Aviseur International renseigne, sans complaisance, sur la problématique de la drogue, du narcotrafic, de la corruption et sur les politiques mises en œuvre par les différents Etats et les dérives que s'autorisent les fonctionnaires des administrations — aviseurinternational@proton.me — 33 (0) 6 84 30 31 81
C’est Le Télégramme qui nous informe que le sujet actuel de préoccupation des services de lutte antidrogue, c’est la multiplication des largages de ballots de cocaïne en mer (« drop off »), comme évoqué dans le premier volet, publié ce samedi, de l’ enquête consacrée au trafic de cocaïne.
Selon des informations portées à notre connaissance depuis, la Normandie fait actuellement face à une déferlante de paquets échoués : en trois semaines, près de deux tonnes auraient déjà été récupérées sur le littoral et en mer.
Les policiers ont saisi une tonne de cocaïne de la plus haute pureté dans une villa de luxe à Tenerife.
Dans le cadre de cette opération, neuf personnes au total ont été arrêtées, dont sept citoyens espagnols, un important trafiquant de drogue colombien du lClan del Golfo, et un italien, agent de liaison pour la ‘Ndrangheta.
Dans le cadre d’une opération avec la ‘Policia’ et la ‘Guardia civil’, les marins-douaniers du PETREL ont intercepté un bateau à cabine semi-rigide, dénommé « SRC 1250 », à 400 milles des Îles Canaries, d’une longueur de 12,5 mètres. A bord, une cargaison de coke répartie en 86 balles, soit environ 2500 kilos selon les premières estimations.
L’arraisonnement par le patrouilleur de surveillance douanière « Petrel » s’est effectué dans un contexte de conditions météorologiques difficiles.
Lors de l’opération, les deux membres d’équipage, de nationalité française, ont été interpellés.
Collaboration internationale
L’opération, fruit de la collaboration internationale à travers le Centre d’Analyse contre le Trafic Maritime de Drogue dans l’Atlantique (MAOC) et coordonnée par le Centre de Renseignement sur le Terrorisme et le Crime Organisé (CITCO) avec La DEA et la NCA
Au Portugal, les drogués ne sont pas considérés comme des délinquants mais comme des malades qui doivent être soignés.
En 2001, le pays a fait le choix de décriminaliser l’usage de toutes les drogues. Une décision qui a entraîné une baisse drastique du nombre de toxicomanes. Au Portugal, à la chute de la junte militaire en 1975, la drogue devient vite un enjeu de santé publique. Le pays découvre la liberté. Il découvre également la drogue, notamment l’héroïne qui fait des ravages pendant deux décennies. En 2000, le pays compte plus de 100.000 toxicomanes, soit 1% de la population. Toutes les classes sociales sont touchées. Le gouvernement adopte un changement radical dans son approche. La loi change. Lorsqu’une personne est interpelée elle est dirigée vers une « commission de dissuasion de la toxicomanie », composée de médecins, de conseillers juridiques et de travailleurs sociaux. On propose un accompagnement médical, social et psychologique personnalisé. Les patients montrant une réelle volonté de sortir de la dépendance peuvent se voir offrir un travail et même un logement pris en charge à 80% par l’État.
Le jeudi 23 novembre 2023, le HA-SKA a atterri à l’aéroport de Lelystad au Pays-Bas.
Est-ce là qu’il a chargé les 60 kilos d’héroïne?
HA-SKA Cessna 210H Centurion
Le HA-SKA porte le numéro 21059024 et a volé sous l’immatriculation N6124F aux États-Unis jusqu’au 28 septembre 1979.
L’avion est ensuite parti pour le Canada et l’immatriculation devient alors C-GKPG.
Ce n’est que le 2 septembre 1992, que le marquage canadien a été supprimé et que l’avion a été transféré en Hongrie.
Un mois plus tard, le 6 octobre 1992, le Centurion était immatriculé HA-SKA.
Lorsque le HA-SKA est arrivé en Hongrie, l’avion était standard blanc/bleu et portait le nom « Wild Rose » sur le nez.
L’appareil est actuellement enregistré au nom d’Ádám György Máriássy de Budapest.
Le HA-SKA n’a pas pu être suivi via les sites Flightradar habituels. Aucune information n’est également disponible sur l’historique de vol de cet avion.
Ce Cessna volait donc en VFR pour passer « sous le radar »
C’est la BBC qui nous informe qu’un monomoteur Cessna a été intercepté puis saisi vendredi matin à l’aéroport de Weston, suite à la découverte de 60 kg d’héroïne emballée sous vide dans l’avion
La « Gardaí » (police irlandaise) a publié cette photo de l’avion lesté de 60 kilos héroïne
La saisie est le résultat d’une opération conjointe entre An Garda Síochána (police irlandaise), les douaniers irlandais grace à la coopération multi-agences, en l’occurrence entre An Garda Síochána, les douanes irlandaises et le Centre d’analyse et d’opérations maritimes de Lisbonne, au Portugal.
Un monomoteur Cessna a été intercepté puis saisi vendredi matin à l’aéroport de Weston, suite à la découverte de 60 kg d’héroïne emballée sous vide dans l’avion
La drogue provenait d’un gang familial de Dublin ayant des liens avec la célèbre organisation criminelle Kinahan, rapporte la chaîne de télévision irlandaise RTÉ.
Le département du Trésor américain décrit le cartel de Kinahan comme l’un des plus dangereux au monde, comparable à des organisations criminelles telles que la Camorra en Italie, Los Zetas au Mexique et Yakuza au Japon.
Le marché de la drogue est florissant : environ 4 000 points de vente en France selon les services de police, générant un chiffre d’affaires estimé à plus de 4 milliards d’euros d’après l’Insee en 2020 qui a intégré le trafic de drogue dans le calcul du PIB.
Pas d’évaluation récente, mais le nombre d’importateurs, de grossistes, de logisticiens, de revendeurs, de guetteurs et de « nourrices » (ceux qui cachent les produits chez eux) n’a cessé d’augmenter. On estime que 240 000 personnes vivent indirectement de cette activité.
Le fléau gagne désormais les villes moyennes et les campagnes
Grands et petits délinquants de la drogue étendent leur emprise : ils contrôlent les allées et venues dans les halls d’immeuble et persécutent les habitants. Mais, surtout, ils s’entre-tuent : depuis le début de l’année 2023, on note 451 homicides ou tentatives d’homicide liés au trafic, une hausse de 57 % par rapport à la même période en 2022. Cette violence s’étend « un peu partout sur le territoire », relève le directeur général de la police nationale (DGPN), Frédéric Veaux, le 27 novembre devant les sénateurs.
Les modes de distribution s’adaptent au marché. « Le point de deal en bas de l’immeuble, c’est peut-être bientôt terminé. On assiste à une “amazonisation”de la logistique de la drogue en Europe », explique un haut fonctionnaire du ministère de l’Intérieur. Commandes en ligne via les réseaux sociaux, programmes de fidélisation, livraison quasi immédiate en petites quantités, nouveaux produits, etc.
C’était en décembre 2022, mais qui s’en souvient ?
Le « Qatargate* » a été une mine de révélations. Il montre à ceux qui l’ignorent encore comment des puissances étrangères tentent de corrompre des politiciens, parfois avec succès, pour imposer leurs intérêts. Il dévoile combien les institutions européennes, par laxisme et par naïveté, sont vulnérables à ces agressions sournoises. Il témoigne qu’à l’heure des cyberattaques et des stratégies d’influence sur les réseaux sociaux les moyens les plus archaïques – en l’occurrence, des valises pleines de billets de banque – sont toujours redoutablement efficaces.
Le scandale de corruption par le Qatar au Parlement européen, couramment appelé dans les médias « Qatargate », est une affaire de corruption au Parlement européen qui a éclaté en décembre 2022.
Certains membres du Parlement européen auraient perçu de l’argent en échange de la défense des intérêts du Qatar. Les polices belge et italienne sont impliquées et 1,5 million d’euros en liquide sont saisis, notamment au domicile bruxellois d’une vice-présidente du Parlement européen, la Grecque Éva Kaïlí, ce qui donna lieu à son incarcération. L’enquête débouche aussi sur un Marocgate, le Maroc étant suspecté d’avoir corrompu des élus du Parlement européen, en échange d’une complaisance dans l’irrespect des droits de l’homme au Maroc ou du soutien aux thèses expansionnistes marocaines concernant le territoire colonisé du Sahara occidental.
Shamut Khan (Left) and Matiullah Zamankhel (Right)
NCA appeals for whereabouts of men wanted in 420 kilo heroin importati
National Crime Agency investigators have launched an appeal to track down two men wanted as part of a class A drugs investigation.
Shamut Khan, 54, and Matiullah Zamankhel, 21, both from the Bordesley Green area of Birmingham, are wanted by NCA officers after failing to answer bail on 23 November.
Officers want to speak to the men in connection with an investigation into the importation of heroin which has already led to a total of 420 kilos of the drug being seized.
NCA Branch Commander Derek Evans said:
“We are appealing to the public who may know the whereabouts or movements of Khan and Zamankhel, or have any information that will help us to find them.
“These men are known to have associations and links to the Alum Rock and Shaw Hill Road areas of Birmingham, but they may be further afield.
“Khan and Zamankhel will know they are wanted by the NCA and this must be a stressful experience. If they are reading this, I would urge them to make contact with us. We won’t rest until we have tracked them down.”
Anyone with information on the whereabouts of Khan and Zamankhel should contact the National Crime Agency immediately on 0370 496 7622 or call Crimestoppers anonymously on 0800 555 111.
Derek Evans added: “If members of the public do see Khan or Zamankhel, we ask them to contact us straight away.
“We know these men come from a close knit community and we would like to remind anyone helping them, or frustrating our attempts to locate them, could also find themselves being arrested.”
The consignment, which weighed 1.3 tonnes, was discovered in August last year in a shipping container at the Port of Felixstowe, Suffolk, after it had arrived from Sierra Leone.
Members of a suspected organised crime group from the North West of England have been arrested on suspicion of trying to smuggle £140m worth of cocaine into the United Kingdom, as part of a National Crime Agency investigation.
The Class A drugs, which had a street value of £140m, were hidden in 20 kilo sacks with a cover load of flour and were destined to be delivered to an industrial estate in Wigan, Lancashire.
Today (Weds 29 Nov), NCA officers arrested nine suspects from the organised crime group (OCG) in a series of co-ordinated strikes.
Six of the suspects are allegedly directly linked to the huge seizure.
Three of the alleged OCG members were arrested over other conspiracy to supply Class A drugs offences.
The men are in their forties, fifties and sixties.
Two suspects were arrested at properties in Bootle, one in Crosby and one man was arrested in Birkenhead, all Merseyside.
Four suspects were arrested at properties in Chorley, Lancashire.
One man was produced from prison and also arrested.
The men allegedly had various roles within the conspiracy from orchestrating the importation to organising premises and logistics.
All are currently in custody awaiting interview.
Richie Davies, National Crime Agency Branch Commander, said: “This was a massive haul of cocaine with an estimated street value of £140m.
“There is no doubt these drugs would have been sold on into communities across the UK fuelling violence, exploitation and misery.
“Since the seizure of the drugs the agency has been working intensely to identify and pursue those responsible.”
Five suspects were arrested in late 2022 over the importation and were later released under investigation.
L’opération menée par l’UDYCO, le « GRECO Galicia » de Pontevedra et par le SVA a permis de saisir une cargaison d’environ 8 000 kilos de cocaïne en provenance d’Amérique latine à l’intérieur d’un conteneur.
Pour ChatGPT, Gérald Darmanin, comme tout responsable politique, propose des approches pour lutter contre la drogue et le narcotrafic en France. Sa méthode peut être controversée et susciter des débats, car la question de la lutte contre la drogue est complexe et multifacette, impliquant des dimensions sociales, économiques, de santé publique et de sécurité.
Certaines personnes soutiennent ses propositions, comme le renforcement des contrôles aux frontières, l’augmentation des peines pour les trafiquants ou encore la mobilisation des forces de l’ordre pour lutter contre les réseaux de trafic. D’autres critiques estiment que la répression seule ne résout pas le problème de fond lié à la consommation de drogue et plaident pour une approche plus axée sur la prévention, la réduction des risques et la prise en charge des personnes ayant des problèmes liés à la drogue.
En fin de compte, il est difficile de déterminer si la méthode de Darmanin est « la bonne » car la lutte contre la drogue nécessite souvent une approche combinée qui prend en compte à la fois la répression et des solutions plus globales, telles que la prévention, l’éducation, le traitement et la réadaptation.
Cela demande également une évaluation constante pour ajuster les politiques en fonction des résultats obtenus.
Pourquoi ne pas faire un test au port de Montoir de Bretagne et inspecter de près les marchandises et les conteneurs avec précision ?
Il est vrai qu’en France, on continue de réfléchir et de se refiler le dossier de ministères en ministères puis de services en services pour savoir si l’on va équiper nos ports de ce système performant de contrôles qui existe ! Mais l’intérêt général devrait passer outre ces luttes intestines qui permettent aux affairistes de continuer à exporter des cargaisons de drogues, d’armes et d’explosifs puisqu’ils savent pouvoir compter sur le pinaillage de nos administrations.
Les équipements
Le groupe américain ADVANCED WARNING SYSTEMS INC a proposé le dernier système de numérisation automatique IGRIS (INELASTIC GAMMA RAY IMAGING SYSTEM) utilisé par le Pentagone pour inspecter de près les marchandises et les conteneurs avec précision.
La nouvelle technologie IGRIS est utilisée par ‘Le Pentagone’, le ministère américain de la Défense (Joint Improvised Explosive Device Defeat Organization – JIEDDO).
Selon les explications fournies, le système IGRIS, grâce à ses générateurs de neutrons scanne la cible avec plus d’un million neutrons par seconde, ce qui permet de divulguer des détails précis (niveau moléculaire) de tout le contenu des conteneurs et strictement avec un système tridimensionnel précis et à une vitesse de 25km/h.
Le système de contrôle central envoie également une notification immédiate aux douanes, aux services de sécurité, aux organes de contrôle des drogues, aux départements ministériels et aux ministères souverains concernés. Ce système devrait être adopté dans les ports, les aéroports et les postes frontières de tous les États responsables et conscients des graves perturbations causées par les fraudes, le narcotrafic et le terrorisme dans le monde d’aujourd’hui.
Les seuls à détecter les céramiques et autres polymères (couteau, armes à feu, etc…)
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RAPPEL
Les premiers partisans du trafic de conteneurs ont privilégié une stratégie que les autorités appellent «à l’intérieur du chargement», où la cocaïne est camouflée dans les exportations quotidiennes.
La technique qui consiste de placer ses expédition de cocaïne au sein de la charge oblige les trafiquants à gérer des sociétés écrans, qu’ils créent eux-mêmes ou qu’ils achètent afin de pouvoir être les propriétaires d’entreprises ayant une longue histoire d’exportations propres. Ensuite c’est un jeu d’enfants que de cacher la cocaïne dans leurs exportations ostensiblement légales.
La plupart du temps, cela consiste simplement à fourrer des briques de cocaïne dans des conteneurs, mais dans d’autres cas, les trafiquants ont tout utilisé, des ananas évidés aux barils de produits chimiques dangereux, et ont même transformé chimiquement la cocaïne pour la déguiser en produits comme la nourriture pour animaux de compagnie ou les engrais.
Quand aux cargaisons de bananes contaminées par la coke, c’est un secret de polichinelle et la fluidité est le ‘maître mot’ généralisé à Anvers, Rotterdam et dans les ports français !
Le chargement permet donc aux trafiquants d’avoir un contrôle direct sur l’expédition. Cependant, depuis que les autorités ont commencé à enquêter et à profiler les entreprises d’exportation à la recherche de schémas suspects, le risque d’interception a légèrement augmenté.
Cela a conduit à un changement vers la méthode de rip-off, où les trafiquants évitent le profilage en ouvrant les conteneurs d’exportations légitimes pour expédier les drogues, puis utilisent des scellés douaniers clonés pour dissimuler la falsification. Au départ, le rip-off était pratiqué par les petits trafiquants qui envoyaient des dizaines de kilogrammes. Mais à mesure que cette méthode gagnait en popularité, les expéditions ont augmenté en taille, les transports de plusieurs tonnes étant désormais monnaie courante.
Dans la plupart des cas, les conteneurs sont contaminés car ils attendent d’être chargés, ce qui signifie que les trafiquants doivent accéder aux zones portuaires. Bien qu’il y ait eu au moins un cas de soi-disant «ninjas» glissant dans des ports cachés dans des compartiments secrets dans des camions, il est beaucoup plus facile de recruter des travailleurs portuaires. Au Pérou, par exemple, le contrôle violent exercé par le gang Barrio King sur les équipages de dockers lui a permis d’appliquer un quasi-monopole sur le trafic via le port de Callao. Cependant, dans d’autres cas, les trafiquants n’entrent jamais dans le port, comme au Costa Rica, où les trafiquants recrutent des chauffeurs corrompus, des entreprises de transport et des ouvriers de la cour à conteneurs pour charger de la drogue dans des conteneurs alors qu’ils parcourent la longue route entre la zone agricole de San Carlos et le port de Limón.
Des sources dans plusieurs pays affirment également que les trafiquants cherchent de plus en plus à éviter les risques liés au profilage en cachant des drogues dans la structure même du conteneur. Les trafiquants enfoncent des briques de cocaïne dans les cavités des murs, des plafonds, des planchers et des portes, ou dans l’équipement d’isolation ou de refroidissement des conteneurs réfrigérés – appelés «reefers». L’utilisation des structures de conteneurs réduit les risques que les autorités détectent de faux scellés douaniers, mais cela nécessite la complicité des personnes au sein des compagnies maritimes ou des chantiers de conteneurs. Certains narcotrafiquants ont contourné ce problème en créant des sociétés écrans pour altérer les conteneurs, comme au Costa Rica, où plusieurs sources ont décrit comment les trafiquants ont créé une société d’entretien des conteneurs pour masquer leurs activités.
Les autorités ont répondu à la montée en puissance de ces méthodes de trafic par l’utilisation de scanners dans les ports, qui sont déployés à la fois au hasard et à la suite du profilage des risques. Cependant, dans certains endroits, comme le port de Santos au Brésil, les trafiquants ont réagi en contaminant des conteneurs déjà inspectés – les ouvrant au dernier moment possible avant le chargement.
Ce ‘modus operandi’ dépend généralement d’une corruption importante au sein de l’équipage. Mais les autorités de Guayaquil, en Équateur, signalent également que des bandes armées montent maintenant à bord des navires et forcent les équipages à prendre des charges sous la menace des armes. Les largages se produisent maintenant non seulement lorsque les navires se mettent en route, mais aussi lorsqu’ils traversent les eaux d’autres pays, des sources signalant que l’état de Falcón au Venezuela est un point chaud particulier. Pour l’instant, les autorités s’attaquent à cette méthode de trafic à l’aide de l’appareil GPS du navire, qui donne des informations sur la vitesse du navire. Si un navire ralentit ou s’arrête soudainement, une alarme retentit.
Les trafiquants, cependant, explorent déjà de nouvelles options, n’ayant qu’un seul objectif: l’efficacité!
En vue, et c’est le meilleur échappatoire, une commission d’enquête parlementaire pour savoir si le dépistage d’un élu ou d’un haut fonctionnaire est possible
Le sénateur Horizons Joël Guerriau, lors de son audition, a dit s’être procuré de l’ecstasy auprès d’un de ses collègues. et la députée Renaissance Caroline Janvier dans une interview publiée dans Paris Match ce 30 novembre, assure qu’il n’y a « pas plus de vices à l’Assemblée qu’ailleurs« , elle affirme bien qu’elle n’en est pas exempte, n’hésitant pas à dire clairement : « Oui, il y a des soirées où de la drogue circule, comme il y a des dîners ou des fins de sessions parlementaires où il y a une consommation excessive d’alcool ».
Et c’est sous couvert d’anonymat, qu’une autre parlementaire indique :« À l’issue de séances dans l’hémicycle, à trois heures du matin, des collègues sont venus me voir pour me proposer d’aller dans des soirées aux thématiques clairement affichées : ‘drogue et sexe’. »
Malgré les dernières informations confirmées sur le comportement des élus de la nation, le ministre de l’intérieur Gérald Darmanin, toujours hyper réactif sur X (ex Twitter) pour s’autoglorifier et encenser ses troupes, n’a pas encore trouver le temps d’envoyer une CRS pour pratiquer des tests de dépistage sur l’ensemble de nos élus et de nos hauts fonctionnaires. Ne serait-il pas le bon moment pour démontrer à tous les Français que l’égalité de traitement devant la loi est une réalité ?
L’état de droit qui est rappelé avec des trémolos grandiloquents dans chaque intervention magistrale de nos élus et autres hauts fonctionnaires ne serait-il qu’un leurre servi aux Français.
Pour un grande partie, encore opposée à toute consommation de drogues, exceptée celle de tabac et de l’alcool, il apparaît chaque jour plus difficile de comprendre le manque de réactivité de Gérald Darmanin et du préfet Laurent Nuñez dans cette affaire. On peut se demander ce qu’aurait fait le musclé Didier Lallement, si il était encore aux manettes, rien sans doute, puisque lui n’est pas d’un monde égalitaire. En ce moment, comme secrétaire général de la Mer, il s’occupe de stups et va durcir les contrôles notamment au terminal de Montoir-de-Bretagne. Sa belle envolée lyrique, permettant d’exister médiatiquement, ne fera aucun mal aux narcotrafiquants.
Pour nos élus et hauts personnages de l’état, cette lenteur à réagir vient peut-être du fait d’un manque de tests de dépistage ? Dans ce cas, nous ne devrions pas tarder à voir Olivier Veran, le porte-parole du gouvernement, nous raconter des balivernes pour justifier l’impossibilité actuelle de s’approvisionner dans ce type de produits.
Une pétition existe pour réclamer que l’ensemble de nos élus et hauts fonctionnaires soit dépisté régulièrement puisque c’est ensemble qu’ils engagent notre futur et le futur de nos enfants par les décisions qu’ils affirment prendre pour le bien du plus grand nombre.
C’est la journaliste Claire Andrieux qui cite le cas Fievet dans son livre bien documenté sur le narcotrafic et sa guerre de l’ombre
Le cas Fiévet En droit administratif, les informateurs sont considérés comme des « collaborateurs occasionnels de justice », selon la qualification du Conseil d’Etat. A ce titre, un indic peut théoriquement bénéficier de la protection fonctionnelle, au même titre qu’un agent public. L’administration dont il dépend le protège donc de condamnations civiles ou pénales pour des faits commis en raison de ses fonctions, sauf, comme pour n’importe quel agent public, s’il a commis « une faute personnelle », « détachable du service ». Jusqu’ici, les cas dont la justice a eu à débattre ont tous été considérés comme des fautes personnelles.
En 2017, un arrêt du Conseil d’Etat a définitivement scellé le sort d’un célèbre aviseur de la douane, Marc Fiévet, utilisé comme un agent infiltré à de nombreuses reprises. Tout en reconnaissant qu’il avait permis l’arrestation de plusieurs trafiquants ainsi que la saisie de quantités importantes de produits stupéfiants et des moyens de locomotion ayant servi à leurs transports, la justice estime que la France n’a pas à l’indemniser pour ses années de prison. Marc Fiévet avait été condamné, en 1996 en Grande-Bretagne à quatre ans d’emprisonnement du chef de « conspiration dans le but de faire entrer du cannabis sur le territoire anglais » et, en 1997 au Canada, à la réclusion criminelle à perpétuité pour « complot d’importation de stupéfiants » après avoir plaidé coupable. Il avait été transféré en France en 1998 où il est resté en prison, jusqu’en 2005.
Pour cet aviseur de haut niveau, le trafic dont il a été accusé n’est que la résultante de son travail aux services des douanes.
En 2008, Marc Fiévet demande une indemnisation de 91 million d’euros pour les préjudices subis. La demande et tous ses recours sont rejetés. La décision définitive tombe en 2017. Le Conseil d’Etat estime que si l’implication croissante de l’aviseur dans un réseau de trafiquants de drogue a été « encouragée à l’origine par l’administration des douanes», les faits pour lesquels il avait été condamné étaient « dépourvus de tout lien avec les fonctions exercées en sa qualité d’informateur de l’administration des douanes et étaient donc détachables du service ».
La cour déduit donc que les condamnations de Marc Fiévet et ses années de prison sont la cause « d’une faute personnelle » et que l’administration n’a pas à lui accorder le bénéfice de la protection fonctionnelle.
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Oublier les engagements, oublier les promesses données, oublier l’honneur élémentaire !
La ‘Ndrangheta est une mafia italienne, qui est l’une des organisations criminelles les plus importantes et les plus puissantes au monde. Originaire de la région italienne de Calabre, elle s’est développée dans le monde entier et continue à s’étendre à un rythme soutenu.
Aujourd’hui, la ‘Ndrangheta est considérée comme la seule organisation mafieuse italienne présente sur tous les continents.