AERO-NARCOTRAFIC : des jets privés chargés de cocaïne voyagent du Brésil vers l’Europe

Les jets d’affaires sont dans le collimateur des autorités européennes après le démantèlement d’un réseau qui utilisait des avions privés pour faire passer de la cocaïne du Brésil au Portugal.

par KATYA BLESZYNSKA

Huit avions détenus par des sociétés opérant illégalement au Brésil ont été saisis lors d’une opération de police menée le 12 avril pour démanteler le réseau de contrebande, qui a été mis au jour après la saisie de deux avions privés, a rapporté le média brésilien O Globo.

En février, des agents de la police fédérale ont saisi une demi-tonne de cocaïne dissimulée dans un avion à l’aéroport international de Salvador, au Brésil, qui était destiné au Portugal. Les mécaniciens ont découvert la cocaïne – marquée de logos sportifs – après que le pilote eut signalé par radio à la tour de contrôle des problèmes techniques. Selon le journal portugais Correio da Manhã, l’avion appartenait à une compagnie charter.

Auparavant, en octobre 2020, les autorités de l’aéroport international de Lisbonne avaient découvert 175 kilogrammes de cocaïne à bord d’un jet d’affaires privé qui avait décollé de la ville brésilienne de Belo Horizonte. Trois personnes ont été arrêtées, selon le rapport d’O Globo.

Une source policière a déclaré à l’agence de presse Lusa que les autorités portugaises et brésiliennes avaient été alertées d’un potentiel trafic de cocaïne entre les deux pays via des jets privés, en raison de la diminution des vols commerciaux, a rapporté le média portugais Espresso.

Analyse criminelle InSight

Avec des agents portuaires européens en état d’alerte pour la cocaïne dans les cargaisons maritimes et des restrictions permanentes pour les voyages aériens commerciaux, les méthodes éprouvées de contrebande vers l’Europe depuis le Brésil ont été perturbées depuis le début de la pandémie. Mais le système de contrebande de cocaïne par avion privé montre que les trafiquants ont trouvé d’autres moyens d’atteindre les marchés lucratifs de l’Europe.

Au cours des cinq dernières années, le Brésil est devenu le principal point de transit de la cocaïne sud-américaine destinée à l’Europe. Le Portugal, quant à lui, est depuis longtemps un point de passage essentiel pour la cocaïne destinée à d’autres pays de la région.

Traditionnellement, la contrebande de drogue entre les deux pays a été facilitée par leurs grandes infrastructures portuaires. Toutefois, l’augmentation du nombre de saisies importantes de cocaïne dissimulée dans des cargaisons maritimes arrivant dans les principaux ports européens a conduit les groupes criminels organisés à explorer d’autres méthodes.

Les avions privés, malgré leur coût, sont devenus attrayants dans la contrebande transatlantique de drogue. En janvier 2018, les autorités d’un aéroport de Londres ont saisi 15 valises chargées de cocaïne et arrêté cinq passagers d’un jet privé qui avait décollé de Bogota. En 2019, un membre de l’armée de l’air brésilienne a fait passer près de 40 kilogrammes de cocaïne dans un avion militaire se rendant à Séville, en Espagne.

L’Afrique de l’Ouest a également servi de point de transit pour des jets transportant de la cocaïne sud-américaine vers l’Europe.

En 2009, un Boeing 727, qui aurait pu transporter jusqu’à 10 tonnes de cocaïne, s’est écrasé dans le désert au Mali. L’Office des Nations unies contre la drogue et le crime (ONUDC) a ensuite mis en garde contre les vols transatlantiques de drogue à destination de la région.

Les petits avions à réaction transportent de la cocaïne vers les États-Unis depuis les années 1970, et ils restent des véhicules de contrebande populaires dans la région. L’utilisation de jets privés pour les vols de drogue à destination de l’Amérique centrale et du Mexique a récemment augmenté. L’année dernière, la police guatémaltèque a mis sous séquestre au moins 15 jets, qui se déplacent plus rapidement que les avions à hélices légers généralement utilisés pour les vols de drogue et peuvent transporter davantage de cocaïne.

Des jets privés ont également transporté de la cocaïne et de l’argent de la drogue à travers les États-Unis, profitant d’aéroports plus petits avec moins de ressources de sécurité.
Un homme d’affaires californien a plaidé coupable en 2017 d’avoir utilisé des jets privés pour le trafic de milliards de dollars de drogue pour le compte du cartel mexicain de Sinaloa.

En plus d’avoir moins de sécurité en général, les aéroports qui reçoivent les jets privés évitent également d’interférer avec leur riche clientèle, ce qui les rend idéaux pour les trafiquants.

Les jets, cependant, sont des véhicules de contrebande coûteux, qui nécessitent souvent la complicité des pilotes. Dans le cas de la récente affaire au Brésil, les autorités affirment que plusieurs partenaires et exploitants d’avions étaient probablement impliqués.

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BRÉSIL 🇧🇷 (État du Paraná) : une demi tonne de cocaïne saisie à Umuarama par la police militaire

La ‘came’  a été chargée dans une usine fabricant des canapés dans la rue Egídio Pereira Jardim. Samedi après-midi, 4 personnes ont été arrêtées alors qu’elles utilisaient un camion Mercedes / 1118 pour transporter une cargaison de  cocaïne au milieu d’un chargement de canapés pour essayer de passer inaperçu .

Les personnes, C.S.S (30 ans), C.R.S (31 ans), C.S.S (34 ans) et C.R.S (44 ans), ont été conduites au commissariat de police civile d’Umuarama. Après pesée, la drogue totalisait 455,7 kg de cocaïne et 500 grammes de « skunk ».

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PORTUGAL 🇵🇹 (Narco-blanchiment – Coke en stock [CCCXXXIII]) : un gros tas d’euros à Lisbonne

Toutes ces  opérations de transfert de drogue rapportent beaucoup d’argent. Mais on a du mal à se rendre compte de ce que ça représente en tas de billets. Mais maintenant on le sait avec la découverte d’un tas énorme chez un trafiquant, et pas n’importe lequel car c’est lui l’organisateur principal du trafic brésilien vers l’Europe.

Depuis, il se fait passer pour mort, ce dont les policiers ne sont pas du tout persuadés…  En voilà un qui a essayé de détourner les effets mortels du Covid19 pour jouer au fantôme !

L’opération Cavok avait eu des conséquences ailleurs qu’au Brésil, on s’en serait douté avec un trafic international d’une telle ampleur. A Lisbonne, au Portugal, c’est un tas de billets impressionnants que les enquêteurs on trouvé devant eux. Le tas d’euros paraît sans fin en effet, empilé sur deux tables (cf ici à droite) où il tient à peine. « La police judiciaire portugaise a annoncé vendredi (le 27 novembre 2020) la saisie d’environ 12 millions d’euros de billets dans une maison de Lisbonne. Le montant, équivalent à plus de 76 millions de reais, a été trouvé lors d’une perquisition qui fait partie de la branche portugaise ‘Operation Enterprise’, un groupe de travail qui enquête sur un système international de trafic de drogue et de blanchiment d’argent depuis 2017. Selon la police portugaise, l’argent a été retrouvé dans plus de 10 valises dans une voiture à Lisbonne. La justice a également déterminé la saisie de deux maisons au Portugal, qui, ensemble, ont une valeur estimée à 2,5 millions d’euros (voir à la fin du rapport pour d’autres numéros de la task force). L’opération a arrêté 45 personnes depuis lundi, dont 38 rien qu’au Brésil. Au Portugal, où l’action s’appelle «Opération Camaleão», personne n’a été arrêté jusqu’à présent, selon les autorités locales. Avec l’opération, les enquêteurs internationaux estiment avoir démantelé un gang chargé de transporter 45 tonnes de cocaïne en Europe chaque année. Outre la police portugaise, des autorités d’autres pays comme la Belgique, l’Espagne, les Pays-Bas, la Roumanie et les Émirats arabes unis ont participé à l’action. La PF a rempli plus de 200 mandats dans le cadre d’une enquête contre le trafic de drogue. Le dispositif de blanchiment d’argent, toujours selon la PF, impliquait des multimillionnaires au Brésil et à l’étranger avec l’utilisation de plusieurs personnes interposées, appelées oranges, et des sociétés écrans, dans le but de donner une apparence légale au profit du trafic ». L’énorme tas d’argent, lui, appartenant à un trafiquant bien précis… et c’était l’aboutissement, en quelque sorte de l’opération commencée en 2019 au Brésil, et même deux ans auparavant.

Où l’on retrouve nos fameux camions brésiliens

A l’origine, il y a trois ans alors, un cargo au Brésil et un envoi de coke raté : « Le Service fédéral des impôts a déclaré que les enquêtes avaient commencé après une saisie en septembre 2017, lorsque 776 kilogrammes de cocaïne, qui étaient exportés via le port de Paranaguá vers le port d’Anvers, en Belgique, avaient été saisis. A partir de cette appréhension, toujours selon l’IRS, le PF a ouvert une enquête policière et les deux agences publiques ont agi de concert dans les enquêtes jusqu’à découvrir l’organisation criminelle ». A noter que le 19 mars 2020 on avait intercepté au même endroit 766 kg de cocaïne dissimulés dans un chargement de bois au départ pour le Havre (cf les deux photos ci-contre). Le 14 octobre 2019, c’était 1 300 kilos de coke qui avaient été interceptés dans le même port… décidément récidiviste.

A Paranagua la drogue arrivait par… camions, comme le montrait déjà ce rapport de 2014… une enquête qui avait été toute simple : elle avait analysé en effet les urines des camionneurs… « Soixante-deux conducteurs ont été inclus dans l’étude. Les analyses toxicologiques ont montré que 8,1% (intervalle de confiance à 95% [IC], 2,7 à 17,8%) des échantillons d’urine étaient positifs pour les drogues (4,8% pour la cocaïne, 1,6% pour l’amphétamine et 1,6% pour les deux); 8,1% ont déclaré avoir consommé de la drogue au cours des 30 jours précédents dans le questionnaire et un seul a été testé positif pour le médicament dans l’échantillon d’urine. Aucun échantillon n’était positif pour les cannabinoïdes. Au total, au moins 14,5% (IC à 95%, 6,9-25,8%) avaient consommé des drogues illicites au cours des 30 jours précédents sur la base d’auto-déclarations et de tests d’urine. Les conducteurs qui ont déclaré avoir été impliqués dans des accidents de la route l’année précédente ont été plus souvent testés positifs à la détection de drogues dans des échantillons biologiques (P <0,05). » Ici à droite la tonne découverte le 9 juillet 2018. Le 10 juin c’était 390 kilos de chlorhydrate de cocaïne, cachée dans un conteneur chargé de contreplaqué et à destination du port d’Anvers, encore une fois. Le lendemain, le 11, la coke était dissimulée dans le bras mécanique d’une pelle excaveuse qui devait également être envoyée en Belgique. Dans le même conteneur, un tracteur était également transporté. Il y en avait cette fois 881 kilos au total, qu’il a fallu extraire en découpant le fer de la structure avec des meules spéciales apportées par les pompiers !!! Ci-dessous un autre chargement de contreplaqué découvert en Itlalie (avec des trafiquants fans d’History Channel, visiblement (1) !):

L’organisateur principal  du trafic vivait à Marbella

En réalité la police portugaise cherchait autre chose, ou plutôt quelqu’un de précis. Le maître d’œuvre d’une bonne cinquantaine de cargaisons de plus d’une tonne de coke :  « le raid a été mené dans l’espoir de mettre fin au fugitif international, Sérgio Carvalho, 62 ans, soi-disant originaire du Surinam, alias Paul Wouter, un ancien major de la police militaire brésilienne, surnommé «le major», qui est le cerveau derrière un énorme transport de cocaïne qui a été saisi sur la côte galicienne de l’Espagne en 2017, pour lequel une peine de 13 ans de prison a été prononcée par la police espagnole, qui affirme que ses activités criminelles remontent à 1997, alors qu’il était apparemment toujours dans la police brésilienne. Carvalho-Wouters aurait «vécu comme un roi» dans la station balnéaire de luxe espagnole de Marbella, et récemment, des histoires circulaient selon lesquelles il était mort d’un coronavirus et avait été incinéré, une réclamation auprès des autorités n’achetant pas, comme il y en a eu aucune confirmation officielle de sa mort. Luís Neves, chef de la police de PJ, a déclaré que le transport n’était « qu’une petite partie de l’argent provenant du trafic », et qu’il est connu pour être un visiteur régulier à Lisbonne, où ses deux appartements de luxe, d’une valeur d’environ 2,5 millions d’euros, ont ont été confisqués, dans lesquels la police a trouvé « divers comptes bancaires et documents, qui permettront à la police d’avancer encore plus loin », le total cumulé jusqu’à présent récupéré lors des raids antérieurs contre Carvalho se chiffrant à 163 propriétés, 70 voitures, 37 avions et diverses cachettes de trésorerie en Belgique et au Brésil. » Sous le nom de Wouter, il se présentait comme responsable de plusieurs entreprises d’importation de fruits de mer au Maroc et à Dubaï.

Un homme très organisé et très puissant que cet ancien policier brésilien : « jusqu’à six cellules parfaitement équipées fonctionnent à son service, chacune avec une fonction spécifique. Ainsi, il dispose d’un groupe dédié au transport de drogue par bateau, d’un autre qui fournit des infrastructures aériennes (dans l’opération Enterprise plusieurs avions de grande capacité de fret ont été saisis) et jusqu’à trois organisations différentes pour expédier de la cocaïne cachée dans des conteneurs, avec deux ports de départ vers l’Europe: Natal (ici à gauche) et Paraguaná. Ces deux quais étaient les principaux, mais pas les seuls, utilisés par l’organisation. Les autorités judiciaires et policières de Pontevedra sont claires: « Il est plus puissant que n’importe lequel des trafiquants de drogue galiciens » En tant que portes d’entrée vers l’Europe, outre la Galice, le cartel de Carvalho a opéré en Espagne et au Portugal, également en Afrique, en Allemagne, en France, en Italie et même au Danemark, mais surtout il l’a fait via les deux ports ayant le plus de trafiquants de drogue au mètre carré au monde: Rotterdam et Anvers. Les deux sont pleins de taupes. La preuve en est que seuls six des 59 envois attribués au groupe ont été saisis dans les enclaves susmentionnées. La police fédérale, cependant, gère les preuves que 14 autres conteneurs contenant des milliers de kilos de cocaïne saisis à l’origine (au Brésil) étaient destinés à ces endroits. »

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BRÉSIL 🇧🇷 (État de São Paulo) : 9 tonnes de coke saisies par la police

La police a trouvé dans une ferme de Mogi Mirim un camion contenant 9 tonnes de cocaine  cachée dans un chargement de farine de soja.

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Les quatre pris en flagrant délit étaient à la propriété pour décharger les neuf tonnes de stupéfiants.

L’enquête a commencé à partir d’un cas survenu en décembre de l’année dernière, lorsqu’un avion appartenant à une société de Sorocaba a été saisi à l’aéroport de Catolé do Rocha, dans l’arrière-pays de Paraíba, et contenait 752 kilos de cocaïne.

L’opération s’appelait « Bandit » parce que l’avion utilisé pour exporter la drogue par le groupe criminel était un EMB-110 Bandeirante, connu dans certains pays sous le nom de Bandit.

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BRÉSIL 🇧🇷 (Porto Velho) : FAB (Force aérienne brésilienne) intercepte un avion avec une demi-tonne de cocaïneFAB interceptent un avion avec une demi-tonne de cocaïne

L’armée de l’air brésilienne (FAB) a intercepté et approché un avion chargé de 579 kg de cocaïne, dans la région de Porto Velho lors d’une action menée ce jeudi 8.


Les enquêtes du PF (La police fédérale) ont mis en évidence ce transport de drogue et rendu possible le rôle des FAB dans l’interception de l’avion, grâce à l’utilisation de chasseurs. Le pilote a tenté de s’échapper en atterrissant dans une zone de pâturage, mais les agents ont réussi à s’approcher de la zone d’atterrissage et à arrêter le suspect.

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BRÉSIL 🇧🇷 (Coke en stock – CCCXXIX) : des ‘jets’ au pays des magouilles politiques

Au Brésil il y a les trafiquants… et les politiques.  Certains font les deux, comme au Venezuela. Cette fois, on va s’intéresser à un bien étrange cadeau de Lula aux gros industriels, dissimulé sous l’aspect de la relance industrielle du pays : des prêts à taux très bas pour acheter des jets privés, plutôt brésiliens, ceux d’Embraer bien sûr. C’est fou ce qu’ils ont eu comme succès. Et c’est fou aussi comment Lula a voyagé des années en avion privé…

La clinique du Diable

D’autres moyens détournés ne sont pas loin des techniques chères aux trafiquants de drogue. La médecine non plus n’échappe pas à la voracité des voyous et des magouilleurs brésiliens : « l’opération de police civile qui enquête sur des écarts présumés de 50 millions de reais en fraude lors d’audits médicaux entre l’Institut d’assistance aux fonctionnaires de l’État de Goiás (Ipasgo) et l’Institut d’oncologie et d’hématologie de Goiano (Ingoh) a saisi un avion, des voitures de luxe, œuvres d’art et documents à 19 adresses à Goiânia, liées principalement à Ingoh. Au siège de l’institut, les agents ont collecté les médicaments et les dossiers médicaux des patients vus dans les cliniques de la chaîne. Les équipes de police ont également procédé à des mandats de perquisition et de saisie dans les maisons et appartements des dirigeants d’Ingoh et d’anciens dirigeants d’Ipasgo ».

Des tripatouillages informatiques laissaient les comptes clients abonder la clinquante même après l’arrêt des soins, des factures jusqu’à dix fois le montant des autres cliniques, tout était bon pour faire de l’argent. Y compris fourguer des traitements très onéreux inadéquats contre le cancer !

Les policiers étaient remontés jusqu’aux responsables grâce à leurs grosses voitures trop voyantes, comme les mafieux… et un avion : un Beechcraft Baron de 1999 immatriculé PT-OEV, saisi bien sûr lui aussi ! L’avion étant justement au nom de l‘hématologue Edmo Dias Pinheiro.

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Brésil : le torchon brûle entre l’armée et Jair Bolsonaro

Les chefs des trois branches de l’armée brésilienne (terre, mer, air) ont donc démissionné. Visiblement en raison de la démission du ministre de la Défense hier.

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BRÉSIL 🇧🇷 (Coke en stock – CCCXXVIII) : l’été dernier, deux raids fructueux

Le démantèlement du réseau du clan Rocha l’année 2019 (voir épisodes précédents) n’a pas arrêté, loin s’en faut, les vols de cocaïne dans le pays. Un pays immense dans lequel les petits avions circulent un peu comme les trains en Europe, avec des secteurs clés pour le trafic, comme celui des ports à l’Est, ou de la frontière avec le Paraguay qui demeure fort sensible grâce à l’héritage historique du pays de la contrebande en tous genres. L’été 2020, deux grosses opérations policières ont mis fin à deux réseaux importants, pour une trentaine d’avions au total et une infrastructure solide de démantelée, contenant notamment des camions citernes aux parois secrètes destinées à dissimuler la drogue. L’une à la frontière du Paraguay, l’autre sur la côte du côté de Récife et de Sao Paulo notamment.

L’Opération Cavok

Les brésiliens se réveillent au début du mois d’août avec un énième raid policier, déclenché cette fois par le 1er tribunal fédéral de Ponta Porã (Mato Grosso do Sul, ville-frontière dont le pendant au Paraguay s’appelle Pedro Juan Caballero et dans laquelle sévissent des gangs qui se tirent dessus en pleine ville à la mitrailleuse lourde, comme on l’a vu). Le raid fait main basse le 6 août sur pas moins de 23 petits avions circulant vers les pays voisins et en priorité le Paraguay, et les biens des narcotrafiquants, les habituelles voitures de luxe, des fazendas toutes neuves toutes situées dans l’État de Goiás, des saisies évaluées à environ 40 millions de reais au total. La frontière avec le Paraguay a été ciblée en priorité : l’enquête a également compté sur la collaboration du Centre intégré des opérations frontalières de Foz do Iguaçu, la quatrième plus grande ville de l’État du Paran, située à 600 km à l’ouest de la capitale de l’état, Curitiba, qui est reliée par un pont à sa voisine immédiate de Ciudad del Este, un haut lieu des trafics en tous genres, du Centre de recherche et d’enquête de Campo Grande, et de l’ANAC (pour les avions), et a bénéficié de l’assistance  de la Police nationale paraguayenne et du Ministère public du Paraguay. Bref, on a mis le paquet !

Des avions tous venus du Paraguay

Les mandats ont été émis par le 1er tribunal fédéral de Ponta Porã. Le choix du nom lui-même de l’opération est significatif : l’acronyme CAVOK (Ceiling and Visibility OK) est utilisé dans l’environnement aéronautique pour définir une situation dans laquelle il y a de bonnes conditions de toit et de visibilité, c’est-à-dire de bonnes conditions de vol.

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BRASIL 🇧🇷 (Paraná) : Polícia Civil apreende quase 700 quilos de cocaína em duas semanas

A Polícia Civil do Paraná (PCPR) apreendeu 681 quilos de cocaína pura em menos de duas semanas. A droga foi interceptada em duas ações, nas regiões Oeste e Norte do Estado. A atuação policial especializada gerou um prejuízo de aproximadamente R$ 56 milhões ao crime organizado.

Na terça-feira (6), a PCPR e a Receita Federal apreenderam 209 quilos de cocaína que estavam divididos em vários tabletes, escondidos em um fundo falso de um caminhão carregado com papéis reciclados.

Outra apreensão de 472 quilos de cocaína ocorreu no dia 26 de março, quando a PCPR, em uma ação em conjunto com a Polícia Rodoviária Federal

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BRÉSIL 🇧🇷 (Bolsonaro, évangélistes et prospecteurs): les trois plaies des indiens d’Amazonie

COKE EN STOCK (CCCXXVI)

Les indiens d’Amazonie sont les victimes de plusieurs choses en réalité : du trafic de cocaïne, eux aussi, car leurs terres sont convoitées pour y établir des pistes d’atterrissages clandestines, des chercheurs d’or et des agriculteurs qui déforestent tous deux à tour de bras, ces derniers pour replanter des aberrations agricoles comme les palmiers, en raison de la mode et de la vogue calamiteuse de l’huile de palme, des évangélistes inconscients du danger que représentent les contaminations, oubliant l’histoire des Mayas ou des Indiens d’Amérique du Nord, enfermés dans leur extrémisme religieux sourd et aveugle et… du gouvernement inepte de Bolsonaro qui n’écoute que les sirènes des grands fermiers racistes ou des industriels véreux…

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BRASIL 🇧🇷 (Aeroporto Internacional de São Paulo) : Receita Federal encontra 19kg de cocaína dentro de embalagens de bombons

Uma operação que aconteceu entre a noite da última segunda-feira (22) e a madrugada desta terça-feira (23) prendeu um brasileiro e um iraniano. A Polícia Federal e a Receita Federal encontraram 19 kg de cocaína em embalagens de bombom Ouro Branco no Aeroporto Internacional de São Paulo, em Guarulhos.

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BRÉSIL 🇧🇷 (justice militaire de Brasilia) : arrestation des complices du militaire qui a emmené de la cocaïne en Espagne dans dans l’avion de réserve du président Jair Bolsonaro

Brasilia, 18 mars (EFE)

Les autorités brésiliennes ont arrêté trois membres de l’armée de l’air brésilienne et une femme accusée de complicité avec le sergent de l’armée de l’air Manoel Silva Rodrigues arrêté en 2019 en Espagne avec une valise contenant 37 kilos de cocaïne qu’il transportait dans l’avion de réserve du président Jair Bolsonaro.

Il s’agit d’un lieutenant-colonel et de deux sergents de l’armée de l’air, ainsi que de l’épouse du sergent détenu en Espagne, a rapporté le ministère public militaire dans un communiqué. Les quatre détenus ce jeudi ont été accusés de liens avec le trafic international de drogue dans un processus dirigé par le juge fédéral Frederico Magno de Melo Veras, chef du deuxième audit du onzième district de la justice militaire de Brasilia.

Au moins à deux autres occasions, en avril 2019 et en juin 2019, le même sergent détenu en Espagne a transporté «des quantités considérables de stupéfiants vers Madrid et Séville».

Au moment de l’arrestation, Bolsonaro, capitaine de la réserve de l’armée, a exigé « une punition sévère » pour le sergent et a garanti que son gouvernement ne « tolérerait pas ce manque de respect » pour le pays. Il a également reconnu que l’incident avait «endommagé» l’image du Brésil et «brouillé» le nom des institutions, tout en soulignant que de tels événements n’étaient pas exclusifs à son pays, mais se produisaient partout dans le monde…

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BRÉSIL 🇧🇷 (Ponta Porã) : saisie de 250 kg de cocaïne cachés dans un camion chargé de matériaux de construction

La police fédérale (PF) a saisi lundi soir 250 kg de cocaïne cachés dans un camion chargé de matériaux de construction à Ponta Porã, dans la région sud de l’État.

Selon l’enquête, le chargement de coke était caché sur des palettes. Les policiers se sont rendus sur les lieux après avoir reçu le signalement  qu’un camion noir, avec la plaque d’immatriculation BR-463 serait chargé de cocaïne.

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BRÉSIL 🇧🇷 (Groupe spécial de sécurité aux frontières – Gefron-MT) : le bimoteur abandonné avait livré 450 kilos de cocaïne

Saisie, ce dimanche 14 mars 2021, dans la commune d’Arenápolis  située à 234 km de Cuiabá, d’un avion bimoteur chargé de 450 kilos de cocaïne. Personne n’a été arrêté.

La police militaire de Denise, à 206 km de Cuiabá à la suite d’une information s’est rendue dans une ferme de la municipalité voisine, Arenápolis, où elle est tombée sur un véhicule, dont les occupants ont réussi à s’échapper, abandonnant la voiture dans un champ de canne à sucre.

Sur les lieux, la police a retrouvé un bimoteur abandonné qui était vide. Cependant, lors des fouilles dans le champ de canne à sucre, 11 grands sacs de coke ont été trouvés.

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BRESIL 🇧🇷 (État de São Paulo): saisie de 3 tonnes 913 de marijuana

Un chauffeur de camion qui avait quitté Ponta Porã, à 323 kilomètres de Campo Grande, transportait 3 tonnes 913 de marijuana au milieu d’une cargaison de poulet. Il a été arrêté lundi après-midi , à Presidente Prudente, dans l’État de São Paulo.

La drogue a été trouvée dans des boîtes de poulet à l’intérieur d’un camion Iveco.  C’est le GPT (Groupe de patrouilles tactiques) du PRF sur l’autoroute Raposo Tavares. qui a contrôlé le camion qui  venait de la frontière et était destinée à la ville d’Araraquara (SP)

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BRASIL 🇧🇷: Receita localiza 1,7 tonelada de cocaína escondida em carga de tapioca no Porto de Santos, SP com destino ao Porto de Valência, na Espanha

Uma carga de tapioca com destino ao Porto de Valência, na Espanha, escondia 1.788 kg de cocaína no Porto de Santos, no litoral de São Paulo. Equipes de inspeção e vigilância da Receita Federal encontraram a droga nesta quinta-feira (25).

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BRÉSIL 🇧🇷 (Paraná): la police fédérale saisit 247,5 kg de cocaïne

La police fédérale a saisi 247 kg de cocaïne dans une plantation de soja à Santa Monica, une ville située dans la région de Maringá, à 467 km de Curitiba

Au moment de l’approche de la police, la drogue était stockée dans un hélicoptère.

Trois hommes étaient sur les lieux, le pilote présumé de l’avion et deux auxiliaires.
Tous ont été arrêtés en flagrant délit pour trafic international de drogue et organisation criminelle;
L’action s’est déroulée ce dimanche 21 dans la matinée.

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BRÉSIL 🇧🇷 (port de Recife): un catamaran en route pour l’Europe avec 2,2 tonnes de cocaïne a été intercepté à 270 kilomètres au large des côtes

Le voilier chargé de 2,2 tonnes de cocaïne qui a été intercepté par la marine à 270 kilomètres de la côte est arrivé mardi 16 au matin au port de Recife. Selon les forces armées, cinq personnes ont été arrêtées lors de l’opération, menée en partenariat avec des entités internationales de lutte contre le trafic de drogue (voir vidéo ci-dessus).

Des images exclusives de TV Globo ont montré que deux vedettes rapides et un navire ont escorté le bateau jusqu’à l’entrée du port.

Lundi, la marine avait estimé qu’il y avait 1,5 tonne de drogue, mais la police fédérale a pesé le matériel et a constaté qu’il y en avait 2,216 tonnes.

Après avoir débarqué, les cinq hommes arrêtés ont été envoyés à la surintendance de la police fédérale (PF) à Cais do Apolo, dans la région centrale de la capitale, pour témoigner. L’interrogatoire était sous la responsabilité de la déléguée de la police fédérale Adriana Vasconcelos, en charge des stupéfiants.

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BRÉSIL 🇧🇷 (cocaïne noire): les narcos changent la couleur de la coke et font passer les envois pour de la poudre d’açaï

Des stupéfiants modifiés sont en circulation depuis les années 80 en Amérique du Sud, mais les saisies sont rares; ce narcotique frelaté n’a pas d’odeur et échappe aux tests d’identification chimique.

Une commande d’açaï en poudre (L’açaï est une espèce de palmier provenant de l’Amérique du Sud, et notamment du Brésil) est arrivée dans la ville de Novo Hamburgo via la poste et, au lieu de fruits déshydratés, les colis contenaient un type de drogue rarement détecté au Brésil: la cocaïne noire.

Cette forme de stupéfiants est présente dans le trafic de drogue depuis les années 80 et, pendant cette période, elle est largement passée inaperçue des autorités.

Modifiée chimiquement, la cocaïne noire est de couleur foncée, n’a pas d’odeur, mais est généralement perçue par les chiens renifleurs alors qu’elle résiste au narcotest, un examen dans lequel un réactif est appliqué sur le produit suspect et il change de couleur s’il s’agit en fait d’un narcotique.

Ces caractéristiques font de la cocaïne noire un type de drogue considéré comme parfait pour l’exportation.

Selon la police, les stupéfiants ont été produits en Colombie, et le Colombien arrêté dans le cadre de l’opération Açaí a reçu 10 000 R $ pour chaque envoi reçu. Il est en état d’arrestation et son nom n’a pas été divulgué.

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BRÉSIL 🇧🇷 (État de Bahia): la police fédérale brésilienne a saisi 430 kilos de cocaïne destinés au port de Valencia en Espagne

La cargaison de drogue a été découverte mercredi dernier lors de l’inspection d’un envoi  de jus d’ananas au départ de la ville de Salvador, la capitale de l’état de Bahia.

Les agents anti-narcotiques de la police fédérale brésilienne ont pris en charge les enquêtes pour tenter d’identifier les responsables de l’envoi de cocaïne.

Ils ont également informé la police espagnole de la destination de la drogue, de l’importateur et de l’entreprise qui allait recevoir la marchandise.

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BRÉSIL 🇧🇷: 500 kg de cocaïne saisis dans un avion qui devait décoller pour le Portugal

La police fédérale brésilienne a saisi une demi-tonne de cocaïne cachée dans un avion privé qui, plan de vol déposé, avait déjà reçu l’autorisation de décoller de la ville de Salvador vers le Portugal.

L’appréhension n’a été possible que parce que le pilote de l’avion privé a fait savoir à la tour de contrôle que ses commandes de vol indiquaient une sorte de dysfonctionnement.

Les mécaniciens qui se sont rendus dans l’avion pour vérifier le problème ont découvert une partie de la drogue et l’ont alors signalé à la police fédérale.

« Avec le soutien d’experts fédéraux en matière criminelle et de chiens entraînés à détecter les drogues par la police civile, d’autres cachettes où le reste de la drogue a été trouvée ont été découverts dans l’avion« , a déclaré la police fédérale dans un communiqué publié aujourd’hui. Les pains de cocaïne  portaient les logos de grandes marques de sport.

Les trois membres d’équipage et les deux passagers de l’avion ont été entendus par la police fédérale à Salvador, mais la police brésilienne n’a pas précisé s’ils avaient été arrêtés.

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