la police du Kosovo en mai 2013, est notamment accusé de meurtre et de trafic de stupéfiants.

————————————————–

Les réseaux de Darko Šarić, baron de la cocaïne : le livre qui fait scandale en SerbieLe Courrier des Balkans
Les réseaux de Darko Šarić, baron de la cocaïne : le livre qui fait scandale en SerbieDe nos correspondants à Belgrade
Darko Šarić n’est que la figure la plus connue d’un puissant cartel qui a réussi à prendre le contrôle du marché européen de la cocaïne. Auteur du livre Šarić, le journaliste Stevan Dojčinović met à jour les étonnantes connexions politiques du trafiquant, tant au Monténégro qu’en Serbie. Des révélations qui lui valent une sordide campagne de presse dans la Serbie « démocratique » d’Aleksandar Vučić et de Beba Popović.

————————————————–

Monténégro : la Prva Banka de Đukanović faisait des affaires avec le baron de la drogue Darko Šarić Vijesti
Monténégro : la Prva Banka de Đukanović faisait des affaires avec le baron de la drogue Darko ŠarićTraduit par Persa Aligrudić
L’étau serait-il en train de se resserrer autour de Milo Đukanović ? Selon le journal Vijesti etleréseauOrganizedCrimeandCorruptionReportingProject (OCCRP), l’établissement bancairePrvaBanka, contrôlé par la famille duPremierministremonténégrin, aurait été en affaireaveclenarcotrafiquantDarkoŠarić, arrêté en mars dernier.

————————————————–

Serbie : saisie record de cannabis à Surdulica B92
Serbie : saisie record de cannabis à SurdulicaTraduit par Jacqueline Dérens
143 kg de cannabis ont été découverts dans un champ par la police de Surdulica. Les propriétaires, deux hommes de 54 et 39 ans, ont été arrêtés.
 ————————————————–

Tous les articles

000000000000000000000000000000000000000000

DROGUES: la grande illusion de la légalisation par Hernando Gómez Buendía

Hernando Gómez Buendía – Razón Pública

« La naïveté qui domine dès que l’on parle de légaliser les drogues sans préciser lesquelles, ni la forme que prendrait cette légalisation, pourrait être contre-productive », estime un universitaire colombien.

« La prohibition n’a fait que plonger les pays producteurs dans un bain de sang et dans les horreurs de la corruption… La guerre contre la drogue a échoué puisqu’on continue à en consommer… C’est le problème des gringos, pas le nôtre… Chacun a le droit de faire ce qu’il veut de son propre corps…” Tels sont les arguments progressistes, nationalistes et relativement en vogue qui courent aujourd’hui sur les lèvres des chefs d’Etat, des analystes et des citoyens lambda appelant à la “légalisation des drogues”. Mais “légaliser les drogues” est une idée si floue qu’elle pourrait ne mener nulle part. Aussi incroyable que cela puisse paraître, personne, pas plus lors des sommets présidentiels que dans le débat qui s’amplifie ces derniers temps, ne s’est attaché à éclaircir trois “détails” pourtant essentiels.

A commencer par la nature exacte de ces “drogues” dont on parle. La liste des substances chimiques altérant le comportement, la perception, le jugement ou les émotions est plutôt longue et assez controversée. Et la liste desdits stupéfiants à laquelle nous nous référons aujourd’hui répond à une classification arbitraire : dans les pays occidentaux sont licites l’alcool, le tabac, les stimulants mineurs et d’autres produits pharmaceutiques (comme la méthadone), ces derniers uniquement sur prescription médicale. Tous les autres stupéfiants, et en particulier ceux qui engendrent une addiction, sont illicites selon les conventions internationales.

Mais chacune des substances actuellement interdites produit (ou paraît produire, car cet aspect-là aussi est controversé) des effets différents sur la santé physique et mentale, s’adresse (ou semble s’adresser) à des consommateurs différents et provient (ou non) de pays différents. De ce fait, légaliser le cannabis, la cocaïne, l’opium ou les amphétamines représente des démarches totalement différentes.

Deuxième “détail” fondamental : il faut préciser la phase du processus dont on parle. Dans le cas des substances d’origine végétale (qui sont le cœur du problème en Amérique latine), il faut distinguer la culture de la coca et du pavot (et, pour le Mexique, celle du cannabis) de la production et de l’exportation de cocaïne et d’héroïne, faire la différence entre vente de drogue et consommation, et distinguer encore le trafic de produits précurseurs [servant à la fabrication des drogues, en amont] et les activités de blanchiment.

Dans le débat actuel, s’agit-il de légaliser la consommation, la production, la vente, la culture, etc. ? Ce n’est pas la même chose que les Etats-Unis autorisent la consommation de cocaïne ou que les cultivateurs du Putumayo [département colombien, dans le sud-ouest du pays] puissent vendre librement leurs récoltes [de feuilles de coca].

Troisième point : l’idée de “légalisation” recouvre des champs très différents : s’agit-il de mettre en place un marché libre ou, à l’inverse, d’instaurer un monopole d’Etat ? Est-il question de supprimer les peines d’emprisonnement pour les remplacer par des thérapies ? D’arrêter les campagnes de fumigation [épandage aérien d’herbicide pour tuer les cultures] au profit de programmes de développement rural ? D’autoriser les médecins à prescrire ? De créer des lieux de ventes réservés ? Bref, de quoi parlons-nous ?

Face à tant de flou, les prohibitionnistes resserrent les rangs autour d’une idée simple : mieux vaut ne rien changer du tout. Et, pendant que le président [de la Colombie], Juan Manuel Santos, évoque timidement l’idée d’“étudier des scénarios” ou que les sorties des présidents Evo Morales [en Bolivie] et Otto Pérez Molina au Guatemala [qui prônent tous deux un changement de politique] sont présentées comme de simples “pantalonnades”, la quasi-totalité des membres de l’ONU (Colombie comprise) s’en tiennent au régime orthodoxe en vigueur.

Dans ce paysage pétrifié, on ne discerne guère que deux ébauches de changement possibles. D’une part, une dépénalisation de la consommation et, éventuellement, des petites cultures de cannabis à usage personnel aux Etats-Unis (comme cela a été proposé en Alaska, au Nevada, dans l’Etat de Washington, dans l’Oregon et, de façon plus notoire, en Californie), voire aussi en Europe. D’autre part, l’extension des programmes de traitement médical et de réduction des risques pour les toxicomanes, comme l’ont fait les Pays-Bas (coffee shops à Amsterdam, délivrance médicale d’héroïne, distribution gratuite de seringues pour lutter contre le sida, etc.).

Ces mesures pourraient peut-être améliorer les choses pour les pays consommateurs – et pour les consommateurs colombiens aussi. Mais elles ne changeraient rien au principal problème de l’Amérique latine : l’exportation de cocaïne et le dilemme tragique entre violence et paralysie de l’Etat qui nous voue à la destruction. Pis, la libéralisation de la drogue aux Etats-Unis ou en Europe risquerait bien d’entraîner une augmentation des exportations latino-américaines, et notre dilemme se ferait plus cruel encore. J’ai donc un message pour les progressistes qui dans notre pays réclament la “légalisation des drogues” : attention au retour de boomerang.

Note :* Philosophe, économiste, avocat et sociologue, très impliqué dans la vie politique et intellectuelle de la Colombie, directeur de la revue en ligne Razón Pública.
000000000000000000000000000000

MEXIQUE (narcotrafic): la vraie-fausse campagne du gouvernement mexicain

Carte_mexique« Tant que le gouvernement fédéral ne confisque pas l’argent, [n’épingle pas] les entreprises et n’emprisonne pas les politiciens qui trempent dans le crime organisé, on ne mettra pas un terme à ce problème »

Les autorités mexicaines ont annoncé l’arrestation le 4 mars d’Omar Treviño Morales, alias Z-42, chef du cartel Los Zetas, considéré comme le plus sanguinaire du pays. Cet événement intervient dans le cadre d’une grande campagne du gouvernement contre le narcotrafic. Une semaine plus tôt, un autre « gros poisson » était capturé : Servando Gomez, dit La Tuta ; en février 2014, c’était Joaquín « El Chapo » Gúzman, présenté comme le plus recherché au monde, qui était attrapé lors une opération spectaculaire.

Un an tout juste après l’arrestation d’El Chapo, à la tête du cartel du Sinaloa, un journaliste du quotidien espagnol El País s’est rendu dans la capitale du Sinaloa, où il constate que rien n’a changé.

lire: http://www.courrierinternational.com/dessin/2015/03/05/drogue-la-vraie-fausse-campagne-du-gouvernement-mexicain

Lire aussi:

MEXICO: Les forces mexicaines de sécurité ont capturé mercredi matin Omar Treviño, dirigeant du cartel criminel des Zetas.

MEXIQUE(Etat du Michoacán): Servando Gómez Martínez, alias «la Tuta», était à la tête du cartel des chevaliers templiers.

000000000000000000000000000000000000000000

 

MEXICO: Les forces mexicaines de sécurité ont capturé mercredi matin Omar Treviño, dirigeant du cartel criminel des Zetas

mexicMexico — Les forces mexicaines de sécurité ont capturé mercredi matin Omar Treviño, dirigeant du cartel criminel des Zetas, l’un des plus violents du Mexique, un nouveau succès contre les trafiquants de drogue quelques jours après l’arrestation de « La Tuta », dernier dirigeant des Chevaliers Templiers.

Ce nouveau coup porté au crime organisé va soulager le président mexicain Enrique Peña Nieto, confronté à une grave crise de confiance dans son pays depuis la disparition de 43 étudiants, probablement massacrés selon les autorités, en septembre dans le sud du Mexique.

Les experts préviennent cependant que la capture de capos ne signifie pas la fin du trafic de drogue ou de la violence et que cela peut parfois même favoriser la création de groupes criminels plus petits mais plus agressifs.

« Avec Omar Treviño, le dernier des leaders solides au sein des Zetas est neutralisé », a dit à l’AFP Mike Vigil, un responsable à la retraite des opérations internationales de la DEA, l’organisme de lutte contre la drogue des États-Unis.

« Je pense que les Zetas vont se retrouver avec un très grand vide en termes de leadership. Le grand problème cependant, c’est que maintenant, si les Zetas se scindent en plusieurs organisations, alors cela peut mener à des violences liées à la concurrence interne », selon lui.

Alias « Z-42 », Omar Treviño, 41 ans, avait pris la place de son frère « Z-40 » après l’arrestation de celui-ci en juillet 2013.

Il est considéré comme « un des criminels les plus dangereux et sanguinaires » du Mexique, a dit Tomas Zeron, directeur des enquêtes criminelles, durant la présentation d’Omar Treviño à l’aéroport de Mexico, pour son transfert d’un avion des forces aériennes vers un véhicule blindé.

Des crimes brutaux

Monte Alejandro Rubido, commissaire national à la Sécurité, a rappelé le bilan des crimes les plus brutaux attribués aux Zetas, notamment le massacre de 72 migrants latino-américains dans un ranch de San Fernando, dans le nord-ouest du Mexique en août 2010, et l’incendie d’un casino de Monterrey qui fit 52 morts en mai 2011.

Les autorités mexicaines avaient mis sa tête à prix pour près de deux millions de dollars, et les États-Unis offraient de leur côté cinq millions.

Les Zetas, une bande criminelle fondée par des déserteurs des forces d’élite de l’armée, agissent principalement dans l’est du Mexique et se consacrent au trafic de drogue, mais également à la traite de migrants, de plus victimes de leur part d’extorsion, tentant de rejoindre les États-Unis.

Connu pour ses méthodes brutales, notamment les décapitations, ce groupe se trouve actuellement affaibli par la violente lutte qui l’oppose depuis 2010 à ses ex-alliés du cartel du Golfe et par l’arrestation de ses principaux dirigeants au cours des trois dernières années.

Ces dernières semaines, l’État du Tamaulipas, dans le nord-est du Mexique, a connu une poussée de violences, attribuée en partie à cette rivalité entre les deux groupes criminels.

Le cas «Z-40»

Le 13 juillet 2013, des éléments de la Marine avaient capturé « Z-40 », Miguel Angel Treviño, qui avait pris la tête de l’organisation après que des militaires eurent abattu Heriberto Lazcano, alias « El Lazca », l’un des fondateurs de l’organisation, qu’il dirigeait à cette époque.

Comme son frère, Omar n’était pas lui-même un ancien soldat, mais les frères Treviño avaient réussi à gagner une place prééminente au sein du cartel paramilitaire.
Selon les autorités américaines, Omar Treviño est responsable de plusieurs enlèvements et meurtres dans la ville frontalière de Nuevo Laredo entre 2005 et 2006 et était un important fournisseur de cocaïne aux États-Unis.
En 2010, Omar avait indiqué à un informateur qu’il avait tué plus de 1000 personnes et son frère Miguel 2000, selon une déposition recueillie par un tribunal américain dans une affaire impliquant un autre frère Treviño.

Omar n’était pas « aussi craint que son frère, mais il était capable de garder le contrôle parce qu’il était respecté, et qu’on savait que Miguel Treviño exerçait toujours une certaine influence bien qu’il soit en prison », selon M. Vigil.

source: http://www.ledevoir.com/international/actualites-internationales/433477/mexique-le-leader-du-cartel-des-zetas-a-ete-arrete

Plus:

Mexican police capture Zetas cartel leader Omar Trevino Morales

Daily Mail5 mars 2015
The US Drug Enforcement Administration, which had Morales on its ‘Most Wanted’ list, had offered a $5million reward for his capture on …
Official: Mexico Arrests Zetas Leader Omar Trevino Morales
U.S. News & World Report4 mars 2015

Breitbart News

Fierce Mexican cartel’s likely new chief once lived near Dallas

Dallas Morning News4 mars 2015
Omar Treviño Morales, head of the Zetas cartel, was reportedly arrested at a house in the San Pedro Garza Garcia community, near Monterrey …

000000000000000000000000000000000000

MEXIQUE: le nouveau pays du pavot

media Un soldat mexicain coupe des fleurs de pavot sur les collines du Petatlan, dans l’Etat du Guerrero, le 28 août 2013.
AFP PHOTO/Pedro Pardo

Le Mexique est connu pour ses cartels qui font transiter aux Etats-Unis la cocaïne provenant d’Amérique du Sud. On sait moins que ce pays est aussi un producteur de drogue, principalement de marijuana. Mais depuis ces dernières années, il y a une culture qui devient prédominante : celle du pavot, à partir duquel les cartels produisent de l’héroïne, qui inonde le marché américain.

Avec notre correspondant au Mexique,

En dix ans, les surfaces cultivées de pavot se sont multipliées par trois, passant de 4 000 à plus de 12 000 hectares. Mais pour avoir une idée de l’ampleur de ce trafic de drogue, il faut se référer aux saisies réalisées par les autorités mexicaines. Des saisies en forte augmentation durant les deux dernières années. Celles d’héroïne ont quasiment doublé ; quant aux saisies de gomme d’opium – ce latex extrait du pavot à la base de la production d’héroïne – elles ont littéralement explosé, augmentant de quelque 500 % !

Côté américain, l’agence anti-drogue DEA estime que les deux tiers au moins de l’héroïne consommée actuellement aux Etats-Unis proviennent désormais du Mexique, qui en cela a réussi à éclipser la Colombie.

Explosion du trafic d’héroïne

Cette explosion du trafic d’héroïne s’explique par la logique de l’offre et de la demande. Aux Etats-Unis, on assiste à une augmentation inquiétante de la consommation d’héroïne, au détriment de la cocaïne qui n’est plus aussi prisée qu’avant. A tel point que depuis les trois ou quatre dernières années, la consommation d’héroïne aurait plus que doublé.

Face à cette demande, les trafiquants mexicains ont compris leur intérêt : ils offrent désormais une héroïne blanche très pure, alors qu’auparavant ils fabriquaient un produit de moindre qualité connu comme le « goudron noir ». Ils ont compris aussi leur intérêt à contrôler tout le trafic, depuis la culture du pavot jusqu’à l’exportation de l’héroïne, après l’avoir transformée dans de petits laboratoires clandestins situés au nord du pays.

Violence imparable

Les champs de pavots se retrouvent principalement dans deux régions du Mexique. Au nord-ouest du pays, dans ce qu’on appelle le triangle d’or, fief du cartel de Sinaloa, et surtout au sud-ouest, dans l’Etat de Guerrero, où les petits paysans préfèrent désormais cultiver le pavot à la marijuana, car c’est pour eux beaucoup plus rentable.

A lui seul, cet Etat produit plus de la moitié de la gomme d’opium. Mais le problème, dans le Guerrero – rappelons que c’est là qu’ont disparu en septembre dernier les 43 étudiants d’Ayotzinapa -, c’est qu’une dizaine de cartels se disputent ce juteux trafic en cherchant à contrôler la culture du pavot. Ce qui explique la violence imparable qui secoue cet Etat, où certaines régions sont devenues des terres sans foi ni loi.

source:http://www.rfi.fr/ameriques/20150303-mexique-le-nouveau-pays-pavot-opium-etats-unis-cartels-guerrero-marijuana/

→ À (RE)LIRE : Le Mexique s’attaque à l’argent des cartels

00000000000000000000000000000000000000000

MEXIQUE(Etat du Michoacán): Servando Gómez Martínez, alias «la Tuta», était à la tête du cartel des chevaliers templiers

Servando Gomez a été arrêté ce vendredi 27 février 2015 à Morelia, capitale de l'Etat, après «un travail de renseignements mené depuis des mois par la police fédérale sans qu'aucun coup de feu ne soit tiré», a-t-on ajouté.

Le groupe criminel ne se contentait pas d’introduire des drogues aux Etats-Unis. Il convoyait aussi du minerai de fer vers la Chine. Enlèvements, extorsions et meurtres faisaient l’ordinaire des «Templarios», souvent sous la protection de polices locales corrompues. Le groupe avait été fondé en 2011 par Nazario Moreno, «El Chayo», autour du culte de sa personne, d’une doctrine pseudo-religieuse et de rituels initiatiques. Sa mort sous les balles de la police en mai avait placé en première ligne la Tuta, largement médiatisé par ses vidéos d’autoglorification sur Youtube.

François-Xavier GOMEZ

SOURCE:http://www.liberation.fr/monde/2015/02/27/le-mexique-arrete-un-caid-du-narcotrafic_1211244

PLUS:

Arrestation au Mexique du chef d’un cartel de la drogue Tribune de Genève

0000000000000000000000000000000000000000000000000

COLOMBIE: saisie de plus de trois tonnes de cocaïne en route vers le Mexique

Colombihttps://i0.wp.com/www.diplomatie.gouv.fr/fr/IMG/gif/COLOMBIE.gifa confisca cocaína que tenía como destino México

En una ofensiva contra la banda criminal colombiana más importante, la policía confiscó el cargamento de más de tres toneladas de droga, valorado en más de 90 millones de dólares.
24/02/2015 05:17 PM

Necoclí, Colombia

La policía de Colombia confiscó 3.3 toneladas de cocaína en medio de una ofensiva por aire, mar y tierra contra la principal banda criminal del país que pretendía export

arla a los cárteles mexicanos desde una zona selvática fronteriza con Panamá, informó el martes un alto oficial.

La droga, valorada en más de 90 millones de dólares en el m

ercado de Estados Unidos, fue descubierta el lunes en una región selvática, oculta en unas construcciones rústicas de madera levantadas sobre un terreno fangoso.

« En medio de la ofensiva contra el Clan Úsuga, se han confiscado 3 mil 300 kilos de cocaína listos para ser exportados », dijo a periodistas el general Rodolfo Palomino, director de la Policía Nacional de Colombia.

LEER mas: http://www.milenio.com/internacional/droga_cocaina_Colombia-cartel_mexicano_droga-Usuga_Colombia-narco_Mexico_Colombia_0_470353234.html

———————————-

Les autorités colombiennes ont mis la main sur trois tonnes de cocaïne dans le nord du pays.

Les paquets étaient conditionnés, et prêts à rejoindre le Mexique. Les autorités colombiennes ont découvert 3,3 tonnes de cocaïne pure près de la frontière avec le Panama.

La planque appartenait vraisemblablement au clan Usuga, une bande organisée. Qui perd la une marchandise qui valait environ 80 millions d’euros en gros, et plus de 230 millions d’euros à la revente au détail…

source: http://www.ouest-france.fr/drogue-saisie-de-plus-de-trois-tonnes-de-cocaine-en-colombie-3209282

00000000000000000000000000000000000000000000

MEXICO: capturan a siete mexicanos en Ecuador con 467 kilos de cocaína

El decomiso de la cocaína en Ecuador. Foto: Policía de Ecuador

El decomiso de la cocaína en Ecuador.
Foto: Policía de Ecuador

MÉXICO, D.F. (apro).- Siete ciudadanos mexicanos y dos ecuatorianos fueron detenidos en una operación antidrogas efectuada en la provincia costera de Esmeraldas, en el noroeste de Ecuador, fronteriza con Colombia, informó hoy el Ministerio del Interior.

La unidad Antinarcóticos de la Policía ecuatoriana decomisó en esa operación 467 kilogramos de cocaína y descubrió una pista de aterrizaje clandestina, desde donde presumiblemente se efectuaban actividades de narcotráfico hacia México.

La operación policial, destacó la agencia EFE, tuvo lugar la madrugada del jueves en la zona de Quinindé y se efectuó en dos fases; en la primera se allanó una finca donde se encontró la pista de aterrizaje clandestina.

En ese sitio se detuvo a seis de los nueve detenidos, mientras que la segunda fase se ejecutó cuando los agentes pretendían capturar una aeronave en la pista clandestina.

Al parecer, señala un comunicado del Ministerio, los detenidos lograron notificar de la operación a los pilotos de la aeronave, por lo que se produjo un intercambio de disparos.

La aeronave fue incendiada por los delincuentes para, presuntamente, eliminar evidencias, aunque luego fueron aprehendidos los otros tres sujetos, precisó el ministerio.

La operación policial, efectuada tras dos meses de investigaciones, propició el decomiso de los 467 kilos de cocaína, volumen que supone un millón 857 mil dosis de droga. Además, se decomisaron 103 mil dólares y cuatro vehículos.

El viceministro de Seguridad Interna del Ministerio del Interior, Diego Fuentes, aseguró que en Ecuador no existe ningún cártel del narcotráfico, aunque dijo que, por la ubicación geográfica del país, existen “estructuras a nivel local” para la provisión de logística.

En lo que va del año, la policía ecuatoriana ha decomisado más de diez toneladas de droga, tanto para el narcotráfico como para el consumo interno, y ha desarticulado unas 37 organizaciones dedicadas a esa actividad criminal.

fuente: http://www.proceso.com.mx/?p=396515

0000000000000000000000000000000

 

ECUADOR (Quito): incautan 666 kg de cocaína y detienen a 7 mexicanos en Ecuador

vie, 20 feb 2015 16:57

Quito. Ecuador, considerado país de tránsito de drogas, se incautó de 666 kg de cocaína destinadas a México y Canadá, en sendas operaciones en las que fueron detenidos siete mexicanos y dos ecuatorianos, informaron autoridades.

En un primer operativo fueron decomisados 463 kg de cocaína, y detenidos « 7 mexicanos y 2 ecuatorianos », señaló la Policía a través de su cuenta de la red social Twitter.

La organización transportaba la droga en avionetas que ingresaban desde México y aterrizaban en una pista ilegal en la localidad costera de Quinindé (120 km al noroeste).

« El alcaloide sería destinado a los mercados de consumo ubicados en México », añadió el ministerio del Interior, también en Twitter.

Además, se informó que en la provincia costera de Guayas (suroeste) fueron confiscados 203 kg de cocaína y desarticulada una organización de narcotraficantes que camuflaba la droga en conservas de frutas para ser exportadas a Canadá.

Alrededor de siete toneladas de drogas fueron incautadas entre el 1 de enero y el 7 de febrero de 2015 en Ecuador, según las autoridades.

Ecuador es considerado un país de tránsito de la cocaína que se produce en Colombia y Perú -principales productores mundiales-, y que se exporta hacia Estados Unidos y Europa, principalmente.

El año pasado, las autoridades ecuatorianas decomisaron cerca de 60 toneladas de droga, la gran mayoría de cocaína, según el gobierno.

fuente: http://www.jornada.unam.mx/ultimas/2015/02/20/incautan-666-kg-de-cocaina-y-detienen-a-7-mexicanos-en-ecuador-7590.html

0000000000000000000000000000000000

« L’économie mafieuse et criminelle internationale » par Alexi Coskun

Recherches internationales, n° 99 Par Alexi Coskun

Alors que plusieurs affaires judiciaires relatives à la fraude fiscale et à des délits financiers ont émaillé le gouvernement français et le principal parti du droit français, l’UMP, ce numéro permet d’approfondir certaines des thématiques les plus brûlantes au cœur de l’actualité.

Avec sa contribution « Dans les eaux glacées de la finance criminelle », Jean-François Gayraud revient sur les mutations du système capitaliste et de l’inclusion même en son sein de la fraude et de la corruption comme pierre angulaire de son fonctionnement. Des techniques comme la titrisation, ou les manipulations frauduleuses du trading à haute fréquence étant stigmatisées par l’auteur comme permettant de légitimer une sorte de délit d’initiés.

Deux articles doivent être lus en commun, ceux de Vincent Piolet « Paradis fiscal, combien de définitions ? » et du syndicaliste Jean-Christophe Le Duigou, « Des paradis fiscaux aux places financières offshore » car ils permettent de traiter d’une problématique clé pour l’ensemble de l’activité productive mondiale, celle de l’évasion fiscale et monétaire. Les difficultés à définir la notion même de paradis fiscal ainsi que l’hypocrisie du G20 qui avait, sous l’égide de Nicolas Sarkozy, décrété la fin des paradis fiscaux en imposant à ceux-ci de simplement lier des conventions avec douze autres États y sont mises en exergue. S’il n’existe pas de définition juridique d’un paradis fiscal, si une telle entreprise de qualification oblige à des considérations géopolitiques, retenons a minima le faisceau d’éléments qualificatifs proposé par l’OCDE et présenté par Jean-Christophe Le Duigou, qui souligne quatre critères : « des impôts inexistants ou très bas, une absence de transparence des opérations réalisées, une législation empêchant l’échange d’informations avec les autres administrations et enfin l’acceptation de l’existence de sociétés ayant une activité fictive ». L’OCDE classe les paradis fiscaux en trois listes noires, grise et blanche en fonction de l’implication des pays dans ces différentes caractéristiques. Ce qu’il est intéressant de comprendre, toujours dans ce même texte, c’est que les paradis fiscaux sont devenus une véritable « colonne verticale de l’économie mondiale » ; puisque près de 55 % du commerce international passe par les paradis fiscaux qui ont ainsi dépassé leur seule vocation initiale d’optimisation fiscale. On soulignera la contribution de Belaid Abrika « La corruption, une gangrène mondialisée » qui souligne que 3 % des échanges internationaux sont aujourd’hui détournés, ce qui équivaut à une somme de 1 000 milliards de dollars annuels. Il est ici utile de tracer un parallèle entre parasitisme du capital et de la production et appropriation indue de richesses au travers de la corruption qui empêche le développement et la pleine expression des forces productives.

Le texte de José Luis Solis Gonzalez « La violence au Mexique : État Narco, organisé et “groupes d’autodéfense” communautaires dans l’État de Michoacán » permet encore d’illustrer l’actualité tragique de ces derniers jours, à savoir la disparition de 43 étudiants mexicains. Le lecteur y trouvera une approche politique et économique des phénomènes d’implication du narcotrafic dans la bourgeoisie et les institutions mexicaines, de production de cocaïne et de la violence qui en découle ainsi que de la résistance populaire organisée face à cette violence.

La lecture de ce numéro est donc indispensable à tout esprit voulant étoffer son recul critique et améliorer sa compréhension du monde contemporain.

La Revue du projet n°43, janvier 2015.

0000000000000000000000000000000

DEA en alerte: un drone chargé de drogue s’écrase au Mexique

Les passeurs de drogue s’intéressent de plus en plus aux drones pour franchir les frontières et éviter les contrôles de police. Mais les traversées ne réussissent pas toujours.

La Drug Enforcement Administration (DEA), qui est le service de police fédéral responsable de la lutte contre les stupéfiants aux États-Unis, va devoir surveiller avec beaucoup plus d’attention le ciel à la frontière mexicaine. En effet, les passeurs de drogue s’intéressent manifestement de plus en plus aux drones de loisir pour transporter facilement leur cargaison d’un pays à l’autre, afin d’éviter les contrôles aux frontières.

L’utilisation de ces « mules high-tech » est toutefois loin d’être idéale. Le magazine Vice signale par exemple qu’un drone transportant environ 3 kg de méthamphétamine s’est écrasé près de la ville de Tijuana, une ville mexicaine bordant la frontière avec les États-Unis, et dont le niveau de criminalité est l’un des plus élevés au monde, du fait de l’important trafic de stupéfiants qui s’y déroule.

Selon les explications de la police locale, la charge était trop lourde au regard des capacités du drone. Tout le dilemme des cartels est là : faut-il utiliser un drone plus gros, donc plus facilement détectable par les autorités, pour transporter d’un coup un important volume de drogue, ou est-il plus judicieux d’utiliser un petit appareil aux capacités moindres, mais plus discret ?

D’après une source au sein de la DEA, pas moins de 150 tentatives de traversée de la frontière avec de la drogue chargée sur un drone ont été repérées depuis 2012. Et il ne s’agit là que des essais connus. On n’ose imaginer le nombre de passages réussis.

À l’étranger, les drones sont aussi utilisés pour des activités liées aux stupéfiants. En Grande-Bretagne, des cartels utilisent des caméras installées sur des drones pour détecter les cultivateurs de cannabis à extorquer. Du côté de l’Irlande, ce sont des dealers qui ont essayé d’utiliser un drone pour livrer des clients dans une prison. Sans succès : celui-ci s’est crashé.

Faudra-t-il déployer des brouilleurs voire des lasers pour neutraliser les drones dont la trajectoire laisse à penser qu’une traversée de la frontière va avoir lieu ? Ce n’est pas impossible. Après tout, ces pistes sont étudiées pour sécuriser les sites sensibles, comme les centrales nucléaires ou les lieux de pouvoir. Sans parler de l’intérêt manifeste de la police pour avoir sa propre flotte de drones.

source: http://www.numerama.com/magazine/31972-un-drone-charge-de-drogue-s-ecrase-au-mexique.html

0000000000000000000000000000000000000

 

MEXIQUE: depuis l’arrivée au pouvoir de Peña Nieto, il y a 14 mois, il y a eu 23 640 assassinats

MEXIQUE: les forces de sécurité  « une armée et une police corrompues et liées au narcotrafic » ont persisté dans leur spirale de violence incontrôlée.

Trop, c’est trop : explosion de colère au Mexique

Il y a deux mois encore, le gouvernement de Peña Nieto était l’enfant chéri de l’impérialisme. Avec l’approbation par le parlement mexicain, en août 2014, du Pacte pour le Mexique, le processus de subordination croissante aux Etats-Unis – initié en 2005 par la signature de l’Alliance pour la sécurité et la prospérité de l’Amérique du Nord (ASPAN) – avait le vent en poupe.

A travers l’ASPAN, le Mexique s’est soumis aux directives du Commandement de l’Amérique du Nord (structure militaire conjointe sous direction états-unienne), une des fonctions de ses forces armées devenant de garantir la sécurité nationale des Etats-Unis face aux menaces du crime organisé et du terrorisme en Amérique Centrale et dans la Caraïbe. En conséquence, le système judiciaire mexicain a été réformé et une guerre a été lancée contre le narcotrafic, renforçant l’emprise sur la société de la police, des militaires et des paramilitaires.

Le Pacte pour le Mexique a été approuvé à travers un accord entre le PRI (Parti révolutionnaire institutionnel), actuellement au pouvoir, et le PAN (Parti d’action nationale), qui contrôlait le gouvernement précédent.

Ce pacte – qui reste à ratifier en deuxième lecture par les députés – liquiderait 76 ans de monopole d’Etat du gaz et du pétrole, en ouvrant ces secteurs aux capitaux étrangers et privés. Il changerait les règles du jeu dans les domaines des télécommunications, de l’éducation, de la fiscalité et de la finance, où un plein accès serait accordé aux Etats-Unis (et à d’autres puissances impérialistes, telle la France qui vient de signer 41 accords avec le Mexique, dont un pour équiper et entraîner sa gendarmerie).

Enrique Peña Nieto, qui n’a accédé à la présidence qu’avec 38 % des voix et ne dispose d’une majorité dans aucune des deux chambres du parlement, a dû payer un prix élevé pour son adoption. Le PAN a exigé – et obtenu – l’arrêt des investigations sur les 100 000 assassinats et 30 000 disparitions survenues sous la présidence de Felipe Calderón (2006-2012), avec le lancement de l’offensive militaire anti-narcos.

Encouragées par cette « amnistie », les forces de sécurité – une armée et une police corrompues et liées au narcotrafic – ont persisté dans leur spirale de violence incontrôlée. Depuis l’arrivée au pouvoir de Peña Nieto, il y a 14 mois, il y a eu 23 640 assassinats.

C’est alors que l’impensable s’est produit.

Face à l’assassinat de six personnes dont trois étudiants et à la disparition de 43 élèves-instituteurs de la ville d’Ayotzinapa, leurs parents, camarades et enseignants ont décidé que trop, c’était trop. Ils sont descendus dans la rue pour exiger l’apparition en vie des séquestrés, en rejetant toutes les tentatives de conciliation du gouvernement.

Et leur exemple a galvanisé la société mexicaine. Les étudiants, en révolte depuis 2011 contre une société d’exploitation et de racisme qui leur vole leur avenir, se sont une fois de plus mobilisés. Leur exemple a fait tâche d’huile. Les manifestations se sont succédé au Mexique et dans une série de pays. Le cas est arrivé jusqu’à l’ONU, qui l’a qualifié de « disparition forcée » et a exigé une enquête. Jen Psaki, porte-parole du Département d’Etat états-unien, a demandé à la société mexicaine de « garder son calme », oubliant que c’est son pays qui, afin de défendre sa sécurité intérieure, a imposé au Mexique cette « guerre » contre son propre peuple.

Si l’on ne peut savoir ce qu’il adviendra de ce mouvement, il est certain qu’Ayotzinapa a marqué un tournant. Les mobilisations de masse qui ont commencé sur l’exigence d’« apparition en vie » scandent maintenant « Peña démission ». Omar García, survivant de la tuerie, a lancé le 20 novembre un appel à construire un mouvement national contre l’Etat et pour un changement de société.

Les dirigeants impérialistes commencent à se demander si la démission de Peña Nieto ne serait pas la meilleure solution. Cela ne résoudrait aucun problème de fond pour le peuple mexicain, mais représenterait néanmoins un obstacle à la ratification finale du Pacte pour le Mexique, avec tout ce qu’il implique de restrictions à la souveraineté nationale du pays.

https://www.npa2009.org/actualite/trop-cest-trop-explosion-de-colere-au-mexique

00000000000000000000000

Mexique : “la police n’est pas infiltrée par la mafia, elle fait partie de la mafia”

Le 26 septembre dernier 43 étudiants ont été enlevés par des policiers et vraisemblablement tués par des narcotrafiquants dans l’Etat du Guerrero au Mexique. Jeudi 27 novembre onze corps décapités ont été retrouvés dans la même région, et cinq autres le 30 novembre. Le président Enrique Peña Nieto a décidé de dissoudre les polices municipales. Quels sont les ressorts de cette crise ?

Nous avons interrogé David Recondo, chercheur à Sciences Po, et auteur de “La démocratie mexicaine en terres indiennes” (éd. Karthala).

la suite: http://www.lesinrocks.com/2014/12/01/actualite/massacres-detudiants-au-mexique-niveau-critique-divorce-societe-letat-ete-atteint-11538681/

00000000000000000000000000000000000000000

México: Inician proceso contra alcalde de Iguala

Un juzgado federal inició un proceso penal contra José Luis Abarca, ex alcalde de Iguala, la localidad del estado de Guerrero donde en septiembre desaparecieron 43 estudiantes de magisterio.

El Consejo Federal de la Judicatura informó en un comunicado el sábado por la noche que los delitos de los que se acusa a Abarca son delincuencia organizada, el secuestro de siete personas y el homicidio de otra más.

La Procuraduría General de la República considera a Abarca el autor intelectual de las seis muertes y las 43 desapariciones que tuvieron lugar en Iguala el 26 de septiembre pero el proceso que se inicia ahora es por crímenes anteriores.

Abarca fue detenido el 4 de noviembre en un populoso barrio de la capital mexicana en compañía de su mujer María de los Ángeles Pineda, a la que también se vincula con el crimen organizado.

La captura ocurrió tras un mes de búsqueda y en una operación en la que las autoridades dijeron que no se disparó un solo tiro y que, por el momento, culminó con el reinado de terror de una pareja que manejaba una población del estado sureño de Guerrero como un feudo del narcotráfico.

Desde su captura, Abarca se encuentra en prisión. Actualmente está encarcelado en un penal de máxima seguridad en el Estado de México.

La fiscalía mexicana ha detenido a más de 70 personas relacionadas con los crímenes del 26 de septiembre, entre policías, funcionarios y miembros del grupo criminal Guerreros Unidos.

0000000000000000000000000000

Mexico Says Drug Gang Killed 43 Missing Students

Mexique: arrestation de Vicente Carrillo Fuentes, chef du cartel de la drogue de Juarez

Vicente Carrillo Fuentes, dirigeant du cartel de Juarez, était l’un des criminels parmi les plus recherchés

Vicente Carrillo Fuentes, dirigeant du cartel mexicain de la drogue de Juarez et criminel parmi les plus recherchés du pays, a été arrêté par la police, a annoncé jeudi la Commission nationale de Sécurité mexicaine.

Nous confirmons l’arrestation de Vicente Carrillo Fuentes par la police fédérale à Torreon, dans l’Etat de Coahuila (nord), a déclaré à l’AFP un porte-parole de la Commission.

Cette arrestation constitue une victoire pour le gouvernement du président Enrique Peña Nieto, alors que le pays est secoué par l’affaire de la disparition de 43 étudiants dans le sud du Mexique à la suite d’une attaque menée par des policiers locaux et des criminels d’un petit cartel régional.

Le Vice-roi, frère du légendaire Señor de los Cielos (Le Seigneur des cieux), fondateur du cartel de Juarez surnommé ainsi en raison de sa flotte d’avions privés, est né en 1962 et aurait subi des opérations de chirurgie esthétique, selon le département d’Etat des Etats-Unis, qui offraient cinq millions de dollars pour des informations menant à sa capture.

Le Mexique offrait lui 2,2 millions de dollars.

Après la mort de son frère Amado en 1997, lors d’une opération de chirurgie esthétique, Vicente a pris le contrôle de l’organisation.

Il a été l’un des acteurs de la violente guerre entre cartels responsable de la majorité des 80.000 morts qu’à compté le pays depuis le déploiement de l’armée contre le narcotrafic en 2006 par l’ancien président Felipe Calderon.

PGR/AFP« This handout sketch released by the Mexican Attorney General’s Office on July 4, 2005 portrays suspected Juarez drug cartel leader Vicente Carrillo Fuentes, whom authorites announced on October 9, 2014 was captured »PGR/AFP

Une source au parquet général mexicain a indiqué à l’AFP que Vicente Carrillo Fuentes se faisait très discret ces dernières années.

Son arrestation est importante parce qu’il est membre du crime organisé et pour ce que représente sa famille, a-t-on ajouté de même source.

Le président Peña Nieto compte déjà à son tableau de chasse Joaquin El Chapo Guzman, le trafiquant de drogue le plus recherché de la planète, arrêté en février, ainsi que Héctor Beltran Leyva, dirigeant du cartel du même nom, interpellé le 1er octobre.

En 2013, Miguel Angel Treviño, chef du cartel sanguinaire des Zetas, avait également été arrêté.

Le cartel de Juarez contrôle l’une des principales routes du trafic de drogue entre le Mexique et les Etats-Unis, par où transitent des cargaisons d’une valeur estimée à plusieurs milliards de dollars annuellement, d’après le département d’Etat américain.

Basé à Ciudad Juarez, ville frontalière avec le Texas, ce cartel a notamment eu de sanglants affrontements avec l’organisation rivale dite cartel de Sinaloa, dirigé par El Chapo.

Plus de 10.000 personnes ont été tuées à Ciudad Juarez au cours des huit dernières années, mais les meurtres ont diminué dernièrement.

Des analystes attribuent cette baisse à la victoire du cartel de Sinaloa sur celui de Juarez, les autorités à leur action sécuritaire.

(AFP)

source:http://www.i24news.tv/fr/actu/international/ameriques/46680-141010-mexico-arrests-juarez-drug-cartel-leader

000000000000000000000000000000

Mexican Mafia Associate Found Guilty, Case Related To Mexican Mafia Case Jay Leiderman is Defending

Avatar de Jay LeidermanJay Leiderman - Ventura's Best Defense Attorney

Mexican Mafia Associate Found Guilty
updated: Sep 15, 2014, 9:44 PM

By the Oxnard Police Department

INCIDENT: Leader of Oxnard Street Gang and Mexican Mafia Associate Found Guilty of Federal Drug and Gun Trafficking Charges
DATE/TIME: September 15, 2014 4:30 p.m.
LOCATION: United States Federal Court, City of Los Angeles

SUSPECT(S): Luis Manuel Tapia, 37 years old
PREPARED BY: Commander Eric S. Sonstegard, Investigative Services Bureau
(805) 385-7801, Eric.Sonstegard@oxnardpd.org
CONTACT PERSON AND CONTACT INFO:
Assistant United States Attorney Mack E. Jenkins, (213) 894-2091
Assistant United States Attorney Cameron L. Schroeder, (213) 894-0596

(OXNARD, Calif) – Earlier today, the Unites States Attorney’s Office (USAO) issued a press release detailing the conviction of Luis Manuel Tapia, 37 years old, identified as a leader of the Oxnard-based Colonia Chiques street gang. The Oxnard Police Department is extremely proud of the investigators that worked tireless hours to bring Tapia to justice. As stated in…

Voir l’article original 692 mots de plus