ESPAGNE 🇪🇸 (Costa del Sol): les agents du SVA (Douane) et le narcotrafic
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Un homme d’une trentaine d’années et une femme de 21 ans doivent être présentés au Parquet, ce vendredi 2 octobre, en vue d’une comparution immédiate. Ils sont soupçonnés de s’être fait livrer de la cocaïne par courrier, à Agen (Lot-et-Garonne), rapporte Sud Ouest.
Une première lettre avait été interceptée par les douanes parisiennes
Elle venait de Cayenne, en Guyane, et contenait de la cocaïne. Quelque temps plus tard, un deuxième courrier, surveillé par les enquêteurs, est arrivé chez une jeune femme de 21 ans. Il contenait 163 g de drogue. La jeune femme aurait réceptionné la drogue pour la remettre au trentenaire.
La Guardia civil a saisi 14 kilos de cocaïne et a procédé à l’arrestation d’un homme de 67 ans de nationalité belge
Alerte a été donnée ce vendredi lors des contrôles qui sont effectués sur les navires qui arrivent à Port d’Alcúdia par la Guardia civil.
Un agent du service cynologique avec un chien spécialiste de la détection des drogues a fouillé un véhicule marqué par la boîte.
Après avoir soumis le véhicule à une fouille méticuleuse, dans laquelle une caméra endoscopique a été utilisée, les agents ont trouvé un double fond à l’intérieur duquel plusieurs paquets ont été trouvés: au total, 14, 300 kilos de cocaïne.
Hier, 1er octobre, une opération conjointe entre plusieurs forces de police a permis d’identifier une importante cargaison de cocaïne, bien cachée dans une salle de stockage scellée du cargo « Adrienne » battant pavillon libérien, qui se trouvait à quai dans le port d’Ancône .
Suite à la fouille laborieuse, effectuée par plus de cinquante hommes à l’aide d’unités canines, 216,68 kg .de cocaïne divisé en blocs ont été saisis. Le navire, soumis à saisie, est à la disposition de l’autorité judiciaire. L’un des membres de l’équipage a été arrêté.
« Les enquêtes à l’origine de l’intervention ont été coordonnées conjointement par les directions de district anti-mafia d’Ancône et de L’Aquila, – écrivent les procureurs Monica Garulli et Michele Renzo – qui souhaitent souligner une fois de plus le professionnalisme et l’efficacité des forces de police impliqué dans l’opération. Leur capacité à concevoir et à opérer à l’unisson leur a permis de multiplier l’efficacité de l’intervention et d’aboutir à un résultat qui, en raison d’une longue série de difficultés opérationnelles (parmi toutes, l’énorme taille du navire) n’était pas du tout évident« .
Des membres du personnel du Gico de la Guardia di Finanza d’Ancône, du groupe Guardia di Finanza d’Ancône, du département opérationnel Aéronavale d’Ancône, du commandement provincial des carabiniers de Chieti et du commandement provincial de la Guardia di Finanza de Chieti ont participé à l’opération.
Le bateau des douanes espagnoles fonce vers un voilierEn quelques minutes, ils vont l’arraisonner. Les policiers sautent à bord, sortent leurs armes. En tout, quatre bateaux ont été interceptés entre le 24 et le 28 septembre.
À l’intérieur, un peu partout dans les cabines, des tonnes de haschich. « Cette opération a abouti à l’interception de quatre navires avec la coopération de cinq pays et la saisie de 30 tonnes de haschich, la plus importante saisie qu’il n’y ait jamais eu lieu dans notre pays », explique mercredi 30 septembre Anselmo Pestana, représentant du gouvernement espagnol.
Gendarmes champêtres
Récolte suite à une enquête des gendarmes de la communauté de brigades de Felletin et de la brigade des recherches de Guéret.
Interpellation de trois individus impliqués dans un trafic « familial » de stupéfiants à Felletin, dans la Creuse, a-t-on appris ce jeudi 1er octobre.
Le 29 septembre 2020, ces personnes sont interpellées à leurs domiciles respectifs. « Les perquisitions réalisées sur les différentes propriétés, avec l’assistance d’un chien spécialisé de Limoges dans la recherche des stupéfiants, permettent de découvrir de nombreux produits et objets illicites », indiquent les gendarmes.
La gendarmerie a informé que ces arrestations ont été suivies de la saisie de 4,1 kg d’herbe de cannabis et de produits dérivés. Tout l’équipement d’un laboratoire d’extraction et de conditionnement a également été saisi.
Les forces de l’ordre ont également confisqué 17 grands pieds de cannabis de plus de deux mètres.
L’opération de la gendarmerie remontait au mardi 29 septembre 2020, dès 7 h 30 du matin, dans cinq communes du sud du département des Deux-Sèvres, à savoir Celles-sur-Belle, Chef-Boutonne, Exireuil, Lezay et Melle, plus celle de Surgères, en Charente-Maritime : soupçonnées d’être impliquées, à des degrés divers, dans un trafic de produits stupéfiants, quinze personnes ont été interpellées puis placées en garde à vue dans le cadre d’une enquête menée, depuis plusieurs mois maintenant, par les gendarmes de la brigade de recherches de Niort autour de ce réseau considéré comme « local ».
Trois suspects face à la justice le vendredi 2 octobre 2020
Dans l’après-midi du jeudi 1er octobre 2020, le parquet de Niort a annoncé que trois des suspects seront présentés, à 13 h 30 le vendredi 2 octobre 2020, devant le tribunal correctionnel de Niort selon la procédure de comparution immédiate : toujours gardé à vue, le trio, composé d’une femme de 39 ans et de deux hommes de 30 et 38 ans, sera déféré dans la matinée. Les douze autres mis en cause ont été remis en liberté dès la soirée du mercredi 30 septembre 2020, sans passer par la case parquet : tous sont convoqués devant le tribunal correctionnel de Niort à une audience dont la date a été fixée au printemps 2021.
Il y avait cinq femmes, âgées de 19 à 41 ans et dont une a été appréhendée à Surgères, et dix hommes, âgés de 20 à 57 ans. Le dispositif déployé a également permis la saisie de 115 pieds de cannabis et de 6,7 kg d’herbe, notamment : car du « shit », de la cocaïne, de l’héroïne, des cachets d’ecstasy et de l’argent liquide auraient également été confisqués pendant les perquisitions.
ENQUÊTE – La résidence Charles-Schmidt est l’un des points de deal les plus importants de la région parisienne. Ses habitants doivent composer avec les dealers, dans une cité qui ressemble chaque jour davantage à un «bunker».
Un propriétaire d’entreprise de transport qui a utilisé la plate-forme de messagerie cryptée EncroChat pour diriger un réseau criminel qui transportait de la drogue et de l’argent sale à travers l’Europe a été condamnéThomas Maher, 39 ans, de Wiltshire Close, Warrington, a comparu à Liverpool Crown Court le 25 septembre 2020 où il a plaidé coupable à deux accusations relatives à l’importation de drogues de classe A au Royaume-Uni et à deux accusations de blanchiment d’argent.
La National Crime Agency est intervenue pour arrêter Maher à la suite de preuves acquises via EncroChat – la plate-forme de messagerie cryptée qui a été supprimée en juin dans le cadre de l’opération Venetic.
Le directeur adjoint de la NCA, Craig Naylor, a déclaré«Maher était l’homme de la logistique pour un certain nombre de groupes criminels et a joué un rôle clé dans une infrastructure criminelle importante. Il a pu utiliser ses contacts et son entreprise pour faciliter l’entrée de grandes quantités de drogues de classe A au Royaume-Uni et en Irlande, sans se soucier des dommages qu’ils infligent aux personnes et aux communautés. Dans l’autre sens, il a pu expédier de grosses sommes d’argent, qui a sans aucun doute été utilisée pour financer d’autres activités criminelles. En termes simples, les groupes du crime organisé ne peuvent pas fonctionner sans des gens comme Maher. L’opération Venetic a mis fin à des milliers de complots criminels et conduit à l’arrestation de centaines de suspects. Thomas Maher était sans aucun doute l’un des plus importants. Des agents de la NCA ont surveillé les mouvements de Maher pendant sept mois au cours desquels il a rencontré des associés dans des hôtels et dans des espaces publics du nord-ouest pour organiser le trafic de cocaïne des Pays-Bas vers le Royaume-Uni et l’Irlande.
Les messages Encrochat obtenus par la NCA dans le cadre de l’opération Venetic ont montré qu’en avril 2020, il avait orchestré la collecte et la livraison d’au moins 21 kilos de cocaïne à partir d’endroits aux Pays-Bas. Les associés ont fait rapport à Maher lorsque les cargaisons de drogues ont été ramassées, transportées et sont arrivées à leur destination finale en Irlande. Le 2 avril, un échange a eu lieu dans un garage de Lierop, aux Pays-Bas, où 11 kilos de cocaïne ont été passés entre deux véhicules.
Deux jours plus tard, l’arrivée de la drogue par Dunkerque à Douvres et éventuellement à Donabate, près de Dublin, est confirmée. Des messages ont montré que Maher avait discuté de la répartition des bénéfices avec un membre de son groupe. Dans un autre travail, Maher a pris des dispositions pour que 10 kilos de cocaïne soient collectés dans une zone près de De Stru aux Pays-Bas et livrés à nouveau à la périphérie de Dublin, ce qui a généré des bénéfices supplémentaires.
Outre la drogue, Maher a également contribué à faciliter le mouvement de grosses sommes d’argent. L’une des accusations porte sur l’organisation du transport de 305 000 euros d’Irlande vers les Pays-Bas pour le compte d’un de ses associés, à qui il a facturé une commission pour son implication.
En mai, la « Garda Síochána »* à Drogheda, en Irlande, a saisi 600 000 euros supplémentaires en transit, arrêtant trois personnes. Maher a organisé le mouvement de cet argent.
Des agents de la NCA ont arrêté Maher le 13 juin 2020 à son domicile de Warrington. Il a été inculpé deux jours plus tard et placé en détention provisoire jusqu’à l’audience de plaidoyer à Liverpool Crown Court.
Le commissaire adjoint John O’Driscoll, responsable de la criminalité organisée au sein de la Garda Síochána, a déclaré: «La Garda Síochána et la National Crime Agency du Royaume-Uni ont développé une relation de travail très productive, ce qui a permis de mieux protéger les communautés du Royaume-Uni et d’Irlande. Le pouvoir d’enquête combiné d’une telle collaboration entreprise au niveau international empêche les personnes impliquées dans des crimes organisés et graves d’exploiter les frontières internationales pour éviter des poursuites.»
Van Mechelen était à la tête de la section antidrogue de la police d’Anvers (BOB), jusqu’à ce qu’on découvre qu’il avait lui-même importé des tonnes de drogue. En 2002, la cour d’appel d’Anvers l’avait condamné à cinq ans de prison pour trafic international de drogue, mais il a réussi à passer entre les mailles du filet du réseau policier. Ce n’est qu’en 2011 qu’il a pu être arrêté aux Pays-Bas, où il vivait caché.
Depuis dans le cadre d’une enquête sur le trafic de cocaïne à grande échelle menée par le parquet fédéral, des enquêteurs de la police judiciaire fédérale du Limbourg et d’Anvers ont perquisitionné plusieurs lieux lundi matin.
Des arrestations ont également eu lieu. Ces informations ont été confirmées par le parquet mardi. Selon plusieurs médias, l’ancien chef de la gendarmerie Willy Van Mechelen, âgé de 77 ans, et l’un des membres du clan Aquino de Maasmechelen ont été arrêtés.
Selon Het Laatste Nieuws et les journaux de Mediahuis, M. Van Mechelen a été arrêté comme principal suspect dans un dossier concernant l’importation de milliers de kilos de cocaïne.
Des dizaines de perquisitions ont permis de saisir des millions d’euros en espèces, de l’or et des voitures de luxe.
N.S., un leader du groupe de hooligans Antwerp Casual Crew, T.B. qui réside à Marbella et quelques membres du club de motards Bandidos figurent également parmi les suspects.
L’ex-gendarme, M. Van Mechelen, était à la tête de la brigade anti-stupéfiant (BOB) à l’époque, jusqu’à ce qu’on découvre qu’il avait lui-même importé des tonnes de haschisch.
L’enquête a commencé après qu’un énorme chargement de près de 3.000 kilos de cocaïne a été découvert dans le port d’Anvers fin 2019. Les comparutions des différentes personnes arrêtées sont encore en cours.
Entretien réalisé par Adélaïde Patrignani – Cité du Vatican
D’après le dernier rapport de l’Office des Nations Unies contre la drogue et le crime (UNODC) publié en juin, l’Afghanistan produit 84% de l’opium mondial, ce qui lui assure plus de 2 milliards de dollars de chiffre d’affaire annuel. La production d’opiacées, en hausse continue depuis les années 2000, représente en 2017 entre 20 et 32% du PIB du pays et dépasse la valeur des exportations licites de biens et services.
Un secteur bien portant en période de crise
Cette culture représente donc un pilier de l’économie afghane, laquelle repose essentiellement sur un secteur agricole traditionnel et assure une maigre subsistance à la population. Celle-ci a par ailleurs été très affectée par la pandémie de coronavirus.
D’après une étude du ministère afghan de la Santé publiée le 5 août dernier, 10 millions de personnes ont été touchées par la Covid-19, soit près de 31,5% de la population, dont la moitié des 5 millions d’habitants de Kaboul, la capitale. Des milliers d’Afghans ont perdu leur emploi et le chômage est reparti à la hausse, phénomène causé par le confinement, la fermeture des frontières, des écoles et de nombreuses entreprises. La culture du pavot est alors devenue une opportunité de travail pour une partie de la population.
Des accords de paix qui ne profitent pas à la population
La Banque mondiale a toutefois accordé une aide de 200 millions de dollars pour aider l’Afghanistan à faire face à la crise sanitaire et ses conséquences……. lire la suite
« Millau est différente des grandes villes, ça marche au réseau et il faut souvent être mis en relation par quelqu’un qui connaît déjà le vendeur, explique-t-il. Dans les grandes villes, il suffit d’aller en bas d’une tour comme si on allait au marché. »
Le groupe criminel était dirigé depuis la Hollande.
Régulièrement deux, trois ou même quatre de ses membres s’envolaient pour Alicante, parfois avec des séjours de quelques heures seulement, pour ouvrir la porte de l’entrepôt dans lequel ils conservaient la marijuana, pour la charger dans des camions de grand tonnage qui partaient alors vers la France ou les Pays-Bas..
Tous les 15 jours, ils livraient entre 50 et 100 kilos de marijuana.
Dans ce dispositif, six personnes ont été arrêtées, trois d’entre elles en Espagne et les autres aux Pays-Bas, 13 propriétés ont été enregistrées et six armes à feu ont été saisies (quatre mitraillettes d’assaut et deux mitraillettes d’assaut) en plus de 250 kilos de marijuana.
La drogue était camouflée parmi la cargaison des camions, dont les chauffeurs et les entreprises étaient inconscients de l’activité illégale.
Le stupéfiant, emballé sous vide, était habilement placé dans les dernières boîtes de l’une des plus de 20 palettes de chaque véhicule lourd chargé de plantes aromatiques pour infusion comme le thé ou le ‘kasuri methi’. Cette palette était située au tablier pour empêcher toute fouille policière possible et masquer la forte odeur de marijuana. Les plantes d’infusion étaient auparavant transportées d’Inde ou du Pakistan à Alicante uniquement pour camoufler le médicament lors de son voyage en Hollande.
Par Marc Fievet
Dans les années 90, pour des quantités plus importantes, une méthode similaire était utilisée par les équipes du GAL avec la bénédiction des hautes autorités de la ‘Policia’ et de la ‘Guardia’.
C’était normal pour les fonctionnaires et militaires de ces régaliennes et cela démontre le danger que représente de suivre aveuglement le pouvoir en place. Autre époque!
L’enquête ouverte à Palma par le groupe II des stupéfiants de la police nationale a conduit à l’intervention dans les eaux des îles Canaries et d’Algésiras de trois voiliers qui ont transporté plus de 24000 kilos de haschisch d’Afrique du Nord vers l’Europe.
Des navires du SVA de la DAVA de l’administration fiscale et de la marine espagnole ont participé à l’opération, qui est toujours ouverte.
L’enquête a débuté il y a plusieurs mois à Majorque, lorsque des agents du groupe des stupéfiants de la police nationale ont commencé à suivre les activités d’un présumé groupe d’affaires qui achetait des voiliers de luxe sur l’île. Ces bateaux sont partis en voyage avec un équipage professionnel, mais ne sont jamais revenus sur l’île.
Les enquêtes des enquêteurs ont révélé les activités d’un groupe criminel qui aurait utilisé ces navires pour transporter de grandes quantités de drogue du Maroc vers l’Europe.
À la suite de ces enquêtes, trois de ces voiliers, qui avaient récemment quitté Majorque pour se diriger vers le Maroc, ont été localisés ces derniers jours. Ils y avaient débarqué pour charger de gros lots de haschisch et s’étaient mis simultanément sur des routes différentes, au nord et à l’est de l’Europe.
Ces trois voiliers ont été arrêtés simultanément la semaine dernière.
L’un à Las Palmas de Gran Canaria et les deux autres dans les eaux d’Algésiras.
Dans cette dernière partie de l’opération, la police a eu la collaboration d’un navire de surveillance douanière et d’un autre de la marine. Pour l’instant, cinq citoyens bulgares, membres de l’équipage des voiliers capturés, ont été arrêtés. L’opération est toujours ouverte et de nouvelles arrestations ne sont pas exclues.
Vendredi dernier, un impressionnant déploiement de gendarmes a été organisé en Bretagne, dans le cadre d’une opération anti- drogue.
269 gendarmes ont été mobilisés de midi à minuit sur 26 points de contrôles, dans les gares, les bus, les parcs… En quelques heures, 1 340 personnes ont été contrôlées.
Un fugitivo de 37 años ha sido detenido en la localidad malagueña de Benalmádena por la Policía Nacional al tener en vigor una Orden Europea de Detención y Entrega (OEDE) por las autoridades alemanas, en relación a un delito de tráfico de drogas.
El arrestado, de nacionalidad albana, se dedicaba al envío y almacenaje de marihuana y cocaína, según el contenido de la requisitoria judicial. El fugitivo fue localizado en la vía pública el pasado jueves cuando los agentes le identificaron y confirmaron que se trataba de la persona reclamada, según ha informado la Policía.

Les conteneurs ont été transmis aux scanners et après un examen détaillé, les autorités ont localisé la cocaïne cachée dans la paroi arrière de la zone de réfrigération de chacun des conteneurs. Au total, ils ont saisi 506 emballages rectangulaires contenant de la cocaïne, pesant chacun environ un kilo, dont 127 dans un premier conteneur, 126 dans le deuxième, 127 dans le troisième et 126 de plus dans le quatrième.
Voilà le constat dressé par Gil Avérous, maire de Châteauroux, ici à gauche
Boris Ravignon, maire de Charleville-Mézières
Arnaud Robinet, maire de Reims
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Dans une tribune publiée dans le Journal du Dimanche, les trois élus de droite appellent une nouvelle fois à la légalisation du cannabis.
« Le trafic de cannabis, cette « merde » comme l’a qualifiée le ministre de l’Intérieur, nous, les élus de villes petites, grandes ou moyennes, nous y sommes confrontés tous les jours! En France, sa consommation est interdite. Mais, nous osons le dire, elle est aujourd’hui devenue massive. On estime que 18 millions de Français ont déjà fumé du cannabis et 1,5 millions de nos concitoyens sont des utilisateurs réguliers. Il en résulte que le trafic illégal génère des profits faramineux pour tous les malfaiteurs et organisations criminelles qui s’y livrent, des cartels d’Amérique du Sud aux petits revendeurs de nos quartiers.
Cet argent sale, estimé à au moins 1,2 milliard d’euros en France, ronge nos villes. C’est pour lui que les revendeurs et guetteurs colonisent les immeubles en terrorisant leurs habitants. Cet argent corrompt largement, parfois dès 11 ou 12 ans. Comment tenir à ces jeunes le discours de la réussite quand les dealers s’offrent des berlines allemandes rutilantes tous les mois?
La prohibition « à la française » est un échec
Depuis des décennies, les gouvernements ont pour seule politique la prohibition du cannabis, tout en promettant de mettre les moyens pour abattre le trafic. Pourtant son business n’a jamais été aussi florissant. Alors, allons-nous continuer longtemps à nier l’évidence? La prohibition du cannabis « à la française » est un échec. En réalité, le laxisme, c’est maintenant que nous l’avons. Avec la législation la plus répressive d’Europe, les Français sont pourtant les plus gros consommateurs.
Pour nous, aucune faiblesse : le trafic de cannabis doit être abattu. C’est une question de sécurité et de salubrité publique. Mais nous proposons de nous y prendre autrement :
- Rendre légales la consommation et la détention de petites quantités de cannabis. C’est possible pour le cannabis dont l’usage récréatif existe dans certains États (Pays-Bas, Uruguay, Californie, Etat de Washington, Colorado…) depuis parfois plusieurs décennies ;
- Inscrire la vente de cannabis dans un cadre réglementé permettant de contrôler la qualité des clients (interdiction aux mineurs) et des produits ;
- Développer une politique complète de filière, ayant recours à un cannabis obligatoirement cultivé en France, traçable du producteur au consommateur en passant par le réseau de distribution contrôlé et fiscalisé par l’Etat.
Le meilleur moyen d’anéantir le trafic
Le cannabis n’est évidemment pas un produit comme les autres. Il est particulièrement dangereux pour les mineurs chez qui sa consommation régulière peut engendrer de graves problèmes de santé. Pourtant, derrière le paravent d’une prohibition fictive, la France laisse aujourd’hui les parents démunis face à ce tabou de la consommation des drogues par les jeunes.
La légalisation du cannabis n’apparaît alors aucunement comme une lubie, un renoncement ou une facilité, mais au contraire comme une solution réclamée par une partie du corps médical ou par les spécialistes en matière de lutte contre les addictions, à l’image de l’Association nationale de prévention en alcoologie et addictologie (ANPAA).
Légaliser le cannabis est le meilleur moyen d’en anéantir le trafic et de ruiner les trafiquants. Aussi, les moyens humains et matériels que les pouvoirs publics n’auront plus à consacrer à ce combat sans fin, nous proposons de les redéployer intégralement pour assurer à la fois une politique de prévention d’ampleur et pour reconquérir la sécurité et la tranquillité publiques que réclament nos concitoyens.
Nous en sommes convaincus, légaliser la consommation du cannabis est aujourd’hui indispensable pour reprendre la main en matière de sécurité dans tous les quartiers de notre pays. La fermeté passe par un effort de lucidité. »