IRAN 🇮🇷 (Sistan and Baluchestan police): arrest of 4 smugglers and the confiscation of 1,403 kilograms of illicit drugs in an armed clash.

TEHRAN, Feb. 01 (MNA) –The Police Chief of Sistan and Baluchistan Province Second Brigadier General Ahmad Taheri made the announcement on Monday, saying that the anti-narcotics police of the province and the cities of Iranshahr and Mehrestan obtained clues about the transfer of drug shipments from the southern parts of the province to the central area of Iranshahr city.

After several days of extensive intelligence work in the region, the province’s anti-narcotics police identified armed smugglers who were intended to transfer illicit drugs by 5 vehicles, he added.

Some smugglers fled to the highlands of the area using the darkness of the night when they found themselves ambushed and surrounded by police forces, he said, adding that but the police forces have managed to arrest four smugglers during the operation.

According to the police chief, the police forces seized 1.116 tons of opium, 228 kilograms of hashish and 59 kilograms of heroin addition to confiscation of some weapons and ammunition.

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La lutte contre le trafic de drogue nuit-elle aux politiques de développement ?

Chercheur invité au GSI, et secrétaire exécutif de la Global Commission on Drug Policy, Graduate Institute – Institut de hautes études internationales et du développement (IHEID)

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Depuis la ratification de la Convention unique sur les stupéfiants de 1961, le régime mondial de contrôle des drogues a tenté de changer le comportement humain et de prévenir la consommation de drogues par la punition, afin d’atteindre un « monde sans drogues ».

Cette ambition clé, basée sur la simple prédiction que la prohibition assécherait éventuellement la demande des drogues illégales, a été réaffirmée par la communauté internationale depuis trente ans à travers des déclarations politiques aux Nations unies.

Pourtant, la demande, l’offre et le trafic des drogues illégales augmentent chaque année et de manière ininterrompue dans le même laps de temps. De plus, le paradigme de la prohibition, qui base la quasi-totalité des interventions publiques sur la répression, a créé des conséquences négatives majeures qui remettent en cause l’accomplissement d’autres objectifs globaux de développement.

Contrôle des drogues et conséquences « surprises »

Ce sont ces conséquences, reconnues par les Nations unies en 2008 comme conséquences « inattendues » du régime du contrôle des drogues, qui semblent montrer que le régime de contrôle (somme toute construit sur de bonnes intentions mais mis en place par la répression) met à mal la réalisation des objectifs du développement durable et l’Agenda de 2030.

Elles incluent les dommages causés par la prohibition : déplacement budgétaire et politique dans les priorités nationales (du secteur de la santé vers celui de la justice, par exemple) ; déplacement géographique de la production et de la violence sans qu’elles soient réduites pour autant (effet ballon gonflable) ; et un marché illégal de plus de 500 milliards de dollars dans les mains d’intérêts illégaux.

Un policier se tient devant une pile de drogue lors d'une cérémonie de destruction
Cérémonie de destruction de drogue à l’occasion de la Journée internationale contre l’abus et le trafic de drogues des Nations unies à Yangon (Myanmar), le 26 juin 2020. Sai Aung Main/AFP

Autres conséquences dont la source est corrélée au contrôle répressif des drogues : l’augmentation de la violence et de l’insécurité du fait de l’affrontement entre forces de l’ordre et trafiquants dans des quartiers souvent défavorisés ; la surincarcération et la surpopulation carcérale pour des délits mineurs ; l’enrichissement de groupes criminels ; ou encore la transmission de maladies infectieuses.

Voici deux problèmes liés que le régime international – en termes de droit international – pose aux politiques et aux objectifs de développement : alors que les conventions internationales sur les drogues sont construites autour de la notion que la dépendance est un fléau (un terme exclusif aux conventions sur les drogues dans l’arsenal normatif international), le système international n’arrive pas à y intégrer la définition même du syndrome de la dépendance par l’OMS, qui inclut un désir incontrôlable de consommation ; un risque réaliste de rechute ; et des symptômes physiques et psychologiques de sevrage. Cette situation s’aggrave même lorsqu’est pris en compte le manque d’évaluation scientifique dans la classification de ces substances, entre ce qui est légal ou pas, dangereux ou moins.

Les objectifs de développement durable mis à mal

Sur la base de ces conclusions, le récent numéro spécial de International Development Policy consacré aux politiques de développement et de contrôle des drogues tente de répondre à une question simple : ces politiques se renforcent-elles mutuellement ou sont-elles contradictoires ? Il examine un large spectre de problématiques liées au développement, afin d’identifier les impacts réels du contrôle des drogues, et d’analyser à quel point les barrières au développement durable sont endogènes ou exogènes au contrôle des drogues.

 

L’exploration des interactions entre le développement et le contrôle des drogues commence par les programmes de « développement alternatif », qui sont vus principalement du point de vue agricole ou répressif, sans prise en compte des autres problématiques socio-économiques induites par ces programmes d’éradication ou de substitution des cultures agricoles, et spécifiquement dans les communautés rurales des pays producteurs. L’Afghanistan sert de miroir de l’incapacité de ces programmes à tenir compte des besoins des populations locales, ou de leur offrir des perspectives de long terme. Toutefois les agences gouvernementales adoptent une autre position, tout en reconnaissant les lacunes du développement alternatif.

Ces interactions concernent également des dimensions du développement qui subissent elles-mêmes des changements profonds actuellement : le climat, l’égalité des genres, les droits de l’enfant ou la santé publique. En effet, comment concilier la protection des enfants et un contrôle des drogues moins répressif ? Pourquoi les femmes subissent-elles bien plus les impacts négatifs de la répression que les hommes ? Est-ce lié aux structures patriarcales des systèmes de justice ? De la même manière, le numéro spécial aborde l’impact de la production illégale et intensive du cannabis sur le climat ; le débat autour du commerce équitable en cas de légalisation globale du cannabis afin de ne pas laisser les producteurs traditionnels sur le côté ; ou la difficulté de déploiement des services sanitaires nécessaires aux consommateurs de drogues, souvent sur des bases idéologiques.

Politique et dilemmes sociétaux

Ce numéro spécial apporte surtout une première lecture « politique » du désaccord entre développement et contrôle des drogues : à travers l’analyse des flux financiers illicites dans les zones de conflits ; l’utilisation du contrôle des drogues afin d’influencer, par l’émotion politique, la compétition et la participation aux processus électoraux ; ou la définition large des acteurs du contrôle des drogues (par ailleurs tous acteurs du développement), des dimensions nouvelles sont ajoutées à la littérature existante. Ces discussions conceptuelles sont ancrées dans la théorie et dans l’empirique à travers différents exemples nationaux, de l’Afrique du Sud au Mexique, et du Maroc au Croissant d’Or (Afghanistan-Myanmar-Pakistan).

« Drogue : le Covid contre le trafic » (Arte).

Il semble ainsi certain que l’agenda de développement durable pourrait être mis en place pour la majorité des populations sans la réforme du régime de contrôle des drogues. Toutefois, ce développement laisserait de côté les personnes concernées par les drogues illégales (consommateurs, producteurs, chimistes, trafiquants, passeurs, etc.) ainsi que leurs communautés, qui sont statistiquement peu nombreuses pour influencer le résultat quantitatif de l’agenda de 2030.

La conclusion finale tirée de ce numéro spécial est la « vulnérabilisation » par la loi des personnes concernées par les drogues illégales, ces personnes perdant par leur implication dans le marché des drogues leur place dans le débat public et leur poids politique comme citoyens, et peuvent ainsi être négligées par les politiques de développement.

Ceci s’entend dans le cadre de politiques de contrôle des drogues qui ne réduisent ni le trafic ni la consommation problématique, tout en ne permettant pas aux communautés concernées d’être plus résilientes ou plus intégrées dans la société.

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PHILIPPINES 🇵🇭 : la campagne contre la drogue du président Duterte vivement critiquée

La Police, bras droit du président Dutertre, dans le collimateur du parlement européen

La « guerre contre la drogue » lancée en 2016 par le président philippin tourne au carnage, avec plus de 8 000 morts, selon des sources officielles, jusqu’à quatre fois plus selon les ONG. De nombreuses voix s’élèvent pour dénoncer une campagne violente encouragée par le chef de l’État.

Parmi elles, Hannah Neumann, députée allemande du groupe les Verts/Alliance européenne libre au sein du Parlement européen.

Par : Jelena Tomic

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TURQUIE 🇹🇷 (cartel de Zindashti): le renseignement iranien serait-il impliqué dans le trafic international de la Turquie vers la Roumanie ?

La police turque a déclaré le 14 décembre qu’elle avait arrêté 13 membres d’un groupe criminel connu sous le nom de cartel de Zindashti travaillant en Turquie, accusés de collaboration avec les organes de renseignement de la République islamique d’Iran

L’agence de presse officielle du gouvernement turc, Anatoli, a déclaré que le ministère iranien des renseignements employait ce groupe criminel pour assassiner ou enlever des dissidents iraniens en Turquie au moins depuis 2015.

Selon les rapports des médias turcs ainsi que les vidéos diffusées par Sky News le 16 décembre, en Grande-Bretagne, l’enlèvement d’Habib Asyud ou Chaab, un séparatiste irano-arabe de premier plan de la province pétrolière du Khouzistan avec une importante population arabophone, était la dernière mission effectuée par le groupe criminel pour le compte du ministère iranien des renseignements.

Naji Sharifi Zindashti

A côté de ses associés dans le trafic de drogue, Naji Sharifi Zindashti, l’homme qui porte le nom du cartel, est également soupçonné d’avoir été à l’origine de l’assassinat du dissident iranien Masoud Mowlavi à Istanbul en novembre 2019.

En 2018, certains membres du groupe et Zindashti lui-même ont été arrêtés en Turquie parce qu’ils étaient soupçonnés d’avoir assassiné Saeed Karimian, fondateur et directeur de Gem TV, et d’autres meurtres liés au trafic de drogue. Ils ont été libérés après un certain temps, apparemment à la suite de pressions, de pots-de-vin et d’un manque de preuves adéquates.

Après sa libération, Zindashti est retourné en Iran et malgré ses condamnations pour trafic de drogue et le meurtre d’un gardien de prison dans le passé, Zindashti mène une vie libre en Iran. Des sources en Iran affirment qu’il collabore ouvertement avec le ministère du renseignement et y dirige même son commerce de la drogue. Il a construit des maisons dans son village natal et un bloc d’appartements à Urmia.

Certaines preuves ont maintenant fait surface qui montrent que le cartel de Zindashti pourrait également avoir été impliqué dans le meurtre du juge iranien Gholamreza Mansouri dans la capitale roumaine Bucarest en juin

Le juge fugitif accusé d’avoir reçu environ un demi-million de dollars de pots-de-vin, en fuite en Europe, a été retrouvé mort dans des circonstances suspectes à son hôtel.

L’assassinat du juge Mansouri à Bucarest peut avoir été commis par des hommes liés à Hossein Karimi-Rigabadi, le cousin maternel et beau-frère de Zindashti. L’implication de Karimi-Rigabadi peut expliquer les obscurités restantes dans le cas de Mansouri: les autorités iraniennes qui disent que Mansouri s’est suicidé peuvent l’avoir attiré d’Allemagne en Roumanie où les tueurs à contrat avaient de meilleures possibilités de l’abattre. Mansouri s’était rendu en Roumanie sur les conseils du ministère iranien des Affaires étrangères pour éviter d’être arrêté pour violation des droits de l’homme en Allemagne.

Gholamreza Mansouri, juge en fuite et initié du régime, tué à Bucarest en juin 2020

La façon dont la police et les tribunaux roumains ont traité l’affaire et le fait que l’ambassade d’Iran à Bucarest a ignoré l’avertissement de Mansouri concernant le danger pour sa vie font partie d’un puzzle créé par les organes de renseignement iraniens qui utilisent des groupes criminels à l’étranger, tels que le Zindashti, le cartel en Turquie et le cartel de Rigabadi en Roumanie pour effectuer leur sale boulot à leur place.

Karimi-Rigabadi a vécu à Bucarest pendant plus de 25 ans où il dirigeait l’un des principaux cartels de la drogue de la ville. Il a été recherché par la Drug Enforcement Administration (DEA) des États-Unis pendant de nombreuses années pour son rôle dans le trafic international d’héroïne et a finalement été arrêté en Autriche en mars 2007 et extradé vers les États-Unis .

Il a été libéré après cinq ans et est retourné en Iran où il vit actuellement.

Naji Sharifi Zindashti a été impliqué dans une opération massive de trafic de drogue en 2014 permettant à la police grecque de saisir plus de deux tonnes d’héroïne pure.

le navire Noor 1

L’arrestation à Istanbul du narcotrafiquant Serifi Zindashti, âgé de 44 ans – sur mandat d’arrêt émis par les autorités grecques – est le développement le plus significatif de ces derniers mois dans le cas du transport de 2,1 tonnes d’héroïne sur le le navire Noor 1, qui a été repéré en juin 2014 à Elefsina. lire plus

Des dizaines de personnes ont été arrêtées et une chaîne de meurtres suspects a eu lieu dans divers pays, dont la Turquie, où Zindashti et sa famille vivaient. Au moins 17 personnes liées à l’opération ont été tuées sur trois continents au cours des six dernières années.

Au cours des vingt-six dernières années, Zindashti, 46 ans, a été arrêté trois fois pour trafic de drogue et meurtre, mais à chaque fois, il a réussi à échapper à la punition. Il est le plus jeune enfant d’une famille aisée et bien connue du village de Mamkan dans la province de l’Azarbaïjan occidental en Iran.

Le père et le frère aîné de Zindashti, dissidents kurdes combattant pour le Parti démocratique du Kurdistan iranien, sont tous deux morts dans une rencontre armée entre les hommes du parti (peshmarga) et les Gardiens de la révolution de la République islamique en 1983.

La police iranienne a arrêté Zindashti en 1996 pour un trafic de drogue. Lui et son complice Esfandiar Rigi ont été condamnés à perpétuité, mais ont tué un garde lors de leur transfert au tribunal pour témoigner dans une autre affaire et se sont enfuis.

Rigi s’est rendu au Pakistan et Zindashti s’est enfui en Turquie où il s’est installé avec sa sœur dans un village près de la ville de Van et a commencé à établir son cartel de la drogue.

Zindashti’s villa in Istanbul

En 2001, Zindashti a déménagé à Istanbul où il a établi des relations avec le mouvement politique de Fethullah Gulen et a fait de généreux dons au groupe. Gulen, qui à l’époque était un religieux et une personnalité politique influente, soutenait l’étoile montante Recep Tayyip Erdogan.

Plus tard, les deux hommes forts de la politique turque se sont effondrés et Gulen vit maintenant aux États-Unis alors qu’Erdogan souhaiterait vraiment l’extrader.

En 2007, la police turque a arrêté Zindashti  avec plus de 77 kilos d’héroïne près d’Istanbul.

Selon certaines informations, Zindashti a affirmé qu’il s’appelait Kamal Sharifi-Seyedani et a coopéré avec les autorités pour identifier les itinéraires du trafic de drogue pendant l’enquête et le procès en échange d’une réduction de sa peine.

Le procureur chargé de l’affaire a demandé une peine d’emprisonnement à perpétuité, mais Zindashti, utilisant toujours son pseudonyme de Sharifi-Seyedani, a finalement été libéré, probablement en payant des centaines de milliers de dollars en pots-de-vin et en acceptant de témoigner dans l’affaire Ergenekon.

Pots de vin aux juges

Deux mois après sa sortie de prison sous un autre pseudonyme, Tarazi, il a témoigné contre les juges dans l’affaire du trafic de 350 kilos d’héroïne. Il a déclaré à la Cour que les juges avaient reçu 1,2 million d’euros de pots-de-vin pour permettre à tous les prévenus  de marcher librement.

Témoigner contre d’autres a endommagé la réputation de Zindashti parmi ses pairs et il est devenu la bête noire. La disgrâce parmi ses pairs lui a coûté cher quelques années plus tard quand ils l’ont soupçonné de les avoir vendus dans l’affaire de la découverte massive d’héroïne grecque Noor One, la plus importante jamais réalisée en Europe, qui a engendré des retombées sanglantes dans le monde entier et a déclenché des scandales de corruption politique qui font toujours rage en Turquie, en Grèce et au Moyen-Orient;

Esfandiar Rigi

L’une des personnes arrêtées par la police était Esfandiar Rigi, la personne qui s’était évadée avec Zindashti de prison en Iran des années auparavant. Rigi a fui la garde à vue de la police grecque et s’est rendu en Turquie où son vieil ami l’a aidé à se rendre à Dubaï où il vivait.

D’autres barons de la drogue qui avaient investi dans l’accord ont commencé à soupçonner Zindashti après l’échec de l’accord et les arrestations en Grèce et ont même assassiné par erreur sa fille Avin, étudiante universitaire, à Istanbul au lieu de lui quelques mois plus tard. Zindashti a affirmé qu’il avait averti les autorités turques et pensait que lui et sa famille étaient sous leur protection.

Zindashti, qui ne savait pas qui avait ciblé sa famille, a décidé l’élimination de ses anciens partenaires

La première cible, Murad Garki, a été tuée à Amsterdam, puis deux autres en Turquie. Les meurtres d’anciens associés, dont Esfandiar Rigi, connu sous le nom de Mohammad Diesel, se sont poursuivis en Turquie, aux Émirats arabes unis, aux Pays-Bas et en Iran.

Zindashti a finalement été arrêté en mars 2018 par la police turque lorsque la Grèce a émis un mandat d’arrêt international contre lui, mais a été libéré avec l’aide du politicien turc Burhan Kuzu, un haut fonctionnaire du Parti de la justice et du développement (AK) au pouvoir, et s’est rendu en Iran.

Kuzu avait déclaré au juge que la libération de Zindashti aurait un effet positif sur les relations turco-iraniennes.  Kuzu a-t il agi de sa propre initiative ou à la demande d’un responsable diplomatique ou de sécurité iranien. Le politicien turc a ensuite été jugé pour son rôle dans cette affaire.

Jusque-là, Zindashti semblait toujours fonder ses espoirs pour  un avenir en Turquie et… sur la scène politique turque, mais pas en République islamique.

Les médias turcs l’ont désigné comme l’homme derrière l’enlèvement d’Habib Asyud le 16 décembre et ont affirmé qu’il était lié au ministère iranien des renseignements.

Dans une interview vidéo avec un journaliste turc publiée sur YouTube  le 20 décembre, Zindashti a nié les allégations de collaboration avec le ministère iranien des renseignements, portées contre lui par Bakhtiar Forat, un parent arrêté en Turquie en novembre. Zindashti a déclaré que les aveux de Forat avaient été faits sous la torture et étaient sans fondement.

La Turquie a arrêté un certain nombre de citoyens turcs pour leur rôle dans l’enlèvement d’Asyud remis aux services de renseignement iraniens, vraisemblablement sur ordre de Zindashti.

A suivre

Shahed Alavi – Iran International staff journalist

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IRAN 🇮🇷 (Yazd province): Police busts close to 600 kg of narcotics (Opium and Hashish)

TEHRAN, Jan. 27 (MNA) – The Yazd police commander announced that during three separate operations, a total of 585 kilograms of narcotics, including 352 kg of opium and 233 kg of Hashish were discovered in the province.

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IRAN 🇮🇷 (Tehran): the police forces of the Sistan and Baluchestan province have seized over one ton of opium in Iranshahr county in the southeastern province of Iran

The Police Chief of Sistan and Baluchistan Province Second Brigadier General Ahmad Taheri said on Tuesday that following the intelligence activities of the police forces of Iranshahr County, a drug-trafficking band who were planning to transfer a large consignment of illicit drugs to the center of the country have been identified.

Five smugglers have been arrested in this regard, he said, adding that the police forces seized 1.226 ton of opium in addition to confiscation of some weapons and ammunition.

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INDE 🇮🇳 (NCB): l’héroïne d’Afghanistan est introduite en contrebande au Pakistan par les Taliban et l’ISI, puis expédié du port de Karachi par des bateaux de pêche au Sri Lanka, aux Maldives et en Australie

BENGALURU

Dans un exposé, le Bureau de contrôle des stupéfiants a découvert un « syndicat international de stupéfiants » qui serait dirigé conjointement par les talibans, le renseignement inter-services pakistanais et les Tigres de libération de l’Ilam tamoul qui a également des connections en Iran, en Afghanistan, au Pakistan, en Inde, en Australie et aux Maldives.

En raison du déploiement massif de troupes le long des frontières internationales, des stupéfiants passent par voie maritime.

L’héroïne en provenance d’Afghanistan est introduite en contrebande au Pakistan par les talibans et l’ISI, puis expédiée du port de Karachi par des navires de pêche au Sri Lanka, aux Maldives et en Australie. L’autre route mène les drogues de contrebande au Mozambique.

« Les bateaux iraniens sont souvent utilisés par ce réseau. Les précurseurs chimiques necessaires pour la production d’héroïne, en particulier l’anhydrite acétique, sont acheminés vers l’Afghanistan depuis l’Iran « , a déclaré le directeur adjoint des opérations, NCB, K P S Malhotra.

«De nombreux transferts en pleine mer ont lieu dans les eaux territoriales de l’Inde ou très près de ses eaux territoriales. Ce commerce illicite de drogues à travers le continent a des ressortissants pakistanais, sri-lankais et indiens qui sont arrêtés et incarcérés pour trafic de drogue au Sri Lanka et incarcérés dans les prisons de ce pays. Ils sont impliqués dans la coordination du mouvement de la drogue, principalement de l’héroïne, en provenance d’Afghanistan », a-t-il déclaré.

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PAYS-BAS 🇳🇱 (Interpol): arrestation à Amsterdam de Tse Chi Lop, important producteur et fournisseur sur le plan mondial de méthamphétamines

Les autorités australiennes l’avaient dans le collimateur depuis  de nombreuses années.

« Tse Chi Lop est du niveau d’El Chapo ou peut-être de Pablo Escobar », a déclaré Jeremy Douglas, représentant de l’Asie du Sud-Est et du Pacifique à l’Office des Nations Unies contre la drogue et le crime (ONUDC), à Reuters en 2019.


Tse Chi Lop, citoyen canadien d’origine chinoise, a été désigné par l’Office des Nations unies contre les drogues et le crime (ONUDC) comme étant le chef présumé de l’immense cartel asiatique connu sous le nom de « Sam Gor », un important producteur et fournisseur sur le plan mondial de méthamphétamines.

« Sam Gor » blanchirait les milliards provenant de la drogue notamment via des casinos, des hôtels et des sociétés immobilières de la région du Mékong, en Asie du Sud-Est.

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Asia’s drug ‘kingpin’ more Hollywood than reality

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ISRAËL 🇮🇱: saisie de 1,3 tonne de cocaïne en provenance du Guatemala et du Brésil

Pour l’instant la police israélienne a arrêté un marchand de légume de 30 ans du Néguev, soupçonné d’être l’un des principaux passeurs, y compris d’autres criminels.

Des résultats importants ont eu lieu ces derniers jours dans l’enquête des deux trafics de cocaïne du Brésil et du Guatemala vers Israël le mois dernier.

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UKRAINE 🇺🇦: la tonne 100 d’héroïne en provenance du Pakistan via le port d’Odessa était destinée au marché européen

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Cette photo publiée par le bureau du procureur général d’Ukraine le mardi 5 janvier 2021 via AP, montre environ 1 tonne métrique (1,1 tonne) d’héroïne , saisie dans la ville de Lviv, dans l’ouest de l’Ukraine.

(Bureau du procureur général d’Ukraine via AP)

Des responsables ukrainiens affirment avoir saisi environ 1 tonne (1,1 tonne) d’héroïne que les passeurs avaient l’intention de transporter dans les pays de l’Union européenne et précisent que quatre citoyens turcs ont été arrêtés dans cette affaire. Un communiqué publié mardi soir par le bureau du procureur général national a indiqué que l’héroïne avait été saisie dans la ville de Lviv, à environ 50 kilomètres de la frontière polonaise. Il a déclaré que l’héroïne était originaire du Pakistan et était entrée dans le pays via le port d’Odessa sur la mer Noire.

L’héroïne, dont la valeur est estimée à 2,3 milliards de hryvna (81 millions de dollars), devait être introduite dans l’UE sous le couvert d’une cargaison diplomatique, indique le communiqué, mais ne donne pas plus de détails.

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IRAK 🇮🇶 (Front turkmène irakien): le PKK empoisonne les jeunes de Kirkouk avec de la drogue, dixit Arshad al-Salihi

Le chef du Front turkmène irakien, Arshad al-Salihi, a déclaré, samedi, que l’organisation terroriste « PKK » empoisonnait les jeunes en introduisant de la drogue sur les marchés du gouvernorat de Kirkouk (nord).

Arshad al-Salhi a déclaré sur Twitter : « Le PKK empoisonne les jeunes en s’adonnant au trafic de drogue à Kirkouk« .

Selon Al-Salhi, l’organisation terroriste qui, pendant des années, a été à l’origine des assassinats de membres du Front turkmène irakien, a entrepris de faire le commerce de la drogue à Kirkouk.

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CAMBODGE 🇰🇭: plus de 20 000 arrestations pour des crimes liés à la drogue en 2020

Le Khmer Times s’est procuré un rapport du département anti-drogue du ministère de l’Intérieur daté du 2 janvier précisant que la police a enregistré 10 193 infractions liées à la drogue dans le pays sur l’ensemble de l’année dernière.

Le rapport indique que 20.913 suspects, dont 355 étrangers et 1.267 femmes, ont été arrêtés. 3 251 kg de drogues, dont 289 kg de marijuana ont été saisi ainsi que 148 voitures, 2 618 motos, 7 908 téléphones portables, 530 balances, 29 pistolets, 26 fusils, deux maisons, deux terrains, un condominium, un entrepôt .  20 000 dollars ont été gelés sur trois comptes bancaires.

Le nombre d’arrestations a augmenté de 20 % par rapport à l’année précédente, tandis que les saisies de drogue ont augmenté de 17 %.

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DUBAÏ 🇦🇪(port de Hamriya): les douaniers contrôlent un conteneur et saisissent plus de 75 kilos de stups

Les douaniers de Dubaï ont saisi 76,31 kg de stupéfiants au port de Hamriya.

Les 30,15 kg de crystal meth et 46,16 kg de haschich ont été retrouvés cachés dans un conteneur, a déclaré Ibrahim Kamali, le directeur exécutif par intérim de la Division de l’inspection des douanes à la douane de Dubaï.

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RUSSIE 🇷🇺 (Moscou-Saint-Pétersbourg): FSB et DEA travaille la main dans la main

Au cours d’une opération spéciale, le FSB et la DEA (Drug Enforcement Administration) ont démantelé un réseau de contrebande de cocaïne d’Amérique du Sud destinée à la Russie et au reste de l’Europe.

Au moins 330 kilogrammes de cocaïne ont été saisis.

Déroulement de l’opération

En mai, dans le cadre de la première opération conjointe avec le DEA à Saint-Pétersbourg, un dealer a été arrêté et un kilogramme de cocaïne a été saisi. Un mois plus tard, les services spéciaux ont arrêté les participants et l’un des organisateurs du groupe criminel alors qu’ils tentaient de vendre de la drogue. Les agents du FSB ont réussi à saisir 34 kilogrammes de cocaïne. Au stade final de l’opération, en novembre 2020, une cache a été trouvée dans la région de Moscou. Au cours de la perquisition, au moins 295 kilogrammes de drogue ont été trouvés.

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BULGARIE 🇧🇬 / TURQUIE 🇹🇷 (Schengen): Veysel Filiz, lobbyiste d’Erdogan arrêté avec 100 kilos d’héroïne à la frontière de l’UE

Veysel Filiz, lobbyiste de la coalition AKP/MHP au pouvoir en Turquie, a été arrêté, début décembre, avec une centaine de kilos d’héroïne dans ses bagages, alors qu’il tentait d’entrer sur le territoire de l’Union européenne. Anciennement vice-président du Cojep (organisation pro-Erdogan en Europe), puis attaché de presse de l’ambassade de Turquie à Bruxelles, il avait été expulsé par la Belgique en raison de ses activités d’espionnage.

Diplômé en turcologie à l’université de Strasbourg, Veysel Filiz faisait depuis des années du lobbying pour le régime d’Erdoğan en Europe.

Espionnage pour le régime turc

Sa tâche, non officielle, consistait à recueillir des informations sur les opposants au régime d’Erdogan en Europe, en particulier sur les Kurdes, et à communiquer ces informations à Ankara. En 2017, la police belge a découvert que Filiz menaçait des militants de l’opposition vivant en Europe à partir de comptes sociaux enregistrés sous de faux noms.

Porte-parole de l’association de lobbying islamiste EMISCO

En Europe, le lobbyiste de l’AKP a également été le porte-parole de l’Initiative musulmane européenne pour la cohésion sociale (EMISCO). Son nom est apparu pour la dernière fois sur le site web de l’association islamiste, le 29 mars 2020, lorsqu’il a soutenu Ahmet Mete, un prédicateur pomak condamné en Grèce pour incitation à l’antisémitisme.

Le 9 décembre, l’agent turc a été arrêté par hasard à la frontière bulgare, avec une centaine de kilos d’héroïne d’une valeur de cinq millions d’euros. L’affaire n’a été révélée que maintenant, car les autorités turques ont tout fait pour dissimuler l’événement.

Contrairement à l’ordinaire, cette grosse saisie de drogue n’a pas été étalée dans la presse.

Le fils de l’intéressé, Fatih Filiz, parle d’un “complot” contre son père, disant qu’il sera bientôt libéré. Reste à savoir s’il peut espérer une amnistie similaire à celle dont a bénéficié récemment le parrain de la mafia et du crime organisé, Alaattin Çakıcı.

Les Loups gris et la mafia de la drogue

Plusieurs recherches menées au cours des dernières années ont démontré l’implication des régimes turcs successifs dans le trafic de drogue vers l’Europe, ce depuis les années 1970.

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TURQUIE 🇹🇷 (Istanbul): A l’aéroport, les douaniers ont saisi 2,65 kilogrammes de cocaïne cachés dans des peintures à l’effigie de Diego Maradona.

Comme le relate l’édition turque du site Euronews, mercredi, la drogue a été trouvée dans les bagages d’un Allemand de 72 ans en provenance de Colombie. Les douaniers ont fouillé ses affaires et découvert des sacs contenant de la cocaïne à l’intérieur des 12 petites toiles de peinture qu’il transportait.
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NARCOTRAFIC MARITIME: l’enfant d’Ergué Gabéric va-t-il se décider à contrôler le trafic conteneur sur ses ports africains

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INDONESIE 🇮🇩 (Bali): un Français a été arrêté à Bali pour possession de drogue et de plusieurs armes, ce qui pourrait lui valoir jusqu’à 20 ans de prison

Putu Jayan Danu Putra

La police a saisi chez lui près de cinq grammes de méthamphétamines et trois armes, un fusil avec stabilisateur, un pistolet Makarov et un revolver.

«Toutes ces armes sont illégales et nous enquêtons pour savoir d’où elles venaient», a expliqué Putu Jayan Danu Putra , le chef de la police de Bali à des journalistes.

L’homme âgé de 30 ans, simplement identifié par ses initiales R J H B, a d’abord été arrêté dans un petit supermarché de la zone touristique de Kuta par des policiers qui avaient reçu des informations sur un réseau de trafic de drogue.

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TURQUIE 🇹🇷 : plus de 103 kg d’héroïne, 91 kg de méthamphétamine et 257 kg de marijuana saisis dans le cadre d’opérations de lutte contre les stupéfiants

Dans le district de Yuksekova, dans la province de Hakkari, la police a découvert plus de 103 kilogrammes (227 livres) d’héroïne dans un minibus.

Dans l’est de la Turquie, les forces de sécurité ont trouvé plus de 91 kg (200 livres) de méthamphétamine liquide hautement mortelle dans deux camions avec des plaques iraniennes.

Deux conducteurs ont été arrêtés en raison de leurs liens présumés avec la drogue.


 

Dans la province d’Edirne, les gardes-frontières au poste frontière d’Ipsala, à la frontière turco-grecque, ont saisi quelque 257 kg (566 livres) de marijuana dans un camion en provenance de Grèce.

source Ahmet Gencturk

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AFGHANISTAN 🇦🇫 (Pavot): toujours producteur de 80% de l’héroïne mondiale

Il est 4h30 du matin et Amrullah Khan est en train de prier chez lui avant de se rendre dans son champ de pavot. Il vit dans le district peu sûr de Khogyani, dans l’est de la province de Nangarhar.

Il a appris à cultiver de son père, et ce dernier du sien, et il a formé ses enfants à l’art de cette plante interdite, sur laquelle ils ont commencés à travailler vers l’âge de dix ans. Amrullah est l’un des 590 000 paysans qui ont fait de l’Afghanistan le premier vendeur mondial d’opium, produit de cette fleur.

«C’est la chose la plus dure qui soit», dit celui qui nourrit les 13 membres de sa famille avec la vente de la résine: «Il faut travailler pendant des mois du matin à l’après-midi, cela nuit à la santé et ruine l’avenir de nos enfants« .

Vêtus de leurs vêtements les plus anciens, qui seront bientôt rendus inutiles par le brun intense de la résine, les ouvriers commencent à faire des incisions dans les capsules, d’où ils extraient ce qu’on appelle le «lait de pavot».

L’opium est vendu secrètement. Il est révolu le temps où cela se faisait ouvertement « à la campagne ou dans les bazars locaux ». Maintenant, les « négociants » s’approchent discrètement du village, ou les agriculteurs eux-mêmes transportent le pavot «secrètement dans les zones d’insécurité et contrôlées par les talibans». Ce qui ne manque pas, ce sont les acheteurs. « Tout le monde est impliqué pour gagner quelques centimes, que ce soit des responsables gouvernementaux, des talibans ou des trafiquants de drogue« , dit Amrullah.

La récolte est souvent interrompue par des combats entre les forces de sécurité afghanes, les talibans et le groupe djihadiste État islamique (EI). On ne sait jamais d’où vient la dernière rafale de tirs qui les force à courir.

La culture du pavot n’a pas été bonne cette année et Amrullah n’a fait que 400 $ de sa vente, contre 2000 $ l’an dernier. L’argent obtenu couvre à peine les engrais et la main-d’œuvre, il demandera donc à un trafiquant de drogue une avance pour la prochaine récolte.

Depuis la chute du régime taliban en 2001 grâce à l’invasion américaine, le gouvernement afghan et la communauté internationale ont dépensé plus de 9 milliards de dollars pour mettre fin à la culture de l’opium, sans succès.

L’Afghanistan est toujours le producteur de 80% de l’héroïne mondiale

Selon les données de l’Office des Nations Unies contre le crime et la drogue (ONUDC), la production de pavot n’a fait qu’augmenter: de 185 tonnes en 2001 sous le régime des Taliban et de 3400 tonnes en 2002 (première récolte en présence des forces étrangères), à 6400 tonnes en 2019. Les surfaces occupées pour la culture du pavot sont passées de 800 hectares en 2001 à 163000 en 2019. On peut donc se poser de sérieuses questions sur l’action des organismes en charge de la lutte contre les stups!

L’insécurité serait une des raisons de l’échec des programmes de lutte contre les stupéfiants

« 83% de la culture a lieu dans des zones dangereuses contrôlées par les talibans facilite le trafic de drogue », souligne le porte-parole du ministère de l’Intérieur, Tariq Arian.

La police afghane, avec le soutien des forces américaines, a détruit un total de 500 laboratoires de traitement de la drogue entre 2009 et 2019 par des frappes aériennes, des opérations spéciales et la campagne médiatique « Iron Tempest » entre 2017 et 2018 menée par les États-Unis.

Les talibans tirent environ 200 millions de dollars par an de la vente de drogue, un montant, selon les données de l’armée américaine, supérieur à ce dont ils ont besoin pour couvrir les dépenses de leur guerre contre les troupes internationales et locales.

Les talibans nient toute implication

« L’émirat islamique – comme aiment s’appeler les talibans, n’a rien à voir avec la culture, le trafic et les autres activités liées à la drogue », a déclaré à EFE le principal porte-parole des talibans, Zabihullah Mujahid.

Le Narco Malang Amani (le nom a été changé) est un trafiquant de drogue de niveau intermédiaire. Il achète généralement de petites quantités d’opium à des commerçants locaux ou directement à des agriculteurs de confiance dans l’est de l’Afghanistan. Amani, 59 ans, a passé les 18 dernières années dans le business et le trafic de drogue et regrette l’époque après l’effondrement du régime taliban où la contrebande était « facile et rentable« .  » On pouvait conduire une voiture remplie d’opium à 600 kilomètres de Nangarhar au sud de Kandahar sans problèmes, en payant à la police «une petite somme ou un cadeau» « .

Ces dernières années, cependant, les « expéditions » ne pèsent plus que 20, 30 voire 50 kilos dans le meilleur des cas, et en plus « il faut changer plusieurs fois de voiture, utiliser de fausses plaques d’immatriculation, des fausses cartes d’identité et même porter une kalachnikov« .

Dans le sud de l’Afghanistan, les gros trafiquants de drogue achètent de l’opium à des intermédiaires comme Amani, des transactions qui sont toujours effectuées dans des zones dangereuses et donc cachées. Une fois les différentes livraisons intermédiaires rassemblées, elles sont ensuite expédiées en gros envois à travers les zones contrôlées par les Taliban vers le Pakistan et l’Iran.

La  frontière s’étend sur de 900 kilomètres entre les deux pays voisins

 

L’Iran, la première base logistique

En Iran,  les gardes-frontières ont construit des fossés entourés de barbelés, des murs et des tours de guet sur la ligne de 900 kilomètres entre les deux pays voisins. Soutenus par la Police Anti-Narcotiques, ils se consacrent principalement à empêcher les drogues d’entrer dans leur pays. Au cours des trois dernières décennies, ils auraient démantelé quelque 50 000 gangs.

Les provinces les plus actives sont le Sistan et le Baloutchistan et le Sud-Khorasan, dans le sud-est du pays. C’est la route terrestre traditionnelle, à laquelle il faut ajouter la route maritime, qui a son épicentre dans la région sud d’Hormozgan, dans le golfe Persique.

Il existe d’autres routes hors d’Afghanistan pour l’héroïne, l’opium et les amphétamines, entre autres drogues: vers le nord et l’ouest du pays, via le Pakistan ou vers le sud via l’océan Indien; mais ce sont des itinéraires plus longs qui impliquent des difficultés et nécessitent des capacités plus grandes.

« La route la plus proche de l’Europe est celle qui mène aux frontières de la République islamique d’Iran avec la Turquie et pour les passeurs, il est important que les drogues arrivent plus rapidement« , explique le chef de la police anti-stupéfiants iranienne, le brigadier général Mohammad Massoud Zahedian.

Les chiffres sont frappants. Au cours de la seule année 1398 du calendrier persan (jusqu’au 20 mars 2020), les forces iraniennes ont saisi 950 tonnes de drogue, 150 de plus que l’année précédente. 80% étaient de l’opium et le reste de l’héroïne, de la morphine et du cristal. Il y a eu 2 319 opérations et 1 886 gangs de drogue démantelés, selon les données du quartier général iranien de contrôle des drogues.

Mohammad Massoud Zahedian précise que l’Office des Nations Unies contre la drogue et le crime sait que l’Iran saisit plus de 90% de l’opium dans le monde, 26% d’héroïne et 48% de morphine. Pour la République islamique d’Iran, la  lutte est constante en essayant d’empêcher l’entrée sur notre territoire et de l’utiliser comme voie de transit.
Cet effort, ajout-t-il, est entravé par la faible aide internationale, à la fois financière et logistique, et par les sanctions des États-Unis, qui empêchent l’Iran d’acquérir les équipements nécessaires et modernes, notamment pour lutter contre le trafic sur la voie maritime du golfe Persique. qui est en plein essor.

La coopération est étroite avec d’autres pays touchés tels que le Pakistan et l’Afghanistan, dont le siège de coordination est situé à Téhéran. La surveillance des trafiquants de drogue commence au point de production et se termine au point de consommation afin de mener des opérations conjointes qui démantèlent l’ensemble du réseau de contrebande.

Ces réseaux ont parfois des liens avec le terrorisme, ce qui ajoute du danger aux opérations: «Des groupes djihadistes comme Daesh et Yeish al Adl vendent de la drogue pour couvrir leurs dépenses et l’acquisition d’armes», explique Mohammad Massoud Zahedian , ajoutant « Cette bataille pèse lourdement sur l’Iran. 3 850 membres du personnel de sécurité sont morts dans des opérations de lutte contre le trafic de drogue au cours des trois dernières décennies et quelque 12 000 ont été handicapés. Quelque 700 millions de dollars ont également été dépensés pour sécuriser nos frontières »

Mais ces drogues n’arrivent pas en Iran uniquement pour être transporté. «Nous avons 2 millions de toxicomanes en Iran», admet Abás Deilamizadeh, directeur de l’ONG «Tavalode Dobareh» , qui travaille dans des programmes de désintoxication depuis deux décennies. À ces deux millions s’ajoutent 800 000 consommateurs occasionnels. En Iran, l’opium était fumé dans une pipe. Aujourd’hui, comme dans le reste du monde, l’héroïne et le crystal sont ses formes les plus demandées.

Depuis la fin du siècle dernier, l’héroïne a dévasté plusieurs générations aux États-Unis

Un énorme camion à ordures s’arrête avec le moteur en marche devant un centre de traitement de la toxicomanie à Baltimore, aux États-Unis, où le Dr Jordan Narhas-Vigon attend. Le chauffeur, un homme d’âge moyen, sort nerveusement, demande l’ordonnance et revient au véhicule en courant.

« Le problème de l’héroïne est profondément enraciné. Un des patients que nous avons traités m’a dit qu’il en consommait depuis l’âge de 11 ans. Et maintenant, il a 50 ans, travaille et continue de lutter contre la toxicomanie« , explique le médecin. Les problèmes d’héroïne, dans de nombreux cas, passent des grands-parents, aux parents et aux enfants.

L’équipe médicale qui est installée à l’extérieur du centre de détention de la ville de Baltimore, compte près d’un millier de détenus, dont beaucoup attendent d’être jugés. A mi-chemin entre Philadelphie et Washington, Baltimore, avec près de 2,5 millions d’habitants, est l’un des épicentres historiques de la consommation d’héroïne sur la côte Est. Et il y a des histoires similaires à Boston, New York, Atlanta, Cleveland ou Pittsburgh.

Plus de 750 000 personnes sont mortes de surdose depuis 1999 en grande majorité à cause des opiacés, selon les données du Center for Disease Control (CDC) et plus de 71000 rien qu’en 2019.

L’héroïne est dans les rues des États-Unis depuis 1970, la plupart en provenance d’Asie du Sud-Est

Le marché a changé récemment avec l’entrée du Mexique comme principal fournisseur et l’arrivée du fentanyl, un opiacé utilisé pour traiter la douleur causée par le cancer, entre autres maladies. On estime qu’elle est jusqu’à 50 fois plus puissante que l’héroïne.

Les cartels mexicains, selon deux hauts responsables de la DEA (Drug Enforcement Administration) des États-Unis, se sont simplement adaptés à la demande. Pour ce faire, ils ont augmenté leur capacité de culture du pavot dans leur Triangle d’Or, qui regroupe les États de Sinaloa, Chihuahua et Durango, près de la frontière américaine.

Augmentation du surdosage

Petit à petit, se perdant dans ses pensées, les «clients» apparaissent. Les voitures sur l’autoroute voisine bourdonnent comme des moustiques à côté du fourgon du Behavioral Health Leadership Institute (BHLI), une organisation non gouvernementale dédiée à fournir des services de santé aux toxicomanes les plus vulnérables QUI  prescrit principalement des médicaments, car très peu bénéficient d’une couverture médicale, et propose des inhalateurs de «narcan» (naloxone), le médicament utilisé pour traiter les surdoses d’opiacés.

Aux commandes, Deborah Agus, sa directrice, une petite avocate énergique qui parle sans arrêt: avec des «clients», comme elle appelle les patients; avec les agents de la prison qui vont et viennent, avec les policiers qui vont et viennent; même avec les quelques marcheurs.

« Nous sommes une vieille ville typique, urbaine et sur la côte est. Avec des problèmes liés aux niveaux élevés de pauvreté, aux questions raciales, au manque de financement fédéral et étatique pour l’éducation, et au fil des ans, il y a eu des problèmes avec la police, des émeutes… » dit-elle.

«Il y a toujours eu des problèmes de consommation d’héroïne à Baltimore, mais, comme ailleurs, on n’y a pas prêté attention jusqu’à ce que les garçons de familles blanches aisées commencent à faire une surdose. C’était un problème caché», explique Deborah Agus. Et c’est toujours le cas: « Pendant la pandémie, les décès par surdose ont de nouveau augmenté de façon spectaculaire. »

Maintenant, en plus, la rue exige un mélange de stupéfiants. « Fentanyl avec de l’héroïne, avec de la marijuana, avec n’importe quoi« , quelque chose d’extrêmement dangereux qui augmente le risque de surdose.

Rapport de Baber Khan Sahel (Khogyani), Marina Villén et Artemis Razmipour (Téhéran), Alfonso Fernández (Baltimore). Edité par Moncho Torres, Susana Samhan, Raquel Godos et Javier Marín.

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