COLOMBIA (Narcotrafico): cayeron en isla de Bocagrande con 685 kilos de cocaína que iban a EE.UU.

Los tres ecuatorianos, cuya identidad no fue revelada, deberán responder por tráfico y tenencia de sustancias estupefacientes.
Lunes, Noviembre 23, 2015

Résultat de recherche d'images pour "municipio de Tumaco"En poder de las autoridades quedaron tres ocupantes de una embarcación en la que fue encontrado un voluminoso alijo de estupefacientes que tenía como destino el mercado negro de los Estados Unidos.

La detención de los tres tripulantes de nacionalidad ecuatoriana se produjo en inmediaciones de la isla de Bocagrande, jurisdicción del municipio de Tumaco, por miembros de la Armada Nacional.

Tras la interceptación de la embarcación fue incautada más de media tonelada de clorhidrato de cocaína, el cual está avaluado en más de 20 millones de dólares en el mercado internacional.

Los ecuatorianos al notar la presencia de las autoridades emprendieron la huida, pero millas más adelante las autoridades navales lograron detener la embarcación, en cuyo interior había 15 bultos con paquetes de clorhidrato de cocaína. Así mismo fueron halladas 24 canecas con combustible de contrabando.

Los bultos fueron transportados hasta la Estación de Guardacostas de Tumaco, en donde personal de la Sijín de la Policía realizó la Prueba Inicial Preliminar Homologada -Piph, dando positivo para 685 kilogramos de cocaína y 384 galones de combustible ecuatoriano.

Los tres extranjeros capturados fueron puestos a disposición de las autoridades competentes para su judicialización por tráfico, fabricación o porte de estupefacientes

http://diariodelsur.com.co/noticias/judicial/cayeron-en-isla-de-bocagrande-con-685-kilos-de-cocaina-que-i-171674

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COLOMBIA (puerto de Barranquilla): caen 76 kilos de cocaina


Por: Redacción

Agentes antinarcóticos hallaron 325 paquetes con cocaína en polvo, en un doble fondo en las paredes de un contenedor, en la Sociedad Portuaria de Barranquilla.

La Policía de Barranquilla informó ayer en un comunicado que el alcaloide fue detectado en controles rutinarios a las cargas que entran y salen del puerto.

Los uniformados notaron algo extraño en un contenedor, procedieron a realizarle un registro minucioso y encontraron camuflados las ‘panelas’. En las pruebas, los paquetes arrojaron 76 kilos con 194 gramos.

La Mebar agregó que el contenedor “tenía como destino final el país de Holanda” y el decomiso evitó que se comercializaran “más de 190 mil dosis del estupefaciente”.

La información policial indicó que el alijo era esperando en Europa, donde se pagaría 3.3 millones de dólares, es decir, alrededor de $9.500 millones. GCT

http://m.elheraldo.co/judicial/caen-76-kilos-de-cocaina-en-el-puerto-de-barranquilla-228090

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COLOMBIA: mayor productor de cocaína del mundo

FOTO ARCHIVO MANUEL SALDARRIAGAJUAN DIEGO CARTAGENA ORTEGA | Publicado el 11 de noviembre de 2015
Colombia incrementó en un 44 por ciento sus cultivos ilegales en el último año y volvió a ser el país con mayor producción de cocaína, según un artículo publicado por del diario estadounidense The Washington Post.

El informe señala que el crecimiento, en parte por la suspensión de fumigación de cultivos, supone un duro revés para Estados Unidos debido al aporte de más de 9 mil millones de dólares que ha inyectado al Plan Colombia desde que comenzó, en el año 2000.

“La noticia se da en un momento sensible para el Gobierno colombiano, que se encuentra en la etapa final de las negociaciones de paz con la guerrilla de las Farc, quienes durante mucho tiempo se han beneficiado de los cultivos ilegales de droga”, afirma en el texto uno de los diarios más influyentes del mundo.

El Post también aseguró que Colombia solo estuvo dos años por debajo del primer puesto, que en 2014 sembró más plantaciones de coca que Perú y Bolivia juntos, y que probablemente las cifras de este año sigan en ascenso.

Por otra parte, el medio norteamericano señala que funcionarios colombianos y de ese país coincidieron al afirmar que una de las razones para dicho crecimiento tiene que ver con la proximidad a la firma final del proceso de paz y la ayuda que prometió el presidente Santos de sustituir cultivos de coca por unos legales.

En una entrevista con The Washington Post, el Primer Mandatario colombiano aseguró que “tenemos una oportunidad de oro”… “Pero si no damos a los agricultores una alternativa, van a seguir sembrando coca”.

Estados Unidos, continúa el diario, registró una disminución significativa de consumo de cocaína en la última década y teme que el producto reduzca su precio, desencadenando una nueva “fiebre de cocaína”, que podría estar acompañada por un ciclo de violencia en Centroamérica y México.

La investigación concluye que por lo menos un millón de ciudadanos colombiano estarían relacionados con el negocio de la cocaína de manera indirecta o indirectamente.

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COLOMBIE (Narco-foot): une demi-tonne de cocaïne saisie dans les cars de supporters de foot

http://m.20minutes.fr/sport/football/1727499-20151110-colombie-demi-tonne-cocaine-saisie-cars-supporters-foot

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AERO-NARCOTRAFIC: retour sur le Boeing 727 d’un autre prince saoudien, prince Nayif bin Fawwaz al-Shaalan al-Saud

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ilfattoquotidiano.fr

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Coke en stock (VIII) : le 727 du prince saoudien

Première publication le vendredi 25 février 2011

Et de quatre ! Non, de cinq, si l’on remonte un peu plus loin dans l’histoire. Car l’idée de remonter de Colombie des poids astronomiques de drogue par avion n’est pas totalement nouvelle, à vrai dire. Ni même la sorte d’avion qui le permet. Il y a plus de dix ans déjà, un appareil similaire à celui qui s’est écrasé au Mali avait déjà tenté de le faire. Là encore, on a déjà tout oublié le concernant. Logique, quand on se remémore son propriétaire. Il est en effet des personnes, qui bénéficient assez vite de l’omerta de la presse si on les prend en situation délictueuse. Car l’individu a le bras très long, et peut se permettre de n’être condamné que par contumace et ne jamais avoir à se livrer. C’est le cas de certains princes saoudiens parmi ceux qui conduisent cette planète, assis sur leur matelas de pétrole qui parfois ne leur suffit pas. C’est le cas incroyable d’un prince saoudien déjà oublié, trafiquant de drogue récidiviste à ses heures.

 Lorsqu’on dévoile les noms des trois pilotes arrêtés par la police de Guinée Bissau, Carmelo Vásquez Guerra, Carlos Luis Justiniano Núñez et Daniel Aguedelo Acevedo, une étrange impression apparaît : l’un d’entre eux nous dit quelque chose. Le premier cité a en effet un frère. Michael Vásquez Guerra, qui, le 21 avril 2006, avait lui aussi dû lui aussi faire un atterrissage d’urgence à Ciudad del Carmen, dans l’Etat du Campeche, au Mexique sur la route du Vénézuela. A bord de ce DC-9 immatriculé N900SA, les policiers mexicains avaient saisi 128 valises noires, représentant 5,5 tonnes de cocaïne. Un record ! Mais à la limite, ce n’est pas ça qui avait le plus choqué. Non, c’était la livrée extérieure de l’avion, celui de la très officielle SNA américaine (« System of National Accounts »), une subdivision de la Transportation Security Administration (TSA). L’avion était enregistré lui en Floride au nom de Sky Way appartenait de droit à la compagnie charter de Floride « Royal Sons Inc ».

 « Royal Sons Inc », la même firme que j’ai citée dans l’épisode rocambolesque de la mort d’un agent de la CIA à Houston, l’incroyable Roland Carnaby, membre de l’Association of Former Intelligence Officers (les anciens de la CIA). L’organisateur de transferts de voitures américaines vers l’Irak et qui possédait des entrepôts dans le port juste à côté de Karam LLC et de… Royal Sons. Karam, le nom de l’entreprise qu’avait créé à Orlando, en Floride, un dénommé Mohammed Atta, un ressortissant « français » habitant « Marseilles » (sic) selon sa fiche locale d’entrepreneur  ! Mieux encore : le hangar à Venice détenu par Royal Sons avait auparavant appartenu à Huffman Aviation, là ou Atta prenait ses cours de pilotage ! Décidément le monde de la Floride est bien petit ! Le monde des trafiquants de drogue est étonnant, et la Floride un siège mondial !

Le DC-9 avait encore intrigué pour deux autres raisons : ses logos « officiels » du gouvernement américain, et à son arrivée, visiblement, des militaires mexicains qui l’attendaient. Quelques minutes après avoir arrêté les trois pilotes, en effet, le général mexicain Carlos Gaytan tenait une bien étrange conférence, pleine d’erreurs et de contradictions, dans laquelle il indiquait que « le pilote », hélas, s’était échappé ! La conférence tournait au gag, car pendant qu’il le faisait, l’un des pilotes, justement, vu par plusieurs journalistes, fendait les rangs des soldats pour s’échapper ranquillement derrière eux, à pied. Le général précisant alors, pour rattraper sa bévue, qu’il avait réussi à capturer… un co-pilote ! A ce stade de magouilles éhontées, on se dit que l’on n’est pas dans un cas de figure de simple vendeurs de drogue, mais bien de ce qui semble être une protection ressemblant comme deux gouttes d’eau à une totale immunité diplomatique. Ce qui sera confirmé un peu plus loin. Celui qui partait tranquillement ce jour là de l’aéroport sans être inquiété était, vous l’avez deviné, Michael Vásquez Guerra.

Pendant la conférence de presse surréaliste, les journalistes remarquaient aussi une chose : à côté du DC-9 stationnait, avant que l’armée ne déplace le DC-9 un Falcon 20… Or ce Falcon était mexicain, ou en tout cas arborait une numérotation mexicaine : XB-IYK. Il était arrivé plusieurs jours avant, avec deux pilotes militaires dont le comportement avait étonné. Ils avaient tenté de soudoyer les responsables de la tour de contrôle pour qu’ils acceptent l’atterrissage express du DC-9, au prétexte d’ennuis hydrauliques. Le bon vieux plan des trafiquants de drogue pour imposer un atterrissage imprévu. Ce qui fut fait, à vrai dire. C’est au nom de ses ennuis que les militaires interdiront aux personnes présentes de monter à bord en « raison d’explosion possible » et saisiront la drogue. En France, certains savaient tout de cette histoire : selon les services de renseignement français, en effet, l’avion pisté par leurs services devait transvaser son chargement venu de Colombie vers un appareil plus petit » venu d’Arabie Saoudite ». Une vieille histoire datant de 1999 qui remontait à la surface… Avait-on eu affaire à un faux Falcon Mexicain ? Le 15 août 2007, un spotter retrouve le fameux appareil. Il s’intitule XC-HID, et appartient désormais à la Police mexicaine, après avoir été XC-DIP de la Banco Nacional de Crédito Rural et le fameux YB-IYK…Décidément on s’enfonce dans les gouvernements et non pas dans un circuit de simples trafiquants ! Le 11 juillet qui suivait, on apprenait que le président urugayen Ramón Vázquez Rosas achetait lui aussi aux français un Falcon 20, pour 26 millions de dollars. Le même qu’Hugo Chavez !

L’avion lui-même posé à Ciudad del Carmen avait lui aussi beaucoup à dire. Agé, (il avait été construit en 1996 et avait donc quarante ans !), le DC-9 avait appartenu auparavant à TWA (sous le numéro N1061T), Tracinda Investment(numéro N241TC), le chanteur de country (genre variété) Kenny Rogers, le temps d’une tournée, (avec le N9KR), mais aussi sous le registre de Southmark Corporation (N89SM), puis repeint aux couleurs de l’équipe de football américainSeattle Seahawks (N40SH), et enfin sous le nom d’HW Aviation, avant d’être vendu à une firme appelée Skyway…

 Skyway, qui en avait acheté deux, de DC-9 (ici en photo tous les deux à St Peterburg !). Le N900SA et le N120NE (vu ici à Van Nuys, endroit connu pour maquiller les appareils ! ), destiné selon elle a tester un tout nouveau procédé de communication entre le sol et les avions, et de pouvoir faire même de l’internet à plus de 30 000 pieds d’altitude. Evidemment, la firme avait décroché avec un pareil intitulé un contrat avec l’armée et s’était associée à des investisseurs, notamment des koweitiens et des banquiers d’Arabie Saoudite. Surfant sur la grande peur du 11 septembre, la firme, dont les trois dirigeants sont le mari, sa femme et leur fils, allait alors engranger 40 milions de dollars d’investissements de 2002 à 2005, louer à Tampa un énorme hangar de « réparations » …. et ne jamais rien produire ni réparer ! Son projet de transmissions était du flan complet ! En mai 2005, elle se déclare en faillite, embarquant avec elle « 24 investisseurs du Proche Orient lésés »annonce brutalement la presse. Parmi ceux-ci, l’homme à la tête de la Kuwaiti National Guard, le prince Miteb Bin Abdullah Bin AbdulAziz Al Saud. Dont l’armée est entraînée par l’US Army.

Le patron, Brent Kovar, et son associé James S. Kent, ancien des services spéciaux de l’armée, ne seront reconnus comme fraudeurs que le 18 mars 2009 par le gendarme de la Bourse, la SEC Securities and Exchange Commission. Pourquoi donc avoir attendu si longtemps ? On cite le chiffre de 1,8 millions de dollars détournés, sur le dos de 18 investisseurs. Selon la SEC, ce sont 76,65 millions de dollars d’actions qui avaient été levées, pour 12 millions de profits pour Kovar… Parmi les investisseurs, une firme, ’DuPont’ qui avait injecté en 2004 plus de 7 millions de dollars avec en prime un des deux DC-9, une société associée à un autre fond d’investissement intitulé « Red Sea Management » … le nom d’emprunt presque pas transparent des « saoudiens » dans l’affaire. Le second DC-9, le 120NE était devenu Genesis Aviation en 2004. Genesis, un clone de Skyway, faisant partie des sociétés de Floride en forme de poupée russe et n’ayant qu’une boîte aux lettres telles que Royal Sons, Express One International et United Flite Inc, toutes mouillées dans les « renditions flights ». On nage toujours dans un marigot à crocodiles, en Floride.

Mais il y a mieux encore derrière Skyway. Au conseil d’administration, il reste toujours le fondateur : James R. Bath, au milieu de tas d’affaires et de relations, qui a créé Skyway Aircraft Leasing Ltd en changeant le nom de sa firme précédente, Cotopax Investments, enregistré en 1980 aux îles Cayman. Cette année là, il est devenu le seul membre du conseil d’administration : deux membres l’avaient quitté pour former chacun leur société, respectivement « Cayhaven Corporate Services » et « Bird », qui vont vite fusionner pour devenir « I.C., Inc ». Or c’est justement le nom de la société qui va servir d’écran à Olivier North pour ses trafics d’armes et de drogue pour alimenter les Contras ! L’éclatement de l’entreprise était bien une volonté commune de cacher quelque chose. D’ailleurs, quand le 7 mars 1987 North est dénoncé, James R. Bath supprime aussitôt les noms de ses anciens associés de ses registres. La société de Bath est étroitement liée au pouvoir en place. Logique, G.W.Bush et James Reynolds Bath ont fait ensemble leur service militaire dans la Guarde Nationale, ce qui leur évitait d’aller au Viet-Nam. Ce sont tous deux deux « champagne pilots » de leur base de F-107 dans lesquels ils ne montèrent jamais. Sauf pour la photo. Ils ne mirent jamais les pieds à la base non plus d’ailleurs. Les deux seuls généraux qui ont essayé de le dire sont morts brutalement. Un pur hasard, bien entendu.

 Au sortir de son service militaire, James R. Bath va être un temps banquier : à la BCCI (lui aussi), qui va s’effondrer et fonder une compagnie de revendeur d’avions JB&A Aviation. A la BCCI, il s’est acoquiné avec Ghaith Rashad Pharaon, un multimililardaire saoudien de Rhyad enrichi par le pétrole et rival d’Adnan Khashoggi. Pharaon, un homme ayant fait ses études en France, au lycée Janson-de-Sailly ! Propriétaire du château de Montfort, dans le Périgord. A un moment de la débâcle de la BCCI, en 1991, le FBI cherchera à saisir le yacht de Ghaith Rashad Pharaon, sans jamais parvenir à le faire avant 2006. On se dit que l’état US a bien une dent contre lui. Pensez-donc : le 4 juin 2008, le Pentagone a accordé un contrat de 8 millions de dollars à Pharaon ! Via sa société pakistanaise de fourniture d’ essence, Attock Refinery Ltd, pour fournir les bases américaines en Afghanistan ! L’année précédente, Attock avait fourni pour 40 millions de dollars de kérosène aux américains ! Le 11 juin 2006, pourtant, on avait appris que le yacht Le Pharaon avait été investi par le FBI au large de la Sicile, près de l’île de Pantelleria. Parmi ceux qui avaient révélé au grand jour les liens douteux de la famille Bush avec la famille saoudienne, le sénateur Kerry, très actif sur ce front. James R. Bath était en effet aussi aux Etats-Unis le représentant de Khalid bin Mahfouz, le propre beau-frère de Ben Laden. Kent étant en liaison avec le sénateur Mel Martinez, et avec Charlie Christ, le remplaçant de… Jeb Bush en Floride ! Un bien joli petit monde ! Khalid bin Mahfouz était membre lui aussi de la Bank of Credit and Commerce International (BCCI) ! Pharaon, serré par le juge Van Ruymbeke en 2003 pour la vente d’un superbe immeuble, l’hôtel de Coislin, situé place de la Concorde, à Paris.

En 1999, un événement ahurissant va se produire avec la firme : c’est à la fois une bombe médiatique et la préfiguration d »un système qui nous ramène au crash du Mali : la boucle est bouclée. Un avion piloté par le personnel de Skyway International se retrouve bloqué au sol à Paris au Bourget : la police française a découvert à bord deux tonnes de cocaïne. A bord, il y a le prince Nayif bin Fawwaz al-Shaalan al-Saud. Voilà pourquoi les services français se doutaient qu’un Falcon saoudien allait venir, pour sûr, au Mexique ! Diplomatiquement, c’est fort délicat, on le conçoit : on marche alors sur des œufs ! Le prince Nayif bin Fawwaz al-Shaalan al-Saud, gendre du vice-ministre saoudien de la Défense du pays, possédait son propre avion « royal », celui de la famille régnante, et c’était justement un Boeing 727 ! Géré par Skyway ! Or, justement, c’est cet appareil qui devait servir au transport des deux tonnes de coke venant de Colombie. Le 16 mai 1999 le Boeing 727 atterrissait au Bourget, et les deux tonnes de drogues étaient débarquées discrètement à Noisy-le-Sec dans la résidence française du prince saoudien. La police française en retrouvera 800 kilos seulement. Pour obtenir la drogue, il avait rencontré directement Oscar Eduardo Campuzano Zapata, Juan Gabriel Usuga Norena et Carlos Alfonso Ramon Zapata -les membres du cartel de la drogue de Medellin-, à Marbella, où le roi Fahd possédait une énorme résidence. Les princes saoudiens, de vulgaires trafiquants ? Pour des bloggueurs ayant de l’humour, c’est bien la « French Deconnection » !! !

 Le 10 Mai 2007, le prince se voyait condamné au tribunal de Paris à dix années de prison par contumace, avec ses dix co-inculpés. La condamnation est plutôt discrète dans la presse. Parmi les autres condamnés à 10 ans : Mario Oller-Martinez, Jean-Francois Tixador, Wilson Rodrigo Jimenez Montanez, Humberto Gomez Maya et Edgar Augusto Gutierrez Guevara. Seul Jose Maria Clemente avait hérité de 5 ans. A l’autre bout de la sentence parisienne, Oscar Campuzano, Carlos Ramon and Juan Usuga, trois colombiens, faisant partie des personnes recherchées, seront arrêtés par la police américaine… à Miami. Et pas avec n’importe qui. Dans le lot, le FBI met la main sur l’ancienne petite amie du prince, qui, logiquement, a des choses à dire.

Parmi les informateurs du FBI on trouvait l’omniprésent Baruch Vega ! Celui qui retournera Victor Patino Fomeque, un ancien chef de bande du cartel de la Vallée du Nord colombienne mais aussi ancien membre de la Police Nationale colombienne ! Les deux derniers avaient vu leur peine réduite car ils avaient décidé d’aider la justice américaine : ils ne firent que trois ans de prison. Les repentis, l’arme fatale des réseaux. Durant le procès, une des écoutes avait montré qu’avec son 727, Le prince avait promis de pouvoir ramener de 10 à 20 tonnes de drogue en une seule fois ! A Noisy, il y en avait déjà pour 15 millions de dollars de l’époque avec deux tonnes ! Voilà qui n’est pas sans rappeler le crash malien…

Le 30 août 2005, épiloque de l’affaire : Doris Mangeri Salazar, est condamnée à 24 ans et 4 mois de prison et Ivan Lopez Vanegas à 23 ans : Doris est l’ancienne petite amie du prince, et Ivan un des colombiens qui a servi d’intermédiaire avec les barons de la drogue du pays. Ils avaient été arrêtés tous deux le 17 juillet 2002 à Coral Gables, en Floride. Revoilà le nom déjà cité ! Or, il intervient ailleurs historiquement : dans les archives de Jim Garrison , le procureur intègre à qui on doit d’énormes avancées sur l’assassinat de Kennedy, on tombe régulièrement sur cette ville. Clay Shaw, impliqué selon Garrisson dans l’assassinat, avait comme contact Sergio Arcaha Smith, un agent du FRD (Frente Revolucionario Democratico), une association bidon d’anticastristes créée entièrement en mai 1960 par la CIA. Or, de novembre 1960 jusqu’à Octobre 1961 la boîte postale de contact entre la CIA et Arcacha était celle des bureaux du FRD à… Coral Gables ! S’il y a bien un fief d’anticastristes maqués jusqu’au cou avec la CIA, c’est bien à Coral Gables  !

Et qui trouve-t-on aussi à Coral Gables ? Wackenhut, auprès de qui Blackwater passe pour un clan de louveteaux !!! La présence à sa tête de personnes comme Clarence M. Kelley, ancien directeur de la National Security Agency, le directeur de la Defense Intelligence Agency, le général Joseph Carroll, celui de L’US. Secret Service, James J. Rowley ou encore de Bobby Ray Inman, ancien directeur de la CIA et conseiller de Bush père, ou de l’ancien secrétaire à la défense et de la CIA Frank Carlucci, indique tout de suite qu’on n’a pas affaire à des marioles. Wackenhut est apparu, rappelons-le dans l’affaire des tueurs du Brabant, en Belgique ! Et dans les années 80, comme par hasard c’est Wackenhut qui est au premier plan de lutte anti-communiste en Amérique du Sud ! Wackenhut, l’ancêtre de Blackwater est dans le secteur depuis toujours !

Lors du procès de la belle, on avait appris le circuit utilisé pour l’acheminement : la drogue venait bien de Colombie, était cachée dans des camions de pommes de terre… siglés de l’ONU (!) et avait passé la frontière vénézuelienne sans encombre ! Sidérant ! L’avion du prince était parti de La Maqueita, à Caracas, pour arriver en Arabie Saoudite (on ne donne pas le détail des aéroports-relais utilisés). Bref, il avait inauguré 10 ans avant le parcours communément utilisé aujourd’hui ! Dans un sens, ce prince saoudien est un visionnaire ! On y avait appris aussi pourquoi en 1984 le prince, alors qu’il faisait ces études à Miami avait quitté rapidement le pays : il avait été tout simplement déjà pris dans un trafic de cocaïne avec un petit Cessna dans le Mississipi ! Il avait été condamné… mais la Cour de justice du Mississipi ne pouvait plus rien prouver : le jugement avait disparu de ses archives !!! Encore un curieux hasard ! C’est fou dans ce genre d’affaires ce qu’il peut y en avoir !

 On y avait appris aussi comment il s’était fait prendre notre si bon prince : dans le coffre de sa petite amie Doris Mangeri Salazar, au comportement bien étrange, plusieurs photos l’avaient montré en plein désert, en compagnie des trafiquants,notamment Juan Gabriel Usuga et Carlos Ramon, en train d’organiser avec lui une dernière réunion pour organiser le transfert dans son avion personnel ! La précédente avait eu lieu au « Cyclops Cattle Ranch » près de Medellin. Pris sur le fait, documents photographiques à l’appui que la belle gardait jalousement dans son coffre personnel ? De quoi faire chanter un prince saoudien quand elle le désirerait ? Deux ans plus tard, le jugement est cassé en appel et les deux condamnés libérés. Aujourd’hui, en 2009, personne n’est donc plus en prison ! La belle travaillait pour qui ? Certainement pas pour elle…

La dernière fois qu’on avait vu un Boeing royal en France c’était à Mulhouse, le 14 avril 2005,repeint à neuf. On ne sait si le prince était à bord, au quel cas il aurait pu être arrêté. Le 13 novembre 2007 on apprenait qu’un autre prince de la famille royale, le Prince Mohamed Bin Issa Al Jaber of Saudi Arabia venait de se commander un airbus A380, vendu 320 millions de dollars. Il possédait lui aussi un 727 à son sigle, MBI, pour Mohamed Bin Issa. Et un Bombardier BD-700-1A11 Global 5000. également. (pour faire ses petites courses, certainement). On ignore si c’est pour y mettre des pommes de terre au dessus de ses valises… en juin 1994, c’est lui qui avait apporté 500 millions de dollars dans le parc Disney qui était en difficulté. L’ami de Patrick Balkany ne lésine pas. Il « pèse », il est vrai, 5,3 milliards de dollars !

 L’histoire abracadabrantesque du prince saoudien dealer à été racontée dans « La Coke Saudienne : au coeur d’une affaire d’Etat » (Editions Flammarion), écrit par Fabrice Monti, ancien membre de cabinet du ministère de l’intérieur au Quai des Orfevres. Le livre décrit clairement une véritable « guerre de la drogue » entre la DEA américaine et le Quai des Orfevres. Une guerre sans merci, où les intérêts divergent complètement sur les buts et les attenants. Un ouvrage fondamental qui éclaire sur les circonvolutions de cette guerre à la drogue aux multiples facettes. « Le livre raconte l’intrigue où de grands trafiquants appartenant au cartel colombien de Medellin, interceptés et retournés par la police de Floride, auraient donné leurs acolytes de France et le maître d’oeuvre saoudien impliqués. Par-delà les péripéties, le dénouement partiel, l’auteur fixe son intérêt sur le prince saoudien resté jusqu’ici indemne de toute sanction. Deux nations sont en jeu dans la relation d’un échange entre le ministre saoudien de l’Intérieur, le prince Nayef Ibn Abdel Aziz et l’ambassadeur de France à Ryadh, Bernard Poletti. L’auteur cerne l’enjeu, à savoir le projet de contrat de sécurité entre les deux pays, assurant par l’entremise des moyens mis en oeuvre par les grandes sociétés françaises Thalès et Alcatel et le groupe européen EADS (lesquels viennent de remporter de gros marchés en Libye au cours de la visite du président Chirac) la sécurité des frontières, la surveillance et la défense de 5000 kms du périmètre saoudien (SBGDMSA). » C’est vrai ça, en définitive « que pourraient faire les justices françaises, américaines et suisses d’un aussi encombrant prévenu que le prince Nayef Al-Shaalan ?« conclut le livre ! Voilà notre prince devenu subitement hindou : un véritable intouchable ! Il fallait surtout le voir trouver de belles excuses pour tenter de concilier islamisme et usage ou trafic de drogue…

Quand à notre pilote, Carmelo Vásquez Guerra, le frère de l’autre, il est décidément aussi fort que lui : détenu quelque temps dans les cellules de la po lice judiciaire du pays, il a été relâché par un juge bissau- guinéen, mais ça vous le savez déjà depuis les épisodes précédents ! Le revoilà libre, comme son frère !!! Incroyable fratrie qui traverse impunément toutes les geôles du monde !! Et quant à l’aspect historique, nos découvertes ont montré que cet appareil n’a pas non plus été véritablement le pionnier du transport en gros porteur à réaction de quantités importantes de drogue. Mais cela, on a bien le temps d’y revenir dans les épisodes qui vont suivre…

PS : le reportage de la série « Royal Inquest« , d’Atlas Medi Corp, dirigé par le prolifique réalisateur Bruce David Klein, véritablement très saisissant, est visible ici. Il mérite d’être visionné (ou même téléchargé) ! Ménagez vous les 48 minutes nécessaires pour le regarder entièrement ! A s’étonner pourquoi n’a-t-on jamais évoqué le sujet en France… dans « Faites entrer l’accusé« , par exemple ! Pourquoi donc ? A, c’est vrai, il y a ça…

http://www.agoravox.fr/tribune-libre/article/coke-en-stock-viii-le-727-du-88727

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AERO-NARCOTRAFIC (Air cocaïne): quant aux éventuelles retombées politiques suite à l’évasion des pilotes – Pour NS 55 DNRED, parler d’exfiltration signifierait-il qu’il s’agissait d’une opération menée par, pour ou sous couverture de services français…

L’ opération d’exfiltration ne serait-elle qu’un complot d’extrême droite qui n’est qu’une infime partie de l’iceberg?

catagny 2009

L’extrême droite française, on le sait, est prête à tout pour arriver à ses fins. L’occasion s’est présentée récemment de faire un « coup » pendable à un gouvernement qu’ils haïssent. L’occasion, c’est bien entendu le retour extravagant des deux pilotes condamnés à 20 ans de prison en République Dominicaine, et qui sont revenus sur le sol français d’une manière qui a surpris tout le monde. Pourquoi ont-ils eux-mêmes accepté cette méthode, qui les a poussés à le faire, on les laissera en juger eux-mêmes. Ils disent aujourd’hui souhaiter se présenter devant la justice française, néanmoins, qui leur promet pourtant d’être mis en examen pour avoir participé à un trafic de drogue (1) qui a démarré bien avant l’affaire sur l’aérodrome de la Môle (2), celui qui dessert toute la jet-set de Saint-Tropez Revenir se jeter dans la gueule du loup est plutôt rare, et c’est cependant bien à quoi on vient d’assister… à la surprise générale !

catagny 2009Tout est hors norme dans cette affaire : le volume de coke saisi, près de 700 kilos, l’avion utilisé (appartenant à Afflelou a-t-on pu lire, mais c’est un peu plus compliqué que cela), le nombre de pilotes à bord, puisqu’un troisième s’était invité à bord : Alain Castany, le pilote habituel d’un autre avion étonnant… celui, un temps, d’Alexandre Balkany, (on distingue ici à gauche ses cheveux blancs,à bord du F-GMMC, de Saint-Ex Aero, photographié au Bourget en juin 2009) l’homme avait enfilé au dernier moment une des deux vestes des pilotes pour tenter de se ranger parmi ceux qui en cas d’arrestation, doivent bénéficier du doute, on le sait, en cas de cargaison délictueuse.( C’est donc qu’il savait la cargaison sans facture et documents d’origine – NS 55 DNRED) (à droite on le voit également dans le HB-VWW de Dralla SA, le 8 mars 2012;, l’ex Saint-Ex F-GMMC (3)) Mais aussi la justice dominicaine, qui a réussi à arrêter une cinquantaine de personnes pour en relâcher pas mal et en disculper bien d’autres, pour rejeter au final l’ensemble des responsabilités sur les seuls quatre français, alors qucastany balkanye l’on sait à quel point le pouvoir en place est corrompu et noyé jusqu’au trognon dans le trafic : il n’y a pas si longtemps, un gigantesque coup de filet avait mené au responsable du trafic de coke local, qui n’était autre que le chef de l’antidrogue du pays, Francisco Guerrero Hiraldo: il a été extradé depuis aux Etats-Unis. L’ancien directeur en personne de la DNCD de 2006 à 2008, qui a fini par être démasqué comme étant lui-même un trafiquant, dont les Etats-Unis, qui travaillaient étroitement avec lui avec la DEA demande aussitôt l’extradition pour être jugé en Amérique et non dans son pays d’origine. L’enquête menée sur la DNCD avait révélé qu’Hiraldo possédait des millions de dollars sur des comptes bancaires et plusieurs de ses propriétés ont été confisqués depuis.

Son complice étant Quirino Paulino, un capitaine de l’armée !!! Ziraldo a été condamné à 4 ans de prison le 4 juin dernier seulement ! 

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Hors norme aussi, le forum associé à l’affaire sur un site français, ‘Parole de Gaulois », qui affiche la couleur dès l’entrée (« Le Gaulois du XXI siècle est un français qui ne se reconnait plus dans son pays et qui a décidé de le crier haut et fort », clame-t-il), et qui a atteint il y a peu les 600 pages de débats, entre les partisans de « tous coupables », pilotes compris et une belle frange d’ex de l’aéronavale venus polluer les discussions avec une défense bec et ongles de leurs deux anciens collègues. 4 arrêtésUn forum a (longuement) parcourir, pour y découvrir plein de choses intéressantes sur les personnes mises en cause, d’où ressort avant tout les aventures précédentes des deux restés sur place : l’aide d’un homme inculpé pour trafic par une juge française, et un ancien broker de Caravelle (et oui, et pas n’importe lesquelles, vous allez être bientôt surpris), également pilote du fils Balkany (voir ci-dessus) à qui vient d’arriver un bien étrange accident sur place (se faire renverser par une moto !). Aujourd’hui, il se retrouve plutôt virulent envers ses deux collègues d’infortune, s’estimant lâché et surtout craignant lors du procès d’appel subir les conséquences de la fuite de ses deux anciens collègues de cellule… sur le fameux forum, une rapide enquête ayant mobilisé 46 participants affiche 72% de partisans de « tous coupables » parmi les 4 arrêtés à Punta Cana… (la photo de l’arrestation provient du Point).

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naudinHors norme également, la mise en scène et la manipulation de leur exflitration par un habitué des écrans de TV sous le registre d’expert en sécurité. Un homme qui a laissé derrière lui pas mal de traces, et de casseroles, dont celle en 2013 d’une retentissante affaire de surveillance ratée au sein de la firme IKEA, ou un souvenir impérissable lors d’une enquête d’Elise Lucet sur les  « « Fabricants de peur », ces fameux « Spin Doctor » à l’américaine dont est si friande la chaîne privée française BFM, surnommée depuis quelques mois déjà BFN, tant elle privilégie à l’antenne les idées nocives du mouvement politique de Jean-Marie LePen, dont on a oublié qu’il passait toutes ses vacances d’hiver… Punta Cana, et ce, depuis des dizaines d’années (on y trouve plutôt habituellement Rihanna, mais bon) ! Naudin, qui en mars 2014 avait carrément écrit au au Président de la République Dominicaine Danilo Medina Sánchez, en termes fleuris : « je vous accuse de ne pas intervenir et d’autoriser officiellement un déni de justice. Combien de temps encore, allez-vous tolérer cette situation ? » avait-il dit. Au passage, il avait dans la même lettre déjà disculpé les deux pilotes seulement, affirmant que les 26 valises n’appartenaient qu’aux deux autres individus de l’affaire… ce qui consistait à les charger sans aucune hésitation : en voilà un qui avait déjà clairement choisi son camp, en tout cas.

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Chauprade hôtelSidérante encore la deuxième récupération de l’opération par un individu qui s’est empressé de se montrer en photo au milieu des deux revenants (le cliché provient de son compte internet) un ex-toujours compagnon de Marine lePen (au FN  ce n’est jamais simple : viré par sa patronne pour propos ant-islam, il continue à la soutenir en Twitts islamophobes rageurs), un homme très proche des militaires, qu’il formait au  Collège interarmées de défense (CID) avant là aussi d’être exclu pour dérives lexicales sur le 11 Septembre par le ministre des armées de l’époque (l’ineffable et transparent Hervé Morin, qui avait été ensuite désavoué !). L’homme en question DEAs’appelle Aymeric Chauprade, qui a aussi reconnu avoir été pendant quatre ans le « conseiller » du président précédent de la République Dominicaine (Leonel Fernández) au moment où celui-ci s’attirait les foudres de la DEA américaine, pour ses mauvais résultats à propos du trafic de cocaïne et son laxisme évident sur le contrôle du trafic, malgré des discours lénifiants sur ses capacités à enrayer ce même trafic (4) . Dans Paris-Match du 29 octobre, le même Chauprade fanfaronne en déclarant et en revendiquant : « j’étais le chef de l’équipe 1« clame-t-il, en posant en fier à bras.  Ce qui laisse supposer… une deuxième, celle de Naudin bien sûr !

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Sidérant encore, le mode opératoire consistant à prendre un avion commercial  comme si de rien n’était pour le vol de retour vers la France, ou plutôt même deux, faits via Air Caraïbes puis via Corsair (du même groupe…vendéen de Jean-Paul Dubreuil !). Une opération rendue seulement possible par l’octroi de faux papiers, des faux passeports (5) dont Naudin ne souhaite rien dire sur l’origine. Le même Naudin, qui chiffrait complaisamment il n’y a pas si longtemps le nombre de « faux permis de conduire à 30 000  » et le tarif de la réalisation des faux papiers : « selon Christophe Naudin, le prix de faux papiers s’échelonne selon la qualité de 300 euros pour une mauvaise imitation de permis de conduire à 1.500 euros pour très bonne vraie-fausse carte de séjour valable dix ans. » Le même avait clamé partout en 2011 que cette FRAUDE « coûtait des milliards d’euros à la France !!! Un expert en fraude sur BFM utilisant sans vergogne des faux papiers (il était dans l’avion de retour avec les deux pilotes !) avouez qu’il y a de quoi sourire… « Ils ont fait le voyage grâce à des cartes d’identité refaites récemment, selon les informations de France 2, » écrit France TV-Info.

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bouquinSurprenant encore l’absence de réaction gouvernementale;  telle celle d’un Laurent Fabius, qui ne souhaite peut-être pas trop en ce moment se retrouver à la une des journaux, au quel cas il ne serait pas seul, et celle d’un ouvrage (« Air Cocaïne, mafias et jets privés ») sorti sur l’affaire qui ne contient que fort peu de choses que l’on ne sache déjà, et qui a surtout servi à renforcer l’idée de deux pilotes plutôt innocents (6) ce dont la justice française prendra en compte à sa juste valeur, je pense, maintenant qu’ils sont revenus sur le sol français. Des pilotes (7) ayant fui un pays souverain et venus faire deux extravagantes apparitions sur les écrans… la seconde d’un surréalisme total, le ténébreux pilote s’en prenant à l’infortuné présentateur en termes cinglants et virulents qui lui ont valu de vives remarques sur le net, et la première apparition en compagnie d’un des ténors français du barreau… En 2011, cet avocat avait défendu Eric_Walter_Amegan_5_7celui qui était considéré comme le cerveau français du circuit de coke par avion vers l’Afrique de l’Ouest, qui avait arrêté en Mauritanie, puis relâché quelque temps après et depuis cet été – et ça c’est nouveau également (8) -, qui est à nouveau recherché par le gouvernement mauritanien, revenu sur sa décision, semble-t-il berné par des juges dont on avait grassement payé la mise en liberté de leur prisonnier. Celui-là court toujours, on le pense réfugié au Sénégal, dans son fief de Saly, qui a été aussi le lieu de villégiature d’un certain Michel Neyret… ou même pourquoi pas en France, qui sait…

demande mauritanie

Il travaillait en cheville avec d’autres français, dont un fort particulier qui mérite une nouvelle explication.  L’homme, lui aussi un temps arrêté au Mali et lui aussi relâché (c’est une manie ou quoi ?), est en train de remettre en place, discrètement, dans un pays voisin, une structure mafieuse similaire à celle qui l’avait mené à venir en aide à au moins deux reprises, avec sa propre société d’aviation, a des trafiquants utilisant des jets pour amener la cocaïne à la tonne sur le territoire africain (notamment en Guinée Bissau). Car cela continue depuis, sans interruption, malgré la guerre ou la chasse au terroriste. Il faut savoir en effet que même pendant l’opération militaire française Barkhane, au Mali, lancée en aout 2014, deux autres appareils ont réussi à se poser à proximité de l’endroit où le fameux Boeing 727 avait été découvert en novembre 2009, ces deux-là avec à bord avec environ 600 kilos de cocaïne, alors que les militaires français étaient déjà sur place… avec leurs moyens de surveillance aériens, dont des Bréguet Atlantic II et des Predators flambant neuf (9) ! C’est dire le degré d’organisation des trafiquants, et leur maîtrise de la corruption à tous les niveaux : du départ, au Venezuela ou en République Dominicaine, à l’arrivée sur la côte Ouest de l’Afrique, jusqu’aux profondeurs du Mali !!!

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télévision dominicaineBref, il va falloir que vous sachiez les attenants exacts de ce qui vient de se passer, ce que je vous propose de découvrir dans les jours à venir… en plusieurs épisodes, tant il y a à dire et expliquer sur ce fléau qu’est la circulation de la cocaïne dans le monde entier et dont cette surprenante affaire n’est qu’un petit bout d’iceberg émergeant.

« Entre 50 et 60 % de la cocaïne qui circule en France aurait transité par la République dominicaine, selon l’Office central de répression du trafic illicite de stupéfiants » (10). Hier encore, l’ancien général dominicain Antonio Valentín Jáquez López, venu donner son avis sur l’opération a eu cette phrase symptomatique :  « Les éléments et les caractéristiques de cette affaire nous conduisent à penser que cette est une opération de trafic de drogue et de crime organisé », a déclaré l’ancien responsable de la Direction nationale des enquêtes (DNI). Selon l’expert, une manœuvre de cette nature ne pouvait pas être exécutée de façon unilatérale si des dominicains n’avaient pas participé à sa coordination logistique »… Vous n’êtes donc pas encore au bout de vos surprises ! Loin de là !!!

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(1) selon le quotidien le Monde en date du 28 octobre :  « l’enquête française a été ouverte en mars 2013, dans la foulée de l’interception du Falcon 50 que les deux pilotes français s’apprêtaient à faire décoller de l’aéroport de Punta Cana avec 680 kg de cocaïne à bord. Elle a été confiée à la juridiction interrégionale spécialisée de Marseille. La juge d’instruction chargée de l’enquête travaille toutefois sur un trafic plus vaste encore que celui sur lequel s’est penchée la justice dominicaine. Il concerne une dizaine de vols transatlantiques au départ de Punta Cana ou de Quito en Equateur (…) Une dizaine de personnes sont actuellement mises en examen pour importation de stupéfiants en bande organisée et association de malfaiteurs. Dans ce volet français de l’affaire dite « Air Cocaïne », on retrouve les principaux protagonistes du dossier dominicain – dont les deux pilotes – mais aussi François-Xavier Manchet (http://www.varmatin.com/la-mole/air-cocaine-le-douanier-toulonnais-remis-en-liberte.1654695.html), un douanier français, basé dans le Var ou encore les responsables d’une société de location d’avions, la Société nouvelle trans hélicoptère service (SNTHS). »

(2) Selon Var-Matin, « les policiers dominicains et l’agence américaine anti-drogue surveillaient de près les rotations du jet privé, au-dessus de l’Atlantique. Sa piste était retrouvée dans le Var, dans un aéroport plutôt connu pour les déplacements de VIP et d’hommes d’affaires, à moins de vingt kilomètres de Saint-Tropez. L’aéroport de La Môle aurait vu se poser ce Falcon 50, « cinq ou six fois en 2012 », apparemment pour des vols intérieurs. »

(3) l’avion est devenu depuis N88ME, on peut le voir ici avec son immatriculation provisoire en  auto-collant, une photo prise par un spotter au Robin Hood (Doncaster Sheffield) Airport le 26 mars 2013.

(4) Il avait été interpellé juste après sa réélection de  par le sénateur Wilton Guerrero, le représentant la province Peravia où un assassinat fort étrange s’était produit : « le 5 août (2008), sept cadavres criblés de balles ont été retrouvés en bordure d’un champ de canne à sucre à proximité de cette ville réputée pour ses mangues et ses pâtes de fruits. Parmi les victimes, menottées et ligotées, se trouvaient un Vénézuélien, plusieurs Colombiens et un Dominicain. Seul le Nicaraguayen Holi Gomez a survécu, se faisant passer pour mort. Blessé de trois balles, « il fait mine d’être fou pour ne pas répondre aux questions », dit un enquêteur. Les autorités ont qualifié ce massacre à la Al Capone de « règlement de compte du narcotrafic international« . Le seul témoignage est celui de la domestique de la maison où résidaient les victimes à Ojo de Agua, un village près de Bani. Selon cette employée, Mercedes Carvajal, les assassins, lourdement armés, portaient des gilets pare-balles de la Direction nationale du contrôle de drogues, l’agence chargée de la lutte contre le trafic de stupéfiants. Ils ont chargé plusieurs sacs à bord d’un camion. Selon un enquêteur, ces sacs contenaient 1 200 kilos de cocaïne, qui venaient d’arriver par bateau, et plus de 200 000 dollars ». Le sénateur a révélé qu’il avait remis, il y a deux ans, un épais dossier au ministre de l’intérieur et au conseiller juridique du président, détaillant les complicités des autorités de sa province avec les narcotrafiquants. Aucune suite n’avait été donnée à ses démarches ».(4) les deux se connaissent très bien  » Nous nous connaissons bien et depuis longtemps. J’ai édité son «Histoire de l’identité individuelle» aux éditions Ellipses et je l’ai fait inviter en République Dominicaine, en 2010, lorsque j’étais conseiller du président Leonel Fernandez. Nous avons été amenés à nous intéresser à cette affaire «Air Cocaïne» par des biais différents: lui en tant qu’expert en aviation, moi en tant qu’élu des français de l’étranger. Nous partageons la même conviction : ces deux pilotes sont innocents ». Un peu plus loin il affirme : « nous avons travaillé en binôme. L’idée était de monter deux équipes distinctes: l’une en République Dominicaine pour l’exfiltration Terre-Mer et l’autre pour le retour en métropole. J’étais le chef de l’équipe 1 -Dans l’ordre chronologique de réalisation- et Christophe celui de l’équipe 2. Nous avons formé nos équipes séparément, en évitant de se donner les détails parce que plus il y a d’étanchéité plus l’opération est préservée ».

(5) dans le forum déjà décrit, en page 571 du 20 octobre, un intervenant au nom de Yannix avait posté cette phrase : « pour ma part, au vu de la merdouille dans laquelle ils sont, je ferais appel aux comités de soutien pour payer les faux passeports et un voyage vers l’une des 193 nations (selon l’ONU) qui n’a pas de convention d’extradition avec la RD ou la RF. Ce à quoi il lui avait été répondu « Voilà une idée qu’elle est bonne. Complicité de faux et usage de faux, complicité d’association de malfaiteurs. Voilà de quoi re-remplir les prisons… » 

(6)  Présentés comme tels, mais avec une phrase intrigante laissée à l’opinion du lecteur à propos de Pascal Fauret : « le 21 janvier 2013, Pascal Fauret a envoyé un très étrange SMS au dirigeant de la SNTHS, Pierre Marc Dreyfus : «  Vu ce midi avec Alain Castany. Le vol (déjà payé) attendra la réouverture de la Môle prévue vers le 15 février.  Le conditionnement du chargement a été revu à une dimension plus pratique, son acheminement « plus classique », et une liste de passager « plus vacances ».  Nature du chargement confirmée, provenance : m’en parler ! Je rentre chez moi commander la piscine. »  C‘est à la page 38 du livre « L’affaire Air Cocaïne : Mafia et jets privés ». Visiblement, Fauret s’attendait donc avant de partir à un « chargement », en prime « conditionné ».

63750367dn(7) ce ne sont pas n’importe qui en effet :  « les deux hommes, âgés d’une cinquantaine d’années, sont tous deux d’anciens pilotes de chasse chevronnés de l’aéronavale française. Ils ont été décorés à plusieurs reprises pour les services qu’ils ont rendus à la France lors de différentes opérations, notamment la médaille d’Or de la Défense nationale pour leurs actions en ex-Yougoslavie ou bien dans le Golfe. Comme le précise Ouest France, Pascal Fauret a obtenu le grade de lieutenant de vaisseau en 1991 et a fini commandant dans la marine en 1997. Bruno Odos, lui, était au service de la marine de 1981 à 1990 avant d’intégrer l’armée de l’air jusqu’en 1999. Des parcours prestigieux ». Un commandant de marine avait en 2010 un salaire oscillant entre 3000 et 3500 euros par mois. Pour le calcul des retraites, la participation à des opérations spéciales ouvre droit à des bonus, nous dit en plus le service des armées …

(8) « Nouakchott a sollicité le concours d’Interpol pour l’arrestation du français Eric Walter Amegan, libéré par les autorités mauritaniennes, en vertu d’une grâce présidentielle accordée par le Chef de l’Etat mauritanien le 15 avril 2011. On se souvient, le scandale d’Amegan et consorts, avait entraîné la radiation de quatre magistrats, soupçonnés d’avoir libéré des personnes condamnées pour un très important trafic de cocaïne. La Cour suprême avait annulé cette décision et ordonné la remise en prison des prévenus. Mais entretemps, trois d’entre eux avaient fui : deux Mauritaniens, Mini Ould Soudani et Sid’Ahmed Ould Taya, et le franco-africain, Eric Walter Amegan, au parcours pour le moins surprenant, objet de l’appel lancé par Nouakchott auprès d’Interpol. » Amegan avait pourtant entretemps déjà avoué (à des policiers français) être à l’origine de l’arrivée de l’avion de Nouadhibou, chargé de plus de 600 kilos de coke, en mai 2007. Parmi les personnes incriminées, Sidi Ahmed Ould Taya, qui n’est autre quel le commissaire de police mauritanien… chargé de la coordination avec Interpol !!!

« Immédiatement, les autorités mauritaniennes demandent son extradition. Mais l’homme a manifestement des relations. D’après une source policière française, Francis Spizner, ténor du barreau parisien et avocat de plusieurs dirigeants africains dont Théodore Obiang Nguema et Abdoulaye Wade, intervient auprès de la présidence sénégalaise pour empêcher cette extradition, affirmant qu’Amegan risque la peine de mort en Mauritanie. Le décret d’extradition sera pourtant bien signé le 20 avril 2009 par le chef de l’Etat et le Premier ministre sénégalais. Le procès s’ouvre début 2010, à Nouakchott. Décidément doté d’un bon carnet d’adresse, Eric Walter Amegan est défendu par deux avocats français bien connus, Jacques Vergès (cf mort le 15 août 2013 à Paris) et Eric Dupond-Moretti. Peine perdue. Il est condamné le 11 février 2010 à 15 ans de prison. Six autres personnes écopent de peines de prison, dont Sid’Ahmed Ould Taya, un commissaire de police, un ancien correspondant d’Interpol en Mauritanie, et l’homme d’affaires Mini Ould Soudani. L’affaire semble alors bel et bien terminée.  Pourtant, Amegan bénéficie d’une étonnante mansuétude. Le 15 février 2011, il bénéficie ainsi d’une mesure de grâce présidentielle qui réduit de 15 à 10 ans la condamnation à la réclusion criminelle. Puis le 11 juillet 2011, coup de théâtre, il est acquitté par la Chambre criminelle de la Cour d’appel de Nouakchott, ainsi que de nombreux co-accusés poursuivis dans le cadre de ce dossier. Il est libéré le lendemain et n’a pas été revu depuis ». Plus intrigante encore, la rencontre de l’ambassadeur français Michel Vandepoorter, le 12 septembre 2008, juste après le coup d’Etat, avec son auteur le  Général Mohamed Ould Abdel Aziz, avait fait l’objet de bien des interrogations: le sort d’Amenant avait-il été évoqué ce jour-là ? D’aucuns le pensent.

(9) selon le Point, numéro spécial N°7 de juillet-août 2015, « Le vrai pouvoir des Mafias » page 200.

(10) selon Blandine Kreiss, l’ambassadrice française en République Dominicaine, « L’Ocrtis estime que 60% de la drogue découverte en France transite par la République dominicaine. Tout ce qui vient de Colombie, du Pérou, remonte et passe par la République dominicaine et Haïti. C’est une zone de rebond vers l’Europe. Paris est relié directement à Saint-Domingue par Air France, Air Caraïbes, sans compter les vols charters. Les Antilles françaises, la Martinique et la Guadeloupe sont dans notre environnement régional proche. En 2013, 10 tonnes ont été saisies ici et quasiment rien en Haïti. Outre les liaisons aériennes, le gros du trafic se fait par voie maritime, avec des volumes transportés pouvant aller jusqu’à 1,5 tonne sur des bateaux de plaisance et encore plus sur des conteneurs ». A noter que pour leur retour, les deux pilotes avaient pris un vol… Air Caraïbes… et qu’auparavant, ils avaient utilisé un bateau de plaisance..

Un résumé de l’affaire depuis le début

http://www.lejdd.fr/Societe/Faits-divers/Actualite/Punta-Cana-Saint-Trop-ligne-de-coke-605539

une mise au point récente :

http://www.francetvinfo.fr/faits-divers/justice-proces/proces-air-cocaine/l-article-a-lire-pour-comprendre-l-affaire-air-cocaine_1148847.html#xtor=AL-79-%5Barticle%5D-%5Bconnexe%5D

source: http://www.centpapiers.com/l-operation-dexfiltration-ne-serait-elle-quun-complot-dextreme-droite-qui-nest-quune-infime-partie-de-liceberg/

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COLOMBIA: piloto de avión accidentado en Bogotá era investigado por narcotráfico

avioneta-colombia.jpg_1813825294El piloto de la avioneta que se estrelló el pasado domingo contra una panadería en Bogotá, accidente que costó la vida de seis personas, incluido él, estuvo sujeto a una investigación por narcotráfico hace cuatro años, informó hoy la Fiscalía colombiana. EFE

El capitán Juan Pablo Angulo Reyes, piloto del bimotor Beechcraft 60, fue investigado por su presunta participación en una organización dedicada al tráfico de estupefacientes desde Colombia a Estados Unidos y Europa, según la Fiscalía.

En 2011 un juez de Bogotá impuso medidas de aseguramiento a 19 presuntos narcotraficantes, entre los que se encontraba Angulo, a los que la fiscalía acusaba de concierto para delinquir con fines de narcotráfico, así como de tráfico, fabricación y porte de estupefacientes agravado.

El día del accidente Angulo debía recoger al expresidente Andrés Pastrana (1998-2002) y otros políticos conservadores en un aeródromo del norte de la ciudad para llevarlos a un mitin fuera de la ciudad.

El accidente, que dejó 14 personas heridas, se produjo poco después de que la avioneta despegase del aeropuerto internacional El Dorado de Bogotá con dirección al aeródromo de Guaymaral.

Pastrana confirmó el lunes a Efe que efectivamente tenía previsto inicialmente abordar esa avioneta y que el lunes reclamó a las autoridades que se investigase el accidente aéreo para determinar si puedo tratarse de un intento de atentado, pues hubo testigos que dijeron que la aeronave había explotado en el aire.

Sin embargo, imágenes posteriores muestran que el Beechcraft 60 cayó en picado sobre una panadería de Engativá, en el oeste de Bogotá.

http://www.lapatilla.com/site/2015/10/20/piloto-de-avion-accidentado-en-bogota-era-investigado-por-narcotrafico/

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COLOMBIA (Narcotrafico): capturan en Barranquilla a sobrino de un socio de Daniel ‘el Loco’ Barrera

Archivo particular

Foto: Archivo particular

Redacción EFE

Según la Policía, ‘Yuca’ distribuía dos toneladas de cocaína al mes a EE.UU.

Bogotá. Agentes de la Policía de Colombia detuvieron en Barranquilla a un individuo identificado con el alias Yuca que, según las autoridades, distribuía alrededor de dos toneladas mensuales de cocaína a Estados Unidos, informaron hoy fuentes policiales.

‘Yuca’, señalado además de ser líder del Bloque Libertadores del Vichada, una banda criminal de origen paramilitar, es sobrino de José Evaristo Linares Castillo, enlace del extraditado capo del narcotráfico colombiano Daniel ‘el Loco » Barrera, que trabajaba al servicio de carteles mexicanos, detalló la Policía en un comunicado.

El detenido tenía bajo su control, según la investigación policial, « la totalidad de la infraestructura del narcotráfico (del Bloque Libertadores), contando con laboratorios para el procesamiento de alcaloide con una capacidad de producción mensual de dos toneladas de cocaína ».

Toda esa carga era transportada por tierra hasta el estado de Apure, en Venezuela, donde aeronaves a su servicio enviaban la droga a Estados Unidos para su comercialización.

Alias « Yuca » será ahora extraditado para responder ante la Corte Federal del Distrito Sur de la Florida (EE.UU.) por el delito de tráfico de estupefacientes, agregó la información.

FUENTE: http://www.elheraldo.co/judicial/capturan-en-barranquilla-sobrino-de-un-socio-de-daniel-el-loco-barrera-223207

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AERO-NARCOTRAFIC (Coke en stock – XCVIII): encore des tripatouillages flagrants

 
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dessous_noir-fb0d7Quatre et deux jours avant notre fameux Embraer-Navajo, on a donc un autre avion qui s’est vautré dans l’eau avec une tonne de coke à bord, dont les paquets ont été en partie ramassés et mis en camionnette, et un autre tout près de Cojedes, avec 500 kilos de cocaïne à bord, que les services de police ou de l’armée n’ont pas monté pas, comme ç’est pourtant l’habitude dans le cas. Pourquoi donc, voilà qui intrigue en effet. Notre troisième visiteur du mois survient donc après ces évènements successifs, et le moins qu’on puisse dire, c’est que c’est présenté de façon tout aussi étonnante. aile-5-33722D’abord la scène principale, celle de l’impact de l’avion prétendument abattu, qui a été soigneusement rangée…. en trois tas bien distincts. Un énorme amas de ferraille, d’où les moteurs semblent absents (ou pas visibles alors qu’une photo officielle est légendée « moteurs« ), et dont une partie conséquente a subi un feu intense. A quelques mètres de là, comme extrait de l’incendie, des morceaux de métal nettement moins abîmés mais qui intriguent tout autant. On déjà vu celui du fuselage avec la fausse immatriculation, semblant être de papier, ce qui étonne déjà quelque peu (voir précédents épisodes) : comment ce truc mal collé aurait pu supporter le vent relatif, par exemple. Un agrandissement jette encore plus le trouble : c’est tout sauf un adhésif !!! Un coup de zoom montre que le dessous du support est… noir !

queue_avion-e0b75Plus intrigante encore, une deuxième image de ces morceaux « propres » montre…. un morceau d’aile, où figure en plus grand l’immatriculation… brésilienne de l’appareil. Si les trafiquants auraient voulu cacher leur origine, c’était raté : du sol, on distingue de loin, et nettement, l’immatriculation figurant sur l’aile gauche de ce genre d’avion (voir ici) ! Autre bizarreté : parmi les débris « propres », l’aileron vertical de queue reconnaissable à son petit déflecteur monté à 90°. Elle est ici aux couleurs générales de l’appareil (blanc avec trois stries, doré, rouge et noir) alors que la photo du même appareil prise en février dernier, la montre de teinte bleu ciel. Sa base est manquante sur le même cliché, mais on la retrouve sur une autre photo mise en évidence par l’armée vénézuélienne. Cette pièce montre des impacts… qui n’ont strictement rien d’impacts de balles (des obus de 20 mm nous avait-on dit !). Non, des traces d’éléments projetés par une explosion, plutôt… qui aurait très bien pu se faire… au sol.

Si l’on pense en l’air, on songe alors à un missile. Et là, ça devient tout aussi croquignolet. Car les fameux F-16 vénézuéliens semblent bien démunis dans ce genre d’armement. Le lot de 24 F-16 a été acheté, rappelons-le en 1982. Trois ont été perdus depuis. Les F-16 ont semble-t-il utilisé depuis leur dotation de missiles (leurs rails sont souvent vides) et se sont tournés vers l’équivalent israélien (et oui, Chavez a acheté à ce pays !) à savoir le Pyhon IV. Une commande de 180 devait se faire, mais tout a été annulé en 2006, les américains étant hostiles à la mise à jour globale des appareils, et l’intégration du missile israélien posant également des problèmes de bus de data…

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Si bien qu’on a pu admirer à plusieurs reprises (voir ci-dessus) un F-16 vénézuélien arborant un missile Python IV factice, démuni de ses ailettes arrière. Le hic étant que le Sidewinder détecte l’adversaire par sa chaleur, et qu’en ce cas ce n’est pas la queue du Navajo qui aurait dû être marquée. Un missile de ce type sur un appareil civil l’aurait mis en pièces, plutôt avec l’essence à bord. En prime, les Sidewinder, non remis à jour (refusé par les USA), sont périmés depuis longtemps, comme on le rappelle ici., et leur emploi est même dangereux. Bref, rien ne correspond : pas de traces d’obus et pas davantage de missile aérien. Résultat : l’avion n’a certainement pas été abattu ! Seules de fines traces sur différentes tôles pourraient accréditer la thèse du missile ; mais pas d’un Sidewinder, mais plutôt d’un… missile terrestre type ManPad, comme l’Igla. Voici ces dégâts en effet sur un avion (et ici un autre) Et voici une photo de Padrino en train d’en essayer un, justement ! L’armée vénézuelienne en est équipée depuis 2008, fournie par la Russie. Mais si l’Embraer de Cojedes a été ainsi détruit, pourquoi donc avoir raconté la fable de la poursuite par F-16 ? Car un autre élément vient contredire la thèse de la poursuite : l’heure à laquelle s’est produit le crash. Et c’est l’armée qui nous le donne… grâce à sa com’ de crise… et ses montages où l’avion représenté est un Beech 200 ou 350 et les avions des F-5 que le pays a remisé depuis plusieurs années.

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On peut pardonner aux autorités leur erreur de représentation, pour faire rapidement un schéma présentable. Mais on ne peut les suivre lorsqu’ils disent avoir envoyé deux Falcon F-16 de la base de Libertador pour intercepter l’Embraer. Car ils ont oublié une chose : les modèles de F-16 que possèdent les vénézuéliens sont bien anciens. Chavez avait proposé ses F-16 à Cuba, qui avait dit non, et le Pakistan qui en cherchait avait aussi refusé les siens. Trop vieux ! Idem pour l’Iran. Trop tard pur les appareils vénézuéliens de type « Block 15 », à savoir un engin certes amélioré face au Block 10, mais qui a des capacités limitées de nuit : il faudra attendre le Block 40 pour pouvoir parler de « Night Fighter » véritable. Or l’Embraer est tombé à 00H51 exactement, heure locale. C’est aussi à Libertador qu’avait été créé l’hoax de l’envoi d’un F-16 aux iraniens pour tester leurs propres radars : la photo n’avait pas été prise en Iran mais bien sous les hangars vénézuéliens, hautement reconnaissables. En revanche, le radar chinois JYL-1 qu’ils emploient à une portée de 320 km et Cojedes est à peine à 120 km de Libertador. A se demander pourquoi autant d’avions se posent en Apure, par exemple, sans jamais être détectés…

Car les débris ont été rassemblés, après que l’appareil ait été détruit par le feu, une fois qu’il était au sol – sans préciser comment il y est arrivé (ici une photo grand format parue plus tard). Et il n’a pas impacté le sol, mais semble bien s’être posé : le terrain ne montre aucun cratère ou aucune trace d’un impact d’objet volant avec des débris répandus sur une longue zone (avec un tel nez broyé et plus de moteurs visibles on pourrait s’attendre à ça en effet). En comparaison, le crash de ce Navajo australien en 2008 à Bathurst, est fort représentatif l’avion avait heurté un arbre au décollage. Idem pour celui de Riverwoods du 28 novembre 2011. Pourquoi donc avoir ainsi rassemblé en deux tas distincts les débris, et pourquoi donc cette séparation entre morceaux calcinés et les autres, pliés mais immaculés, voilà qui étonne. Pour mieux exposer le coup de l’autocollant ? Autoutr des bidons d’essence en plastique ont été retrouvés… non brûlés et couverts de boue. cojedes_caburant-cceffDes pompes à main, typiques des petits aéroports, de couleur bleue, sont montrées également : celles servant à remplir les bidons de fuselage et les réservoirs d’aille à partir des bidons restés au sol (doù la boue). Près de l’appareil, on tient à le montrer aussi, on peut voir un système à bord de transvasement d’essence grâce à des tuyaux : il était donc destiné à un long trajet, selon un procédé déjà décrit ici. Sur l’une des photos, on distingue 12 bidons d’essence en plastique translucide, ceux restés au sol visiblement : l’avion devait se ravitailler à cet endroit et était donc attendu !!! Près des pompes électriques montrées, reliées à une batterie noire, on distingue 5 réservoirs internes. Ceux qui devaient à nouveau être remplis. Visiblement, l’avion était donc… bel et bien attendu sur place !!!

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Certains, pour expliquer les débris (et même des brésiliens !) ont eux une explication  : « le surintendant de la police fédérale Mauro Spósito, qui participe à un raid de la police à la frontière du Brésil et du Pérou avec la Colombie, a déclaré que l’avion a été abattu et s’est cassé en l’air pour se transformer en un tas de décombres, mais il n’a pas explosé permettant de récupérer le chargement de drogue et des éléments préservés, bien que cassés ». OK, le fuselage avec ses bidons d’essence, ça vous fait logiquement un bel incendie à l’impact ,pourtant, normalement. Or une des contradictions est là, flagrante, devant nous : les bidons d’essence internes ajouté en cabine sont intacts, ou en tout cas ne montrent pas de signes d’incendie. Ils ont donc été enlevés avant celui-ci… Un incendie de tout l’avion, ce qui n’est pas le cas. Si le fuselage étant occupé par des bidons, il ne reste que les deux soutes pour caser la coke. Or, on l’a vu elles ne dépassent pas 600 livres de capacité : 272 kilos. On devrait donc décompter ce chiffre parmi les plaquettes d’1 kilo de coke étalées devant l’appareil : or on en annonce (et on en montre)… 616. A-t-on pu glisser 300 kilos de coke derrière les 5 futs d’essence visibles ? Pourquoi pas, me direz vous ? Certes, mais le coffre principal étant à l’avant, complètement disparu, un plus petit derrière la porte d’accès, à l’arrière. Mais ce n’est même pas le nombre qui surprend. Car l’appareil a un avant en miettes, un fuselage en morceaux… et fort peu des paquets de coke étalés présentent de marques de défectuosité ou de déchirement.  L’hypothèse de l’éclatement en vol tombe : il y en aurait eu partout, de disséminés, des paquets ! C’est tout simplement… incompréhensible (ce que des lecteurs de blogs ont déjà fait remarquer) !!!pale_d_helice-d25a5 Les paquets sont aussi de forme et de « signatures » fort différentes : c’est un chargement bien hétéroclite de coke ! Et qu’en est-il de celui du Cessna tombé deux jours avant presqu’au même endroit ?? Toujours invisible ? Plus on scrute, et plus le mystère s’épaissit… et l’idée de la mise en scène fait son chemin. Autre questionnement : une photo de plus grand format montre un bout d’hélice sortant du sol : l’avion se serait donc bien crashé nez en avant, en enfouissant directement les moteurs dans un sol meuble ? Ou l’on a essayé d’enfouir les morceaux ? Depuis quand en effet un appareil qui tombe de la sorte referme-t-il la terre derrière lui ? Les nombreuses traces laissées alentour penchent plutôt pour la solution d’un enfouissement des débris. Les débris montrés et rassemblés auraient été extraits du sol ? C’est encore une fois… incompréhensible !

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Et pour ajouter à la confusion, il y a le site versionfinal.com.ve, qui le 25 mai présente un tout autre cliché : celui de ruines encore fumantes, dans lesquelles on distingue effectivement les trois couleurs doré, rouge et noir des filets décorant l’avion… Une photo qui ajoute à l’intrigue, car elle montre un appareil détruit par un incendie, mais dont les vestiges n’ont pas été relevés en tas. Est-ce bien le même appareil, au moin, qui ne ce cas se serait retourné en brûlant : c’est difficile à dire, le journal cité ayant tendance à puiser dans ses archives et ne pas mettre ls clichés correspondant à ce que décrit l’article qu’il illustre !!! Tombé au même endroit, qui plus est, à Cojedes, en tout cas. Mais alors pourquoi ne pas avoir montré ce cliché plutôt que le tas de vestiges manfestement rassemblé ? Pourquoi modifier une scène de crime, sinon pour dissimuler des preuves ? Et pourquoi donc l’article cité n’évoque-t-il la découverte que d’un seul corps ; à ce moment là ? Un autre site associe clairement l’avion brésilien à ces vestiges. Comme commentaire, on a a ceci « sur place, les militaires ont trouvé l’avion partiellement brûlé« ... un avion qui, selon la même source, « s’est écrasé ». Une vision d’appareil similaire (un Chieftain, voisin) s’étant crashé, posé sur le ventre, en Afrique du Sud, montre des débris calcinés assez voisins au final, alors qu’il n’avait eu qu’un moteur incendié lors de son arrivée au sol. Et tout cela, sans oublier l’intervention sur Twitter de l’ineffable Padrino, qui rappelle comme exemple un appareil tombé un… Piper 23… extrait d’une de ses archives du 4 février 2014... tombé le 24 janvier à Calabozo, dans l’état de Guárico. Encore un avion « abattu » selon lui… bien entendu ! Le même avait cité « 12 avions » « capturés ou immobilisés » en « moins de 6 mois », en mai 2014 !!! Parmi eux, ceux que l’armée avait-elle incendié, alors qu’ils s’étaient posés sans avoir été poursuivi… dont notre surperbe jet de brousse (voir le premier épisode sur le Venezuela)… « Très bien, mais où sont passés ces avions ? » note un lecteur sarcastique… un autre ajoutant « et où sont les pilotes  » ? Et que dire de l’YV1674 répertorié aussi comme « abandonné »  ? Le voici, en effet…dans une rue du quartier de Southwest Miami-Dade County, ou plutôt ce qu’il en reste. L’avion s’est écrasé en février dernier en tuant tous ses occupants. L’avion vénézuélien appartenait à la Brink’s. Le (jeune) pilote,s Raul Chirivella, était un employé du Servicio Pan Americano de Protección. L’avion, transporteur de fonds venu de Caracas devait se rendre au Providenciales International Airport dans les îles Turks and Caicos…

A la décharge du pouvoir, le sort du dernier de liste, un King 90, immatriculé PR-LUT (N°LT-783), appartenant à « Aeroplan Aviacao Ltda » (et ayant appartenu jadis à Richmor, paravent de la CIA) et de ses occupants Juan Daniel Silio Cengotitabengoa, et Janeth Nernández Avila, un couple de colombiens, a déjà été scellé le 20 février 2014 par un jugement les emprisonnants tous deux. L’avion brésilien (saisi !), évoqué ici, avait à bord des réservoirs supplémentaires en bidons, un petit dinghy et des GPS Garmin (GPSMap)… l’attirail du parfait candidat au transfert de drogue. Fait notable : il s’était posé après que deux F-16 lui en aient intimé l’ordre….sans lui tirer dessus… !!! Un avion qui ne figure pas dans les « abandonnés », car ne possédant pas d’immatriculation en YV…. !!!

padrino-19b11

20150528154805254025a-23762-af071Pour ce qui est des pilotes… je vous ai déjà montré les restes du siège de l’un d’entre eux (et même son cadavre calciné, apparu plus tard sur les sites gouvernementaux, une horrible vision). C’est très certainement celui du plus jeune des deux, qui est bien mort carbonisé.. On sait qui il est car dans les sac à dos aperçus, il y avait leurs passeports  : le premier s’appelle Klender Hideo Ida De Paula et il avait 25 ans seulement. Il était membre d’un aéroclub brésilien et semblait très fier d’avoir été recruté, montrant à l’envi ses atterrissages sur petit Cessna sur le net. Selon sa mère, il avait quitté la capitale vendredi pour «  faire un vol d’instruction en Itacoatiara ». C’est à l’Est de Manaus, sur l’Amazone. Selon elle, son fils lui aurait dit que c’était un de ses derniers vols, « car il ne gagnait pas assez d’argent et souhaitait reprendre ses études de mécanique et d’électronique ». Pour son collègue, présenté un temps dans certains sites comme « ayant réussi à s’échapper » (à se demander comment à partir d’un cockpit broyé !) c’est tout autre chose. Fernando Cesar Silva da Graça, âgé de 29 ans est en effet le fils d’un homme d’affaires suspecté jadis d’avoir financé le trafic de drogue. Il a été arrêté en 2008 dans la ville d’Ananindeua. droga_piloto2-8fa3dL’arrestation faisait partie d’une vaste opération déclenchée par la police fédérale dans neuf Etats du pays. En fait c’était déjà sa deuxième arrestation car il était déjà allé en prison pour contrebande de 540 kilogrammes de cocaïne. La famille de Graça est en effet connue de la police brésilienne comme faisant partie d’une organisation criminelle de « Curica » ​​qui a duré plus de 30 ans. Antonio Mota da Graça l’oncle trafiquant de « Curica » ​​est en effet un membre du groupe criminel de la Família do Norte (FDN). Le second aurait-il entraîné le premier dans cette maudite aventure ? Le premier pilote aurait-il tenté un coup d’argent facile ??? Le 19 août, on enterrait au Brésil, à Manaus, le jeune Kiender, dont le corps n’avait pu être reconnu que par la dentition. Selon la propre mère du second, les deux occupants ont bien subi le même sort. Son fils aussi aurait lui aussi péri carbonisé. Mais pour l’instant un seul corps a été montré. Et à ma connaissance, c’est aussi la première fois qu’un cadavre de trafiquant supposé est ainsi montré par les autorités : pourquoi donc celui-là et pas les autres ? Mais pourquoi donc les renseignements n’évoquent-ils qu’un seul corps découvert, comme ici où on peut lire « Jusqu’ici, les militaires ont découvert de la drogue dispersée tout autour d’un corps carbonisé et un passeport d’un citoyen de nationalité brésilienne. » Un seul corps…

A la lueur des constatations, un scénario possible et plausible s’ébauche : le 22 mai, c’est la date où le Cessna aux 500 kilos de coke s’est vautré à Cogedes : or c’est le même jour que le jeune Kiender a annoncé à sa mère qu’il partait. L’accident a eu lieu le dimanche 24 mai. Lui aurait-ton chargé, lui et son collègue, d’aller chercher les 500 kilos restés en rade, qui représentait une jolie somme (et une belle part pour lui on suppose) ? Rappelons que les occupants du Cessna n’ont pas été arrêtés le jour de l’accident, mais le lendemain seulement, à 5 km de leur appareil. Tout était prêt sur place pour accueillir les deux « sauveteurs », comme on l’a vu, y compris deux pompes à main pour renouveler l’essence à bord. Au quel cas l’avion aurait réussi à atterrir, mais les choses se seraient ensuite mal passées, l’armée attendant peut-être sur place elle aussi. L’appareil aurait pu se poser et il aurait alors été détruit, à l’explosif et incendié, comme les autres précédemment, la scène passée au bulldozer, les morceaux cleans séparés du reste, et l’un des deux hommes tués dans des circonstances inconnues (aurait-il refusé d’aller plus loin ?) : l’avant broyé de l’appareil laissant subsister quand même la possibilité d’un crash, ne refusons pas non plus l’hypothèse ! N’aurait-il pas plutôt raté son redécollage, alors qu’il était bourré d’essence ? Le pilote aurait-il tenté de redécoller seul à bord ? L’avion aurait-il été atteint par un tir de ManPad Igla ? Et où est donc passé exactement le second pilote, celui qui avait des liens « familiaux » avec les trafiquants ? A-t-il vraiment subi le même sort que le premier ? La variante étant que ce seraient les vénézuéliens qui auraient ramené tout le système de transfert de carburant du Cessna et sa coke, mais le volume total est tel que ça ne tient pas dans ce premier appareil. En tout cas, ce que l’on daigne montrer n’est certainement pas ce qui s’est effectivement passé : les deux photos différentes de ruines fumantes et des deux tas rassemblés signifient quelque chose, mais quoi ? La fabrication de toutes pièces d’une accusation ? Pourquoi donc faire ainsi ? Pourquoi manipuler autant la scène du crash ? En épilogue on pouvait lire que « le vendredi 29 mai au matin a été incinérée les 616 paquets de cocaïne recueillis par le commandement de la région four à pyrolyse efficace de San Juan de los Morros, dans l’État de Guárico ». Dans un article où aucune vue de l’incinération proprement dite n’a été montrée… décidément, au Venezuela, on a beaucoup de mal à montrer les choses, et en revanche beaucoup beaucoup d’aisance pour les modifier !!!

Ce qui intrigue, de bout en bout, c’est cette énième mise en scène ratée, qui rend la thèse de la poursuite de F-16 caduque. Car il n’y a aucun doute sur la volonté des deux occupants à rejoindre un point déterminé où se tenaient des trafiquants avec leurs bidons d’essence prêts. Là n’est pas la question. L’armée vénézuélienne une fois encore est arrivée pour nettoyer la scène du crime et pour mettre en place son show habituel d’une poursuite hypothétique, suivie de tirs inexistants et de la fin brutale du petit bimoteur. Histoire de raconter au bon peuple que l’armée veille, et qu’elle empêche les trafiquants d’entrer dans le pays, et de ne pas avoir à évoquer des problèmes de « poulet » et de ses liens avec le Cartel de Los Soles, collon_soral-06133Et histoire de mouiller davantage le Brésil, des textes déjà apparus citant une nette détérioration des relations avec Dilma Rousseff. Mais aussi que ses avions de chasse fonctionnent bien (alors que leurs limites et leurs lacunes sont bien connues). Le pays a aussi de superbes Sukkhoi Su-30 (à 24 exemplaires, achetés en 2006) mais la légende voudrait qu’ils n’ont pas été armés car Chavez craignait qu’on s’en serve contre lui… Pourquoi donc toujours avoir recours à des mises en scènes discutables, plutôt que de présenter les faits tels quels (et dans ce cas les photos brutes du crash et non leur « aménagement ») ? La réponse, Collon et ses acolytes doivent l’avoir, c’est sûr. Je vais leur laisser le loisir de le faire, vu que leur site s’intitule Investig’action... comme le dit le même Collon chez… Soral, ou Chavez est entouré par Poutine, Kadhafi et Ahmadinejad, « les images, ça se manipule » !!!! A l’évidence, en effet… surtout au Venezuela !!!

Tous ces tripatouillages ont un but caché. Et c’est ce qu’on découvre en lisant la presse nous annoncer que le Venezuela vient brusquement de fermer sa frontière avec la Colombie, visiblement sous un prétexte (celui de trois soldats blessés), forçant des centaines de personnes à fuir la zone. Derrière cette double agitation (Madur vient d’ajouter une seconde zone « interite » se dissimule en fait tout autre chose … et c’est un ancien ambassadeur du Venezuela à l’ONU, Diego Arria, qui nous le dit : ça n’a rien à voir avec ce qui est raconté par Maduro.

padrino-2-96e56Ancien ambassadeur du Venezuela à l’ONU, Diego Arria (où il a laissé sa patte) ami d’Orlando Letelier, a déclaré que la confrontation militaire entre gangs pour le contrôle des drogues et la contrebande est à l’origine de la fermeture de la frontière vénézuélienne dans Tachira et de l’état d’urgence décrétés par le président Nicolas Maduro, pour qui il a quelques griefs. En 2010, le ranch d’Arria, la Carolina, avait indument été saisi par le gouvernement, pour ne « pas être productif »  : il avait aussitôt répondu en mettant sur le net les photos de ses têtes de bétailIl avait aussi été l’objet en mai 2014 d’une tentative de déstabilisation par de faux e-mails. L’ex ambassadeur affirme en effet que les militaires vénézuéliens « se battent sur place entre eux pour le contrôle de la contrebande de drogue, mais aussi pour l’essence et les produits réglementés. Le contrôle de la drogue est plus en fait beaucoup plus lucratif, bien que l’essence, soit vendue cinf fois plus cher dans les pays voisins ». Selon lui, les autorités de la Colombie et les militaires sont complices de la contrebande provenant du Venezuela. « Ils envoient des centaines de semi-remorques par jour entre la Colombie et le Brésil. Cela explique pourquoi les stations d’essence ne sont souvent pas fournis au Venezuela « . padrino2-ee697En fait deux partis souhaitent avoir le contrôle total des deux trafics juteux : l’ex ambassadeur parle en effet de « guerre des des cartels militaires vénézuéliens », « entre le Cartel de los Soles (l’Armée) contre celui de La Guajira Cartel (la Garde Nationale) ». Selon lui toujours, c’est « comme dans les années 80 en Colombie, le cartel de Medellin contre le cartel de Cali. » Et selon Arria, Maduro ne reste en place que parce qu »il est soutenu par… Vladimir Padrino López, le Ministre de la Défense, le véritable maître du pays… et l’homme omniprésent dans chaque découverte importante de cocaïne. Le grand orchestrateur des fables anti-drogue vénézuéliennes. Un grand metteur en scène !

Comme explication, il rappelle un fait dérangeant qui aurait été à l’orgine de la fermeture de la zone. « Le 17 Août, 2015, une commission de Armée conduite par le lieutenant Daniel Veloz Santaella et le lieutenant Alexis Rodriguez Arias et d’autres membres de l’armée arrête à proximité de Peracal une camionnette conduite par deux soldats de de la Garde Nationale. Aors que leur l’identification était requise, les fonctionnaires de la Garde Nationale ont refusé de donner l’immatriculation du véhicule, ce qui a nécessité la présence d’un procureur. (…) coke_caballero-ce809Voilà qui rappelle un cas pendable étudié ici : celui de Googlis Martin Caballero Casanova, le colonel de la Garde Nationale surpris en photo à bord de son yachet personnel (très en verve, visiblement encore, en 2013 !) et lui aussi transporteur de coke à Mérida (à droite le contenu de son 4×4)… À ce stade, les fonctionnaires de la GN ont en effet exigé la présence d’un procureur pour ouvrir le camion. Le véhicule a été ouvert en présence d’un procureur compétent et de la drogue et de l’argent ont été saisis pour un montant proche de 47 millions de bolivars et de trois millions de dollars (…) La fermeture de la frontière avec la Colombie dans l’Etat de Tachira, a été faite sur la recommandation du major-général Velasco Lugo puis sous la pression de Vladimir Padrino pour déclarer l’état d’urgence dans les municipalités mentionnées dans le trafic de drogue relevant de la compétence Garde Nationale, car la région a toujours été historiquement sous le contrôle exclusif de la Garde Nationale pour ce qui est de la drogue et de l’alcool de contrebande… » 

Or les trois noms cités (Daniel Veloz Santaella,Alexis Rodríguez Arias, et Miguel Núñez Martínez sont justement les soldats qui ont été attaqués et blessés  !!! « Plusieurs sources conviennent que cette attaque est le résultat d’une « guerre entre les fonctionnaires de l’Ejércitio et les cartels de la drogue dont des agents concernés de la Garde Nationale, » comme le dit José Antonio Colina, le président des réfugiés politiques vénézuéliens à l’étranger (1). » cojedes_cessna-41116« C’est un combat entre les cartels, y compris les membres de la garde nationale et l’armée, et l’attaque (la tentative d’assassinat par des hommes armés) s’est produite parce que le civil qui était dans la voiture avait indiqué la maison où ils avaient caché l’argent « , a déclaré une source » ajoute Reportero24.. le site, il faut le noter, est installé à… Miami, et il est très anti-Maduro. Y écrit notamment Antonio Maria Delgadode El Nuevo Herald. Il n’empêche : les 500 kilos de coke « manquants » de notre fameux Cessna de Cojedes… on bien été découverts par la Garde Nationale, en effet. Et le lendemain, c’était Sergio Rivero Marcano, commandant de la Garde Nationale et non Padrino, qui avait mis en scène la « découverte » de l’avion… sans montrer une seule plaqiuette de coke… !!!

Une situation plus que délicate, qu’un homme particulier, Joaquin Villalobos, qui n’est autre qu’un bon connaisseur, en qualité d’ancien guérillero salvadorien,avait pressenti dès 2010 « il n’y a cependant pas de risques que cela dégénère en guerre civile. Au cours des douze dernières années et malgré la profonde division du pays, les Vénézuéliens ont toujours refusé la violence politique. Il n’y aura pas non plus de déclaration de guerre entre la Colombie et le Venezuela parce que ces deux sociétés sont profondément hostiles à cette éventualité. Le danger viendrait plutôt d’un conflit interne entre un Etat affaibli et les divers groupes armés qui se convertiront au crime organisé. L’affaiblissement de l’Etat, la multiplication de pouvoirs armés informels, alliés à la position géographique très rentable du pays pour le trafic de drogue, ouvrent la voie à un nouveau type de conflit où les militaires se mêleront aux bandits et les policiers aux rebelles corrompus. » Cinq ans plus tard, nous y sommes, hélas.

(1) il a fait partie du groupe d’officiers qui en octobre 2002 a exigé la démission d’Hugo Chavez, pour violation de la constitution nationale et permis la présence de guérilleros colombiens et des éléments étrangers dans le territoire vénézuélien, ce qui est connu sous le nom de Plaza Altamira, devenue depuis emblématique de l’opposition.

PS : sur le rôle de l’armée au Venezuela, on peut et doit lire ceci :

http://naufrageur.fr/le-mythe-de-la-nature-democratique-des-forces-armees-venezueliennes-2/&nbsp ;

Sa conclusion est lumineuse : « en raison des considérations précédentes, il est donc impossible de compter sur l’armée, sur sa structure actuelle, pour construire un modèle social différent. L’armée représente un outil fondamental pour consolider un régime caractérisé par l’autoritarisme. Elle ne symbolise absolument pas une institution fiable parce qu’elle est une structure de pouvoir, de nature prétorienne, depuis sa création par Juan Vicente Gomez [en 1948]. Le peuple vénézuélien n’est pas en armes, il subit le joug des armes ».

PS : quand à savoir où ça atterrit tout cela, au final regardez plutôt cette édifiante vidéo faite par les douaniers d’Halluin-Reckem, dans le nord de la France, cet été en août… le véhicule venait des Pays-Bas. Il y avait 79 kilos de cocaïne à bord.

En juillet, c’était 44 kilos dans un véhicule venant de Belgique mais immatriculée en Espagne. Plus de 7 millions d’euros au total…

SOURCE: http://www.centpapiers.com/coke-stock-xcviii-tripatouillages-flagrants/

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sources photos

http://fronteradigital.com.ve/avioneta-siniestrada-en-cojedes-cargaria-500-kilos-de-cocaina/

http://aviation-safety.net/wikibase/wiki.php?id=176385

http://enlanoticia24.com/avioneta-derribada-por-la-fanb-en-municipio-ricaurte-de-cojedes-trasladaba-616-panelas-de-cocaina/

http://www.ultimasnoticias.com.ve/noticias/actualidad/sucesos/fotos—aeronave-derribada-en-cojedes-llevaba-616-.aspx

http://agronoticiasvenezuela.com.ve/?p=1373

http://www.baaa-acro.com/2015/archives/crash-of-a-embraer-emb-820c-navajo-in-ricaurte-2-killed/

un rappel de lectures :

http://www.agoravox.fr/tribune-libre/article/coke-en-stock-lxxviii-un-second-164974

http://www.agoravox.fr/tribune-libre/article/coke-en-stock-lxxvix-le-precedent-165608

http://www.agoravox.fr/tribune-libre/article/coke-en-stock-lxxx-l-heritage-du-160160

http://www.agoravox.fr/tribune-libre/article/coke-en-stock-lxxxi-l-esbrouffe-160211

http://www.agoravox.fr/tribune-libre/article/coke-en-stock-lxxxii-le-venezuela-160618

http://www.agoravox.fr/tribune-libre/article/coke-en-stock-lxxxiii-au-venezuela-160235

http://www.agoravox.fr/tribune-libre/article/coke-en-stock-lxxxiv-pris-la-main-160456

http://www.agoravox.fr/tribune-libre/article/coke-en-stock-lxxxv-un-temoignage-165293

http://www.agoravox.fr/tribune-libre/article/coke-en-stock-lxxxvi-l-implication-165185

http://www.agoravox.fr/tribune-libre/article/coke-en-stock-lxxxvii-un-procureur-160617

http://www.agoravox.fr/tribune-libre/article/coke-en-stock-lxxxviii-chavez-le-160616

http://www.agoravox.fr/tribune-libre/article/coke-en-stock-lxxxix-la-corruption-165661

http://www.agoravox.fr/tribune-libre/article/coke-en-stock-xc-la-route-de-l-165730

http://www.agoravox.fr/tribune-libre/article/coke-en-stock-xciii-on-revient-165740

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AERO-NARCOTRAFIC (Coke en stock – XCVII): la semaine des crashs successifs

 
coke en stock, trafic

Le crash qui nous intéresse n’a pas été le seul de la semaine où il s’est produit, ce qui en fait un événement encore plus à part. Si le premier n’est pas directement à relier à notre incident de Cojedes, un second, qui s’est produit à peine deux jours avant, pourrait très bien y être associé. Entre les deux en effet, de nombreux paquets de drogue ont soit disparu, soit ont été transférés. Car on a beaucoup de mal à croire que d’un appareil réduit à l’état de miettes, autant de paquets de cocaïne aient pu être extraits intacts… C’est l’un des points les plus intrigants de notre nouvelle étude du jour… mais revenons d’abord sur ces deux prédécesseurs de cette semaine de mai dernier… où il a plus des avions …

Les photos du crash, proposées exclusivement par des médias arrivés après la prise en mains des pouvoirs locaux et nationaux sont fort évocatrices. L’appareil a été réduit en miettesbizarrement présentées sous deux tas bien distincts, et les paquets habituels de coke ont été étalés pour en montrer leur nombre conséquent consituant un troisième tas à scruter. Certains paquets de coke étalés portent de façon visible le label « Golty » (d’autres « BOSS » ou une étoile jaune à cinq branches avec un P dessus) : c’est un pied de nez des fabricants colombiens au producteur de ballons de football du même nom, une entreprise portant le nom d’Escobar & Martínez S.A, qui distribue les ballons officiels en Colombie !!! Visiblement, la coke à bord n’a rien de brésilienne !!!

crash-19-dcf4dL’affaire n’est pas commune, et en mélange plusieurs en fait. Car avant d’étudier les restes du crash, il convient de revenir sur les jours précédents, où deux crashs consécutifs ont eu lieu. Le premier est très impressionnant... mais ces images ont été fournies par les forces aériennes colombiennes et non par le Venezuela. On y voit un petit jet, un Hawker 800 XP, suivi par une caméra à vision nocturne, tenter de s’échapper en rasant les vagues, une source de chaleur forte émanant de son réacteur droit. Jusqu’à l’impact avec les flots, qui se situe à 40 secondes de la séquence d’une minute environ. Le crash s’est produit le 20 mai, soit quatre jours avant celui dont je parle. Les sites divers relatant l’accident ne parlent pas de quelconque tir de la part des avions colombiens. plage_debris-c3c4eL’avion est un Hawker 800, annoncé comme ayant emporté une tonne de cocaïne (iici on annonce un Hawker 600). L’avion avait décollé du Venezuela, dans l’Apure. Le lendemainon découvre trois corps avec les vestiges rejetés sur la côte colombienne. Un premier passeport retrouvé donne le nom de José Hugo Urquidi Canton, 60 ans, né à Puebla. Une personne impliquée dans un procès commerciale en 2007, par un tribunal de l’État de Nuevo Leon (c’est au Mexique). « L’autre document a été trouvé dans la poche du pantalon qu’avait laissé l’un des trois corps retrouvés vendredi sur les plages de Fray Domingo et Puerto Velero. cocains_CR7-aa0beC’est un certificat au nom de Behiker Castaneda Medina, 24 ans, de Cravo Norte, dans le département d’Arauca » (en Colombie). Sur Facebook il apparait comme employé d’une « Maison de la Culture ». Au lendemain du crash, deux plages se retrouvent jonchées de paquets de coke et les corps y apparaissent. Certains paquets sont siglés CR7, en hommage à Cristiano Ronaldo… décidément, les colombiens adorent le foot. D’autres sont décorés d’images de Tiiti ou de Bugs Bunny. C’est le schéma de la chute du 30 janvier 2015 qui recommenceun crash de Challenger dont je vous ai parlé ici-même. A ce jour, le numéro de l’appareil reste indéterminé. Seule une image de débrit flottant donne les couleurs de ses filets de décoration : or c’est une bonne pêche, car il semble bien que ce morceau provienne de l’embase de la queue, avec son entrée d’air. Un endroit portant rarement de la décoration.

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A peine le crash annoncé, notre irrésistible ministre de la défense vénézuélienneVladimir Padrino López, annonce que l’appareil « a été attaqué par la force aérienne du vénézuela« …et notre homme d’y aller d’un laïus encore une fois surréaliste : « une fois que tous les moyens ont été épuisés, notre aviation militaire fonctionne comme établi dans le droit international et dans notre droit, et l’avion Hawker des trafiquants a été touché par des cartouches d’explosif incendiaire de 20 mm » déclare-t-il avec l’emphase qui le caractérise. On appuie son délire par communiqué officiel :« un avion de type Hawker 800 , qui a quitté le Venezuela à destination de l’Amérique centrale a été détecté dans plus tôt aujourd’hui (mercredi) (…) quand il est entré illégalement dans l’espace aérien colombien en essayant d’aterrir à l’aéroport de Santa Marta « . Le Ministre de la Défense du Venezuela a déclaré que « l’avion a été frappé par deux tirs très près de Barinas (sud-ouest) et un troisième sur la côte orientale du lac (nord-ouest). « A partir de ce moment, l’avion a commencé à descendre rapidement » et « l’armée vénézuélienne a perdu sa trace » affirme Padrino. La « précision » de la taille du canon de l’avion supposé avoir tiré n’est pas anodine : le F-16 en possède bien un, rotatif, de canon de ce calibre. Retenons donc l’idée en tout cas, que les appareils de Padrino ne lancent pas de missiles mais tirent au canon… pour lui, en tout cas,l’avion ne provenait pas du Venezuela…. selon Padrino, l’appareil portait le sigle « N-NPFT » : un indicatif inopérant, il aurait dû le savoir. A noter que toute la phase finale de l’avion a été filmée par des colombiens, qui n’ont pas parlé de « tirs » en ce qui les concerne. On évoque plutôt chez eux une surchauffe moteur….

carlos-9935dCar des Hawker 800, ça court un peu les rues. Des curieux en ont trouvé un de fort intéressant. En fouinant dans les archives de l’avocat vénézuélien Mariano Diaz, accusé de blanchiment, ils ont trouvé un lien avec Juan Carlos Araujo, un entrepreneur de spectacles arrêté à Caracas après avoir été accusé d’avoir dirigé un réseau de trafic de cocaïne ayant tenté d’envoyer 450 kilos de cocaïne à destination de la République Dominicaine. Avec lui, également arrêté, un Garde National Bolivarien, (GNB), Pablo José Silva Loyo. Sur les photos de la saisie on pouvait voir au fond l’avion qui avait servi à transporter les valises  : ce n’était pas un jet, mais un Gulfstream I à hélices (du moins c’est ce qui avait été visible sur le cliché car on parlait alors d’un « jet »). Mariano Díaz et son associé Juan Carlos Ferros, actionnaires de la société Ferrdi Sport avaient un lien en effet avec Solid Show. La société Ferrdi Sport avait été créée dans le Delaware, ce paradis pour tous les trafics, en septembre 2012. Or la société détenait un… Hawker 800, immatriculé N745UPd’une valeur de 3 millions de dollars. Et ce n’est pas tout : jet_gris-a2f9bDiaz avait comme protecteur José Vicente Rangel, il défendait Wilmer Ruperti., lié à Chavez en personne. D’autres, dont des banquiers, avaient été l’objet de pareils « protections », mais Diaz se vantait surtout de bénéficier ce celle de Hugo Carvajal, et s’affairait autour d’Oberto Anselmi. Une photo volée montre une réunion entre Mariano Diaz, Juan Carlos Araujo, Luis Anselmi, Oberto et son frère Ignacio. Mais était-ce Hawker-là qui était tombé ? Non pas : cet été encore, il circulait entre la Floride (à partit d’Opa Locka), la Colombie et Nassau.

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Il n’y a pas eu que le Hawker qui a précédé notre Embraer du jour. Beaucoup plus intrigant pour la suite de notre histoire, un petit Cessna T210, portant les initiales XB-NVX, (il était donc mexicain) ayant décollé de Chiapas, avait fait un atterrissage d’urgence dans la ville de Cojedes, après une panne de carburant. Doté d’un train rentrant, il n’a pas l’air de s’en être servi : il s’est posé sur le ventre, ou plus exactement sur son seul train gauche, le seul montré sorti.  On a déjà vu ce genre d’engin évoluer aux mains des trafiquants péruviens dont c’est l’avion préféré. Débarqué au même endroit, oui, que pour le crash qui nous intéresse aujourd’hui. Les deux occupants de l’avion, enfuis, sont vite retrouvés et arrêtés : il s’agit de Jaime Alexander Duarte Lopez, 23 ans, et de Reynaldo Mendoza Reza, 63 ans, qui avouent rapidement avoir été embauchés par une organisation criminelle dont le chef serait surnommé « El Pariente ». L’appareil transportait 500 kilos de cocaïne, selon Sergio Rivero Marcano, le chef du commandement des opérations de la Garde Nationale bolivarienne. paquets_coke-292bbDans l’avion accidenté ont été trouvés deux appareils GPS, deux téléphones satellitaires, un pistolet calibre .38 automatique Colt mais aussi 2800 dollars, des pesos mexicains, plus un radeau de fortune (l’avion devait survoler la mer…), des passeports et des documents personnels. Il n’y aucune trace de paquets de coke, comme on le montre habituellement, mais on en retrouve sur un autre cliché, dans un autre article, montrant des paquets serrés dans une camionnette, en date du 22 mai. Ce ne sont pas ceux du Cessna accidenté ; mais ceux récupérés en mer, à la suite du crash du Hawker 800, disent les vénézuéliens. Les autorités tiennent à préciser que «  lors de la vérification de la documentation des citoyens détenus, il a été révélé que le pilote dispose d’un visa américain, et le passager de plusieurs enregistrements d’entrée au Guatemala, au Brésil, en Argentine, en Uruguay, en Espagne (?) et au Honduras… »

conquest-296b5L’endroit en tout cas semble « attractif » pour les trafiquants ; le 1er avril 2015, un autre appareil, le Cessna 441 Conquest II XB-KGS, (« spotté » ici à Mexico) s’était écrasé, presqu’au même endroit. A bord, il y avait 863 paquets de cocaïne. Le 8 avril qui avait suivi, on avait appris que l’on avait retrouvé sur un des corps le passeport de Norberto Filemón Miranda Pérez, l’ancien chef de la Direction générale des services aériens (DGSA) du Bureau du procureur général de la République mexicaine (PGR). Un Miranda Perez qui était à la tête de la Direction générale des services aériens de la PGR lors de l’administration de l’ancien président Felipe Calderon !!! Un procureur, Jesús Murillo Karam, nommé lors du changement de gouvernement, avait mis en doute le fonctionnement même du PGR l’accusant à plusieurs reprises d’utiliser des avions pour transporter illégalement de la drogue . Un cas pendable avait été découvert, avec la découverte dans le bureau de l’ancien chef de la DGSA de trois valises contenant environ 60 kilos d’alcaloïde, à l’intérieur de l’agence officielle même !!! L’homme a été arrêté et 15 fonctionnaires également. L’avion crashé rappelons-le, avait été vendu par l’équivalent des domaines, géré… par le PGR (c’était l’ancien XB-KFC devenu XC-AA12) !!! La gangrène mexicaine s’est infiltrée partout dans le pays !

avionetaesta-ce350Pour présenter le cas du jour, au Venezuela, on a à nouveau réuni une belle brochette de généraux (ci-dessous à gauche) : le commandant du Commandement des Opérations D, Sergio Rivero Marcano, le Chef du Commandement antidrogue du GNB, Hector Hernandez Dacosta, le commandant du Secteur du Commandement de la Garde Nationale bolivarienne No. 32, Fraino Miguel Angel Arellano, le gouverneur de l’Etat de Cojedes Erika Farias et le chef de la Zone n ° 34, Abraham Valladares. Ce sont les cavaliers du lieutenant-colonel Engelberth Franco Garcia, commandant du détachement « N° 329 La Rural » qui ont détecté l’emplacement du crash du Cessna qui a précédé celui qui nous intéresse. conference-2-8c61dDeux jours avant le héros du jour, en somme, 500 kilos de coke trouvés dans un avion ayant fait intact un atterrissage forcé ont disparu, à Cojedes. Ou les militaires, si prompts à étaler leurs prises, ont oublié de le faire, ce jour là… ce qui semble bien étonnant. En revanche, ils ont pensé à photographier les deux narcotrafiquants qui en étaient descendus, et retrouvés à 5 km de là.

Mais pourquoi diantre les avoir photographiés de dos ??? Demain, nous étudierons plus en détail ces mystères… si vous le voulez bien.

SOURCE: http://www.centpapiers.com/coke-stock-xcvii-semaine-crashs-successifs/

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rappel de lecture :

http://www.agoravox.fr/tribune-libre/article/coke-en-stock-lxxviii-un-second-164974

http://www.agoravox.fr/tribune-libre/article/coke-en-stock-lxxvix-le-precedent-165608

http://www.agoravox.fr/tribune-libre/article/coke-en-stock-lxxx-l-heritage-du-160160

http://www.agoravox.fr/tribune-libre/article/coke-en-stock-lxxxi-l-esbrouffe-160211

http://www.agoravox.fr/tribune-libre/article/coke-en-stock-lxxxii-le-venezuela-160618

http://www.agoravox.fr/tribune-libre/article/coke-en-stock-lxxxiii-au-venezuela-160235

http://www.agoravox.fr/tribune-libre/article/coke-en-stock-lxxxiv-pris-la-main-160456

http://www.agoravox.fr/tribune-libre/article/coke-en-stock-lxxxv-un-temoignage-165293

http://www.agoravox.fr/tribune-libre/article/coke-en-stock-lxxxvi-l-implication-165185

http://www.agoravox.fr/tribune-libre/article/coke-en-stock-lxxxvii-un-procureur-160617

http://www.agoravox.fr/tribune-libre/article/coke-en-stock-lxxxviii-chavez-le-160616

http://www.agoravox.fr/tribune-libre/article/coke-en-stock-lxxxix-la-corruption-165661

http://www.agoravox.fr/tribune-libre/article/coke-en-stock-xc-la-route-de-l-165730

http://www.agoravox.fr/tribune-libre/article/coke-en-stock-xciii-on-revient-165740

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NARCOS: le trafic de cocaïne en Colombie résumé en une infographie

La série Narcos, lancée par Netflix fin août dernier, a remis en lumière l’essor sans précédent du trafic de cocaïne en Colombie, au moment de l’apogée du cartel de Medellin. Une infographie retrace son histoire en 10 chiffres clés. 

Narcos, dont on vous analysait le générique la semaine dernière, repose en grande partie sur des faits historiques. La série a pour ambition de dépeindre trafic de drogue colombien depuis l’avènement de Pablo Escobar, en évoquant aussi ses lourdes conséquences aux États-Unis.

Parfois, les chiffres sont plus parlants que les mots. Cette infographie détaillée revient sur les méthodes du cartel de Medellin. Fondé par Escobar, il a industrialisé le trafic de cocaïne, qui s’est alors exportée comme jamais dans son histoire. Fini les planques dans les cages à poisson, désormais les hélicos, les camions et les trains prennent le relais.

https://i0.wp.com/image.slidesharecdn.com/slidesharefinal-150914160219-lva1-app6892/95/cokenomics-le-cartel-de-medelln-7-638.jpg

En regardant ces chiffres, on comprend mieux l’importance de la lutte du gouvernement américain contre le trafic de drogue en Colombie. Entre 1974 et 1980, la consommation de cocaïne est passée de 5.4 millions à 22 millions aux États-Unis ! Le cartel de Medellin devient le premier employeur colombien, avec 750 000 employés : mieux qu’Apple ou Amazon de nos jours. Son big boss, Pablo Escobar, se classe même 7ème fortune mondiale par Forbes en 1989.

Plus de 20 ans après sa mort (le 2 décembre 1993), le fantôme de Pablo Escobar plane encore aux États-Unis, où 90% des billets présentent des traces de cocaïne.

SOURCE et voir plus: http://biiinge.konbini.com/series/narcos-trafic-cocaine-colombie-resume-infographie/

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NARCOTRAFICO MARITIMO (Colombia): la Armada Nacional incautó en aguas del Pacífico 600 kilos de cocaína que tres individuos transportaban en una motonave.

Armada incautó 600 kilos de cocaína en Tumaco

Elcolombiano.com | Publicado el 13 de octubre de 2015
 La Armada Nacional incautó en aguas del Pacífico 600 kilos de cocaína que tres individuos transportaban en una motonave.

El cargamento incautado tiene un costo aproximado, según las autoridades, a los 20 millones de dólares en Estados Unidos.

La embarcación fue localizada en la madrugada de este martes en el sector de Cabo Manglares, en la costa del departamento de Nariño, detalló la Armada en un comunicado.

Precisamente por desarrollarse la operación en zona fronteriza, una unidad de la Armada ecuatoriana “apoyó” el despliegue de los guardacostas colombianos, agregó la información.

La motonave estaba tripulada por dos individuos ecuatorianos y un colombiano que “al notar la presencia de las autoridades emprendieron la huida y lanzaron los paquetes de estupefacientes al mar”.

Al inmovilizar la lancha y registrarla, los agentes encontraron “15 bultos de aproximadamente 40 kilogramos cada uno” que tras ser sometidos a pruebas químicas dieron positivo para un total de 600 kilos de cocaína.

Los tripulantes fueron detenidos y pasaron a disposición judicial acusados por el delito de porte y tráfico de sustancias estupefacientes, concluyó el comunicado.

En lo corrido del año las unidades de la Fuerza Naval del Pacífico han incautado cerca de 42 toneladas de cocaína en esta región del país.

Juan Esteban Vásquez Fernández

source: http://www.elcolombiano.com/armada-incauto-600-kilos-de-cocaina-en-tumaco-AK2873516

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Panorama mundial del consumo y la producción de drogas

Según la UNODC, entre 167 y 315 millones de personas, es decir del 3,6% al 6,9% de la población mundial, han consumido drogas (sin receta) al menos una vez en 2011

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COLOMBIA: autoridades abatieron al capo del narcotráfico ‘Megateo’

Víctor Navarro, exjefe de un grupo disidente del Ejército Popular de Liberación (EPL), operaba en la frontera con Venezuela.

Autoridades abatieron a ‘Megateo’, uno de los narcos más buscados de Colombia. (AFP)

Autoridades abatieron a ‘Megateo’, uno de los narcos más buscados de Colombia. (AFP)

Uno de los delincuentes más buscados de Colombia, Víctor Navarro, ‘Megateo’, exsubversivo y capo del narcotráfico en la frontera con Venezuela, murió en un operativo de la fuerza pública, informaron este viernes las autoridades, al anunciar el combate a las bandas criminales como “una prioridad”.

“Era un objetivo de alto valor (…). Hace unas semanas estuvimos a punto de darlo de baja y se volvió a escapar. Pero finalmente cayó”, expresó el presidente Juan Manuel Santos en una alocución televisada desde la Casa de Nariño, poco después de confirmar la noticia en Twitter.

“Se hacía pasar por guerrillero, pero era un delincuente común”, agregó el mandatario colombiano.

‘Megateo’, de 39 años, jefe de un grupo disidente del Ejército Popular de Liberación (EPL), extinto desde 1991, con influencia en la región cocalera del Catatumbo, fue abatido el jueves en la noche durante la operación militar ‘Solemne’ en el municipio de Hacarí, departamento de Norte de Santander, más de 700 kilómetros al norte de Bogotá.

“Esa va a ser la prioridad de nuestra fuerza pública. Ir en contra de estos delincuentes”, enfatizó Juan Manuel Santos, tras celebrar el golpe militar del domingo pasado contra otro importante jefe narco, Martín Farfán ‘Pijarvey’, que también operaba en una zona limítrofe con Venezuela.

“Ambos cayeron y seguirán cayendo, las cabezas y los que se dediquen a delinquir”, prometió Juan Manuel Santos. Y agregó: “Nuestro propósito es acabar con las ‘bacrim’”, primera amenaza a la seguridad del país, según la ONU.

El gobierno llama ‘bacrim’ a las bandas criminales surgidas mayoritariamente con la desmovilización masiva de paramilitares de derecha entre 2003 y 2006, e involucradas en el tráfico de cocaína, de la que Colombia es el primer productor mundial.

El clan Úsuga, principal ‘bacrim’ de Colombia, y su jefe ‘Otoniel’, siguen siendo ahora el principal objetivo de las autoridades, dijo Santos. “No vamos a bajar la guardia hasta acabar con esa organización”, advirtió.

http://peru21.pe/mundo/colombia-autoridades-abatieron-megateo-uno-narcos-mas-buscados-2228893

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NARCOTRAFICO: ¿Colombia y las FARC unidas contra el narcotráfico?

Así lo afirmó el presidente Juan Manuel Santos, quien asegura que la medida está incluida en el pacto firmado en Cuba

¿Colombia y las FARC unidas contra el narcotráfico?
Presidente de Colombia, Juan Manuel Santos. (Foto: Reuters)

El acuerdo de paz entre el Gobierno colombiano y las FARC « cambia el panorama » global de la lucha contra el narcotráfico, dijo el miércoles el presidente Juan Manuel Santos.

« Imaginen lo que significa… que las FARC, que ha sido la operación militar que ha protegido a los narcotraficantes y que ha protegido las plantaciones de coca, se cambien de bando y que acordemos que nos ayuden a erradicar el narcotráfico de Colombia« , dijo Santos en inglés durante una actividad organizada por la agencia Reuters.

El pacto de la semana pasada establece que los guerrilleros que ahora protegen a carteles y cultivos de coca se unirán al gobierno en lucha contra el narcotráfico, señaló el mandatario.

« Lo que eso significa para la región, lo que significa para México, para América Central, para Nueva York, para Estados Unidos, para el mundo », agregó.

Señaló que durante las negociaciones insistió en que ese punto estuviese sobre la mesa.

« Cuando logramos un acuerdo sobre ese asunto, una de las primeras llamadas telefónicas que recibí fue del Secretario General de las Naciones Unidas, y la segunda llamada fue del Secretario de Estado de Estados Unidos », recordó.

Las FARC nacieron en 1964 como una guerrilla campesina. En ocasiones anteriores, gobierno y FARC han fracasado en sus intentos por concretar la paz para Colombia.

El gobierno colombiano y la guerrilla de las FARC se aprestan a reanudar el viernes las negociaciones de paz luego del reciente anuncio conjunto que la firma de un acuerdo podría ser firmado en marzo próximo.

Santos prometió a los colombianos ratificar lo acordado con las FARC en Cuba en un referéndum.

Fuente: AP

http://elcomercio.pe/mundo/actualidad/colombia-y-farc-unidas-contra-narcotrafico-noticia-1844912

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COLOMBIE: les guérilleros grisonnants des FARC négocient avec le président colombien, Juan Manuel Santos

Avatar de Marc FievetThe international informant

Le chef des FARC, Ricardo Londoño, alias « Timochenko », avait fait, mercredi, le voyage à La Havane pour une poignée de main historique avec le président colombien, Juan Manuel Santos, en présence de Raoul Castro.

Le Monde.fr | 25.09.2015 à 16h40 • Mis à jour le 25.09.2015 à 17h50

Par Marie Delcas (Bogota, correspondante)

Les pourparlers de paix entre le président colombien, Juan Manuel Santos et les Forces armées révolutionnaires de Colombie (FARC, extrême gauche), la dernière grande guérilla d’Amérique latine, sont très avancés après un accord, mercredi 23 septembre, sur la mise en place d’une juridiction compétente pour juger des crimes de guerre. Le chef des FARC, Rodrigo Londoño, alias Timoleón Jiménez ou « Timochenko », avait fait, mercredi, le voyage à La Havane pour une poignée de main historique avec Juan Manuel Santos, en présence de Raul Castro. Car c’est à Cuba que se tiennent depuis trois ans les négociations de paix.

  • La guérilla la plus vieille du monde

Ce sont des guérilleros grisonnants qui négocient. Timochenko a 56 ans. Il en a passé près de quarante dans le maquis. Son prédécesseur Alfonso Cano a été…

Voir l’article original 687 mots de plus

REMEMBER: narcotrafic et guerre sale

« Mexico et Washington répètent qu’ils sont en guerre contre les narcotrafiquants mexicains. Bien que ce discours soit rabâché, en particulier par Washington, depuis les années des guerres du sud-est asiatique, il semble toujours faire l’effet d’un rideau de fumée… »

Par Hernando Calvo Ospina  |  25 septembre 2015   

Dans la nuit du 26 septembre 2014, l’Etat mexicain a été impliqué dans une nouvelle atrocité : la répression contre de jeunes étudiants de l’Ecole normale rurale Raul Isidro Burgos d’Ayotzinapa. Durant cette nuit, six personnes furent assassinées, vingt blessées et quarante trois autres furent victimes de disparitions forcées.

 

Le Réseau des intellectuels, des artistes et des mouvements sociaux en défense de l’humanité et la maison d’édition latino-américaine Ocean Sur viennent de publier un ouvrage collectif au Mexique intitulé Ayotzinapa : Un grito desde la humanidad (Ocean Sur ediciones, Mexique, septembre 2015).

Mémoire des luttes publie le chapitre rédigé par le journaliste Hernando Calvo Ospina dans lequel il expose comment, selon lui, le Mexique devient à son tour un pays où paramilitaires et narcotrafiquants sont utilisés dans la guerre sale de l’Etat. L’auteur rappelle comment cette stratégie fût développée par les forces spéciales françaises durant la guerre coloniale en Indochine, au Vietnam par les Etats-Unis et plus tard en Colombie.

Humiliée par la guérilla, la France accepta de se retirer du Vietnam en 1954. Mais les Etats-Unis n’étaient pas disposés à ce que le « communisme » s’empare du sud-est asiatique. C’est alors qu’ils prirent le relais dans la conduite des opérations militaires, principalement clandestines, dont le rythme s’accéléra.

Augmenter la formation de forces paramilitaires tribales au Laos, en Birmanie et au Vietnam était essentiel. Celles-ci furent baptisées « Unités de reconnaissance provinciales » (URP). La guerre de guérillas et la torture étaient leur spécialité.

C’est pendant la Campagne de pacification accélérée (CPA), connue sous le nom de « Programme Phoenix », dirigée par une équipe spéciale étatsunienne, qu’elles firent preuve de la plus grande capacité de destruction. Dès 1967, elles furent lancées pour semer la terreur parmi la population civile, afin de détruire l’infrastructure logistique rebelle. Les médecins et les professeurs, à la campagne principalement, en furent l’objectif. Phoenix dura quatre ans et assassina ou fit disparaître presque 40 000 personnes, y compris des femmes et des enfants.

Puisque le Congrès à Washington avait interdit ce genre d’opérations « sales », les experts du Pentagone et la CIA utilisèrent une source alternative de financement, avec l’approbation des présidents Eisenhower, Kennedy, Johnson et Nixon. Ils suivirent simplement l’exemple des services spéciaux français : le trafic d’opium et d’héroïne.

Ces drogues envahirent les rues d’Europe et des Etats-Unis, et l’argent de leur vente servit aux actions clandestines de terreur. Ce fut toujours le cas, même lorsque le président Nixon, qui soutenait l’agression du Vietnam, déclara la guerre au commerce international de l’héroïne. La presse le crut et le fit croire.

II

Ronald Reagan considérait le narcotrafic comme l’ennemi principal de la sécurité de son pays et lui déclara la guerre. La médiatisation universelle fut énorme et c’est vers la Colombie que se braquèrent presque tous les regards accusateurs.

La Révolution sandiniste au Nicaragua venait de triompher et Reagan la déclara aussi problème de sécurité nationale. Deux « guerres » s’entrecroisèrent.

En Colombie des « experts », de la CIA et de la DEA (Drug Enforcement Administration) en particulier, arrivèrent sous le prétexte d’aider à la capture des trafiquants et à la saisie des cargaisons de cocaïne. Par centaines, des journalistes débarquèrent de tous les coins du monde, pendant les huit ans que dura cette guerre reaganienne.

Pendant ce temps, le Nicaragua était encerclé par une force mercenaire qu’on allait connaître sous le nom de “Contra, qui entrait au Nicaragua pour semer la terreur. Elle avait été créée à la Maison Blanche. Comme le Congrès refusait de financer ses impératifs militaires, Reagan décida qu’il s’en passerait. George Bush père, vice-président et « tsar » antidrogues et anti-terrorisme dirigerait les opérations.

En 1986, une commission du Sénat, dirigée par celui qui est maintenant le Secrétaire d’Etat, John Kerry, révéla que Bush et le Conseil national de sécurité avaient créé une société entre la CIA et les producteurs de coca colombiens. La drogue partait de Colombie jusqu’en Amérique centrale et était ensuite transportée vers des aéroports militaires en Floride. Une fois la drogue dans la rue, les bénéfices servaient à armer la « Contra ». On permettait aux Colombiens de faire entrer leurs cargaisons et d’acheter des armes.

On peut affirmer que sans la guerre sale antisandiniste, ce groupe de Colombiens, qui jusqu’alors dépendait des grands trafiquants étatsuniens, n’aurait pas réussir à détenir un si grand pouvoir en si peu de temps.

III

Le paramilitarisme, en tant que stratégie nationale contre-insurrectionnelle, est né en Colombie pendant cette décennie. Les « autodéfenses » en avaient été l’embryon. Celles-ci furent organisées à partir des conseils donnés en 1962 par une mission militaire étatsunienne, comme une méthode pour en finir avec les groupes de paysans libéraux et communistes qui exigeaient du pain et de la terre. C’était deux ans avant la naissance des guérillas, mais le fantôme de la révolution cubaine rôdait.

Le paramilitarisme fut chargé des actions de guerre sale afin que les Forces armées ne paraissent pas impliquées dans celles-ci. L’argent pour le subventionner n’était pas un problème puisqu’ il était à portée de main : le narcotrafic.

L’épais rideau de fumée que la quasi-totalité des médias dans le monde aida à mettre en place dénatura la réalité qui était la suivante : on ne combattait pas le narcotrafic, car celui-ci était un allié dans la guerre contre le communisme. Jamais les sandinistes ne se déclarèrent communistes, mais ils devinrent le mauvais exemple à suivre par d’autres peuples.

En Colombie, les paramilitaires devinrent une partie essentielle du terrorisme d’Etat, qui ne combat pas les guérillas, mais qui assassine tous ceux qui s’opposent ou critiquent le statu quo, ou qui sont considérés comme soutien des guérillas. Ils vidèrent en particulier de leurs paysans les régions riches en ressources stratégiques et s’emparèrent d’elles, ou les mirent entre les mains de dirigeants politiques, de militaires, de caciques et de transnationales. Une violente réforme agraire à l’envers. En trente ans, presque un million de personnes ont été assassinées ou ont disparu pour des motifs politiques dans d’horribles tueries, et six millions de personnes, presque tous des paysans, ont été déplacées. Et presque personne ne le sait.

Les narco-paramilitaires ont perpétré une barbarie, comme il y en a eu peu dans l’histoire de l’humanité, planifiée depuis les hautes instances du pouvoir politique, économique et militaire.

A Bogota et à Washington.

Washington et Bogota ont compris que sans le narco-paramilitarisme, la guérilla arriverait aux portes du pouvoir.

Depuis environ vingt ans, le paramilitarisme est le plus grand « cartel » producteur et exportateur de cocaïne au monde. De temps en temps, on élimine des capos dont la mauvaise image dérange, ou des narcos qui ne répondent pas aux intérêts du pouvoir. Et l’on en fait une nouvelle sensationnelle pour montrer qu’on est en guerre contre la drogue.

IV

Pablo Escobar tomba en disgrâce aux yeux des Etats-Unis lorsqu’il refusa de continuer à fournir de la cocaïne pour la « Contra »; il commençait en outre à exiger de l’élite colombienne le pouvoir politique que lui valait son pouvoir économique. On fit de lui le pire des méchants, alors que la réalité démontra rapidement que les plus puissants et plus grands assassins étaient d’autres narcos.

On raconte que le général Oscar Naranjo le rechercha et le tua. Oui, ce furent bien ses hommes qui le poursuivirent et le traquèrent, un groupe en particulier, qui n’appartenait pas à la police, ni aux Forces armées, ni à la CIA ou à la DEA : il s’agissait de narcotrafiquants. De vieux alliés dans l’élaboration du terrorisme d’Etat. Avec eux, Naranjo, la CIA et la DEA planifièrent chaque étape de la partie de chasse. Jusqu’à ce que les capos appellent le général, le président de la République, la CIA et la DEA pour leur dire qu’ils avaient tué Escobar. C’est ainsi que Naranjo fut promu héros.

Ensuite, il négocia lui-même avec eux leur reddition à bas prix. Et le général passa pour celui qui en avait fini avec les cartels de la drogue. Les Etats-Unis lui remirent ensuite le titre de « meilleur policier du monde », sans mentionner qu’il obéissait davantage à la CIA et à la DEA qu’au président colombien. Ni qu’il était l’un des responsables de la stratégie de terreur imposée au peuple colombien.

V

Une fois à la retraite, le général Naranjo et de nombreux autres policiers et militaires furent engagés dans plusieurs pays pour mettre à profit leur « vaste » expérience. Toujours sous le faux étendard qui peut tout et permet tout : la lutte contre les bandes du crime organisé, en particulier les narcotrafiquants.

Peu de gens s’interrogèrent sur la capacité réelle de ces « experts », car n’importe qui peut constater que le narcotrafic et le narco-paramilitarisme en Colombie n’ont jamais été aussi développés et aussi puissants. Presque personne n’a élevé la voix pour dire que la police et les forces armées colombiennes sont cataloguées par la Commission des droits de l’homme de l’ONU comme étant les plus corrompues, répressives et sanguinaires du monde.

En juin 2012, Naranjo fut engagé au Mexique, sur proposition ou sous la pression de Washington. D’autres officiers colombiens arrivèrent aussi dans ce pays, chargés de former 7000 policiers.

Simple hasard ? Au moment du massacre des étudiants à Ayotzinapa, on dénonçait déjà l’apparition de polices communautaires, d’autodéfenses et de paramilitaires, parmi lesquelles se mélangent civils, forces de l’ordre et narcotrafiquants… tout à fait dans le style colombien.

Simple hasard ? La façon atroce d’assassiner et de faire disparaître les étudiants est typique du narco-paramilitarisme colombien.

On sait que la situation de pauvreté transforme le Mexique en une cocotte-minute dont la soupape est bouchée. Et les narcos sont des alliés stratégiques lorsqu’il s’agit de contenir l’explosion sociale au moyen de la terreur.

Mexico et Washington répètent qu’ils sont en guerre contre les narcotrafiquants mexicains. Bien que ce discours soit rabâché, en particulier par Washington, depuis les années des guerres du sud-est asiatique, il semble toujours faire l’effet d’un rideau de fumée…

Illustration : Miguel Villalba Sánchez

Journaliste et écrivain colombien, vivant en France, collaborateur du Monde Diplomatique. En avril 2009, il a appris, de façon directe, que le gouvernement étasunien ne lui permettait même pas d’aborder son espace aérien, pour des motifs de « sécurité nationale » : Lire :
http://www.legrandsoir.info/L-homme-qui-fait-trembler-les-USA.html

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COLOMBIA (Barranquilla): caen dos pasajeros con droga en el Cortissoz

Un alemán viajaría para Panamá, y una mujer, hacia San Andrés.

Un ciudadano alemán y una mujer que pretendían sacar droga por el aeropuerto internacional Ernesto Cortissoz fueron capturados por la Policía Antinarcóticos.

En el primer caso los uniformados detuvieron al extranjero del que no fue suministrada su identidad en momentos en que pretendía viajar hacia Panamá con un equipaje de bodega el cual contenía 2.075 gramos de clorhidrato de cocaína ocultos en su interior, modalidad doble fondo.

La sustancia incautada que fue puesta a disposición de autoridad competente, tiene un valor aproximado a los diez millones de pesos.

La Policía informó que gracias a la incautación del alcaloide se evitó la comercialización de cerca de 5 mil dosis en el narcomenudeo.

La otra captura. María Margarita Contreras Tejada, de 22 años, fue sorprendida llevando adheridas  a su cuerpo mediante una faja, seis bolsas llenas de marihuana, las cuales pretendía llevar a la isla de San Andrés.

La mujer fue descubierta  por los perros expertos en detectar sustancias alucinógenas. La capturada fue llevada a la URI de la Fiscalía.

http://www.elheraldo.co/judicial/capturan-en-el-ernesto-cortissoz-ciudadano-aleman-que-viajaba-con-cocaina-217837

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PANAMA: tres colombianos detenidos con 1 tonelada de cocaína

Aeronaval de Panamá decomisó a 3 colombianos casi una tonelada de cocaína

Además destruyó 3.254 arbustos de marihuana durante un operativo en Isla del Rey, del Archipiélago de Las Perlas.

Por: EFE

El Servicio Nacional Aeronaval (Senan) de Panamá decomisó casi una tonelada de cocaína a tres colombianos, a los que detuvo a bordo de una lancha en aguas del océano Pacífico.

El Senan indicó en su cuenta de la red social Twitter que los suramericanos fueron interceptados por sus fuerzas cuando « los (supuestos) narcotraficantes intentaban trasegarla en lancha por aguas del Pacífico ».

leer: http://www.elespectador.com/noticias/elmundo/aeronaval-de-panama-decomiso-3-colombianos-casi-una-ton-articulo-585932

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PABLO ESCOBAR: vida y muerte

http://blogs.elpais.com/.a/6a00d8341bfb1653ef019b01ccb7c3970d-pi

« Me encontraba de paso por Colombia cuando callo abatido Pablo Escobar…la noticia estremeció a Colombia. El gobierno se felicitaba por la muerte, de un de los más grandes narcotraficantes del mundo. Su muerte hasta ahora ha sido un misterio, para algunos se suicido, para otro fue asesinado por un comando paramilitar. »

https://todosconbolivia.wordpress.com/2013/03/24/pablo-escobar-ms-all-de-su-vida-y-muerte/

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