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SANTO DOMINGO (Air Cocaïne): 20 ans de prison pour les 4 Français

Les quatre Français impliqués dans l’affaire « Air Cocaïne » ont été condamnés vendredi soir à des peines de 20 ans de prison en République dominicaine pour trafic de drogue, a annoncé le tribunal de Saint-Domingue, à l’issue des délibérations.

Rép. Dominicaine/cocaïne : quatre Français condamnés à 20 ans de prison

Publié le 14/08/2015 à 19h06Alain Castany (g), Jean-Pascal Fauret (c) et Bruno Odos (d), s'entretiennent avec leur avocats durant une pause au cours du procès le 14 août 2015 à Saint-Domingue où ils sont accusés de trafic de cocaïne

Alain Castany (g), Jean-Pascal Fauret (c) et Bruno Odos (d), s’entretiennent avec leur avocats durant une pause au cours du procès le 14 août 2015 à Saint-Domingue où ils sont accusés de trafic de cocaïne (AFP – ERIKA SANTELICES)

  • Nicolas Pisapia un des quatre Français accusé de trafic de cocaïne en République dominicaine, s'exprime après une audience au tribunal de Saint Domingue le 13 août 2015
    Nicolas Pisapia un des quatre Français accusé de trafic de cocaïne en République dominicaine, s’exprime après une audience au tribunal de Saint Domingue le 13 août 2015 (AFP – ERIKA SANTELICES)
  • Pascal Jean Fauret (g) et Bruno Odos, deux pilotes français lors d'une audience le 4 février 2014 à Higuey en République dominicaine
    Pascal Jean Fauret (g) et Bruno Odos, deux pilotes français lors d’une audience le 4 février 2014 à Higuey en République dominicaine (AFP/Archives – Erika Santelices)
  • Le pilote français Jean-Pascal Fauret accusé de trafic de cocaïne en République dominicaine, sort de la salle d'audience le 13 août 2015 à Saint-Domingue
    Le pilote français Jean-Pascal Fauret accusé de trafic de cocaïne en République dominicaine, sort de la salle d’audience le 13 août 2015 à Saint-Domingue (AFP – ERIKA SANTELICES)

Quatre Français ont été condamnés vendredi à des peines de 20 ans de prison en République dominicaine pour trafic de drogue, les plus lourdes sanctions dans un procès qui impliquait 14 personnes au total.

Les pilotes Pascal Fauret et Bruno Odos, le passager Nicolas Pisapia et l’apporteur d’affaires Alain Castany ont été reconnus « coupables du crime d’association en vue de (…) posséder des drogues illicites », a lu la secrétaire du tribunal à l’issue des délibérations qui ont duré 10 heures.

L’affaire remonte à la nuit du 19 au 20 mars 2013, quand la police dominicaine, renseignée notamment par les Etats-Unis, a intercepté sur le tarmac de l’aéroport de Punta Cana (est) un Falcon 50 avec 26 valises contenant 680 kg de cocaïne à son bord.

Sur les 10 Dominicains poursuivis pour complicité, six ont été acquittés, quatre autres écopant de peines allant de cinq à 10 ans de prison.

L’avocate des pilotes, Me Maria Elena Gratereaux, a annoncé qu’elle ferait appel, de même que Nicolas Pisapia. M. Castany a lui quitté la salle immédiatement après la lecture de la décision.

Les quatre Français, qui comparaissaient libres après 15 mois de détention provisoire dans un quartier de haute sécurité, le resteront jusqu’à ce que la sentence soit définitive, mais ne pourront pas quitter la République dominicaine.

Dans leurs plaidoiries, les avocats des quatre hommes avaient tous demandé leur acquittement, alléguant que rien ne prouvait qu’ils savaient que de la drogue se trouvait à bord de l’avion.

– ‘Triple catastrophe’ –

Mais vendredi, le procureur Milciades Guzman a une nouvelle fois affirmé le contraire, assurant que les valises contenant la drogue étaient « arrivées par un trou percé dans le grillage (ceignant le tarmac) jusqu’à l’avion, en présence des pilotes ».

Invités à s’exprimer une dernière fois devant leurs juges, les quatre Français avaient chacun pris la parole.

« Je veux simplement répéter une fois de plus que je suis innocent », a déclaré en espagnol Nicolas Pisapia, 40 ans, accusé par le procureur d’être le cerveau de l’opération.

« Après deux ans, je n’ai entendu que des mensonges dans la bouche du ministère public », s’est défendu Alain Castany, un apporteur d’affaires de 69 ans travaillant avec la compagnie ayant affrété l’appareil.

M. Odos, 55 ans, a lui affirmé vivre depuis 2013 un cauchemar, avant de répéter : « Je suis innocent de tout ce dont on m’accuse ».

Enfin, M. Fauret, 56 ans et père de quatre enfants, a évoqué « une triple catastrophe », professionnelle, économique et familiale.

– Vols suspects en France –

Le procureur avait requis 20 ans de prison à l’encontre des quatre Français et d’un agent de la police antidrogue dominicaine, demandant des peines plus légères pour trois autres accusés et l’acquittement des six derniers.

Le sénateur Olivier Cadic, représentant les Français établis hors de France, a déploré la sentence dans un communiqué, critiquant « l’acharnement du procureur » et assurant que « le ministère public n’a jamais pu démontrer l’implication ou la complicité » des quatre Français.

Dans la foulée de l’opération de police du 19 mars 2013, une quarantaine de personnes – agents des douanes, de la police et des services de sécurité aéroportuaires – avaient été arrêtées. La majorité d’entre elles ont été relâchées au fil des mois.

En France, une enquête a également été ouverte après l’interception de l’avion en République dominicaine. Mais dès janvier 2013, les gendarmes étaient sur la piste de « comportements suspects » de passagers d’un Falcon 50 ayant atterri un mois plus tôt à Saint-Tropez (sud-est).

Le 9 décembre 2012, un douanier en poste à Toulon (sud-est), soupçonné aujourd’hui de complicité, était allé accueillir l’avion, avec à son bord Pascal Fauret, Bruno Odos et Nicolas Pisapia. Il avait fait entrer sur le tarmac deux véhicules qui avaient emporté dix valises déchargées de l’appareil.

Selon l’enquête, deux autres déchargements identiques avaient eu lieu en 2012. Un autre était prévu pour le 18 mars 2013.

Mais la défense des Français a fait feu de tout bois pour que ces faits ne soient pas utilisés par l’accusation durant le procès.

Depuis 2008, au moins trois Françaises ont séjourné dans les geôles dominicaines, toutes affirmant que la drogue trouvée dans leurs bagages y avait été introduite à leur insu. Elles ont aujourd’hui recouvré la liberté, après parfois plusieurs années de détention.

Source : AFP

http://www.larepubliquedespyrenees.fr/2015/08/14/rep-dominicaine-cocaine-quatre-francais-condamnes-a-20-ans-de-prison,1269767.php

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CARAÏBES (Martinique): la jeune Anglaise qui transportait 4,5 kilos de cocaïne avait été interceptée par les douaniers

aeroport-eponymeB.Dls Mercredi 12 août 2015
Une Britannique de 27 ans a été condamnée par le tribunal correctionnel pour trafic de stupéfiants. La jeune femme a transporté de la cocaïne entre Sainte-Lucie et la Martinique avant d’envisager revenir à Londres, via Paris.
A la barre des comparutions immédiates, Lehann S., une citoyenne britannique de 27 ans, ne reconnaît plus rien. Le 13 juin dernier, elle a été interpellée par les douaniers à l’aéroport Aimé-Césaire avec 4,450 kilos de cocaïne dans ses bagages. Elle devait se rendre à Paris, pour rejoindre Londres par la suite. Durant son audition, la jeune femme a reconnu transporter de la drogue mais indiqué qu’elle en ignorait la quantité. « Je n’ai jamais dit ça. Je ne savais rien de tout ça. Il y a eu un problème de traduction » , affirme-t-elle, devant ses juges.
Un changement de version que le tribunal peine à croire. Son voyage a été payé par un ami : une nuit passée dans un luxueux hôtel parisien, un autre séjour tous frais payés à Sainte-Lucie et environ 3500 euros remis pour transporter « quelque chose » .
« Non mais vous croyez aux contes de fées ou quoi ? » , lance le président du tribunal. « Je me suis sentie piégée par mes deux amis. J’ai simplement voulu rendre service car il a été gentil avec moi » , explique la prévenue.
La jeune femme devait passer des vacances en Martinique mais, une fois sur place, se serait, en réalité, rendue à Sainte-Lucie. « Je ne connais personne en Martinique et je ne parle pas français » , déclare la mise en cause. Ce n’est pourtant pas son premier séjour en Martinique. Elle était déjà venue sur l’île en mars dernier.
NAÏVE OU CONSENTANTE ?
La jeune femme fond en larmes à l’audience, en entendant les réclamations des douanes : 177 000 euros d’amende. Elle possède un casier judiciaire vierge. Sans emploi, Lehann S. souhaite rentrer chez elle, revoir sa famille et continuer sa vie. Le procureur n’a aucun doute sur la culpabilité de la prévenue. « Elle minimise les faits. Elle a été payée pour le trafic. Elle ne travaille pas, elle a agi par appât du gain » , insiste le représentant du parquet. Le ministère public requiert 2 ans de prison ferme.
L’avocat de la prévenue appuie la version de sa cliente. « Elle a été naïve, elle croit toujours au prince charmant. Elle n’a pas le profil d’une mule. Elle a simplement fait confiance aux mauvaises personnes » , plaide Me Munoz. Le tribunal condamne Lehann S. à 18 mois de prison ferme et 177 000 euros d’amende douanière. La jeune femme est maintenue en détention.
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NARCOTRAFIC (France): quand la cocaïne était rapatriée sous le regard bienveillant de l’OCRTIS et la DNRED

les PIEDS NICKELÉS chez les narcotrafiquants

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C’est un des derniers tabous dans les affaires de stups : la provocation policière, ou comment monter un dossier de toutes pièces pour réaliser une grosse saisie ou faire tomber un réseau. Cette pratique, formellement proscrite par le code de procédure pénale, est difficile à établir faute d’éléments probants. C’est pourtant pour cette raison que la cour d’appel de Paris vient d’annuler l’intégralité d’une procédure visant un vaste trafic de drogue entre la métropole et les Antilles. Dans un arrêt cinglant daté du 2 juillet, auquel Libération a eu accès, la chambre de l’instruction a pointé les «incohérences» du dossier et souligné le rôle «déterminant» de l’Office central de répression contre le trafic illicite de stupéfiants (OCRTIS) dans la mise en place du trafic. L’affaire, partiellement révélée par le Parisien, a mis en émoi les services enquêteurs, inquiets de voir certaines de leurs méthodes désavouées par la justice.

Un «oncle» au fret

Ce 26 mars 2014, il est environ 10 heures quand une quinzaine de policiers de l’OCRTIS se positionnent discrètement aux abords des quais de livraison du fret de l’aéroport d’Orly (Val-de-Marne). Une heure plus tard, un homme gare sa camionnette, descend récupérer plusieurs malles au guichet, puis les charge à l’arrière. Peu après, un autre individu entre à son tour dans le véhicule. Certains caïds du Val-de-Marne le connaissent sous le nom de Pedro, alias «le Portugais». Il a joué un rôle-clé dans l’acheminement de la drogue qui vient d’être récupérée. Mais à cet instant précis, son acolyte ignore encore que Pedro est aussi un informateur de l’OCRTIS. Un «indic». Après avoir récupéré un sac dans le coffre, Pedro repart tranquillement à moto. Quelques secondes plus tard, les policiers font irruption et interpellent le conducteur de la camionnette. A l’intérieur : 132 kilos de cocaïne quasiment pure. Dans les heures qui suivent, une dizaine de personnes seront interpellées et mises en examen entre la région parisienne et la Martinique. A l’époque, aucun média n’a relaté cette impressionnante saisie. Étrange quand on connaît la propension du service à communiquer sur ses plus belles affaires.

Officiellement, celle-ci a démarré quelques mois plus tôt. Le 30 janvier 2014, l’antenne de l’OCRTIS à Fort-de-France (Martinique) reçoit un renseignement anonyme selon lequel «une équipe locale de trafiquants serait en train d’organiser un trafic de stupéfiants d’envergure avec une équipe de malfaiteurs de la région parisienne». Il s’agirait, par avion, d’importer en Martinique du cannabis en provenance de la métropole, de l’échanger sur place contre de la cocaïne, puis de faire revenir la poudre. En réalité, l’information ne vient pas des Antilles, mais de la prison de Fresnes, d’où Pedro vient de sortir. Au cours de sa détention, il a fait la connaissance d’un gros bonnet du Val-de-Marne, Christophe M., qui se targue d’avoir des relations en Martinique. Escroc patenté, Pedro collabore aussi, à l’occasion, avec la police. Il a déjà refourgué certains de ses tuyaux à la PJ de Rennes dont il est un indic répertorié depuis plusieurs années. Mais il n’a encore jamais rencardé l’OCRTIS, contrairement à son ami Franck, bien connu du service (1). Ce dernier accepte de jouer l’intermédiaire en faisant remonter l’info de Pedro à l’Office des stups de Nanterre, qui se montre aussitôt très intéressé.

Depuis plusieurs mois, le service est en effet confronté à une inflation de grosses saisies de cocaïne. Un des principaux trafiquants français, Kevin D., a été arrêté l’année précédente. Mais le dealer aurait laissé dans son sillage plus d’une tonne de coke en Martinique. Pour les policiers, la piste de Pedro est peut-être une occasion de remonter jusqu’à ce stock. Le service donne donc son feu vert. Dès lors, les deux indics auront le même officier traitant à l’OCRTIS. Quelques semaines plus tard, Pedro reprend contact avec le trafiquant rencontré à Fresnes, Christophe M., afin de le «tamponner». Il lui indique avoir la possibilité de faire passer facilement de la drogue entre la métropole et la Martinique grâce à son oncle, qui occupe un poste important au fret d’Orly. Un «oncle» qui n’est autre que Franck, son vieux comparse. Ce dernier, explique-t-il, a la possibilité d’échapper aux contrôles des douanes. Ses derniers associés ayant essayé de le doubler, il cherche de nouvelles personnes de confiance, capables d’expédier et de réceptionner les colis de stupéfiants. Christophe M. se montre intéressé mais veut des garanties et exige de rencontrer l’oncle avant de constituer une équipe. Plusieurs rendez-vous vont alors être organisés afin de gagner la confiance des trafiquants. A chaque étape, les deux comparses en réfèrent à leur officier traitant. «Avant tous les rendez-vous, je demandais à l’OCRTIS ce que je devais dire ou ne pas dire», témoignera l’un d’eux face au juge.

Les derniers détails sont calés avec Christophe M. dans un bar de Montparnasse. Une autre équipe est envoyée en Martinique afin de superviser l’opération. Le premier envoi a lieu le 21 janvier 2014 : 60 kg de shit partent de Paris jusqu’à Fort-de-France, échangés sur place contre 30 kg de cocaïne. Deux semaines plus tard, la poudre est rapatriée sous le regard bienveillant de l’OCRTIS, qui a mis les douanes dans la boucle et indique même à ses deux taupes les tranches horaires durant lesquelles les dealers doivent livrer la marchandise au fret. Légalement, les services de police sont autorisés à effectuer de telles «livraisons surveillées» sous le contrôle d’un magistrat. Sauf que celle-ci n’apparaîtra nulle part dans la procédure. Qu’importe, l’objectif est atteint : l’équipe du 94 récupère la dope, persuadée d’avoir trouvé un excellent filon. Un nouveau voyage est aussitôt programmé le mois suivant, avec des quantités plus importantes. Mais, cette fois, la livraison est stoppée net par les policiers à Orly. Fin du premier acte.

Pesée des malles

Le dossier, jusqu’ici géré par le parquet de Créteil, bascule à la juridiction interrégionale spécialisée de Paris. Très vite, les deux juges d’instruction tiquent sur certaines incohérences. A aucun moment les noms de Pedro et Franck n’apparaissent dans les procès-verbaux, malgré leur rôle central. Les écoutes téléphoniques permettant de les identifier ont toutes été tronquées. Plus surprenant encore : la présence fugace de Pedro dans la camionnette, le jour de l’interpellation, n’est mentionnée nulle part, alors même qu’une quinzaine de policiers ont assisté à la scène. «Sans nos recoupements et ceux des magistrats instructeurs, les indics n’auraient jamais été identifiés dans la procédure», s’insurge Me Caroline Apiou, avocate de Christophe M. Saisie par les juges, la Section de recherches de la gendarmerie de Paris est alors chargée de l’enquête dans l’enquête.

Rapidement, d’autres incohérences apparaissent, comme la disparition de près de 8 kg de coke entre la pesée des malles en Martinique et leur saisie à Orly. Au fil des investigations, plusieurs suspects sont disculpés faute de preuves. Protégé pendant plusieurs mois, Pedro finit par être interpellé en novembre 2014 et ne met pas longtemps à lâcher le morceau. «J’ai agi sous les ordres de l’OCRTIS», confirme-t-il dans le bureau du juge. Comme son complice, il est inscrit au «fichier Siat» (Service interministériel d’assistance technique), qui permet d’identifier et de rémunérer légalement les sources policières. Pedro et Franck ont ainsi touché respectivement 4 000 et 17 000 euros «en rétribution des prestations fournies à l’Office». Franck sera finalement interpellé le 12 mai 2015, plus d’un an après la saisie d’Orly. En perquisitionnant son domicile, les gendarmes découvrent 95 000 euros en espèces, 18 montres et six téléphones portables. Face au juge, l’homme confirme que l’OCRTIS a bien piloté le dossier depuis le début. «S’il n’y avait pas eu l’OCRTIS qui avait poussé à la roue pour accepter toutes les demandes des trafiquants, personne ne serait là aujourd’hui.»

Auditionnés à leur tour, trois policiers de l’Office défendront pied à pied leur enquête, estimant que la procédure a été «régulière» et que la plupart des suspects interpellés étaient bien impliqués dans un trafic antérieur. La chambre de l’instruction a estimé, au contraire, qu’aucun élément ne permettait de l’affirmer. «C’est assez effrayant de constater qu’une affaire orchestrée depuis le début aurait pu donner lieu à une condamnation à deux chiffres», s’est ému Me Yves Leberquier, avocat d’un des suspects, après la décision de la cour d’appel. Le parquet général, qui avait requis la validation de la procédure, s’est immédiatement pourvu en cassation. Mais la jurisprudence de la chambre criminelle est constante : il y a provocation policière lorsque la police prête, «de manière active, son concours à une provocation ayant pour but d’inciter un délinquant à commettre une infraction». Avec pour conséquence la nullité de l’entière procédure.

(1) Les prénoms ont été modifiés

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FRANCE (provocation policière): trafic sous influence

Emmanuel FANSTEN 6 août 2015 à 18:46

De la cocaïne saisie sur un voilier au large de la Martinique et entreposée sur la base militaire de Fort-de-France, le 17 avril 2015.
De la cocaïne saisie sur un voilier au large de la Martinique et entreposée sur la base militaire de Fort-de-France, le 17 avril 2015. (Photo douane française. AFP)

ENQUÊTE
La chambre de l’instruction de la cour d’appel de Paris a annulé pour provocation policière la procédure ayant abouti à la saisie de 132 kilos de poudre à Orly. En cause : un coup un peu trop bien monté par les stups.

C’est un des derniers tabous dans les affaires de stups : la provocation policière, ou comment monter un dossier de toutes pièces pour réaliser une grosse saisie ou faire tomber un réseau. Cette pratique, formellement proscrite par le code de procédure pénale, est difficile à établir faute d’éléments probants. C’est pourtant pour cette raison que la cour d’appel de Paris vient d’annuler l’intégralité d’une procédure visant un vaste trafic de drogue entre la métropole et les Antilles.

source: http://www.liberation.fr/societe/2015/08/06/cocaine-trafic-sous-influence_1359843

lire: NARCOTRAFIC (France): quand la cocaïne était rapatriée sous le regard bienveillant de l’OCRTIS et la DNRED.

LIRE aussi: DNRED (provocation douanière): vers Caracas avec des « James Bond » des Douanes françaises….

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SANTO DOMINGO: Milciades Guzman a demandé 20 ans pour les pilotes Pascal Fauret et Bruno Odos comme pour Alain Castany et le passager Nicolas Pisapia, ainsi qu’un officier de la police anti-drogue.

Une peine de vingt ans de prison a été requise vendredi contre l’Isérois Bruno Odos et son ami le Rhodanien Pascal Fauret ainsi que contre deux autres français. Ils sont accusés de trafic de drogue en République dominicaine.

  • France 3 Alpes avec AFP
  • Publié le 08/08/2015 | 10:01, mis à jour le 08/08/2015 | 11:30

Bruno Odos au début de son procès, le 29 mai 2015 © AFP

© AFP Bruno Odos au début de son procès, le 29 mai 2015

« Le ministère public a présenté ses conclusions et a demandé 20 ans pour chacun de nos clients », a indiqué Me Maria Elena Gratereaux, avocate de Bruno Odos et Pascal Fauret, deux pilotes d’un avion Falcon 50 intercepté le 19 mars 2013 alors qu’il était sur le point de décoller de l’aéroport de Punta Cana et dans lequel se trouvaient plusieurs valises contenant 680 kilos de cocaïne.
La même peine a été requise contre l’intermédiaire Alain Castany et le passager Nicolas Pisapia, ainsi qu’un officier de la police anti-drogue. Les quatre Français sont accusés par le procureur Milciades Guzman d’avoir formé, avec leurs 10 coaccusés dominicains membres de différents organes de sécurité publique ou aéroportuaire, un réseau international de trafiquants de drogue.
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FRANCE (Quai des stups): rebondissement dans l’affaire du vol de cocaïne au « 36 »…

36 QUAIVol de cocaïne au « 36 » : « On veut fabriquer un coupable sur des indices »

Nous avons rencontré Me Bertrand Burman, l’avocat du suspect Jonathan Guyot fin juin à Paris. Il dénonce une enquête à charge.

Me Bertrand Burman, avocat du suspect Jonathan GuyotMe Bertrand Burman, avocat du suspect Jonathan Guyot

PHOTO Simone Perolari

 

 

Propos recueillis par Stéphane Sellami

Dans quel état psychologique se trouve votre client ?

« Il remonte légèrement la pente. Sa tentative de suicide (le 31 mars, NDLR), ce n’était pas pour attirer l’attention. Il était dans le désespoir et la déchéance.

 Depuis le début de son incarcération, le 6 août 2014, il a été placé à l’isolement total. Il est seul en cellule et en promenade. Il a aussi été privé de tout contact avec sa femme et son enfant depuis un an. Il peut désormais voir son fils, mais pas sa femme, puisqu’elle a été mise en examen dans le même dossier.

Nie-t-il toujours être l’auteur du vol de la cocaïne au sein de la police judiciaire parisienne ?

Il conteste les faits et, très concrètement, le fait majeur, à savoir d’être l’homme que l’on voit entrer et sortir dans la nuit du 24 au 25 juillet 2014 des locaux du 36, quai des Orfèvres, à Paris. Cet homme, ce n’est pas lui ! D’ailleurs, les enregistrements de vidéosurveillance ne sont pas explicites sur ce point. Et les reconnaissances de mon client par ses anciens collègues sur les images extraites de ces vidéos sont fluctuantes et parcellaires.

Des éléments à charge ont pourtant été recueillis contre votre client…

Dans ce dossier, les enquêteurs n’arrivent pas à répondre à la question de savoir ce qui s’est passé précisément ce 24 juillet, vers minuit, au sein du 36, quai des Orfèvres. Donc ils se sont intéressés au train de vie de mon client, et ont relevé des points tendancieux. Il y a notamment cette somme d’argent retrouvée sur lui au moment de son arrestation. Il s’en est expliqué, mais je ne peux être plus précis sur ce point, au regard du secret de l’instruction en cours.

Votre client a notamment multiplié les versions sur l’origine de cet argent…

A-t-il bien ou mal fait ? Il n’a pas agi au mieux mais pour lui, il ne s’agissait pas de biaiser avec la justice. Mon sentiment dans ce dossier, c’est que l’on veut fabriquer un coupable sur des indices et que l’on ne veut pas travailler sur l’hypothèse que cela pourrait être quelqu’un d’autre. On lui demande de prouver son innocence, alors que c’est à la justice d’établir son implication.

Pourquoi a-t-il dénoncé des malversations au sein de son ancienne brigade ?

Mon client refuse de porter la responsabilité d’une brigade de manière générale sur tout ce qui peut s’y passer en particulier. Mais il n’est pas là non plus pour accuser qui que ce soit de quoi que ce soit. »

Un an de rebondissements

4 juillet 2014 : 52 kilos de cocaïne saisis. En région parisienne, quatorze suspects sont interpellés tandis que la brigade des stupéfiants saisit 52 kilos de cocaïne (à g.) dans un ancien local à poubelles de la rue Ordener, à Paris (18e).

Nuit du 24-25 juillet 2014 : vol au quai des Orfèvres. Un policier entre dans les locaux de la police judiciaire à Paris (1er) et ressort avec deux sacs dont le contenu ressemble fortement, selon un fonctionnaire chargé de la sécurité des lieux, à « des pains de cocaïne ».

2 août 2014 : le « STUP » Jonathan guyot est arrêté. Jonathan Guyot, 34 ans, brigadier-chef aux « stups » de Paris, est arrêté à Perpignan. Il a été reconnu par des collègues, sortant du « 36 » avec les sacs, la nuit du vol. On retrouve chez lui 16 000 euros, en liasses de billets de 20 euros.

3 janvier 2015 : un butin dans le lac de Créteil. Donovan Guyot, le frère de Jonathan, aurait été chercher un sac dans le lac de Créteil, appartenant à son aîné, contenant 150 000 euros. Il n’aurait trouvé que 50 000 euros, remis à un ami de l’escroc Christophe Rocancourt.

27 janvier 2015 : les révélations d’un policier. Un policier affecté à Paris (19e), Patrick B., proche de Jonathan, avoue qu’il lui a demandé d’écouler de la drogue, en avril 2014. Elle serait issue d’un précédent vol dans la salle des scellés, au 3e étage du fameux escalier de la PJ.

février-mars 2015 : trois proches libérés. Donovan Guyot ainsi que deux amis d’enfance de Jonathan, Touati M. et Nicolas J., mis en examen pour avoir gardé puis dissimulé de l’argent pour son compte, sont remis en liberté après deux mois de détention.

31 mars 2015 : tentative de suicide. Jonathan Guyot, détenu depuis plus de sept mois à la prison de Fleury-Mérogis, absorbe des cachets afin de mettre fin à ses jours. Rapidement secouru, il est hospitalisé avant d’être reconduit dans sa cellule.

17 avril 2015 : nouvelle mise en examen. Guyot est mis en examen pour « détournement de biens par personne dépositaire de l’autorité publique ». Un policier du 19e arrondissement, Patrick B., l’a accusé, à la fin du mois de janvier, de vouloir écouler de la drogue saisie.

Vol de coke au « 36 » : l’enquête sans fin
Vol de coke au « 36 » : l’enquête sans fin
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MADRID – España (Operación VERCO): detenidas 33 personas de una red de distribución de cocaína que operaba entre Madrid y Toledo

La Guardia Civil ha desmantelado dos laboratorios en los que se adulteraba esta sustancia

Se han encontrado 2,3 kilos de cocaína, 11,6 de hachís y 7,3 de material de corte

Imágenes de las detenciones esta madrugada en el marco de la Operación VERCO

Guardia Civil

EL MUNDOMadrid

Actualizado:04/08/2015

La Guardia Civil, en el marco de la Operación VERCO, desarrollada en las provincias de Toledo y Madrid ha procedido a la detención de 33 personas pertenecientes a una organización dedicada a la distribución de cocaína a los que se les imputan los delitos contra la salud pública por tráfico de drogas.

En la operación se han desmantelado dos laboratorios utilizados para la adulteración y corte de la cocaína y se ha procedido al registro de 10 domicilios donde se ha intervenido 2,3 kilogramos de cocaína y 11,6 kilos de hachís, más de 7,5 kilos de sustancias de para el corte de la droga, útiles para el corte, envasado y distribución, 5 vehículos, 38.739 euros en efectivo, un revólver y dos rifles de aire comprimido, todos de gas y aire comprimido, teléfonos móviles y material informático.

La operación se inició en septiembre de 2014 cuando la Guardia Civil tuvo conocimiento de la existencia de un posible punto de venta de sustancias estupefacientes en un domicilio de la localidad de Villanueva de Alcardete (Toledo).

Fruto de esta información, los agentes localizaron a un grupo de personas en diferentes localidades de la provincia de Toledo que podría estar dedicándose a la comercialización y distribución de cocaína adulterada por lo que se estableció un dispositivo de seguimiento y control.

Una vez identificados los miembros de esta red, así como el punto de suministro de cocaína, los agentes procedieron a realizar una primera fase de explotación de la operación, donde se procedió a la detención de 12 personas y al registro de 9 domicilios en las localidades de Madrid, Aranjuez, Seseña, Villanueva de Alcardete, Puebla de Almoradiel y Villacañas.

La segunda fase de la operación se desarrolló durante el mes de julio, en las provincias de Toledo y Madrid, donde se detuvo a 21 personas así como a la práctica de un registro domiciliario en la localidad de Villacañas.
Modus operandi

El proveedor de la cocaína era un varón residente en la localidad de La Puebla de Almoradiel (Toledo). Los encargados de su eran una pareja residente en el Ensanche de Vallecas (Madrid).

Para el transporte de la sustancia, la organización adoptaba fuertes medidas de seguridad, llegando a utilizar como cobertura el embarazo de una mujer.

Otra persona era el responsable surtir de cocaína al resto del grupo, que en colaboración con su pareja, adquiría partidas de esta droga a través de dos intermediarios con el objetivo de aumentar tanto su cantidad como los beneficios económicos que obtenía, adulterando y cortando la cocaína antes de su distribución a terceros, disponiendo para ello de un laboratorio que se localizó en el trastero de su vivienda ubicada en el barrio de Vallecas (Madrid).

Asimismo, esta pareja regentaba un locutorio en la localidad de Madrid, a través del cual blanqueaban los beneficios económicos de la distribución de drogas que obtenían.

Con la actuaciones llevadas a cabo los agentes han conseguido desarticular íntegramente una red de tráfico de drogas.

La operación ha sido llevada a cabo por agentes de la Unidad Orgánica de Policía Judicial de la Guardia Civil de Toledo.

Los detenidos y efectos intervenidos han sido puestos a disposición del Juzgado de Instrucción nº 1 de los de Quintanar de la Orden (Toledo), quien ha decretando la Autoridad Judicial el ingreso en prisión de 10 de estas personas, quedando el resto en libertad con cargos.

fuente: http://www.elmundo.es/espana/2015/08/04/55c070b822601dae018b4575.html

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SANTO DOMINGO (Procès Air Cocaïne): la défense dénonce un deal avec le procureur

A quelques jours de la fin du procès, un « repenti » livre un témoignage à charge. La défense dénonce un accord avec le procureur local.

Le procès des quatre Français retenus en République dominicaine dans l’affaire dite « Air Cocaïne » a connu un nouveau rebondissement lors de la dernière audience qui s’est tenue, le 30 juillet, à Saint-Domingue.

L’un des prévenus dominicains, un militaire, aurait livré un témoignage accablant pour les quatre Français, selon l’avocat de Nicolas Pisapia (le passager du vol à destination de Saint-Tropez) qui dénonce « un accord conclu avec le parquet« .

Le procureur Milciades Guzman fera ses réquisitions ce vendredi fort de ce nouveau témoignage.

LIRE: http://www.nicematin.com/derniere-minute/proces-air-cocaine-la-defense-denonce-un-deal-avec-le-procureur.2303395.html

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FRANCE (stupéfiants): saisie record d’héroïne à Brest

10 kg d'héroïne et 1,4 kg de cocaïne saisis. Soit près de 200.000 € à l'achat...10 kg d’héroïne et 1,4 kg de cocaïne saisis. Soit près de 200.000 € à l’achat… 10 kg d’héroïne et 1,4 kg de cocaïne saisis. Soit près de 200.000 € à l’achat et plus de 800.000 € à la revente avant même d’être coupée.
Dix kilos d’héroïne et 1,4 kg de cocaïne. C’est la saisie record réalisée, mercredi soir, à Brest, par la police judiciaire. La garde à vue d’un couple de Finistériens a été prolongée, hier soir.
Au terme de plusieurs mois d’enquête, un couple de Finistériens a été interpellé, mercredi soir, à Brest, permettant à l’antenne Brest-Quimper de la police judiciaire de mettre un terme à un vaste trafic de drogue. L’homme et sa compagne étaient surveillés depuis plusieurs mois par les enquêteurs de la PJ, après l’ouverture d’une enquête préliminaire, puis dans le cadre d’une information judiciaire ouverte il y a un an au tribunal de grande instance de Quimper, pour trafic de stupéfiants, par la juge d’instruction, Céline Mathieu-Varennes. Deux interpellations aussitôt suivies d’une série de perquisitions réalisées dans l’agglomération brestoise. Mercredi matin, le couple était de retour de la région parisienne où il aurait fait l’acquisition de l’importante quantité de drogue saisie. 800.000 € à la revente 10 kg d’héroïne et 1,4 kg de cocaïne. Soit près de 200.000 € à l’achat et plus de 800.000 € à la revente avant même d’être coupée. La drogue était arrivée à Brest par la route, transportée dans un véhicule précédé par une voiture ouvreuse, les deux véhicules communiquant ………
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DOUANE FRANÇAISE (Narbonne): des sacs de plongée gonflés… au cannabis

Lorsque les douaniers narbonnais ont ouvert les sacs de sport, ils ont senti l’odeur caractéristique du cannabis.

Le 30 juillet à 6h00 par F. F.

Ce ressortissant suisse de 71 ans a été pris lundi avec 19 kg de cannabis dans deux sacs de sport.

Une odeur d’herbe de cannabis, surtout, a flotté (au sens figuré bien sûr) dans l’enceinte du tribunal correctionnel de Narbonne, hier. Car, un prétendu ‘Che Guevara de la drogue’ ou encore un ‘Baron international de la drogue’ était jugé en comparution immédiate. Supposés ou réels, ces qualificatifs ont été lancés par l’avocat de la défense, Victor Eteviant, qui voulait ainsi répondre aux allusions du parquet sur le véritable rôle de Robert, un ressortissant suisse, âgé de 71 ans.

lire: http://www.lindependant.fr/2015/07/30/des-sacs-de-plongee-gonfles-au-cannabis,2066266.php

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UK: Black Country drug dealer Popinder Singh Kandola jailed after national crime probe

Dudley News

Popinder Singh Kandola was seen collecting £50,000 in Coseley

Popinder Singh Kandola was seen collecting £50,000 in Coseley

Tuesday 28 July 2015

A BLACK Country drug dealer whose web of crime extended across the UK has been jailed for a total of 17 years.

UK: evasive drug dealer Daniel Shaun Harris who supplied Cornwall with cocaine and amphetamine imprisoned

Daniel Shaun Harris

A DRUG dealer responsible from supplying Cornwall and Devon with cocaine and amphetamine has been jailed after two years on the run.

Daniel Shaun Harris, 45, from East Sussex, has evaded capture since January 2013 but was today sentenced to nine and a half years in prison at Taunton Crown Court.

Harris, from East Sussex, was a defendant in Operation Rosco, a long term covert investigation into the supply of cocaine and amphetamine into Cornwall and Devon.

The other main defendants were sentenced at Plymouth Crown Court in September last year and with today’s sentencing it brings the total custodial sentences imposed to 80 years for the main conspirators.

Harris alias Hyde had originally been arrested with other conspirators in April 2012. He was released on Police bail, which he subsequently breached in January 2013 by failing to appear.

Despite extensive enquires including inclusion on Crimewatch he remained at large.

In February this year Harris was eventually located at an address in Amsterdam. He was found to be in possession of a revolver, false documents, a large quantity of cash and a suitcase containing vacuum sealing equipment, bags and traces of white powder. He was arrested and detained in custody.

Read more: http://www.westbriton.co.uk/Evasive-drug-dealer-supplied-Cornwall-cocaine/story-27478348-detail/story.html#ixzz3hMQyVDR2

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RÉPUBLIQUE DOMINICAINE (Procès “Air Cocaïne”): prolongé jusqu’à la mi-août

Par Zaïnab Aboulfaraj

Publié le 28/07/2015  à 15:43
Quatre Français sont toujours en procès en République dominicaine pour trafic de drogue, dont les deux pilotes rhônalpins Pascal Fauret et Bruno Odos. Leur procès va durer plus longtemps que prévu, puisque la cour vient de fixer des audiences supplémentaires.

Pascal Fauret et Bruno Odos, durant le procès, le 9 mars 2015 à Saint-Domingue

© Erika Santelices / AFP
Pascal Fauret et Bruno Odos, durant le procès, le 9 mars 2015 à Saint-Domingue

Pascal Fauret et Bruno Odos, les pilotes, Alain Castany, l’intermédiaire, et le passager Nicolas Pisapia sont jugés à Saint-Domingue pour constitution d’un réseau de trafic de drogue international. La cour a décidé de procéder à quatre audiences supplémentaires. La dernière est prévue le 13 août. Leur sort devrait être décidé à cette date.

Arrêtés en mars 2013 et toujours pas fixés sur leur sort

Dans la nuit du 19 au 20 mars 2013, les quatre Français sont arrêtés à bord d’un Falcon 50 en partance pour Punta Cana, en République dominicaine. Plus de 680 kilos de cocaïne ont été découverts dans l’avion, dans plusieurs valises. Les deux pilotes, qui ont toujours nié les faits, encourent jusqu’à 20 ans de prison.

Deux Français ont pris leur défense en avançant qu’aucun mécanisme légal ne rendait les pilotes responsables des marchandises transportées. L’un, Philipe Eneman, est commandant de bord chez Air France et le second, Christophe Naudin, est un criminologue spécialiste de la sécurité du transport aérien.

Les avocats de la défense ont ajouté que c’est la compagnie qui les employait qui avait demandé l’autorisation de vol.

Ce procès mouvementé a déjà été reporté à maintes reprises (lire ici), suite à des problèmes de procédure et des interventions juridiques présentées par l’ensemble des parties.

source: http://www.lyoncapitale.fr/Journal/Lyon/Justice/Fait-divers/Stupefiants/Proces-Air-Cocaine-prolonge-jusqu-a-la-mi-aout

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DOUANE FRANCAISE (Lille-Gare Europe): arrêtée avec 60 000 euros de résine de cannabis dans sa valise

Publié le 29/07/2015

Chantal DAVID

Une Espagnole de 19 ans a été arrêtée le 22 juillet à la gare Lille-Europe avec douze kilos de résine de cannabis dans sa valise. Valeur estimée par les douanes : 60 000 euros.

Elle venait de Madrid, allait à Bruxelles en bus Eurolines.

Elle était jugée lundi après-midi en comparution immédiate

Face aux juges, la jeune espagnole a l’air un peu sonnée. Elle sort d’une longue garde-vue, n’avait jamais eu affaire à la justice auparavant. Elle est aussi très abattue, elle devait se marier le 31 juillet.

La drogue était dans des boîtes métalliques

« Dans ces conditions, entreprendre un tel voyage était plutôt risqué… » remarque la présidente Sandrine Provensal. « Je pensais que c’était du tabac » répond la frêle jeune femme dans le box, convenant qu’elle se doutait que le contenu de sa valise n’était pas très légal. Le 22 juillet, sur l’aire d’autobus de la gare Lille-Europe, lors d’un contrôle, le chien des douanes a « marqué » sur le bagage de F.L. À l’intérieur, des boîtes métalliques enrobées de papier cellophane censées échapper au flair de l’animal et contenant de la résine. Le procureur Patrick Cousinard insistera sur ce conditionnement très particulier. Il retient également que la jeune femme a reconnu quatre voyages sur cette ligne Lisbonne-Amsterdam : trois à destination de Bruxelles les 21 décembre, 28 janvier et 18 mars et un vers les Pays-Bas le 29 avril. Il requiert quatre ans d’emprisonnement, une peine sévère qu’il appuie sur des statistiques : une augmentation de 50 % des trafics de stupéfiants par rapport à l’année dernière (243 affaires traitées par le parquet de Lille) et la valeur de la marchandise.

Une simple mule ?

« Ma cliente n’est qu’une mule qui devait toucher 700 euros » soutient en défense Me Karim Azghay en défense. L’avocat du barreau de Bobigny plaide sur la misère qui conduit à transporter des stupéfiants. Sa cliente en est un exemple, cherchant un emploi, hébergée par ses parents à qui elle destinait ses gains. Pour l’avocat, que la jeune femme ait cru à un trafic de cigarettes est plausible : la valise était scellée, impossible pour elle de savoir ce qu’il y avait à l’intérieur. Le tribunal condamnera la jeune espagnole à quinze mois de prison. Elle a été incarcérée et devra également payer une amende douanière de 60 000 euros.

source: http://www.lavoixdunord.fr/region/arretee-a-lille-europe-avec-60-000-euros-de-resine-de-ia19b0n2967145

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ITALIE (l’opération Gambling): jeux d’argent, évasion fiscale et blanchiment par la mafia

Mercredi dernier, l’opération « Gambling », menée par les autorités italiennes, a conduit à l’arrestation de 41 individus et à la saisie de deux milliards d’euros en cash et en actifs…

C’est un sacré coup de filet qu’a ordonné la juge d’instruction Caterina Catalano ! Après plusieurs années d’enquête et de surveillance, un important réseau d’entreprises liées à la mafia calabraise a été démantelé, lors d’une opération de grande envergure, la semaine dernière.

Différents services de police, dont la fameuse Guardia di Finanza, ou encore la Direzione Distrettuale Antimafia (la DDA) de Reggio Calabria (ville la plus importante de Calabre), ont participé aux investigations et à la journée d’action du mercredi 22 juillet 2015.

L’objectif ? Fermer des canaux qui permettaient à la ‘Ndrangheta de blanchir de l’argent et de réaliser une évasion fiscale. Comment s’y prenait cette organisation criminelle ? Tout simplement en possédant un empire tentaculaire lié aux jeux d’argent, notamment en ligne !

Opération « Gambling »

Au cœur de cette vaste enquête, on retrouve un certain Mario Gennaro, dit « Mariolino », fondateur de la marque BetuniQ et homo novus de la ‘Ndrangheta.(photo à gauche)

C’est cet homme de 38 ans, arrêté à Malte, qui gérait l’activité jeux en ligne de la mafia calabraise…

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BetuniQ, la marque qui propose des jeux d'argent et de hasard, est au cœur du coup de filet des autorités italiennes
Quid de l’argent des joueurs qui sévissaient sur BetuniQ ? Certainement perdu…

Le bilan de l’opération « Gambling » est impressionnant… Les forces de l’ordre ont procédé à 41 arrestations, dont six à Malte. Au total, onze entreprises étrangères (six maltaises, une autrichienne, deux roumaines et deux espagnoles), 45 sociétés italiennes, 1.500 points de prises de paris, ou encore 82 sites de jeux d’argent en ligne, ont été les cibles de ce coup de filet !

Le montant des actifs et du cash saisis s’élève à deux milliards d’euros ! Ces données ont été relayées par le Times of Malta, ou encore Il Giornale di Calabria.

Cette toile permettait donc à la ‘Ndrangheta de blanchir l’argent de ses activités criminelles et de procéder à une évasion fiscale. Apparemment, certains tournois de poker à Malte permettaient également cela.

Il est important de préciser que Uniq Group Limited, la société qui gère BetuniQ, possédait une licence délivrée par la Malta Gaming Authority (la MGA) ! Le site n’avait donc rien d’illégal, en apparence.

Bien évidemment, la MGA a, depuis, suspendu les licences de Uniq Group Limited, ainsi que d’une autre entreprise, également touchée par l’opération « Gambling », j’ai nommé Betsolution4U Limited. Encore une fois, il faut savoir que ces sociétés étaient agréées auprès de la Malta Gaming Authority depuis 2011 !

Une agence BetuniQ à Lecce, fermée lors de l'opération « Gambling »
L’agence BetuniQ de Lecce a été fermée lors de l’opération « Gambling »

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Concrètement, il est difficile et fastidieux de résumer le schéma réalisé par Mario Gennaro et employé par ‘Ndrangheta, la mafia calabraise, pour blanchir l’argent.

Difficile, également, de placer toutes les personnalités sur l’échiquier. Dans certains articles, on parle du clan Tegano, auquel appartiendrait le fameux Mario Gennaro. Dans certains articles, on évoque également des connivences entre ‘Ndrangheta et la célèbre Camorra, la mafia originaire de Naples. Connivences qui auraient permis à la marque BetuniQ de se propager en Italie…

Ce que l’on peut aussi lire, c’est que, clairement, les jeux d’argent et de hasard en ligne ont offert un montage supplémentaire, aux organisations criminelles, pour blanchir leur argent.

Pour faire simple : à chaque mafia, son réseau d’entreprises liées au gambling. Cette fois, les autorités italiennes ont percé la relation entre Reggio Calabria (en gros, le fief de la ‘Ndrangheta) et Malte. Il est fort probable que d’autres opérations soient menées, à l’avenir, pour fermer des canaux permettant le blanchiment d’argent d’autres mafias italiennes.

Don Corleone interprété par Marlon Brando dans Le Parrain de Francis Ford Coppola
Don Corleone a pris un sacré coup de vieux !

Dans de nombreux articles, on peut lire que la mafia évolue. Elle s’adapte aux nouvelles technologies et aux nouvelles habitudes de consommation. Une sorte de mafia 2.0 qui exploite les nouvelles failles disponibles… Don Corleone a pris un sacré coup de vieux !MisterVolty - Antoine Lafond

MisterVolty – Antoine Lafond travaille dans l’industrie du poker, depuis environ sept ans, principalement en qualité de rédacteur, journaliste et reporter.

source: http://fr.pokerstrategy.com/news/world-of-poker/Mafia,-jeux-d-argent,-%C3%A9vasion-fiscale-et-blanchiment_92714/

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Italian police arrest 41 in raid on mob-connected gambling site

Written by Pete – Friday

Alleged mafia man Mario Gennaro

The Italian Anti-Mafia Police have conducted a raid on Maltese based betting company BetUniQ in conjunction with the brand’s suspected affiliation with the infamous Calabrian crime outfit ‘Ndrangheta.

MORE: http://www.highstakesdb.com/5992-italian-police-arrest-41-in-raid-on-mob-connected-gambling-site.aspx

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ARGENTINA: procesan a tres fruticultores con 300 kilos de cocaína

El cargamento que tenía como destino a España fue interceptado en un control aduanero en Villa Regina, en la provincia de Río Negro.

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Una maniobra similar fracasó en 2010, cuando fueron secuestradas en España, tres toneladas de cocaína envaladas en cajones de manzanas de Río Negro. Foto: Archivo/Télam

 Télam

El juez federal de Río Negro Jorge García Davini procesó con prisión preventiva a tres fruticultores acusados de tratar de exportar 300 kilos de cocaína a España, escondida en cajones de manzanas. Los procesados en la operación denominada “Manzanas Blancas II” son Gustavo Daniel Arnaldo, Omar Daniel Pancari, y Tany Cortez Molina, sobre quienes el magistrado, además, trabó embargos de hasta 99 millones de pesos.

Arnaldo, socio de la empresa Newen SRL, y Cortez Molina habrían embutido la droga entre el cargamento de manzanas, que llevaba impresa la marca “Frutas Kis”, mientras que Pancari habría actuado como importador desde España a través de la firma Industrias Cruxol Impex SLU, según las fuentes judiciales.

En la Aduana

El hallazgo se produjo el 4 de junio último en un control aduanero sobre la ruta nacional 22, a la altura del kilómetro 1127, en la localidad Villa Regina, donde dos agentes requisaron el cargamento y encontraron 287,775 kilos, repartidos en 42 paquetes en el fondo de cajas con manzanas.

Las defensas de los tres procesados apelaron el fallo de García Davini y la causa pasará en breve a Cámara Federal de Apelaciones de General Roca para el tratamiento de los recursos interpuestos, añadieron las fuentes.

Condenados

En Río Negro, concretamente en la localidad de Allen, ya hubo en 2010 una operación de narcotráfico llamada “Manzanas Blancas” que consistió en la exportación de tres toneladas de cocaína disimulados en cajones de esa fruta que fueron exportados a España. El Tribunal Oral en lo Penal Económico condenó a 20 años de cárcel al empresario español Valentín Temes Coto, a 15 años a Nelson Fermín Hinricksen y a 13 años a Claudio Maidana, al hallarlos culpables del delito de “contrabando simple agravado por tratarse de estupefacientes destinados a la comercialización”. Temes Coto es primo del supermercadista Alfredo Coto.

FUENTE: http://www.ellitoral.com/index.php/diarios/2015/07/14/sucesos/SUCE-08.html

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SERBIE: Darko Saric, le « roi de la cocaïne des Balkans » a été écroué

Le chef d’un cartel de la drogue, Darko Saric, « le roi de la cocaïne dans les Balkans » a été condamné aujourd’hui en première instance à 20 ans de prison ferme pour trafic de 5,7 tonnes de cocaïne. Darko Saric, 44 ans, a été déclaré coupable par Sinisa Petrovic, juge du Tribunal pour le crime organisé à Belgrade, d’être le cerveau d’un réseau de trafic de cocaïne basé dans les Balkans, organisé entre 2007 et 2009 grâce à des bases en Europe et en Amérique du Sud.

plus:  http://www.lefigaro.fr/flash-actu/2015/07/13/97001-20150713FILWWW00093-le-roi-de-la-cocaine-des-balkans-ecroue.php

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FRANCE (Noisy-le-Sec): l’huissier tombe sur de la cocaïne, des armes et des munitions lors d’une expulsion

L’huissier qui intervenait sur une expulsion à Noisy-le-Sec est allé de surprise en surprise. Lundi à 11 h 30, il découvre dans un logement de la rue Jean-Mermoz, des sachets contenant 202 g de cocaïne.

lire:http://www.leparisien.fr/noisy-le-sec-93130/noisy-le-sec-l-huissier-tombe-sur-de-la-cocaine-des-armes-et-des-munitions-lors-d-une-expulsion-08-07-2015-4928921.php

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ITALIE: gérer les biens confisqués à la mafia reste un casse-tête

Les autorités italiennes ont placé mercredi sous séquestre des biens d’une valeur de plus de 1,6 milliard d’euros appartenant à une famille mafieuse.

Source AFP

Une voiture de police italienne, Photo d'illustration.
Une voiture de police italienne, Photo d’illustration.©VALERY HACHE

FRANCE (Roubaix): la cocaïne arrivait de Guyane dans des bouteilles de rhum

Huit personnes originaires de la Courneuve et du quartier de l’Alma ont été placées en détention provisoire dans le cadre d’une information judiciaire ouverte à Lille. Depuis plus d’un an, les policiers roubaisiens enquêtent sur un trafic de cocaïne qui transitait sous forme liquide.

En moins d’une semaine, neuf personnes ont été placées en détention provisoire dans le cadre d’une information judiciaire ouverte par un juge d’instruction. Le résultat d’un an d’enquête faite de filatures, d’écoutes et d’investigations en tous genres.

lire: http://www.lavoixdunord.fr/region/roubaix-la-cocaine-arrivait-de-guyane-dans-des-bouteilles-ia24b0n2912703

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