ARGENTINA: interceptaron un camión con más de 90 kilos de cocaína en Salta

Un camión proveniente de Bolivia que transportaba 90 kilos de cocaína escondida en el acoplado fue interceptado por efectivos de Gendarmería Nacional en la ruta nacional 34 a la altura de Salta.

Durante la inspección del acoplado del camión, que se dirigía a la provincia de Santa Fe, los uniformados observaron irregularidades en la tapa de un tubo cilíndrico metálico color rojo con signos de haber sido colocado recientemente, debajo del piso de madera.

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https://www.cronica.com.ar/policiales/Interceptaron-un-camion-con-mas-de-90-kilos-de-cocaina-en-Salta-20181003-0023.html

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PERU (Cusco): PNP destruye laboratorio de droga y más de 2.500 kilos de insumos químicos

La Policía Nacional destruyó un laboratorio clandestino de procesamiento de droga y 2.662 kilos de insumos químicos fiscalizados durante un operativo de interdicción en las inmediaciones del centro poblado Fortaleza, distrito de Pichari, provincia de La Convención, región Cusco.

La intervención contra el tráfico ilícito de drogas estuvo a cargo de los agentes de la División Regional de Inteligencia (Divreint) y agentes del Frente Policial Vraem, en coordinación con efectivos antidrogas.

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https://elcomercio.pe/peru/cusco/cusco-pnp-destruye-laboratorio-droga-2-500-

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COKE en STOCK (CCXXVII): la réorientation du trafic, le Honduras comme première destination aérienne (5)

L’un des avions découvert à la Mosquitia cet été a été plus ou moins cerné comme on l’a vu dans l’épisode précédent : avion de trafiquant décoré comme ceux de surveillance ISR déployée par une énorme entreprise privée profiteuse de guerre. On hésite encore à son sujet. Pour le deuxième, ce ne sera guère mieux, puisque trois solutions vont s’offrir à nous comme on va le voir.

Les trois solutions possibles aboutissant à la même conclusion: le « Grand Caravan » découvert n’a sans doute pas été acheté par les trafiquants…

La grande caravane des narcos

Un Beechraft de l’âge de celui découvert c’est abordable, comme on l’a vu. Mais les narcos auraient-ils investi 1,5 ou 2 millions de dollars dans un Cessna 208, son prix moyen d’occasion ? Pas sûr. Il ont peut-être utilisé une autre méthode. C’est assez surprenant après coup, mais elle fait écho à un article prémonitoire du 13 juin 2010 écrit par La Republica, à la suite d’une circonstance particulière : à Nazca, sur l’aérodrome de María Reiche, un gros Cessna de ce ce type d’Aerodiana (OB-1922-P), ex N2360B (le 208B2099 « exported to Peru ») tout récent, il datait de 2009 !) avait en effet été subtilisé le 10 juin 2010, par des trafiquants qui avaient pris l’équipage (double) en otage. Et tout de suite voici ce qu’on en avait dit Milagros Laura S. : « cet avion est le plus recherché par les trafiquants de drogue Il a la polyvalence.

Le Cessna Grand Caravan peut atterrir sur n’importe quelle surface. Il atteint de grandes hauteurs, dépasse même la chaîne de montagnes, avec une charge pouvant atteindre 1500 kilos.

« Il a également un temps de vol de six heures. Pourquoi ont-ils détourné le Cessna Grand Caravan et pas un autre ? Quelles sont les caractéristiques de cet avion, qui a suscité un grand intérêt pour les pirates de l’aéronautique ? Dans quelle mesure cet avion peut-il être utile pour le trafic de drogue ? Cette machine aérienne, d’une valeur de plus de 2 millions de dollars, a la plus haute capacité de survoler la Cordillère des Andes, l’une des plus grandes difficultés des autres avions de même type. Un autre avantage de cet avion  réside dans le fait qu’il peut atterrir sur n’importe quelle surface, même s’il ne dispose pas de mesures d’atterrissage de base telles que l’éclairage. »

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http://www.centpapiers.com/coke-en-stock-ccxxvii-la-reorientation-du-trafic-le-honduras-comme-premiere-destination-aerienne-5/

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FRANCE (Narcotrafic): TRAFICS 🔜 une série événement au cœur du narco-business raconté par les trafiquants français !

TRAFICS – LE 30/09/18 SUR FRANCE 5

Ce dimanche à 20h50 sur France 5 (3×52′)

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LIRE aussi: https://ns55dnred.wordpress.com/2017/08/06/douane-francaise-dnred-23-ans-apres-marc-fievet-serait-devenu-un-spectre-qui-flotte-sur-le-service/

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COKE en STOCK (CCXX): la réorientation du trafic, le Honduras comme première destination aérienne

Vous étiez comme moi en vacances, je suppose, mais il y a des gens qui n’en prennent jamais de vacances, ou c’est à croire : ce sont les trafiquants de cocaïne, bien sûr ! C’est comme ça que vous découvre comme moi d’ailleurs que cet été c’est à nouveau le Honduras qui  fait parler de lui (1), avec toute une série d’arrivages dont le tonnage et une organisation qui méritent d’être expliquées. Figurez-vous en effet qu’en juillet, c’est carrément un base aérienne narco que l’on a découverte près de Brus Laguna, dans le nord du pays. Je vais vous la décrire en détail, en rappelant qu’au sud du pays ce sont plutôt de drôles d’engins flottants que l’on rencontre depuis des mois…

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En rouge les bateaux, en jaune les avions…

Tous ces engins font partie en trafic de ce qui est représenté ici par El Heraldo par des traits rouges. L’article s’intitule «Chiffres alarmants du trafic de drogue dans le Pacifique du Honduras » et il est centré sur ce pays bien entendu, ignorant par exemple le Belize voisin, que nous étudierons ici sous peu, vu le genre d’engin qu’on a trouvé récemment sur une route… (cf en avril dernier). On voit très bien leur densité, une prolifération qui demande une explication, que l’on va découvrir bien vite. Elle est double en effet.

En comparaison, voici ce qu’on avait à la place en 2012.  On distingue très vite l’extension énorme du trafic maritime dans l’arc sud Ouest, côté Pacifique, ou le rouge domine désormais et où circulent fort peu d’avions en revanche.  Le journal s’alarme surtout d’un fait patent.  Si la surveillance côté Est de l’Amérique Centrale avait obtenu en 2016 une chute spectaculaire des prises de cocaïne, en 2017, ces chiffres ont en effet fait un bon spectaculaire l’année suivante : on est passé de 623 tonnes en 2016, pour atteinte 2 371 tonnes métriques l’année suivante !!!

Soit 278,1% d’augmentation !  Preuve que les semi-submersibles des trafiquants ont renversé la donne, avec leur prolifération inquiétante. «  « Le Pacifique est désormais leur paradis » note le journal à propos de ces mêmes trafiquants. Pour le Honduras, c’est donc la zone du Pacifique du golfe de Fonseca (ici à gauche) qui se retrouve en première ligne donc, avec à côté le Salvador et de l’autre le Nicaragua, aujourd’hui aussi lourdement touchés par le fléau.  Mais l’arc du golfe du Mexique possède encore son champion sur les 265 tonnes qu’on a pu y trouver, cette région en a absorbé, 148 tonnes, arrivés principalement dans les régions de Gracias a Dios, Colon, Atlantida et une partie d’Olancho, selon l’étude.

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PERU (Vraem): policía decomisó 297 kilos de alcaloide de cocaína

Agentes de la División de Maniobra contra el tráfico ilícito de drogas Los Sinchis de Mazamari hallaron 297 kilos de alcaloide de cocaína distribuidos en 11 sacos, en las inmediaciones de un laboratorio de procesamiento de droga ubicado en el centro poblado de Mantaro, distrito de Pichari, provincia La Convención (Cusco).

Esta zona está ubicada en el Valle de los ríos Apurímac, Ene y Mantaro (Vraem).

La incautación fue producto de un operativo de dos días. Los agentes antidrogas se movilizaron al lugar en un helicóptero MI-17 de la policía aérea, el cual tuvo la cobertura y soporte de un helicóptero MI-35P del Comando Especial del Vraem.

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https://elcomercio.pe/peru/vraem/vraem-policia-decomiso-297-kilos-alcaloide-cocaina-noticia-554368

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ANVERS (Belgique): en quoi consiste le « Stroomplan », ce plan de lutte contre la drogue dans le port d’Anvers?

Le bourgmestre d’Anvers, Bart De Wever (N-VA), rappelle dans une interview dans le quotidien néerlandais De Volkskrant que le trafic de cocaïne dans le port d’Anvers prend des proportions qui menacent la société. Le président de la N-VA y compare notamment le port d’Anvers à une passoire, où les « requins passent entre les mailles du filet ». Pour essayer d’endiguer ce phénomène, le « Stroomplan » va voir le jour. Mais de quoi s’agit-il ?

Depuis son accession au pouvoir, l’homme fort de la N-VA met un point d’honneur à lutter contre le trafic de drogue. Mais, malgré sa « War on drugs », la quantité de tonnes de poudre blanche saisie ne cesse d’augmenter d’années en années. L’an dernier, le SPF finance (en charge des douanes) a communiqué une saisie record de 45,9 tonnes de drogue sur le territoire belge dont 42 tonnes au port d’Anvers.

Pour lutter plus efficacement contre l’importation de drogues via le port d’Anvers, une nouvelle « taskforce » appelée « Kali-team » va voir le jour dans le cadre du Stroomplan.

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https://www.rtbf.be/info/belgique/detail_en-quoi-consiste-le-stroomplan-ce-plan-de-lutte-contre-la-drogue-dans-le-port-d-anvers?id=10009680

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COKE en STOCK (CCXVI): la découverte et la chute des fournisseurs d’avions (51)

La situation dégradée au Brésil nous offre de beaux paradoxes. Les avions sont parfois déstockés, et remis en circulation pour aider les policiers à en poursuive d’autres.

Si cela part d’un bon principe, c’est souvent inefficace, car ce sont des appareils anciens dont la nouvelle couche de peinture ne protège pas des aléas du vieillissement. La police se retrouve en effet ainsi dotée d’engins moins performants que ceux des trafiquants ! L’un de ces avions saisis est resté longtemps sous la poussière avant que l’on ne découvre à qui il appartenait vraiment: à un trafiquant qui avait su se faire oublier en se faisant refaire le visage, dans la grande tradition des trafiquants mafieux italiens qui avaient fait de même dans les années 60, déjà. L’homme se présentait désormais comme fermier, un éleveur caché au fond d’une énorme « fazenda ». C’était en fait le « scarface » brésilien !

Les avions versés à l’Etat fédéral, et reversés aux régions: de l’esbroufe

Il faut attendre 6 ans, le 30 juillet 2012, pour réentendre parler du fameux PT-JDF qui manque toujours à l’appel, donc. « Le Conseil national de justice (CNJ) a livré lundi (30) 16 avions à 11 cours de justice, dont Piauí. Le TJ-PI a reçu un Cessna 172, préfixe PT-JDF (ah tiens le revoilà enfin). Le juge Francisco Antonio Paes Landim Filho, corregidor général de la Justice du Piauí, a reçu l’avion de la ministre Eliana Calmon, correctrice nationale de la Justice. Sur les 16 avions livrés aujourd’hui, trois appartenaient à la Fundação Nacional do Índio – Funai, tandis que les autres appartenaient à des trafiquants. En plus du Piauí, les tribunaux d’Acre, d’Amazonas, du Maranhão, du Mato Grosso, du Mato Grosso do Sul, du Pará, du Paraná, de Bahia, de Rondônia et de Tocantins ont bénéficié de l’offre ». Voici la liste officielle des 16 remises :

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http://www.centpapiers.com/coke-en-stock-ccxvi-la-decouverte-et-la-chute-des-fournisseurs-davions-51/

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FRANCE (Échelon DNRED de Nantes): la réunion de juillet 1994

Le M/Y Sea Harmony

Une réunion composée des agents du DEA de Rome et Paris (Davis May) en présence de Jo Lesquert (DNRED Nantes) m’avait permis de préciser toutes choses sur mon infiltration dans l’organisation Locatelli.

Au cours de ce debriefing, j’ai déclaré à mes interlocuteurs que j’irai jusqu’au bout de mon action et les ai alertés sur la grande proximité de Charles Pasqua, le grand ami de Nick Venturi et cie, avec les Français de l’organisation Locatelli.

J’ai été arrêté le 23 septembre 1994 et n’ai jamais pu déclarer devant un juge sauf pour plaider coupable pour satisfaire les innombrables pressions des douaniers français Christian Gatard, Philippe Galy, l’attaché douanier en poste à Londres et Bernard Roux, l’attaché douanier à Washington! Marc Lerestre, le prédécesseur de Galy, était venu me saluer amicalement à la prison de Bellmarsh à Londres.

J’ai été libéré 3.888 jours plus tard le 26 mai 2005!

Et mon dossier est toujours classé « SECRET DEFENSE« !

 

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BELGIQUE (port d’Anvers): le container de bananes était lesté de 1.727 kilos de coke

Les douaniers Belges ont trouvé 1.727 kilos de cocaïne vendredi au port du Pays de Waes, port secondaire d’Anvers lors d’un contrôle.

La coke était cachée dans un container de bananes qui arrivait de l’Equateur.

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COKE en STOCK (CC) : la découverte et la chute des fournisseurs d’avions (35)

L’ultime bombe de la CPI et une piste pour Farias : son propre frère !

On croit avoir tout lu, mais on reste coi avec la dernière découverte de la Commission, elle est de taille et… paraguayenne !!!  « La Commission d’enquête parlementaire (CPI) sur le trafic de drogue affirme également dans son rapport sur le crime organisé que l’ancien général paraguayen Lino Oviedo, qui a été arrêté à Brasilia, à l’abri dans une hacienda avec l’un des plus grands trafiquants de drogue au Brésil, Carioca Fernandinho Beira-Mar:  Selon le rapport final sur la drogue au Paraguay de la CPI, dont l’AFP a obtenu une copie de la police militaire de l’Etat de Parana, il accuse Oviedo « d’avoir hébergé dans son ranch le trafiquant recherché Fernandinho Beira-Mar, avec la connaissance de Ricardo Noronha, ancien chef de la police de Paraná.  C’est lui la bombe finale de toute l’enquête, au final :  « L’ancien général paraguayen Lino Oviedo est l’un des grands noms de la Commission parlementaire brésilienne pour le trafic de drogue.  Il est accusé de contrebande internationale de drogues et d’armes, ainsi que d’association illicite. (…)  Devant le ministre Mauricio Correa, le juge qui devra décider de son extradition, Oviedo a tenté de devenir une victime de la persécution politique du gouvernement actuel du Paraguay.  « Ma famille et moi risquons la mort, car ils offrent 100 mille dollars pour ma capture, vivants ou morts », a-t-il dit.  Oviedo se déclare victime d’un complot politico-judiciaire (…).  Selon le document parlementaire, alors qu’il commandait l’armée paraguayenne, l’ancien militaire était chargé de «protéger» le libre transit des armes et des drogues.  Quand Oviedo a perdu le pouvoir, après avoir été accusé d’être l’auteur intellectuel de l‘assassinat de l’ancien vice-président Luis María Argaña, en mars 1999, le soldat s’est réfugié en Argentine.  C’est le gouvernement de Carlos Menem, qui, en plus de se déclarer être son ami, qui l’a abrité dans le sud du pays.  Selon les législateurs brésiliens, Oviedo a caché le trafiquant de drogue Luiz Fernando da Costa de Rio de Janeiro, plus connu sous le nom de Fernandinho Beira-Mar, lors d’un de ses séjours au Paraguay.  Le criminel brésilien ne pouvait pas, jusqu’à présent, être arrêté ».

Oviedo, on le sait est mort dans un accident d’hélicoptère (ici à droite) que d’aucuns ont toujours interprété comme étant un assassinat ….  On reste déjà ébahi, mais on écarquille encore plus les yeux avec la suite : « il y a un autre cas de résonance parmi ceux mentionnés par les députés:  Le législateur fédéral Augusto Farias, le frère de Paulo Cesar Farias, ancien trésorier de l’ancien président Fernando Collor de Mello, qui a été tué en 1996 dans des circonstances jamais clarifiées. Aujourd’hui, on soupçonne qu’Augusto a ordonné de le tuer pour de l’argent (le même sera accusé en 2003 de maintenir 99 travailleurs dans des conditions analogues à l’esclavage dans une ferme de sa propriété dans le sud du Pará !!!).  Sidérant !

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COKE en STOCK (CXCVII): favélas, distribution de la cocaïne et blanchiment d’argent de la drogue au Brésil, cartels de raffinage et de distribution des drogues en Colombie, production de pâte de coca en Bolivie

L’histoire du Brésil dans la deuxième moitié du siècle précédent s’est avérée mouvementée. 

En 1985 on espère beaucoup, peut-être trop, avec la fin de la terrible et sanglante dictature qui a duré deux décennies.  Les brésiliens veulent alors en finir aussi avec le commerce de la cocaïne qui détruit déjà leur jeunesse dans les favelas. Alors ils créent un phénomène inédit, à savoir une sorte de tribunal permanent dirigé par des élus, qui vont diligenter pendant 18 mois des enquêtes, aidés par la police et même l’armée, pour traquer les dealers mais surtout les organisateurs des réseaux d’arrivée de la coke dans 18 États (sur les 27 que comporte la fédération).  Ils vont donc tomber sur cette noria d’avions, et commencer à en faire la fastidieuse liste… ils ne s’attendaient pas à en trouver autant.  Son rapport final fera 1100 pages.  Sur 2394 personnes qu’il interrogera, 1812 seront accusés d’implication dans le trafic de drogues ou dans des activités illégales…

Jusque dans les années 80, les caïds de la drogue qui ont envahi les favélas et ont depuis pris racine dans tous les quartiers sont craints par la population, qu’ils terrorisent tous les jours. Le pouvoir dictatorial n’intervenait pas durant cette période, préférant un pays qui se déchire pour son propre intérêt personnel ; qu’ils s’entre-tuent donc, ça sera ça de moins à torturer c’est ce qu’il pense, sans aucun doute.  Après lui, le chaos, donc (1).  Les régimes forts ont toujours préféré l’instabilité, en clamant haut et fort pourtant qu’ils étaient partisans de l’ordre.  C’est une position de façade, tous les dictateurs ou presque ayant eu des liens avec la mafia locale, chez qui ils ont souvent trouvé des affidés serviles.  Les habitants de l’état de São Paulo avaient assisté pendant des années, à l’augmentation croissante du nombre de crimes liés au trafic de drogue; mais aussi à l’augmentation du vol de fret routier, ainsi qu’à une recrudescence des homicides, dans toutes les villes de l’intérieur.  Le nom retenu pour désigner cette montée des phénomènes de ce type a été « Filière Caipira « (Rota Caipira).  Pour eux, cette filière ne s’arrêterait que s’ils prenaient les choses en main, via la démocratie enfin revenue.  Car cette  « Nouvelle République » apparue en 1985 (l’appellation porte en faite sur la  seconde qui a duré avant l’arrivée des militaires) au Brésil change enfin la donne.  En mettant fin à 21 ans de pouvoir dictatorial de la part des militaires, elle redonne espoir à certains.  L’espoir d’endiguer le fléau de la drogue, notamment.  Un grand élan démocratique anti prolifération de la drogue s’engage donc sous les présidences successives de Fernando Collor de Mello (1990-92), le tout premier président élu au suffrage universel après la dictature (ici à gauche, en réalité il a été précédé par Tancredo Neves mais celui-ci est mort avant de prendre le poste), puis  d’Itamar Franco du Parti du Mouvement Démocratique brésilien et enfin en 1995 de Fernando Henrique Cardoso (cf ici à gauche) du Parti de la Social-Démocratie brésilienne (PSDB), dont le successeur en 2003 s’appellera… Lula. Des gens s’enhardissent, et commencent à réclamer des comptes aux autorités, ou désirent qu’elles interviennent enfin pour lutter contre le trafic de drogue qui gangrène toutes les plus grandes villes, notamment. En 2000, Cardoso ordonnera la déclassification d’une partie des documents militaires concernant de « l’Opération Condor » :  les gens découvriront alors une partie des horreurs de la dictature… mais aussi le rôle de la CIA.

Création et établissement de la Commission parlementaire

En 1996, une courageuse Commission d’enquête parlementaire (la CPI, ici à droite en 1999) décide donc d’enquêter elle-même sur le trafic de drogue proprement dit, et pour cela elle décide de venir s’installer à à Campinas, à l’intérieur de l’Etat de São Paulo où elle commence à recueillir des données, des témoins, des arrestations de suspects et des preuves dans ce qui est l’une des villes les plus opulentes du pays et là aussi où le trafic est le plus intense.

On n’hésitera alors pas à évoquer devant les parlementaires la distribution de la cocaïne et le blanchiment d’argent de la drogue au Brésil, les cartels de raffinage et de distribution des drogue en Colombie, ou la production de pâte de coca, en Bolivie.

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AMÉRIQUE DU SUD (Narcotrafic): le Pérou décrète l’état d’urgence à sa frontière avec la Colombie pour lutter contre le trafic de drogue

Le Pérou a décrété, lundi 16 juillet, un état d’urgence de 60 jours à sa frontière avec la Colombie en raison de la présence de gangs de trafiquants de drogue et de dissidents de l’ancien groupe de guérilla des FARC. Le président Martín Vizcarra a affirmé que cette décision « est liée à des problèmes de sécurité dus à des incursions de citoyens colombiens ». « Nous allons défendre notre souveraineté et notre territoire, nous allons utiliser le pouvoir de la force pour le faire« , a-t-il ajouté.

La zone déclarée en état d’urgence est la province amazonienne de Putumayo, où coule le fleuve Putumayo qui divise les territoires du Pérou et de la Colombie. Cette province appartient à la région de Loreto, la plus grande du territoire péruvien. Les trafiquants de drogue colombiens se disputent ce territoire, où la cocaïne fait l’objet d’un trafic vers les États-Unis ou l’Europe.

L’état d’urgence discuté avec la Colombie

Le président Vizcarra a déclaré que les forces armées péruviennes, « en coordination » avec leurs homologues colombiens, ont procédé à une « intervention » dans la région. « Plus de 50 personnes ont été arrêtées, la plupart d’entre elles étant des Colombiens qui se livrent au trafic de drogue », a-t-il indiqué.

Le ministre colombien de la Défense Luis Carlos Villegas a indiqué que la déclaration d’état d’urgence avait été discutée avec les autorités péruviennes il y a trois semaines. « La coopération avec le Pérou ne pourrait pas être meilleure, nous avons des dialogues permanents entre les autorités des deux pays », a-t-il souligné. Il a estimé que le Pérou, comme l’Équateur, est « menacé » par des groupes dissidents de l’ex-guérilla des Forces armées révolutionnaires de Colombie (FARC) et d’organisations criminelles liées au trafic de drogue.

L’ancien groupe, qui a tenté pendant un demi-siècle de s’emparer du pouvoir en Colombie, a déposé les armes dans le cadre d’un accord de paix signé fin 2016 et est devenu un parti politique de gauche sous le même acronyme et le nom de Force alternative révolutionnaire commune. Si la majorité des 7 000 guérilleros ont déposé les armes, des dissidents opèrent sans commandement unifié et disposent d’une force de 1 200 combattants répartis sur des territoires clés pour le trafic de drogue ou l’exploitation minière illégale.

Source: Francetvinfo

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COKE en STOCK (CXCVI): la découverte et la chute des fournisseurs d’avions (31)

Avant d’aller scruter les archives brésiliennes, revenons avant sur un cas particulier : celui d’un des rares chefs de gang féminin dans un secteur où le machisme sert de viatique.   Car il existait aussi une reine de la coca, et elle s’appelait Sonia Atalá…
On l’a aussi oublié, mais les narco trafiquants boliviens ont eu aussi leur égérie.  Une jeune femme d’à peine trente ans au moment des faits. « Déjà au pouvoir, Arce Gómez ne pouvait pas être laissé pour compte. Profitant du monopole des appareils de sécurité de l’Etat et du soutien de « Les amis de la mort », un groupe de mercenaires formés par le nazi Klaus Barbie (le boucher de Lyon) se consacrait à « éliminer » les petits et moyens trafiquants pour empocher la coke évaluée à des milliards de dollars. Mais vendre toute cette production nécessitait une personne de confiance et des liens avérés en Colombie et aux États-Unis, un pays où la majorité des trafiquants boliviens craignaient toujours d’être envoyés un jour ou l’autre.  Arce Gómez a alors confié une tâche à Sonia Sanjinés de Atalá : celle « d’inonder les Etats-Unis de cocaïne ». Et la reine de Santa Cruz s’est pleinement conformée à cette mission.  En six mois, Atala, 30 ans, est devenue le principal agent de vente de la «drogue du gouvernement».  Du cartel de Medellín à la mafia italienne, Atalá a étendu l’offre de cocaïne à des niveaux jamais connus en Bolivie.  Sa renommée a atteint un tel point que Pablo Escobar lui-même l’a couronnée comme «reine de la Bolivie avec une couronne de neige», faisant allusion à la couleur de la cocaïne « (elle est ici à droite avec Levine au milieu).  « Craignant le pouvoir qu’Atalá a acquis à l’intérieur et à l’extérieur de la Bolivie, Arce Gómez a entrepris de l’amener à la faire tomber. Mais il n’imaginait pas que cette décision causerait l’effondrement de beaucoup de ses puissants clients dans la région et qu’il finirait par ébranler son propre empire. La vie de Sonia Atalá surpasse tout roman de fiction qui a émergé ces dernières années sur les femmes dans le trafic de drogue en Amérique latine. Belle, manipulatrice, ambitieuse et de sang-froid, Atalá était la vraie reine de la cocaïne. Une femme qui a amassé une fortune, qui a causé la mort de beaucoup et qui, finalement, a réussi à duper la Drug Enforcement Administration (DEA) elle-même pour se débarrasser de ses concurrents. C’est son histoire (et celle du boom du trafic de drogue bolivien) racontée, entre autres, à partir de l’expérience d’un ancien agent de la DEA qui l’a rencontrée ».
Des liens avec Barry Seal
Cette femme ne vous est pas inconnue si vous suivez cette saga, car Barry Seal l’avait connue en effet, ainsi qu’un de ses adjoints, Bo Abott, « cover agent » de la DEA, qui décrit son action en Bolivie comme celle d’entrer en contact avec les narcotrafiquants afin d’éviter que la CIA ne les débusque elle-même (il évoque aussi la contrebande par avion en même temps !) : « Il existait pour Barry Seal d’autres points de chute, en Arkansas même ou ailleurs dans le pays : « Selon Bo Abbott, une des pistes d’atterrissage dans l’Arkansas réalisée pour livrer la drogue était juste au sud de l’Interstate 30 sud-ouest vers Memphis, Tennessee, appelé Marianna.  Plusieurs autres témoins sérieux comme contacts m’ont écrit le même aéroport, et le rôle joué par la police de l’Etat pour protéger les opérations de drogue et d’armes.  Abbott m’a décrit la manière dont la Police de l’état d’Arkansas avait bloqué les routes menant à la petite piste d’atterrissage lorsque les avions de cocaïne arrivaient.  J’ai un de ces cas décrits au printemps de 1982.  Abbott a volé sur un Cessna 210 contenant 300 kilos de cocaïne (ici sa version pressurisée) de l’un de plusieurs entrepôts de Tocumen appartenant aux trafiquants de drogue Walter et Sonia Atala et sur les pistes de « cropdusters » (comme celui-ci) comme la piste d’atterrissage à Marianna, Arkansas. Il a fait une escale de ravitaillement au Belize, célèbre pour la transfert de la drogue chargée par avion, puis il s’est rendu à sa destination de Marianna.  Un agent de la DEA de Memphis a pris la cocaïne apportée par Abbott, tandis que des soldats de la cavalerie d’état de l’Arkansas bloquaient la route menant à la piste d’atterrissage. Une semaine plus tard, Abbott a redécollé avec six valises pleines d’argent, pour l’apporter à Cesar Rodriguez sur l’île de Contadora. Abbott dit que l’avion avait été fourni par Robert Corson par l’intermédiaire de Jim Bath de Houston. (Corson avait été impliqué dans des les scandales de prêts bancaires (1) »….
Une histoire sourcée : l’introduction de la cocaïne était une manœuvre de déstabilisation de l’Etat
Le rôle d’Abott est bien décrit dans un autre livre,  « Defrauding America«  de Rodney Stich.  Voici sa longue interview, très, très, dérangeante pour la DEA et pour l’Arkansas (et le couple Clinton, noyé jusqu’au coup dans l’affaire !), il y décrit aussi l’assassinat de sa confidente en Suède, alors qu’il songeait à y monter une affaire d’importation de motos …. En Bolivie, Atala avait elle aussi bénéficié de soutiens politiques, ajoute Levine :  « contrairement à la version donnée par Sanjinés de Atalá, le livre « Narcotráfico y política. Militarismo y mafia en Bolivia” – « Trafic de drogue et de la politique.  Le militarisme et la mafia en Bolivie « , publié par le Bureau latino-américain en 2001, déclare que » Sonia a été faite prisonnière à La Paz sous la présidence de Gueiler.  Elle a été emprisonnée à la prison pour femmes d’Obrajes.  Mais son emprisonnement a très peu duré.  Ses amis importants ont immédiatement obtenu un certificat médical par lequel le juge a accepté, sans problèmes majeurs, d’être transféré dans une clinique où ils l’ont fait s’échapper avec la plus grande facilité ». Les narcos, avant même le renversement de Gueiler par Luis García Meza Tejada, dirigeaient déjà tout !! Selon Jay Dub, de l’excellent Borderland Beat forum, la miss Sonia Atalá n’est elle aussi qu’un bout d’un iceberg mis en place par la CIA, celui du Cocaine Coup, le coup d’état de Luis García Meza Tejada, formé on le rappelle à la sinistre l’École militaire des Amériques (c’est l’auteur du coup d’État du qui a renversé le président Víctor Paz Estenssoro, avec l’aide de Klaus Barbie (1) : « Levine n’est pas seul dans son évaluation des forces derrière le coup de cocaïne, qui a fait de la Bolivie au narco-État sud-américain au début des années 1980 et un important fournisseur de cocaïne aux États-Unis pendant la période où Griselda Blanco et Papo Mejia se battaient dans les rues de Miami. Robert Parry, un ancien journaliste de l’Associated Press qui a joué un rôle clé dans l’exposition du scandale Iran / Contra au milieu des années 1980, dans une histoire écrite en 1998, insiste également sur le fait que la CIA a soutenu  « The Cocaine Coup ». Finalement, la reine de la cocaïne bolivienne a été victime de la trahison qui vient avec la cupidité et le pouvoir. Elle était devenue trop puissante aux yeux de puissants narcos boliviens qui dirigeaient le pays en 1980 et 1981, alors ils l’ont doublée lors d’un accord de coke qu’elle avait conclu avec le colombien Mejiathen. Elle n’avait pas voulu continuer et a décidé de devenir un informateur en échange d’une peine plus légère. Elle reste dans le programme de protection des témoins à ce jour. » D’où le fait que son visage est toujours dissimulé, aujourd’hui encore !  En ce qui concerne Bo Abbott, pour expliquer encore mieux l’ambiance l’entourant, il faut savoir que son contact à la DEA, l’agent Santiberio, a été assassiné après son arrestation à San Antonio, au Texas, au moyen d’un sandwich…. imprégné d’arsenic.  Pas vraiment une méthode de mafieux, ça…
Les miss Bolivie et la drogue…..
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COKE en STOCK (CXCV) : la découverte et la chute des fournisseurs d’avions (30)

La Bolivie, on l’a un peu vite oublié, a aussi été une terre d’accueil de l’extrême droite et des nazis. 

Des réminiscences surgissent régulièrement de cette période.  Celle où tout était en place, déjà, sous Banzer, à la fois contrebande et trafic de drogue, car à l’évidence Roberto Suarez avait des liens avec les nazis réfugiés après guerre dans le pays.

Des liens qui provoqueront, semble-t-il, des dissensions inattendues entre la DEA et la CIA; la première désirant intervenir dans ce qui était la chasse gardée de la seconde, une attitude que l’on retrouvera à la fin de cette longue étude vis à vis d’un trafiquant notoire, et l’un des principaux fournisseurs d’avions des narcos…

Selon un memo de la CIA du 8 février 2007, après Banzer, le trafic aurait continué et se serait agrandi, mélangeant constamment contrebande et coke : « une partie intégrante de ce fléau est la contrebande. Le trafiquant de drogue est indissolublement lié à la contrebande, c’est une de ses branches. Les Brésiliens savent parfaitement qu’une douzaine d’avions quittent chaque semaine leur territoire pour Santa Cruz de la Sierra, transportant d’importantes quantités d’éther et d’acétone, deux produits nécessaires pour transformer les feuilles de coca en pâte de cocaïne, en plus des appareils électriques et aliments ou produits manufacturés, dont le prix est beaucoup plus bas qu’en Bolivie. Le colonel au nom de famille prédestiné, Ariel Coca, était le chef du Département de contrôle des stupéfiants et des substances dangereuses à l’époque de Banzer. Il était également commandant de l’école d’aviation de la province de German Busch à Santa Cruz. Comme c’était le front parfait pour la contrebande du whisky, des appareils électriques, de la nourriture et surtout des armes légères du Paraguay, ces dernières étaient utilisées pour payer les bandes de trafiquants de stupéfiants et les hommes armés du FSB pour leur travail de soutien au trafic illégal et encore plus pour leur travail qualifié de « paramilitaire, » que Luis Arce Gomez a déclenché à partir de novembre 1979. Qu’il ait été nommé ministre de l’éducation semble être une blague, bien que la blague qui tourne en ce moment est qu’ils l’ont nommé parce qu’ils l’avaient vu un jour avec un livre à la main et qu’il portait des  lunettes, ce qui lui avait donné un air d’intellectuel »… 

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BRASIL: Receita Federal apreende 350 quilos de cocaína no Porto de Paranaguá

A droga estava em meio a uma carga de madeira que iria para Valência, na Espanha.

A Receita Federal apreendeu no sábado (14), no Porto de Paranaguá, mais um carregamento de cocaína que estava no interior de um container que seria embarcado para a Europa.

A operação ocorreu no Terminal de Containers (TCP) e descobriu 350 quilos da droga em sua forma mais pura.

 

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https://massanews.com/noticias/plantao/receita-federal-apreende-350-quilos-de-cocaina-no-porto-9pqdr.html

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FRANCE (Douane francaise): Marc Fievet à bien été lâché par Michel Charasse et par lâcheté, par l’ex DG de la Douane française François Auvigne

Voir ou revoir le reportage avec les témoignages de Jean Henri Hoguet, l’ex Directeur de la DNRED, Yves Bonnet, l’ex Directeur de la DST et celui de Michel Charasse, l’ex Ministre du Budget.

La prestation enregistrée de François Auvigne restera dans les mémoires comme le summum de la lâcheté.

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Marc Fiévet, recruté par la DNRED (le service ‘intelligence’ de la douane française) s’était infiltré parmi les plus grands réseaux de narcotrafiquants, avant d’être « lâché » par ses employeurs.

Une équipe de « Pièces à conviction » l’avait rencontré en 2005, à sa sortie de prison.

Retrouver toutes les infos sur la vidéo sur : http://www.francetvinfo.fr/faits-divers/affaire/video-l-histoire-vraie-de-marc-fievet-qui-a-inspire-le-film-gibraltar_410197.html

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BRASIL: Polícia Federal intercepta avião com 300 quilos de cocaína no Tocantins

Após denuncia anônima, agentes de Tocantins, Mato Grosso e Goiás passaram a trocar informações e conseguiram localizar a aeronave em um aeroporto improvisado

A Polícia Federal apreendeu nesta quinta-feira, 12, uma aeronave com aproximadamente 300 quilos de cocaína, nas proximidades de Formoso do Araguaia, região sul do Tocantins.

A ação teve apoio das Polícias Militares de Tocantins, Goiás e Mato Grosso e prendeu em flagrante dois pilotos.

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COKE en STOCK (CXCIV): la découverte et la chute des fournisseurs d’avions (29)

Le faux coup d’Etat en Bolivie, expliqué hier, fomenté par des opposants liés à des groupes extrémistes hongrois nous force quelque peu à aller chercher un peu plus loin dans des archives ce qui pourrait expliquer cette dissidence particulière et manipulable comme on vient de le voir. Pour cela, il faut se plonger dans quelques ouvrages plein d’enseignements, et s’intéresser de près à un autre cas pendable, celui de l’assassinat gratuit d’un naturaliste, qui avait révélé surtout la présence armée de narco-trafiquants dans un nombre importants de sites comportant des pistes d’atterrissage. Et tout un système instauré du temps de Banzer, ses généraux les plus proches étant les pires narco-trafiquants de l’époque. La Bolivie, en réalité est toujours malade, intoxiquée par ce très lourd héritage dont elle ne peut se défaire…

Retour historique avec un peu de littérature à la clé

Pour cela il nous faut revenir quelques années plus tôt au pays… et au trafic de drogue, étroitement lié à la politique on le sait en Bolivie, avec, pour nous aider, un peu de littérature. Un premier ouvrage indispensable nous explique les attenants et les aboutissants de cette mafia de la coke en Bolivie dans les années 90; là où en fait tout à démarré, y compris le trafic aérien, c’est ça le point fondamental. Un phénomène qui perdure et auquel a dû se confronter Evo Morales, à se demander aujourd’hui si sa décision d’interdire le territoire aux agents de la DEA américaine n’est pas le fait d’une pression de ces trafiquants ou de leurs descendants…

C’est le livre « Bolivia and Coca: A Study in Dependency » de James Painter, paru en 1994 (ici à droite) qui nous éclaire sur la question. Selon James Painter, les têtes d’affiche du trafic dans les années 80 en Bolivie étaient, je cite, Bismarck Barrientos, Gerardo « Yayo » Rodriguez, William Pato Pizarro, et Hugo Rivero Villavicencio, tous alors étaient des collaborateurs de Jorge Roca Suarez, alias « Tête en paille » (car il se teignait les cheveux en blond). Ensemble, ils formaient le clan de Los Techos. Le frère de Roca, Jose Luis Roca Suarez s’était fait arrêter, fait remarquer Painter, un nombre incalculable de fois dans le Chapare… et s’en était sorti le même nombre de fois : cet homme bénéficiait de protections en haut lieu (celles du gouvernement Banzer, donc). Selon Painter, la DEA demandera la tête, pour les extrader, de trois membres de la famille : la mère de Roca (Blanca Suarez de Roca) son frère, Rafael et leur sœur Asunta Beatriz, sans les obtenir. « Tête de paille » était lui le leader du clan de Santa Ana, qui comportait Hugo Rivero Villacencio, un fermier au ranch immense, et un chanteur nationalement connu, Oscar Roca Vasquez (genre larmoyant, photo à gauche lors d’un show TV, on peut l’entendre ici) qui était aussi le cousin de Jorge Roca Suarez. A l’évidence, le groupe trafiquait avant tout par voie aérienne. « Techo de Paja » s’était déjà entouré de pilotes, notamment d’Erwin Guzman, qui avait la particularité d’être un ancien officier de la Fuerza Aérea Boliviana, formée on le sait sur les Cessna achetés par Banzer. Le clan avait des liens avec les Cartels de Medelin et de Cali, dont ils distribuaient la production avec leurs avions. Selon la DEA américaine, la réputation du clan de Santa Ana était celle du plus violent gang existant, le plus acharné à produire de la coke, mais aussi le plus entreprenant, cherchant à en diversifier la distribution en se tournant directement vers les USA, mais aussi vers l’Europe (déjà !!!) : en somme, ils voyaient plus loin déjà que les Colombiens : ils avaient compris que le tout n’était pas de produire uniquement. Un raid en 1991 (décrit ici) avec force hélicoptères et hommes en armes s’attaquera au réseau, raid qui se soldera par la saisie 17 petits avions, pas moins, utilisés pour transporter de la cocaïne, dans une première phase, et de 18 autres avions trouvés à l’aéroport de Santa Ana et qui étaient été utilisés pour le même trafic.

En 1991, on en était déjà à ce qui est à nouveau décrit en 2014, 2015, 2016, 2017 (les dates des « visites « des hangars de narco-avions) !!! Cela fait bientôt trente ans que c’est ainsi dans le secteur, à croire que rien n’a bougé depuis !!! Pire, ça a même surtout augmenté !!! Or, en 1982, la DEA estimait déjà la production de cocaïne de Suarez à une tonne de pâte de cocaïne par mois (équivalent à entre 5 et 9 millions de dollars par mois), et sa production annuelle estimée plutôt à vingt tonnes ! Ses laboratoires clandestins étant dispersés à Yepacaní, Puerto Villaroel et dans la zone de Portezuelo (tous dans la région du Beni), tout étant dirigés depuis Santa Cruz.

 

L’Histoire, en ce sens est implacable : le trafic n’a donc jamais cessé depuis !!!

 

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http://www.centpapiers.com/coke-en-stock-cxciv-la-decouverte-et-la-chute-des-fournisseurs-davions-29/

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COKE en STOCK (CXCIII): la découverte et la chute des fournisseurs d’avions (28)

Il existe un triple volet historique de l’affaire, comme cela concerne surtout la Bolivie, le Paraguay et le Brésil essentiellement. Pour le premier, le rôle de la dictature de Banzer est primordial comme on va le voir durant les épisodes suivants, car il nous faut aujourd’hui décortiquer les origines de tout ce fléau.

Une étude historique qui ne sera pas sans surprises comme vous allez le voir… les liens de la dictature étant fort sombres, sinon vert-de-gris…

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http://www.centpapiers.com/coke-en-stock-cxciii-la-decouverte-et-la-chute-des-fournisseurs-davions-28/

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