BRÉSIL 🇧🇷 (État de Mato Grosso do Sul ): saisie de plus de 29 tonnes de marijuana

La cargaison de marijuana a été trouvée dans dans l’État de Mato Grosso do Sul, actuellement considéré comme la principale porte d’entrée de la drogue au Brésil. Cet État borde le Paraguay et la Bolivie.

L’opération a eu lieu au kilomètre 295 de la route fédérale BR-267, dans la municipalité de Rio Brilhantel par la police routière brésilienne. Les 29 270 kilogrammes de marijuana étaient cachés à l’intérieur d’un chargement de maïs que le conducteur du camion a déclaré devoir livrer dans l’État de São Paulo.

Le véhicule a été escorté dans une usine de céréales qui avait une structure capable de décharger, et après avoir enlevé le chargement de maïs, c’est alors que la cargaison de  marijuana a été découverte.

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CÔTE D’IVOIRE 🇨🇮 (Spaghetti connection au Brésil): tous les chemins de la coke mènent à Rome (ou plutôt à Reggio de Calabre)

Quand Sylvain Coué racontait une saisie de coke

Dernièrement nous nous sommes arrêtés en route du Brésil à la Côte d’Ivoire, suite à la parution d’un article retentissant au printemps dernier qui continue à faire des remous dans le pays, car il a clairement montré du doigt comme responsable du trafic de cocaïne dans le pays, un ministre bien en vue, pas moins. On y a découvert une nouvelle filière, en fait, surnommée très vite la « spaghetti connection » car elle était dirigée… par des italiens liés à l’inévitable mafia calabraise. Des italiens qui vont nous faire faire un tour en Afrique du Sud et en Croatie, comme quoi le trafic de coke nous fait beaucoup voyager. Avec au bout, hélas, la menace que toute cette coke serve à alimenter les réseaux terroristes du Sahel, tous plus mafieux les uns que les autres…

Pour nos deux journalistes , Nicholas Ibekwe (qui est nigérian d’origine, il est né dans le bidonville Maroko au sein d’une famille de onze enfants (1) et le belge Daan Bauwens, (2), la cocaïne, désormais, c’est sûr, a bien envahi toute la Côte d’Ivoire, depuis 2012  en commençant par la côte et les rejets intempestifs de la mer de ballots tombés des cargos les véhiculant. En commençant un article au titre un peu trop provocateur par une info douteuse ou mal documentée en fait : »Un matin, elle s’échouait sur la côte, on s’est littéralement fait submerger », dit Babacar, un grand rastafari qui supervise le chantier. « Un bateau d’Amérique du Sud se faisait poursuivre par un bateau de police et le capitaine n’a rien trouvé de mieux à faire que de jeter toute la marchandise par dessus bord. On trouvait des sacs en plastique remplis de coke sur toute la côte de l’Afrique de l’Ouest. Encore aujourd’hui, ça arrive. » Plusieurs personnes du village ont confirmé l’histoire de Babacar mais personne ne parvient à mettre une date dessus. Il se peut qu’il s’agisse des 6 tonnes qui ont été jetées dans l’océan par un bateau bélizien devant la côte marocaine en 1997. Il est fort possible qu’il s’agisse d’un de ces incidents non-signalés ». Seulement voilà : les courants  descendants des Canaries n’auraient pu que difficilement apporter en Côte d’Ivoire cette fameuse cargaison abandonnée par le Duanas et qui s’est répandue sur les plages, allant de Casablanca jusqu’au maximum à la ville de Safi qui est bien plus au Nord du pays également. (en Côte d’Ivoire, les plages du pays sont en effet aussi léchées par un fort courant inverse, d’Est en Ouest, qui s’appelle le courant de Benguela ) ! Bon, toujours est-il que des ballots, il y en a eu, et… beaucoup même. Mais provenant du Maroc c’est nettement moins sûr ! Dans son rapport « COCAINE TRAFFICKING IN WESTERN AFRICA » d’octobre  2007, l’UNDOC l’avait noté  : « selon les forces de l’ordre, la cocaïne est principalement expédiée vers l’Afrique de l’Ouest sur des bateaux de pêche et des cargos. La drogue est généralement dissimulé dans des zones de dissimulation construites spécialement à cet effet dans le cadre du bateau, comme un réservoir d’huile modifié. Ces zones de dissimulation rendent très difficile la détection du médicament sans intelligence spécifique quant à sa localisation. Des saisies de cocaïne ont également été effectuées sur des yachts privés plus petits ». En illustration la photo de l’interception du cargo «Master Endeavour» et les ballots de cocaïne retrouvés dans le châssis du navire par la Marine Nationale, prêts à être balancés à l’eau. « Les saisies effectuées en haute mer nécessitent de longs préparatifs et la perquisition ne peut être effectuée qu’après avoir reçu l’autorisation des autorités du pavillon du navire » y-ajoutait-on : les attraper n’est pas facile, dès qu’il s’agit de relais international, si on veut ne se mettre personne à dos… ci-dessous une saisie record en 2006 sur la côte du Ghana :

Le nom de baptême de la filière « spaghetti » 

Plus intéressante est la suite de leur enquête : « en septembre 2018, 1,2 tonne de cocaïne d’une valeur marchande de 250 millions d’euros a été interceptée dans le port de Santos, au Brésil , à destination d’Abidjan. La drogue était cachée dans des machines de construction lourdes (nota : on en trouvera 8 tonnes au final !!!). Le transport était organisé par la ‘Ndrangheta et la Camorra napolitaine.

 On doit donc y rencontrer Sylvain Coué, l’agent qui avait arrêté en pleine nuit dix-huit suspects de cette opération quelques semaines avant cet entretien (…) Couvert d’une casquette rouge, Sylvain Coué est un cinquantenaire plutôt affable. Il commande des expressos pour tout le monde et commence à raconter » : « J’avais reçu l’info de la police brésilienne qu’il y avait 1,2 tonnes en route pour Abidjan », dit-il à propos de l’opération, « J’avais reçu l’adresse du dépôt où les engins de construction allaient arriver et être démantelés. En même temps j’avais reçu l’info de la police italienne qu’un membre de la ‘Ndrangheta venait d’être envoyé ici. On l’a suivi dès son arrivée et il s’est dirigé directement vers le dépôt de démantèlement au port. La 1,2 tonne allait y être sortie des engins, emballée et envoyée dans des containers vers l’Italie ».

Le surnom des trafiquants inconnus a alors vite été trouvé : « Les propriétaires du dépôt n’appartenaient pas à la « Ndrangheta mais à la Camorra, la mafia napolitaine. Ils tenaient également la pizzeria « Regina Margherita » au centre d’Abidjan. « (ici à droite) « Tout se passait autour de ce restaurant et comme j’avais besoin d’un nom pour l’opération, je l’ai baptisée “The Spaghetti Connection”. Je pensais que ça ferait rire tout le monde. Pizza Connection, French Connection, Italian Connection, ils avaient tous été utilisés auparavant. Ce n’était certes pas un restaurant de spaghetti, mais bon. »  L’homme derrière la coke était en fait « Pépé » (ici à gauche) et c’était en fait le cuisinier de la pizzeria ! Il a été interpellé le 7 juin 2019 en compagnie de 5 compatriotes italiens, d’un franco-turc, et de 3 ivoiriens. « Ils tentaient de faire pénétrer sur le sol ivoirien plus d’une tonne de cocaïne en provenance du Brésil »  note le journal KOACI.

Le spaghetti, c’est universel; on le trouve partout !

A signaler que le procédé de la pelleteuse était classique (3), ils avait déjà été utilisé à plusieurs reprises auparavant comme j’avais pu aussi vous le dire ici. « Un procédé ancien, car en 2006 déjà, lors de l’arrestation puis l’extradition aux USA de Manuel Felipe Salazar-Espinoza, alias “Hoover« , alias encore « el rey de la cocaína », un des rois en effet du marché de la coke coincé par la DEA, on s’était aperçu qu’il avait abondamment utilisé ce procédé pour transborder sa cocaïne de Panama au Mexique, via d’énormes grues dans laquelle avait été dissimulé 1,3 tonne d’un coup (contenu étalé ici à gauche), un record pour l’époque. En 2011 encore, la police  espagnole avaient saisi idem une cargaison de pains de coke dissimulés dans l’embase d’une pelleteuse (ci-dessus à droite).

Un procédé classique, donc, de dissimulation, qui a été réemployé récemment, mais à l’île Maurice, l‘engin provenant cette fois de l’Afrique du Sud ! ! La drogue provenant là aussi au départ de façon surprenante du Brésil (importée par Scomat, une société sise à Pailles) ! Le bateau transporteur étant alors le cargo de type RORO Hoegh Antwerp (qui avait transporté aussi en même temps Mauricio, le premier tram du Metro Express, en venant d’Espagne). Le Brésil mène décidément à tout ! Remarquez, avec le flot d’avions chargés de coke que l’on vient d’étudier (cf ls épisodes précédents) et ceux à découvrir bientôt ici, ce n’est guère étonnant. Ce qui l’est davantage, cette fois, c’est le rôle de l’intermédiaire sud-africain et de l’arrivée également par l’Est du contient (où parvient plutôt l’héroïne afghane) !

A la Réunion aussi, même principe !

Étrange découverte, en effet que cette autre tractopelle brésilienne pleine de coke, qui a mené aussi à une autre affaire, celle de la découverte en juin de 140 kg de cannabis à La Réunion sur la côte Ouest de l’Afrique donc. C’est le journal ExpressMu qui a fait le lien,  qui est assez étonnant, ma foi :  « Retour sur la saisie de 140 kg de «zamal» (la »weed » locale en fait le Cannabis Sativa L ). « Le 1er juin, la police réunionnaise fait main basse sur 140 kg de cannabis à Sainte-Rose. Le skipper du bateau qui devait transporter la drogue vers Maurice a le temps de prendre la fuite et, quelques jours plus tard, l’embarcation est retrouvée à Flic-en-Flac. Plusieurs personnes avec des connexions avec des partis politiques sont interpellées. Les états-majors politiques démentent sur le champ. La police les soupçonne d’être des prête-noms. Mais deux mois plus tard, rien de nouveau n’a été trouvé et l’enquête est au point mort. Sunil Krishna Dowlut, Steve Nicolas Mariette et Damien Jean-Pierre, les trois propriétaires du bateau qui a servi à prendre la fuite pour rejoindre Maurice, ont été arrêtés début juin (nota : Sunil Krishna Dowlut, qui habite Pointe-aux-Canonniers, n’est autre que le fils de Sunil Dowlut, connu à Grand-Gaube dans la gestion de catamarans et surtout pour ses liens politiques). « L’ancien propriétaire du bateau avait aussi été appelé à donner sa version des faits. Après son interrogatoire, cet habitant du Nord avait été autorisé à partir. Cependant, un fait interpelle. Il aurait vendu le bateau pour la somme de reais (bésiliens)  500 000 (79 328 euros) alors qu’il en valait au moins quatre fois plus, selon des sources policières. Ce n’est pas la première fois que cet homme faisait parler de lui. En février, la presse avait fait état de son anniversaire qu’il avait célébré dans le Nord. Lors de la fête, de la drogue avait été mélangée à des amuse-bouches et plusieurs invités estimant qu’ils subissaient les effets d’une overdose avaient dû être transportés à l’hôpital (ici un  autre cas du même genre en Australie). Malgré cela, aucune enquête policière n’avait été initiée. De plus, il se trouve que l’homme en question ne serait pas totalement étranger au controversé couple Agliotti ».  En illustration ici, trois types de bateaux rapides rencontrés à Maurice où ils sont fort appréciés.  Des bateaux d’agrément pouvant devenir au besoin des speed-boats à coke !!!

Un riche couple d’origine italienne mis en cause

Pour mémoire ce n’est pas la première fois que ce couple richissime pourtant bien en vue se retrouvait dans la tourmente, en ayant pris récemment la poudre d’escampette du pays. « Pour rappel, le nom de Glenn Agliotti avait surgi au Parlement le mardi 16 juillet. Adrien Duval, lui-même habitant le Nord, comme ce dernier, avait demandé comment cet homme, condamné pour trafic de drogue en Afrique du Sud, avait eu, du Prime Minister’s Office, son permis de résidence à Maurice. Ce dernier a quitté le pays en compagnie de sa femme Lelani peu après la saisie de cocaïne, comme en faisait part l’express dans son édition du 27 juillet. Le couple Agliotti avait loué une maison à Cap-Malheureux appartenant à l’épouse de l’ancien propriétaire du bateau. Le bâtiment devait abriter la compagnie de Lelani Agliotti, « Style by Bella ». Cette compagnie, spécialisée dans la mode et le design, demeure largement méconnue dans le milieu local. D’ailleurs, le nom de la propriétaire de la maison figure sur les documents d’enregistrement de Style by Bella. « 

Un Agliotti qualifié par le même magazine carrément de… trafiquant, quant il avait voulu relancer la culture du tabac dans l’île :  « Pourquoi ce trafiquant de drogue s’intéresse-t-il à Maurice ? Depuis quelques semaines, dans les couloirs du ministère des Finances, le nom de Glenn Agliotti fait du bruit. Le Sud-Africain semblerait vouloir relancer d’industrie du tabac à Maurice. À l’Hôtel du gouvernement, l’on affirme n’avoir reçu aucune demande d’investissement. Glenn Agliotti, qui a été condamné en Afrique du Sud a, néanmoins, un occupation permit pour rester à Maurice. Ce permis est valide jusqu’en 2021. Dans les milieux concernés, l’on explique que ce permis ne lui a pas été octroyé comme à un investisseur (local). D’ailleurs, il n’habite pas sur le territoire mauricien ». « Sa dernière visite au pays remonte au mois dernier. Néanmoins, au ministère des Finances on laisse entendre que Glenn Agliotti serait en contact avec de hauts cadres de l’hôtel du gouvernement. Et ce, puisqu’il voudrait investir dans l’industrie du tabac. Le hic, cependant, est que Glenn Agliotti n’est pas net. Outre sa condamnation pour trafic de drogue en 2007, il a été impliqué dans le meurtre de l’homme d’affaires Brett Kebble, en Afrique du Sud. (en 2005). Les charges ont été abandonnées en 2010.  » Bref, notre « socialite » courant les salons et les soirées mondaines possédait un passé très sulfureux qu’il avait réussi, visiblement, à faire oublier à tout le monde !!!

Canaries versus Croatie

A noter que l’Afrique du Sud a déjà été cité en 2011 dans la série, en tant que relais entre la Colombie et la Serbie ou le Monténégro… y sévissait aussi le marchand d’armes David Topokh (et William Meaney !). Lire ceci aussi. La filière tout juste de faire reparler d’elle le 20 septembre, avec l’arrestation au large des Canaries  dans les eaux internationales, à quelque 163 km à l’ouest de l’île de La Palma d’un voilier battant pavillon croate, le « Majic” un bel Océanis 46 de 13,68 m, contenant une tonne de cocaïne. A son bord, « trois ressortissants croates. Ils font partie d’une « cellule » du « cartel balkanique spécialisé dans le trafic de drogue sur des voiliers et des yachts« , a indiqué la police dans un communiqué. Le bateau avait en fait l’objet d’un suivi : « dans le cadre de l’opération « Falkusa« , le voilier a été observé depuis son départ du port croate de Sibenik, début 2020. Au mois d’août, il s’était dirigé des îles Canaries vers le sud pour embarquer la cargaison. Plusieurs enquêtes de la Garde civile espagnole ont fait état ces derniers temps d’une « présence toujours plus consolidée » en Galice, dans le sud de la péninsule et sur les îles Canaries, de membres des bandes criminelles de l’Albanie, du Monténégro, de la Croatie et de la Bosnie, « responsables de nombre des importations de cocaïne en Europe » Les fameux galiciens, j’en ai aussi déjà parlé ici. On remarque que, fait inhabituel, le voilier était venu chercher la drogue aux Canaries, où elle avait donc été apportée d’abord. Par voie maritime.. ou aérienne ? On ne sait. Les trafiquants auraient eu en réalité d’autres projets « plus classiques » au départ : « en raison de la pandémie mondiale de COVID-19, l’équipage du «Majic» a été soumis à plusieurs contrôles et inspections sanitaires dans différents ports des Caraïbes », selon la police espagnole. Cela a gâché leurs projets de chargement de drogue, de sorte que le bateau a navigué vers les îles Canaries et a descendu la côte ouest-africaine, où des groupes criminels locaux ont chargé le navire de paquets de cocaïne alors qu’il se trouvait dans les eaux internationales. » Ce qui nous donnerait un chargement vers le Sahara Occidental, voire la Mauritanie… ou le Sénégal !

Tous les chemins de la coke mènent à Rome (ou plutôt à Reggio de Calabre)

L’un des intérêts de l’enquête explosive repose sur un cliché étonnant : celui de policiers italiens munis de simples pelles en train de dévaster un jardin de Reggio de Calabre, tout à la pointe de la botte italienne. « fin mars, le chef de la mafia Rocco Molè (25 ans) s’est fait coincer lorsque la brigade des stup italienne a trouvé une demi-tonne de cocaïne à Reggio de Calabre, en campagne. Une partie était cachée dans des granges et une autre était enterrée à un mètre sous terre. Le Clan Molè est l’une des branches les plus puissantes de la ‘Ndrangheta, de la mafia calabraise et l’une des organisations criminelles les plus élaborées du monde. Mais alors que presque toute l’Italie était immobilisée à cause de la pandémie, la ‘Ndrangheta ne savait plus comment répandre la cocaïne à travers l’Europe et des erreurs ont été commises. »

Le clan Molé est surtout connu pour le dénommé… « Mommo » (avec deux « M »,aucun lien avec Ghostofmomo, rassurez-vous), chef de la ‘Ndrangheta de Calabre qui purge actuellement plusieurs peines de prison  à perpétuité. C’est le fils et l’héritier d’Antonio Molè, le chef historique de ‘Ndrangheta de la région de Gioia Tauro. « Le clan a au moins cent ans d’histoire », selon Mommo Molè dans une conversation faite sous écoute. « Les frères Molè, Girolamo, Domenico et Rocco (celui du jour donc) ont repris les rênes du clan de leur père ». « Le clan Molè était allié à leurs proches des Piromalli ‘ndrina , également de Gioia Tauro. On les appelle souvent une seule organisation, le clan Piromalli-Molè. Ils ont une emprise de fer sur de nombreuses activités économiques de la région, en particulier sur le port maritime de Gioia Tauro, le plus grand terminal à conteneurs de la Méditerranée ». Voilà aussi qui nous mène au trafic d’armes, donc !!! Et à l’affaire de l’Otterloo, et a Century Arms, encore une fois !  « La famille Molè est le bras militaire du clan Piromalli », selon Francesco Forgione, ancien président de la Commission Antimafia du Parlement italien. Au sein de l’organisation Piromalli, le clan Molè est responsable du trafic de drogue et gère les relations avec les succursales de ‘Ndrangheta dans le centre et le nord de l’Italie ainsi qu’avec les cartels de la drogue colombiens« … on y revient donc !

Des trafiquants qui voyaient grand

L’Afrique du Sud, devenue un autre refuge pour trafiquants : c’est là en effet que l’on a retrouvé le cubain Nelson Yester-Garrido, recherché aux Etats-Unis pour avoir tenté d’acheter un sous-marin de l’époque soviétique (ici il pose devant) permettant de faire entrer des quantités industrielles de cocaïne sur la côte ouest des Etats-Unis et au Canada. AvecJuan Almeida, Andrew Cassara, et Wade Jones, Jr.  Il s’était enfui en 1997 en Afrique du Sud où il a été arrêté en 2010 pour trafic de drogue (mais les charges contre lui ont été vite annulées pour vice de procédure). Arrêté au final en Italie, Garrido a été extradé aux USA en 2019. En août 2020 en Floride il a plaidé coupable et risque désormais 40 ans de prison (le jugement final est annoncé pour la fin de l’année).

A défaut, on l’a vu, c’est une semi-submersible artisanal e plus de 10 mètres de long qui réussira une traversée que l’on suppose éprouvant pour son équipage en novembre 2019 en se faisant prendre à Cangas en Galice, près de la frontière portugaise, avec plus de 3 tonnes de coke à bord (pour 100 millions d’euros). A bord, surprise, trois équatoriens ! Mais il aurait démarré son long périple de l’Amazonie, à Manaus… au Brésil (située à 1,380 km  de la mer) l!!!

 

Mieux encore : lors d’une conversation enregistrée par un agent infiltré du FBI au sujet de l’accord pour le sous-marin de patrouille diesel de classe Tango révélée devant le tribunal fédéral de Fort Lauderdale, le dénommé Leonid « Tarzan » Fainberg également connu sous le nom de Ludwig Lyosha Fainberg, un immigrant ukrainien dont la famille avait fui en Israël pour éviter l’antisémitisme soviétique, propriétaire à Miami du restaurant « russe » Babushka, s’est vanté que lui-même et Juan Almeida avaient vendu plusieurs hélicoptères militaires soviétiques ukrainiens Mil MI-8 d’un million de dollars au cartel de Cali, avant même de proposer le sous-marin !!! En janvier 2017, Almeida a été accusée au niveau fédéral par la Drug Enforcement Administration de « complot en vue de posséder des stupéfiants dans l’intention de les distribuer ». Il a été condamné à purger six ans dans une prison fédérale. En ce moment encore, on peut acheter via le net un MIL-MI8 hongrois d’occasion « fully functional, » pour 180 000 euros seulement affichant 3647 h de vol. On en ignore l’état général… mais pour ce tarif on bénéficie d’un gros réservoir supplémentaire en soute et même de ses paniers à roquettes (ici à droite) ! Avis aux trafiquants !

Le coup du remorqueur 

Revenons sur l’autre côte de l’Afrique, côté Est. J‘avais aussi expliqué en mars dernier ici le rôle des traversées atlantiques des gros chargements par voiliers, mais aussi par d’autres moyens de transport maritime, parfois inattendus  : « selon des sources proches de l’enquête, le dispositif de police s’est accéléré en octobre après la saisie en haute mer de 3 800 kilos de cocaïne dissimulés dans le Thoran, un remorqueur arborant le drapeau de la Barbade.  C’était l’opération Briol, coordonnée par le juge du tribunal national Fernando Andreu. Les enquêtes ouvertes visant à trouver l’organisme responsable de l’envoi de ces 165 balles de drogue et de leur réception en Espagne ont conduit à Sito Miñanco (un trafiquant notoire). »

Le remorqueur Thoran décrit ici, battant pavillon des Comores, avait été, intercepté le 7 octobre 2017, entre le Portugal et les îles Canaries, avec 3,8 tonnes de coke à bord.  Je vous avais rappelé son saisissant trajet:

Pour nos deux enquêteurs, l’accumulation de paquets en bord de mer et l’épisode de la pizzeria indiquaient qu’il était temps pour la Police d’intervenir. « Le 6 juin, les forces de l’ordre sont entrées en action » nous raconte Sylvain Coué. « Nous avions 18 équipes pour un nombre égale de cibles », raconte Sylvain, « il était six heures du matin et on les a toutes sorties du lit et placées sous arrestation. Tout le monde se trouvait à Abidjan, à l’exception d’un Italien qu’on a arrêté à la frontière du Liberia. » Dans les domiciles des suspects, on a retrouvé des Uzis, des armes automatiques, 100 000 dollars en cash, des voitures de luxe et un nombre impressionnant de montres de luxe. « L’attirail classique du bon maffioso, quoi », commente Sylvain. Des 18 suspects, seulement cinq pouvaient être retenus grâce aux preuves suffisantes. Il s’agit de quatre Italiens et d’une Ivoirienne ». « L’autoroute 10 » décrite partout la voici en effet :

Et la drogue qui continuait d’arriver, via ce trajet, notamment par voiliers : « retour sur la Highway 10, la route de la cocaïne qui lie l’Amérique du Sud à l’Europe via l’Afrique de l’Ouest ».

« Le 3 février dernier, à six heures et demie du soir, la marine ivoirienne intercepte une pirogue en bois avec pour équipage, cinq personnes et 411 kilos de cocaïne. Quatre jours plus tôt, la marine avait déjà repéré un voilier espagnol qui avait rendez-vous avec la pirogue, à 250 kilomètres au large de la Côte d’Ivoire. La cocaïne était conditionnée dans des emballages avec l’étiquette « Pacena Black », une bière bolivienne.  Ça ou LV, pour le nom de Louis Vitton (ci-dessus à droite) ! Le (grand) voilier mère est ici à gauche arraisonné à 41 km des côtes au large de San-Pedro. Il s’était alors déjà délesté dans les barques parties du rivage des balles de coke. Mais on en retrouvera des traces à son bord. Ce sont en fait ces frêles embarcations, qui, en chavirant au large, disséminaient les ballots remplis de pains de coke….

Au bout, le danger d’approvisionner le terrorisme 

Drogue et armes ont toujours fait bon ménage. Aussi c’est sans surprise que l’on relie ce commerce florissant à l’explosion des groupes terroristes au Sahel, déguisés en islamistes fondamentaux. Le 2 mai 2013, l’Indépendent nous avait prévenu  (et Reuters aussi) – l »ONU estime qu’environ 18 tonnes de cocaïne, d’une valeur marchande estimée à 1,25 milliard de dollars (800 millions de livres sterling), traversent l’Afrique de l’Ouest chaque année – près de 50% de toute la cocaïne non destinée aux États-Unis. La plupart proviennent de la Colombie, du Pérou et de la Bolivie et se rendent en Afrique de l’Ouest sur des jets privés, des bateaux de pêche et des cargos le long de la fameuse «route 10» – la route la plus courte entre les continents le long du 10e parallèle de latitude. Aujourd’hui, le rôle des islamistes liés à Al-Qaida – qui contrôlaient le nord du Mali depuis le début de 2012 jusqu’à ce qu’ils aient été évincés par les troupes françaises et africaines cette année – alimente les craintes quant au potentiel du trafic de drogue de déstabiliser la région ». On ne saurait mieux dire: l’autoroute 10 est à la fois maritime et aérienne !!!

«Il existe des preuves tangibles du lien entre Al-Qaida et le trafic de cocaïne au Sahara», a déclaré le Dr Kwesi Aning, directeur des affaires académiques et de la recherche au centre international de formation au maintien de la paix Kofi Annan au Ghana. «Au début, le commerce était principalement dominé par les Touaregs et les intermédiaires qui guidaient les trafiquants vers des décharges d’eau et de carburant dans le désert. Mais après qu’Al-Qaida s’est impliquée il y a environ 10 ans, nous avons vu une augmentation massive des quantités de cocaïne impliquées. Ils avaient les réseaux et ils avaient le savoir-faire logistique. Les experts disent que le manque d’application de la loi au Sahara a permis à l’islamisme et au commerce de la cocaïne de prospérer, avec de vastes frontières désertiques inhospitalières et montagneuses presque impossibles à contrôler. Beaucoup au Mali accusent également les régimes successifs du président désormais évincé Amadou Toumani Touré d’être profondément complice du commerce ».

« L’anarchie de la région a été mise en cause pour l’incident de 2009 «Air Cocaine», lorsqu’un Boeing 727 qui aurait transporté jusqu’à 10 tonnes de cocaïne a été retrouvé incendié dans le désert malien. En 2010, un commissaire de police malien a été condamné pour tentative de construction d’une piste d’atterrissage dans le désert pour de futurs atterrissages. Et la même année, la Serious Organized Crime Agency du Royaume-Uni a rapporté qu’un avion du Venezuela avait atterri au Mali et que sa cargaison était conduite par des véhicules 4×4 à Tombouctou avant que les autorités ne perdent la trace du convoi ». Nous y revoici, donc, à ce fameux « Boeing du désert » ! Celui-ci, c’est à noter, avait pris une route Dakar-Fortaleza ou Recife -Panama-Maracaibo et retour (ici il est vu à Tenerife le 31 octobre 2006).

Ce terrorisme se nourrit donc des revenus du trafic de cocaïne en Afrique de l’Ouest. C’est ce que nous avions pressenti dès la découverte en 2010 du Boeing calciné de Tarkint, dont le propriétaire français s’est reconverti déjà deux fois et dans deux pays différents. Ce que cette enquête a ignoré, hélas, et ce sur quoi nous allons revenir demain, car cela interfère avec le texte de nos deux journalistes, comme on va le voir, pour un ultime volet avant de retrouver le Brésil… et ces avions remplis de cocaïne !

Nota : on prend note de la découvert le 2 octobre d‘un container charge de 557 kg de coke répartis dans sacs, dans le port de Cotonou, au Bénin, à destination d’Anvers, dissimulés dans une livraison de cajou. 

(1) Ce n’est pas un perdreau de l’année côté enquêtes: « ce natif de Maroko entame sa carrière journalistique en 2008 avec le journal Next. Nicolas Ibekwe est lauréat de plusieurs prix et distinctions dans les reportages d’investigation. En effet, en 2009, il a remporté le prix d’investigation, Wole Soyinka de la catégorie en ligne avec un reportage sur l’histoire de la prolifération des armées engagées dans la région en difficulté Niger-Delta du Nigéria. Il a également reçu le prestigieux prix CNN des journalistes africains au cours de la même année. Une année plus tard, en 2010, il reçoit le deuxième du prix Wole Soyinka pour les journalistes d’investigation. Il fût finaliste du plus grand prix décerné aux journalistes d’investigation en Afrique, Forum des journalistes d’investigation africains (FAIR), en 2010 et 2011 ».

(2) « Quant à Daan Bauwens, c’est un journaliste d’investigation de nationalité belge, basé en Belgique. Titulaire d’une maîtrise en psychologie, il travaille pour plusieurs médias internationaux. Notamment, Vice, De Morgen, De Standaard, Knack, MO et l’agence de presse internationale Inter Press Service. En tant que correspondant, il a travaillé en Israël, en Turquie, au Maroc et au Japon. En 2019, il réalise son premier documentaire sur la psyché et la sorcellerie en Ouganda. Daan combine le journalisme narratif et anthropologique dans des articles de journaux et en prose. Ce qui lui a valu le prix Fullbright pour le journalisme narratif et la recherche sur le dialogue interculturel à New York en 2015 et en 2016. Depuis 2008, ses recherches se focalisent sur l’influence de la culture, sur la communication interpersonnelle et interculturelle. Les sujets de recherches et publications de Daan Bauwens prennent en compte l’état d’esprit israélien et la culture des jeunes. En 2014, il a été bénéficiaire de la subvention Fulbright pour des recherches et une série de publications sur les effets profonds de la diversité culturelle et de la diversité sur la culture urbaine de Manhattan et de Brooklyn ». On peut penser que le style d’écriture à fort ton de « branchitude » est de lui, hélas. Sa réponse au ministère mis en cause semble bien meilleure que son article. La façon dont on cherche à le discréditer, est-elle particulièrement odieuse. Ceux qui ont écrit ce torchon-là à son encontre, s’ils l’ont fait de la sorte, accréditent plutôt ses dires qu’autre chose, par leur violence incroyable et leurs suppositions même pas voilées (sa maison, « achetée récemment », etc…). Des attaques personnelles du plus pur style… mafieux ! Le stade suivant devant être les menaces physiques, à ce stade avancé de délation !!! On peut craindre pour lui, à ce rythme.

 

(3) tellement qu’on le retrouve partout : le 18 juillet 1019 c’est en Australie qu’une pelleteuse Caterpillar est découverte avec dans son bras mécanique 384 kilos de cocaïne. Elle provenait elle aussi d’Afrique du Sud !

Documents :

Cliquer pour accéder à West_Africa_TOC_COCAINE.pdf

la liste des saisies en mer en 2006 :

source

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CÔTE D’IVOIRE 🇨🇮 (Spaghetti connection). 4 Italiens condamnés à 20 ans de prison, la policière ivoirienne reconnue non coupable

La sentence est tombée dans la nuit. Poursuivis pour « Association de malfaiteurs, trafic international de stupéfiants, ou substances psychotropes (cocaïnes), blanchiment de capitaux, détention illégale d’arme à feu et de munitions de première catégorie », les 4 Italiens et leur complice ivoirienne ont été condamnés par le Tribunal de première instance du Plateau, après plusieurs heures de débats, comme constaté sur place par KOACI.

Angelo Ardolina, Antonio Cuomo, Vincenzo Giuliano, Giuseppe Ramaglia reconnus coupables des faits qui leurs sont reprochés, ont écopé chacun de 20 ans de prison et devront payer une amende de 100 millions de FCFA. Et déclare la fonctionnaire de police non coupable. C’est le verdict prononcé par le Président du tribunal à 22 heures 05, levant ainsi l’audience.

Ceux qui ne sont pas satisfaits peuvent faire appel s’ils estiment nécessaires.

Le parquet a dans son réquisitoire annoncé que la quantité de drogue saisie par la police brésilienne est de 1185 Kg et sa valeur marchande est de plus d’un milliard de FCFA. Il a ajouté que les enquêtes ont duré un an et les perquisitions aux domiciles des Italiens, ont permis de mettre la main sur 7 armes dont des fusils mitrailleuses.

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BRÉSIL 🇧🇷 : la cargaison de 501 kilos cocaïne était planquée au milieu d’un chargement de 25 tonnes de farine de blé de

Un chargement de cocaïne pure a été saisi lundi soir à la frontière entre le Mato Grosso do Sul et le Paraguay 🇵🇾.

La drogue était cachée dans des sacs de farine de blé transportés dans une remorque interceptée par la police fédérale des autoroutes au poste de police PRF à Dourados.

La saisie a eu lieu dans la municipalité d’Amambai. L’ensemble routier se dirigeait vers Londrina dans l’Etat de Paraná, mais les policiers  estiment que la destination finale était l’Europe en raison du symbole trouvé sur les tablettes.

Les cargaisons de cocaïne en provenance du Paraguay ont considérablement augmenté ces dernières années en raison de l’action des factions criminelles brésiliennes sur la frontière.

La cocaïne vient de Bolivie, du Pérou et de Colombie et à la frontière, elle est cachée dans des véhicules allant au Brésil, passant par le Mato Grosso do Sul. La stratégie la plus utilisée est de cacher la coke dans des camions de transport de céréales.

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BRÉSIL 🇧🇷 (port de Santos): les douaniers ont trouvé 460 kg de cocaïne dans une cargaison en route pour le port de Tanger Med

La saisie de la drogue a été effectuée par les équipes des douanes, qui ont trouvé la drogue dans des sacs de haricots carioca au port de Santos mercredi 20 janvier 2021.

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BRÉSIL 🇧🇷 (Porto de Santos): les douaniers ont saisi 853 kilos de coke en partance pour Rotterdam

Les 853 kg de cocaïne étaient cachés dans une cargaison de protéines de soja concentrées, à destination du port de Rotterdam, aux Pays-Bas.

Selon les douaniers, lors de l’inspection de la cargaison, le chien de la douane de Santos a signalé positivement la présence de drogue.

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PAYS-BAS 🇳🇱 (Rotterdam): les douaniers bataves interceptent 740 kilos de cocaïne

Lors d’un contrôle dans le port de Rotterdam, les douaniers bataves ont intercepté hier soir un lot de 740 kilos de cocaïne.

Le conteneur arrivait  du Brésil

Derrière les portes du conteneur, les douaniers ont trouvé 25 sacs contenant la cocaïne.

Les paquets de coke avaient été cachés dans un conteneur chargé de big bags contenant un concentré de soja (X-Soy 600).

Le conteneur était destiné à une personne d’Oosterhout sans doute étrangère à cette affaire.

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BRASIL 🇧🇷 (Porto de Santos): equipes da Alfândega da Receita Federal interceptaram 670 kg de cocaína em carga de goiabada para Bélgica

Na primeira apreensão de drogas no Porto de Santos, no litoral paulista, em 2021, equipes da Alfândega da Receita Federal interceptaram 670 quilos de cocaína escondidos em uma carga de goiabada. A droga, que seria embarcada para a Antuérpia, na Bélgica, foi entregue à Polícia Federal para a continuidade das investigações.

Segundo informações da Receita Federal, a apreensão foi feita na tarde de segunda-feira (4). 

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BRASIL 🇧🇷 (Porto de Santos, no litoral de São Paulo): A Receita Federal apreendeu 2.932 kg de cocaína na manhã desta 3ª feira

A droga estava escondida em uma carga de bobinas de alumínio, que seria levada para a Holanda, conforme os documentos obtidos pelos fiscais.

Ninguém foi preso.

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BRÉSIL 🇧🇷 (Port de Santos) : les douaniers brésiliens ont intercepté 670 kilos de cocaïne dans une cargaison de café destinée à l’Italie

Les douaniers ont localisé 670 kg de cocaïne dans une cargaison de grains de café dans le port de Santos, sur la côte de São Paulo, ce mardi 15 décembre 2020. L’envoi était destiné au port de Gioia Tauro, en Italie.

Les douaniers de Santos ont effectué des actions de routine lorsqu’ils ont localisé la cocaïne cachée dans une cargaison de café destinée à l’exportation.

La cargaison a été sélectionnée pour vérification en utilisant des critères objectifs d’analyse des risques, y compris une inspection non intrusive par balayage d’images.

Lors de l’inspection, le chien renifleur du Federal Revenue Service a signalé positivement la présence de drogues.

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BRÉSIL 🇧🇷 (Paraíba): saisie de 750 kg de cocaïne transportés par avion

Un groupe de quatre hommes a été arrêté en flagrant délit avec un chargement de 752 kilos de cocaïne transporté dans un avion, en début d’après-midi du mercredi 9 décembre, à Catolé do Rocha, commune du Sertão da Paraíba.

La cargaison de cocaïne était dans des boîtes en carton. Après une perquisition, un pilote, un copilote et deux autres suspects qui se trouvaient dans l’avion ont été arrêtés.

La saisie a été effectuée par le 12e bataillon et la 6e compagnie du bataillon d’opérations spéciales (BOPE) de la police militaire de Paraíba. L’avion provenait de Bahia.

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BRASIL 🇧🇷 (Policía Federal): confiscan en suburbio de Rio de Janeiro 2,5 toneladas de cocaína

La policía decomisó la madrugada del miércoles casi 2.5 toneladas de cocaína en la región metropolitana de Rio de Janeiro, en una de las mayores aprehensiones de droga de Brasil.

En total, fueron aprehendidas « 2,466 toneladas » de clorhidrato de cocaína, « la forma más pura y valiosa de la droga », indicó la PF en un comunicado.

Dos personas fueron detenidas en la operación, en la localidad de Duque de Caxias, en el suburbio de Rio situado en la violenta región conocida como Baixada Fluminense, precisó la institución.

« La PF obtuvo informaciones de que una organización criminal estaba usando un galpón para almacenar el estupefaciente » y la investigación « identificó movimientos sospechosos de vehículos en el lugar », agregó el comunicado, acompañado por fotos en los que se ve centenas de « ladrillos » del producto decomisado.

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BRÉSIL 🇧🇷: 45 personnes ont été arrêtées dans le cadre d’une opération internationale contre un réseau criminel qui a envoyé des tonnes de cocaïne du Brésil vers l’Europe

Plus de 52 tonnes de cocaïne ont été saisies par les forces de l’ordre tout au long de cette enquête, menée sur trois continents, a rapporté Europol dans un communiqué.

Quelque 1 000 policiers ont participé à quelque 180 perquisitions à domicile dans différents pays, qui ont abouti à l’arrestation de 45 personnes: 38 au Brésil, quatre en Belgique, deux aux Émirats arabes unis et une en Espagne.

« L’enquête a révélé que ce réseau de trafic de drogue était responsable de l’importation annuelle d’au moins 45 tonnes de cocaïne dans les principaux ports maritimes européens », a déclaré Europol, qui a coordonné l’opération.

La police a également saisi des véhicules de luxe, des avions et des maisons, principalement au Brésil et en Espagne, ainsi que quelque 12 millions d’euros (environ 15 millions de dollars) en espèces au Portugal, a indiqué l’agence de police basée à La Haye.

Selon Europol, le réseau criminel avait des contacts avec des cartels de la drogue au Brésil et dans d’autres pays d’Amérique du Sud, qui étaient en charge de la préparation et de l’expédition de cocaïne, transportée en Europe par conteneurs maritimes.

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BRÉSIL 🇧🇷 (Paraná): saisie d’un hélicoptère avec 430 kilos de cocaïne

Une action de la police fédérale, de la police civile, de la police militaire et de la maison militaire a abouti à la saisie d’un hélicoptère contenant 430 kilos de cocaïne, en plus de l’arrestation de trois personnes impliquées dans le transport de la drogue dans le nord-ouest de l’État. Les opérations ont commencé vendredi (20) et samedi (21) et  le pilote de l’hélico a été arrêté.

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BRÉSIL 🇧🇷 (Carauari – Amazonas): le bimoteur transportait 460 kilos de cocaïne

Un avion biloteur a été saisi, en fin d’après-midi de ce mercredi 18, sur la piste d’atterrissage de la commune de Carauari à environ 800 kilomètres de Manaus.

C’est lorsque le pilote faisait le plein de carburant qu’il a été contrôlé et arrêté

La police militaire a saisi environ 460 kg de cocaïne.

La cargaison de cocaïne a été chargée au Pérou et sa destination était l’État de Pará, mais la police continue d’ enquêter pour savoir si le pilote devait laisser une partie de son chargement à Manaus.

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BRÉSIL🇧🇷 (Upala): le camion était doté d’un double fond et transportait 840 kilos de cocaïne

La police des frontières et l’OIJ ont saisi une cargaison de 840 paquets de cocaïne, qui étaient cachés dans le compartiment secret d’un camion blanc.

Lors d’un contrôle routier, la drogue a été découverte grâce à un chien entraîné à détecter les stupéfiants. Selon l’OIJ, la police des frontières a arrêté 2 véhicules qui circulaient aux petites heures du matin. Apparemment, les passagers sont devenus très nerveux et un examen a été organisé avec les agents judiciaires.

L’arrestation a eu lieu sur l’autoroute qui mène à Brasilia de Dos Ríos de Upala, où deux hommes qui voyageaient dans une camionnette rouge, qui escortait apparemment le premier camion, ont également été arrêtés.

Au moins 3 hommes ont été arrêtés à Upala.

Les véhicules ont été emmenés à l’OIJ et là ils ont découvert les colis de drogue dans une double doublure que le véhicule transportait.

Les détenus répondent aux noms d’ Álvarez, Salazar et Chaves.

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NARCOTRAFIC: les routes de la drogue se multiplient en Afrique, avec le Maroc 🇲🇦 comme épicentre des expéditions de cocaïne vers l’Europe 🇪🇺 et le Maghreb

Photo tirée d’une video diffusée par LCI en novembre 2019

Par Abdelkader Abderrahmane

Analyste géopolitique et consultant international sur les questions de paix et de sécurité en Afrique

Le Maroc est depuis des décennies le plus grand cultivateur de haschich au monde.

Et si Rabat s’est engagé à partir de 1992 dans une «guerre contre la drogue», diminuant de manière considérable les surfaces de terres utilisées pour cette culture, la production de résine de cannabis n’a toutefois pas diminué dans les mêmes proportions.

En outre, au fil des années, du fait de sa position géographique et de sa longue histoire de producteur de cannabis, le Maroc est aussi devenu une voie de transit-clé pour d’autres trafics de drogues, telles que la cocaïne, l’héroïne et les drogues de synthèse. Ce faisant, le royaume chérifien est en passe de devenir aussi un pays de consommation, créant ainsi de nouveaux défis de santé publique pour la société marocaine et au-delà.

EXTRAITS des différents paragraphes

Histoire du cannabis

Les premières plantations de cannabis au Maroc sont apparues au XVe voire au VIIe siècles, sans doute introduites par les Arabes après leur invasion de l’Afrique du Nord. Au XIXe siècle, le sultan Moulay Hassan autorisa ensuite la culture du cannabis dans des zones restreintes. Cette politique fut poursuivie sous les protectorats espagnol et français, puis pour des raisons économiques, sous le règne du roi Mohammed V qui toléra lui aussi cette culture après l’indépendance du Maroc en 1956.

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Culture hybride

La raison pour laquelle la quantité de drogue n’a pas diminué en parallèle de la diminution des terres utilisées pour la culture du cannabis est essentiellement due à la nouvelle culture hybride du cannabis, de plus en plus utilisée par les trafiquants marocains. Selon Pierre-Arnaud Chouvy et Kenza Afsahi, auteurs de Le haschich marocain, du kif aux hybrides, c’est l’introduction de variétés hybrides, au rendement trois à cinq fois supérieur au cannabis traditionnel qui explique que malgré une baisse réelle des surfaces utilisées pour la culture du cannabis, la production de résine de cannabis demeure stable.

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De producteur de cannabis à consommateurs de drogues

En sus du trafic de résine de cannabis, la cocaïne ainsi que d’autres stupéfiants ont aussi fait leur entrée sur le territoire marocain depuis plusieurs années. Si la cocaïne demeure encore inaccessible pour la plupart des Marocains, au cours des quinze dernières années, le prix d’un gramme de cocaïne a toutefois considérablement diminué, coûtant aujourd’hui environ 600 dirhams (60 euros). Cette baisse est aussi une indication de la disponibilité croissante de la cocaïne au Maroc, en particulier au sein des classes moyennes. Ceci dit, le pays est surtout devenu une zone de transit vers l’Europe ou les pays du Golfe à travers les routes du Sahel, du Maghreb et maritimes.

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Drogues de synthèse

Mais comme dans le reste de la région du Maghreb et d’Afrique de l’Ouest – voire à travers le monde –, c’est la présence croissante de drogues de synthèse qui est en train de faire une percée au sein de la population marocaine. Tramadol, Captagon, Rivotril, Lyric ou encore Artane (aussi connu sous le nom de Madame Courage) sont de plus en plus populaires parmi la jeunesse marocaine. Ces drogues de synthèse, telles que le karkoubi ou al shaghala anglyzyya (une colle) utilisée en Egypte ne sont pas sans conséquence pour la santé des utilisateurs souvent très pauvres. Le karkoubi, très répandu au Maroc, est un mélange de psychotropes, tels que le Xanax, le Valium ou le Rivotril. L’utilisation croissante de ce médicament est due au fait qu’il est facilement disponible ainsi qu’à son prix extrêmement bas, qui varie de 1 à 10 dirhams (0,50 à 1,00 euro) par dose selon les régions. Ces prix bas qui les rendent attrayants pour de nombreux consommateurs aux ressources et aux revenus limités représentent un énième défi sanitaire pour les autorités marocaines.

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Violence et questions sanitaires

Cette consommation croissante de drogues est devenue source d’inquiétude et de préoccupations pour les autorités marocaines et professionnels de la santé. Contrairement aux drogues traditionnellement dominantes, telles que le cannabis – il est estimé que près d’un million de Marocains sont des consommateurs réguliers de cannabis –, ces médicaments, qui devraient normalement être obtenus sur ordonnance, sont souvent utilisés à des fins récréatives et leurs effets addictifs ont des conséquences négatives sur la santé des utilisateurs, les rendant souvent très agressifs. La criminalité et la violence des jeunes sont d’ailleurs souvent imputables à la drogue. En outre, beaucoup au Maroc s’interrogent sur le fait que la consommation croissante de substances n’érode la morale culturelle et cultuelle.

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Business as usual

Comme l’indiquent les trafics de cocaïne et de drogues de synthèse provenant respectivement d’Amérique latine et d’Asie, le Maroc est devenu en quelques années un hub majeur pour toutes sortes de trafics de drogues liés à l’Europe et à l’Afrique de l’Ouest. Le fait que les Marocains consomment de plus en plus de drogues autres que le cannabis ne fait que renforcer cela.

Le trafic de drogues au Maroc a ainsi de beaux jours devant lui. Et si les difficultés de transports et d’acheminements vers l’Europe et ailleurs se dressent devant les trafiquants de manière régulières, ceux-ci ne sont pas à court d’idées pour poursuivre leurs activités illégales. Dans le passé, de la cocaïne a bien été trouvée dans des copies du Coran dont les pages avaient été arrachées au préalable !

Par ailleurs, le trafic de drogues de manière générale bénéficiant aussi à de nombreux notables, officiers de l’armée et autre fonctionnaires, il demeure donc très peu probable que cela cesse de sitôt.

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par Marc Fievet

Le Mahkzen est-il impliqué et jusqu’à quel niveau ?

Le rôle confirmé de la structure financière Attijariwafa Bank dans la dissimulation des fonds engrangés par le trafic de cannabis ne laisse aucune place au doute quant à l’implication personnelle du roi Mohammed VI dans ces activités criminelles.

En juin 2015, à Mornas, une bourgade du Vaucluse, les douaniers français mettent la main sur la somme rondelette de 300 000 euros en espèces à l’intérieur d’un véhicule.

L’affaire est confiée à des enquêteurs de Marseille, membres d’une section spécialisée dans la délinquance financière. En coopération avec leurs confrères de plusieurs pays d’Europe, un travail de fourmi permet de remonter la filière aux ramifications importantes et dont le quartier général se situerait au sommet de l’Etat marocain.

Comme toujours, la DG des douanes, bien qu’interrogée, n’avait pas souhaité communiquer.

La conférence de presse animée par Xavier Tarabeux, le procureur de Marseille, restera dans les annales de la justice française.

Les 300 000 euros saisis à Mornas, ce n’est donc que de la petite monnaie. Selon l’AFP, Xavier Tarabeux, qui représente le ministère public, annonce le chiffre faramineux de 400 millions d’euros qui ont été blanchis sur ces quatre dernières années.

Une partie aurait transité par la France où Attijariwafa Bank possède plusieurs agences.

Parce que si la presse française avait évoqué une «Hawala (système traditionnel de paiement informel dans la culture arabe)», les milieux initiés n’ignorent pas que la banque marocaine Attijariwafa Bank couvre un important flux financier, notamment en Afrique de l’Ouest. Malgré la bienveillance des autorités de ces pays et malgré le système de blanchiment efficace, les experts antiterroristes ont repéré, dès l’année 2012, les mécanismes frauduleux du financement de groupes terroristes proches du Makhzen tel le Mujao dont les mercenaires ont tenté d’infiltrer les camps de réfugiés sahraouis de Tindouf en même temps qu’ils ont investi le nord du Mali avant de disparaître dans la nature…

Ou comment faire pour que ça fasse ‘Pschitt’ !

En novembre 2016, des dizaines de personnes ont été arrêtées en France, en Belgique et aux Pays-Bas, et la montée au créneau des relais de Mohammed VI ont réussi à liquéfier cette affaire d’État, à coups de gros millions ou de demeures somptueuses à Marrakech (Rien de plus anonyme qu’une SCI …), dans les limites de corruptibilité des responsables européens chargés de l’enquête et… comme il est toujours bon de le rappeler, la complaisance créent toujours beaucoup d’amis!

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AQMI, main dans la main avec les cartels de drogues

L’Ameripol s’est aussi penchée dans son rapport sur le conflit malien qui, pour les cartels, n’a fait qu’interrompre momentanément les principales routes de la cocaïne dans la région.

L’A-10 (autoroute 10), nom donné à cette route par les experts, est la voie la plus importante au large du 10e parallèle menant en Europe. Le rapport cite Alain Rodier du Centre français de recherche sur le renseignement, lequel assure que «les trafiquants ont démontré leur capacité à anticiper la politique internationale et continuent à faire des affaires à travers d’autres voies». Mathieu Guidere, spécialiste en géopolitique et en histoire immédiate du monde arabe et musulman, souligne, quant à lui, que «les trafiquants de drogues payent aux mouvement islamistes radicaux un droit de passage représentant 10% de la valeur totale de la cargaison. Certains groupes armés «facturent» plus pour garantir la protection du convoi».

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ESPAGNE 🇪🇸 (Gran Canaria): le cargo UNISPIRIT transportait 3.500 tonnes de mais et 1 tonne 200 de cocaïne

Dans une opération conjointe du SVA Aduanas, de la Guardia civil et de la Policia Nacional,  plus de 1.200 kilos de cocaïne cachés dans un navire chargé de maïs en provenance du Brésil ont été saisis.

La cocaïne était cachée parmi près de 3 500 tonnes de maïs à destination de Cadix avec escale à Las Palmas de Gran Canaria.

Le navire avait déjà été intercepté à Sao Sebastiao (Brésil) des semaines auparavant, et 1.524 kg de cocaïne avaient été saisis par les douaniers et des agents de la police fédérale brésilienne.

Le 16 octobre, le navire UNISPIRIT du Brésil a été intercepté à quelque 50 milles marins de l’île de Gran Canaria, et escorté jusqu’au port.

Après une inspection minutieuse, 1 210 kg de cocaïne cachés entre des sacs de maïs ont été retrouvés.

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BRÉSIL 🇧🇷 (Amajari, au nord de Roraima): le Cessna transportait 400 kilos de drogue

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Un CESSNA a été saisi avec 400 kg de coke et ‘supermaconha’ sur une piste d’atterrissage clandestine dans la commune d’Amajari, au nord de Roraima, lundi après-midi (26).

Quatre suspects, trois Brésiliens et un Vénézuélien, ont été arrêtés dans le cadre de l’action.

L’opération a été menée par la Force intégrée de lutte contre la criminalité organisée (Ficco), coordonnée par la police fédérale (PF), avec le soutien de l’armée de l’air brésilienne (FAB).

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BRÉSIL 🇧🇷 (Presidente Venceslau): André de Oliveira Macedo, dit « André do Rap » a pris la poudre d’escampette

La libération d’André do Rap résulte d’une décision prise le 9 octobre par Marco Aurélio Mello, juge au tribunal suprême fédéral (STF), plus haute instance judiciaire du pays.

André de Oliveira Macedo, dit « André do Rap », l’un des narcotrafiquants les plus puissants du Brésil, a été libéré, à la surprise générale, le 10 octobre, bénéficiant d’une décision favorable en justice.

L’homme, l’une des plus belles prises de la police brésilienne, membre du Premier commando de la capitale (PCC), principale organisation mafieuse du pays, avait été condamné par deux fois, en 2013 et en 2014, à plus de quinze ans et dix ans de ­réclusion criminelle. Il avait fait appel de la première décision.

Le gangster relâché s’est vite transformé en fugitif, qu’on ne risque pas de revoir de sitôt. En quittant le pénitencier Zwinglio Ferreira de la commune de Presidente Venceslau, André do Rap, 43 ans, n’a jamais rejoint son domicile de Guaruja sur la côte paulista, comme le lui avait intimé la justice. La police, qui a suivi ses derniers pas, l’a aperçu prenant le chemin de Maringa, dans l’Etat du Paraná, avant d’embarquer dans un avion et… ….

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