FRANCE: quand un ancien DG de la douane française entrait chez HSBC et devenait inspecteur général, chef du groupe Audit France et membre du comité exécutif
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FRANCE: quand un ancien DG de la douane française entrait chez HSBC et devenait inspecteur général, chef du groupe Audit France et membre du comité exécutif
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Par Nicolas Daguin
L’étude montre notamment le caractère vain des contrôles répétés tout comme les enquêtes et interpellations menées dans le cadre des affaires de stupéfiants qui n’aboutissent jamais mais qui s’inscrivent dans une politique du chiffre, la «bâtonite».
« Quand je fais un go fast sur l’autoroute, ça n’a aucun impact sur le quotidien des gens. C’est un fournisseur, les petits revendeurs vont se fournir ailleurs. Ça sert à quoi ? Je me pose la question, dans un pays où on criminalise l’offre et on dépénalise quasiment la demande, je ne vois pas où ça nous mène. (…) On criminalise la moitié du système, on regarde ailleurs pour l’autre moitié » raconte dans l’étude un commissaire de police d’un service de lutte contre les stupéfiants.
Si le rapport assure ne pas minimiser «la dangerosité de la drogue» et ne prône pas non plus une «vision naïve qui consisterait à considérer la légalisation comme la solution à tous les problèmes», il préconise une «légalisation raisonnée» pour «assécher» les trafics.
Cela permettrait également de «dégager du temps aux services judiciaires et policiers pour les dossiers les plus importants, tout en poursuivant des objectifs en termes de santé publique (suivi des personnes souffrant d’addictions, contrôle de la qualité des produits…)» explique le rapport.
La lutte contre la drogue est l’une des batailles du gouvernement français. Cannabis, cocaïne, ecstasy…
Le trafic a explosé ces dernières années. Depuis début septembre, la police est donc autorisée à délivrer des amendes aux consommateurs de stupéfiants dans tout l’Hexagone. Une sanction rapide, qui évite la procédure judiciaire. Mais cette approche a ses limites. À Paris notamment, le crack est l’une des drogues qui cause le plus de soucis à la municipalité. Ce dérivé de cocaïne est extrêmement addictif. Nous en discuterons avec Claire Andrieux, auteure de « La Guerre de l’Ombre ».
Les chiffres sont fièrement égrenés, comme autant de témoins de la volonté implacable de l’Etat de lutter contre le fléau de la drogue.
« 612 interpellations, plus de 80 kg de stupéfiants, 10 635 euros et quatorze armes à feu saisis, 1 947 amendes forfaitaires dressées » sur l’ensemble du territoire, pour la semaine passée, annonce le compte Twitter de Gérald Darmanin, dimanche 4 octobre.
Depuis sa nomination en juillet, le nouveau ministre de l’intérieur a fait de la répression des trafics de stupéfiant la première de ses priorités et la matrice de sa communication.
Pour quels résultats ?
Outre la faiblesse des données avancées – en 2019, les services de police ont saisi environ 100 tonnes de drogue et 87 millions d’euros d’avoirs, soit une moyenne de quelque 2 tonnes et 1,7 million d’euros par semaine –, la méthode employée suscite au sein de l’appareil policier et judiciaire une grande perplexité. Le retour de la politique du chiffre, le ciblage des consommateurs par la création d’une amende forfaitaire et l’intensification de la répression ressemblent à la poursuite d’une stratégie qui peine à démontrer son efficacité.
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Le décret tant attendu par les patients vient d’être publié en toute discrétion
L’expérimentation commencera «au plus tard» le 31 mars. Elle portera, pour le moment, sur 3000 malades. «C’est gagné», réagit un professeur de médecine.
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Désormais, pour traquer les dealers de drogue les forces de l’ordre passent par les réseaux sociaux.
Le mercredi 30 septembre 2020, les policiers de Tarbes ont réussi à démanteler un vaste réseau de dealers qui utilisaient Snapchat pour vendre leur drogue.
Grâce à une surveillance de la BAC, le Jour de la Circonscription de sécurité publique (CSP), les forces de l’ordre ont pu remonter jusqu’au Airbnb qu’ils louaient pour écouler la marchandise qu’ils vendaient sur le célèbre réseau social.
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Importante saisie de drogue et d’argent lundi à Courbevoie (Hauts-de-Seine).
L’enquête sur ce trafic a duré un an. Elle a permis de saisir 930 000 euros en liquide, 400 kg de cannabis, 20 kg de cocaïne et 1,3 kg d’herbe.
Plusieurs personnes sont en garde à vue.
Les interpellations se sont déroulées pour la plupart en région parisienne. Les policiers de la sûreté territoriale des Hauts-de-Seine ont agi sur commission rogatoire d’un juge d’instruction du tribunal judiciaire de Nanterre.
Un dîner-conférence s’était tenu le 18 septembre 2015 au Relais du Bois St-Georges à Saintes (17100) qui avait permis à Monsieur Jean Henri Hoguet, ancien directeur de la DNRED (Direction National du Renseignement et Enquêtes Douanières) de revenir sur les actions d’infiltration menées par son service pour lutter contre le narcotrafic et répondre, ainsi, aux souhaits de Michel Charasse, le ministre du Budget (29 juin 1988 – 2 avril 1992), qui souhaitait alors des résultats dans cette importante mission de la Douane française.
Marc Fievet, l’ancien agent de la DNRED infiltré dans les réseaux du narcotrafic, s’est exprimé longuement devant une assistance attentive et particulièrement intéressée par les moyens mis en œuvre par la Douane française pour lutter contre le narcotrafic.
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Sur le Thème
sur demande
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marcfievet@live.fr
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33 (0)6 84 30 31 81
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Marc Fiévet a infiltré les réseaux de narcotrafiquants pendant sept ans pour le compte des douanes françaises et internationales. Il a risqué sa peau en montant la plus grosse entreprise de transport maritime dédiée à la drogue. Il a côtoyé pendant toutes ces années les organisations mafieuses et terroristes du monde entier (cartels colombiens, mafias corse et italienne, IRA, GAL…), il a permis le démantèlement de réseaux internationaux et a maintes fois été à la limite du raisonnable.
Jusqu’à l’indigestion ! En effet, Marc Fiévet, aviseur NS55, a été « récompensé » de ses services par onze ans de prison ! Condamné à perpétuité au Canada, il a pris 20 ans en France, dont dix incompressibles. Après toutes ces années passées derrière les barreaux, Marc Fiévet nous livre cette histoire hors du commun et règle ses comptes avec ceux qui l’ont lamentablement lâché et pour qui il travaillait dans l’ombre.
Neuf hommes comparaissent devant le tribunal correctionnel de Bastia depuis lundi. Ils sont soupçonnés d’avoir organisé un trafic de drogue entre l’Espagne et la Corse entre 2016 et 2018. Certains sont présentés comme des membres du grand banditisme.
Le trafic de drogue de nouveau dans le prétoire de Bastia. Depuis ce lundi, neuf personnes comparaissent devant le tribunal correctionnel pour association de malfaiteurs en vue de commettre un trafic de stupéfiants.
Principal mis en cause : Marc-Antoine Mattei. L’enquête a démontré que le suspect de 32 ans a effectué 15 voyages entre la Corse et l’Espagne entre 2016 et 2018.
LIRE ou RELIRE°°°°
Pour Michel Charasse, »On ne fait pas la guerre avec le code pénal dans la poche ou avec des prières ou la bible ou le portrait de Mahomet »
Elise Lucet : Invité de Pièces à conviction, Michel Charasse, bonsoir…
Michel Charasse :
Bonsoir.
Elise Lucet :
Vous êtes l’ancien ministre du budget de 1988 à 1992 et sénateur du Puy de dôme, c’est la raison pour laquelle, nous sommes exceptionnellement au Sénat pour réaliser cet interview…Euh, vous ne souhaitez pas parler de, de l’affaire Marc Fievet…Est-ce que je peux vous demander quels étaient vos rapports, lorsque vous étiez ministre du budget avec ces aviseurs, je crois que vous avez souhaité les rencontrer, pourquoi ?
Michel Charasse : Lorsque je suis arrivé au ministère du budget en mai…juin 88 , l’administration des douanes dont l’une des fonctions importantes est de lutter contre tous les trafics …de drogue, d’argent, euh, contre-façon..etc. prenaient par an à peu près 5 tonnes de drogue. Lorsque j’ai quitté le ministère le 2 octobre 1992, nous étions à 35 tonnes par an. C’est à dire multiplier par 5, par 7 pardon…
Elise Lucet : Oui !
Michel Charasse : En, en un peu plus de quatre ans………..Vous pensez bien que tout ceci a nécessité une organisation
Elise Lucet : Honhon !
Michel Charasse : Ou .une réorganisation….Bien entendu ce n’est pas moi qui est tout inventé, mais j’ai donné à la douane beaucoup de moyens…avec l’argent du contribuable, pour en faire une véritable arme contre les trafiquants et notamment les trafiquants de drogues…
Elise Lucet : Et parmi ces armes, il y avait les aviseurs
Michel Charasse : Et parmi ces armes il y avait la collecte de renseignement et dans l’ensemble des renseignements, il y avait bien entendu les renseignements fournis par les aviseurs…
Elise Lucet : Beaucoup ?
Michel Charasse : Des aviseurs plus nombreux, mieux organisés, des relais mieux organisés par l’intermédiaire des , des, des correspondants que la douane pouvait avoir à l’étranger sous couverture planquée ou officielle, attachés douaniers dans les ambassades etc. etc…Donc bien entendu, on a dû beaucoup, enfin beaucoup a été dû aux renseignements…
Elise Lucet : Oui !
Michel Charasse : Et c’est d’ailleurs parce que l’affaire a pris une ampleur importante pendant le temps où j’étais au ministère, en particulier avec la technique de ce que l’on appelle les livraisons contrôlées, c’est à dire l’infiltration de nos aviseurs ou quelques fois de douaniers d’ ailleurs, dans les réseaux de drogue …
Elise Lucet : Oui !
Michel Charasse : Et de fonctionnaires donc, de la douane, dans les réseaux de drogue..Euh, qui a conduit à… justement un incident grave. ..Euh…entre 90 et 92, qui s’est retrouvé devant le tribunal de Dijon, puisqu’à l’époque la législation française n’autorisait pas la livraison contrôlée,…le code pénal
Elise Lucet : Vous parlez des quatre douaniers qui ont été incarcérés.
Michel Charasse : Voilà, donc il y a eu l’affaire de Dijon et ces douaniers ont failli être condamné et ..euh, ils ne l’ont pas été que parce que d’une part j’ai fait voter la légalisation des livraisons contrôlées…. Comme je l’ai déclaré un jour, on n’attrape pas les mouches avec du vinaigre,
Elise Lucet : Oui
Miche Charasse : Quand on fait la guerre on fait la guerre…
Elise Lucet : Oui…
Michel Charasse : On ne fait pas la guerre avec le, avec le code pénal dans la poche ou avec des prières ou la bible ou le portrait de Mahomet
Elise Lucet :Donc si on veut coincer des trafiquants, il faut utiliser leurs méthodes !
Miche Charasse : Donc, très bien euh…Il faut utiliser leurs méthodes, il faut aller les chercher là où ils sont
Elise Lucet : Honhon.
Michel Charasse : Vous savez ce sont des tueurs, je parle pas du petit, du petit merdeux, du petit dealer, du pauvre gamin…
Elise Lucet : Non, non, on parle des Locatelli, des gens comme ceux qu’on a vu dans le reportage.
Michel Charasse : Etc… je parle, voilà, des gros. Ce sont des tueurs ! Par conséquent, on va pas attraper les tueurs en leur récitant des cantiques.
Elise Lucet : Alors, on en vient à la situation actuelle, si vous le voulez bien…
Miche Charasse : On tire d’abord et on discute après……………………….
Elise Lucet :……………….Euh, on va en venir à la situation actuelle si vous le voulez bien…
Michel Charasse : J’ai sur ce plan là, quand on a affaire à des tueurs, une notion de l’État de droit qui est assez flexible…
Elise Lucet :.Michel Charasse, pour terminer, on a bien compris que vous ne vouliez pas parler du dossier de Fievet, mais est-ce qu’il y a en France … des aviseurs de la douane et là je parle pas forcément du moment où vous, vous y étiez, qu’on a laissé tomber…
Michel Charasse : ……………..A mon époque, je n’ai pas entendu dire qu’on avait laissé tomber qui que ce soit…
Elise Lucet : Donc, on laisse pas tomber les aviseurs ?
Michel Charasse :………Mais, on laisse tomber personne …Il faut laisser tomber personne. Lorsque vous êtes engagé dans une bataille….Euh, et ben…Euh…Euh, vous faites le nécessaire pour sauver tous vos soldats…
Elise Lucet : C’est pas ce que Fievet a l’air de penser…
Michel Charasse : (6 secondes de silence) Chacun pense ce qu’il veut, moi je vous dis simplement que quand on voit les résultats qu’on voit, il faut bien que…euh, l’administration des douanes soit soutenue par son ministre et qu’elle soutienne tous ceux qui collaborent, fonctionnaires ou non à ses activités.
Elise Lucet : Michel Charasse, merci d’avoir répondu à nos questions.
Depuis cet interview, tous les hauts fonctionnaires de la Douane française ont refusé d’assumer les actions menées par Marc Fievet pour le compte de la DNRED.
Plus fort, le TA (tribunal administratif) a refusé le témoignage de Christian Gatard, l’officier traitant de Marc Fievet certifiant que ce dernier n’avait jamais manqué d’honneur envers la Douane.
Il semblerait que l’honneur ne soit pas une vertu connue par les DG Comolli, Viala, Duhamel, Cadiou, Auvigne, Mongin, Fournel, Crocquevieille, Gintz et Braun-Lemaire.
Le dossier de Marc Fievet est toujours classé « SECRET DÉFENSE »
Avec leur bras armé, la DEA (Drug Enforcement Administration), les États-Unis frappent fort…
Mais le trafic se déplace, se transforme, s’adapte. Une nouvelle génération de trafiquants émerge à la fin des années 1970, qui recherche à la fois l’argent et le pouvoir.
Si Pablo Escobar est le plus emblématique de tous, Totò Riina en Sicile, Khun Sa dans le Triangle d’or, et Félix Gallardo au Mexique ont aussi bouleversé le destin de leur pays et fait exploser le trafic à l’échelle mondiale.
Ils défient les États, menacent les pouvoirs en place.
Il faut près de vingt ans pour que ces derniers s’organisent et fassent tomber les quatre barons de la drogue.
Pas de « drogue douce »
La tribune publiée dans le « Journal du dimanche », et soutenue notamment par Bruno Retailleau et Eric Ciotti, se veut une réponse à celle de trois maires du même parti Les Républicains qui réclamaient la légalisation du cannabis.
« Il n’y a pas de “drogue douce”. La drogue est un poison, un fléau que nous devons combattre ! », estiment 80 élus du parti Les Républicains (LR) et apparentés, qui s’opposent à la légalisation du cannabis, dans une tribune publiée par le Journal du dimanche du 4 octobre.
« Ces dernières semaines, certains maires ont relancé le débat en se prononçant pour la légalisation de la consommation du cannabis. Nous, députés et sénateurs Les Républicains, voulons rappeler que nous y sommes fermement opposés », écrivent ces élus dont Bruno Retailleau, patron du groupe LR au Sénat, Eric Ciotti, député des Alpes-Maritimes, Gérard Longuet, sénateur de la Meuse, ou encore Philippe Bas, sénateur de la Manche.
Cette tribune est une réponse à celle de trois maires du même parti LR qui avaient réclamé la semaine dernière, dans le JDD, la légalisation de la consommation de cannabis, qu’ils estiment être « le meilleur moyen d’en anéantir le trafic et de ruiner les trafiquants ».
« Légaliser la vente de cannabis conduira les vendeurs actuels à se tourner vers la vente d’autres substances encore plus dangereuses et nocives ! », leur répondent les 80 parlementaires.
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En outre, « ce n’est pas parce que les forces de l’ordre ont du mal à venir à bout du trafic qu’il faut légaliser la pratique ! », insistent les parlementaires, « sinon il faudrait aussi légaliser le trafic d’armes, la fraude fiscale, la prostitution et ne plus sanctionner les vitesses excessives au volant ! ».
La course-poursuite du 30 décembre 2018 s’est terminée au rond-point des Trois-Rois. Sur le sol humide, Ricardo Blanchedent est laissé pour mort. (DR)
Un épisode à la violence inédite.
Dans la nuit du 30 au 31 décembre 2018, deux hommes juchés sur un scooter T-Max ouvrent le feu sur une Renault Laguna à proximité d’un bar à chicha de Plescop. Une course-poursuite s’ensuit. Elle se termine au rond-point des Trois Rois. Percuté par la voiture, le T-Max chute. Son conducteur se fait rouler dessus. Cet épisode d’une violence inédite met tout de suite la police sur la piste d’un règlement de comptes entre trafiquants.
15 novembre 2017, place Henri-Auffret, à Ménimur. Face à face tendu entre le benjamin de la fratrie
Blanchedent (en gris) et les forces de police à l’occasion d’une descente anti-stups. (Archives Le Télégramme)
Dans la nuit du 29 au 30 décembre dernier, un rodéo tragique impliquant cinq jeunes Vannetais bien connus de la police a jeté une lumière crue sur la guerre que se livrent les dealers pour contrôler le juteux trafic de stups. Une épicerie transformée en industrie par deux frères, présentés comme les chefs incontestés du réseau.
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Le quartier de Kercado, à Vannes, est gangrené par le trafic de drogue depuis plusieurs années. ((Photo d’archives Le Télégramme))
Celui qui est suspecté d’être le boss du trafic de drogue à Vannes, a été interpellé en Espagne. Ironie de l’actualité, c’est ce mardi 6 octobre que s’ouvre à Vannes, le procès des auteurs présumés du réseau de Kercado.
Après Drogue à Vannes, l’enquête que nous avions publiée il y a 20 mois, voici Drogue à Vannes, saison 2.
1 – À Vannes, s’ouvre le procès de la « Dream team » de Kercado
Vingt-deux prévenus (dont neuf mineurs) et autant d’histoires entremêlées : le procès dit de « Kercado 3 », du 6 au 10 octobre, va passer au scanner un an et demi durant lesquels le trafic de drogue a gangrené le quartier vannetais de Kercado.
2 – Comment un fait divers vire à l’hyperviolence. L’exemple du rodéo sanglant de Ricardo Blanchedent
Fin 2018, une fusillade se termine dans le sang. Ricardo Blanchedent, frère du boss présumé du réseau de Kercado à Vannes, est grièvement blessé. Un épisode à la violence inédite.
3 – La Bourdonnaye à son tour gangrené par la drogue
Et pendant ce temps-là, le quartier La Bourdonnaye plonge dans le trafic de drogue. Les Albanais s’emparent du marché, au grand dam des habitants. Ces derniers expriment leur ras-le-bol. L’un d’eux a même été tenté par la création d’une milice.
4 – Les adultes en échec face à des ados businessmen
Elle a voulu garder l’anonymat, mais a tenu à témoigner de sa galère. Cette mère de famille tente de sortir ses deux ados de la drogue. Pas simple quand on sait qu’un simple chouf (guetteur) palpe 200 euros par jour. Comment motiver des jeunes qui gagnent mieux leur vie que leurs parents ?
5 – Qui sont les nourrices des trafiquants de drogue ?
Payées au lance-pierre ou en stups, les nourrices vannetaises croisées à Kercado, Ménimur ou La Bourdonnaye sont souvent des proies faciles pour les dealers en recherche de planques. La preuve en trois histoires.
6 – Les polices municipale et nationale en quête de solutions techniques
Les opérations conjointes entre policiers nationaux et municipaux sont de plus en plus fréquentes sur les lieux de deal vannetais. À la Bourdonnaye et Ménimur, le malinois Ibiza, accompagné de son maître-chien, met son flair hors pair au service des policiers. Quant à la vidéosurveillance, est-elle utile ? Les avis sont partagés.
7 – Toxicos, comment les épauler, les soigner ?
À Vannes, infirmiers, psychologues et médecins addictologues aident les toxicos. Le centre d’addictologie Douar Nevez les accueille sans jugement, les épaule. Les malades peuvent aussi recevoir aide et conseils avec Cécile et Denis. Ces deux infirmiers viennent chaque jeudi près de l’hôpital de Vannes, à bord de Pare-à-chutes, un camping-car.
8 – Les autorités prises de vitesse ?
À Kercado, la montée en puissance du trafic de drogue date des années « Kärcher », celles de l’ère Sarkozy. Un business qui a pris de vitesse police, justice et mairie.
9 – Comment les autorités entendent-elles reprendre la main ?
Alain Beauce, le commissaire divisionnaire, veut assécher le terrain de deal vannetais. Côté justice, les défèrements de dealers présumés s’enchaînent. La Justice bosse : c’est le message de François Touron, procureur de la République.
10 – La dépénalisation, la solution ?
Dépénaliser certaines drogues apporterait-il la solution ? Les avis divergent.
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Le Télégramme propose une sélection d’articles pour comprendre le dossier
Le procès Kercado 3 va s’étaler sur quatre jours, du 6 au 9 octobre 2020, au tribunal de Vannes. Treize prévenus sont convoqués à la barre, dont Roberto Blanchedent, le chef présumé du trafic.
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Un homme d’une trentaine d’années et une femme de 21 ans doivent être présentés au Parquet, ce vendredi 2 octobre, en vue d’une comparution immédiate. Ils sont soupçonnés de s’être fait livrer de la cocaïne par courrier, à Agen (Lot-et-Garonne), rapporte Sud Ouest.
Une première lettre avait été interceptée par les douanes parisiennes
Elle venait de Cayenne, en Guyane, et contenait de la cocaïne. Quelque temps plus tard, un deuxième courrier, surveillé par les enquêteurs, est arrivé chez une jeune femme de 21 ans. Il contenait 163 g de drogue. La jeune femme aurait réceptionné la drogue pour la remettre au trentenaire.
Gendarmes champêtres
Récolte suite à une enquête des gendarmes de la communauté de brigades de Felletin et de la brigade des recherches de Guéret.
Interpellation de trois individus impliqués dans un trafic « familial » de stupéfiants à Felletin, dans la Creuse, a-t-on appris ce jeudi 1er octobre.
Le 29 septembre 2020, ces personnes sont interpellées à leurs domiciles respectifs. « Les perquisitions réalisées sur les différentes propriétés, avec l’assistance d’un chien spécialisé de Limoges dans la recherche des stupéfiants, permettent de découvrir de nombreux produits et objets illicites », indiquent les gendarmes.
La gendarmerie a informé que ces arrestations ont été suivies de la saisie de 4,1 kg d’herbe de cannabis et de produits dérivés. Tout l’équipement d’un laboratoire d’extraction et de conditionnement a également été saisi.
Les forces de l’ordre ont également confisqué 17 grands pieds de cannabis de plus de deux mètres.
L’opération de la gendarmerie remontait au mardi 29 septembre 2020, dès 7 h 30 du matin, dans cinq communes du sud du département des Deux-Sèvres, à savoir Celles-sur-Belle, Chef-Boutonne, Exireuil, Lezay et Melle, plus celle de Surgères, en Charente-Maritime : soupçonnées d’être impliquées, à des degrés divers, dans un trafic de produits stupéfiants, quinze personnes ont été interpellées puis placées en garde à vue dans le cadre d’une enquête menée, depuis plusieurs mois maintenant, par les gendarmes de la brigade de recherches de Niort autour de ce réseau considéré comme « local ».
Trois suspects face à la justice le vendredi 2 octobre 2020
Dans l’après-midi du jeudi 1er octobre 2020, le parquet de Niort a annoncé que trois des suspects seront présentés, à 13 h 30 le vendredi 2 octobre 2020, devant le tribunal correctionnel de Niort selon la procédure de comparution immédiate : toujours gardé à vue, le trio, composé d’une femme de 39 ans et de deux hommes de 30 et 38 ans, sera déféré dans la matinée. Les douze autres mis en cause ont été remis en liberté dès la soirée du mercredi 30 septembre 2020, sans passer par la case parquet : tous sont convoqués devant le tribunal correctionnel de Niort à une audience dont la date a été fixée au printemps 2021.
Il y avait cinq femmes, âgées de 19 à 41 ans et dont une a été appréhendée à Surgères, et dix hommes, âgés de 20 à 57 ans. Le dispositif déployé a également permis la saisie de 115 pieds de cannabis et de 6,7 kg d’herbe, notamment : car du « shit », de la cocaïne, de l’héroïne, des cachets d’ecstasy et de l’argent liquide auraient également été confisqués pendant les perquisitions.
ENQUÊTE – La résidence Charles-Schmidt est l’un des points de deal les plus importants de la région parisienne. Ses habitants doivent composer avec les dealers, dans une cité qui ressemble chaque jour davantage à un «bunker».
« Millau est différente des grandes villes, ça marche au réseau et il faut souvent être mis en relation par quelqu’un qui connaît déjà le vendeur, explique-t-il. Dans les grandes villes, il suffit d’aller en bas d’une tour comme si on allait au marché. »