
Un narcotrafiquant marseillais de 34 ans recherché par Interpol a été localisé sur l’île colombienne de San Andrés.
Il vient d’être écroué dans une prison colombienne avant son extradition vers la France.
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Un narcotrafiquant marseillais de 34 ans recherché par Interpol a été localisé sur l’île colombienne de San Andrés.
Il vient d’être écroué dans une prison colombienne avant son extradition vers la France.
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Mélanie Boulanger, maire PS de Canteleu (Seine-Maritime), explique ce lundi avoir « passé le pire moment de sa vie » après avoir été placée en garde à vue dans le cadre d’une affaire de stupéfiants.
En milieu de journée ce lundi, Mélanie Boulanger a dit qu’elle venait de « vivre le pire moment de ma vie ». « Mon histoire est celle d’une élue de la République qui, comme tant d’autres élus, se retrouve seule, sans réponse, lorsqu’ils sollicitent les pouvoirs publics pour les aider à lutter contre la délinquance et les trafics de stupéfiants ».
Elle a également dénoncé « les rumeurs » liées à une « violation du secret de l’instruction ». « Je ne m’explique pas le régime de la garde à vue. Le régime de la garde à vue n’était pas justifié car il n’était pas nécessaire pour établir ma probité et mon combat de maire contre la délinquance. »
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Pour arriver à cette réunion publique, après avoir dû trouver des chemins de traverse, les gendarmes ayant établi des barrages, le contact avec Michel Charasse fut plutôt frais. C’est à la suite de cette visite que je partis pour rencontrer Nicolas Sarkozy.
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Une saisie de 344 kg de cannabis et 137.825 euros en liquide, voici le résultat d’une opération conjointe entre les forces de l’ordre françaises et espagnoles.
Dans le viseur des enquêteurs, un trafic de drogue entre Nantes et Malaga (Espagne). Six personnes françaises ont été interpellées.
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La police m’avait pourtant fait partir !
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Un camion transportant près de 700 kg de cocaïne cachés dans une cargaison d’une vingtaine de tonnes de crevettes a été intercepté vendredi matin près du Havre par les gendarmes qui ont interpellé deux personnes, a-t-on appris samedi de sources proches du dossier, confirmant une information du Parisien.
BRAQUAGE
L’affaire a débuté à la sortie du port du Havre, vendredi matin, avec l’interception du « 44 tonnes » chargé de crevettes par quatre hommes.
Lire
Démonstration est faite que le Port du Havre est une passoire et qu’aucun contrôle sérieux et efficace n’est mis en place. La CELTICS n’a pas ciblé ce conteneur arrivant d’Équateur.
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Lors de contrôles dimanche 26 septembre à Grenade, au nord de Toulouse, puis lundi sur l’autoroute près de Fronton, 153 kg de cannabis ont été saisis par les douaniers. Et de la cocaïne a été découverte sur un voyageur à l’aéroport de Toulouse-Blagnac dimanche matin.
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Deux conteneurs en provenance du Chili, le premier destiné a être débarqué au Havre en France et le deuxième à Anvers en Belgique, ont été interceptés par le SENAN dans un port des caraïbes panaméen. Au total, ce sont 1.057 colis de cocaine qui ont été saisis.
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Les gendarmes du littoral ont renforcé les patrouilles pour éviter la récupération d’autres pains de cocaïne par des « touristes » et pour trouver l’origine de la drogue.
Depuis samedi, les gendarmes surveillent activement le secteur d’Ambleteuse et contrôlent les promeneurs. 90 militaires qui sont habituellement chargés de traquer les migrants qui veulent rejoindre l’Angleterre par la mer.
Quatre hommes ont été mis en examen, lundi, par un magistrat de la juridiction interrégionale spécialisée de Lyon, avant d’être placés en détention provisoire. Ils avaient été interpellés jeudi matin dans la Drôme par les douaniers à bord de trois voitures. Dans deux d’entre elles se trouvaient 387 kilos de résine de cannabis.
A Beauvau, on continue à utiliser la lutte contre la drogue comme arme de propagande pour Gerald Darmanin, le locataire des lieuxLes guerres de territoires que se livrent les réseaux de trafiquants de drogue ont fait 16 morts depuis le début de l’été à Marseille. Un enquêteur de la brigade des stups qui travaille depuis sept ans dans les cités des quartiers nord nous livre les dessous de cette lutte sanglante.
Comment expliquer ces « réglos » en série ?
À Frais-Vallon, les Oliviers, Campagne Lévêque, la Castellane, la Paternelle, les guerres de territoires ont toujours existé. La « vague » d’homicides constatée depuis quatre mois est un phénomène bien connu des enquêteurs locaux.
Dans ces cités gangrénées par les trafics, on tue « soit pour récupérer un point de vente, soit c’est du « carottage », quelqu’un qui a volé une nourrice ou de l’argent… » explique ainsi un enquêteur de la brigade des stupéfiants qui souhaite rester anonyme.
« Il y a aussi ceux qui étaient en prison et qui essaient de reprendre leurs points de vente à la sortie, c’est tout ça qui est mélangé. Pour savoir exactement ce qu’il s’est passé pour tel ou tel règlement de comptes, c’est très compliqué ».
L’enquêteur ne croit pas aux vertus des passages par la case prison. « Aujourd’hui, la prison c’est un lieu de rencontre! ». « La répression comme elle est faite ne fonctionne pas. J’entends parler de guerre contre les stupéfiants, nous, à la brigade des stups, on est tous morts de rire. »
Il y a aucune guerre contre les stupéfiants, c’est une guerre de com.
Lors de sa venue à Marseille le 2 septembre, Emmanuel Macron a préconisé une politique de « harcèlement des trafics », annonçant le renfort de 200 policiers en 2022, pour « pilonner les quartiers ».
Ces descentes de flics pour faire tomber des points de vente sont sans effet sur les trafics, selon l’enquêteur de la brigade des stups. Pour preuve, la dernière opération coup de poing qui a permis de saisir 30 kilos de drogue à Campagne-Lévêque ces derniers jours.
« Combien d’interpellés ? zéro ! ça ne sert à rien, on leur a pris 30 kilos mais ils font 70 et 100.000 euros/jour… ils n’en ont rien à faire. Même si vous interpellez le guetteur qui a 15 ans et le charbonneur qui en a 17, ça ne va pas casser le réseau… Derrière, la réponse pénale est très faible, quand il y en a une ».
En fait, pour lui, la saisie de stups n’est pas le plus important. Pour frapper fort et désorganiser un réseau, il faut identifier et « taper » tous les maillons de la chaîne, du livreur jusqu’au gérant de point.
« Dernièrement sur Tarascon, on a pris 11 personnes, du guetteur au jusqu’au patron, le point n’a pas rouvert à ce jour », assure l’enquêteur, qui ne se fait pas pour autant d’illusion. « Bien sûr qu’il va réouvrir, mais là, vous avez de l’impact ».
À Marseille, un point de vente qui tombe rouvre… quasi instantanément. « Ma plus grosse saisie, c’est 324 kilos sur une cité, une heure et demi après, le point était rouvert parce qu’on a tapé que dans les approvisionneurs pas dans la hiérarchie », raconte l’enquêteur de la brigade des stups. « Si vous enlevez les têtes, pour se réorganiser c’est très compliqué. Je ne dis pas que ça ne se remontera pas, mais ça va prendre du temps ».
Si les descentes régulières sont à ses yeux nécessaires, la vraie solution pour lui, c’est une présence policière permanente au pied des immeubles.
« Si on veut faire la guerre, il faut se donner les moyens, mettre une compagnie de CRS, à l’année, nuit et jour, 365 jours par an, 24 heures sur 24, dans chaque cité, et il n’y a plus de réseaux, plus de deals. Aujourd’hui, on met des CRS mais de 10h à 16h, et à 16h quand ils s’en vont, le point de vente rouvre… »
La guerre contre les trafics de drogue doit se livrer « à la source ». À Marseille, les trafics s’organisent principalement autour de l’herbe et de la résine de cannabis. 90 % du shit arrive du Maroc.
« Tout le monde sait que ça vient de là-bas, alors qu’est-ce qu’on attend ?, interroge l’enquêteur, c’est bien de faire une guerre contre les stups, mais si on ne va pas à la source, ça ne sert à rien… c’est de la com. Si on veut vraiment s’attaquer au fond du problème, il faut verrouiller les frontières, c’est diplomatique. »
Le constat est amer. Le policier, qui a fait dix ans de Bac avant d’entrer aux stups, est allé voir le dernier film de Cédric Gimenez BAC Nord qui cartonne au cinéma. « C’est romancé, mais c’est totalement ça, ça colle à la réalité, j’ai vu des scènes que j’ai vécues », confie-t-il.
À Marseille, la réalité dépasse tristement la fiction !
Deux jours après une fusillade dans l’un des quartiers de Salon-de-Provence (Bouches-du-Rhône), Nicolas Isnard, le maire de la ville, a décidé de raser tout ce qui pouvait abriter le trafic de stupéfiants.
« Ici, il y avait des arbres, des bancs insalubres. Dès qu’il y aura du trafic, de la délinquance, nous opposerons le bulldozer à la kalachnikov » , explique Nicolas Isnard, le maire LR de la ville
Un an après la mise en place de l’amende forfaitaire délictuelle (AFD) qui vise les consommateurs de drogue, le Syndicat de la magistrature – qui milite pour la dépénalisation et la légalisation – ne voit pas l’utilité de cette nouvelle mesure.
« On se félicite du nombre d’amendes, on montre les muscles et après ? C’est une nouvelle politique du chiffre », juge Thibaut Spriet, son délégué régional en Bretagne.
Ajoutant : « En 2007, c’était déjà la même chose. Le gouvernement a mis en place les ordonnances pénales délictuelles qui devaient permettre des procédures simplifiées pour s’attaquer à la demande afin de réduire les débouchés pour les vendeurs. Il y a eu beaucoup d’amendes prononcées, beaucoup de communication sur les chiffres, le bilan c’est que la consommation de stupéfiants a continué à progresser en France. Mais aujourd’hui on refait pourtant la même chose… »

Il avait été condamné à vingt ans de prison par la justice américaine. Incarcéré en Floride depuis son arrestation alors qu’il se rendait au concours de la plus belle barbe du monde en 2017, il pourrait venir purger la fin de sa peine en France.
D’après Le Télégramme, celui que l’on surnommait le baron breton du darknet, aurait demandé à être transféré en France.
Dans la ville de Chenôve, en Côte-d’Or, au sud de Dijon, 58 kilogrammes de résine de cannabis ainsi que plusieurs armes de poing ont été saisis par les équipes de la police judiciaire de Dijon.
Mercredi à Marseille, le Président a repris sa rengaine répressive contre les stupéfiants, accusant les consommateurs d’alimenter le trafic, alors que le statu quo sur la prohibition fait prospérer les réseaux illicites.
par Charles Delouche-Bertolasi
A six mois de la présidentielle, le président et quasi-candidat Macron a trouvé la solution pour régler la question du trafic de drogues : accuser les consommateurs d’en être les complices. L’ex-banquier nous ressort la règle d’or de la demande qui crée l’offre. «Il faut que tout le monde comprenne dans notre pays que les consommateurs de drogue sont des complices de fait» des trafiquants, a déclaré le chef de l’Etat, mercredi soir face à un parterre de policiers à Marseille, où les règlements de compte ont fait huit morts cet été. «L’idée que dans certains quartiers ce serait branché de prendre de la drogue pour que, dans d’autres, on ait des jeunes qui se fassent tuer parce qu’ils la vendent ou surveillent [le trafic], c’est terminé», a-t-il martelé, martial, dans une cité Bassens soigneusement nettoyée en prévision de sa venue.
Le vice-procureur Mathieu Fohlen a requis 18 ans d’emprisonnement, assortis d’une période de sûreté des deux tiers, et un maintien en détention. Le magistrat a souligné le « risque de fuite à l’étranger » du prévenu, et les « ressources dont il y dispose ».
Le jugement devrait être mis en délibéré.