AERO-NARCOTRAFIC (Coke en stock – XCVIII): encore des tripatouillages flagrants

 
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dessous_noir-fb0d7Quatre et deux jours avant notre fameux Embraer-Navajo, on a donc un autre avion qui s’est vautré dans l’eau avec une tonne de coke à bord, dont les paquets ont été en partie ramassés et mis en camionnette, et un autre tout près de Cojedes, avec 500 kilos de cocaïne à bord, que les services de police ou de l’armée n’ont pas monté pas, comme ç’est pourtant l’habitude dans le cas. Pourquoi donc, voilà qui intrigue en effet. Notre troisième visiteur du mois survient donc après ces évènements successifs, et le moins qu’on puisse dire, c’est que c’est présenté de façon tout aussi étonnante. aile-5-33722D’abord la scène principale, celle de l’impact de l’avion prétendument abattu, qui a été soigneusement rangée…. en trois tas bien distincts. Un énorme amas de ferraille, d’où les moteurs semblent absents (ou pas visibles alors qu’une photo officielle est légendée « moteurs« ), et dont une partie conséquente a subi un feu intense. A quelques mètres de là, comme extrait de l’incendie, des morceaux de métal nettement moins abîmés mais qui intriguent tout autant. On déjà vu celui du fuselage avec la fausse immatriculation, semblant être de papier, ce qui étonne déjà quelque peu (voir précédents épisodes) : comment ce truc mal collé aurait pu supporter le vent relatif, par exemple. Un agrandissement jette encore plus le trouble : c’est tout sauf un adhésif !!! Un coup de zoom montre que le dessous du support est… noir !

queue_avion-e0b75Plus intrigante encore, une deuxième image de ces morceaux « propres » montre…. un morceau d’aile, où figure en plus grand l’immatriculation… brésilienne de l’appareil. Si les trafiquants auraient voulu cacher leur origine, c’était raté : du sol, on distingue de loin, et nettement, l’immatriculation figurant sur l’aile gauche de ce genre d’avion (voir ici) ! Autre bizarreté : parmi les débris « propres », l’aileron vertical de queue reconnaissable à son petit déflecteur monté à 90°. Elle est ici aux couleurs générales de l’appareil (blanc avec trois stries, doré, rouge et noir) alors que la photo du même appareil prise en février dernier, la montre de teinte bleu ciel. Sa base est manquante sur le même cliché, mais on la retrouve sur une autre photo mise en évidence par l’armée vénézuélienne. Cette pièce montre des impacts… qui n’ont strictement rien d’impacts de balles (des obus de 20 mm nous avait-on dit !). Non, des traces d’éléments projetés par une explosion, plutôt… qui aurait très bien pu se faire… au sol.

Si l’on pense en l’air, on songe alors à un missile. Et là, ça devient tout aussi croquignolet. Car les fameux F-16 vénézuéliens semblent bien démunis dans ce genre d’armement. Le lot de 24 F-16 a été acheté, rappelons-le en 1982. Trois ont été perdus depuis. Les F-16 ont semble-t-il utilisé depuis leur dotation de missiles (leurs rails sont souvent vides) et se sont tournés vers l’équivalent israélien (et oui, Chavez a acheté à ce pays !) à savoir le Pyhon IV. Une commande de 180 devait se faire, mais tout a été annulé en 2006, les américains étant hostiles à la mise à jour globale des appareils, et l’intégration du missile israélien posant également des problèmes de bus de data…

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Si bien qu’on a pu admirer à plusieurs reprises (voir ci-dessus) un F-16 vénézuélien arborant un missile Python IV factice, démuni de ses ailettes arrière. Le hic étant que le Sidewinder détecte l’adversaire par sa chaleur, et qu’en ce cas ce n’est pas la queue du Navajo qui aurait dû être marquée. Un missile de ce type sur un appareil civil l’aurait mis en pièces, plutôt avec l’essence à bord. En prime, les Sidewinder, non remis à jour (refusé par les USA), sont périmés depuis longtemps, comme on le rappelle ici., et leur emploi est même dangereux. Bref, rien ne correspond : pas de traces d’obus et pas davantage de missile aérien. Résultat : l’avion n’a certainement pas été abattu ! Seules de fines traces sur différentes tôles pourraient accréditer la thèse du missile ; mais pas d’un Sidewinder, mais plutôt d’un… missile terrestre type ManPad, comme l’Igla. Voici ces dégâts en effet sur un avion (et ici un autre) Et voici une photo de Padrino en train d’en essayer un, justement ! L’armée vénézuelienne en est équipée depuis 2008, fournie par la Russie. Mais si l’Embraer de Cojedes a été ainsi détruit, pourquoi donc avoir raconté la fable de la poursuite par F-16 ? Car un autre élément vient contredire la thèse de la poursuite : l’heure à laquelle s’est produit le crash. Et c’est l’armée qui nous le donne… grâce à sa com’ de crise… et ses montages où l’avion représenté est un Beech 200 ou 350 et les avions des F-5 que le pays a remisé depuis plusieurs années.

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On peut pardonner aux autorités leur erreur de représentation, pour faire rapidement un schéma présentable. Mais on ne peut les suivre lorsqu’ils disent avoir envoyé deux Falcon F-16 de la base de Libertador pour intercepter l’Embraer. Car ils ont oublié une chose : les modèles de F-16 que possèdent les vénézuéliens sont bien anciens. Chavez avait proposé ses F-16 à Cuba, qui avait dit non, et le Pakistan qui en cherchait avait aussi refusé les siens. Trop vieux ! Idem pour l’Iran. Trop tard pur les appareils vénézuéliens de type « Block 15 », à savoir un engin certes amélioré face au Block 10, mais qui a des capacités limitées de nuit : il faudra attendre le Block 40 pour pouvoir parler de « Night Fighter » véritable. Or l’Embraer est tombé à 00H51 exactement, heure locale. C’est aussi à Libertador qu’avait été créé l’hoax de l’envoi d’un F-16 aux iraniens pour tester leurs propres radars : la photo n’avait pas été prise en Iran mais bien sous les hangars vénézuéliens, hautement reconnaissables. En revanche, le radar chinois JYL-1 qu’ils emploient à une portée de 320 km et Cojedes est à peine à 120 km de Libertador. A se demander pourquoi autant d’avions se posent en Apure, par exemple, sans jamais être détectés…

Car les débris ont été rassemblés, après que l’appareil ait été détruit par le feu, une fois qu’il était au sol – sans préciser comment il y est arrivé (ici une photo grand format parue plus tard). Et il n’a pas impacté le sol, mais semble bien s’être posé : le terrain ne montre aucun cratère ou aucune trace d’un impact d’objet volant avec des débris répandus sur une longue zone (avec un tel nez broyé et plus de moteurs visibles on pourrait s’attendre à ça en effet). En comparaison, le crash de ce Navajo australien en 2008 à Bathurst, est fort représentatif l’avion avait heurté un arbre au décollage. Idem pour celui de Riverwoods du 28 novembre 2011. Pourquoi donc avoir ainsi rassemblé en deux tas distincts les débris, et pourquoi donc cette séparation entre morceaux calcinés et les autres, pliés mais immaculés, voilà qui étonne. Pour mieux exposer le coup de l’autocollant ? Autoutr des bidons d’essence en plastique ont été retrouvés… non brûlés et couverts de boue. cojedes_caburant-cceffDes pompes à main, typiques des petits aéroports, de couleur bleue, sont montrées également : celles servant à remplir les bidons de fuselage et les réservoirs d’aille à partir des bidons restés au sol (doù la boue). Près de l’appareil, on tient à le montrer aussi, on peut voir un système à bord de transvasement d’essence grâce à des tuyaux : il était donc destiné à un long trajet, selon un procédé déjà décrit ici. Sur l’une des photos, on distingue 12 bidons d’essence en plastique translucide, ceux restés au sol visiblement : l’avion devait se ravitailler à cet endroit et était donc attendu !!! Près des pompes électriques montrées, reliées à une batterie noire, on distingue 5 réservoirs internes. Ceux qui devaient à nouveau être remplis. Visiblement, l’avion était donc… bel et bien attendu sur place !!!

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Certains, pour expliquer les débris (et même des brésiliens !) ont eux une explication  : « le surintendant de la police fédérale Mauro Spósito, qui participe à un raid de la police à la frontière du Brésil et du Pérou avec la Colombie, a déclaré que l’avion a été abattu et s’est cassé en l’air pour se transformer en un tas de décombres, mais il n’a pas explosé permettant de récupérer le chargement de drogue et des éléments préservés, bien que cassés ». OK, le fuselage avec ses bidons d’essence, ça vous fait logiquement un bel incendie à l’impact ,pourtant, normalement. Or une des contradictions est là, flagrante, devant nous : les bidons d’essence internes ajouté en cabine sont intacts, ou en tout cas ne montrent pas de signes d’incendie. Ils ont donc été enlevés avant celui-ci… Un incendie de tout l’avion, ce qui n’est pas le cas. Si le fuselage étant occupé par des bidons, il ne reste que les deux soutes pour caser la coke. Or, on l’a vu elles ne dépassent pas 600 livres de capacité : 272 kilos. On devrait donc décompter ce chiffre parmi les plaquettes d’1 kilo de coke étalées devant l’appareil : or on en annonce (et on en montre)… 616. A-t-on pu glisser 300 kilos de coke derrière les 5 futs d’essence visibles ? Pourquoi pas, me direz vous ? Certes, mais le coffre principal étant à l’avant, complètement disparu, un plus petit derrière la porte d’accès, à l’arrière. Mais ce n’est même pas le nombre qui surprend. Car l’appareil a un avant en miettes, un fuselage en morceaux… et fort peu des paquets de coke étalés présentent de marques de défectuosité ou de déchirement.  L’hypothèse de l’éclatement en vol tombe : il y en aurait eu partout, de disséminés, des paquets ! C’est tout simplement… incompréhensible (ce que des lecteurs de blogs ont déjà fait remarquer) !!!pale_d_helice-d25a5 Les paquets sont aussi de forme et de « signatures » fort différentes : c’est un chargement bien hétéroclite de coke ! Et qu’en est-il de celui du Cessna tombé deux jours avant presqu’au même endroit ?? Toujours invisible ? Plus on scrute, et plus le mystère s’épaissit… et l’idée de la mise en scène fait son chemin. Autre questionnement : une photo de plus grand format montre un bout d’hélice sortant du sol : l’avion se serait donc bien crashé nez en avant, en enfouissant directement les moteurs dans un sol meuble ? Ou l’on a essayé d’enfouir les morceaux ? Depuis quand en effet un appareil qui tombe de la sorte referme-t-il la terre derrière lui ? Les nombreuses traces laissées alentour penchent plutôt pour la solution d’un enfouissement des débris. Les débris montrés et rassemblés auraient été extraits du sol ? C’est encore une fois… incompréhensible !

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Et pour ajouter à la confusion, il y a le site versionfinal.com.ve, qui le 25 mai présente un tout autre cliché : celui de ruines encore fumantes, dans lesquelles on distingue effectivement les trois couleurs doré, rouge et noir des filets décorant l’avion… Une photo qui ajoute à l’intrigue, car elle montre un appareil détruit par un incendie, mais dont les vestiges n’ont pas été relevés en tas. Est-ce bien le même appareil, au moin, qui ne ce cas se serait retourné en brûlant : c’est difficile à dire, le journal cité ayant tendance à puiser dans ses archives et ne pas mettre ls clichés correspondant à ce que décrit l’article qu’il illustre !!! Tombé au même endroit, qui plus est, à Cojedes, en tout cas. Mais alors pourquoi ne pas avoir montré ce cliché plutôt que le tas de vestiges manfestement rassemblé ? Pourquoi modifier une scène de crime, sinon pour dissimuler des preuves ? Et pourquoi donc l’article cité n’évoque-t-il la découverte que d’un seul corps ; à ce moment là ? Un autre site associe clairement l’avion brésilien à ces vestiges. Comme commentaire, on a a ceci « sur place, les militaires ont trouvé l’avion partiellement brûlé« ... un avion qui, selon la même source, « s’est écrasé ». Une vision d’appareil similaire (un Chieftain, voisin) s’étant crashé, posé sur le ventre, en Afrique du Sud, montre des débris calcinés assez voisins au final, alors qu’il n’avait eu qu’un moteur incendié lors de son arrivée au sol. Et tout cela, sans oublier l’intervention sur Twitter de l’ineffable Padrino, qui rappelle comme exemple un appareil tombé un… Piper 23… extrait d’une de ses archives du 4 février 2014... tombé le 24 janvier à Calabozo, dans l’état de Guárico. Encore un avion « abattu » selon lui… bien entendu ! Le même avait cité « 12 avions » « capturés ou immobilisés » en « moins de 6 mois », en mai 2014 !!! Parmi eux, ceux que l’armée avait-elle incendié, alors qu’ils s’étaient posés sans avoir été poursuivi… dont notre surperbe jet de brousse (voir le premier épisode sur le Venezuela)… « Très bien, mais où sont passés ces avions ? » note un lecteur sarcastique… un autre ajoutant « et où sont les pilotes  » ? Et que dire de l’YV1674 répertorié aussi comme « abandonné »  ? Le voici, en effet…dans une rue du quartier de Southwest Miami-Dade County, ou plutôt ce qu’il en reste. L’avion s’est écrasé en février dernier en tuant tous ses occupants. L’avion vénézuélien appartenait à la Brink’s. Le (jeune) pilote,s Raul Chirivella, était un employé du Servicio Pan Americano de Protección. L’avion, transporteur de fonds venu de Caracas devait se rendre au Providenciales International Airport dans les îles Turks and Caicos…

A la décharge du pouvoir, le sort du dernier de liste, un King 90, immatriculé PR-LUT (N°LT-783), appartenant à « Aeroplan Aviacao Ltda » (et ayant appartenu jadis à Richmor, paravent de la CIA) et de ses occupants Juan Daniel Silio Cengotitabengoa, et Janeth Nernández Avila, un couple de colombiens, a déjà été scellé le 20 février 2014 par un jugement les emprisonnants tous deux. L’avion brésilien (saisi !), évoqué ici, avait à bord des réservoirs supplémentaires en bidons, un petit dinghy et des GPS Garmin (GPSMap)… l’attirail du parfait candidat au transfert de drogue. Fait notable : il s’était posé après que deux F-16 lui en aient intimé l’ordre….sans lui tirer dessus… !!! Un avion qui ne figure pas dans les « abandonnés », car ne possédant pas d’immatriculation en YV…. !!!

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20150528154805254025a-23762-af071Pour ce qui est des pilotes… je vous ai déjà montré les restes du siège de l’un d’entre eux (et même son cadavre calciné, apparu plus tard sur les sites gouvernementaux, une horrible vision). C’est très certainement celui du plus jeune des deux, qui est bien mort carbonisé.. On sait qui il est car dans les sac à dos aperçus, il y avait leurs passeports  : le premier s’appelle Klender Hideo Ida De Paula et il avait 25 ans seulement. Il était membre d’un aéroclub brésilien et semblait très fier d’avoir été recruté, montrant à l’envi ses atterrissages sur petit Cessna sur le net. Selon sa mère, il avait quitté la capitale vendredi pour «  faire un vol d’instruction en Itacoatiara ». C’est à l’Est de Manaus, sur l’Amazone. Selon elle, son fils lui aurait dit que c’était un de ses derniers vols, « car il ne gagnait pas assez d’argent et souhaitait reprendre ses études de mécanique et d’électronique ». Pour son collègue, présenté un temps dans certains sites comme « ayant réussi à s’échapper » (à se demander comment à partir d’un cockpit broyé !) c’est tout autre chose. Fernando Cesar Silva da Graça, âgé de 29 ans est en effet le fils d’un homme d’affaires suspecté jadis d’avoir financé le trafic de drogue. Il a été arrêté en 2008 dans la ville d’Ananindeua. droga_piloto2-8fa3dL’arrestation faisait partie d’une vaste opération déclenchée par la police fédérale dans neuf Etats du pays. En fait c’était déjà sa deuxième arrestation car il était déjà allé en prison pour contrebande de 540 kilogrammes de cocaïne. La famille de Graça est en effet connue de la police brésilienne comme faisant partie d’une organisation criminelle de « Curica » ​​qui a duré plus de 30 ans. Antonio Mota da Graça l’oncle trafiquant de « Curica » ​​est en effet un membre du groupe criminel de la Família do Norte (FDN). Le second aurait-il entraîné le premier dans cette maudite aventure ? Le premier pilote aurait-il tenté un coup d’argent facile ??? Le 19 août, on enterrait au Brésil, à Manaus, le jeune Kiender, dont le corps n’avait pu être reconnu que par la dentition. Selon la propre mère du second, les deux occupants ont bien subi le même sort. Son fils aussi aurait lui aussi péri carbonisé. Mais pour l’instant un seul corps a été montré. Et à ma connaissance, c’est aussi la première fois qu’un cadavre de trafiquant supposé est ainsi montré par les autorités : pourquoi donc celui-là et pas les autres ? Mais pourquoi donc les renseignements n’évoquent-ils qu’un seul corps découvert, comme ici où on peut lire « Jusqu’ici, les militaires ont découvert de la drogue dispersée tout autour d’un corps carbonisé et un passeport d’un citoyen de nationalité brésilienne. » Un seul corps…

A la lueur des constatations, un scénario possible et plausible s’ébauche : le 22 mai, c’est la date où le Cessna aux 500 kilos de coke s’est vautré à Cogedes : or c’est le même jour que le jeune Kiender a annoncé à sa mère qu’il partait. L’accident a eu lieu le dimanche 24 mai. Lui aurait-ton chargé, lui et son collègue, d’aller chercher les 500 kilos restés en rade, qui représentait une jolie somme (et une belle part pour lui on suppose) ? Rappelons que les occupants du Cessna n’ont pas été arrêtés le jour de l’accident, mais le lendemain seulement, à 5 km de leur appareil. Tout était prêt sur place pour accueillir les deux « sauveteurs », comme on l’a vu, y compris deux pompes à main pour renouveler l’essence à bord. Au quel cas l’avion aurait réussi à atterrir, mais les choses se seraient ensuite mal passées, l’armée attendant peut-être sur place elle aussi. L’appareil aurait pu se poser et il aurait alors été détruit, à l’explosif et incendié, comme les autres précédemment, la scène passée au bulldozer, les morceaux cleans séparés du reste, et l’un des deux hommes tués dans des circonstances inconnues (aurait-il refusé d’aller plus loin ?) : l’avant broyé de l’appareil laissant subsister quand même la possibilité d’un crash, ne refusons pas non plus l’hypothèse ! N’aurait-il pas plutôt raté son redécollage, alors qu’il était bourré d’essence ? Le pilote aurait-il tenté de redécoller seul à bord ? L’avion aurait-il été atteint par un tir de ManPad Igla ? Et où est donc passé exactement le second pilote, celui qui avait des liens « familiaux » avec les trafiquants ? A-t-il vraiment subi le même sort que le premier ? La variante étant que ce seraient les vénézuéliens qui auraient ramené tout le système de transfert de carburant du Cessna et sa coke, mais le volume total est tel que ça ne tient pas dans ce premier appareil. En tout cas, ce que l’on daigne montrer n’est certainement pas ce qui s’est effectivement passé : les deux photos différentes de ruines fumantes et des deux tas rassemblés signifient quelque chose, mais quoi ? La fabrication de toutes pièces d’une accusation ? Pourquoi donc faire ainsi ? Pourquoi manipuler autant la scène du crash ? En épilogue on pouvait lire que « le vendredi 29 mai au matin a été incinérée les 616 paquets de cocaïne recueillis par le commandement de la région four à pyrolyse efficace de San Juan de los Morros, dans l’État de Guárico ». Dans un article où aucune vue de l’incinération proprement dite n’a été montrée… décidément, au Venezuela, on a beaucoup de mal à montrer les choses, et en revanche beaucoup beaucoup d’aisance pour les modifier !!!

Ce qui intrigue, de bout en bout, c’est cette énième mise en scène ratée, qui rend la thèse de la poursuite de F-16 caduque. Car il n’y a aucun doute sur la volonté des deux occupants à rejoindre un point déterminé où se tenaient des trafiquants avec leurs bidons d’essence prêts. Là n’est pas la question. L’armée vénézuélienne une fois encore est arrivée pour nettoyer la scène du crime et pour mettre en place son show habituel d’une poursuite hypothétique, suivie de tirs inexistants et de la fin brutale du petit bimoteur. Histoire de raconter au bon peuple que l’armée veille, et qu’elle empêche les trafiquants d’entrer dans le pays, et de ne pas avoir à évoquer des problèmes de « poulet » et de ses liens avec le Cartel de Los Soles, collon_soral-06133Et histoire de mouiller davantage le Brésil, des textes déjà apparus citant une nette détérioration des relations avec Dilma Rousseff. Mais aussi que ses avions de chasse fonctionnent bien (alors que leurs limites et leurs lacunes sont bien connues). Le pays a aussi de superbes Sukkhoi Su-30 (à 24 exemplaires, achetés en 2006) mais la légende voudrait qu’ils n’ont pas été armés car Chavez craignait qu’on s’en serve contre lui… Pourquoi donc toujours avoir recours à des mises en scènes discutables, plutôt que de présenter les faits tels quels (et dans ce cas les photos brutes du crash et non leur « aménagement ») ? La réponse, Collon et ses acolytes doivent l’avoir, c’est sûr. Je vais leur laisser le loisir de le faire, vu que leur site s’intitule Investig’action... comme le dit le même Collon chez… Soral, ou Chavez est entouré par Poutine, Kadhafi et Ahmadinejad, « les images, ça se manipule » !!!! A l’évidence, en effet… surtout au Venezuela !!!

Tous ces tripatouillages ont un but caché. Et c’est ce qu’on découvre en lisant la presse nous annoncer que le Venezuela vient brusquement de fermer sa frontière avec la Colombie, visiblement sous un prétexte (celui de trois soldats blessés), forçant des centaines de personnes à fuir la zone. Derrière cette double agitation (Madur vient d’ajouter une seconde zone « interite » se dissimule en fait tout autre chose … et c’est un ancien ambassadeur du Venezuela à l’ONU, Diego Arria, qui nous le dit : ça n’a rien à voir avec ce qui est raconté par Maduro.

padrino-2-96e56Ancien ambassadeur du Venezuela à l’ONU, Diego Arria (où il a laissé sa patte) ami d’Orlando Letelier, a déclaré que la confrontation militaire entre gangs pour le contrôle des drogues et la contrebande est à l’origine de la fermeture de la frontière vénézuélienne dans Tachira et de l’état d’urgence décrétés par le président Nicolas Maduro, pour qui il a quelques griefs. En 2010, le ranch d’Arria, la Carolina, avait indument été saisi par le gouvernement, pour ne « pas être productif »  : il avait aussitôt répondu en mettant sur le net les photos de ses têtes de bétailIl avait aussi été l’objet en mai 2014 d’une tentative de déstabilisation par de faux e-mails. L’ex ambassadeur affirme en effet que les militaires vénézuéliens « se battent sur place entre eux pour le contrôle de la contrebande de drogue, mais aussi pour l’essence et les produits réglementés. Le contrôle de la drogue est plus en fait beaucoup plus lucratif, bien que l’essence, soit vendue cinf fois plus cher dans les pays voisins ». Selon lui, les autorités de la Colombie et les militaires sont complices de la contrebande provenant du Venezuela. « Ils envoient des centaines de semi-remorques par jour entre la Colombie et le Brésil. Cela explique pourquoi les stations d’essence ne sont souvent pas fournis au Venezuela « . padrino2-ee697En fait deux partis souhaitent avoir le contrôle total des deux trafics juteux : l’ex ambassadeur parle en effet de « guerre des des cartels militaires vénézuéliens », « entre le Cartel de los Soles (l’Armée) contre celui de La Guajira Cartel (la Garde Nationale) ». Selon lui toujours, c’est « comme dans les années 80 en Colombie, le cartel de Medellin contre le cartel de Cali. » Et selon Arria, Maduro ne reste en place que parce qu »il est soutenu par… Vladimir Padrino López, le Ministre de la Défense, le véritable maître du pays… et l’homme omniprésent dans chaque découverte importante de cocaïne. Le grand orchestrateur des fables anti-drogue vénézuéliennes. Un grand metteur en scène !

Comme explication, il rappelle un fait dérangeant qui aurait été à l’orgine de la fermeture de la zone. « Le 17 Août, 2015, une commission de Armée conduite par le lieutenant Daniel Veloz Santaella et le lieutenant Alexis Rodriguez Arias et d’autres membres de l’armée arrête à proximité de Peracal une camionnette conduite par deux soldats de de la Garde Nationale. Aors que leur l’identification était requise, les fonctionnaires de la Garde Nationale ont refusé de donner l’immatriculation du véhicule, ce qui a nécessité la présence d’un procureur. (…) coke_caballero-ce809Voilà qui rappelle un cas pendable étudié ici : celui de Googlis Martin Caballero Casanova, le colonel de la Garde Nationale surpris en photo à bord de son yachet personnel (très en verve, visiblement encore, en 2013 !) et lui aussi transporteur de coke à Mérida (à droite le contenu de son 4×4)… À ce stade, les fonctionnaires de la GN ont en effet exigé la présence d’un procureur pour ouvrir le camion. Le véhicule a été ouvert en présence d’un procureur compétent et de la drogue et de l’argent ont été saisis pour un montant proche de 47 millions de bolivars et de trois millions de dollars (…) La fermeture de la frontière avec la Colombie dans l’Etat de Tachira, a été faite sur la recommandation du major-général Velasco Lugo puis sous la pression de Vladimir Padrino pour déclarer l’état d’urgence dans les municipalités mentionnées dans le trafic de drogue relevant de la compétence Garde Nationale, car la région a toujours été historiquement sous le contrôle exclusif de la Garde Nationale pour ce qui est de la drogue et de l’alcool de contrebande… » 

Or les trois noms cités (Daniel Veloz Santaella,Alexis Rodríguez Arias, et Miguel Núñez Martínez sont justement les soldats qui ont été attaqués et blessés  !!! « Plusieurs sources conviennent que cette attaque est le résultat d’une « guerre entre les fonctionnaires de l’Ejércitio et les cartels de la drogue dont des agents concernés de la Garde Nationale, » comme le dit José Antonio Colina, le président des réfugiés politiques vénézuéliens à l’étranger (1). » cojedes_cessna-41116« C’est un combat entre les cartels, y compris les membres de la garde nationale et l’armée, et l’attaque (la tentative d’assassinat par des hommes armés) s’est produite parce que le civil qui était dans la voiture avait indiqué la maison où ils avaient caché l’argent « , a déclaré une source » ajoute Reportero24.. le site, il faut le noter, est installé à… Miami, et il est très anti-Maduro. Y écrit notamment Antonio Maria Delgadode El Nuevo Herald. Il n’empêche : les 500 kilos de coke « manquants » de notre fameux Cessna de Cojedes… on bien été découverts par la Garde Nationale, en effet. Et le lendemain, c’était Sergio Rivero Marcano, commandant de la Garde Nationale et non Padrino, qui avait mis en scène la « découverte » de l’avion… sans montrer une seule plaqiuette de coke… !!!

Une situation plus que délicate, qu’un homme particulier, Joaquin Villalobos, qui n’est autre qu’un bon connaisseur, en qualité d’ancien guérillero salvadorien,avait pressenti dès 2010 « il n’y a cependant pas de risques que cela dégénère en guerre civile. Au cours des douze dernières années et malgré la profonde division du pays, les Vénézuéliens ont toujours refusé la violence politique. Il n’y aura pas non plus de déclaration de guerre entre la Colombie et le Venezuela parce que ces deux sociétés sont profondément hostiles à cette éventualité. Le danger viendrait plutôt d’un conflit interne entre un Etat affaibli et les divers groupes armés qui se convertiront au crime organisé. L’affaiblissement de l’Etat, la multiplication de pouvoirs armés informels, alliés à la position géographique très rentable du pays pour le trafic de drogue, ouvrent la voie à un nouveau type de conflit où les militaires se mêleront aux bandits et les policiers aux rebelles corrompus. » Cinq ans plus tard, nous y sommes, hélas.

(1) il a fait partie du groupe d’officiers qui en octobre 2002 a exigé la démission d’Hugo Chavez, pour violation de la constitution nationale et permis la présence de guérilleros colombiens et des éléments étrangers dans le territoire vénézuélien, ce qui est connu sous le nom de Plaza Altamira, devenue depuis emblématique de l’opposition.

PS : sur le rôle de l’armée au Venezuela, on peut et doit lire ceci :

http://naufrageur.fr/le-mythe-de-la-nature-democratique-des-forces-armees-venezueliennes-2/&nbsp ;

Sa conclusion est lumineuse : « en raison des considérations précédentes, il est donc impossible de compter sur l’armée, sur sa structure actuelle, pour construire un modèle social différent. L’armée représente un outil fondamental pour consolider un régime caractérisé par l’autoritarisme. Elle ne symbolise absolument pas une institution fiable parce qu’elle est une structure de pouvoir, de nature prétorienne, depuis sa création par Juan Vicente Gomez [en 1948]. Le peuple vénézuélien n’est pas en armes, il subit le joug des armes ».

PS : quand à savoir où ça atterrit tout cela, au final regardez plutôt cette édifiante vidéo faite par les douaniers d’Halluin-Reckem, dans le nord de la France, cet été en août… le véhicule venait des Pays-Bas. Il y avait 79 kilos de cocaïne à bord.

En juillet, c’était 44 kilos dans un véhicule venant de Belgique mais immatriculée en Espagne. Plus de 7 millions d’euros au total…

SOURCE: http://www.centpapiers.com/coke-stock-xcviii-tripatouillages-flagrants/

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sources photos

http://fronteradigital.com.ve/avioneta-siniestrada-en-cojedes-cargaria-500-kilos-de-cocaina/

http://aviation-safety.net/wikibase/wiki.php?id=176385

http://enlanoticia24.com/avioneta-derribada-por-la-fanb-en-municipio-ricaurte-de-cojedes-trasladaba-616-panelas-de-cocaina/

http://www.ultimasnoticias.com.ve/noticias/actualidad/sucesos/fotos—aeronave-derribada-en-cojedes-llevaba-616-.aspx

http://agronoticiasvenezuela.com.ve/?p=1373

http://www.baaa-acro.com/2015/archives/crash-of-a-embraer-emb-820c-navajo-in-ricaurte-2-killed/

un rappel de lectures :

http://www.agoravox.fr/tribune-libre/article/coke-en-stock-lxxviii-un-second-164974

http://www.agoravox.fr/tribune-libre/article/coke-en-stock-lxxvix-le-precedent-165608

http://www.agoravox.fr/tribune-libre/article/coke-en-stock-lxxx-l-heritage-du-160160

http://www.agoravox.fr/tribune-libre/article/coke-en-stock-lxxxi-l-esbrouffe-160211

http://www.agoravox.fr/tribune-libre/article/coke-en-stock-lxxxii-le-venezuela-160618

http://www.agoravox.fr/tribune-libre/article/coke-en-stock-lxxxiii-au-venezuela-160235

http://www.agoravox.fr/tribune-libre/article/coke-en-stock-lxxxiv-pris-la-main-160456

http://www.agoravox.fr/tribune-libre/article/coke-en-stock-lxxxv-un-temoignage-165293

http://www.agoravox.fr/tribune-libre/article/coke-en-stock-lxxxvi-l-implication-165185

http://www.agoravox.fr/tribune-libre/article/coke-en-stock-lxxxvii-un-procureur-160617

http://www.agoravox.fr/tribune-libre/article/coke-en-stock-lxxxviii-chavez-le-160616

http://www.agoravox.fr/tribune-libre/article/coke-en-stock-lxxxix-la-corruption-165661

http://www.agoravox.fr/tribune-libre/article/coke-en-stock-xc-la-route-de-l-165730

http://www.agoravox.fr/tribune-libre/article/coke-en-stock-xciii-on-revient-165740

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AERO-NARCOTRAFIC (Coke en stock – XCVII): la semaine des crashs successifs

 
coke en stock, trafic

Le crash qui nous intéresse n’a pas été le seul de la semaine où il s’est produit, ce qui en fait un événement encore plus à part. Si le premier n’est pas directement à relier à notre incident de Cojedes, un second, qui s’est produit à peine deux jours avant, pourrait très bien y être associé. Entre les deux en effet, de nombreux paquets de drogue ont soit disparu, soit ont été transférés. Car on a beaucoup de mal à croire que d’un appareil réduit à l’état de miettes, autant de paquets de cocaïne aient pu être extraits intacts… C’est l’un des points les plus intrigants de notre nouvelle étude du jour… mais revenons d’abord sur ces deux prédécesseurs de cette semaine de mai dernier… où il a plus des avions …

Les photos du crash, proposées exclusivement par des médias arrivés après la prise en mains des pouvoirs locaux et nationaux sont fort évocatrices. L’appareil a été réduit en miettesbizarrement présentées sous deux tas bien distincts, et les paquets habituels de coke ont été étalés pour en montrer leur nombre conséquent consituant un troisième tas à scruter. Certains paquets de coke étalés portent de façon visible le label « Golty » (d’autres « BOSS » ou une étoile jaune à cinq branches avec un P dessus) : c’est un pied de nez des fabricants colombiens au producteur de ballons de football du même nom, une entreprise portant le nom d’Escobar & Martínez S.A, qui distribue les ballons officiels en Colombie !!! Visiblement, la coke à bord n’a rien de brésilienne !!!

crash-19-dcf4dL’affaire n’est pas commune, et en mélange plusieurs en fait. Car avant d’étudier les restes du crash, il convient de revenir sur les jours précédents, où deux crashs consécutifs ont eu lieu. Le premier est très impressionnant... mais ces images ont été fournies par les forces aériennes colombiennes et non par le Venezuela. On y voit un petit jet, un Hawker 800 XP, suivi par une caméra à vision nocturne, tenter de s’échapper en rasant les vagues, une source de chaleur forte émanant de son réacteur droit. Jusqu’à l’impact avec les flots, qui se situe à 40 secondes de la séquence d’une minute environ. Le crash s’est produit le 20 mai, soit quatre jours avant celui dont je parle. Les sites divers relatant l’accident ne parlent pas de quelconque tir de la part des avions colombiens. plage_debris-c3c4eL’avion est un Hawker 800, annoncé comme ayant emporté une tonne de cocaïne (iici on annonce un Hawker 600). L’avion avait décollé du Venezuela, dans l’Apure. Le lendemainon découvre trois corps avec les vestiges rejetés sur la côte colombienne. Un premier passeport retrouvé donne le nom de José Hugo Urquidi Canton, 60 ans, né à Puebla. Une personne impliquée dans un procès commerciale en 2007, par un tribunal de l’État de Nuevo Leon (c’est au Mexique). « L’autre document a été trouvé dans la poche du pantalon qu’avait laissé l’un des trois corps retrouvés vendredi sur les plages de Fray Domingo et Puerto Velero. cocains_CR7-aa0beC’est un certificat au nom de Behiker Castaneda Medina, 24 ans, de Cravo Norte, dans le département d’Arauca » (en Colombie). Sur Facebook il apparait comme employé d’une « Maison de la Culture ». Au lendemain du crash, deux plages se retrouvent jonchées de paquets de coke et les corps y apparaissent. Certains paquets sont siglés CR7, en hommage à Cristiano Ronaldo… décidément, les colombiens adorent le foot. D’autres sont décorés d’images de Tiiti ou de Bugs Bunny. C’est le schéma de la chute du 30 janvier 2015 qui recommenceun crash de Challenger dont je vous ai parlé ici-même. A ce jour, le numéro de l’appareil reste indéterminé. Seule une image de débrit flottant donne les couleurs de ses filets de décoration : or c’est une bonne pêche, car il semble bien que ce morceau provienne de l’embase de la queue, avec son entrée d’air. Un endroit portant rarement de la décoration.

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A peine le crash annoncé, notre irrésistible ministre de la défense vénézuélienneVladimir Padrino López, annonce que l’appareil « a été attaqué par la force aérienne du vénézuela« …et notre homme d’y aller d’un laïus encore une fois surréaliste : « une fois que tous les moyens ont été épuisés, notre aviation militaire fonctionne comme établi dans le droit international et dans notre droit, et l’avion Hawker des trafiquants a été touché par des cartouches d’explosif incendiaire de 20 mm » déclare-t-il avec l’emphase qui le caractérise. On appuie son délire par communiqué officiel :« un avion de type Hawker 800 , qui a quitté le Venezuela à destination de l’Amérique centrale a été détecté dans plus tôt aujourd’hui (mercredi) (…) quand il est entré illégalement dans l’espace aérien colombien en essayant d’aterrir à l’aéroport de Santa Marta « . Le Ministre de la Défense du Venezuela a déclaré que « l’avion a été frappé par deux tirs très près de Barinas (sud-ouest) et un troisième sur la côte orientale du lac (nord-ouest). « A partir de ce moment, l’avion a commencé à descendre rapidement » et « l’armée vénézuélienne a perdu sa trace » affirme Padrino. La « précision » de la taille du canon de l’avion supposé avoir tiré n’est pas anodine : le F-16 en possède bien un, rotatif, de canon de ce calibre. Retenons donc l’idée en tout cas, que les appareils de Padrino ne lancent pas de missiles mais tirent au canon… pour lui, en tout cas,l’avion ne provenait pas du Venezuela…. selon Padrino, l’appareil portait le sigle « N-NPFT » : un indicatif inopérant, il aurait dû le savoir. A noter que toute la phase finale de l’avion a été filmée par des colombiens, qui n’ont pas parlé de « tirs » en ce qui les concerne. On évoque plutôt chez eux une surchauffe moteur….

carlos-9935dCar des Hawker 800, ça court un peu les rues. Des curieux en ont trouvé un de fort intéressant. En fouinant dans les archives de l’avocat vénézuélien Mariano Diaz, accusé de blanchiment, ils ont trouvé un lien avec Juan Carlos Araujo, un entrepreneur de spectacles arrêté à Caracas après avoir été accusé d’avoir dirigé un réseau de trafic de cocaïne ayant tenté d’envoyer 450 kilos de cocaïne à destination de la République Dominicaine. Avec lui, également arrêté, un Garde National Bolivarien, (GNB), Pablo José Silva Loyo. Sur les photos de la saisie on pouvait voir au fond l’avion qui avait servi à transporter les valises  : ce n’était pas un jet, mais un Gulfstream I à hélices (du moins c’est ce qui avait été visible sur le cliché car on parlait alors d’un « jet »). Mariano Díaz et son associé Juan Carlos Ferros, actionnaires de la société Ferrdi Sport avaient un lien en effet avec Solid Show. La société Ferrdi Sport avait été créée dans le Delaware, ce paradis pour tous les trafics, en septembre 2012. Or la société détenait un… Hawker 800, immatriculé N745UPd’une valeur de 3 millions de dollars. Et ce n’est pas tout : jet_gris-a2f9bDiaz avait comme protecteur José Vicente Rangel, il défendait Wilmer Ruperti., lié à Chavez en personne. D’autres, dont des banquiers, avaient été l’objet de pareils « protections », mais Diaz se vantait surtout de bénéficier ce celle de Hugo Carvajal, et s’affairait autour d’Oberto Anselmi. Une photo volée montre une réunion entre Mariano Diaz, Juan Carlos Araujo, Luis Anselmi, Oberto et son frère Ignacio. Mais était-ce Hawker-là qui était tombé ? Non pas : cet été encore, il circulait entre la Floride (à partit d’Opa Locka), la Colombie et Nassau.

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Il n’y a pas eu que le Hawker qui a précédé notre Embraer du jour. Beaucoup plus intrigant pour la suite de notre histoire, un petit Cessna T210, portant les initiales XB-NVX, (il était donc mexicain) ayant décollé de Chiapas, avait fait un atterrissage d’urgence dans la ville de Cojedes, après une panne de carburant. Doté d’un train rentrant, il n’a pas l’air de s’en être servi : il s’est posé sur le ventre, ou plus exactement sur son seul train gauche, le seul montré sorti.  On a déjà vu ce genre d’engin évoluer aux mains des trafiquants péruviens dont c’est l’avion préféré. Débarqué au même endroit, oui, que pour le crash qui nous intéresse aujourd’hui. Les deux occupants de l’avion, enfuis, sont vite retrouvés et arrêtés : il s’agit de Jaime Alexander Duarte Lopez, 23 ans, et de Reynaldo Mendoza Reza, 63 ans, qui avouent rapidement avoir été embauchés par une organisation criminelle dont le chef serait surnommé « El Pariente ». L’appareil transportait 500 kilos de cocaïne, selon Sergio Rivero Marcano, le chef du commandement des opérations de la Garde Nationale bolivarienne. paquets_coke-292bbDans l’avion accidenté ont été trouvés deux appareils GPS, deux téléphones satellitaires, un pistolet calibre .38 automatique Colt mais aussi 2800 dollars, des pesos mexicains, plus un radeau de fortune (l’avion devait survoler la mer…), des passeports et des documents personnels. Il n’y aucune trace de paquets de coke, comme on le montre habituellement, mais on en retrouve sur un autre cliché, dans un autre article, montrant des paquets serrés dans une camionnette, en date du 22 mai. Ce ne sont pas ceux du Cessna accidenté ; mais ceux récupérés en mer, à la suite du crash du Hawker 800, disent les vénézuéliens. Les autorités tiennent à préciser que «  lors de la vérification de la documentation des citoyens détenus, il a été révélé que le pilote dispose d’un visa américain, et le passager de plusieurs enregistrements d’entrée au Guatemala, au Brésil, en Argentine, en Uruguay, en Espagne (?) et au Honduras… »

conquest-296b5L’endroit en tout cas semble « attractif » pour les trafiquants ; le 1er avril 2015, un autre appareil, le Cessna 441 Conquest II XB-KGS, (« spotté » ici à Mexico) s’était écrasé, presqu’au même endroit. A bord, il y avait 863 paquets de cocaïne. Le 8 avril qui avait suivi, on avait appris que l’on avait retrouvé sur un des corps le passeport de Norberto Filemón Miranda Pérez, l’ancien chef de la Direction générale des services aériens (DGSA) du Bureau du procureur général de la République mexicaine (PGR). Un Miranda Perez qui était à la tête de la Direction générale des services aériens de la PGR lors de l’administration de l’ancien président Felipe Calderon !!! Un procureur, Jesús Murillo Karam, nommé lors du changement de gouvernement, avait mis en doute le fonctionnement même du PGR l’accusant à plusieurs reprises d’utiliser des avions pour transporter illégalement de la drogue . Un cas pendable avait été découvert, avec la découverte dans le bureau de l’ancien chef de la DGSA de trois valises contenant environ 60 kilos d’alcaloïde, à l’intérieur de l’agence officielle même !!! L’homme a été arrêté et 15 fonctionnaires également. L’avion crashé rappelons-le, avait été vendu par l’équivalent des domaines, géré… par le PGR (c’était l’ancien XB-KFC devenu XC-AA12) !!! La gangrène mexicaine s’est infiltrée partout dans le pays !

avionetaesta-ce350Pour présenter le cas du jour, au Venezuela, on a à nouveau réuni une belle brochette de généraux (ci-dessous à gauche) : le commandant du Commandement des Opérations D, Sergio Rivero Marcano, le Chef du Commandement antidrogue du GNB, Hector Hernandez Dacosta, le commandant du Secteur du Commandement de la Garde Nationale bolivarienne No. 32, Fraino Miguel Angel Arellano, le gouverneur de l’Etat de Cojedes Erika Farias et le chef de la Zone n ° 34, Abraham Valladares. Ce sont les cavaliers du lieutenant-colonel Engelberth Franco Garcia, commandant du détachement « N° 329 La Rural » qui ont détecté l’emplacement du crash du Cessna qui a précédé celui qui nous intéresse. conference-2-8c61dDeux jours avant le héros du jour, en somme, 500 kilos de coke trouvés dans un avion ayant fait intact un atterrissage forcé ont disparu, à Cojedes. Ou les militaires, si prompts à étaler leurs prises, ont oublié de le faire, ce jour là… ce qui semble bien étonnant. En revanche, ils ont pensé à photographier les deux narcotrafiquants qui en étaient descendus, et retrouvés à 5 km de là.

Mais pourquoi diantre les avoir photographiés de dos ??? Demain, nous étudierons plus en détail ces mystères… si vous le voulez bien.

SOURCE: http://www.centpapiers.com/coke-stock-xcvii-semaine-crashs-successifs/

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rappel de lecture :

http://www.agoravox.fr/tribune-libre/article/coke-en-stock-lxxviii-un-second-164974

http://www.agoravox.fr/tribune-libre/article/coke-en-stock-lxxvix-le-precedent-165608

http://www.agoravox.fr/tribune-libre/article/coke-en-stock-lxxx-l-heritage-du-160160

http://www.agoravox.fr/tribune-libre/article/coke-en-stock-lxxxi-l-esbrouffe-160211

http://www.agoravox.fr/tribune-libre/article/coke-en-stock-lxxxii-le-venezuela-160618

http://www.agoravox.fr/tribune-libre/article/coke-en-stock-lxxxiii-au-venezuela-160235

http://www.agoravox.fr/tribune-libre/article/coke-en-stock-lxxxiv-pris-la-main-160456

http://www.agoravox.fr/tribune-libre/article/coke-en-stock-lxxxv-un-temoignage-165293

http://www.agoravox.fr/tribune-libre/article/coke-en-stock-lxxxvi-l-implication-165185

http://www.agoravox.fr/tribune-libre/article/coke-en-stock-lxxxvii-un-procureur-160617

http://www.agoravox.fr/tribune-libre/article/coke-en-stock-lxxxviii-chavez-le-160616

http://www.agoravox.fr/tribune-libre/article/coke-en-stock-lxxxix-la-corruption-165661

http://www.agoravox.fr/tribune-libre/article/coke-en-stock-xc-la-route-de-l-165730

http://www.agoravox.fr/tribune-libre/article/coke-en-stock-xciii-on-revient-165740

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NARCOS: le trafic de cocaïne en Colombie résumé en une infographie

La série Narcos, lancée par Netflix fin août dernier, a remis en lumière l’essor sans précédent du trafic de cocaïne en Colombie, au moment de l’apogée du cartel de Medellin. Une infographie retrace son histoire en 10 chiffres clés. 

Narcos, dont on vous analysait le générique la semaine dernière, repose en grande partie sur des faits historiques. La série a pour ambition de dépeindre trafic de drogue colombien depuis l’avènement de Pablo Escobar, en évoquant aussi ses lourdes conséquences aux États-Unis.

Parfois, les chiffres sont plus parlants que les mots. Cette infographie détaillée revient sur les méthodes du cartel de Medellin. Fondé par Escobar, il a industrialisé le trafic de cocaïne, qui s’est alors exportée comme jamais dans son histoire. Fini les planques dans les cages à poisson, désormais les hélicos, les camions et les trains prennent le relais.

https://i0.wp.com/image.slidesharecdn.com/slidesharefinal-150914160219-lva1-app6892/95/cokenomics-le-cartel-de-medelln-7-638.jpg

En regardant ces chiffres, on comprend mieux l’importance de la lutte du gouvernement américain contre le trafic de drogue en Colombie. Entre 1974 et 1980, la consommation de cocaïne est passée de 5.4 millions à 22 millions aux États-Unis ! Le cartel de Medellin devient le premier employeur colombien, avec 750 000 employés : mieux qu’Apple ou Amazon de nos jours. Son big boss, Pablo Escobar, se classe même 7ème fortune mondiale par Forbes en 1989.

Plus de 20 ans après sa mort (le 2 décembre 1993), le fantôme de Pablo Escobar plane encore aux États-Unis, où 90% des billets présentent des traces de cocaïne.

SOURCE et voir plus: http://biiinge.konbini.com/series/narcos-trafic-cocaine-colombie-resume-infographie/

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NARCOTRAFICO MARITIMO (Colombia): la Armada Nacional incautó en aguas del Pacífico 600 kilos de cocaína que tres individuos transportaban en una motonave.

Armada incautó 600 kilos de cocaína en Tumaco

Elcolombiano.com | Publicado el 13 de octubre de 2015
 La Armada Nacional incautó en aguas del Pacífico 600 kilos de cocaína que tres individuos transportaban en una motonave.

El cargamento incautado tiene un costo aproximado, según las autoridades, a los 20 millones de dólares en Estados Unidos.

La embarcación fue localizada en la madrugada de este martes en el sector de Cabo Manglares, en la costa del departamento de Nariño, detalló la Armada en un comunicado.

Precisamente por desarrollarse la operación en zona fronteriza, una unidad de la Armada ecuatoriana “apoyó” el despliegue de los guardacostas colombianos, agregó la información.

La motonave estaba tripulada por dos individuos ecuatorianos y un colombiano que “al notar la presencia de las autoridades emprendieron la huida y lanzaron los paquetes de estupefacientes al mar”.

Al inmovilizar la lancha y registrarla, los agentes encontraron “15 bultos de aproximadamente 40 kilogramos cada uno” que tras ser sometidos a pruebas químicas dieron positivo para un total de 600 kilos de cocaína.

Los tripulantes fueron detenidos y pasaron a disposición judicial acusados por el delito de porte y tráfico de sustancias estupefacientes, concluyó el comunicado.

En lo corrido del año las unidades de la Fuerza Naval del Pacífico han incautado cerca de 42 toneladas de cocaína en esta región del país.

Juan Esteban Vásquez Fernández

source: http://www.elcolombiano.com/armada-incauto-600-kilos-de-cocaina-en-tumaco-AK2873516

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Panorama mundial del consumo y la producción de drogas

Según la UNODC, entre 167 y 315 millones de personas, es decir del 3,6% al 6,9% de la población mundial, han consumido drogas (sin receta) al menos una vez en 2011

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COLOMBIA: autoridades abatieron al capo del narcotráfico ‘Megateo’

Víctor Navarro, exjefe de un grupo disidente del Ejército Popular de Liberación (EPL), operaba en la frontera con Venezuela.

Autoridades abatieron a ‘Megateo’, uno de los narcos más buscados de Colombia. (AFP)

Autoridades abatieron a ‘Megateo’, uno de los narcos más buscados de Colombia. (AFP)

Uno de los delincuentes más buscados de Colombia, Víctor Navarro, ‘Megateo’, exsubversivo y capo del narcotráfico en la frontera con Venezuela, murió en un operativo de la fuerza pública, informaron este viernes las autoridades, al anunciar el combate a las bandas criminales como “una prioridad”.

“Era un objetivo de alto valor (…). Hace unas semanas estuvimos a punto de darlo de baja y se volvió a escapar. Pero finalmente cayó”, expresó el presidente Juan Manuel Santos en una alocución televisada desde la Casa de Nariño, poco después de confirmar la noticia en Twitter.

“Se hacía pasar por guerrillero, pero era un delincuente común”, agregó el mandatario colombiano.

‘Megateo’, de 39 años, jefe de un grupo disidente del Ejército Popular de Liberación (EPL), extinto desde 1991, con influencia en la región cocalera del Catatumbo, fue abatido el jueves en la noche durante la operación militar ‘Solemne’ en el municipio de Hacarí, departamento de Norte de Santander, más de 700 kilómetros al norte de Bogotá.

“Esa va a ser la prioridad de nuestra fuerza pública. Ir en contra de estos delincuentes”, enfatizó Juan Manuel Santos, tras celebrar el golpe militar del domingo pasado contra otro importante jefe narco, Martín Farfán ‘Pijarvey’, que también operaba en una zona limítrofe con Venezuela.

“Ambos cayeron y seguirán cayendo, las cabezas y los que se dediquen a delinquir”, prometió Juan Manuel Santos. Y agregó: “Nuestro propósito es acabar con las ‘bacrim’”, primera amenaza a la seguridad del país, según la ONU.

El gobierno llama ‘bacrim’ a las bandas criminales surgidas mayoritariamente con la desmovilización masiva de paramilitares de derecha entre 2003 y 2006, e involucradas en el tráfico de cocaína, de la que Colombia es el primer productor mundial.

El clan Úsuga, principal ‘bacrim’ de Colombia, y su jefe ‘Otoniel’, siguen siendo ahora el principal objetivo de las autoridades, dijo Santos. “No vamos a bajar la guardia hasta acabar con esa organización”, advirtió.

http://peru21.pe/mundo/colombia-autoridades-abatieron-megateo-uno-narcos-mas-buscados-2228893

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NARCOTRAFICO: ¿Colombia y las FARC unidas contra el narcotráfico?

Así lo afirmó el presidente Juan Manuel Santos, quien asegura que la medida está incluida en el pacto firmado en Cuba

¿Colombia y las FARC unidas contra el narcotráfico?
Presidente de Colombia, Juan Manuel Santos. (Foto: Reuters)

El acuerdo de paz entre el Gobierno colombiano y las FARC « cambia el panorama » global de la lucha contra el narcotráfico, dijo el miércoles el presidente Juan Manuel Santos.

« Imaginen lo que significa… que las FARC, que ha sido la operación militar que ha protegido a los narcotraficantes y que ha protegido las plantaciones de coca, se cambien de bando y que acordemos que nos ayuden a erradicar el narcotráfico de Colombia« , dijo Santos en inglés durante una actividad organizada por la agencia Reuters.

El pacto de la semana pasada establece que los guerrilleros que ahora protegen a carteles y cultivos de coca se unirán al gobierno en lucha contra el narcotráfico, señaló el mandatario.

« Lo que eso significa para la región, lo que significa para México, para América Central, para Nueva York, para Estados Unidos, para el mundo », agregó.

Señaló que durante las negociaciones insistió en que ese punto estuviese sobre la mesa.

« Cuando logramos un acuerdo sobre ese asunto, una de las primeras llamadas telefónicas que recibí fue del Secretario General de las Naciones Unidas, y la segunda llamada fue del Secretario de Estado de Estados Unidos », recordó.

Las FARC nacieron en 1964 como una guerrilla campesina. En ocasiones anteriores, gobierno y FARC han fracasado en sus intentos por concretar la paz para Colombia.

El gobierno colombiano y la guerrilla de las FARC se aprestan a reanudar el viernes las negociaciones de paz luego del reciente anuncio conjunto que la firma de un acuerdo podría ser firmado en marzo próximo.

Santos prometió a los colombianos ratificar lo acordado con las FARC en Cuba en un referéndum.

Fuente: AP

http://elcomercio.pe/mundo/actualidad/colombia-y-farc-unidas-contra-narcotrafico-noticia-1844912

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COLOMBIE: les guérilleros grisonnants des FARC négocient avec le président colombien, Juan Manuel Santos

Avatar de Marc FievetThe international informant

Le chef des FARC, Ricardo Londoño, alias « Timochenko », avait fait, mercredi, le voyage à La Havane pour une poignée de main historique avec le président colombien, Juan Manuel Santos, en présence de Raoul Castro.

Le Monde.fr | 25.09.2015 à 16h40 • Mis à jour le 25.09.2015 à 17h50

Par Marie Delcas (Bogota, correspondante)

Les pourparlers de paix entre le président colombien, Juan Manuel Santos et les Forces armées révolutionnaires de Colombie (FARC, extrême gauche), la dernière grande guérilla d’Amérique latine, sont très avancés après un accord, mercredi 23 septembre, sur la mise en place d’une juridiction compétente pour juger des crimes de guerre. Le chef des FARC, Rodrigo Londoño, alias Timoleón Jiménez ou « Timochenko », avait fait, mercredi, le voyage à La Havane pour une poignée de main historique avec Juan Manuel Santos, en présence de Raul Castro. Car c’est à Cuba que se tiennent depuis trois ans les négociations de paix.

  • La guérilla la plus vieille du monde

Ce sont des guérilleros grisonnants qui négocient. Timochenko a 56 ans. Il en a passé près de quarante dans le maquis. Son prédécesseur Alfonso Cano a été…

Voir l’article original 687 mots de plus

BOLIVIA: operação secreta da DEA norte-americana contra Evo Morales

DEADans la grande tradition interventionniste étasunienne.
Souvenons nous, dans l’affaire des Contras au Nicaragua, la cour internationale de justice qui avait condamné les USA s’est vu répondre que les États-Unis n’étaient pas soumis aux jugements de la Cour…

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Avatar de Marc FievetThe international informant

Agentes da DEA (Drug Enforcement Administration)
Bolívia denuncia operação secreta da DEA norte-americana contra Evo Morales
© flickr.com/ US Coast Guard photo by Petty Officer 2nd Class Rob Simpson
11:48 21.09.2015(atualizado 11:50 21.09.2015)

O ministro da Presidência da Bolívia, Juan Ramón Quintana, denunciou neste domingo (20) uma operação secreta dos EUA que estaria atualmente em curso no país andino para forjar uma ligação entre o narcotráfico e o Presidente Evo Morales.

« Atualmente há uma operação secreta em marcha contra o Presidente Evo Morales na Bolívia que é financiada, articulada e organizada por agências de inteligência e de segurança dos Estados Unidos », disse Quintana em entrevista ao programa El Pueblo Es Noticia, transmitido pela rede estatal de mídia boliviana.

De acordo com o ministro, a campanha difamatória contra o chefe de Estado boliviano na última década é ligada à longa história de “conspiração” da…

Voir l’article original 312 mots de plus

REMEMBER: narcotrafic et guerre sale

« Mexico et Washington répètent qu’ils sont en guerre contre les narcotrafiquants mexicains. Bien que ce discours soit rabâché, en particulier par Washington, depuis les années des guerres du sud-est asiatique, il semble toujours faire l’effet d’un rideau de fumée… »

Par Hernando Calvo Ospina  |  25 septembre 2015   

Dans la nuit du 26 septembre 2014, l’Etat mexicain a été impliqué dans une nouvelle atrocité : la répression contre de jeunes étudiants de l’Ecole normale rurale Raul Isidro Burgos d’Ayotzinapa. Durant cette nuit, six personnes furent assassinées, vingt blessées et quarante trois autres furent victimes de disparitions forcées.

 

Le Réseau des intellectuels, des artistes et des mouvements sociaux en défense de l’humanité et la maison d’édition latino-américaine Ocean Sur viennent de publier un ouvrage collectif au Mexique intitulé Ayotzinapa : Un grito desde la humanidad (Ocean Sur ediciones, Mexique, septembre 2015).

Mémoire des luttes publie le chapitre rédigé par le journaliste Hernando Calvo Ospina dans lequel il expose comment, selon lui, le Mexique devient à son tour un pays où paramilitaires et narcotrafiquants sont utilisés dans la guerre sale de l’Etat. L’auteur rappelle comment cette stratégie fût développée par les forces spéciales françaises durant la guerre coloniale en Indochine, au Vietnam par les Etats-Unis et plus tard en Colombie.

Humiliée par la guérilla, la France accepta de se retirer du Vietnam en 1954. Mais les Etats-Unis n’étaient pas disposés à ce que le « communisme » s’empare du sud-est asiatique. C’est alors qu’ils prirent le relais dans la conduite des opérations militaires, principalement clandestines, dont le rythme s’accéléra.

Augmenter la formation de forces paramilitaires tribales au Laos, en Birmanie et au Vietnam était essentiel. Celles-ci furent baptisées « Unités de reconnaissance provinciales » (URP). La guerre de guérillas et la torture étaient leur spécialité.

C’est pendant la Campagne de pacification accélérée (CPA), connue sous le nom de « Programme Phoenix », dirigée par une équipe spéciale étatsunienne, qu’elles firent preuve de la plus grande capacité de destruction. Dès 1967, elles furent lancées pour semer la terreur parmi la population civile, afin de détruire l’infrastructure logistique rebelle. Les médecins et les professeurs, à la campagne principalement, en furent l’objectif. Phoenix dura quatre ans et assassina ou fit disparaître presque 40 000 personnes, y compris des femmes et des enfants.

Puisque le Congrès à Washington avait interdit ce genre d’opérations « sales », les experts du Pentagone et la CIA utilisèrent une source alternative de financement, avec l’approbation des présidents Eisenhower, Kennedy, Johnson et Nixon. Ils suivirent simplement l’exemple des services spéciaux français : le trafic d’opium et d’héroïne.

Ces drogues envahirent les rues d’Europe et des Etats-Unis, et l’argent de leur vente servit aux actions clandestines de terreur. Ce fut toujours le cas, même lorsque le président Nixon, qui soutenait l’agression du Vietnam, déclara la guerre au commerce international de l’héroïne. La presse le crut et le fit croire.

II

Ronald Reagan considérait le narcotrafic comme l’ennemi principal de la sécurité de son pays et lui déclara la guerre. La médiatisation universelle fut énorme et c’est vers la Colombie que se braquèrent presque tous les regards accusateurs.

La Révolution sandiniste au Nicaragua venait de triompher et Reagan la déclara aussi problème de sécurité nationale. Deux « guerres » s’entrecroisèrent.

En Colombie des « experts », de la CIA et de la DEA (Drug Enforcement Administration) en particulier, arrivèrent sous le prétexte d’aider à la capture des trafiquants et à la saisie des cargaisons de cocaïne. Par centaines, des journalistes débarquèrent de tous les coins du monde, pendant les huit ans que dura cette guerre reaganienne.

Pendant ce temps, le Nicaragua était encerclé par une force mercenaire qu’on allait connaître sous le nom de “Contra, qui entrait au Nicaragua pour semer la terreur. Elle avait été créée à la Maison Blanche. Comme le Congrès refusait de financer ses impératifs militaires, Reagan décida qu’il s’en passerait. George Bush père, vice-président et « tsar » antidrogues et anti-terrorisme dirigerait les opérations.

En 1986, une commission du Sénat, dirigée par celui qui est maintenant le Secrétaire d’Etat, John Kerry, révéla que Bush et le Conseil national de sécurité avaient créé une société entre la CIA et les producteurs de coca colombiens. La drogue partait de Colombie jusqu’en Amérique centrale et était ensuite transportée vers des aéroports militaires en Floride. Une fois la drogue dans la rue, les bénéfices servaient à armer la « Contra ». On permettait aux Colombiens de faire entrer leurs cargaisons et d’acheter des armes.

On peut affirmer que sans la guerre sale antisandiniste, ce groupe de Colombiens, qui jusqu’alors dépendait des grands trafiquants étatsuniens, n’aurait pas réussir à détenir un si grand pouvoir en si peu de temps.

III

Le paramilitarisme, en tant que stratégie nationale contre-insurrectionnelle, est né en Colombie pendant cette décennie. Les « autodéfenses » en avaient été l’embryon. Celles-ci furent organisées à partir des conseils donnés en 1962 par une mission militaire étatsunienne, comme une méthode pour en finir avec les groupes de paysans libéraux et communistes qui exigeaient du pain et de la terre. C’était deux ans avant la naissance des guérillas, mais le fantôme de la révolution cubaine rôdait.

Le paramilitarisme fut chargé des actions de guerre sale afin que les Forces armées ne paraissent pas impliquées dans celles-ci. L’argent pour le subventionner n’était pas un problème puisqu’ il était à portée de main : le narcotrafic.

L’épais rideau de fumée que la quasi-totalité des médias dans le monde aida à mettre en place dénatura la réalité qui était la suivante : on ne combattait pas le narcotrafic, car celui-ci était un allié dans la guerre contre le communisme. Jamais les sandinistes ne se déclarèrent communistes, mais ils devinrent le mauvais exemple à suivre par d’autres peuples.

En Colombie, les paramilitaires devinrent une partie essentielle du terrorisme d’Etat, qui ne combat pas les guérillas, mais qui assassine tous ceux qui s’opposent ou critiquent le statu quo, ou qui sont considérés comme soutien des guérillas. Ils vidèrent en particulier de leurs paysans les régions riches en ressources stratégiques et s’emparèrent d’elles, ou les mirent entre les mains de dirigeants politiques, de militaires, de caciques et de transnationales. Une violente réforme agraire à l’envers. En trente ans, presque un million de personnes ont été assassinées ou ont disparu pour des motifs politiques dans d’horribles tueries, et six millions de personnes, presque tous des paysans, ont été déplacées. Et presque personne ne le sait.

Les narco-paramilitaires ont perpétré une barbarie, comme il y en a eu peu dans l’histoire de l’humanité, planifiée depuis les hautes instances du pouvoir politique, économique et militaire.

A Bogota et à Washington.

Washington et Bogota ont compris que sans le narco-paramilitarisme, la guérilla arriverait aux portes du pouvoir.

Depuis environ vingt ans, le paramilitarisme est le plus grand « cartel » producteur et exportateur de cocaïne au monde. De temps en temps, on élimine des capos dont la mauvaise image dérange, ou des narcos qui ne répondent pas aux intérêts du pouvoir. Et l’on en fait une nouvelle sensationnelle pour montrer qu’on est en guerre contre la drogue.

IV

Pablo Escobar tomba en disgrâce aux yeux des Etats-Unis lorsqu’il refusa de continuer à fournir de la cocaïne pour la « Contra »; il commençait en outre à exiger de l’élite colombienne le pouvoir politique que lui valait son pouvoir économique. On fit de lui le pire des méchants, alors que la réalité démontra rapidement que les plus puissants et plus grands assassins étaient d’autres narcos.

On raconte que le général Oscar Naranjo le rechercha et le tua. Oui, ce furent bien ses hommes qui le poursuivirent et le traquèrent, un groupe en particulier, qui n’appartenait pas à la police, ni aux Forces armées, ni à la CIA ou à la DEA : il s’agissait de narcotrafiquants. De vieux alliés dans l’élaboration du terrorisme d’Etat. Avec eux, Naranjo, la CIA et la DEA planifièrent chaque étape de la partie de chasse. Jusqu’à ce que les capos appellent le général, le président de la République, la CIA et la DEA pour leur dire qu’ils avaient tué Escobar. C’est ainsi que Naranjo fut promu héros.

Ensuite, il négocia lui-même avec eux leur reddition à bas prix. Et le général passa pour celui qui en avait fini avec les cartels de la drogue. Les Etats-Unis lui remirent ensuite le titre de « meilleur policier du monde », sans mentionner qu’il obéissait davantage à la CIA et à la DEA qu’au président colombien. Ni qu’il était l’un des responsables de la stratégie de terreur imposée au peuple colombien.

V

Une fois à la retraite, le général Naranjo et de nombreux autres policiers et militaires furent engagés dans plusieurs pays pour mettre à profit leur « vaste » expérience. Toujours sous le faux étendard qui peut tout et permet tout : la lutte contre les bandes du crime organisé, en particulier les narcotrafiquants.

Peu de gens s’interrogèrent sur la capacité réelle de ces « experts », car n’importe qui peut constater que le narcotrafic et le narco-paramilitarisme en Colombie n’ont jamais été aussi développés et aussi puissants. Presque personne n’a élevé la voix pour dire que la police et les forces armées colombiennes sont cataloguées par la Commission des droits de l’homme de l’ONU comme étant les plus corrompues, répressives et sanguinaires du monde.

En juin 2012, Naranjo fut engagé au Mexique, sur proposition ou sous la pression de Washington. D’autres officiers colombiens arrivèrent aussi dans ce pays, chargés de former 7000 policiers.

Simple hasard ? Au moment du massacre des étudiants à Ayotzinapa, on dénonçait déjà l’apparition de polices communautaires, d’autodéfenses et de paramilitaires, parmi lesquelles se mélangent civils, forces de l’ordre et narcotrafiquants… tout à fait dans le style colombien.

Simple hasard ? La façon atroce d’assassiner et de faire disparaître les étudiants est typique du narco-paramilitarisme colombien.

On sait que la situation de pauvreté transforme le Mexique en une cocotte-minute dont la soupape est bouchée. Et les narcos sont des alliés stratégiques lorsqu’il s’agit de contenir l’explosion sociale au moyen de la terreur.

Mexico et Washington répètent qu’ils sont en guerre contre les narcotrafiquants mexicains. Bien que ce discours soit rabâché, en particulier par Washington, depuis les années des guerres du sud-est asiatique, il semble toujours faire l’effet d’un rideau de fumée…

Illustration : Miguel Villalba Sánchez

Journaliste et écrivain colombien, vivant en France, collaborateur du Monde Diplomatique. En avril 2009, il a appris, de façon directe, que le gouvernement étasunien ne lui permettait même pas d’aborder son espace aérien, pour des motifs de « sécurité nationale » : Lire :
http://www.legrandsoir.info/L-homme-qui-fait-trembler-les-USA.html

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COLOMBIA (Barranquilla): caen dos pasajeros con droga en el Cortissoz

Un alemán viajaría para Panamá, y una mujer, hacia San Andrés.

Un ciudadano alemán y una mujer que pretendían sacar droga por el aeropuerto internacional Ernesto Cortissoz fueron capturados por la Policía Antinarcóticos.

En el primer caso los uniformados detuvieron al extranjero del que no fue suministrada su identidad en momentos en que pretendía viajar hacia Panamá con un equipaje de bodega el cual contenía 2.075 gramos de clorhidrato de cocaína ocultos en su interior, modalidad doble fondo.

La sustancia incautada que fue puesta a disposición de autoridad competente, tiene un valor aproximado a los diez millones de pesos.

La Policía informó que gracias a la incautación del alcaloide se evitó la comercialización de cerca de 5 mil dosis en el narcomenudeo.

La otra captura. María Margarita Contreras Tejada, de 22 años, fue sorprendida llevando adheridas  a su cuerpo mediante una faja, seis bolsas llenas de marihuana, las cuales pretendía llevar a la isla de San Andrés.

La mujer fue descubierta  por los perros expertos en detectar sustancias alucinógenas. La capturada fue llevada a la URI de la Fiscalía.

http://www.elheraldo.co/judicial/capturan-en-el-ernesto-cortissoz-ciudadano-aleman-que-viajaba-con-cocaina-217837

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BOLIVIA (aero-narcotrafico): secuestran una avioneta con cocaína en Santa Cruz

NARCOTRÁFICO. Dentro de la avioneta, la Policía encontró paquetes de cocaína lista para la venta.LOS NARCOTRAFICANTES HUYERON Y NO HAY DETENIDOS

20 Septiembre 2015ABI

NARCOTRÁFICO. Dentro de la avioneta, la Policía encontró paquetes de cocaína lista para la venta.

El Ministerio Público, en coordinación con la fuerza antidroga, secuestró ayer, sábado, una avioneta, una camioneta y 213 kilos de pasta base de cocaína en un operativo realizado en proximidades de la población de San José de Chiquitos del departamento de Santa Cruz.

« Los narcotraficantes al verse sorprendidos abrieron fuego hacia los efectivos antidroga y luego se dieron a la fuga (…). Al interior de la avioneta, con matrícula CP 2630, se encontró seis bolsas de yute con 35 paquetes cada una, haciendo un total de 213.300 gramos de cocaína », informó el fiscal Edil Robles.

Agregó que junto a la droga se procedió al secuestro de la avioneta y una camioneta Land Cruiser con placa de control 1291 AYU.

Según Robles, el operativo se realizó tras una denuncia sobre vuelos sospechosos en San José de Chiquitos.

En otro caso, Robles informó que se descubrió un laboratorio de cristalización de cocaína en la población de Mora, municipio de Cabezas, distante a 150 kilómetros de la ciudad de Santa Cruz.

Dijo que la data de funcionamiento de ese laboratorio es entre seis y ocho meses, con una capacidad de producción de 150 kilos por día y compuesto por diez ambientes.

http://www.correodelsur.com/seguridad/20150920_secuestran-una-avioneta-con-cocaina-en-santa-cruz.html

MAS: http://www.eldeber.com.bo/santacruz/hallan-avioneta-camioneta-y-213.html

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PEROU (Narcotrafic): la police péruvienne saisit plus de 400 kg de cocaïne!

Lors de deux opérations distinctes, sur deux bateaux, la police a mis la main sur de la cocaïne en route vers le Mexique.

VIDEO: http://www.rtl.be/videos/video/549324.aspx

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Incautan 211 kilos de cocaína en un buque de bandera española en Perú

  • Tenía como destino al puerto mexicano de Manzanillo
  • La droga iba en bultos de un compartimiento cercano a la pala del timón del buque y a un venezolano que no pertenecía a la tripulación

El buque 'Hispania Spirit', en la Bahía de Vizcaya, en una...

El buque ‘Hispania Spirit’, en la Bahía de Vizcaya, en una foto de 2006.CARLOS GARCÍA

EFELima

Un buque de transporte de gas, de bandera española, fue inmovilizado en el puerto peruano de Pisco por autoridades locales debido al hallazgo de 211 kilos de cocaína y la detención de un venezolano, ajeno a la tripulación, informó hoy la Marina de Guerra del Perú.

La Capitanía del puerto de Pisco, a 250 kilómetros al sur de Lima, dispuso ayer una inspección del buque gasífero « Hispania Spirit« , que estaba fondeado en la bahía y tenía como destino al puerto mexicano de Manzanillo, debido a una información de actividades sospechosas, según una nota de prensa de la Marina.

Durante la inspección, el personal del Grupo de Operaciones Guardacostas de la Dirección General de Capitanías y Guardacostas encontró bultos en un compartimiento cercano a la pala del timón del buque y a un venezolano que no pertenecía a la tripulación.

Los guardacostas dispusieron la inmovilización de la embarcación a la espera de las autoridades del Ministerio Público y de la Policía Nacional del Perú, los cuales confirmaron que el material encontrado era cocaína y tenía un peso de 211 kilos.

El material encontrado y la persona intervenida fueron puestos a disposición del Ministerio Publico (Fiscalía), agregó la información oficial.

fuente: http://www.elmundo.es/internacional/2015/09/10/55f0ccf9268e3eea128b4596.html

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PANAMA: tres colombianos detenidos con 1 tonelada de cocaína

Aeronaval de Panamá decomisó a 3 colombianos casi una tonelada de cocaína

Además destruyó 3.254 arbustos de marihuana durante un operativo en Isla del Rey, del Archipiélago de Las Perlas.

Por: EFE

El Servicio Nacional Aeronaval (Senan) de Panamá decomisó casi una tonelada de cocaína a tres colombianos, a los que detuvo a bordo de una lancha en aguas del océano Pacífico.

El Senan indicó en su cuenta de la red social Twitter que los suramericanos fueron interceptados por sus fuerzas cuando « los (supuestos) narcotraficantes intentaban trasegarla en lancha por aguas del Pacífico ».

leer: http://www.elespectador.com/noticias/elmundo/aeronaval-de-panama-decomiso-3-colombianos-casi-una-ton-articulo-585932

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PABLO ESCOBAR: vida y muerte

http://blogs.elpais.com/.a/6a00d8341bfb1653ef019b01ccb7c3970d-pi

« Me encontraba de paso por Colombia cuando callo abatido Pablo Escobar…la noticia estremeció a Colombia. El gobierno se felicitaba por la muerte, de un de los más grandes narcotraficantes del mundo. Su muerte hasta ahora ha sido un misterio, para algunos se suicido, para otro fue asesinado por un comando paramilitar. »

https://todosconbolivia.wordpress.com/2013/03/24/pablo-escobar-ms-all-de-su-vida-y-muerte/

Avatar de Radio TV Liberación Miguel EnríquezEL PERRO POSTEADOR

PRESS

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COCAÏNE (Colombie): un autre Pablo Escobar…

Avec la série Narcos (2015), Netflix ajoute à son contenu audiovisuel en flux continu sa version de la biographie de l’assassin Pablo Escobar qui a gouverné le marché mondial de la cocaïne dans les années 1980. Le ras-le-bol d’une foule de Colombiens face à l’association de leur culture à la violence et au narcotrafic ne peut rien contre la multiplication des Pablo Escobar, rapporte le quotidien espagnol El País le 7 septembre.

Il existe déjà plusieurs séries sur ce personnage datant des dernières années dont plusieurs ont été tournés en Colombie. Ce pays de tradition télévisuelle est en train de développer son industrie cinématographique en s’inspirant de sa propre réalité, plus précisément de son côté dur. Les spectateurs ont assisté à trois films de 2008 à 2014 qui portent sur une mafia nationale qui use d’une violence extrême.

Au début de l’année, le Festival international du film de Toronto a lancé le film le plus récent sur le personnage, Paradise Lost (2014), dirigé par l’acteur italien Andrea Di Stefano qui se trouvait derrière la caméra pour la première fois. Le rôle principal est joué par Benicio del Toro, l’acteur qui incarnait le Che (2008) dans les deux films du même nom et un enquêteur mexicain affecté au narcotrafic dans le film Traffic (2000) sous la direction de l’Américain Steven Soderbergh. Cet acteur d’origine portoricaine établie aux États-Unis joue également dans le film Sicario (2015) du réalisateur québécois Denis Villeneuve, un autre film sur le narcotrafic.

Benicio del Toro joue un Pablo Escobar qui s’exprime en anglais. Malgré toutes les occupations d’un criminel de son calibre, il trouve le temps de protéger sa nièce qui le présente à un copain « gringo ». La critique colombienne a été clémente envers le jeu du comédien, mais a passé le film à la déchiqueteuse pour avoir traité un aspect de sa culture avec superficialité.

Courant le risque de reproduire la même erreur, un autre acteur hollywoodien se frotte à l’univers de Pablo Escobar, Tom Cruise. Au long de sa carrière, il s’est initié au crime organisé avec Risky Business (1983), à la drogue avec Cocktail (1988) et à la culture hispanique avec Vanilla Sky (2001), le remake de Abre los ojos (1997) du cinéaste espagnol Alejandro Amenábar. La semaine dernière, le héros de Top Gun (1986) s’est laissé photographier aux côtés de soldats de l’armée colombienne lors de sa visite du département d’Amazonas. Là, où ils sont en train de tourner des scènes de son prochain film prévu pour 2017.

Le récit de Mena ( le titre est sujet à changement ), dirigé par Doug Liman et présenté par Tom Cruise, se base sur la vie du pilote américain Barry Seal qui a travaillé avec Pablo Escobar.

À faible coût

Narcos (2015) de même que Mena (2017) n’a pas seulement choisi la Colombie pour s’approprier la trajectoire du personnage. Les deux productions profitent des incitatifs fiscaux de la loi 1.556 votée en 2012, nommée « Filmación Colombia ». Le gouvernement rembourse 40 pour cent des frais de la production audiovisuelle et 20 pour cent des frais de tourisme, incluant les billets d’avion et l’hôtel. Alors, on risque de pondre de plus en plus de Pablo Escobar en sol colombien. Netflix vient de confirmer la deuxième saison de la série Narcos pour 2016.

« Le plus important était de raconter l’histoire avec honnêteté », confirme l’Américain Eric Newman, l’un des producteurs de Narcos, rapporte La Presse, le 28 août. « La série est racontée du point de vue de Steve Murphy, un agent de la DEA interprété par Boyd Holbrook, lancé aux trousses d’Escobar jusqu’à sa mort en 1993 sous les balles de la police (…) mais l’attention est portée également sur la figure d’Escobar, incarnée par l’acteur brésilien Wagner Moura, car c’est à lui que l’on doit l’arrivée de la DEA en Colombie », poursuit le quotidien.

« La bande-annonce, qui a été divulguée aujourd’hui, promet des reconstitutions historiques saisissantes et des scènes d’action enlevantes », lit-on dans le Journal de Montréal, le 19 août.

Pour les Colombiens qui en ont assez de voir le criminel à l’écran, de l’indépendance du pays en 1810 à aujourd’hui en passant par l’œuvre du défunt Gabriel García Márquez, ce n’est pas les sujets qui manquent pour faire un bon film. Pourquoi ne pas faire une série sur le Panama, cette ex-province de la Colombie? Il s’agit de plus de 75 000 km2 de superficie où les grandes productions ne bénéficient pas des incitatifs de la nouvelle loi colombienne. Une vraie tragédie!

SOURCE: http://www.pieuvre.ca/2015/09/09/societe-colombie-escobar/

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COLOMBIE (narcotrafic): Les forces de l’ordre colombiennes et mexicaines ont saisi près de deux tonnes métriques de cocaïne camouflées dans des contenants d’encre en poudre.

Fernando Vergara / The Associated Press

BOGOTA – Les policiers de l’aéroport d’El Dorado, à Bogota, ont été alertées par un chien renifleur, Mona, qui a détecté la drogue dans une cargaison destinée à l’État mexicain de Sinaloa.

Leurs homologues mexicains ont ensuite trouvé une quantité comparable de drogue dans une cargaison arrivée quelques heures plus tôt.

La Colombie est le principal fournisseur de drogues vers les États-Unis. Les narcotiques arrivent dans la rue par l’intermédiaire des cartels mexicains.

La cocaïne avait été mélangée à l’encre en poudre et devra maintenant en être extraite.

source: http://journalmetro.com/monde/837287/la-colombie-saisit-deux-tonnes-de-cocaine/

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BOLIVIA (narcotrafico): cae un capitán de la FAB que llevaba 362 kg de cocaína a Brasil

Avioneta cae en cuatro cañadas

Cae piloto de la Fuerza Aérea Boliviana con carga de cocaína que venía de Perú; el militar es traído a La Paz

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El oficial fue capturado en el Madidi.

Autoridades militares le dieron de baja

La Paz. El ministro de Gobierno, Carlos Romero, presenta la droga confiscada al oficial de la FAB.

La Paz. El ministro de Gobierno, Carlos Romero, presenta la droga confiscada al oficial de la FAB. José Lavayén.

La Razón (Edición Impresa) / Williams Farfán / La Paz

04:26 / 05 de septiembre de 2015

Efectivos de la Fuerza Especial de Lucha Contra el Narcotráfico (FELCN) capturaron el jueves, en el norte de La Paz, a un oficial de la Fuerza Aérea Boliviana (FAB) con 362 kilos de cocaína que pretendía transportar a Brasil en una avioneta, informó el ministro de Gobierno, Carlos Romero.

El aprehendido, el capitán de la FAB Jimmy U.Z., fue aprehendido en la provincia Abel Iturralde del departamento de La Paz, en el parque Madidi, en el operativo denominado “Tres Cruces”. Ante este hecho, el implicado fue trasladado a la sede de gobierno y presentado por Romero.

“Se procedió con el secuestro de 362 kilos de cocaína transportados en una avioneta. El operativo se realizó en el parque Madidi (norte de La Paz), en donde la aeronave CP-2781 Cessna, con gran capacidad de autonomía de vuelo, fue atrapada cuando pretendía despegar. Al mando estaba un piloto de la Fuerza Aérea Boliviana (FAB) Jimmy U.Z.”, relató Romero.

Interdicción. Agregó que la droga estaba en el interior de la avioneta y que tenía como destino final Brasil, previa escala en Roboré (Santa Cruz), donde se calcula que se iba a comercializar en al menos $us 1,08 millones. Agregó que la cocaína era peruana.

Romero aseguró que la avioneta es particular y que ya fue utilizada para cometer este tipo de ilícito, según informes recibidos de los policías peruanos. Los efectivos antidrogas bolivianos hicieron un seguimiento de 11 días para lograr este resultado en el norte paceño. “La investigación continúa en curso y no se conoce con precisión cuánto tiempo el piloto de la FAB estaba involucrado en la ilícita actividad del narcotráfico”, refirió.

Advirtió luego que la investigación del caso continuará para dar con los nexos que tiene el acusado, tanto dentro como fuera del país.Horas antes, el ministro de la Presidencia, Juan Ramón Quintana, dijo que se pidió la baja definitiva del oficial de la FAB y que se actúe con drasticidad. Esa baja fue concretada en la noche por autoridades militares.

“Tampoco se tolerará implicaciones de miembros de las Fuerzas Armadas (FFAA) en actos de corrupción o narcotráfico, somos implacables contra estos miembros de la institución que dañan la imagen de la FAB y del país. Por lo tanto, no hay ninguna razón para ser generosos con oficiales que se supone que tienen el mando de preservar la soberanía del Estado boliviano. A estos señores se les debe dar sanciones más radicales porque se les paga con dinero de los bolivianos”, cuestionó Quintana.

Según informes del Ministerio de Gobierno, el piloto acusado ya contaba con antecedentes, ya que en enero fingió un secuestro en la localidad de Yapacaní, Santa Cruz, tras desaparecer al menos 72 horas, hecho que fue desvirtuado en un proceso judicial. Asimismo se indicó que ahora el uniformado de la FAB había solicitado permiso para ausentarse de la unidad en Roboré, en el departamento de Beni, donde estaba destinado. El militar tenía entre 12 y 15 años de servicio en las Fuerzas Armadas.

Dan de baja al oficial

El comandante accidental de la FAB, general Celier Arispe, informó que el capitán Jimmy U.Z. fue dado de baja de la institución. La autoridad cree que no hay más efectivos implicados.

http://www.la-razon.com/seguridad_nacional/Narcotrafico-cae-capitan-FAB-llevaba-cocaina-Brasil_0_2339166123.html

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MAS

Capitán de la FAB llevaba 362 kg de cocaína a Brasil; el

eju.tv – ‎5 sept. 2015‎
En el aparato se encontraron 362,6 kilos de pasta base de cocaína, que fue introducida a Bolivia desde el Valle de los Ríos Apurímac, Ene y Mantaro (Vraem), en plena selva peruana. Este lugar tiene varias pistas clandestinas y ahí opera Sendero

Detienen a militar boliviano que intentaba llevar 362 kilos de

La Jornada (Bolivia) – ‎Il y a 18 heures ‎
Detienen a militar boliviano que intentaba llevar 362 kilos de cocaína a Brasil. El capitán Jimmy José Urzagaste Zabala fue capturado el jueves en una operación realizada por la Fuerza Especial de Lucha contra el Narcotráfico (FELCN) en el parque …
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MEXICO (narcotrafico): la policía descubre una tonelada de « cocaína negra » procedente de Colombia

Las autoridades mexicanas se incautaron de una tonelada de « cocaína negra », en el aeropuerto internacional de Ciudad de México.

El cargamento llegó al aeropuerto internacional de Ciudad de México procedente de Bogotá, informaron las autoridades.

Imagen de la Policía Federal de MéxicoLa droga fue incautada gracias a una operación conjunta en la que participaron funcionarios de la Policía Federal y de la Procuraduría General de México.

« Se estima que en el mercado ilegal de sustancias, la venta de esta droga asegurada podría superar los US$18 millones de dólares« , informó la Policía en su página de Facebook, en la que colgaron un video de la operación.

Lea también: ¿Ha servido el plan contra las drogas en México financiado por EE.UU.?

La droga venía oculta en 40 costales de 25 kilos cada uno que tenían una etiqueta que indicaba que su supuesto contenido era óxido de zinc.

La llamada « cocaína negra » es el resultado de una mezcla que realizan los traficantes de droga en la que añaden a la cocaína base otras sustancias que ayudan de disimular su olor y aspecto para tratar de disfrazarla y hacerla indetectable.

fuente: http://www.bbc.com/mundo/noticias/2015/09/150904_cocaina_negra_mexico_colombia_ab

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