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Toujours suspicieux et souvent bien renseignés, les douaniers de la brigade des douanes de Dax ont procédé le 18 juin dernier, sur l’axe A63, dans le sens Sud/Nord, au contrôle d’un ensemble routier immatriculé en Espagne avec une seule personne à bord. Les documents présentés par le chauffeur faisaient état d’un transport entre l’Espagne et la France de bobines et de palettes.
La fouille approfondie de la remorque a permis la découverte de résine de cannabis conditionnée dans des valises marocaines, des films plastiques rouges en forme de tomates et des sacs thermosoudés. Les contenants étaient disposés dans des parties évidées de deux palettes de plaques de plâtre type BA13. Au total, 777,72 kg de résine de cannabis ont été saisis. La personne mise en cause a été remise à la fin de la procédure douanière à la police judiciaire de Bayonne. Le dossier a été transféré à la Juridiction Inter-Régionale Spécialisée de Bordeaux, à l’issue de l’enquête préliminaire.
Au cours de cette opération, les policiers de la Sûreté départementale ont arrêté 11 personnes et saisi des armes, ainsi que d’importantes sommes en espèces.
Un envoi de 275 kilos de cocaïne a été découvert dans un conteneur arrivé sur le site de l’usine de recyclage Umicore, dans le district de Hoboken, a indiqué mardi le parquet d’Anvers.
Les 275 kilos de drogue étaient cachés à l’intérieur de plusieurs sacs de sport. C’est la société qui a averti la police.
Quatre personnes ont été arrêtées à Almería et démantèlement d’un canal d’approvisionnement en cocaïne qui avait son origine dans les îles Canaries et sa destination finale en Europe.
32 kilos de cocaïne cachés dans les roues de secours d’un tracteur ont été saisis.
L’opération réalisée l’année dernière à San Pedro d’ Alcántara a conduit à une organisation qui blanchissait ses bénéfices dans des secteurs tels que l’équitation ou la restauration.
L’enquête, menée à Malaga, Séville et Ceuta, a permis la saisie d’une tonne et demie de cocaïne à Marbella. Dans un premier temps, les agents ont intercepté une camionnette chargée de 80 kilos de coke qui les a emmenés dans une pépinière où 1 380 kilos supplémentaires ont été trouvés.
Des semaines après cette cache, les investigations ont conduit à un important arsenal d’armes à l’intérieur d’un véhicule de la même organisation, parmi lesquels on trouve deux fusils d’assaut modèle M16A1, une arme considérée exclusivement à usage militaire.
BRAVO ! Mais quand allez-vous enfin vous décider aux contrôles systématiques des flux des conteneurs ?
En collaboration avec la police de neuf autres pays de l’UE, les autorités roumaines de Constanta ont intercepté une cargaison de 1452 kilos d’héroïne en provenance d’Iran qui se dirigeait vers l’Europe occidentale.
Europol, la DEA (Drug Enforcement Administration) des États-Unis et les services de Hongrie, d’Autriche, d’Allemagne, des Pays-Bas, de Slovaquie, de Slovénie, de République tchèque et de France ont tous participé à l’opération, qui comprenait des descentes dans huit sites en Roumanie et à l’étranger et a conduit au démantèlement d’un réseau de trafiquants de drogue composé de ressortissants roumains et de citoyens étrangers.
L’Insee estime que les consommateurs de drogue ont consacré 4,2 milliards d’euros à l’achat de cannabis, cocaïne, héroïne etc… Soit 7% de plus qu’en 2019.
L’Insee estime à 51,5 milliards d’euros les dépenses sur l’année 2020 des Français en produits dont les professionnels de santé soulignent le fort potentiel addictif: boissons alcoolisées, tabac et drogues. A eux seuls, ils concentrent 8% des dépenses des ménages, soit autant que le poste « éclairage et chauffage ».
Cinquante ans plus tard, l’ennemi à abattre est toujours non-identifié, les moyens financiers et sécuritaires pour y arriver ne cessent de croître, et les résultats ne cessent de décevoir.
En cinquante ans, la production, la consommation, le trafic, la puissance des substances, leur adultération, leur nombre, volume et diversification, la violence dans le marché illégal, la sur-incarcération, la surpopulation carcérale, la disproportionnalité des peines (allant jusqu’à la peine de mort ou les exécutions sommaires), et la puissance des organisations criminelles n’ont fait que croître.
Les policiers de la sûreté urbaine du commissariat de Plaisir (Yvelines) ont démantelé un trafic de stupéfiants cette semaine. 73 kilos de cannabis ont été saisis, ainsi que 1,5 kilo de cocaïne et plusieurs armes. Sept suspects ont été mis en examen dans ce dossier.lire
Les douaniers de « RECEITA FEDERAL » ont saisi 219,5 kg de cocaïne ce samedi 19 dans l’après-midi, au port de Paranaguá, sur la côte du Paraná. La drogue était cachée dans un chargement de farine.
La cargaison était destinée à la Belgique. Aucune arrestation.
Le 10 juin dernier, les douaniers de Saint-Aybert (Nord) ont mis la main sur plus de 50 kilos de billets de banque, soit presque un million d’euros.
Le véhicule en provenance de Boulogne se rendait au Luxembourg.
Le flair traditionnel des douaniers ou une bonne info
En ouvrant le coffre du véhicule, les gabelous ont découvert les billets en petite coupures disposées dans trois sacs de sport. Au total 832.735 livres sterling et 3.500 euros.
La « Guardia di Finanza’ a saisi six tonnes de haschich, sur un voilier qui naviguait dans le canal sicilien. Le sloop qui battait pavillon des États-Unis, a été saisi et les trois Bulgares qui étaient à bord ont été arrêtés.
Le tribunal correctionnel d’Anvers a reconnu coupable jeudi 13 personnes de nationalité néerlandaise pour leur participation dans l’importation en Belgique de 4,2 tonnes de cocaïne via le port d’Anvers. La drogue était cachée dans un conteneur d’encornets congelés. Les prévenus ont été condamnés à des peines de quatre à huit ans d’emprisonnement et à des amendes pouvant aller jusqu’à 32.000 euros.
Le 22 avril 2020, la police judiciaire fédérale d’Anvers avait suivi un semi-remorque jusqu’à un entrepôt de la Bremenstraat à Anvers dans le cadre d’une enquête sur une organisation criminelle qui faisait passer de la cocaïne depuis l’Amérique du Sud vers l’Europe. Le semi-remorque transportait un conteneur réfrigéré contenant des encornets qui aurait dû être soumis au scanner des douanes.
Les perquisitions menées par les policiers de la sûreté urbaine de Plaisir, dans les Yvelines, ont permis de découvrir de 73 kg de cannabis 1,5 kg de cocaïne, trois armes de poing chargées et près de 30 000 euros en espèces.
L’interpellation de 11 trafiquants d’héroïne et de cocaïne a eu lieu le 8 juin dernier, simultanément à Albertville, Lille et Marseille. Le réseau opérait surtout à Chambéry et en Tarentaise. Mais les têtes du réseau le dirigaient depuis Lille et Marseille.
Nous avons joint le département de la justice américain pour leur poser les questions suivantes :
Ces interceptions ont-elles mené à des arrestations au sein des équipes au consulat français ou d’une personne se faisant passer pour tel ?
Combien de temps a duré ce trafic ?
Le FBI a-t-il prévenu les autorités françaises ?
Ouvert, dans un premier temps, aux questions sur Trojan Shield, le ministère de la justice américain s’est soudain muré dans un silence absolu : « ces questions dépassent le cadre de ce qui peut être révélé au public et je ne peux pas y répondre pour l’instant ».
Le département d’État (affaires étrangères) américain se contente pour sa part de renvoyer sur le FBI.
Pourquoi le FBI a-t-il choisi cet exemple pour l’intégrer à un document dont il savait qu’il ferait surface à un moment ou un autre après la vague d’arrestation qui ne manquerait pas d’intervenir ? « Vous savez, les amabilités entre services, ce n’est pas nouveau », explique un fin connaisseur de ce type de coups de pieds de l’âne.
Étrangement, la France n’était pas intégrée dans le groupe de pays participants à Trojan Shield.
Qu’en pense Michèle Ramis, l’Ambassadrice de France en Colombie, qui a pris ses fonctions à Bogota le 11 novembre 2020 ? Elle a une large expérience diplomatique en particulier dans les pays d’Amérique latine et a déjà servi en Colombie.
et
l’attaché douanier près l’ambassade de France en Colombie.
Contact : DGDDIBOGOTA@dgtresor.gouv.fr
Décalage horaire : – 7 h l’été (- 6 h l’hiver)
Téléphone : 00 57 16 38 15 90 (secrétariat)
La valise diplomatique, DHL et les gros sacs postaux
Lors de la publication de notre article sur Trojan Shield; nous avions interrogé, comme Libération, le ministère français des affaires étrangères. Nous avons reçu la même réponse mot pour mot du service de presse qui nous enjoignait à citer une « source diplomatique » : « Un individu a usurpé l’identité d’un agent de notre consulat à Bogota et a employé des éléments visant à faire croire qu’il s’agissait d’un colis diplomatique, alors que ses colis étaient envoyés par une entreprise privée. Cet individu a été arrêté il y a un certain temps déjà. ».
En clair, le consulat n’a rien à voir avec cette histoire, la valise diplomatique n’a jamais véhiculé de la cocaïne, les fausses enveloppes ont été envoyées par une entreprise privée, de type DHL.
Selon un habitué des représentations diplomatiques françaises dans lesquelles il a longtemps travaillé, « la valise diplomatique peut prendre n’importe quelle forme. Une enveloppe, une malle, un container, peu importe. Le contenu n’est pas accessible pour le pays depuis lequel elle est expédiée. Mais la valise ne part pas seule. Elle est accompagnée par un membre de l’ambassade. Dans une petite ambassade, c’est généralement un gros sac postal scellé. » Par ailleurs, on imagine aisément la réaction d’un guichet DHL (ou autre service de courrier) si une personne se présentait en souhaitant envoyer un contenu inconnu, présenté comme faisant partie de la valise diplomatique… Le pourcentage de chances pour que la police soit alertée est énorme.
Nous avons relancé le ministère des affaires étrangères après sa réponse en remarquant que sur la photo publiée dans le document du FBI, on distingue clairement un sceau jaune qui entoure l’enveloppe et qui est frappé d’un « République française – valise diplomatique » ainsi que d’un logo français. Nous avons demandé au ministère s’il est courant qu’une entreprise privée accepte d’envoyer des enveloppes de ce type. Mais aussi où l’on peut généralement se procurer ce type d' »éléments » en Colombie.
En outre, le FBI est très clair : il s’agit selon l’agence d’un envoie de colis diplomatiques, pas de pseudo colis envoyés via un quelconque DHL. Nous n’avons pas obtenu de réponse, le service de presse s’étant muré dans son habituel silence.
Nos mails sont restés sans réponses, notre interlocutrice était systématiquement « en réunion » lorsque nous tentions de la joindre au téléphone et ne rappelait jamais après nos messages. Les services de presse ne sont plus faits pour répondre aux questions des journalistes, mais pour jouer la montre…
Par ailleurs, nous nous interrogeons : si un individu a été arrêté parce qu’il a usurpé une qualité de membre du consulat français à Bogota, qui plus est pour organiser un trafic de drogue, il doit probablement exister des compte-rendus dans la presse… Nos recherches ne donnent rien dans la presse locale.
Le service de presse du ministère des affaires étrangères à qui nous avons demandé de nous pointer un lien vers un tel article nous répondra peut-être dans une centaine d’années.
L’administration fiscale et la Guardia civil dans le cadre d’une opération conjointe ont saisi 1 397 kilos de cocaïne lors de deux opérations consécutives menées en mars et mai dans le port de Bilbao.
Concrètement, l’Unité d’analyse des risques de la zone douanière du port de Bilbao, dépendant de la zone douanière régionale du Pays basque et composée d’agents du Service de surveillance douanière et d’agents de la Guardia civil, a appréhendé fin mars une première cargaison de 185 kilos de cocaïne, et durant le mois de mai d’une seconde, cette fois de 1 212 kilos, toutes deux dans des containers en provenance d’Amérique du Sud.
Les gendarmes ont saisi quelque 400 pots de chanvre bien installés dans les rayons de plusieurs magasins Auchan, Leclerc et de deux jardineries du Puy-de-Dôme et du Cantal. Une illustration de l’inefficacité de la prohibition actuelle.
Au pays des volcans et du Saint-Nectaire, le temps d’une matinée, les clients des supermarchés et jardineries alentours ont vu apparaître, au milieu des pieds de tomates et herbes aromatiques, une fameuse plante. Un pied de 20 centimètres, vendu à 15 euros pièce, pourvu d’une étiquette avec la mention «cannabis». Il n’a pas fallu attendre bien longtemps, seulement quelques heures, pour que les gendarmes soient avertis par de dociles citoyens.
A l’Auchan d’Aubière et dans deux magasins Leclerc situés à La Pardieu (Clermont-Ferrand) et Enval, on vendrait donc des plants de cannabis en toute impunité ?