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La Police du Costa Rica a saisi dimanche 18 Juillet 2021, 4,3 tonnes de cocaïne en provenance de Colombie.
La coke était transportée dans un conteneur chargé de carreaux en céramique qui est arrivé au port de Moin depuis le port colombien de Turbo, dans les Caraïbes.
L’avion intercepté le 23 mai dernier à Providencia n’est que le bout d’un vieil iceberg qui vient de refaire surface.
La gangrène de la drogue mine tous les strates du pouvoir en Colombie depuis des décennies.
Et surtout depuis l’arrivée de la famille Uribe au pouvoir. Cela fait quarante ans qu’Alvaro Uribe tire les ficelles de ce pouvoir, même lorsqu’il est remplacé.
Yvan Duque, son ombre (ou son disciple), ne partageait pas que son pilote avec lui : il conduit la même politique qui est celle d’une association douteuse avec le narcotrafiquants, qui demeurent les véritables maîtres du pays. La découverte en février 2020 de 10 tonnes de cocaïne dans la propriété du successeur en 2005 d’Uribe comme directeur de l’aéronautique civile, nommé depuis ambassadeur en Uruguay, n’est donc qu’une demie surprise à ce stade, même si la quantité est énorme !
Au hasard de cette enquête, on découvrira un avion oublié, celui d’El Chapo : un quadriréacteur à coke, rien que ça !!!
Uribe à la manœuvre depuis des lustres …
Les milices sanguinaires narcotrafiquantes aux ordres d’Uribe…
Le contrôle aérien, aux mains d’Uribe et des trafiquants…
Le DC-8 d’El Chapo, pour faire voler la coke à la tonne
L’avion Air Cargo Lines utilisé pour le trafic était un vieux DC-8 mexicain, le XA-TXS (N°46054 ex ex LN-MOY, HS-TGY, OY-SBL, N796AL) siglé jadis en grand « Aeropostal » sur ses flancs (ici à droite), dont le hangar était installé sur l’El Dorado International Airport même. Pour avoir l’accord de construire le hangar, El Chapo aurait versé 1 million de dollars à Uribe, selon Maok (il avait aussi largement arrosé l’ancien président mexicain Enrique Peña Nieto, à l’autre bout de la chaîne de transfert !!!). Selon le Daily Mail, plusieurs vols ont eu lieu avec le quadriréacteur, au moins cinq en tout cas :« l’expédition massive, sur le marché de rue des États-Unis d’aujourd’hui, aurait une valeur estimée à 400 millions de dollars » (c’est plus en fait). « Le complot a finalement éclaté lorsque des autorités mexicaines ont arrêté un cinquième vol de Bogotá avec six tonnes et demie de cocaïne – mais la cargaison a ensuite disparu » (si les chargements précédents on eu lieu de la même façon, cela fait 26 tonnes de cocaïne que le vaillant DC-8 de plus de 50 ans aurait ainsi transféré – aujourd’hui il faut compter 900 millions de dollars sur la rue à New-York, pour les 26 tonnes, presqu’un milliard de dollars : c’est vertigineux !). Difficile de trouver investissement plus rentable : l’engin se vend toujours en état de marche 2 millions de dollars, et 4-5 millions équipé de réacteurs plus récents ! ).L’avion est ici en 2007 au moment de son rachat, sortant de révision, portant encore les vestiges de l’appellation Aeropostal devenu « PCG de Mexico » ! L’appareil est aujourd’hui complètement abandonné, pneus à plat, sur l’International Airport de Queretaro, lieu de son dernier atterrissage, au Mexique, déjà cité aussi ici comme plaque tournante du trafic :
L’ambassadeur qui stockait 10 tonnes de coke chez lui !
Fernando Sanclemente, l’homme de main de l’aviation sous Uribe (ici à gauche), nommé depuis ambassadeur en Uruguay, aura donc tout fait pour freiner les enquêtes sur les trafiquants. Et cela bien avant que l’on ne découvre un énorme labo de coke chez lui, dans sa propriété personnelle appelée Haras de San Fernando, où il élève et vend des chevaux de course (ici à droite) : « en septembre (cf 2020), les médias ont rapporté que le gardien de la succession du politicien de la dynastie avait accepté une négociation de plaidoyer et endossé la responsabilité des laboratoires de cocaïne. Selon le journal El Espectador, le chef de la lutte contre les stupéfiants Ricardo Enrique Carriazo a désapprouvé la négociation de plaidoyer et a remis sa démission. L’accord a échoué car il « ne cherchait pas à identifier les déterminants, les auteurs directs et indirects, ou les financiers et autres acteurs impliqués dans l’activité illicite », selon l’agence de presse Colpresna. Lundi, le journal El Espectador a rapporté que Sanclemente fera l’objet d’une enquête en tant que suspect dans la production de cocaïne sur sa propriété ».
Retour en Colombie, pays producteur de coca, comme on le sait, même si ce n’est plus le plus prolifique désormais.
Fin mai dernier, on y a saisi un avion contenant presqu’une demi-tonne de cocaïne. Pas vraiment un surprise, donc, tant il en circule toujours dans le pays. A part que cet avion appartenait à une entreprise dont un prédécesseur, en 2019, avait été retrouvé en miettes au Guatemala, avec aux commandes celui qui était le pilote attitré du président actuel mais aussi celui d’Alvaro Uribe pendant des années, démontrant ainsi par l’exemple les liens étroits entre l’ex-président et les trafiquants, ce dont on s’est toujours douté depuis la mort de son propre père… assassiné par les Farcs en 1983, groupe d’opposition militarisé dont le moteur financier est le trafic de cocaïne, on le rappelle.
A ce moment-là, son fils était directeur de l’aviation du pays… et favorisait à tour de bras les autorisations de vol d’un nombre considérable d’avions de trafiquants, aidés par des paramilitaires sanglants qui le soutenaient.
Une découverte qui nous replonge près de quarante ans en arrière, en quelque sorte…
Le crash du pilote présidentiel
Retour en arrière le 25 novembre 2019 dans le parc national Laguna de Lachuá, à Ixcán, près de Quiché, au Guatemala. Un avion bimoteur s’était écrasé, un de plus, souvenez-vous.
Sur place, des débris partout, l’avion retrouvé le 3 décembre par les soldats guatemaltèques s’est complètement émietté en heurtant le sol à grande vitesse, et au sol il y a de la coke partout de répandue parmi les débris, mais aussi un i-Phone, un téléphone satellitaire Motorola et des documents éparpillés.
Plus deux cadavres complètement carbonisés dont il ne reste que des squelettes noircis : l’un d’entre eux s’appelle Lino Nevado Sthormes, il vient du département de Zulia au Venezuela et c’est un… ex-pilote de l’armée de l’air bolivarienne comme j’avais pu le préciser ici le 3 mars suivant. Les documents retrouvés dans les débris, dont son passeport, le confirment. Pour l’autre, on reste dans le doute…
La police nationale a confirmé qu’au cours des dernières heures, elle avait réussi à localiser un véhicule et une moto avec 17 caisses contenant 200 kg de chlorhydrate de cocaïne et 1 kg de marijuana.
L’opération Jared, au cours de laquelle trois «grands laboratoires» ont été détruits par les forces armées, a été menée dans la municipalité de Samaniego, dans le département de Nariño, près de la frontière avec l’Équateur.
«La cocaïne, les machines et autres éléments trouvés valaient plus de neuf millions de dollars. Les stupéfiants étaient prêts à être emballés et transportés sur la côte pacifique colombienne (…) pour être envoyés au Mexique et aux États-Unis», a précisé le procureur général, Francisco Barbosa.
El alijo era transportado con destino a Centroamérica a bordo de una lancha rápida tripulada por cuatro colombianos, cuando Unidades de la Estación de Guardacostas de Urabá guiados por información de inteligencia, lograron interceptarla a 40 millas náuticas al noroeste de Acandí (Chocó).
La Armada Nacional incautó más de una tonelada de cocaína que pertenecía presuntamente a la estructura Jaime Martínez de las ‘Disidencias de las Farc’, en el área general de la Isla Malpelo.
La valise diplomatique, DHL et les gros sacs postaux
Lors de la publication de notre article sur Trojan Shield; nous avions interrogé, comme Libération, le ministère français des affaires étrangères. Nous avons reçu la même réponse mot pour mot du service de presse qui nous enjoignait à citer une « source diplomatique » : « Un individu a usurpé l’identité d’un agent de notre consulat à Bogota et a employé des éléments visant à faire croire qu’il s’agissait d’un colis diplomatique, alors que ses colis étaient envoyés par une entreprise privée. Cet individu a été arrêté il y a un certain temps déjà. ».
En clair, le consulat n’a rien à voir avec cette histoire, la valise diplomatique n’a jamais véhiculé de la cocaïne, les fausses enveloppes ont été envoyées par une entreprise privée, de type DHL.
Selon un habitué des représentations diplomatiques françaises dans lesquelles il a longtemps travaillé, « la valise diplomatique peut prendre n’importe quelle forme. Une enveloppe, une malle, un container, peu importe. Le contenu n’est pas accessible pour le pays depuis lequel elle est expédiée. Mais la valise ne part pas seule. Elle est accompagnée par un membre de l’ambassade. Dans une petite ambassade, c’est généralement un gros sac postal scellé. » Par ailleurs, on imagine aisément la réaction d’un guichet DHL (ou autre service de courrier) si une personne se présentait en souhaitant envoyer un contenu inconnu, présenté comme faisant partie de la valise diplomatique… Le pourcentage de chances pour que la police soit alertée est énorme.
Nous avons relancé le ministère des affaires étrangères après sa réponse en remarquant que sur la photo publiée dans le document du FBI, on distingue clairement un sceau jaune qui entoure l’enveloppe et qui est frappé d’un « République française – valise diplomatique » ainsi que d’un logo français. Nous avons demandé au ministère s’il est courant qu’une entreprise privée accepte d’envoyer des enveloppes de ce type. Mais aussi où l’on peut généralement se procurer ce type d' »éléments » en Colombie.
En outre, le FBI est très clair : il s’agit selon l’agence d’un envoie de colis diplomatiques, pas de pseudo colis envoyés via un quelconque DHL. Nous n’avons pas obtenu de réponse, le service de presse s’étant muré dans son habituel silence.
Nos mails sont restés sans réponses, notre interlocutrice était systématiquement « en réunion » lorsque nous tentions de la joindre au téléphone et ne rappelait jamais après nos messages. Les services de presse ne sont plus faits pour répondre aux questions des journalistes, mais pour jouer la montre…
Par ailleurs, nous nous interrogeons : si un individu a été arrêté parce qu’il a usurpé une qualité de membre du consulat français à Bogota, qui plus est pour organiser un trafic de drogue, il doit probablement exister des compte-rendus dans la presse… Nos recherches ne donnent rien dans la presse locale.
Le service de presse du ministère des affaires étrangères à qui nous avons demandé de nous pointer un lien vers un tel article nous répondra peut-être dans une centaine d’années.
Selon un document rendu public par le FBI des trafiquants auraient mis en place un système pour exporter 2 kilos de cocaïne par semaine via la valise diplomatique francaise en Colombie. La France dément, les États-Unis se murent dans le silence.
Les photos échangées par les trafiquants – Document du FBI
Au détour d’un document rendu public la semaine dernière dans le cadre de l’enquête internationale Trojan Shield, un agent du FBI expliquait que des trafiquants avaient la possibilité d’exporter deux kilos de cocaïne chaque semaine (probablement vers l’Australie) via des enveloppes scellées de la valise diplomatique de l’ambassade de France à Bogota.
Trojan shield a consisté à distribuer près de 12.000 téléphones à des groupes criminels, permettant des échanges chiffrés. De nombreux exemples d’utilisation de ces téléphones pour organiser des trafics étaient fournis dans ce document. Un seul évoquait la complicité possible de personnels d’une ambassade, c’est à dire, par rebond, d’un pays.
Voici le passage en question :
Le 23 mars 2020, l’utilisateur du JID 58f4a9, qui a été identifié par des messages An0m comme étant Baris Tukel, a demandé à l’utilisateur du JID cfdf8a, qui a été identifié comme étant Shane Geoffrey May, quel était le prix de la cocaïne en ce moment. Tukel a également demandé si May avait « cette adresse de building block » [Définition de building block]. May a répondu que la cocaïne se situait autour de 200.000 et a demandé à Tukel s’il avait des nouvelles. Tukel a écrit : « Ok, j’ai un petit boulot qui est apparu pour le building block », « Il y a 2 kg placés dans des enveloppes diplomatiques françaises scellées en provenance de Bogotta [sic] » et « Ils ont déjà reçu quelques colis ». Tukel a ajouté : « Le seul problème est que COL prend 50/4. Les partenaires, y compris toi, devront partager les 50 autres » (ce qui signifie que les distributeurs colombiens prennent 50 % des bénéfices et que quatre autres personnes se partagent les 50 autres). Tukel a écrit : « Ils peuvent le faire chaque semaine [sic] » (ce qui signifie que des colis de deux kilogrammes peuvent être envoyés chaque semaine). May a répondu que c’était une bonne idée et qu’il enverrait l’adresse sous peu. Tukel a ensuite envoyé trois photos : deux des valises diplomatiques françaises et une de la cocaïne disponible. Après avoir envoyé la photo des paquets de cocaïne, Tukel a écrit : « Il y a des paquets en attente d’être envoyés par cette équipe. »
Pourquoi le FBI a-t-il choisi cet exemple pour l’intégrer à un document dont il savait qu’il ferait surface à un moment ou un autre après la vague d’arrestation qui ne manquerait pas d’intervenir ? « Vous savez, les amabilités entre services, ce n’est pas nouveau », explique un fin connaisseur de ce type de coups de pieds de l’âne. Étrangement, la France n’était pas intégrée dans le groupe de pays participants à Trojan Shield. C’est d’autant plus intriguant que la gendarmerie française avait été un pivot dans le piratage de la messagerie Encrochat. Or la disparition de celle-ci a créé une partie du vide qui a été mis à profit par le FBI pour lancer l’opération Trojan Shield.
La cargaison était camouflée dans des caisses de bananes qui étaient destinées à la ville d’Anvers, en Belgique. La cargaison appartenait à l’organisation criminelle « Los Pachencas », qui concentre son activité à Santa Marta, la capitale de Magdalena.source
Après plus d’un an d’enquêtes dans « l’opération Carvão », la Policia a localisé « la plus grande planque de Castilla y León » et décapité un réseau de distribution de cocaïne qui transportait la coke des cartels colombiens et mexicains vers le Pays basque.
Grâce à la collaboration internationale, trois personnes ont été interceptées dans un entrepôt de Medina del Campo avec une cargaison qui comprenait 862 kilos de cocaine.
Un chef de la mafia turque, qui a fait un certain nombre de déclarations extraordinaires sur les élites de son pays et le crime organisé, a affirmé qu’un plan avait été mis en place pour organiser le trafic de cocaïne du Venezuela vers la Turquie.
Dans une vidéo mise en ligne sur YouTube fin mai, Sedat Peker, chef de gang turc condamné, a affirmé qu’Erkam Yildirim – le fils de l’ancien Premier ministre turc Binali Yildirim – avait été impliqué dans un « savant montage » visant à envoyer de la cocaïne du Venezuela vers la Turquie.
L’ex premier ministre Binali Yildirim a publiquement nié les allégations faites contre son fils, affirmant dans une déclaration que les affirmations de Peker étaient «définitivement de la calomnie, des mensonges et je les rejette fermement. Nous mentionner côte à côte avec la drogue est la plus grande insulte », selon le Washington Post.
Reconnu coupable de crimes liés à la foule en 2007 et libéré de prison en 2014, Sedat Peker a quitté la Turquie l’année dernière pour éviter des poursuites après avoir prétendu avoir été informé d’une enquête sur son organisation criminelle. Plus tôt cette année, la police a arrêté près de 50 personnes associées au groupe.
Depuis mai, il a publié une série de vidéos YouTube dans lesquelles il a fait des allégations non corroborées de morts suspectes et de trafic de drogue, alléguant l’implication de hauts responsables du gouvernement turc et de personnes proches du parti AK au pouvoir, a rapporté Reuters.
À la suite d’une saisie de 4,9 tonnes de cocaïne à destination de la Turquie dans la ville côtière de Buenaventura, en Colombie, en juin dernier, Peker a déclaré que des contacts avaient été pris pour trouver une nouvelle route d’approvisionnement de la cocaïne. Il a affirmé que deux visites de quatre jours au Venezuela en janvier et février 2021 par Erkam Yıldırım devaient établir une nouvelle route pour l’envoi de cocaïne en Turquie, selon le média turc Bianet.
Binali Yıldırım a reconnu que son fils s’était rendu au Venezuela seulement en décembre 2020, apportant des fournitures médicales pour aider le pays à combattre le COVID-19.
D’autres allégations de Peker prétendaient que le cargaisons de cocaïne arrivant en Turquie pouvaient être transférées sur des yachts se dirigeant vers la marina de Yalıkavak dans la ville portuaire de Bodrum, située dans la partie sud-ouest du pays, a rapporté Bianet.
Sedak Peker a également affimé que l’ancien ministre de l’Intérieur Mehmet Ağar avait pris le contrôle de la marina à Mübariz Mansimov Gurbanoğlu, un entrepreneur azerbaïdjanais, actuellement assigné à résidence pour des liens présumés avec un groupe tenu pour responsable d’une tentative de coup d’État en 2016 en Turquie. Ağar, qui préside le conseil d’administration de la marina, a nié les allégations, affirmant qu’il protégeait la marina de la mafia.
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Analyse de la criminalité par InSight
La Turquie a servi de point de transit pour la cocaïne sud-américaine introduite en contrebande en Europe, au Moyen-Orient et en Asie.
Les trafiquants ont réussi à envoyer de la drogue dans le pays dans des conteneurs maritimes qui arrivent via la ville belge d’Anvers et d’autres ports européens.
De la cocaïne a également été introduite clandestinement à bord de vols entre la Colombie et la Turquie.
Sedat Peker a suggéré qu’une nouvelle route reliant le Venezuela et la Turquie avait été choisie par le réseau présumé pour deux raisons: le manque de contrôle de la Drug Enforcement Administration (DEA) des États-Unis au Venezuela et la proximité du pays avec la Colombie, qui connaît un boom de la production de cocaïne. .
Mais il est resté vague sur le « modus operandi » spécifique en suggérant seulement que les cargos quittant le port nord du Venezuela de La Guaira s’arrêtent à Panama avant d’atteindre la Turquie, selon Bianet.
Bien que cela ne semble pas être une filière de trafic de cocaïne établie, elle pourrait être plausible avec les bonnes connexions en place. Le fret transportant de la ferraille expédiée du Venezuela continue d’atteindre la Turquie.
Bien qu’aucune des affirmations de Sedat Peker n’ait été étayée, ses commentaires indiquent comment les réseaux de drogue turcs pourraient prendre le contrôle de nouvelles routes pour répondre à la demande européenne de cocaïne.
Un rapport de 2019 d’Europol et de l’Observatoire européen des drogues et des toxicomanies (OEDT) a signalé que des groupes criminels organisés turcs mettent de plus en plus en place leurs propres opérations pour transporter la cocaïne directement d’Amérique du Sud vers l’Europe.
Le rapport ajoute que ces groupes achètent également de la cocaïne directement dans ou à proximité des pays producteurs, en s’appuyant sur leur propre infrastructure de transport maritime pour expédier de la drogue à travers l’Atlantique.
Analyse de la criminalité par Aviseur International
Sedak Peker ne fait que reprendre ce qui est parfaitement connu de l’ensemble des services européens dédiés à la lutte contre le narcotrafic. Donc ces informations ne permettent pas de faire une réelle découverte.
Seules les visites d’Erkam Yıldırım au Venezuela pour raisons humanitaires peuvent éventuellement déclencher un complément d’informations par les enquêteurs, bien qu’il soit vraisemblable que les agents de la DEA connaissent déjà les raisons réelles des visites de Erkam Yıldırım.
Sedak Peker a également affirmé que l’ancien ministre de l’Intérieur Mehmet Ağar avait pris le contrôle de la marina à Mübariz Mansimov Gurbanoğlu, un entrepreneur azerbaïdjanais, actuellement assigné à résidence pour des liens présumés avec un groupe tenu pour responsable d’une tentative de coup d’État en 2016 en Turquie. Ağar, qui préside le conseil d’administration de la marina, a nié les allégations, affirmant qu’il protégeait la marina de la mafia.
Pour cette dernière allégation de Sedak Peker, il ne serait pas autrement surprenant qu’un ex ministre de l’intérieur ait saisi l’opportunité de prendre le contrôle d’une marina, sachant que le côté sécurisation apportée par son contrôle autorise ‘de facto’ toutes autres dérives savamment calculées.
Era su vuelo 131 del año. Según registros de vuelo obtenidos por la Agencia de Periodismo Investigativo, API, ha hecho recorridos a Nuquí, Villavicencio, Puerto Asís, Punta Cana, Cali, Cartagena, entre otros destinos.
Adicionalmente, los días anteriores a la incautación, es decir entre el lunes 17 de mayo y el viernes 14 de mayo, la aeronave había aterrizado en los aeropuertos Perales de Ibagué, El Dorado en Bogotá, Benito Salas de Neiva y Santiago Vila de Girardot. Al respecto, conocedores de la industria de la aviación aseguraron que la compañía de tiene un hangar en Guayamal, muy cerca de la Policía Antinarcóticos.
En desarrollo de operaciones militares conjuntas y coordinadas, unidades de la Armada de Colombia, de manera conjunta con el Ejército Nacional y coordinada con la Policía Nacional, lograron la ubicación y posterior destrucción de un laboratorio para el procesamiento de cuatro toneladas de clorhidrato de cocaína al mes, en el departamento del Putumayo.
Gracias a la información suministrada por la Dirección de Antinarcóticos de la Policía Nacional, se localizó una infraestructura, al parecer perteneciente al Grupo Armado Organizado Residual estructura 48 denominado «Comandos de la Frontera», utilizada para procesar más de 4 000 kilogramos de cocaína al mes, en la vereda San Luis, del municipio de Puerto Asís – Putumayo.
La pericia de una organización de narcotraficantes para camuflar droga en un envío de toneladas de azúcar hacia Sudáfrica fue descubierta solo con el olfato de ‘Crono’, un canino que apenas percibió el olor del narcótico movió la cola para darle aviso a su guía. De esta manera confiscaron 1.458 kilos de clorhidrato de cocaína en la zona portuaria de Barranquilla.
La substance illicite se trouvait dans un dispositif qui était attaché à un navire.
Une inspection sous-marine effectuée par la marine colombienne a permis de découvrir 66 kilos de cocaïne stockés dans un dispositif improvisé appelé « parasite », qui était attaché au navire « Hobby Hunter », afin d’éviter d’être détecté par les autorités.
L’équipage de l’USCG Cutter Tampa a passé mardi à Miami à décharger près de trois tonnes de cocaïne qu’ils ont intercepté dans la mer des Caraïbes au début du mois.
Le 9 avril, un vol de patrouille a repéré un «navire à profil bas» au large de Punta Gallinas, en Colombie.
À bord du bateau, ils ont trouvé 5 500 livres de cocaïne dans 87 balles. Trois suspects ont été placés en garde à vue et leur petite embarcation a été détruite car elle présentait un danger pour la navigation.