Aviseur International renseigne, sans complaisance, sur la problématique de la drogue, du narcotrafic, de la corruption et sur les politiques mises en œuvre par les différents Etats et les dérives que s'autorisent les fonctionnaires des administrations — aviseurinternational@proton.me — 33 (0) 6 84 30 31 81
Surnommé le « gangster de Facebook » également connu sous le nom de Reis
Ce « narco-business » s’étendait de l’Amérique du Sud, à l’Australie, aux Pays-Bas, à Hong Kong, à la Corée du Sud et à l’Afrique du Sud.
Les autorités turques ont déclaré jeudi avoir capturé Hakan Ayik, l’un des principaux fugitifs recherchés en Australie pour trafic de drogue et poursuivi également par la DEA et les autorités néo-zélandaises, ainsi que 36 autres personnes impliquées dans un réseau international du crime organisé.
Le ministre turc de l’Intérieur, Ali Yerlikaya, a déclaré que les arrestations à Istanbul visaient la bande de motards armés Comanchero qui, selon lui, serait impliquée dans le trafic de drogue, des homicides, du pillage et du blanchiment d’argent dans le monde entier.
Avec Duax Hohepa Ngakuru, Hakan Ayik, dirigeait le réseau criminel depuis au moins un an, a déclaré Ali Yerlikaya sur X (ex-Twitter).
Les autorités néo-zélandaises ont annoncé vendredi avoir saisi 140 kilos de cocaïne en provenance d’Équateur lors d’une opération qui a abouti à l’arrestation de quatre personnes.
La coke avait été camouflée dans un trou d’un conteneur, qui avait quitté l’Équateur avant d’atteindre le port de la ville d’Auckland.
SYDNEY, Oct 26 (Reuters) – Australian police have arrested seven members of an alleged Chinese crime syndicate for laundering hundreds of millions of dollars through one of the country’s largest money remitters after a giant sting operation involving U.S. Homeland Security.
Police said on Thursday the Chinese Long River crime syndicate allegedly laundered A$229 million ($143 million) through the Changjiang Currency Exchange, one of the country’s largest independently-owned remitters with dozens of shops nationwide, between 2020 and 2023.
La Colombie, premier producteur mondial de cocaïne, a battu en 2022 un nouveau record de production de cette drogue, ainsi que de cultures de coca, a annoncé lundi l’ONU.
La Colombie bat record sur record. Entre 2020 et 2021, les surfaces cultivées de coca avaient déjà progressé de 42 %. Et les rendements étaient déjà à la hausse.
Selon un nouveau rapport de l’Office des Nations unies contre la drogue et le crime (Undoc), les cultures de feuilles de coca ont augmenté de près de 13% en 2022, pour atteindre le chiffre record de 230.000 hectares. La production de cocaïne, principalement à destination des Etats-Unis et de l’Europe, a elle aussi notablement augmenté passant de 1.400 tonnes à 1.738 tonnes.
C’est que les techniques de cultures de coca se perfectionnent, rapporte notre la correspondante à Bogota de RFI, Marie-Eve Detoeuf. Cela explique que la production de cocaïne augmente encore plus vite que les surfaces cultivées. Le rapport 2022 de l’ONU (UNODC) montre qu’il y a des données stables. Les cultures de coca se concentrent dans trois départements situés à la frontière avec l’Équateur où elles ont beaucoup progressé, et à la frontière avec le Venezuela. Et quelque 115 000 familles vivent du trafic de drogue.
C’est Le Figaro qui rapporte que Gérald Darmanin a annoncé vendredi 8 septembre la création d’une «unité d’investigation nationale» sur «le modèle de la CRS 8», cette unité spécialisée dans la lutte contre les violences urbaines, pour combattre le trafic de drogue, ce qu’il a comparé à «la bataille de Stalingrad». Dans une interview au Parisien , le ministre de l’Intérieur estime qu’il faut «être beaucoup plus offensifs dans le domaine de l’investigation, sur les enquêtes, malgré le travail incroyable des services d’investigation». «Il faut contenir la pieuvre. C’est la bataille de Stalingrad», s’est-il exclamé, faisant état de «1000 points de deal en moins en un an sur l’ensemble du territoire».
De sources diverses, on sait que cette bataille a marqué l’histoire par l’ampleur des moyens déployés et les pertes matérielles et humaines (près de 2 millions de morts).
Voila ce que propose Gérald Darmanin qui semble donc prêt à engager beaucoup de moyens et prêt aussi à sacrifier combien d’hommes.
La bataille de Stalingrad se transforma rapidement en guerre urbaine ultraviolente où la préservation de la ville et la vie des civils ne sont pas prises en compte.
De par ces enjeux et les moyens déployés, la bataille de Stalingrad fut une guerre d’anéantissement où il ne pouvait y avoir qu’un seul vainqueur.
Gérald Darmanin va-t-il réarmer les vieux Heinkel He 111 ?
Et pour la Belgique, les Pays Bas, l’Allemagne, l’Italie, l’Espagne, les Balkans, l’Albanie, la Macédoine, le Montenegro, la Grèce, la Turquie, et pour les blanchisseurs institutionnels qui sont en Irlande, dans les anglo-normandes, en Andorre, à Malte, au Luxembourg, à Gibraltar, au Liechtenstein et à Monaco, que va faire notre ministre ?
J’ose même pas aborder la situation dans les Caraïbes et les Amériques, ni dans la zone pacifique.
Peut être des raids aériens du type Guernica, mais la légion Condor n’existe plus ?
Au Brésil, en Australie, en France, en Belgique, en Norvège, en Turquie : depuis le début de l’année 2023, plusieurs dizaines de saisies de cocaïne attachées à la coque de gros navires ont eu lieu dans les ports aux quatre coins du monde. Les autorités estiment toutefois qu’il s’agit de la pointe de l’Iceberg, puisque la contrebande et la consommation de cocaïne ont aussi atteint des sommets cette année.
Selon les experts, les organisations criminelles se servent de plus en plus de cette technique parce qu’elle permet d’exporter plus facilement de la drogue, sans avoir recours à la corruption.
Une stratégie parfois mortelle
Attacher de la drogue à la coque de bateau n’est pas une nouvelle technique. Les premiers cas répertoriés datent des années 1990. Or, les cas impliquant des plongeurs retiennent plus l’attention depuis l’année passée, notamment en raison du décès d’un plongeur à Newcastle, en Australie.
Bruno Borges, a professional scuba diver, was found floating unconscious in an industrial port, surrounded by 54 kilos of cocaine. Police believe it was « parasite smuggling » gone wrong, a daring underwater tactic used by traffickers to move drugs around the world. 1/6
Tahiti, le 15 juin 2023 – Le capitaine suédois condamné à sept ans de prison ferme puis relaxé dans le cadre de la saisie de 425 kilos de cocaïne opérée en septembre dernier, a obtenu jeudi la restitution de son passeport devant la cour d’appel.
L’opération secrète connue sous le nom d’Opération Beech –Operation Haya– a bénéficié de la collaboration du DEA et a conduit à l’arrestation de douze suspects, selon la télévision australienne ABC.
Le commissaire de police de l’Australie-Occidentale, le colonel Blanch, a expliqué que l’opération a duré six semaines au cours desquelles d’importants moyens de surveillance ont été déployés. « C’était l’occasion d’appréhender ce groupe mafieux capable de recevoir et d’apporter la drogue puis de la distribuer dans toute l’Australie« , a expliqué le porte-parole de la police.
Les autorités américaines ont intercepté la drogue en novembre dans les eaux proches de l’Amérique du Sud, mais tout indiquait que les trafiquants australiens ne s’en étaient pas aperçus et attendaient l’envoi vers le 28 décembre.
La police australienne a largué des balles identiques de fausse cocaïne à environ 40 miles à l’ouest de Perth.
Les trafiquants ont cherché la drogue pendant plusieurs jours à l’aide de deux bateaux et l’ont finalement localisée. Le 30 décembre, des agents des opérations spéciales ont arrêté trois hommes à bord d’un bateau avec 1,2 tonne de fausse cocaïne au large des côtes, à environ 70 kilomètres de Perth. Les neuf autres suspects ont été détenus à divers endroits de Perth, y compris divers hôtels, et plus de 2 millions de dollars australiens dans une voiture ont été saisis.
Depuis rien n’a changé ni évolué dans le bons sens. En France, c’est la guerre à outrance qui ne fait qu’empirer la situation en confortant l’action des narcotrafiquants.
Docteur en droit, ancien procureur général du Tessin, conseiller aux Etats, conseiller d’Etat et membre de l’Assemblée parlementaire du Conseil de l’Europe, pour laquelle il a mené différentes enquêtes qui l’ont fait connaître sur la scène internationale.
Par Dick Marti
Pour lutter contre les narcotrafiquants, il est nécessaire de mener une importante action de sensibilisation au niveau mondial, selon Dick Marty. Et il faut progressivement s’acheminer vers un marché contrôlé dans lequel la réglementation est définie en fonction de la dangerosité de la substance et de l’âge du consommateur.
Après des décennies de faillites ruineuses dans la réponse sociale au problème des dépendances, on doit le dire clairement: le prohibitionnisme en matière de drogue et la criminalisation des consommateurs sont une voie sans issue.
Plus, ils ont directement contribué à produire le plus important phénomène criminel de tous les temps, qui alimente toutes sortes d’autres trafics. L’argent de la drogue et les pratiques des organisations criminelles infiltrent l’économie avec un effet de contamination morale et de diffusion à grande échelle de la corruption. Les enquêtes n’atteignent presque jamais les hauts étages du crime organisé. La répression des petits poissons sert en revanche, presque cyniquement, à entretenir un certain niveau des prix et à assurer des profits fabuleux à ceux qui gèrent les grands trafics.
L’argent facile de la drogue est en fait devenu un facteur économique de grande importance, ce qui explique aussi pourquoi on ne s’attaque pas à la racine du problème. Si l’on pense que le chiffre d’affaires du trafic de drogue est estimé à environ 300 milliards de dollars par année, il est évident que cet argent est désormais devenu un véritable facteur de portée géopolitique. Il entretient de nombreux conflits, permet de financer des achats massifs d’armes de plus en plus sophistiquées, conditionne les choix de nombreux gouvernements, influence les structures socio-économiques. J’ai entendu récemment un chercheur affirmer que si le trafic de drogue était éliminé, la plupart des familles des cités entourant Marseille ne seraient plus à même de payer leur loyer.
Des ressources énormes sont investies dans la répression, alors que le crime qui en contrôle le trafic prospère. Les institutions et la structure sociale de plusieurs pays ont été bouleversées par les narcodollars et les narcotrafiquants.
Nous sommes tous conscientsqu’il n’existe pas de solution facile ni de solution idéale.
Je pense cependant que toute nouvelle solution présuppose que l’on soit conscient de ce qui est en train de se passer et du gâchis auquel a conduit la politique actuelle.
Une importante action de sensibilisation au niveau mondial est nécessaire. Ce travail est en cours depuis longtemps. En 1984 déjà, Milton Friedman, Prix Nobel d’économie, écrivait que la prohibition de la drogue favorisait le crime, sans en diminuer l’usage, et imposait un coût aberrant à la société. Une position analogue a été prise, par la suite, par la célèbre revue The Economist, ce qui fit sensation. D’anciens chefs d’Etat se sont réunis en groupe de travail et ont pris position en faveur d’une nouvelle politique de la drogue et contre l’actuel régime de prohibition. Il est à peine besoin de rappeler ici le rôle important joué par Ruth Dreifuss dans ce contexte. C’est un travail difficile, qui demande beaucoup d’énergie et beaucoup de temps.
Il faut ainsi convaincre les politiciens un peu partout dans le monde.
La politique actuelle de la drogue est en effet ancrée, je dirai cristallisée, dans des conventions internationales qu’on ne pourra modifier qu’avec l’accord des principaux pays. Or, la peur de la drogue et les discours guerriers qui prônent la répression ont toujours la faveur de nombreux politiciens. Ce genre de discours, en effet, se prêtent bien à des tirades démagogiques et populistes, aujourd’hui plus que jamais à la mode.
Les chroniques parlementaires de ces dernières années démontrent, hélas, qu’à chaque fois que se pose un problème dans la société, il y a toujours de nombreuses voix, souvent majoritaires, pour proposer un durcissement des peines ou la création de nouvelles normes pénales. En Suisse, avant même de disposer d’une étude sérieuse quant aux conséquences sur la récidive de l’élimination des courtes peines de prison décidée lors de la dernière révision du Code pénal, il est devenu de bon ton, aussi bien à droite qu’à gauche, d’invoquer un retour à la case prison. C’est naturellement plus facile que d’essayer de comprendre les raisons profondes de certains comportements et de mettre au point les remèdes les plus efficaces. Il y a exactement deux cent cinquante ans, Cesare Beccaria publiait son ouvrage Dei delitti e delle pene. Il démontrait que ce n’est pas la sévérité de la peine qui retient une personne de commettre une infraction, mais bien le degré de probabilité de se faire prendre; un enseignement qui a maintenu une actualité étonnante. Cette vérité devrait être rappelée avec force aux décideurs d’aujourd’hui qui tendent à faire exactement le contraire: diminuer les moyens à la disposition de l’Etat pour le social, l’éducation et la prévention, et, par ailleurs, durcir la répression pénale.
La politique de la drogue exige une approche cohérente et crédible pour être efficace.
C’est loin d’être le cas aujourd’hui. La distinction entre substances légales et illégales apparaît aujourd’hui comme arbitraire, injuste et hypocrite. Je pense qu’il est nécessaire de mettre en œuvre une stratégie globale pour l’ensemble des substances psychotropes créant une dépendance. Cela ne veut nullement dire qu’on va traiter toutes les substances de la même façon. Il faut progressivement s’acheminer vers un marché contrôlé (cela existe déjà pour le tabac, l’alcool et les médicaments), dans lequel la réglementation est définie en fonction de la dangerosité de la substance et de l’âge du consommateur.
Dans de nombreux pays, les choses ont commencé à bouger. La distribution contrôlée d’héroïne a choqué au début, mais elle a démontré que, bien appliquée, elle contribuait à une réduction sensible des risques pour la santé, à une baisse de la criminalité et permettait une réintégration sociale qui ne paraissait guère possible auparavant. Quelques Etats ont libéralisé le cannabis. (…)
En matière d’addictionet sur la façon d’y faire face
J’ai beaucoup de doutes et, plus j’avance dans la connaissance de ce phénomène, plus les certitudes ont fondu comme neige au soleil. J’ai toutefois une conviction. La prohibition telle que nous l’appliquons est non seulement une faillite, mais elle entretient le phénomène criminel le plus important de tous les temps. Ce dernier a assumé une telle dimension que la lutte que nous menons actuellement contre le trafic de drogue ne peut pas et ne pourra jamais être gagnée.
Pourquoi? Parce que les intérêts du crime organisé sont aujourd’hui à ce point entremêlés avec ceux d’autres acteurs économiques, politiques et sociaux qu’une disparition des narcodollars entraînerait une réaction en chaîne désastreuse. Le directeur de l’Office des Nations Unies contre la drogue et le crime, Antonio Maria Costa, a affirmé que les narcodollars ont contribué à sauver de la faillite des établissements bancaires de première importance lors de la tempête qui s’est abattue sur les marchés financiers mondiaux en 2008. Je laisse la responsabilité de cette affirmation à son auteur, qui n’est en tout cas pas le dernier venu. Ce qui est vrai, en tout cas, c’est qu’avec le prohibitionnisme le narcotrafic est en fait devenu aussi, comme certaines banques, too big to fail!
Seul un changement de paradigme est à même de nous offrir une meilleure perspective d’avenir.
Il faut attaquer le trafic sur le terrain qui lui a assuré son fantastique succès, le marché. Ce marché que nous avons soutenu, financé, entretenu et qui a ainsi conféré une énorme plus-value à des substances qui n’avaient que peu de valeur. Au lieu d’essayer d’éliminer ce marché par des tentatives qui jusqu’à présent n’ont eu d’autre effet que de le renforcer, il faut l’accepter comme une réalité, il faut l’occuper et le réguler. C’est finalement ce qu’on a fait avec l’alcool et le tabac.
La drogue est avant tout un problème de santé et il faut l’appréhender en tant que tel.
Certes, ce changement d’orientation fondamental de la politique de la drogue n’est pas facile et n’est pas sans risque; des erreurs seront inévitables. Des expériences intéressantes sont en cours et les désastres que l’on nous a annoncés ne se sont pas produits. Comme l’a bien dit récemment un chercheur français, l’ampleur de la catastrophe actuelle est telle que le risque de faire pire est très faible.
En fait, il ne s’agit ni d’imaginer ni de réaliser une société sans drogue, celle-ci n’a jamais existé. Le véritable défi est d’accepter l’existence des drogues et d’apprendre à vivre avec. La régulation du marché – avec le contrôle de la production et de la distribution en tenant compte de la dangerosité des substances – permettrait de diminuer sensiblement les profits des narcotrafiquants. Mais cela contribuerait également à diminuer fortement les risques pour les consommateurs puisque, par exemple, la plupart des morts dues à la consommation de drogues ne sont en fait pas provoqués directement par la substance, mais par le fait qu’elle est frelatée.
Les ressources financièresque l’on économiserait dans le domaine de la répression et du système pénitentiaire permettraient d’intervenir avec plus d’efficacité sur la demande.
Non plus avec le gendarme et la prison, mais avec une action de prévention cohérente.
Persister sur la voie actuelle serait en revanche reconnaître la victoire du crime organisé et lui assurer un avenir confortable. Le marché illégal de la drogue continuera à être florissant et à être présent partout, dans tous les milieux, même dans les structures les plus fermées et les mieux surveillées.
Les narcodollars, comme évoqué plus haut, alimentent une corruption économique et morale aux plus hauts niveaux. Cette corruption est à mon avis la menace la plus grave pour nos démocraties. Oui, plus grave que le terrorisme.
Extraits d’une conférence publique donnée à l’Université de Genève par Dick Marty.
Un bateau de la marine néo-zélandaise a récupéré en haute mer un paquet de 3.200 kilos de cocaïne qui dérivait à des centaines de kilomètres au nord-ouest de la Nouvelle-Zélande, grâce notamment aux informations fournies par l’alliance «Five Eyes».
Ce réseau de collaboration dans le renseignement comprend l’Australie, les États-Unis, le Canada, le Royaume-Uni et la Nouvelle-Zélande.
Tout a commencé avec l’alliance entre les États-Unis et le Royaume-Unis dans lesannées 1940, à l’issue de la Seconde Guerre Mondiale. Il s’agissait au départ d’un accord entre ces deux nations à propos de l’échange d’informations et d’intelligences. Cette alliance fut à l’origine montée pour faire bloc face à l’avancée soviétique en Europe.
La presse n’aura accès qu’aux discours d’introduction du colloque, lundi matin. « Il y aura des échanges opérationnels, l’idée c’est que ça ne soit pas sur la place publique. D’ailleurs toutes les invitations sont parties, donc ceux qui n’en ont pas eu, ça veut dire qu’ils ne sont pas invités, » précise Thomas Pison.
Une vingtaine de personnes font le déplacement.
Depuis Paris, avec la présence d’Olivier Christen, directeur des Affaires criminelles et des grâces au ministère de la Justice, qui interviendra sur la politique pénale et sa déclinaison au plan local ; d’un avocat général près la cour d’appel de Paris, qui parlera de l’organisation et du rôle des juridictions spécialisées ; d’Éric Serfass, procureur de la République adjoint près le tribunal judiciaire de Paris, dont le sujet sera la coopération entre la Juridiction interrégionale spécialisée de Paris et le parquet de Papeete;
Stéphanie Charbonnier, directrice de l’Office français anti-stupéfiants (OFAST) interviendra sur le travail avec l’antenne locale de l’Ofast. Le Procureur général près la cour d’appel de Nouméa sera également présent, ainsi que deux représentants de l’ambassade de France à Washington DC.
Parmi les personnalités étrangères présentes, on compte le chef du service chargé de la répression du trafic international de stupéfiants, du blanchiment d’argent et du racket en Californie, qui expliquera l’approche américaine judiciaire et financière dans la lutte contre les trafics, et la cheffe des douanes américaines à l’aéroport de Los Angeles ; des représentants de la police et des douanes néo-zélandaises, de la police australienne et du parquet de Melbourne.
Au programme aussi, plusieurs interventions de personnalités du fenua, au premier rang desquelles le président Edouard Fritch et le haut-commissaire Éric Spitz, le contre-amiral Geoffroy d’Andigné, Thomas Pison ainsi que le Procureur de la République Hervé Leroy, et le premier président de la cour d’appel de Papeete Thierry Polle, le commandant de la gendarmerie en Polynésie, le général Frédéric Saulnier, le directeur territorial de la police nationale Mario Banner-Martin, et le directeur régional des Douanes Jean-François Tanneau.
La cargaison a été trouvée dans une cache spécialement aménagée dans un générateur diesel. L’opération a permis l’arrestation d’un homme de 29 ans à Wickford, Essex, d’un homme de 43 ans arrêté à Much Hadham, Hertfordshire et d’un homme de 42 ans arrêté à Romford, Essex.
Tous sont soupçonnés de complot en vue d’exporter une drogue contrôlée et sont actuellement interrogés par des agents de la NCA.
Des locaux industriels à Rayleigh, Essex, South Ockenden et Feltham, à l’ouest de Londres, ont également été fouillés. Les agents ont trouvé un générateur avec une cache à l’adresse de South Ockenden, des plantes de cannabis et un certain nombre de véhicules volés. Des bijoux de grande valeur ont également été trouvés à une autre adresse. Les enquêteurs soupçonnent que le groupe criminel s’était spécialisé dans la fabrication de caches dans des générateurs industriels spécialement modifiés pour créer un espace pour planquer des marchandises illicites.
Le commandant de la branche de la NCA, Lydia Bloomfield, a déclaré : » Notre enquête a ciblé un réseau capable de fournir un service rare et hautement sophistiqué à d’autres groupes criminels organisés. Une expédition de cette quantité de cocaïne du Royaume-Uni vers l’Australie est inhabituelle, mais démontre l’ampleur mondiale du commerce des drogues de classe A – qui provoque violence et intimidation tout au long de sa chaîne d’approvisionnement. Cette opération a été planifiée et réalisée aux côtés de nos partenaires, dont Border Force et la police de la Nouvelle-Galles du Sud. Nous travaillons en étroite collaboration avec des partenaires du monde entier pour lutter contre les menaces du crime organisé. «
C’est un gros coup de filet dans l’univers tortueux du trafic de drogue . Selon nos informations, 5.000 personnes ont été arrêtées dans 42 pays différents dont près de 300 trafiquants de haut vol et une vague d’interpellations a eu lieu la semaine passée, notamment à Dubaï, aux Pays-Bas et en Espagne.
Ce bilan toujours provisoire est le résultat de la prouesse technique des gendarmes français qui ont réussi, il y a quatre ans, à pénétrer le système de cette messagerie cryptée EncroChat.
Three Auckland men have been arrested as authorities disrupt alleged plans to import a large shipment of methamphetamine into New Zealand via the Port of Tauranga.
The arrests were made yesterday after an investigation following Customs’ find of a container filled with pails of grease alleged to contain methamphetamine originating from Iran.
C’est le FIGARO qui nous informe qu’un croisiériste tahitien a été interpellé à Raiatea, une île de Polynésie française, en possession de 21 kilos de méthamphétamines.
Le bateau de croisière sur lequel il voyageait venait de Hawaï et faisait escale à Uturoa, le port de Raiatea. Le passager de 27 ans, inconnu des services de police, a été appréhendé jeudi avec 4,6 kilos de méthamphétamines.
La fouille de ses autres valises, en cabine, a permis à la PAF (police aux frontières) de saisir 21 kilos au total.
La production de cocaïne liquide consiste à dissoudre de la cocaïne dans de l’eau, des solvants ou d’autres produits contenant des composés chimiques tels que le mannitol, le glucose, la cellulose ou le lactose.
Il est alors placé à l’intérieur de produits tels que des bouteilles de shampoing ou caché dans de la mélasse de canne à sucre, généralement des produits à forte odeur pour passer inaperçus et qui facilitent leur trafic ou leur transport par des mules de drogue.
Le 5 février, la police colombienne a saisi environ 3,5 tonnes de cocaïne dans le port de Carthagène, au nord de la Colombie.
Il s’agissait de la cinquième saisie de cocaïne liquide depuis novembre 2021 et elle survient une semaine seulement après la découverte de près de 20 000 noix de coco qui camouflaient de la cocaïne liquide dans le port de Carthagène à destination de l’Italie. La cocaïne aurait été dissoute et mélangée en deux cargaisons, l’une d’engrais organique et l’autre de mélasse extraite de la canne à sucre. Les deux cargaisons provenaient d’Urabá Antioquia, une région du nord-ouest de la Colombie, et étaient destinées aux ports de Valence, en Espagne, et de Veracruz, au Mexique.
Baptisé “le réseau social de la drogue” par le ministre de l’Intérieur Gérald Darmanin, Snapchat est mis en cause aux quatre coins du monde pour la facilité avec laquelle il permet aux trafiquants de mener leur business.
Un problème que semble vouloir prendre à bras-le-corps la plateforme, qui multiplie les annonces sur ses moyens de lutte contre le deal.
La dernière en date, annoncée ce mardi 18 janvier: la modification de l’option d’ajout rapide d’amis.
Désormais, les mineurs de 13 à 17 ans ne pourront plus apparaître dans les recommandations des utilisateurs adultes avec lesquels ils n’ont pas ou peu de contacts communs. Car c’est notamment via ces suggestions d’amis que les dealers, sur Snapchat, peuvent facilement entrer en contact avec d’éventuels nouveaux clients. Si dans les faits, ils pourront toujours contourner cette mesure, elle leur rendra toutefois la tâche plus compliquée.
In mid-December, the authorities in Arizona intercepted more than 1.5 tons of methamphetamine coming from Mexico, the last in a line of record drug hauls around the world in recent months. Responding to the news, UN synthetic drugs expert Martin Raithelhuber tweeted that the size of meth seizures was “simply amazing”.
The global drugs trade is on fire, having survived the coronavirus pandemic with minimal disruption. Production is increasing in many places, fuelled by instability and economic crises in major drug-producing countries. Traffickers appear to be sending vast shipments, reflected in record-breaking drug seizures.
“There’s a boom in demand, there’s a boom in supply,” said Andrew Cunningham, head of drug markets, crime and supply reduction at the European Monitoring Centre for Drugs and Drug Addiction (EMCDDA), “It does look quite apparent.”
Nowhere is this boom more pronounced than in the Golden Triangle, where Laos, Thailand and Myanmar intersect. In October, police grabbed 55 million methamphetamine tablets in Laos, Asia’s largest ever drug bust. Regional drug production and trafficking have intensified following the February coup in Myanmar, which plunged the country into chaos.
The October meth haul was only the tip of the iceberg. Many other large shipments have been reported in recent months. Seizures of methamphetamine have been expanding steadily in the past decade to reach a record high in 2020, according to the United Nations Office on Drugs and Crime (UNODC).
“There is an expansion of the synthetic drug market,” said Martin Raithelhuber, of UNODC. Meth was becoming “cheaper” while purity remained high, he said. “It really points to a larger amount of the drug being available on the market”.
This boom has been facilitated by innovative chemistry. Drug producers have managed to create their own precursor chemicals for synthetic drugs, bypassing international controls. Last year Laotian authorities seized more than 70 tons of propionyl chloride, which can be used to make fentanyl and meth precursors.
Record hauls
Mexican cartels have reportedly used similar experimentation, and drugs are flooding into the US. In November, almost 9 tons of meth and over 175 kg of fentanyl were seized at the border, the largest amount for either drug in two years. Indeed, the DEA seized a record amount of fentanyl in 2021. Overdose deaths reached new highs from 2020 to 2021.
Mexican cartels have also penetrated the European market. Spanish police recently announced the largest ever methamphetamine bust on record, with over 2.5 tons seized in separate, coordinated raids in various cities. A Mexican cartel was allegedly piping meth into Europe through the port of Barcelona.
These seizures point to large-scale drug production, but they are also indicative of intensified law-enforcement activity, according to Andrew Cunningham. The Spanish meth haul was the result of a lengthy international investigation. Encrypted communication platforms used by traffickers have recently been cracked, leading to big seizures.
Mexican cartels have also penetrated the European market. A Mexican cartel was allegedly piping meth into Europe through the port of Barcelona. (AP)
The narcotics trade has also been helped along by political instability in major drug-producing countries, such as Myanmar and Afghanistan. The production and trafficking of narcotics tend to flourish in chaotic, conflict-ridden states with rule of law deficits.
“The places where the drug production is booming are places where the state has very little control or they’re facilitating or turning a blind eye to things that are going on in the country,” Cunningham told TRT World.
In war-ravaged Syria manufacture of the amphetamine known as Captagon has skyrocketed with the help of the government. The Assad regime, throttled by sanctions and mired in economic crisis, is relying on drugs to earn hard currency. Associates of the ruling family are allegedly involved in production and trafficking of Captagon, turning Syria into a narcostate.
Captagon seizures have reached eyewatering levels. 2021 saw the largest quantity of tablets seized on record, with 95 million pills intercepted in Malaysia in a single haul in March. In Jordan, almost twice as many Captagon tablets were grabbed in 2021 compared with the previous year. And Saudi Arabia has been severely affected, too.
Captagon has also reached Iraq, where use of synthetic drugs, including methamphetamine, has increased enormously in the past decade. The amount of Captagon and meth seized in 2021 was twenty times larger than in the previous two years combined, according to the Iraqi government.
“The Captagon trade has experienced a notable increase in both supply and number of transit and destination markets,” said Caroline Rose, Senior Analyst and Head of the Power Vacuums program in the Human Security unit at the Newlines Institute and author of an upcoming report on Captagon. “It’s very likely that this trade will continue to expand”.
Meanwhile, Afghanistan has emerged as a major meth producer. The drug can be made cheaply using a local plant, ephedra. Afghan meth now flows in copious quantities to Iran and also to Africa via Pakistan and the Indian Ocean. International maritime forces seized more drugs in the region in 2021 than in the previous four years combined – a new record.
The narcotics boom is more pronounced than anywhere else in the Golden Triangle, where Laos, Thailand and Myanmar intersect. Regional drug production and trafficking intensified following the February coup in Myanmar, which plunged the country into chaos. (AP)
According to recent research, the production of ephedra appears to be increasing in Afghanistan as the country collapses into economic crisis. Satellite imagery reveals “new shops, an extended storage area for dried & milled ephedra, and more inventory than ever before”, writes David Mansfield. The price of both meth and ephedra has fallen.
Afghanistan is also a major producer of opiates, accounting for 85 percent of the global heroin supply. Opium production increased by 8 percent in 2021, the United Nations recently assessed, and may continue to rise as farmers have reported higher levels of cultivation this planting season.
Elsewhere, the cocaine trade is booming. Production increased in Colombia in 2020, and there have been a number of massive seizures at European ports, including over 16 tons at Hamburg in February, almost 11 tons at Antwerp in April and 4 tons at Rotterdam in October. Turkey also saw the largest cocaine haul in its history this year.
What supply chain crisis?
The use of container ships to smuggle cocaine concealed in perishable goods, such as fruit, predated the pandemic, but appears to have increased. Air travel was severely hit by coronavirus restrictions, limiting the ability to send drugs on commercial flights.
Maritime shipping enables smugglers to transport huge quantities of product with relatively limited risk of detection, given the size of the vessels and the time-sensitive nature of food imports, which must be checked promptly by customs officials.
The massive seizures this year also indicate that the cocaine trade has not been significantly disrupted by the covid-related supply-chain crisis. A boom in demand combined with covid problems in Asia have caused shortages of goods and shipping delays as vessels lie moored outside ports, waiting for a berth.
While South America has been affected by the crisis, import volumes from the east coast to Europe have not declined during the pandemic, according to Simon Heaney, a senior manager at maritime consultancy, Drewry. “I haven’t seen any evidence that volumes on this trade have been supressed by the supply chain issues,” Heaney told TRT World.
Food, in which cocaine is often hidden, is less vulnerable to disruption than electrical appliances. “The supply chain is much more complex with electrical goods – more intermediate components / parts that need to be shipped from various locations, increasing the risk of delays / raising costs,” Heaney said.
The pandemic forced traffickers to adapt their methods, selling drugs online and adopting novel delivery systems that reduce human contact, such as drones. (AP)
While the cost of sending freight has generally become more expensive amid the supply-chain crisis, including from South America, traffickers generally conceal their product in licit shipments, meaning they “do not pay for the cost of the shipping container”, according to Andrew Cunningham.
The trafficking of heroin along the Balkan Route through Iran and Turkey to Europe is mostly conducted in vehicles and has not been seriously affected by the shipping crisis, and the same goes for the meth trade in Southeast Asia, much of which happens overland between Lower Mekong countries.
The demand for narcotics might also have increased, Cunningham said. The use of drugs normally consumed in recreational settings, such as MDMA and cocaine, appeared to fall during the initial lockdowns in 2020, but has since bounced back, according to the EMCDDA’s 2021 drug report.
The pandemic forced traffickers to adapt their methods, selling drugs online and adopting novel delivery systems that reduce human contact, such as drones. While some of these adaptations might be temporary, others could transform the drug trade and further empower traffickers going forward.
The social and economic damage caused by Covid-19 could also drive more people into drugs. “Research findings associate inequality, poverty and lack of opportunities for socioeconomic development with increased drug use disorders and increased engagement in drug production and trafficking,” says the 2021 UN World Drug Report.
Narco-traffickers defied Covid-19 and now look set to reach new heights, as the stars are aligning for a further expansion of their trade.