Aviseur International renseigne, sans complaisance, sur la problématique de la drogue, du narcotrafic, de la corruption et sur les politiques mises en œuvre par les différents Etats et les dérives que s'autorisent les fonctionnaires des administrations — aviseurinternational@proton.me — 33 (0) 6 84 30 31 81
À 11 milles marins du port de Ceuta et grâce aux systèmes de surveillance, les autorités ont observé comment deux hommes jetaient trois balles de cocaïne d’un poids total de 100 kilos par-dessus la poupe du navire puis sautaient à la mer.
Ces deux personnes qui voyageaient clandestinement à bord d’un porte-conteneurs en provenance de Cartagena de Indias, en Colombie, à proximité du détroit de Gibraltar, ont été arrêtées.
C’est Emmanuel Fansten qui nous rapporte et c’est à lire dans Libération qu’aujourd’hui s’ouvre à Paris le premier procès emblématique des dérives de la lutte antidrogue.
« L’ex-numéro 3 de l’Office des stups (Ocrtis, devenu Ofast) et actuel patron adjoint de la PJ de Bordeaux, Stéphane Lapeyre, va être jugé à Paris à partir du lundi 30 octobre pour «complicité de trafic de drogue» aux côtés de huit autres prévenus, dont son ancien subordonné Jocelyn Berret.«
Le point de vue de Marc Fievet
Ce n’est pas à mon avis le premier procès de ce type. Nos éminents « dalloziens », puisqu’aucun procureur n’aura pu classer verticalement ce dossier, vont s’employer à disséquer ces faits qui amènent ces fonctionnaires devant eux.
Espérons que le magistrat Christian De Rocquigny, adjoint à Stéphanie Cherbonnier, la cheffe de l’OFAST, viendra éclairer les magistrats chargés de juger ces fonctionnaires, sur les réalités du terrain, qu’il ne peut ignorer aujourd’hui.
Certes l’utilisation du parapluie, de l’ombrelle voire du parasol est devenue une priorité absolue aujourd’hui pour les fonctionnaires, qu’ils soient de l’OFAST direct, du 36, de la DNRED et des militaires de la Gendarmerie, puisque toutes les « hautes hiérarchies », toujours exigeantes pour l’obtention de résultats destinés à satisfaire des ministres plus ou moins belliqueux , savent toujours se déresponsabiliser sans élégance et sans honneur.
Pas moins de 750 kilomètres de côtes françaises sur l’Atlantique. Une aubaine pour les trafiquants de drogue internationaux qui utilisent le plus souvent les voies maritimes pour les stupéfiants.
C’est.3 nouvelle aquitainequi nous annonce quepour lutter contre les trafics par voie maritime, une nouvelle instance de coordination « de l’Arc Atlantique » a été créée ce 27 octobre pour permettre plus de collaboration entre les différents acteurs : police, gendarmerie, douane et justice.
EUREKA
L’idée est d’organiser une remontée des informations des acteurs du terrain qui permettra une analyse pour plus d’efficacité. Cet Arc Atlantique a donc été créé officiellement ce 27 octobre lors d’une réunion à laquelle assistaient des procureurs généraux, de procureurs de la République, la préfecture maritime, des gendarmes, policiers et douaniers.
Et Bordeaux est au cœur du dispositif regroupant des acteurs de Rennes, Poitiers, Bordeaux et Pau. « C’est un bureau de liaison, une coordination entre la juridiction interrégionale spécialisée de Rennes (JIRS) et la JIRS de Bordeaux« , explique Frédérique Porterie, la procureure de la République de Bordeaux. « À Bordeaux, quatre magistrats sont dédiés à la lutte contre la criminalité organisée (trafic de stupéfiant, trafic d’armes, etc…) dont un référent« . Il s’agit d’une mise en commun des renseignements des forces de sécurité intérieures.
Pas moins de 750 kilomètres de côtes françaises sur l’Atlantique. Une aubaine pour les trafiquants de drogue internationaux qui utilisent le plus souvent les voies maritimes pour les stupéfiants.
Ce trafic ne cesse de progresser comme chez nos voisins européens. « Anvers, Rotterdam, puis Le Havre, puis Dunkerque, puis Marseille ont été des ports dans lesquels les trafiquants ont importé beaucoup de cocaïne« , liste Pierre-Yves Couilleau, Procureur Général près la cour d’appel de Bordeaux (JIRS). Mais aujourd’hui, les trafiquants s’adaptent en permanence à chaque fois qu’une livraison est interceptée, un trafic déjoué, un réseau démantelé. Souvent bloqués à Marseille ou au Havre, ils se tournent alors vers d’autres ports de moindre importance. « Nous ne voulons pas subir et nous tentons d’anticiper« , assure Pierre-Yves Couilleau, qui fait partie du personnel mobilisé dans cette coordination.
Et tous en sont bien conscients, comme Pierre-Yves Couilleau, il s’agit d’un travail colossal à effectuer « dans l’ensemble des ports de commerce, ports de pêche, ports de plaisance et même des ports accueillant des bateaux de croisière« . On parle ici de dresser un diagnostic du Mont Saint-Michel à la Bidassoa soit « près de 640 points d’atterrissages potentiels« , comprenez de lieux où un trafic par voie maritime est susceptible d’accoster.
La ‘Policía’ a saisi 100 kilos de cocaïne et 6 personnes ont été arrêtées à Marbella et Malaga.
Cets personnes appartenaient à une organisation qui importait la coke d’Amérique du sud, mais qui s’était également spécialisée dans la recherche de concurrents dans le narco-business pour voler les cargaisons de coke et occasionnellement le cash!
Ce mois-ci, d’importantes quantités de cocaïne ont été retrouvées échouées sur les plages de la côte sud de l’Angleterre.
Les habitants des zones côtières ont affirmé qu’il y avait une augmentation du nombre de personnes « ratissant » le rivage dans l’espoir de trouver des sacs de coke.
La cocaïne était cachée au fond d’un porte-conteneurs au port de Sheerness dans le Kent
La coke, d’un poids de 137 kilos, a été trouvée sur un navire battant pavillon panaméen transportant un chargement de bananes. Ils avaient été placés dans quatre grands fourre-tout cachés sous la ligne de flottaison à l’intérieur du coffre de mer.
Le navire était en route pour les Pays-Bas. C’est suite aux informations fournies par la NCA que des équipes spécialisées ont entrepris des recherches après l’accostage du navire à Sheerness le 14 octobre.
Après avoir effectué une fouille sous-marine de la coque du navire dans des conditions de visibilité réduite, une équipe de plongeurs spécialisés a mis cinq heures pour récupérer la drogue, qui se trouvait derrière des grilles boulonnées.
Kamel Nabti, alias ’Marteau’, un baron de la drogue marseillais, a été interpellé mardi à Bruxelles.
L’information a été confirmée par le service presse de la police fédérale. L’arrestation a été opérée par la Fugitive Active Search Team (Fast) de la police fédérale en étroite collaboration avec les services de police français. L’homme était sous le coup de deux mandats d’arrêt européens dont l’un faisait suite à une condamnation à une peine de douze ans de prison.
Selon TF1, Kamel N. qui est originaire de la cité Bassens à Marseille, a longtemps occupé la tête du cartel de « La Maurelette« , un autre quartier de la cité phocéenne. Entre 2015 et 2018, il serait associé aux « Blacks » et aurait mené avec ce clan une guerre de territoire sanglante contre les « Gitans« , un autre gang actif dans le trafic de drogue.
C’est Var Matin qui rapporte l’ouverture du procès d’un notaire, Maître Postillon, par un titre alléchant:
Jet privé, transports de chevaux… Les folles dépenses d’un notaire niçois à la tête de la dixième étude de France
Bahamas, Delaware, Luxembourg, Guernesey, îles Caïman,… le récit des turpitudes supposées de Me Patrick Postillon, notaire niçois, par la présidente Marion Menot devant le tribunal correctionnel de Nice, ressemble à un voyage avec escales dans des paradis fiscaux.
Pour ‘Nice Matin’, ça commence par:
« Menteur », « Voleur », ambiance délétère entre notaires au deuxième jour du procès Postillon
Du coup, curieux de nature, je lis et là je tombe sur le nom de Christophe Sormani…Tout un programme !
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D’abord, et oui, d’abord il y a le « Texte intégral de l’Arrêt de la COUR DE CASSATION, PREMIÈRE CHAMBRE CIVILE 1″, suite à l’audience publique du mercredi 16 octobre 2013, qu’il faut lire!
Ok, c’est compliqué et ennuyeux, mais c’est PRESQUE notarial !
Cour de cassation, civile, Chambre civile 1, 16 octobre 2013, 12-27.713 12-27.714, Inédit
LA COUR DE CASSATION, PREMIÈRE CHAMBRE CIVILE, a rendu l’arrêt suivant :
Vu leur connexité, joint les pourvois n° W 12-27. 713 et X 12-27. 714 ;
Sur les premiers moyens de chaque pourvoi, qui sont identiques :
Vu l’article 6 § 1 de la Convention de sauvegarde des droits de l’homme et des libertés fondamentales ;
Attendu que les arrêts attaqués, rendus dans l’instance disciplinaire engagée à l’encontre de M. X…, notaire, mentionnent que le procureur général, entendu en ses observations, a sollicité la confirmation de la décision déférée ;
Attendu qu’en se déterminant comme elle l’a fait, sans préciser si le ministère public avait déposé des conclusions écrites préalablement à l’audience et, si tel avait été le cas, sans constater que M. X… en avait reçu communication afin de pouvoir y répondre utilement, la cour d’appel n’a pas mis la Cour de cassation en mesure d’exercer son contrôle ;
PAR CES MOTIFS, sans qu’il y ait lieu de statuer sur les seconds moyens de chaque pourvoi :
CASSE ET ANNULE, dans toutes leurs dispositions, les arrêts RG n° 2012/ 529 et 2012/ 530 rendus le 13 septembre 2012, entre les parties, par la cour d’appel d’Aix-en-Provence ; remet, en conséquence, la cause et les parties dans l’état où elles se trouvaient avant lesdits arrêts et, pour être fait droit, les renvoie devant la cour d’appel de Montpellier ;
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Il me semble que l’on oublie de préciser certains faits dans ce procès :
Allez, le volet aérien, par exemple !
Patrick Postillon possédait en effet un avion, un Piper Cheyenne immatriculé N85GC resté longtemps abandonné, ses moteurs enlevés, sur l’aérodrome de Sarlat-Domme (à deux pas des antennes satellites des espions français !)
L’avion, démantelé depuis -en 2019-, avait été acheté le 8 juillet 2008, pour la somme de 600.000 euros, via sa société « Hats Bury Holding Ltd », aux Bahamas, grâce à la vente de sa société SCI Le Koudou. C’est le 29 octobre 2008 que Patrick Postillon avait créé la société « Magic Line Project SA », au Luxembourg, qui louait le « N85GC » à la SCP Postillon pour 16 000 euros par mois jusqu’au 30 septembre 2009. Le Cheyenne avait été immatriculé au nom de « ISIS-GB Aviation inc, Wilmington », dans le Delaware le 25 novembre 2008.
« Magic Line Project » avait prolongé la location du « N85GC » à la SCP Postillon du 1er octobre 2009 au 31 mars 2010. Or en juillet 2010, l’appareil est suspecté, seulement suspecté, par les douaniers, encore eux, d’avoir effectué des livraisons de drogue du Maroc vers la France.
Le 9 juillet 2010, Claude Sauber, administrateur luxembourgeois de la société « Magic Line Project », démissionne de ses fonctions. Le 24 juillet, « ISIS-GB Aviation » vend le « N85GC » à « Magic Line Project », mais n’informe pas la FAA (qui refuserait qu’une société luxembourgeoise devienne propriétaire d’un avion immatriculé aux États-Unis).
La FAA demande le 2 mai 2013 à la société « Magic Line Project », Luxembourg, France (!) de renvoyer son imprimé dans les 60 jours. Son courrier est retourné le 22 mai avec motif « n’habite pas à l’adresse indiquée ». De ce fait, la FAA radie l’immatriculation « N85GC » le 30 août 2013 au motif d’expiration du certificat de navigabilité.
Mais peut-on imaginer que nos gabelous suspectent pour suspecter?
Non!
Mais peut-on dire que la parole des douaniers est assimilable à une parole d’évangile ?
Le doute me vient quand je me remémore les dénégations de Christian Gatard, le boss de l’échelon DNRED de Nantes, questionné par la « Guardia Di Finanza » sur un cargo, en escale dans le port de Cagliari en Sardaigne, répondant au nom de MELOR, battant pavillon de « Saint Vincent et Grenadines », puisqu’il affirma qu’il ne connaissait pas ce navire ni son propriétaire, alors que ce cargo avait été financé à 50% par le trésor public français et qu’il m’avait envoyé ses hommes Lesquert et Capitaine apportait les fonds en liquide à l’hôtel Novotel d’Anvers. Le propriétaire n’étant que Marc Fievet, AKA NS 55. De lui non plus, il n’en avait jamais entendu parler!
Pour revenir à notre notaire Patrick Postillon (photo à droite), à l’époque lui avait prétendu que l’avion ne lui appartenait pas, que l’on avait pas trouvé de traces de drogue à l’intérieur mais il avait fait néanmoins démonter juste après les turbines PT-6 alors qu’il se trouvait sur l’aéroport de Sarlat-Domme. Pourtant le pilote de l’avion responsable des voyages au Maroc s’appelait Christophe Sormani, et pas de chance, c’est ce même Sormani qui pilotait aussi un hélicoptère Ecureuil immatriculé F-GKMR.
Or le 3 juillet 2010, Sormani a effectué un aller-retour Espagne-Maroc-Espagne avec 450 kg de drogue dans le F-GKMR. Il est revenu le lendemain à Cannes à vide.
Le 25 juillet, il avait livré à nouveau 450 kg de drogue du Maroc en Espagne, et même une troisième fois le 8 septembre 2010. Sormani a été arrêté à Paris le 5 octobre suivant, puis condamné à 7 ans de prison le 30 avril 2013.
Domicilié depuis au Venezuela après avoir été condamné dans cette affaire dite « Çannes-Marbella » celle de l’hélicoptère déjà cité, avec 22 autres co-accusés.
Parmi ceux-ci figure un personnage devenu grand cuisinier à Uzés, couronné en 2021 au Michelin pour sa bouillabaisse : Krishna Léger, surnommé dans le milieu « Le Grand » qui a été condamné à 12 ans de prison en 2005 en Espagne, pour avoir apporté une tonne de cocaïne dans un voilier venu du Venezuela. Évadé, puis rattrapé en 2009, il avait écopé de 21 ans de prison, dont il a effectué 13 années 1/2 aux Baumettes.
Et c’est dans The Guardian qu’on en parle le mieux.
Chapeau pour la reconversion !
Alors Patrick Postillon, intermédiaire privilégié du TRACFIN, blanchisseur ou plus ?
Notre justice indépendante le blanchira ou le condamnera, affaire à suivre assurément !
Le SVA (Servicio de Vigilancia Aduanera) de l’ « Agencia Tributaria » a transféré au port de Majorque 8 300 kilos de cannabis en provenance du Maroc qui ont été trouvés à terre, dans différents points côtiers de l’île d’Ibiza, dans une opération rapportée pour la première fois par Narcodiario dans la matinée. de ce mardi.
C’est le patrouilleur Paíño basé à Palma de Majorque était chargé de collecter toutes les balles et de les transporter jusqu’au port pour une pesée officielle et de les mettre à la disposition des autorités compétentes.
Le trafic de cocaïne, en pleine expansion, dope celui des armes à feu
C’est le Monde qui nous rapporte ce constat émis par le think tank flamand ‘Flemish Peace Institute’ dans un rapport remis à l’Observatoire européen des drogues et des toxicomanies ne date certes pas d’hier. Mais il présente le mérite de rappeler que le marché noir des armes ne connaît pas la crise. Plus grave : il paraît appelé à se développer à mesure que croît celui des stupéfiants.
En France, que fait Thomas Cazenave, à part nous dire et nous répéter que la Douane est présente sur tout le territoire, oubliant seulement de préciser que les sous-effectifs empêchent une présence physique aux frontières.
Les premiers partisans du trafic de conteneurs ont privilégié une stratégie que les autorités appellent «à l’intérieur du chargement», où la cocaïne est camouflée dans les exportations quotidiennes.
La technique qui consiste de placer ses expédition de cocaïne au sein de la charge oblige les trafiquants à gérer des sociétés écrans, qu’ils créent eux-mêmes ou qu’ils achètent afin de pouvoir être les propriétaires d’entreprises ayant une longue histoire d’exportations propres. Ensuite c’est un jeu d’enfants que de cacher la cocaïne dans leurs exportations ostensiblement légales.
La plupart du temps, cela consiste simplement à fourrer des briques de cocaïne dans des conteneurs, mais dans d’autres cas, les trafiquants ont tout utilisé, des ananas évidés aux barils de produits chimiques dangereux, et ont même transformé chimiquement la cocaïne pour la déguiser en produits comme la nourriture pour animaux de compagnie ou les engrais.
Quand aux cargaisons de bananes contaminées par la coke, c’est un secret de polichinelle et la fluidité est le ‘maître mot’ généralisé à Anvers, Rotterdam et dans les ports français !
Le chargement permet donc aux trafiquants d’avoir un contrôle direct sur l’expédition. Cependant, depuis que les autorités ont commencé à enquêter et à profiler les entreprises d’exportation à la recherche de schémas suspects, le risque d’interception a légèrement augmenté.
Cela a conduit à un changement vers la méthode de rip-off, où les trafiquants évitent le profilage en ouvrant les conteneurs d’exportations légitimes pour expédier les drogues, puis utilisent des scellés douaniers clonés pour dissimuler la falsification. Au départ, le rip-off était pratiqué par les petits trafiquants qui envoyaient des dizaines de kilogrammes. Mais à mesure que cette méthode gagnait en popularité, les expéditions ont augmenté en taille, les transports de plusieurs tonnes étant désormais monnaie courante.
Dans la plupart des cas, les conteneurs sont contaminés car ils attendent d’être chargés, ce qui signifie que les trafiquants doivent accéder aux zones portuaires. Bien qu’il y ait eu au moins un cas de soi-disant «ninjas» glissant dans des ports cachés dans des compartiments secrets dans des camions, il est beaucoup plus facile de recruter des travailleurs portuaires. Au Pérou, par exemple, le contrôle violent exercé par le gang Barrio King sur les équipages de dockers lui a permis d’appliquer un quasi-monopole sur le trafic via le port de Callao. Cependant, dans d’autres cas, les trafiquants n’entrent jamais dans le port, comme au Costa Rica, où les trafiquants recrutent des chauffeurs corrompus, des entreprises de transport et des ouvriers de la cour à conteneurs pour charger de la drogue dans des conteneurs alors qu’ils parcourent la longue route entre la zone agricole de San Carlos et le port de Limón.
Des sources dans plusieurs pays affirment également que les trafiquants cherchent de plus en plus à éviter les risques liés au profilage en cachant des drogues dans la structure même du conteneur. Les trafiquants enfoncent des briques de cocaïne dans les cavités des murs, des plafonds, des planchers et des portes, ou dans l’équipement d’isolation ou de refroidissement des conteneurs réfrigérés – appelés «reefers». L’utilisation des structures de conteneurs réduit les risques que les autorités détectent de faux scellés douaniers, mais cela nécessite la complicité des personnes au sein des compagnies maritimes ou des chantiers de conteneurs. Certains narcotrafiquants ont contourné ce problème en créant des sociétés écrans pour altérer les conteneurs, comme au Costa Rica, où plusieurs sources ont décrit comment les trafiquants ont créé une société d’entretien des conteneurs pour masquer leurs activités.
Les autorités ont répondu à la montée en puissance de ces méthodes de trafic par l’utilisation de scanners dans les ports, qui sont déployés à la fois au hasard et à la suite du profilage des risques. Cependant, dans certains endroits, comme le port de Santos au Brésil, les trafiquants ont réagi en contaminant des conteneurs déjà inspectés – les ouvrant au dernier moment possible avant le chargement.
Ce ‘modus operandi’ dépend généralement d’une corruption importante au sein de l’équipage. Mais les autorités de Guayaquil, en Équateur, signalent également que des bandes armées montent maintenant à bord des navires et forcent les équipages à prendre des charges sous la menace des armes. Les largages se produisent maintenant non seulement lorsque les navires se mettent en route, mais aussi lorsqu’ils traversent les eaux d’autres pays, des sources signalant que l’état de Falcón au Venezuela est un point chaud particulier. Pour l’instant, les autorités s’attaquent à cette méthode de trafic à l’aide de l’appareil GPS du navire, qui donne des informations sur la vitesse du navire. Si un navire ralentit ou s’arrête soudainement, une alarme retentit.
Les trafiquants, cependant, explorent déjà de nouvelles options, n’ayant qu’un seul objectif: l’efficacité!
Dans le même temps, en France, on continue de réfléchir et de se refiler le dossier de ministères en ministères puis de services en services pour savoir si l’on va équiper nos ports de systèmes performants de contrôles qui existent!
Que du bonheur pour les narcos qui savent pouvoir compter sur le pinaillage et les luttes intestines des administrations françaises pour les laisser continuer à exporter des cargaisons de drogues et aujourd’hui d’armes.
Dans un article documenté, Le Journal du CNRS fait le point sur la politique de répression de la consommation de drogues au regard des expériences de légalisation du cannabis dans différents pays d’Europe. Le constat est clair : là où la politique prohibitionniste est « inopérante », légaliser le cannabis est un moyen d’affaiblir le trafic.
La prohibition est un échec
« En dehors de l’interdiction pure et simple, point de salut » : c’est ainsi que Le Journal du CNRS résume la politique française en matière de drogues. En posant un constat sur lequel tous — sauf la classe politique — s’accorde : « cette stratégie destinée à éradiquer l’usage de produits stupéfiants a échoué ».
Cela est vrai en France, « compte parmi les pays européens où la consommation de [cannabis] reste la plus élevée » mais aussi aux États-Unis comme le démontre tragiquement la crise des surdoses.
Légaliser pour affaiblir le trafic
Pourtant, d’autres choix sont possibles : l’article revient ainsi sur la situation en Uruguay et au Canada, pays qui ont légalisé et régulé la vente et la consommation de cannabis. Avec un constat clair : « Tous les pays qui ont légalisé le cannabis ont d’ailleurs constaté une réduction importante du marché noir et de la criminalité qui en découle. »
L’article note cependant que la légalisation du cannabis peut s’accompagner d’une hausse de la consommation chez les adultes mais « cette augmentation de la consommation pourrait traduire un effet de substitution du cannabis à d’autres produits psychotropes plus dangereux ». Chez les mineurs, la légalisation avec une interdiction de la vente aux moins de 18 ans « laisse au contraire entrevoir une baisse des usages dans cette partie de la population ».
C’est NARCODIARIO qui nous informe de l’opération qui a permis la découverte d’un laboratoire pour extraire le chlorhydrate de cocaïne à Palma de Mallorca et de deux autres situés à Barcelone, de la saisie de 1 100 kilos de cocaïne , la plupart imprégnés de pulpe de fruit, également la saisie de centaines de milliers d’euros en espèces, des plantations de marijuana, des dizaines de kilos de kétamine, des véhicules et l’arrestation de 62 personnes.
C’est le bilan de l’opération Fade-Tucman, menée par la Policía Nacional et la Guardia Civil réalisée entre Barcelone et Palma de Majorque.
Différentes sources indiquent que l’entrée de la coke sur les îles Baléares était hebdomadaire et que l’organisation basée à Majorque disposait d’un réseau de chauffeurs rémunérés pour effectuer le transport.
La cocaïne arrivait dans des conteneurs de fruits via un itinéraire sécurisé.
Publiée en mars 2023, une étude de l’Observatoire français Collectif des drogues et des tendances addictives parue en mars 2023 dresse un constat alarmant : en vingt ans, la consommation de cocaïne, deuxième drogue illicite la plus répandue en France, a fortement augmenté.
C’est jeudi 19 octobre dans l’après-midi que les policiers de l’Office anti-stupéfiants et de la Brigade de recherche et d’intervention de la police judiciaire d’Orléans ont serré deux Orléanais qui faisaient l’objet d’une surveillance de la part de la police quand ils ont été pris en flag alors qu’ils chargeaient des valises marocaines dans un utilitaire.
Immatriculé en Espagne
Ce sont environ 300 kilos de résine de cannabis qui ont été découverts dans un semi-remorque, immatriculé en Espagne, sur un parking de la zone commerciale de Chécy, dans le secteur du magasin Leclerc.
C’est NARCODIARIO qui nous rapporte que ce mardi, des policiers d’Anvers ont démantelé un commando lourdement armé qui, à bord d’une camionnette, s’apprêtait à voler une cargaison de cocaïne qui venait d’être saisie dans l’installation portuaire belge.
Sept personnes de nationalité néerlandaise ont été arrêtées, équipées des armes nécessaires pour mener l’assaut. Informés, les policiers ont réussi à les arrêter lors d’une opération spectaculaire qui s’est déroulée en plein jour.
La NCA a ouvert une enquête sur leurs activités criminelles via leur utilisation du service de messagerie cryptée Encrochat en 2020.
Danyal Aziz, 29 ans, de Stechford, et Michael Earp, 32 ans, de Shard End, faisaient partie d’un gang criminel organisé qui fournissait de la cocaïne et de l’héroïne, tant localement qu’à travers le Royaume-Uni.
Aziz et Earp pensaient que leurs messages ne pouvaient pas être suivis, mais ont été identifiés par des agents de la NCA après que la plateforme a été supprimée par des partenaires policiers internationaux.
Danyal Aziz ; Michael Earp ; Nicole Rhône
Ils ont caché une mitraillette Skorpion au domicile de la cousine d’Earp, Nicole Rhone, 29 ans, à Bordesley.
Les enquêteurs ont minutieusement examiné plus de 22 000 messages envoyés vers et depuis Aziz et Earp pour attribuer leurs « identifiants ».
Aziz, utilisant le pseudo « Lushmace », et Earp, utilisant le pseudo « Kneetown », ont envoyé et reçu des images de balles compatibles avec l’arme Skorpion. Dans un message, Aziz parle d’avoir utilisé une arme à feu contre un client qui lui devait de l’argent. Il a déclaré : « J’ai reçu 50 bonbons [balles] sur moi et j’ai attaché [un pistolet] près de mon jardin, j’ai envie de faire une folie en ce moment ». Dans d’autres, il a fait allusion au montant d’argent qu’il gagnait grâce à son opération criminelle et a envoyé des messages à ses associés criminels pour qu’ils achètent autant de kilos de cocaïne qu’il le pouvait en prévision de la hausse des prix pendant les restrictions de verrouillage de Covid.
Earp était contrôlé par Aziz, qui l’envoyait dans divers endroits du Royaume-Uni pour récupérer ou déposer de la drogue, les trier en vue de leur distribution et effectuer des contrôles de stock de leurs produits illégaux. Earp avait une cachette secrète dans sa voiture derrière la radio où de la drogue était stockée pendant ses voyages. Le couple a loué un appartement séparé à Birmingham, qu’ils ont utilisé uniquement pour stocker la drogue afin de pouvoir prendre leurs distances. La maison de Rhone servait également de lieu de stockage pour le gang, où elle cachait le Skorpion sous son lit. L’arme était chargée d’un chargeur et de balles compatibles et d’autres munitions ont été trouvées dans une armoire d’une chambre d’enfant.
Aziz, Earp et Rhone ont été arrêtés par la NCA entre mai et juillet 2020. Ils ont été reconnus coupables d’infractions en matière de drogue et d’armes à feu le 1er juin après un procès de six semaines à la Crown Court de Birmingham. Ils ont été condamnés aujourd’hui par le même tribunal. Aziz a été condamné à 33 ans d’emprisonnement, Earp à 26 ans d’emprisonnement et Rhone à cinq ans d’emprisonnement. Le commandant de la branche de la NCA, Mick Pope, a déclaré : « Ces personnes constituaient un dangereux groupe du crime organisé, fortement impliqué dans l’importation et la vente de drogues de classe A à Birmingham et dans tout le Royaume-Uni. « Aziz était un acteur majeur, orchestrant le mouvement de plus de 40 kilos d’héroïne et 52 kilos de cocaïne en seulement trois mois. Ces drogues constituent une menace corrosive, générant d’énormes revenus pour les criminels qui ne se soucient pas des ravages qu’elles provoquent. « Notre enquête a également retiré une mitraillette mortelle et fonctionnelle des mains de ce groupe, qui travaillait activement à acquérir davantage d’armes pour effrayer et intimider leurs clients et leurs concurrents. « La NCA s’engage à protéger le public et continuera de poursuivre les criminels organisés violents qui font le commerce de drogues illégales et d’armes à feu. » Kelly Matthews, chef de l’unité du CPS, a déclaré : « La condamnation d’aujourd’hui marque la fin d’une affaire qui a vu le chef d’un groupe du crime organisé emprisonné pendant 33 ans. « Croyant à tort qu’ils étaient protégés grâce à l’utilisation de messages cryptés, le gang a organisé l’envoi de grandes quantités de drogues de classe A dans nos rues. « Ils avaient également accès à une mitraillette mortelle qui, si elle avait été utilisée, aurait pu avoir des conséquences potentiellement terribles pour des citoyens innocents. « La durée de la peine prononcée aujourd’hui reflète la gravité de ces crimes et les dégâts potentiels que les drogues et les armes peuvent causer dans nos communautés. « Cette affaire est un excellent exemple de la collaboration du CPS et de la NCA pour traduire en justice un groupe de dangereux criminels. »