NARCOTRAFIC: les opérations de transport aérien continuent, pourtant Julian Assange n’avait pas manqué d’alerter en son temps

Aujourd’hui, nous sommes tous en attente de la décision de la décision de la justice britannique d’extrader ou non Julian Assange qui sera rendue le 4 janvier 2021, a annoncé la juge Vanessa Baraitser.

Il s’agit de sa onzième année de détention arbitraire, dont sept ans à l’ambassade de l’Équateur, et maintenant bientôt deux ans à Belmarsh , la prison de haute sécurité de Londres qui risque de se terminer par une peine de prison de 175 ans, s’il est extradé aux États-Unis.

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Rien n’a changé!

Au pays de Cocagne qu’est la France, on continue à faire semblant de lutter contre les trafics de drogue et les duettistes de Beauvau continuent d’alterner les instruments qu’ils utilisent passant de la flute, aux flutiaux et pipeaux dans les prestations qu’ils donnent journellement!

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Un gigantesque trafic dissimulé, et une base secrète de plus…mais ça, c’était hier!

Encore une fois, Wikileaks démontre qu’il servait à quelque chose en révélant le détail de conversations de chefs d’états sur des sujets dont personne n’a souhaité parler jusqu’ici. Je vous ai conté ailleurs en détail cette incroyable affaire d’un Boeing 727 retrouvé calciné en plein désert. Je vous ai toujours dit que cette affaire était fondamentale, car l’énorme avion bourré de coke n’était qu’un petit bout d’un énorme iceberg, et avant tout un énorme scandale planétaire. Celui d’un trafic phénoménal de transfert de cocaïne sud-américaine vers le continent africain, pour la réexpédier en Europe, ou même vers les Etats-Unis, avec l’aval de gouvernements, tant les quantités transportées sont importantes.

 

Or, que révèle Assange à ce propos ? Ceci  : « Selon un télégramme diplomatique diffusé par Wikileaks et étudié par Le Monde, dans son édition du mercredi 05 janvier, « l’administration de l’aviation civile malienne, prévenue du fait que le certificat de navigabilité de l’appareil avait expiré, s’était vu interdire d’intervenir et d’enquêter sur le crash. En outre, les autorités de Bamako ont refusé de communiquer à ce sujet avec l’agence américaine antistupéfiants », révèle encore cette dépêche diplomatique. Mais voilà qui est plus que passionnant ! Un gouvernement qui refuse de collaborer sur une enquête concernant 5 tonnes au minimum et plutôt 10 tonnes de cocaïne selon les spécialistes ? La question que l’on se pose, avec les autorités maliennes, est évidement celle ci : « Pourquoi une telle inertie ? D’après Le Monde, qui cite une source diplomatique occidentale, « le président malien se trouverait redevable envers des personnalités qui ont négocié avec succès la libération d’otages occidentaux. Et certaines de ces personnalités seraient impliquées dans le trafic de drogue. » Que cela peut-il signifier ? Qui étaient ses négociateurs et quels étaient ces otages ? Les négociateurs auraient quelque chose à voir avec le trafic de drogue ? Le Mali, sur cette affaire a-t-il agi de son plein gré, où a-t-on fait pression sur lui pour étouffer l’affaire ?

Mieux encore : « Selon le site WikiLeaks, des éléments tendraient encore à prouver que l’aviation civile malienne avait été prévenue, notamment par le Nigeria et les Etats-Unis, des rotations de ce Boeing entre la Colombie et le Mali. Mais qu’elle n’avait rien fait, en l’absence d’ordre formel de sa hiérarchie, c’est-à-dire l’Etat malien. L’ordre d’enquêter étant tombé finalement trois semaines après la découverte de la carcasse de l’appareil… ». L’état Malien a donc freiné l’enquête, on s’en doutait un peu : logiquement, on aurait dû retrouver le numéro de l’appareil parmi les débris calcinés . Wikileaks a donc mis le nez dans quelque chose de très tordu, encore une fois. En prime, on apprenait que l’avion crashé avait déjà fait de nombreuses « rotations » avant de se faire détecter : un avion de ce tonnage atterrissant à plusieurs reprises avait fini par attirer tout le monde… y compris la DGSE, qui s’était souvenue pour sûr d’un autre 727 plein de drogue. Celui du prince Nayif bin Fawwaz al-Shaalan al-Saud. On imagine mal les services secrets français ne pas dépêcher un espion là-bas pour aller faire le tour de l’épave. Et on imagine sans problèmes le nom de celui envoyé…

L’allusion du président malien visait nécessairement un de ces concitoyens, mais pourrait aussi concerner un étranger, ce qui poserait un problème diplomatique certain : « redevable envers des personnalités qui ont négocié avec succès la libération d’otages occidentaux » aurait pu viser semble-t-il au départ le maire de Tarkint, qui avait effectivement beaucoup fait pour la libération de Pierre Camatte détenu par Abdelhamid Abou Zeid, après avoir été enlevé par des mafieux locaux (et « revendu » après à Abou Zeid). Celui-là, ou un de ceux venus complaisamment déposer à propos de la mort de Germaneau la thèse officielle… française, de la mort après l’assaut, en représailles de l’attaque du camp. Or, dans ce camp, avais-je signalé, qu’avait-on trouvé, sinon le propre fils d’un dignitaire mauritanien, Aboubacr Essidigh, qui « serait ainsi le fils de l’ancien député d’Aleg (ville mauritanienne), Yahya Ould Abdi ». Un Elu de l’Assemblée nationale mauritanienne et signataire d’un texte fustigeant l’attaque terroriste du 24 décembre 2008 à Aleg. Un texte émanant des « mauritaniens vivant aux Etats-Unis »  : « Les Mauritaniens vivant aux Etats-Unis appellent leurs compatriotes à s’unir et à mesurer à sa juste valeur la gravité de la situation. Nous avons affaire à des groupes fanatiques, idéologiquement alimentés par des Fatwas sans fondement, promues par des idéologues de la désespérance humaine et qui sont prisonniers d’une logique négationniste totalement incompatible avec le principe fondateur de l’Islam auquel se réfère le verset 256 de Sourate Al-Baghara « Nulle contrainte en religion ! Car le bon chemin s’est distingué de l’égarement. Donc, quiconque mécroit au Rebelle tandis qu’il croit en Dieu saisit l’anse la plus solide, qui ne peut se briser. Et Dieu est Obedient et Omniscient. ». Notre Foi et nos convictions morales nous imposent de condamner et de combattre cette idéologie nihiliste. Il y va de notre avenir et de celui de l’humanité toute entière. » On comprend alors le problème du président malien, que Nicolas Sarkozy était venu supplier de libérer Camatte, en élargissant quatre prisonniers, des islamistes extrémistes ayant commis des attentats, justement. Yahya Ould Abdi avait-il participé aux négociations ? Etait-ce lui qui aurait été visé par la phrase d’ATT ?

Le négociateur aurait donc été lui-même empêtré dans le trafic ? Ça se conçoit aisément quand on sait comment ce dernier est sélectionné : « Le Malien Omar Ag Aly, un des médiateurs en 2008 ayant obtenu la libération de deux touristes autrichiens enlevés en Tunisie avant d’être transférés au Mali, se souvient que les commanditaires d’Aqmi ont, dans un premier temps, versé 7 500 euros aux intermédiaires ayant participé au rapt. « Les intermédiaires sont des volontaires ou des gens contactés par Aqmi pour enlever les otages. Le tarif varie selon les circonstances », affirme-t-il ». Un tarif qui peut être plus élevé encore (et qui peut donc faire naître des vocations. « Lors de l’enlèvement, le 14 décembre 2008, de deux diplomates canadiens dans la région de Niamey, rien que les intermédiaires se sont partagés plus de dix millions de FCFA (15 000 euros), car la distance était longue, les otages étant venus au nord du Mali », explique une source sécuritaire malienne. » Les négociateurs sont-ils pour autant complices ? A voir certaines transactions, on peut effectivement le penser : « Une fois la rançon versée, certains médiateurs ont droit à leur part. En 2004, « Ibrahim » faisait partie d’un groupe de médiateurs maliens ayant obtenu la libération d’une dizaine d’Européens retenus prisonniers au Mali : « Pour être franc, même les salafistes (membres d’Aqmi) ont donné de l’argent à certains d’entre nous quand ils ont eu la rançon », affirme-t-il ».

Cela semble une évidence : « Il se souvient avoir croisé, juste après la libération des otages, « un autre groupe de médiateurs, qui voulait monnayer ses services. Il y a beaucoup d’escrocs qui cherchent à se faire de l’argent ». L’un d’eux, surnommé « Monsieur commission », très connu dans le nord du Mali, est soupçonné d’être à la fois au centre d’enlèvements et de libérations d’otages : il est aujourd’hui l’un des plus importants propriétaires de bétail du Sahel ». Dans le cas de la libération de Pierre Camatte, on est même allé plus loin en relâchant des talibans : « Un autre Malien, « Omar le Sahraoui », qui avait été condamné en Mauritanie à douze ans de prison pour l’enlèvement d’Espagnols, a participé fin août à leur libération juste après avoir été extradé au Mali« . Pire encore, quand on découvre qui décide du sort des otages : « Dans le cas des sept otages (cinq Français, un Togolais et un Malgache) enlevés mi-septembre au Niger et transférés au Mali, après les preuves de vie, les revendications tardent à venir. « C’est normal. Les auteurs du rapt attendent de recevoir des ordres de leur hiérarchie basée en Algérie », affirme un responsable de la région de Kidal (nord-est du Mali) très au fait du dossier ». Et qui dit Algérie, dit plutôt RDS qu’islamiste, on le sait.

Donc si l’on résume : le gouvernement du Mali, celui qui a tout fait pour libérer Camatte, était donc parfaitement au courant du trafic de drogue, et devait donc aussi savoir d’où venait ce Boeing, et à qui il était destiné. Et devait aussi savoir que celui qu’il faisait libérer sur fortes pressions françaises n’était pas venu pour faire dans l’ONG mais bien pour examiner ce trafic, et même certainement s’être rendu sur le lieu du crash pour ramener des éléments d’enquête à Paris. Le trafic a persisté bien après : le 17 octobre 2010, des touaregs, soutenus par l’armée malienne, désormais, échangeaient des tirs près de Kidal avec des trafiquants, justement. Parfaitement au courant, mais manquant de moyens pour surveiller le territoire. « Nous sommes les otages d’une situation qui nous dépasse » constatait le président Amadou Toumani Toure (di ATT), visiblement incapable d’éradiquer le problème. Un aveu qu’il réitérera en décembre de la même année :« la bande sahélo saharienne, c’est la Mauritanie, le Mali, le Burkina Faso, le Niger, l’Algérie, la Libye , le Tchad et elle va jusqu’au Darfour. C’est le quart du continent africain. Quelqu’un va-t-il me dire qu’il y a une armée pour garder ça ? Il peut aller le dire ailleurs, mais à un général comme moi, s’il le dit, je ne réponds pas, par respect, mais, je sais que ce qu’il dit n’est pas vrai. ‘’ Et c’est l’opinion d’un ancien militaire !

Une théorie renforcée par l’ambassadeur des Etats-Unis au Mali qui évoque ainsi ses rencontres avec ATT : « Il a également parlé des nouvelles fissures entre les factions AQMI. Le succès du Mali a suscité un certain intérêt des voisins. ATT avait précédemment (et désespérément) demandé une coopération. Le message central d’ATT a été que le Mali s’est engagé résolument à l’action lutter AQMI. ATT a souhaité que les Maliens puissent maintenant compter sur des amis comme les Etats-Unis pour les aider dans cette lutte. Ses demandes spécifiques restent, comme indiqué précédemment : le transport et la logistique, les communications, le soutien du renseignement, la construction de petites bases, de points de repos pour les soldats maliens postés dans le désert et la réhabilitation de la piste d’atterrissage de Tessalit comme un point clé pour réaffirmer le contrôle de l’Etat sur le Nord. Il a également parlé d’une aide financière pour soutenir ses troupes. La discussion a porté sur la valeur possible des campagnes d’information pour renforcer le désaccord entre le Nord du Mali et d’autres Arabes et AQMI, et l’importance de rapidement mettre en place des programmes de développement dans le Nord pour donner des solutions de rechange ».

Devant une telle impuissance, on reste coi

Où sont donc passés les conseillers américains venus montrer au maliens dès 2007 comment mater ces fameux islamistes d’al-Qaida, en réalité des trafiquants de cocaïne ? A quoi ont servi les avions de surveillance dépêchés sur place, ce qu’avait révélé le crash du Dash 8 de l’U.S. Africa Command (U.S. AFRICOM), le 20 novembre 2009, soit 21 jours après le crash du 727 ? Un crash survenu faute de kérosène suffisant (!) à Tarakigné, village situé à 30 kms à peine de Kolokani. 5 jours après à peine, le général Ward rencontrait le Président de l’Algérie, et deux jours plus tard ATT. Lors de ce rendez-vous, ATT avait déclaré que « le Mali allait coopérer avec les pays amis pour essayer d’obtenir des informations sur la nature du vol et allait déposer des plaintes concernant la violation de son espace aérien auprès d’Interpol et auprès du Bureau des Nations Unies contre la drogue et le crime ». Or on sait par la dépêche de Wikileaks qu’il n’en a strictement rien fait : difficile de croire que ce soit de sa seule initiative. Il est évident qu’on a cherché à minimiser le crash du 727, qui montrait une pratique courante de transfert de grandes quantités de drogue dans la région. En réponse, « le général Ward a déclaré avec l’ambassadeur Milovanovic, que nous sommes très attentifs à la façon dont nous pouvons accroître la capacité de l’armée malienne à éliminer la menace. Les États-Unis cherchent à assurer un continuum de formation et de renforcement des capacités de maintenance. Garder les unités entraînées ensemble et utiliser le matériel fourni de manière durable pour aider le Mali à atteindre ses objectifs. » Bref il noyait complètement le poisson. Histoire de ne pas révéler les liens avec les trafiquants colombiens d’un côté et le DRS de l’autre, l’Algérie étant le but final en territoire africain pour la drogue. Lors de la prise d’otages du Niger, tragiquement terminée pour deux français, on le sait, le convoi de quatre voitures de preneurs d’otages se dirigeait vers… le Mali.

Mieux encore : le 8 décembre, le Major General David R. Hogg, commandant de l’Africom, déclarait que les Etats-Unis n’avaient pas de base en Algérie, et refusait d’évoquer le contenu des documents de Wikileaks y faisant allusion « repris par la presse française ». Le 14 décembre, devant les révélations trop pressantes, changement de déclaration : « les Etats-Unis songeraient à établir une base en Afrique du Nord » : selon l’agence UPI, une déclaration signifiant aussi que « les Etats-Unis allaient augmenter la traque d’Al-Qaida dans la région »  : on avait affaire à un scénario écrit à l’avance : celui d’amener dans les bagages un fantomatique Al-Qaida pour trouver le prétexte idéal pour installer des bases militaires. Dès le 30 décembre 2009, l’Algérie avait déjà accordé le droit de survol de son territoire aux EP-3 Orion américains, pour de la surveillance de type SIGINT. « Sabri Boukadoum (« le directeur général Amérique au ministère des Affaires étrangères algérien »), a demandé des informations sur la trajectoire de vol prévue de l’EP-3 dans l’espace aérien algérien (DCM a confirmé que, au départ de Rota, les missions consisteraient probablement à survoler la région sud-ouest, près de Tindouf), si l’aéronef chercherait à survoler la Mauritanie et le Mali à chaque mission (DCM a répondu que les missions seraient divisés entre celles principalement survolant le Mali ou la Mauritanie, mais pas les deux), et si la collecte se produirait à l’intérieur de l’espace aérien algérien (DCM a réitéré la notation dans laquelle l’avion ne servirait pas à recueillir des informations sur l’AQMI en Algérie à moins que le GOA ne le demande expressément). En somme, L’AQMI serait surveillé par les Orions américains… mais pas en Algérie même.

Or cette base existe : c’est celle où sont stationnés les Orion P-3, justement  : « et en cherchant un peu dans les différents articles de la revue, on peut retrouver un papier daté d’il y a quelques mois intitulé « Afrique : la nouvelle frontière militaire ». Il y est fait état du financement par le Congrès américain en 2005 et pour une durée de six ans de l’Initiative Transaharienne de Contre-Terrorisme (TSCTI). Doté de 500 millions de dollars, ce fond vise à financer notamment…une base en Algérie d’avions P3 Orion qui serait aujourd’hui en activité dans le sud du pays. Les avions P3 Orion sont à la fois des avions de reconnaissances et des avions de troupes. Selon un expert militaire algérien interrogé par « toutsurlalgerie.com », « il s’agit effectivement d’une base construite et modernisée par BRC Halliburton à Tamanrasset depuis 2004 pour accueillir ce type d’avions. Il y a actuellement en Algérie un P3 Orion américain ainsi que 6 avions Beech-1900 Hisar qui ont le même rôle de reconnaissance ». Ainsi après les exercices militaires communs entre les forces spéciales américaines et les forces spéciales algériennes racontés par Robert Kaplan dans son livre « Hog Pilots, Blue Water grunts » et dont « toutsurlalgerie.com » s’était fait l’écho, voici de nouvelles révélations qui attestent de la présence militaire américaine sur le territoire algérien. Déjà Kaplan citait un haut responsable militaire qui appelait à cette coopération sous forme d’une présence américaine permanente ». Et voilà comment on arrive à implanter une base fondamentale pour les USA dans un pays qui s’est toujours tourné jusqu’ici vers les russes pour ses équipements militaire : chapeau, non ?

Car c’est bien une base de la NSA qui a été installée : une base à « grandes oreilles »

Qui sert déjà à beaucoup de choses : « Depuis le début de l’épisode des deux touristes autrichiens enlevés dans le désert tunisien puis transférés dans le nord du Mali, les Américains semblent particulièrement bien informés sur la situation des otages et même l’endroit où ils pourraient se trouver. On peut difficilement ne pas faire un lien avec une éventuelle présence de forces américaines dans cette région, avec des moyens de reconnaissance efficaces de type…P3 Orion, par exemple » note El Watan. Les américains ont toujours su où étaient tous les otages, cela signifie, en effet. Grâce à des procédés bien rodés. En Irak, pour surveiller les groupes de terroristes, ils avaient laissé s’organiser un trafic de 4×4 neufs ou volés qui avaient tous une particularité : d’avoir des numéros de châssis US, tous, et d’être passés dans le même garage de Floride où leur était apposé une puce émettrice, captable de Boeing RC-135 River Joint de surveillance d’IEDs (redoutables il paraît) ou d’avion de taille d’un P-3… laissant la presse écrire « on ne sait pas où sont les otages de l’AQMI »…

Récemment, le FBI avait refait de même avec un étudiant... soupçonné d’avoir des liens avec Al-Qaida ! Une base où bientôt les Orions seront remplacés par des drones, dont les USA expérimentent aux Seychelles une nouvelle variante dotée d’un étrange chargement, à ce jour inconnue… un drone sous les ordres de l’Africom.

Il y en a déjà trois de positionnés. Pas d’armes à bord, c’est interdit avec les accords passés… avec Mahé et la République des Seychelles.

Si l’Afrique devient un nouveau Pakistan ou un nouvel Afghanistan, les drones tueurs sont déjà prêts…

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NARCO-BUSINESS: le trafic se déplace, se transforme, s’adapte.

Avec leur bras armé, la DEA (Drug Enforcement Administration), les États-Unis frappent fort…

Mais le trafic se déplace, se transforme, s’adapte. Une nouvelle génération de trafiquants émerge à la fin des années 1970, qui recherche à la fois l’argent et le pouvoir.

Si Pablo Escobar est le plus emblématique de tous,  Totò Riina en Sicile, Khun Sa dans le Triangle d’or, et Félix Gallardo au Mexique ont aussi bouleversé le destin de leur pays et fait exploser le trafic à l’échelle mondiale.

Ils défient les États, menacent les pouvoirs en place.

Il faut près de vingt ans pour que ces derniers s’organisent et fassent tomber les quatre barons de la drogue.

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PAYS BAS 🇳🇱 (Rotterdam): plus de 2 tonnes de cocaïne ont été interceptés dans le port batave par les douaniers

Lors de contrôles dans le port hollandais de Rotterdam, les douaniers ont intercepté différentes expéditions de drogue.

Fait insolite, sur certains des ballots figurent le nom et la photo du tristement célèbre baron de la drogue colombien, Pablo Escobar

-Une première cargaison de 1 050 kilogrammes de cocaïne a été découverte le 1er octobre à bord d’un navire en provenance du port de Tanger Med.

La drogue était dissimulée, selon la presse hollandaise, dans un conteneur rempli de pièces détachées automobiles venant du Brésil et destinées à une entreprise en France. Vraisemblablement, cette entreprise n’a rien à voir avec le trafic, rapportent les mêmes sources.

-Une deuxième cargaison de 420 kilogrammes de cocaïne a été découverte dans un conteneur chargé de papier. Celui-ci venait du Chili et était destiné à une entreprise en Afrique du Sud, mais dans ce cas aussi, l’entreprise destinataire ne serait pas liée au trafic.

-Enfin, dans un troisième conteneur, parmi des caisses de raisins secs, les douaniers sont tombés sur un chargement de 531 kilogrammes de cocaïne.

source et plus

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Drie drugsvondsten van in totaal twee ton cocaïne in Rotterdamse haven

 

plus

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BRESIL 🇧🇷 (Paraná): la police saisit 123 kilos de cocaïne et récupère un camion volé

Ce vendredi matin (02), la Police fédérale des routes (PRF) a controlé deux chauffeurs de camion différents à Alto Paraíso (PR).

Lors de l’inspection de l’un des camions, le chauffeur a montré une certaine nervosité, qui a motivé les agents à approfondir leur conduite. Lors de l’inspection de la semi-remorque attachée au véhicule, il a été vérifié l’existence d’un compartiment où se trouvaient de la coke dans des vessies.

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BRÉSIL 🇧🇷 (port de São Sebastião): les douaniers trouvent 1.500 kilos de coke qui étaient planqués dans un chargement de maïs destiné à l’Espagne

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Une opération de la police fédérale en partenariat avec l’IRS a saisi vendredi après-midi une cargaison de 1,5 tonne de cocaïne au milieu d’un chargement de maïs qui se trouvait sur un navire ancré dans le port de São Sebastião (SP).

Selon la police fédérale, le navire battant pavillon d’Antigua-et-Barbuda a un équipage russe et était destiné à Cadix, en Espagne.

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BRÉSIL 🇧🇷: PF a saisi plus d’une tonne 300 de cocaïne en deux opérations

A Polícia Federal apreendeu no sábado (26/9) mais de 1.300 kg de cocaína.

La police fédérale (PF) a saisi environ 1 379,6 kg de cocaïne samedi dernier, le 26 septembre 2020, après deux poursuites à São Paulo. Six personnes ont été arrêtées et les agents ont saisi, en plus de la drogue, quatre véhicules.

La première saisie de cocaïne a eu lieu samedi matin à Rodovia dos Imigrantes. Après une poursuite et une collision, la police a arrêté un homme portant 646 paquets de cocaïne, totalisant 705,8 kg de stupéfiants. Dans l’après-midi, à Araçariguama – une municipalité située à environ 55 km de la capitale de São Paulo -, la police fédérale a arrêté cinq personnes et saisi quatre véhicules, un camion et une semi-remorque. Le poids de la cocaïne saisie est de 673 80 kg, conditionnés dans 620 paquets.

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COKE en STOCK (CCCXI) : l’Europe 🇪🇺 particulièrement visée

On continue notre visite cette fois du début de l’année 2020 des arrivages de cocaïne au Brésil 🇧🇷 

Les petits bimoteurs Beechcraft Baron, aéronef préféré des trafiquants brésiliens avec les différents Embraer-Piper sont toujours à la fête mais les gros porteurs commerciaux aussi. La découverte d’un gros Cessna 208 nous entraîne dans un autre cercle peu vertueux, celui des transferts intermédiaires vers les ports, où la cocaïne embarque vers l’Europe… ou l’Afrique mais avec comme destination réelle la Calabre comme on va le voir. Plus: pour terminer le retour d’un petit hélico… mais pas pour une histoire de drogue, cette fois… exceptionnellement (sans oublier un trafiquant bien trop sûr de lui) ! Le programme, vous le voyez, est chargé ! Surprise : là-bas, nous allons y découvrir des spaghettis, préparés avec une recette à la française ! ………………………………………………….. LIRE la suite  Ce premier contact dans cet épisode des liens flagrants entre les gangs de cocaïne brésiliens et la mafia italienne, nous allons la retrouver demain si vous le voulez bien, via un gros détour par l’Afrique, car au printemps dernier, un article de deux journalistes a eu un énorme retentissement politique…. sinon une déflagration, en Côte-d’Ivoire, où nous allons donc devoir nous rendre obligatoirement, pour quelques épisodes… la coke brésilienne y étant expédiée par cargos complets !

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BRÉSIL 🇧🇷: rien ne se fait sans les politiques

Les 14 aérodromes utilisés

Réseau, logistique, des aérodromes et des tas d’avions

 

Nous décortiquons toujours dans cet épisode le gros dossier du clan Rocha.

C’est toute une saga, avec ses histoires de ravitaillements à prévoir, de logistique à mettre en place, d’ateliers de peinture, d’impression et de découpe d’autocollants, pour fabriquer des doubles d’avions existants (clonage) et parfois aussi des histoires de famille, dans lesquelles on est parfois pilote narco de père en fils.

Et une systématique pour le clan Rocha d’aller chercher sa cocaïne en Guyana, pays dont on connaît le lourd passé dans le domaine (avec le Suriname, visité également).

Sans oublier les liens avec les politiques bien sûr : au Brésil rien ne se fait sans eux. Et sans la corruption qui va avec !

Les noms des personnes du gang de Rocha incriminées et inculpées :

João Soares Rocha, Raimundo Prado Silva(alias trigueeiro, moreno, morena, neguim, neguinho, neguinha, jatobá), Fabio Coronha Da Cunha, Aroldo Medeiros da Cruz, Ruben Dario Lizcano Mogollon, Adalberto da Silva Cordeiro, Luiz Carlos da Rocha, alias « cabeça branca »,Wilson Roncaratti, Willy Norman ShafferBuitrago, Dionathan Diogo Marques do Couto, Harti Luiz Lanq, Ronald Roland, Murillo Ribeiro de Souza Costa, Lucas de Oliveira Penha,Flavio Martins Ferreira, Evandro Geraldo Rocha Reis, Alencar Dias, Cristiano Felipe Rocha Reis, Vilton Borges Pereira de Carvalho, Antonio Carlos Ramos alias « totó », Jurandir de Jesus de Sousa, alias « batata« , Antonio Ribeiro de Mendonça, Amauri Moura Silveira, Joelb Mendes Luz, Raimundo Almeida da Silva(alias alemão), Iron Robeiro Ferreira, Nivaldo da Conceição Level, Wisley Cavalcante Barbosa, Hamilton Gouveia Alberto, Geverson Bueno Lagares, Ricardo de Miranda Frias, Ivanilson Alves(alias pé, pezão), Osmar Anastácio, Maurício Lopes Costa, Mario Goreth Pedreira, Frederico Sardinha da Cruz Netro, Sergio Maia Flores, Eduardo André Melo, Diego Mauricio Blanco Blanco, Andres Felipe Correa Blanco, Ricardo Brittes Ferreira(alias ferreirinha), João Dos Remédios Azevedo, Edinaldo Souza Santos, Giovane Rosa dos Santos alias « seu brother » .

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BRÉSIL 🇧🇷 (Coke en stock -CCCIX): découverte du réseau de João Soares Rocha, 47 avions à lui tout seul !

On en arrive (enfin) à notre année 2020, à décortiquer les arrivages successifs de coke au Brésil.

C’est le ballet habituel des petits appareils lourdement chargés (400 kg minimum en moyenne.

Mais aussi à un premier gros réseau, puisqu’on va y recenser près d’une cinquantaine d’avions au total, dont une bonne partie a déjà fait ici l’objet de récits, mais dont on apprend des détails qui valent le détour dans le volumineux dossier d’enquête dévoré pour vous cet été.

Un tas d’affaires demeurées mystérieuses s’éclaircissent tout à coup. Dont pas mal ayant eu comme objectif… le Guyana, objectif privilégié du gang !

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BRÉSIL 🇧🇷 (port de Paranaguá – Paraná): les douaniers et la police fédérale ont saisi 254 kilos de cocaïne.

La coke a été localisée lors d’une opération de routine à l’aide d’un scanner ce samedi (26)

Les colis de cocaïne se trouvaient dans un conteneur de bobines de papier à destination du port d’Algésiras en Espagne.

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BRÉSIL 🇧🇷 (Coke en stock – CCCVII): des narcos et des réseaux visant l’Europe

L’année 2019 au Brésil reste marquée par les deux grands coups de filet réunissant d’un coup de nombreux avions qui sont tous de petite taille.

Nous ne sommes pas là-bas au stade des gros porteurs à réaction que l’on n’a pas cessé de voir tomber cet été au Belize, au Guatemala et au Quintana Roo.  Mais, nombreux, ils sont d’une redoutable efficacité, emportant régulièrement plus de 400 kilos de cocaïne à chaque vol.

L’un des responsables narcos de cette flotte imposante, traqué depuis 2018, a été arrêté le 31 août 2019.  Il entretenait méticuleusement ses avions, au contraire de ses collègues dans la profession.

Un autre, arrêté en décembre, nous amène directement en Europe, puisqu’il est… Portugais…

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BRÉSIL 🇧🇷: la Bolsonaro connection

EXTRAIT:  « de la coke, des hélicos, des machines à sous… et Bolsonaro !« 

Des policiers véreux organisés en gangs violents, voilà qui nous amène… au plus haut de l’Etat, avec un président trumpien nageant dans le milieu… et celui  de la « famille » à la brésilienne :  la mère et la femme d’Adriano da Nóbrega, un des pires gangsters de Rio lié à des milices de favelas étaient salariés de l’Etat, employées par Flávio Bolsonaro, le fils aîné de Jair Bolsonaro !!! En fait deux beaux emplois fictifs, puisque que c’était en fait Flavio qui touchait l’argent à leur place !!!

« Le lieutenant Ilson Martins de Figueiredo, 62 ans, alors chef de la sécurité de l’Assemblée législative du Mato Grosso do Sul, a été tué à 6 heures du matin le 11 juin sur l’Avenida Guaicurus. La camionnette dans laquelle il se trouvait a été touchée par au moins 45 coups de fusil, la même arme utilisée dans l’exécution d’aujourd’hui. Aux premières heures du 18 octobre 2018, Marcel Costa Hernandes Colombo, 31 ans, connu sous le nom du « Playboy da Mansão », a été la deuxième cible des hommes armés de l’année, abattus par un pistolet 9 mm, alors qu’il se trouvait dans un bar de l’Avenida Fernando Corrêa da Costa, en Vila Rosa Pires. Marcel avait été la cible de l’opération Harpócrates, menée par la PF (Police fédérale) le 21 décembre. Le procès a enquêté sur la vente de produits importés sans payer de taxes – un crime d’appropriation illicite » . 

Comme le rappelle The Intercept, lors du meurtre de la juge Patricia Acioli; le même fils avait posté un tweet (ici à gauche) affirmant qu’elle avait « provoqué » les milices… en réalité ses meurtriers ! Honteux !!! Le meilleur ami de Favio s’appelle Fabrício Queiroz; qui a été membre de la Police Militaire de Rio de 1987  et qui est devenu le conseiller parlementaire de Flávio Bolsonaro en 2007 : il connait bien le président, et ce depuis 1980, date à laquelle il était parachutiste avec lui dans la même compagnie !!! Et c’est aussi le grand copain d’… Adriano Magalhães da Nóbrega ! L’un des chefs de la milice du Rio das Pedras !!!

Nobrega et Queiroz ont été impliqués dans le meurtre en 2003 dans la favela Cidade de Deus, d’un technicien frigoriste, tué lors dans une opération de police dans des circonstances floues. Nobrega, l’année suivante se retrouve à nouveau accusé de meurtre, celui de Leandro dos Santos Lima, 24 ans, un voiturier, qui avait eu le tort de dénoncer la veille les miliciens. Pourtant ce n’est que 9 ans plus tard pourtant que Nobrega sera viré de la police, pour participation à des jeux clandestins (on y revient !) !!! Nobrega a pris alors la fuite, jusque sa mort à l’âge de 43 ans, le 9 février 2020, abattu par la police militaire de Bahia. Peu de temps après, Flavio Bolsonaro publiera sur Twitter des photos de son autopsie, prenant ouvertement sa défense et parlant « d’assassinat« , laissant même entendre qu’il aurait été torturé !!! Immonde !

Et ce n’est pas fini avec les Bolsonaro : quand la police brésilienne en mars 2019 découvre la plus grande cache d’armes du pays (117 M16 automatiques, tous neufs, démontés !) chez les assassins de la militante Marielle Franco (assassinée le avec son chauffeur Anderson Gomes tué avec elle), cet amoncellement d’armes est trouvé dans une villa appartenant à Alexandre Mota de Souza, lui-même lié à un officier de police, Ronnie Lessa, qui avait mis en dépôt chez Souza les armes en lui demandant de ne pas ouvrir les caisses. Or, lui aussi, c’est un un proche de la famille Bolsonaro, rappelle The Intercept !

En octobre 2019 un portier d’immeuble a même fait une déposition sous serment sidérante : Ronnie Lessa, principal suspect du meurtre de la conseillère Marielle Franco et de son chauffeur, Ander Gomes (avec Elcio Queiroz tous deux ici à droite), se trouvait dans la copropriété Vivendas da Barra où vit justement… Jair Bolsonaro, et ce peu de temps avant de se rendre sur le lieu du crime !!! Il habitent en effet dans la même rue !! Le plus jeune fils de Bolsonaro, issu de son deuxième mariage, Jair Renan, âgé de 20 ans était en fait en relation suivie avec la fille de Lessa !

Ah! la famille au Brésil … celle de Don Corleone Bolsonaro

Face à ses accumulations de preuves des diverses implications de Flavio et de l’étalage de ses liens flagrants avec la pègre brésilienne, le père, devenu président, se devait de réagir.

C’est chose faite le 5 septembre avec une décision bien dans son style trumpien : celle de manipuler la Justice du pays, en la personne de la juge de première instance de Rio de Janeiro, visiblement fort peu indépendante, Cristina Feijo, qui a ordonné à la principale chaîne de TV, Globo de faire désormais des reportages à propos de Flavio !!!

Ce dernier évoquant… comme Trump, des « fakes news » son propos, alors que les faits sont là, accablants pour lui !! Une décision ubuesque , faisant la risée du net avec un président vitre comparé au Parrain et affublé du sobriquet hilarant  de « Bolsomito » !!!

Des faits de corruption familiale indéniables en effet : « le magazine Crusoé a affirmé le mois dernier que Fabricio Queiroz, un policier à la retraite, ami de Jair Bolsonaro et ancien conseiller de Flavio Bolsonaro, aurait déposé 21 chèques d’un total de 72 000 reais (environ 22 000 dollars) sur le compte de Michelle Bolsonaro, l’épouse du président, entre 2011 et 2016. D’autres documents indiquent que l’épouse de Queiroz aurait déposé 17 000 reais supplémentaires sur le compte de Michelle Bolsonaro, portant la valeur totale à 89 000 reais » explique ce 6 mars le Monde. La dame a pourtant bien souvent la main sur le cœur, comme son mari d’ailleurs… qui a enfin résolu de mettre un masque, comme Trump (et comme lui, il l’enlève le plus souvent… : les deux époux ont été atteints du Covid19 au final).

Feijo, c’est à noter, est l’une des 18 nouveaux juges de la Cour de justice de Rio de Janeiro. Le Brésil, emmené par ce président fou, a atteint les 4 millions de cas de Covid19 pour plus de 123 000 décès, derrière les Etats-Unis. Le style trumpien a fait des émules, hélas.

Pour ce qui est des aventures de cet autre grotesque et inculte qu’est Jair Bolsonaro, il y a bien sur l’épisode de la découverte d’un beau lot de cocaïne dans son avion présidentiel en juin 2019, lors du déplacement en Espagne du président brésilien au sommet du G20.

Cet été, une nouvelle information est parvenue à propos de cet événement, et c’est pourquoi on va en parler un peu plus tard si vous le voulez bien…. à droite l’excellent titre du New-York Times qui avait relaté les faits…

 

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BRÉSIL 🇧🇷 (région d’Anastácio): le conducteur du Scania transportait plus de 46 kilos de cocaïne dans des sacs à dos dans la cabine du camion

Vendredi 18, un chauffeur de camion a été arrêté en flagrant délit dans la région d’Anastácio, à 134 kilomètres de Campo Grande, pour trafic de drogue.

Selon la PRF (Federal Highway Police), le contrôle a été effectué sur la BR-262. Le Scania avait des plaques de « Presidente Venceslau (SP) ».

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COKE en STOCK (CCCVII) : de la coke, des hélicos, des machines à sous… et Bolsonaro !

Les arrestations se sont donc succédées au Brésil durant l’année 2019, avec en vedette les sempiternels Beechcraft Baron 58 et des hélicoptères dont des « Esquilo » fabriqués sur place, on le rappelle.

Avec parfois les deux pris ensemble, comme on va le voir. Des hélicos prisés par les narcotrafiquants qui sont des mafieux dont la drogue n’est pas la seule source de revenus : les salles de jeux clandestines et les casinos de l’ombre situés à la frontière bolivienne sont aussi au cœur du même réseau, comme le sont des policiers véreux ayant sombré dans les délits voir les assassinats.

Ce qui nous amène… à la famille présidentielle actuelle, eh oui, hélas !!!

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COKE en STOCK (CCCVI) : retour au Brésil 🇧🇷 avec un premier coup de filet à la Netflix

On avait un peu laissé de côté le Brésil, avec la folie furieuse des atterrissages au Belize, au Guatemala et au Quintana Roo.

La dernière fois que je vous en parlais, c’était en raison de politiciens véreux (dont Geddel Vieira Lima ou les copains de l’ex président Michel Temer, accusé depuis de corruption) ou plus récemment pendant le Covid-19 où le trafic par petits avions de type Embraer, copies de Piper, s’est tenu comme à l’habitude. En fait le pays, rongé par la drogue lui aussi, notamment dans les favelas, a été secoué par plusieurs gros raids successifs de la police, deux en 2019 et celui de cet été qui ont démantelé de grosses organisations fort bien équipées en moyens aériens et expédiant leur production venue de Bolivie ou du Pérou (via le Paraguay) vers l’Europe, par les moyens détournés habituels comme on va le voir. Directement, ou via un détour par l’Afrique, avec au bout pour recevoir la marchandise l’inévitable Ndrangheta calabraise, maîtresse d’œuvre au final du trafic.

On commence par une histoire d’hélicoptère, puisque la-bas l’engin circule beaucoup chez les narcotrafiquants comme chez les hommes politiques, comme on l’a vu.

C’est l’une des particularités du pas, avec l’omniprésence des Embraer copiés sur les Piper, mono ou bimoteur, et la bête de somme locale qu’est le robuste Beechcraft Baron 58.

Le 15 février 2019, un vendredi, c’est donc un hélicoptère qui fait la une : un bel Eurocopter EC 130B4 (4388) tout noir immatriculé PR-DHL saisi par la police à Presidente Prudente dans le district de Brasilia, posé (ici à gauche) dans un champ de canne à sucre.

Il vient de refaire le coup préféré de Tadeu dos Santos, le mentor et formateur de Felipe Ramos Morais, les deux noms qui reviennent acec c mode de tansport. L’engin c’est flagrant, a ses coffres remplis de plaquettes de coke empilées dans les moindre recoins (et non pas dans de grands sacs de toile comme à l’accoutumée, cf ici à gauche). Dès la parution de sa capture réapparaît le syndrome du député Zézé Parella (souvenez-vous !). Parella et son Robinson 44 PR-GZP, baladeur et transporteur de coke était  un allié et un proche d’Aécio Neves, candidat à la présidence choisi par le PSDB (lire ici le premier compte-rendu de l’affaire dans « Coke en Stock (CXIV) : au Brésil on tire sur les avions, en vrai comme au cinéma, et la corruption est partout« ) !!! L’affaire qui avait fait grand bruit (et ruiné les espoirs de Parella) était devenue celle du « Helicoca » dans la presse. Car celui qui bient de se poser  est enregistré selon certaines infos hâtivement dévoilées auprès de l’Anac au nom de Posto Sul Sul Petroleum Station, une société basée à Brasilia, dont les associés seraient Marcio Soares de Queiroz, M1 Participacoes Ltda, Rvs Participacoes Ltda, Remi Vitorino Sorgatto, Phillipe Oliveira Vilela, Posto Park Sul Derivado de Petroleo Ltda. Or Remi Vitorino Sorgatto, présenté comme l’un des propriétaires du Park Sul Derivado de Petróleo, n’est autre que le père de Diego Sorgatto, représentant de l’État à Goiás pour le PSDB, le parti de Lula da Silva et Dilma Roussef devenu membre de celui de Temer, le Mouvement démocratique brésilien (MDB). D’où d’emblée un parfum de scandale !

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BRÉSIL 🇧🇷 (Piedade – SP): atterrissage d’un hélicoptère transportant 200 kilos de briques de pâte à base de cocaïne

L’atterrissage d’un hélicoptère transportant des dizaines de briques de pâte à base de cocaïne à Piedade (SP) a attiré l’attention des habitants d’une propriété rurale de la ville.

Sans savoir que le pilote avait plus de 200 kg de cocaïne, les habitants ont enregistré des vidéos et « célébré » l’arrivée de hélicoptère.

Le pilote a été arrêté et l’hélico saisi.

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BRASIL 🇧🇷 (porto hidroviário de Vitória do Xingu): PF apreende quase uma tonelada de cocaína em pó e 13 kg de crack no PA

Uma operação da Polícia Federal apreendeu um carregamento com quase mil quilos de cocaína em pó, além de 13 kg de crack no Pará.

A droga foi localizada em uma comunidade ribeirinha do município de Porto de Moz e transportada em embarcações até o porto hidroviário de Vitória do Xingu, no sudoeste do estado.

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BRASIL 🇧🇷 (Paraná): dez pessoas são presas após apreensão de 320 kg de cocaína para ser embarcado para Funchal, em Portugal.

Dez pessoas foram presas após o Centro de Operações Policiais Especiais (Cope) da Polícia Civil do Paraná apreender 320 kg de cocaína que estavam escondidos dentro de um caminhão, em Paranaguá, no litoral do Paraná para ser embarcado clandestinamente para Funchal, em Portugal.

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BRASIL 🇧🇷 (puerto de Santos): la Aduana brasileña incautó 192 kilos de cocaína escondidos en un cargamento de carnes congeladas que tenía como destino Las Palmas (España 🇪🇸)

Miércoles 19.08.2020

Según la Administración Federal de Impuestos, las tabletas con cocaína habían sido introducidos en un contenedor que almacenaba carne congelada y que sería embarcado en un navío destinado a las Islas Canarias.

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BRASIL 🇧🇷: operação Além-Mar bloqueia R$ 100 milhões do tráfico internacional de drogas

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