Aviseur International renseigne, sans complaisance, sur la problématique de la drogue, du narcotrafic, de la corruption et sur les politiques mises en œuvre par les différents Etats et les dérives que s'autorisent les fonctionnaires des administrations — aviseurinternational@proton.me — 33 (0) 6 84 30 31 81
Moins visible qu’en ville, la drogue sévit aussi en milieu rural. Dans le Loiret et dans le Cher, des associations tentent de prendre en charge des usagers isolés et difficiles à approcher.
Vierzon : 29.000 habitants. Sancoins : 3000 habitants. Sancerre, c’est même un petit village, à peine plus grand qu’un hameau : 1300 âmes, parfois plus au printemps et à l’été, lorsque viennent les touristes viticoles. Pas de grandes tours, ni de points de deal visibles. La drogue dure y est pourtant une réalité, dissimulée dans le secret des foyers.
Des boîtes de conserves plus légères et sans date limite de consommation
Les douaniers ont, eux, été surpris par le fait que des boîtes de conserve ne mentionnaient aucune date de péremption,ce qui est plutôt étonnant pour de la marchandise périssable comme la sauce tomate. Ils se sont donc lancés dans l’ouverture de 300 boîtes douteuses et dont le poids était beaucoup plus léger que les autres.
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Et pour cause, les douaniers ont retrouvés à l’intérieur près de 208 kilos de résine et d’herbe de cannabis.
Le contrôle a été effectué ce jeudi 27 janvier par les douaniers de Chalon-sur-Saône sur l’aire du Poulet de Bresse de l’A39 où stationnait un camion immatriculé en Espagne.
Les gabelous sont toujours aux aguets, lorsqu’ils sont en activité.
Ils ont décidé de procéder à une inspection du toit de la remorque de cet attelage bulgare après avoir constaté différentes irrégularités dans la structure du toit.
C’est dans la soirée du lundi 24 janvier 2022 que les douaniers de la brigade du Perthus en service à la barrière de péage du Boulou, sur l’autoroute A9, ont procédé au contrôle d’un ensemble routier, immatriculé en Bulgarie.
Le chauffeur de nationalité roumaine, a déclaré aux agents des douanes venir d’Espagne et se rendre en Italie pour y livrer 37 palettes d’ustensiles de cuisine.
Le 19 janvier 2022 à Millau, les douaniers contrôlent un fourgon sur la route départementale 911.
Cristaux de poudre blanche
A l’intérieur du fourgon qui fait route entre l’Espagne et les Pays-bas, les douaniers découvrent plusieurs cartons et un sac poubelle contenant de la poudre blanche « dont l’aspect est celui de cristaux« . L’unité procède à divers tests. Et là, réaction « au phencyclidine (PCP), à la kétamine et aux sels de bain (ecstasy)« .
Eric de Montgolfier , que j’avais rencontré à Nice, est unmagistrat connu pour ne pas avoir sa langue dans sa poche. Considéré comme « incorruptible », il a été sous le feu médiatique en tant que Procureur de la République pour avoir instruit des affaires politico-financières sensibles et des systèmes mafieux qui ne l’ont pas épargné. Aujourd’hui à la retraite, il réserve son temps libre à l’écriture et est sollicité par les médias pour son expertise. Il a publié récemment « Une morale pour les aigles, une autre pour les pigeons » chez Michel Lafon.
Sonya Djemni-Wagner, à gauche du Président Macron
En espérant que Madame Sonya Djemni-Wagner, conseillère justice au cabinet du président de la République, puisse écouter Eric De Montgolfier.
C’était le souhait formulé il y a deux ans avant qu’elle ne quitte le cabinet du Président de la République.
J’ai toujours en mémoire sa répartie lorsque ma condamnation canadienne a été adaptée au droit français en aggravant cette dernière.
La jeune substitut du procureur de Bobigny qu’elle était m’a envoyé à la tête cette phrase de véritable ponce pilate: « Je réclame 20 ans, vous n’aurez qu’à demander la ‘grâce présidentielle‘! »
Les Enjeux territoriaux suivent les routes de la cocaïne qui, depuis l’Amérique latine, pénètre en quantités toujours plus grandes sur le territoire national et se consomme jusqu’au cœur de la campagne.
Saisie importante de 947 kgs de cocaïne au Paraguay le 9 janvier 2022.• Crédits : Norberto DUARTE – AFP
Avec Clément Gérome, sociologue, chargé d’études à l’Observatoire Français des Drogues et des Tendances addictives (OFDT) et coordinateur national du dispositif TREND ( Tendances Récentes et Nouvelles Drogues).
La production de cocaïne augmente dans les pays exportateurs jusqu’à avoir quadruplé depuis le début des années 2010.
Selon l’Office des Nations Unies contre la Drogue et le Crime (ONUDC), depuis que les FARC qui contrôlaient la production ont déposé les armes, pléthore d’acteurs ont mis la main sur le marché et la concurrence s’est fortement accrue entre eux. Pour les trafiquants, les États-Unis sont un marché saturé où la demande des consommateurs est déjà satisfaite. La vente a ainsi été orientée vers l’Europe où les saisies aux frontières n’ont jamais été aussi élevées. Dans ces conditions, le produit est de plus en plus pur et les prix baissent.
Les territoires d’outre-mer constituent une place stratégique pour permettre l’accès à la France aux trafiquants. Touchés par la cocaïne et le crack depuis les années 90, ces départements deviennent des « zones de stockage » de drogue. Pour la transporter jusqu’en métropole, Clément Gérome révèle que “via la Guyane, les trafiquants utilisent des mules : des gens qui sont en situation de grande précarité et qui vont ingérer de la cocaïne ou en mettre dans leurs bagages pour arriver en France.” Dans l’hexagone, 15% des saisies de cocaïne proviennent des mules. En 2019, 1200 personnes sont interpellées pour ce motif, contre à peine 100 en 2010.
Qui consomme la cocaïne ?
En réponse au fort développement de la production, la consommation de cocaïne chez les Européens s’est elle aussi accrue depuis les années 2000. L’usage de cocaïne concerne particulièrement les 26-34 ans, qui ont plus de pouvoir d’achat. Le sociologue explique qu’il existe « deux grandes catégories de consommateurs : ceux qui se rendent en espaces festifs, et notamment techno. Et les usagers de drogues qui sont en situation de précarité et qui ont une poly-consommation de drogues. »
Si l’héroine concerne particulièrement l’est de la France, c’est la région PACA, le pourtour méditerranéen et la Région Occitanie qui affichent les consommations de cocaïne les plus importantes, ainsi que la Bretagne et l’Île-de-France.
Malgré la succession des spectaculaires opérations policières dans ce quartier depuis une dizaine d’années, celles-ci n’ont pas permis d’y éradiquer le trafic, loin s’en faut.
La cité de la Castellane illustre de manière emblématique le phénomène d’incrustation endémique du trafic de drogue dans de nombreux quartiers populaires et l’emprise croissante qui exercent les réseaux délinquants.
Les forces de l’ordre ne sont certes pas inactives mais la succession des spectaculaires opérations policières dans ce quartier depuis une dizaine d’années n’a pas permis d’y éradiquer le trafic, loin s’en faut. Tout se passe comme si l’une des têtes de l’hydre coupée était remplacée par une autre. Cette repousse, plus ou moins rapide, semble en moyenne prendre deux ou trois ans pour qu’un nouveau réseau n’atteigne une taille conséquente. La chronologie des opérations policières depuis 2010 à la Castellane illustre ce processus de régénération permanente.
Les douaniers ont intercepté le convoi de drogue ce jeudi 20 janvier 2022 au niveau du péage du Boulou.
Le chauffeur a été jugé et condamné ce lundi 24 janvier en comparution immédiate au tribunal de Perpignan. Il a été condamné à 3 ans ferme et à 684 000 euros d’amende douanière.
Lors de deux opérations de contrôle, réalisées dans le quartier du Val des Rougières à Hyères, la police nationale a interpellé cinq suspects, ce mardi 18 janvier, dans l’après-midi, dans un climat difficile.
Après un mois de surveillance d’un suspect guyanais soupçonné de trafic de cocaïne, la brigade des stupéfiants de la police judiciaire de Paris a interpellé un passager d’un vol Cayenne-Paris et trois personnes qui l’attendaient le 12 janvier dernier à l’aéroport d’Orly, a appris franceinfo jeudi 20 janvier de source proche du dossier.
Une perquisition menée au domicile d’un autre suspect a permis par ailleurs de découvrir 30 000 euros en faux billets, qui devaient servir, selon les investigations, à payer la drogue en provenance de Guyane.
C’est la brigade de surveillance des douanes de Montauban, dans le Tarn-et-Garonne, qui a intercepté le véhicule, vendredi 14 janvier, au niveau du péage de Bressols.
Le conducteur, âgé de 23 ans, a été interpellé. Il n’est pas originaire du département du Tarn-et-Garonne.
A bord du véhicule qui roulait à vive allure, les douaniers ont saisis 375 kilos de résine de cannabis.
Le parquet de Montauban, a publié l’information vers 10h30, mercredi 19 janvier, sur son compte Twitter.
Au pied de la mairie, entre la médiathèque et l’école primaire, des hommes vendent de la drogue en plein jour. Ce point de deal existe depuis une dizaine d’années. En juillet, un passant de 49 ans a même été tué dans cette rue. Les politiques sont-ils impuissants face au trafic ?
Sur le plan national, il y a des choses à faire : la légalisation de l’usage de cannabis est une urgence. Aujourd’hui, on démantèle un point de deal, il repousse ailleurs. Et il y a toujours plus de dealeurs et de consommateurs. C’est un échec. Si les gens pouvaient l’acheter légalement, on pourrait les accompagner dans une véritable politique sanitaire comme cela est fait pour le tabac ou l’alcool. En sortant de la logique répressive en cours depuis Sarkozy et en réinstaurant une police de proximité, je pense qu’on aurait plus de résultats.
Au risque de renouer avec un angélisme pour lequel, sur les questions de sécurité, la gauche a longtemps été critiquée ?
Est-ce que la répression marche ? On a la politique la plus répressive d’Europe et on a le plus de consommateurs. On reste sur des postures figées assez inhumaines : « ça n’est pas bien de fumer donc c’est interdit ». Ce n’est pas avec ce genre de raisonnement qu’on mène une politique. Ça m’attriste beaucoup parce que derrière tout cela, il y a des quartiers, des vies happées par le deal. Si on légalise, bien sûr, il y aura encore des dealers qui trouveront d’autres trafics. Mais une partie des jeunes se tournera vers autre chose.
Ce discours est-il audible dans le contexte actuel ?
La députée Caroline Janvier a rendu en mai 2021 un rapport parlementaire demandant une « légalisation encadrée ». Elle est LREM. Des collectifs de policiers aussi s’interrogent : pour eux, au quotidien, c’est très difficile. Ils voient bien qu’aussitôt un dealer arrêté, il est remplacé et que ça ne sert à rien. Quand Wilhem Houssin a été tué et que les auteurs présumés ont été arrêtés, j’ai pensé que le point de deal allait s’arrêter un moment. Le trafic n’a pas arrêté une seule seconde.
À ce moment-là, vos convictions n’ont pas vacillé ? Vous n’avez pas été gagnée par la colère ?
De la colère contre les jeunes qui deviennent suffisamment violents pour faire ça, oui. Mais c’est surtout beaucoup d’incompréhension et de tristesse. C’est difficile à dire mais ces jeunes, souvent cassés par la vie, sont aussi des victimes à leur manière. Quand l’émotion est retombée et que nous avons organisé des réunions publiques avec les habitants, le sentiment majoritaire, ce n’était pas la colère ou la vengeance mais la tristesse. J’ai trouvé cela extrêmement rassurant.
Ce cargo battant pavillon du Liberia avait été intercepté par les douanes françaises entre Calais et Dunkerque le 1er octobre dernier avec plus d’une tonne de cocaïne à bord. Autorisé à repartir avec un nouvel équipage, il avait été arraisonné le 26 octobre à Rotterdam par les douanes néerlandaises, qui avaient trouvé à son bord, bien cachés, 529 kilos supplémentaires de cocaïne.
Selon Le Parisien, les marins du « Trudy » sont auditionnés ce mois-ci pour définir les responsabilités de chacun. L’ADN de deux marins philippins a ainsi permis de prouver qu’ils avaient participé à la manipulation des ballots de cocaïne. Dans la cabine de l’un d’eux, a été retrouvé un téléphone, dont l’exploitation a permis la mise en évidence d’une conversation avec un certain « boss », probablement basé au Brésil et impliqué dans ce trafic de grande ampleur.
Selon le Parisien, dans une synthèse rédigée le 30 décembre dernier, les policiers s’étonnent d’un choix de navigation du vraquier : contrairement à son habitude, le « Trudy » a traversé les îles du Cap-Vert au lieu de les contourner. Il croisait alors à proximité de « La Rosa ». Ce yacht a été arraisonné mi-octobre par la marine sénégalaise… avec deux tonnes de coke à bord. Les pains de drogue saisis dans « La Rosa » « portaient des logos identiques à certains de ceux découverts sur le Trudy ». Il faut donc s’attendre à d’autres rebondissements dans cette affaire aux ramifications toujours plus nombreuses.
Espérons seulement que les investigations aillent jusqu’au bout !
Pour MÉMOIRE, dans une opération importante, les contacts communiqués à l’époque par Marc Fievet à Jean Paul Garcia, l’attaché douanier en poste à Madrid, n’avaient pas été exploités.
Ce transfèrement a été signalé aux douanes françaises qui ont en outre été en mesure de suivre la marchandise grâce au télex ouvert au nom de Rio Plata ldt (la compagnie off shore de Gibraltar parfaitement connue des douanes) qui se trouvait à bord du Melor et qui a été transféré sur le ‘supplyer’ avec l’homme de confiance de Marroni (Alias de Locatelli).
Ainsi, par son intermédiaire, les douanes ont pu récupérer touts les éléments de contact ayant transités par ce télex (les factures avec la liste des numéros entrants et sortants ont été communiquées de la main à la main par Marc Fievet (NS 55 DNRED) à Jean Paul Garcia, attaché des douanes françaises en Espagne.
Les numéros contactés parleront: des échanges avec un télex dans le Var en France mais sur liste rouge…Et de nombreux échanges avec une grande banque de New York!
Sur ces 32 tonnes, 27 tonnes ont été saisies par les autorités canadiennes (Opération Cutknife II) et 5 tonnes par les autorités anglaises (Opération Schema).
La cavale de ce trafiquant âgé de 43 ans a donc pris fin au cours d’un banal contrôle de routine des douanes sur l’autoroute A36.
L’homme était en possession de 10 700 euros en liquide, non déclarés en transport de fonds, ce qui est pourtant obligatoire pour toute somme supérieure ou égale à 10 000 euros. Il a alors présenté une pièce d’identité suisse qui s’est avérée fausse.
Recherché depuis 2002
Placé en garde à vue pendant 48 heures, il ne s’est pas expliqué sur son identité, ni sur la provenance de cette somme ou sur son trajet, explique France Bleu Besançon. Les enquêteurs n’ont pas non plus retrouvé sa trace dans les fichiers, mais c’est en diffusant sa photo dans les rangs de la police et de la gendarmerie que certains ont fini par reconnaître Hakim Hambli. Recherché depuis 20 ans, il avait été condamné à huit ans de prison par défaut en 2002 à Mulhouse pour « importation de stupéfiants ». Hakim Hambli est aujourd’hui domicilié en Andalousie. Il est donc soupçonné d’avoir été arrêté en provenance d’Espagne.
Lutte contre le trafic de drogue: «En 2021, les saisies de cocaïne ont doublé», annonce Gabriel Attal
Gabriel Attal a rendu compte du Conseil des ministres ce mercredi 12 janvier. Le porte-parole du gouvernement s’est exprimé sur la lutte contre le trafic de drogue. Il a annoncé qu’«en 2021, les saisies de cocaïne ont doublé».
La Commission européenne a proposé mercredi de renforcer le mandat de l’Observatoire européen des drogues et des toxicomanies, en le transformant en une Agence des drogues de l’Union européenne.
Cette agence serait capable d’émettre des alertes lorsque des substances dangereuses sont sciemment vendues à des fins illicites, de surveiller la polyconsommation (notamment la consommation de substances addictives légales en même temps que de drogues illicites), ou encore d’élaborer des campagnes de prévention au niveau européen.
Elle est appelée à travailler étroitement avec l’Agence européenne des médicaments (EMA) ainsi qu’avec l’agence européenne de police criminelle Europol.
Actuellement, l’Observatoire européen des drogues et des toxicomanies (OEDT), basé à Lisbonne (Portugal), fournit des données et des analyses scientifiques indépendantes pour soutenir l’élaboration de politiques de lutte anti-drogue au niveau de l’UE.
Lundi 10 janvier 2022 au matin, les services des douanes ont intercepté un poids lourd suspect revenant du port du Havre après avoir chargé un conteneur, selon nos informations.
Une fois sur le chemin en direction d’un lieu inconnu, les agents des douanes ont procédé à des interpellations lors de cette interception. Ils ont dans un premier temps appréhendé le chauffeur du poids lourd, et son passager. Mais pas que. En ouvrant le conteneur, les douaniers ont découvert une centaine de kilos de cocaïne. Ils ont également eu la surprise d’y trouver… trois individus dissimulés. Chose peu habituelle dans ce genre de circonstances.
Après l’appel d’un habitant étonné du comportement d’un rôdeur dans la nuit du jeudi 6 au vendredi 7 janvier, les policiers ont découvert une grande quantité de résine et herbe de cannabis.