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FRANCE (Sylvie Andrieux): condamnée à de la prison ferme, elle reste députée. Je suis scandalisé – le Plus

http://m.leplus.nouvelobs.com/contribution/1364769-sylvie-andrieux-condamnee-a-de-la-prison-ferme-elle-reste-deputee-je-suis-scandalisee.html#

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FRANCE (Air Cocaïne): libéré le 17 avril 2015, qu’est devenu le douanier François-Xavier Manchet?

aeroport_de_saint_tropez_882François-Xavier Manchet avait été mis en examen et placé en détention provisoire, soupçonné d’être impliqué dans le trafic présumé. La présence du douanier François-Xavier Manchet à l’aéroport de La Môle lors d’un précédent passage de l’aéronef et la découverte de 30.000 euros à son domicile avaient éveillé les soupçons de la juge chargée d’instruire le volet français de l’affaire.

« On a apporté la preuve que ces espèces provenaient des retraits sur ses comptes bancaires, réagit son avocat Thierry Fradet. A l’aéroport, sa présence était sans intérêt. Il ne s’est rien passé d’inhabituel. »

François-Xavier Manchet se trouvait là à titre personnel, et non en tant que douanier.

« Cette première remise en liberté crée une brèche dans le dossier », commente Maitre Thierry Fradet, saluant le « courage » de son client placé à l’isolement pendant un an. « La justice a du mal à reconnaître qu’elle s’est trompée. Je me suis attaché à ce qu’on lui (le douanier, Ndlr) rende sa liberté, maintenant il faut lui rendre son honneur. »

François-Xavier Manchet reste mis en examen. Il a été placé sous contrôle judiciaire sans interdiction de reprendre son activité professionnelle.

source: http://www.varmatin.com/la-mole/air-cocaine-le-douanier-toulonnais-remis-en-liberte.1654695.html

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MEXICO: escaped cartel boss El Chapo was ‘cornered in rugged mountains by soldiers’ after US drug agents located his cell phone… but he managed to get away again

Officers who were supposed to be guarding Mexican drug lord Joaquin 'El Chapo' Guzman (pictured) were reportedly watching solitaire when he escaped Escaped cartel boss El Chapo was ‘cornered in rugged mountains in Mexico by soldiers’ after US drug agents located his cell phone… but he managed to get away again

Authorities believe they located the notorious cartel boss last week, four months after his incredible escape from prison.

Law enforcement sources told NBC News that US agents were able to pinpoint Guzman’s phone and traced it to the Sierra Madre mountain range, where they believed he was hiding out at a ranch.

Mexican soldiers then stormed the location, but reportedly found only the phone and some clothes.

They have then shut off 13 communities from Jesus Maria – 30 miles north of the state’s capital Culiacan – to the nearby states of Durango and Chihuahua, in order to search the area.

By Dailymail.com Reporters

Published: 16:01 GMT, 15 October 2015 | Updated: 16:49 GMT, 15 October 2015

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The drug kingpin has escaped from maximum security jail cells twice.

National Reporter, The Huffington Post

Posted: 10/15/2015 05:00 PM EDT

<span class='image-component__caption' itemprop="caption">Mexican drug lord Joaquín “El Chapo” Guzmán, pictured here on a T-shirt in Mexico City, is still at large after escaping from his jail cell in July.</span> Alfredo Estrella/AFP/Getty Images Mexican drug lord Joaquín “El Chapo” Guzmán, pictured here on a T-shirt in Mexico City, is still at large after escaping from his jail cell in July.

Mexican authorities may be closing in on escaped drug lord Joaquín “El Chapo” Guzmán, but they still haven’t announced his capture.

The Mexican military is carrying out operations across the two northern states of Sinaloa and Durango, Sinaloa Governor Mario López Valdez confirmed in a press conference on Wednesday. Some 260 people have been forced from their homes due to the operations, Spanish newswire EFE reports.

READ MORE: http://www.huffingtonpost.com/entry/el-chapo-guzman-search_561ffc0ae4b028dd7ea73440

 

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MEXICO: dans la cellule du narco Joaquin Guzman Loera “El Chapo” juste avant son évasion

Le Mexicain Joaquin Guzman Loera, plus connu sous le pseudonyme de “El Chapo”, était déjà considéré comme un maître dans son domaine, le trafic de cocaïne, surpassant même le mythique narcotrafiquant colombien, Pablo Escobar, au dire de la Drug Enforcement Administration (DEA), l’unité de la police fédérale américaine chargée de la lutte contre le trafic de drogue…Le 11 juillet dernier, en s‘échappant de la prison de haute sécurité Altiplano, dans l’Etat de Mexico, au nez et à la barbe de l’administration pénitentiaire, il est devenu “le roi de l‘évasion” dans son pays.

INDONESIE: le pays ne respecterait pas les droits des condamnés à mort

Parmi les condamnés à mort en Indonésie, le Français Serge Atlaoui.

le Français Serge Atlaoui. | REUTERS

D’après l’ONG Amnesty international, l’Indonésie priverait de leurs droits fondamentaux les personnes condamnées à mort, notamment pour des histoires de stupéfiants.

De nombreux étrangers condamnés à mort en Indonésie ont été privés de leurs droits fondamentaux et pour certains battus pour obtenir des aveux, accuse l’ONG Amnesty International dans un rapport qui dénonce l’usage de la peine de mort dans les affaires de drogue.

Dans cette étude publiée ce jeudi, l’organisation de défense des droits de l’Homme affirme que des condamnés à mort se sont vu refuser une assistance juridique ou un accès à des interprètes pendant leurs procès et ont signé des documents juridiques dans une langue qu’ils ne connaissaient pas.

lire plus sur http://www.ouest-france.fr/indonesie-le-pays-ne-respecterait-pas-les-droits-des-condamnes-mort-3767799

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FRANCE (Clermont-Fd): un trafic de cocaïne démantelé

https://i0.wp.com/www.lamontagne.fr/photoSRC/bqViVeldaWelbKxCPNWs_pusXXdNGltxXD4uu1iw_sR0IkLcazbGupnwlQUaVQo_pWI48f0HY_sxYvETMFwM2diAkJo-_/illustration-addictions_2292089.jpegLa semaine dernière, 17 personnes suspectées d’être impliquées dans un trafic de cocaïne ont été placées en garde à vue à Clermont-Ferrand. 

D’après les informations du quotidien la Montagne, la cocaïne était revendue 80 euros le gramme. Au total, 202g ont été saisis.

Un dealer présumé de cannabis est convoqué en correctionnelle. Deux hommes interpellés mardi et le détenteur des trois ovules de cocaïne sont restés samedi et dimanche en maison d’arrêt. Ces trois personnes doivent être jugé dès cet après-midi en comparution immédiate.

Clients et acteurs mineurs du trafic de cocaïne écopent d’une composition pénale ou seront jugés selon la procédure du plaider-coupable. Le dealer présumé de cannabis devra s’expliquer en correctionnelle.

http://www.lefigaro.fr/flash-actu/2015/10/05/97001-20151005FILWWW00089-clermont-fd-un-trafic-de-cocaine-demantele.php

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CANADA: expulsion en Italie d’un important membre de la mafia

Agence QMI

Samedi, 3 octobre 2015 21:20 MISE à JOUR Dimanche, 4 octobre 2015 02:26

TORONTO – Le Canada a expulsé vers l’Italie un homme de Toronto soupçonné d’être un important membre de la mafia en fuite, ce qui pourrait ouvrir une nouvelle ère dans la lutte que mènent les gouvernements canadien et italien contre les mafieux.

Emprisonné depuis 2013 en Ontario, Carmelo Bruzzese, âgé de 66 ans et détenant la double nationalité canadienne et italienne, a nié entretenir des liens avec de puissantes organisations criminelles dans ces deux pays. Il a soutenu que tout ce qu’il savait sur la mafia était tiré des journaux.

La Cour fédérale a rejeté la semaine dernière sa demande urgente pour retarder son expulsion vers l’Italie, a rapporté le «National Post». Il a été immédiatement placé à bord d’un avion en direction de Rome, où la police italienne a procédé à son arrestation à sa descente d’avion.

Selon le «National Post», ce cas confirme le succès d’une coopération renforcée entre le Canada et l’Italie contre des gangsters qui travaillent comme si l’océan et les frontières n’existent pas.

«Il existe une ferme volonté au gouvernement canadien et une bonne coopération avec les autorités italiennes pour résoudre le problème. Nous avons commencé avec M. Bruzzese, peut-être continuerons-nous avec d’autres», a déclaré un responsable canadien au journal torontois.

Carmelo Bruzzese est considéré en Italie comme l’un des plus importants dirigeants de la ’Ndrangheta, le nom de la mafia calabraise.

LIRE: http://www.journaldemontreal.com/2015/10/03/le-canada-expulse-en-italie-un-important-membre-de-la-mafia

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FRANCE (les cadavres dans le placard de Charly): pour Boulin, l’affaire est dans le SAC

 
Boulin

Les cadavres dans le placard de Charly (14) : pour Boulin, l’affaire est dans le SAC

Et pour terminer cette série, la mort d’un autre ministre, encore plus révélatrice des turpitudes opposant les giscardiens aux gaullistes. Un combat à mort, dont a fait les frais Robert Boulin… son affaire vient de connaître avant hier un ultime rebondissement. On notera simplement qu’on ouvre à nouveau son épais dossier une fois Charly disparu. Une coïncidence qui en dit long sur les méandres de l’affaire… une des pires de la carrière de Jacques Chirac, vers qui converge, il faut le dire, l’ensemble de l’enquête.

jacques-chirac-et-edouard-balladur-6c611-e86c8Les relations entre giscardiens et gaullistes ont toujours été exécrables. C’est le Canard Enchaîné qui suit le décès de Charly avec une page entière consacrée à la disparition d’un de ses meilleurs clients côté bons-ou mauvais- petits mots, qui nous le rappelle de façon plutôt amusante : « En pleine campagne présidentielle de 1981, et juste après l’affaire des diamants de Bokassa, révélée par « Le Canard », de mystérieux commandos piratent les affiches électorales de Giscard. De petits papiers en forme de diamant sont collés à la place des yeux sur les portraits du président sortant. Effet électoral garanti ! Attribuée à tort aux Jeunes socialistes, l’initiative vient, en fait, de Pasqua et de ses amis du SAC (Service d’action civique), une officine gaulliste où se croisent barbouzes et truands, et qui a longtemps compté Charly parmi ses dirigeants. Cinq ans plus tard, en 1986, une brochure aussi anonyme que fielleuse, intitulée « L’autre visage de Raymond Barre », sort à la veille des législatives. Il s’agit alors de couper la route de Matignon à l’ancien Premier ministre de Giscard. Coïncidence ? Quelques mois plus tard, alors que Pasqua de vient Ministre de l’Intérieur, une vague de cambriolages frappe successivement Raymond Barre et son entourage, puis des proches de Mitterrand. Chaque fois, des dossiers ont été fouillés ou ont disparu. Et Charly de jurer, la main sur le cœur : « Ce n’est pas moi qui les ai volés. J’ai bien rigolé quand j’ai vu ça, mais ce n’est pas moi. » Parole d’expert… »

images-3-21-73609-d62aaL’homme n’a jamais hésité à flinguer… en politique, et sa cible préférée a toujours été les centristes, qu’il détestait. Pensez-donc, aucun n’avait aimé De Gaulle. Crime de lèse-majesté, pour Charly. Le plus gros coup de l’homme de chez Ricard demeure quand même, en ce cas, l’élection du rival de Giscard. Et pour ça, il va y mettre les moyens, et surtout, mouiller tout le monde, ce qu’il adorait faire : « pour mettre le plan de son leader –faire battre le président sortant– sur orbite, Pasqua n’hésite pas à actionner les plus secrètes officines », comme le raconte Frédéric Charpier dans son livre, Les Officines. Trente ans de barbouzeries chiraquiennes,publié en 2013 aux éditions du Seuil« Pour faire battre Giscard, on est même prêt à faire alliance avec l’ennemi socialiste à condition, bien sûr, que cette alliance reste secrète », écrit Charpier. « Charles Pasqua a convaincu Jacques Chirac de franchir le pas, sans scrupule ni états d’âme, en appelant à voter Mitterrand. » Reste à trouver un intermédiaire de contact : ce sera Philippe Dechartre, un temps vu aux côtés de Jacques Foccart et du « sulfureux » note Slate Colonel Barberot. En 1981, il est secrétaire général du Mouvement socialiste pour la solidarité par la participation, une organisation satellite du RPR. En tant que « gaulliste de gauche », il veut appeler à voter Mitterrand. L’idée est d’envoyer une lettre à tous les adhérents du RPR… mais ça coûte cher (rappelons aux plus jeunes qu’Internet, Facebook et Twitter n’existaient pas à ce moment-là !). On s’accorde sur William Abitbol, un des conseillers de Charles Pasqua, membre du RPF, député européens et souverainiste (?) : or c’est une ancien militant d’Occident, d’extrême droite, pour la rédaction du texte. Pasqua fournit la liste, fournie par Dominique Vescovali, adjoint au maire du XIIIe arrondissement de Paris. Il y a 800 000 adresses à faire, et le coût de l’opération avoisine le million de francs. Giscard, qui avait ses propres espions, se doutait de la manœuvre dans son dos. Il téléphonera à une permanence RPR pour demander pour qu’il il fallait voter. Il se verra répondre « pour Mitterrand ».

giscard-2-350d3-285d3En 2006, la plaie n’était toujours pas refermée : Giscard se déclarant toujours « victime d’un complot », affirmant que Mitterrand lui avait dit ‘il n’aurait jamais été élu en 1981 « sans l’apport des voix de Chirac », ce que Pasqua avait nié, comme il savait si bien le faire…. en 2009, il rajoutera une couche en clamant que Bongo avait aussi financé la campagne de Chirac. Ce qui est aussi exact, ce que lui avait confirmé Bongo en personne ... « Il a expliqué qu’en 1981, « normalement on n’acceptait pas des versements de fonds provenant de pays étrangers qui soutenaient des candidats en France ». Il était président de la République quand il a appris « que Bongo soutenait financièrement Jacques Chirac ». Il explique alors avoir appelé le président gabonais et lui avoir demandé très directement si tel était le cas. Après « un temps mort », Omar Bongo lui répond finalement « Ah, vous le savez ». A partir de ce moment là Valéry Giscard d’Estaing a « rompu (ses) relations personnelles avec lui ». Un dossier sérieux, qui avait vu Charles Pasqua, ancien ministre de l’Intérieur, mis en examen dans l’affaire Elf au Gabon : et qui avait finalement bénéficié d’un non lieu… comme à l’habitude, dira-t-on….

barre_avec_vge-000_arp1311552_retaillee-55f36-71012Une ambiance délétère donc régnait entre les deux partis. Elle existe toujours. Giscard, en quête d’un nouveau premier ministre à la place du fort peu charismatique commence à s’intéresser à Robert Boulin. Barre a remplacé Chirac, qui a claqué la porte en 1976 avec fracas. L’homme affiche 15 ans de carrière ministérielle, a été ministre sous DeGaulle et Pompidou, et sa réputation d’intégrité n’est plus à faire, il est alors ministre du Travail en 1979. Mais il y a un hic : Boulin est gaulliste, et les fidèles de De Gaulle ne peuvent supporter qu’un des leurs trahisse leur cause pour rejoindre Giscard, qu’ils détestent tous de façon viscérale.tournet-1e60d-df5ea Alors, pour empêcher cela, on va mettre en place une campagne de dénigrement, lancée d’une officine dont la méthode rappelle beaucoup celles du SAC. L’homme est réputé irréprochable ? « On » lui – découvre un petit bout de terrain à Ramatuelle, où il a fait bâtir une petite maison de vacances, acquis par l’intermédiaire d’un « ami », appelé Henri Tournet. On l’a un peu oublié depuis, mais Tournet était aussi l’ami et l’associé de Jacques Foccart (qu’il a connu quand il s’appelait encore Jacques Koch-Foccart), membre fondateur du Service d’action civique… avec Charles Pasqua. Après l’affaire, il s’était exilé à Santiago du Chili… certainement par peur de représailles. Pourquoi avait-il mis autant de distance avec… Ramatuelle. Qui avait pu lui faire aussi peur ???

boulin-0c355-8cad9Selon Boulin, l’achat provenait de l’héritage de sa mère. Mais la presse s’en est déjà emparé : Minute et Le Canard enchaîné avaient révèlé que l’opération était douteuse… en se fiant à des déclarations de celui qui se serait présenté comme l’ami du ministre, un dénommé « Patrick Blanck« , un « communicant » désireux d’aider le ministre qui en fait ne souhaitait en rien en faire la publicité ! Fait moins connu, un proche, Luc La Fay fut pendant sept ans le conseiller en communication de Robert Boulin, décrira l’envoi à son cabinet d’une « double page à paraître dans un journal mettant en cause son fils, Bertrand, dans une affaire de pédophilie. Tout était faux, mais il en a été très affecté ». En somme, on a cherché à le miner, pour le pousser au suicide. L’opération sent fort le coup fourré politique de la grande période de l’OAS et du SAC !!!

On songe aussitôt à un Chirac pas du tout décidé à laisser son rival lui prendre une partie de son électorat. « Dès le printemps de 1979, la désignation, à Caen, d’un jeune et fougueux juge d’instruction, Renaud Van Ruymbecke, pour s’occuper du dossier de Ramatuelle – soutenu par un parquet qui se charge de pousser les feux – convainc Boulin qu’on ne lui fera pas de cadeau. Que son image d’homme intègre est en cause. Au moment précis où il voit s’entrouvrir, devant lui, les portes de Matignon. Ne parle-t-on pas de lui pour succéder à Raymond Barre à la tête du gouvernement ? La consécration, pour le maire de Libourne, de vingt ans d’une vie politique sans histoire. Une opération qui, dans la perspective de la présidentielle de 1981, renforcerait la position de Valéry Giscard d’Estaing en lui ralliant l’aile tiède du RPR. Mais qui ôterait, du même coup, toute chance au chef du parti, Jacques Chirac. Boulin n’en serait certainement pas marri. Il tient en piètre estime l’ambitieux Corrézien. Il n’a guère apprécié de le voir jouer Giscard contre Chaban lors de la consultation de 1974. Ni la manière dont, quelques mois plus tard. Chirac a conquis le secrétariat général de l’UDR opération que Boulin a osé appeler un « coup de force scandaleusement antidémocratique » et qui l’a poussé à quitter, un temps, le parti » écrit l’Express en 1988.

corps-2-80c09-4254eLe 30 octobre 1979 on le retrouve noyé dans l’étang du Rompu à Saint-Léger-en-Yvelines… dans 50 cm d’eau. C’est à à peine 200 mètres de la D138, qui relie Saint-Léger-en-Yvelines à Montfort-L’Amaury. Un des policiers ayant retrouvé le corps avait été appelé le 30 octobre 1979 à 7 heures avec ses hommes pour un « renfort aux étangs », avec pour « mission de rechercher ‘une haute personnalité susceptible de mettre fin à ses jours’ ». Ils seront selon lui « dessaisis » de l’enquête « 30 minutes » après la découverte du corps ». Ce policier c’est Francis Deswarte, qui remet en cause en 2011 la thèse officielle du suicide : « Je suis catégorique. Robert Boulin n’est pas mort noyé. Ce n’est pas possible. Il était quasiment à quatre pattes. La tête hors de l’eau ». Voici les propos de Francis Deswarte à l’époque chef à la brigade motorisée de Poissy (Yvelines) et aujourd’hui retraité. Dans un entretien au quotidien gratuit 20 Minutes publié jeudi, Francis Deswarte précise qu’il a été le premier à apercevoir le corps à la surface de l’étang. « Ma conviction, c’est qu’il tentait de ramper jusqu’à la berge. Et puis, il avait des traces sur le visage. Comme des griffures rouges », ajoute-t-il. « Il était à genoux » et « regardait vers sa voiture », une Peugeot « 305 » garée tout près, insiste-t-il. Francis Deswarte, 70 ans aujourd’hui, assure aussi que « deux ou trois mois plus tard », lors de l’audition, « les gendarmes ont voulu (lui) faire changer (sa) version ». « Alors que je parlais des traces sur son visage, ils m’ont expliqué que les pompiers avaient fait tomber le corps en le sortant de l’étang. Mais ce n’est pas vrai. J’étais là. Les pompiers l’ont sorti sans aucune difficulté », ajoute-t-il. « J’ai entendu beaucoup de mensonges. Il est temps de dire la vérité », dit encore le gendarme pour expliquer sa décision de parler. « 

Un Boulin, manifestement mort avant la date avancée pour son suicide matinal : « en septembre 2005, Yann Gaillard, sénateur (UMP) de l’Aube, ancien directeur de cabinet de Robert Boulin, confirme aux policiers avoir appris le décès du ministre du travail, à l’hôtel Matignon, vers 2 heures du matin le 30 octobre 1979, de la bouche de Philippe Mestre, directeur de cabinet du premier ministre Raymond Barre. Cette affirmation contredit les informations inscrites au dossier, selon lesquelles le corps de Robert Boulin avait été retrouvé le 30 octobre 1979 à 8 h 45 par une patrouille motocycliste, dans un étang en forêt de Rambouillet, face contre terre, noyé dans une cinquantaine de centimètres d’eau. Interrogé à son tour, M. Mestre dément ces allégations. Dans un ouvrage du journaliste Benoît Collombat – Un homme à abattre (Fayard) –, d’autres témoins, dont Raymond Barre, corroborent la version de M. Gaillard. L’ancien premier ministre (1976-1981) de Valéry Giscard d’Estaing se souvient avoir été alerté de la disparition de Robert Boulin vers 3 heures du matin. Même version chez Marie-Thérèse Guignier, membre du cabinet de M. Boulin. Elle aurait été réveillée, entre 1 h 30 et 2 heures, dans la nuit du 29 au 30 octobre 1979, par le procureur général de Versailles Louis-Bruno Chalret, qui lui aurait annoncé que le corps de Robert Boulin venait d’être retrouvé ».

Le problème, le gros problème, c’est que le fameux Louis-Bruno Chalret est aussi… une barbouze du SAC !!! « L’amie intime de ce magistrat très spécial, Marie-Thérèse Guignier, une proche des milieux gaullistes, ancienne collaboratrice de Robert Boulin (Fonction publique, Santé), nous avait confirmé, lors de plusieurs entretiens que Chalret avait immédiatement prévenu les principaux services de l’Etat et l’Elysée grâce au REGIS (Réseau électronique gouvernemental inter-administratif spécial), l’interministériel de l’époque, avant de se rendre sur place, à l’étang Rompu, où le corps de Boulin a été retrouvé, avec une équipe d’hommes de confiance, que Chalret avait alors qualifié de « gendarmes ». Quelques jours plus tard, le Procureur général confie à son amie : « C’est un truc à emmerdes. On a tout fait minutieusement comme il fallait. J’ai tout surveillé. Rien n’a été laissé au hasard. » « Chalret était l’homme qu’il fallait pour ce genre de choses » , nous explique Marie-Thérèse Guignier. »

Un drôle de procureur que ce Chalret, comme avait pu le constater France-Inter :  « c’est un document explosif jamais entièrement dévoilé jusqu’ici. Dix pages d’écoutes téléphoniques de la Préfecture de police de Paris faisant état de « liens étroits existant » entre l’avocat Pierre Lemarchand, député de l’Yonne dont le nom est cité dans l’affaire Ben Barka, le magistrat Louis-Bruno Chalret qu’on retrouve dans l’affaire Boulin, et « des membres de la pègre ». Ce document daté du 22 novembre 1966 se conclut ainsi : « La nature des relations entre le député et la pègre est abondamment démontrée : il s’agit d’un trafic d’influence d’autant plus sordide et plus scandaleux qu’il touche le haut banditisme, le plus difficile à maîtriser. » C’est le Journal du dimanche, le 29 novembre 1981, qui évoque pour la première fois l’existence de ces écoutes, mais de façon partielle, en citant quelques extraits mettant en cause Pierre Lemarchand. Outre Pierre Lemarchand, ces écoutes mettent en évidence le rôle central joué par le Procureur général, Louis-Bruno Chalret, alors détaché auprès du ministère de l’Intérieur dirigé par Roger Frey. » A ce stade, difficile de parler de coïncidence !!!

sanguiUn cas plutôt étonnant, donc dénoncé par Lucien Aimé-Blanc en personne : Lucien Aimé-Blanc revient sur le parcours de Chalret dans les années 1960 auprès du ministre de l’Intérieur, Roger Frey, chargé de la lutte anti-OAS, aux côtés notamment d’Alexandre Sanguinetti (voir plus haut), en liaison avec le SAC et des truands « chargés d’infiltrer l’OAS ». « Chalret était un personnage central chargé d’organiser les libérations conditionnelles de voyous, explique Lucien Aimé-Blanc. Le contrat était simple : on vous fait sortir de prison, mais vous travaillez pour nous ! » « Chaque fois qu’on arrêtait des truands [liés au gang des Lyonnais] à la BRI, trois-quatre mois après, ils étaient relâchés, après intervention de Chalret », ajoute Lucien Aimé, qui rappelle les 10 pages d’écoute le démontrant… on peut croire au hasard, certes, mais l’apparition d’un tel personnage au milieu de l’affaire fait davantage pencher vers l’assassnat de type barbouzard qu’autre chose…. « Pour Lucien Aimé-Blanc, Chalret était « l’homme idoine » pour « écraser » l’affaire Boulin et « donner une orientation différente à l’enquête de ce qu’elle aurait dû avoir. » Alexandre Sanguinetti, un des fondateurs du SAC, déclarera avant sa mort devant Jean Charbonnel connaître « le nom des deux assassins de Robert Boulin » ; celui du commanditaire et celui de l’exécutant. « Jean Charbonnel convient que la chose lui était apparue tellement énorme qu’il l’avait prise pour de l’outrance. « Le nom du commanditaire, si c’est bien lui, est très connu. Celui de l’exécutant ne me disait rien en 1979. Depuis, je me suis renseigné. L’un comme l’autre sont encore en vie. Si la justice veut les interroger, il faut néanmoins qu’elle se presse (ça date de juillet 2015). » Cela signifiait nécessairement que l’un des deux sentait sa fin prochaine. Selon Sanguinetti, ce n’était que la suite des autres meurtres expliqués dans l’épisode précédent : « selon lui, si la confidence de Sanguinetti s’avérait exacte, cela provoquerait aujourd’hui encore un séisme politique. « Si personne n’a rien voulu voir et entendre, c’est que les répercussions auraient été trop fortes, sans doute. » Comment une telle chose a-t-elle pu se produire ? « Nous vivions une période de transition. C’était la fin du gaullisme gaullien (…) Les réseaux issus de la guerre, de l’OAS, ceux du SAC étaient encore actifs, sans véritable chef à la tête. Les barons du gaullisme, dont certains avaient lâché Chaban en 1974, avaient créé du vide. Les meurtres de Brooglie, Boulin et Fontanet ont eu ce vide pour toile de fond. » 

buck-77fb4-f4316-1Or le jour de son décès, Boulin qui avait dit à sa femme qu’il allait régler ses problèmes et dit à Ivan Levaï à un cocktail que « demain mes détracteurs seront confondus » avait rencontré le dénommé Heman Stromberg (ici à gauche), qui était membre… du SAC. Une autre barbouze. Une de plus. L’homme sera entendu par la police. Boulin lui aurait remis des documents, ainsi qu’au député RPR Charles Bignon. Selon les deux, Boulin aurait discuté l’après-midi même à Montort-Lamory avec Alain Peyrefitte (le Garde des Sceaux) et Christian Bonnet (le ministre de l’Intérieur), le rendez-vous avec Herman Stromberg étant pour extrader Tournet en Amérique du Sud. Un autre véhicule inattendu était présent avec à bord Erst Sigrist, associé suisse de Tourrnet, accompagné de gorilles et du dénommé Kopp, un membre connu de la French Connection : c’est un ancien nazi devenu le chimiste du trafic d’opium !!! Stromberg et Bignon auraient retrouvé Boulin « inanimé » (déjà mort) au bord d’un chemin, une fois les gorilles repartis . Des policiers leur disant alors de partir…(tout est visible ici). Tournet niera tout. Selon le reportage, Boulin s’apprêtait à dénoncer les agissements de Paul Nemegyei, faux-médecin roumain devenu propriétaire de plusieurs cliniques escroquant la Sécurité Sociale. Lui aussi décédera au bob moment : « le décès de Paul Nemegyei a été annoncé très opportunément, alors que la justice se rapprochait dangereusement de lui. Personnage trouble de la Ve République, il avait ses introductions dans plusieurs cénacles du Tout-Paris. Son nom apparaît notamment dans l’affaire des terrains de Ramatuelle, qui avait permis de piéger le ministre gaulliste Robert Boulin afin de le discréditer et donc, de l’éliminer de la vie politique. S’il n’avait pas bénéficié de protections haut placées, Paul Nemegyei aurait-il pu obtenir des pouvoirs publics qu’ils effacent l’ardoise des ses escroqueries ? Toujours est-il qu’en 1986 le préfet de Seine-Saint-Denis impose le rachat de l’ex-clinique Victor-Hugo par les Hôpitaux de Saint-Denis, au prix exorbitant de 12,5 millions de francs. Soit 2,3 millions au-dessus du prix fixé par les Domaines ! Au total, 33 millions de francs d’argent public seront engloutis dans le rachat et la mise en conformité d’un établissement qui, bien que basé à Pierrefitte, a été artificiellement rattaché au centre hospitalier d’une autre commune. Une opération dont se seraient bien passés les Hôpitaux de Saint-Denis. Cet achat forcé semble être l’une des causes de leurs difficultés financières actuelles. Une affaire qui nous réservera, sans aucun doute, bien des surprises... »

797-2-2708b-81c1c-1Or le même Bignon (ici à droite) sera retrouvé mort quelque temps plus tard. Dans de biens étranges conditions : le 29 mars 1980 à 1h45 du matin sur l’autoroute A 10, près de Rambouillet, sa voiture étant broyée par un camion !!! L’un des procédés favoris du SAC… L’oublié de l’histoire de la vie politique tumultueuse de Jacques Chirac. Bignon, jusque là obscur membre du parti gaulliste était aussi le président de la commission des conflits du RPR et pour cela avait vu passer un bon nombre de dossiers embarrassants à une époque où son leader s’appelait Jacques Chirac. Ceux, notamment, où apparaissaient un peu trop souvent le nom de Charles Pasqua, l’homme damné du gaullisme, celui du SAC et l’exécuteur des basses œuvres d’un De Gaulle qui n’était pas l’oie blanche que l’on avait décrite, loin de là. Le premier a annoncé la mort de Boulin à sa femme sera Guy Aubert, ami de Robert Boulin, qui lui dira le soir même vers 18h30, en parlant « d’enlèvement ». Il dira plus tard 20H30. Selon lui, c’est une secrétaire du ministre, Armelle Montard, qui lui aurait dit. Ce qu’elle nie.

L’enquête a un peu vite conclu au suicide, donc. Car trop d’erreurs l’entachent. Le cadavre a des lividités sous le corps, preuve qu’il n’est pas mort à genoux mais bien sur le dos, il a le nez fracturé, ce que l’autopsie n’a même pas vu, (il faudra la seconde de novembre 1983 pour ça) les bocaux contenant ses poumons ont été volés, des viscères enfouies dans un carré du cimetière de Thiais. Deux heures après la découverte du corps, le parquet parle de suicide alors qu’aucune autopsie n’a encore démarré, le Dr Xavier de Crépy, du Perray-en-Yvelines a rédigé l’acte de décès sans même avoir examiné le corps, et parmi les 14 courriers reçus par ses amis annonçant son intention de se donner la mort, aucune lettre n’est originale, ce sont toutes des photocopies (ce qui est rarissime, chez un suicidé, car on ne voit pas l’intérêt pour lui de garder les originaux !!). Sur les textes, qui s’en prennent aux envoyeurs, les caractères parlant du suicide ne sont pas les mêmes que le reste de la page. On ne retrouvera pas le document original. Et la machine à écrire du bureau de Boulin n’a même pas été examinée !!! Cela fait un peu beaucoup pour un « suicide »…

Sans oublier le mystérieux « MrPaul », un des hommes de main du Service d’action civique (SAC) appelé par Debizet pour aller récupérer des documents chez un ami de Robert Boulin… en 1983, venu le raconter en 2011 seulement, et incognito. Une récupération déguisée en vol commis par un gang : « Pierre Debizet est resté trois jours à Bordeaux. Le premier soir, il est venu me voir. Il m’a dit : « Il y a des documents très importants à récupérer dans le Libournais, Est-ce que tu veux t’en occuper ? » Je ne savais pas de quoi il s’agissait, j’ai dit oui. Il m’a alors demandé de me mettre en relation avec Regis D. C’était un cadre du SAC bordelais. Je le connaissais. Ancien des services secrets, il a viré truand à la fin de sa vie et est mort d’un cancer il y a trois ans. Le troisième jour, avant le départ de Pierre Debizet, nous avons dîné tous les trois. C’est là qu’ils m’ont dit que les documents concernaient Robert Boulin. Régis D. était très bien renseigné : il connaissait l’adresse et le lieu exact où ils étaient cachés, à l’intérieur d’une résidence secondaire d’un notable dans le Libournais. Régis D. a établi le mode opératoire. Je devais infiltrer un groupe de truands sans envergure qui avaient l’habitude de faire des casses dans des baraques de la région. « Je les ai suivis sur quelques coups, puis j’ai glissé l’adresse que m’avait donnée Régis D. Au cas où nous nous ferions arrêter par la police, on m’avait donné un numéro de téléphone à appeler. Pendant que les truands mettaient la maison sens dessus-dessous, j’ai visité la pièce qu’on m’avait indiquée. En quelques secondes, j’ai récupéré le dossier. Il était épais d’une dizaine de centimètres. Je ne l’ai pas ouvert. Ce n’est qu’après que j’ai compris l’importance de ces documents. Le soir même, j’ai tout remis à Régis D. avec qui j’avais rendez-vous dans un bar bordelais où le SAC avait ses habitudes. Il les a regardés et il a pris un avion. Je pense qu’il a tout remis à Debizet »... Que contenait ce dossier ? On n’en sait rien mais l »idée de monter un tel stratagème pour le récupérer indique qu’il devait avoir une certaine importance !!!

images-4-16-ace61-7313d-1Et surtout, on a oublié depuis que Boulin et Pasqua avaient eu des mots entre eux peu de temps avant la mort du premier, obligeant Chirac à trancher… en faveur du même : « Embarqué, l’année suivante, dans le RPR naissant, par raison autant que par attachement au gaullisme, il supporte de plus en plus mal le poids des amis de Chirac dans l’appareil. Et aussi, certaines meneurs du Rassemblement. Par exemple, les tripatouillages des scrutins internes. Il rend Charles Pasqua, l’animateur des fédérations, responsable de cette cuisine malsaine, qui tend à écarter des responsabilités les opposants au maire de Paris. Le 20 juin 1979, à l’hôtel Lutétia, le dépouillement des élections au conseil politique fait déborder le vase du mécontentement. La voix de Robert Boulin résonne haut et fort dans le concert des protestations. Six jours après, le président du RPR annule les élections et limoge Pasqua, qui ne rentrera en grâce qu’un an et demi plus tard. Boulin, lui, vient de se faire un ennemi de plus ». Le Canard Enchaîné du 8 juillet dernier raconte à ce propos une anecdote assez phénoménale… « A entendre l’ami Pasqua, les élections internes au mouvement gaulliste ont toujours été un modèle de démocratie, à l’époque où il mettait la main à la pâte. En témoigne cette scène touchante révélée par le Palmipède en juin 1979, après une réunion des instances dirigeantes du RPR à l’hôtel Lutetia. Un dirigeant du parti, André Fanton, surprend, dans les cuisines (cela ne s’invente pas…), un proche de Pasqua en train de tripatouiller les procès-verbaux pour assurer l’élection de Charly comme secrétaire général du RPR. Alerté, Chirac temporise. Il faudra que Fanton menace : « Tu le vires et tu annules les élections ou j’alerte la presse » pour que Pasqua accepte de quitter son nouveau poste. Et l’ancien Premier ministre Michel Debré de commenter : « Pasqua ? Jamais sur le pont, toujours dans les soutes… » Et quelles soutes !  » Charly, via son homme de main surpris de tripatouiller sa propre élection dans une cuisine, alors qu’il venait de la perdre à cause des probes du RPR qui en avaient eu assez de ces tripatouillages précédents, et qui se retrouve éjecté, avouez que ça vous donne sinon un mobile, du moins disons un fort ressentiment…

41Gy0jzgUeL._SX316_BO1,204,203,200_On a oublié aussi une autre chose, montrée par François Audigier dans son Histoire du SAC : selon lui, bien qu’étant resté fort discret sur le sujet, Robert Boulin était lui aussi membre du SAC !!! A Libournes, en effet, c’était le suppléant du député, Bertrand de Garnier des Garets qui s’occupait de l’organisation. « Cette collaboration entre le SAC et Robert Boulin existait également à l’échelle nationale puisque le ministre assistait volontiers aux grands rassemblements du service d’ordre. Le 28 octobre 1972, il avait participé avec Jacques Foccart et Jacques Godfrain à une réunion nationale du SAC tenue dans les salons du Lutétia et consacrée à la préparation des législatives de 1973. Lorsque, dans son Journal, Jacques Foccart citait parmi le personnel parlementaire et gouvernemental ceux qui étaient proches de la rue de Solférino, il ne manquait jamais d’évoquer sa personne » écrit Audigier, qui sort cette fort étonnante anecdote : « Lors des obsèques du ministre le 2 novembre 1979, une large délégation du service d’ordre assista à ses obsèques. Devant la commission, le journaliste James Sarazin (qui avait été menacé physiquement par des gens du SAC) rapporta une anecdote. Parmi les gerbes envoyées par les proches, les associations et la présidence de la République, on pouvait en apercevoir une relevant du SAC. Comme cette dernière gênait par ses dimensions les photographes présents, ceux-ci demandèrent à l’entourage de la pousser un peu pour qu’ils puissent faire leur travail. Cette initiative dut déplaire aux amis de Jacques Foccart puisque, quelques minutes plus tard, arriva un quarteron d’individus costauds aux cheveux courts, porteurs d’une gerbe qui étajt l’exacte réplique de la précédente. Sur la couronne on pouvait lire l’inscription : « À notre regretté ami, Robert Boulin, le SAC de Gironde »… »

dormeur-val-fabienne-boulin-burgeat-L-5PYNclLe 19 mai dernier encore, Fabienne Boulin-Burgeat, 63 ans, la fille de Robert Boulin (ici à gauche) espérait encore savoir un jour la vérité. Un homme, l’un des créateurs du SAC, vient de l’embarquer avec dans sa tombe, sans jamais rien révéler. Ironie du sort, elle habite toujours dans la maison incriminée par la campagne de dénigrement de son père. Il lui faut agir : l’affaire sera prescrite en janvier 2016. Elle a raconté cette anecdote saisissante : « peu de temps après la mort de mon père, le Président du Conseil Constitutionnel et maire de Neuilly est venu proposer à ma mère beaucoup d’argent contre son silence, en ajoutant que mon frère serait le suivant sur la liste si elle refusait cette offre. Ce qu’elle fit cependant, en lui lançant tout de go : « je sais tout ». Sur quoi il lui rétorqua : « alors faites sauter la République ! » Monsieur Achille Peretti, également co-fondateur du SAC, vous aura ainsi répondu… » Un homme avait assisté à la proposition : Alain Morlot, le « kiné » de Robert Boulin, resté caché durant l’entretien, qui annonce que Perreti, se jour-là, avait parlé d’offrir un ou deux milliards de francs… pour obtenir le silence de la veuve de Robert Boulin.

Il était temps, in extremis même (le délai de prescription était tout proche) qu’on ouvre à nouveau l’enquête. C’est chose faite depuis le 10 septembre dernier. Mais sans Charly, qui en aurait eu beaucoup à raconter, pourtant, sur cette sordide affaire.

 

sources :

http://www.atlantico.fr/decryptage/affaire-boulin-suicide-ou-assassinat-ombre-jacques-chirac-dans-deux-cas-benoit-collombat-622297.html

http://www.atlantico.fr/decryptage/affaire-boulin-suicide-ou-assassinat-ombre-jacques-chirac-dans-deux-cas-benoit-collombat-622297.html/page/0/1

Selon Collombat dans l’article ; « En 1979, l’autopsie est sabotée sur ordre du procureur : interdiction d’examiner le crâne, en invoquant une volonté familiale qui n’a jamais existé. Tous les prélèvements du sang de Robert Boulin et les organes du ministre sont ensuite détruits dans des conditions troubles. Rien n’a été fait pour prouver scientifiquement la soi-disant noyade de Robert Boulin, dont le visage ressemblait plus à un boxeur qu’à un noyé. Et ça continue aujourd’hui puisqu’en 2010 on a appris que des scellés judiciaires ont mystérieusement disparu, avant de réapparaître un mois plus tard, après la non-réouverture du dossier. » Or ce procureur, justement, c’est Louis-Bruno Chalret !

http://rue89.nouvelobs.com/2010/12/15/pasqua-jai-pris-beaucoup-de-risques-pour-chirac-180918

ou l’étrange aveu de Charly sur Chirac : « j’ai pris beaucoup de risques pour Chirac »…

http://destins.notrejournal.info/L-HISTOIRE-des-BARBOUZES

https://www.youtube.com/watch?v=DRwXowXleiU

http://www.liberation.fr/politiques/2015/09/11/l-affaire-robert-boulin-en-6-unes-de-liberation_1380637

Trois livres de référence :

François Audigier « Histoire du SAC, la part d’ombre du gaullisme ».

Fabienne Boulin-Burgeat. « Le dormeur du Val »

Benoît Collombat « Un homme à abattre : Contre-enquête sur la mort de Robert Boulin »

gulfstreamLe livre contient une autre révélation : « Au cours de ses recherches, Collombat a découvert que le corps de Boulin avait été retrouvé juste à côté de la résidence de René Journiac, le «monsieur Afrique» de Giscard, considéré comme le fils spirituel de Jacques Foccart, fondateur du SAC et parrain de la Françafrique. Mort des années plus tard dans un étrange accident d’avion, Journiac a disparu avec ses secrets. Une zone d’ombre, parmi beaucoup d’autres, sur laquelle va désormais pouvoir se pencher la justice » écrit Libé, et Télérama ajoute : « L’avion utilisé par Journiac avait été prêté par Omar Bongo…«  L’avion était un Grumman-Gulfstream immatriculé TR-KHD.

Le journal citoyen est une tribune.  Les opinions qu’on y retrouve sont propres à leurs auteurs.

source: http://www.centpapiers.com/les-cadavres-dans-le-placard-de-charly-14-pour-boulin-laffaire-est-dans-le-sac/

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SANTO DOMINGO (Air Cocaïne): une condamnation pour garder le Falcon 50 ?

Des policiers dominicains posent devant les 680 kg de coca&iuml;ne saisie &agrave; bord du Falcon 50 des quatre Fran&ccedil;ais, le 21 mars 2013.Les quatre Français impliqués dans la plus grosse opération antidrogue de la police dominicaine ont été condamnés à vingt ans de prison en août. Ils ont fait appel et le Falcon 50 dans lequel ont été découverts 700 kilos de cocaïne est resté dans son hangar…

« Extrait de « 13h15 le samedi » du 19 septembre.

Mis à jour le 19/09/2015 | 18:37 , publié le 19/09/2015 | 18:00

Le procureur dominicain pouvait-il perdre à l’issue du procès intenté contre les quatre Français accusés de trafic de drogue après leur arrestation sur l’aéroport de Punta Cana en mars 2013, et dans le Falcon 50 desquels, vingt-six valises contenant 700 kilos de cocaïne ont été trouvées ? Les deux pilotes, l’organisateur du vol et leur passager nient depuis toujours toute implication dans ce trafic.

Les enjeux de ce procès paraissent bien trop importants. Il y a bien sûr l’honneur de la République dominicaine, mais aussi l’avion d’affaires… Après plus de deux ans dans un hangar, sa remise en état de vol et sa restitution coûteraient beaucoup d’argent aux Dominicains… En août dernier, les accusés vont attendre plus de dix heures le verdict d’un procès dont l’impartialité est contestée par les avocats des accusés.
« Il ne faut plus venir ici »

Après cette attente interminable, le jugement est prononcé : « Le tribunal déclare les accusés coupables de trafic de substances illicites et de trafic international. Ces crimes sont sanctionnés d’une peine de vingt ans de prison. » Condamnés à la peine maximale ! Le tribunal a donc suivi intégralement le réquisitoire du procureur accusé de falsification de preuves et de tentative de corruption par les défenseurs.

Les co-accusés dominicains sont acquittés ou condamnés à des peines réduites. Les Français font appel, restant libres jusqu’au nouveau procès. « On reproche à un pilote d’être dans l’avion. Il ne faut pas venir en République dominicaine », dit consterné Pascal Fauret au magazine « 13h15 le samedi » tandis que l’autre pilote, Bruno Odos, confirme : « Oui, il ne faut plus venir ici. »

En condamnant les Français, les juges permettent à la République dominicaine de garder le Falcon 50…

http://www.francetvinfo.fr/societe/justice/video-13h15-air-cocaine-une-condamnation-pour-garder-le-falcon-50_1090847.html

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ITALIA: quasi mille chili di cocaina in 3 anni Gli esordi di Locatelli, re dei narcos

Nella sentenza che lo condanna in via definitiva a 26 anni il primo grande traffico di «Mario di Madrid», con base a Milano. E spunta una nuova inchiesta a Bergamo

Quasi una tonnellata di cocaina movimentata in tre anni, dalla fine del 1989 all’inizio del 1992. Gli albori della carriera di Pasquale Claudio Locatelli, da Brembate Sopra, sono nero su bianco nella sentenza della Corte di Cassazione che ha confermato la sentenza di primo grado del tribunale di Milano: 26 anni di reclusione, per associazione a delinquere finalizzata al traffico internazionale di stupefacenti, con l’aggravante degli ingenti quantitativi.
Per Mario di Madrid, così ribattezzato dopo la sua ascesa da mediatore del narcotraffico mondiale soprattutto in Spagna, è la prima condanna definitiva in Italia. Tempi lunghi, anche a causa delle numerose eccezioni che il boss della coca ha sempre sollevato: fissare la competenza territoriale sui fatti a lui contestati, a cavallo tra più continenti, non è mai stato facile. I 26 anni di reclusione sono comunque il verdetto più alto rimediato finora da Mario di Madrid, che ha fatto anche scattare l’estradizione in Italia, nel carcere di Rebibbia, su richiesta della Dda di Milano e della procura di Bergamo.
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ITALIA (estradato Pasquale Claudio Locatelli): la storia del « secondo » di Pablo Escobar

Estradato
Il sessantatreenne, uomo di fiducia del capo del « cartello di Medellin », rintracciato dai carabinieri di Milano in un carcere spagnolo. Venerdì in Italia per scontare ventisei anni di carcere

Milano 7 agosto 2015

Questa volta difficilmente riuscirà a fuggire. Questa volta, forse definitivamente, pagherà il suo conto con la giustizia italiana.

I carabinieri del nucleo investigativo di Milano hanno identificato Pasquale Claudio Locatelli, sessantatré anni, originario di Brembate Sopra, criminale famoso per essere stato a lungo l’uomo di fiducia di Pablo Escobar, il boss del narcotraffico a capo del cartello colombiano di Medellin.

I militari lo hanno individuato nel carcere spagnolo di Puerto Santa Maria, dov’era detenuto da ormai cinque anni. Venerdì, lo stesso Locatelli sarà estradato a Milano, dove deve scontare – su ordine della procura del capoluogo – una condanna definitiva a ventisei anni di carcere per traffico internazionale di stupefacenti.

I carabinieri sono riusciti a trovarlo seguendo le tracce lasciata dalla compagna dell’uomo, la sessantaseienne Loredana Ferraro, anche lei colpita da un ordine di cattura per una condanna a dodici anni per associazione a delinquere finalizzata al traffico internazionale di cocaina.

Gli investigatori hanno scoperto che la donna andava a trovare regolarmente il compagno nel carcere spagnolo e hanno fatto scattare l’operazione.

Locatelli è “famoso” non solo per aver legato il suo nome a quello di Escobar. Il criminale bergamasco, infatti, è diventato negli anni anche l’uomo delle evasioni impossibili, essendo riuscito per ben due volte a sparire nel nulla.

Il primo colpo, nel lontano ’89, fu la fuga da un carcere francese. Un gruppo di fuoco entrò in azione, uccidendo un gendarme, e riuscì a liberarlo, garantendogli poi una lunga latitanza in Spagna. Trovato, venne estradato in Francia e poi di nuovo spostato via mare da Marsiglia a Barcellona. Ma proprio durante il trasferimento riuscì a scappare attraverso un oblò della nave.

N.F.

http://www.treviglio.tv/web/index.php?option=com_content&view=article&id=3949:qarrestatoq-pasquale-claudio-locatelli-la-storia-del-qsecondoq-di-pablo-escobar&catid=40:articoli-politica&Itemid=220

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FRANCE (Marseille): les trafiquants de drogue de la Tour K de la cité Castellane, avaient «embauché» des mères et pères de famille désargentés mais au casier judiciaire quasi-vierge chez lesquels ils planquaient en toute discrétion cannabis, argent et armes à feu.

Policiers à la cité de la Castellane dans les quartiers Nord de Marseille le 22 décembre 2011

Policiers à la cité de la Castellane dans les quartiers Nord de Marseille le 22 décembre 2011 Photo Gérard Julien. AFP

Les trafiquants de drogue de la Tour K de la cité Castellane, avaient «embauché» des mères et pères de famille désargentés mais au casier judiciaire quasi-vierge chez lesquels ils planquaient en toute discrétion cannabis, argent et armes à feu.

Mercredi s’est ouvert à Marseille un vaste procès réunissant des membres d’un des plus gros «plan stup’» de la cité de la Castellane, à Marseille. Le réseau de trafiquants avait été démantelé lors d’une vaste opération de police lancée en 2012 et poursuivie en 2013. Vingt-huit personnes, toutes issues du réseau dit de la «tour K», du nom de la plus haute tour de la cité, sont renvoyées en correctionnelle. Tous les «métiers» du trafic sont représentés à la barre, depuis la nourrice, simple gardienne de la drogue ou des fonds, jusqu’à la tête présumé du réseau. Pendant la durée du procès, Libération raconte cette organisation. Aujourd’hui, les «nourrices».

«Profession» : nourrice

Rémunération : 400 à 500 euros par semaine (gardiennage nocturne : 30 euros)

Profil recherché : personnes fragiles, avec des difficultés financières

Horaires de travail : adaptable selon situation

Dans le monde ordinaire, la nourrice est la personne qui veille sur votre bien le plus précieux. C’est également le cas dans le milieu de la drogue : pour garder leurs marchandises, leur argent et les documents liés au trafic, les réseaux disposent de plusieurs caches, des appartements ou des villas dont les propriétaires sont castés en fonction de critères particuliers. Parmi les six nourrices appelées à la barre dans le cas du réseau de la Castellane, la grande majorité n’a pas l’âge des trafiquants, presque tous vingtenaires. Djamila a 55 ans, Jean-François 43, Bernard 52… Des parents pour la plupart, au casier quasi-vierge. Ils résident dans la cité depuis de nombreuses années sans faire d’histoire.

Des gens mal en point

Mais si leur discrétion est une qualité indispensable, c’est surtout leurs faiblesses financières qui attirent les trafiquants. Samantha est mère au foyer avec six enfants à charge. Lorsqu’un duo de dealers vient lui proposer de garder des sacs, elle a près de 7 000 euros de dette locative et aucun revenu pour y faire face. Jean-François, lui, multipliait les crédits et avait dû lâcher son boulot de maçon pour des problèmes de dos. Bernard, lui, cumulait chômage et problèmes d’alcool depuis le départ de sa femme. «Les gens, quand ils sont mal en point, on vient vite les voir…», confie-t-il à la barre.

Une fois le candidat repéré, le réseau envoie ses hommes. Ils vont directement sonner chez les cibles, cagoulés ou à visage découvert. Leur force, une proposition commerciale imbattable : les occupants de l’appartement n’ont qu’à leur mettre un placard à disposition, dans lequel ils rangent sacs ou cantines. Pas besoin de savoir ce que les sacs contiennent, de toute façon ils sont cadenassés. Les nourrices n’ont rien à faire, sinon permettre aux trafiquants d’accéder librement à leurs marchandises selon des horaires définis à l’avance. Amir, lui, laissait ses clés dans sa boîte aux lettres (dont les dealers avaient la clé) en partant au travail, il n’a donc jamais croisé personne. Samantha devait laisser sa porte ouverte en journée.

Jusqu’à dix ans de prison

Chez Jean-François, qui ne veut pas laisser ses clés, les trafiquants….

Stéphanie Harounyan à Marseille

18 septembre 2015 à 07:30

LIRE:http://www.liberation.fr/politiques/2015/09/18/trafic-de-drogue-des-nourrices-bien-discretes_1384842


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PABLO ESCOBAR: vida y muerte

http://blogs.elpais.com/.a/6a00d8341bfb1653ef019b01ccb7c3970d-pi

« Me encontraba de paso por Colombia cuando callo abatido Pablo Escobar…la noticia estremeció a Colombia. El gobierno se felicitaba por la muerte, de un de los más grandes narcotraficantes del mundo. Su muerte hasta ahora ha sido un misterio, para algunos se suicido, para otro fue asesinado por un comando paramilitar. »

https://todosconbolivia.wordpress.com/2013/03/24/pablo-escobar-ms-all-de-su-vida-y-muerte/

Avatar de Radio TV Liberación Miguel EnríquezEL PERRO POSTEADOR

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FRANCE (Mont-de-Marsan): sept Landais ont été condamnés mardi pour leur implication dans un trafic de stupéfiants structuré entre Bilbao et la préfecture landaise

Justice : ils alimentaient Mont-de-Marsan en héroïne et cocaïne

modifié le 27/08/2015 à 08h30 par

Au terme d’une enquête marathon, sept Landais ont été condamnés mardi pour leur implication dans un trafic de stupéfiants structuré entre Bilbao et la préfecture landaiseSept prévenus aux casiers déjà lourdement chargés, sept avocats, sept heures d’audience. Le tribunal correctionnel de Mont-de-Marsan s’est penché mardi sur une affaire de trafic de stupéfiants aux multiples ramifications. Entre janvier 2011 et décembre 2014, cocaïne et héroïne étaient achetées à Bilbao, en Espagne, acheminées à Mont-de-Marsan par des mules et revendues sur la place Saint-Roch et sous les arcades du théâtre municipal.

L’enquête démarre à l’été 2010. Une personne impliquée dans le trafic souffle l’affaire aux services de police. Elle pointe un Montois de 42 ans : Jean-René Bascle, dit Colombo. Ce dernier ferait importer d’Espagne des produits illicites pour les écouler sur la place de Mont-de-Marsan. Écoutes téléphoniques, géolocalisations, auditions de témoins : les investigations s’étirent sur plusieurs années. Entre-temps, Colombo est incarcéré pour des faits de violence. Son frère Christian, dit Kiko, 48 ans, prend la suite. Mais le réseau se distend. L’une des mules, François Marquez, dit Paco, monte, avec sa compagne, son propre commerce. Sept interpellations ont finalement lieu entre novembre et décembre 2014.

« Les prévenus semblent autant motivés par l’appât du gain que par leur addiction personnelle »

À la barre, mardi, les traits sont tirés. Les teints pâles trahissent les souffrances de sept toxicomanes en sevrage. « Les prévenus semblent autant motivés par l’appât du gain que par leur addiction personnelle », annonce d’emblée la présidente. Plusieurs sont actuellement suivis par l’association de soutien aux toxicomanes La Source. Quasiment tous prennent un traitement de substitution à base de méthadone.

Pour se fournir, ces gros consommateurs ont multiplié les voyages en voiture. Les trois mules effectuent séparément deux ou trois trajets par semaine. Certains absorbent jusqu’à 5 grammes d’héroïne par jour. « Je vendais pour pouvoir consommer. Je consommais beaucoup. La moitié des quantités rapportées », explique un jeune homme habitué de la route. Sur la période, 7 kilos d’héroïne et 3 kilos de cocaïne auraient transité vers Mont-de-Marsan.

Sur place, la drogue est commercialisée par deux revendeurs. Le couple, voisin des frères Bascle, fait le pied de grue place Saint-Roch et devant le théâtre municipal, leur « bureau ». Une trentaine de clients réguliers viennent s’approvisionner. Les bénéfices atteignent environ 200 euros par jour. Interrogé par la cour, Colombo persiste pourtant à nier : « Nous n’étions qu’un groupe de toxicos, chacun alimentait un pot commun pour aller chercher la drogue et se défoncer ». Les investigations font pourtant ressortir…..

lire plus: http://www.sudouest.fr/2015/08/27/ils-alimentaient-la-ville-en-heroine-et-cocaine-2106983-3009.php

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FRANCE (Corruption): chez la police…mais pas que! Reportage à voir ou à revoir

Des policiers de la BAC pris en flagrant délit de corruption, des élus soupçonnés de malversations, des handballeurs, champions adulés, mis en examen pour avoir triché : la corruption ferait-elle son retour en France ?

Au sommaire : Confession d’un repenti. – Les incorruptibles. – La main dans le sac !

Un entrepreneur témoigne : pendant des années, il a été au coeur des marchés publics et dénonce aujourd’hui le système de corruption dont il a lui-même profité.

Un conseiller financier a fait condamner Pierre Mauroy dans une affaire d’emplois fictifs, tandis qu’un employés de mairie s’en est pris à un riche prince arabe : rencontre avec des redresseurs de torts.

Deux maires ont été pris en flagrant délit de corruption. Mas ils occupent toujours leurs fonctions, comme si la justice n’avait pas de prise sur eux.

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REWARD Joaquin Guzman Loera « El Chapo »

Guzman Wanted Posted

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MAFIA: Roberto Saviano, l’infiltré dans les archives policières, condamné

« Saviano n’est ni Falcone, ni Borsellino »

Le mythe écorné de Roberto Saviano
Roberto Saviano en mars 2009. © Alessandro Garofalo / Reuters
Le 23 juillet 2015 | Mise à jour le 23 juillet 2015
Par François de Labarre

La cour de cassation italienne confirme que l’auteur de «Gomorra», Roberto Saviano, s’est bien rendu coupable de plagiat.

La réalité dépasse souvent la fiction, surtout dans la région de Naples. L’auteur de «Gomorra» le sait bien et d’ailleurs pour écrire son premier roman, un bestseller adapté au théâtre, à la télévision et au cinéma, il s’inspire de la presse locale. Un peu trop au goût des journalistes de sa région.

Lorsqu’il écrit «Gomorra» en 2004 et 2005, Roberto Saviano est un jeune journaliste, animateur d’un blog sans grande expérience de terrain. Pour écrire son livre, il se rend logiquement dans les bureaux des journaux locaux «Cronache di Napoli» et «Corriere di Caserta», là même où tous les journalistes étrangers écrivant sur la Camorra se précipitent en arrivant à Naples. L’accueil y est toujours chaleureux et cordial y compris pour l’écrivain en herbe qui ressort des bureaux avec une pile d’articles. Le responsable lui a demandé d’en faire référence s’il les utilise. Roberto Saviano, pêché de jeunesse, ne suivra pas ce conseil.

Quand sort «Gomorra» deux ans plus tard, aucune mention n’apparaît dans l’ouvrage, où sont pourtant allègrement repris plusieurs articles. Certains sont littéralement recopiés, d’autres réécrits avec des synonymes et noms différents. Quand la machine médiatique est lancée, le jeune auteur laisse planer le doute sur l’origine des informations présentées dans son ouvrage, laissant entendre sans jamais le dire, qu’il pourrait lui-même avoir mené ces dangereuses investigations, ayant permis de décrire avec autant de précision la vie de «Gomorra». Ses millions de lecteurs imagineront volontiers le jeune Saviano arpenter les rues de Casal di Principe, capitale du clan des Casalesi -où il est né mais n’habite plus-, pour rencontrer un parrain en cavale ou une victime d’extorsion menacée de mort. L’image d’Epinal correspond bien à l’idée que l’on se fait de cette icône de l’antimafia. Pas tout à fait à la réalité.

A la lecture du livre, Simone Di Meo journaliste à «Cronache di Napoli» tombe des nues. Le journaliste découvre qu’un jeune pigiste inconnu a écrit un bestseller en utilisant ses articles. Enervant. Certains ont été intégralement recopiés. Son avocat écrit aux éditions Mondadori. L’éditeur fait rééditer les ouvrages en ajoutant les références à son nom. Il ne le fera pas pour les autres, et en particulier pour Maurizio Clemente, journaliste qui purge une peine de sept ans de prison pour chantage… Tout n’est pas rose dans le milieu des reporters qui couvrent, parfois d’un peu trop près, les activités de la mafia napolitaine. Toujours est-il, les articles de presse sont protégés par une loi sur la propriété intellectuelle et Roberto Saviano en les copiant se rend coupable de plagiat.

« Saviano coupable de reproductions abusives », écrit la cour de Cassation

En septembre 2008, le groupe La Libra, éditeur des titres «Cronache di Napoli» et «Cronache di Casera», porte plainte contre l’écrivain et son éditeur Arnoldo Mondadori. Après moult rebondissements, la Cour de cassation vient de rendre un avis définitif. La reproduction de trois articles, trois malheureux petits articles, donne aujourd’hui raison à La Libra. Les passages relevés par la condamnation représentent 0,6% de «Gomorra» selon les calculs de l’auteur lui-même. «Mais c’est le livre dans sa totalité qui s’est largement inspiré du travail des journalistes de la région, explique Pino de Martino, secrétaire général de l’Ordre des journalistes de la Campanie. Pendant de nombreuses années, ces reporters ont raconté la réalité de la Camorra, ils ont aussi décrit cette sous-culture, ses rituels. Ils ont mené un travail de fond laborieux et parfois dangereux.»

Maigre consolation pour Roberto Saviano : l’amende fixée à 60 000 euros par la cour d’appel devrait être revue à la baisse, voire annulée. Les auteurs des articles plagiés n’ayant pas subi, selon la cour, de manque à gagner. L’argument suffit à des titres du groupe l’Espresso, auquel Saviano a collaboré, pour crier victoire. La presse italienne désigne Saviano grand perdant mais «Repubblica» estime que le jugement «donne raison à l’auteur» (pourtant accusé de plagiat…) Le très sérieux quotidien «Il sole 24 ore» s’amuse de la posture de «Repubblica». «C’est, écrit Spartaco Lavagnini, comme si après une victoire 7 à 1 du Bayern Monaco contre l’AS Roma, un journal titrait que le super attaquant Gervinho (ndlr: de la Roma) avait percé la défense du Bayern»…» C’est bien connu, une certaine malhonnêteté intellectuelle saisit parfois les plus âpres défenseurs de la justice et de la morale.

Le jugement de la cour de cassation est en effet accablant. Il y est écrit noir su blanc que Saviano s’est rendu coupable de «reproductions abusives au sens strict». Le terme est bien (ou mal) choisi. «Abusivo» en italien décrit une pratique mafieuse : la construction de bâtiments sans permis. Au terme de huit années d’instruction judiciaire, c’est bien là une victoire pour le groupe La Libra. Ugo Clemente, directeur de «Cronache di Caserta» et «Cronache di Napoli», s’est empressé s’en féliciter dans un communiqué publié en juin. «Il va sans dire que l’opération médiatique construite autour de Saviano a contribué de manière extraordinaire à la diffusion et la compréhension du phénomène de la Camorra, concède-t-il, mais il était nécessaire de rendre hommage au travail des journalistes courageux qui pendant des décennies ont risqué leur vie pour raconter sur notre territoire ce que Saviano a copié dans son livre.»

« Saviano n’est ni Falcone, ni Borsellino »

Aucun des journalistes du groupe Libra ne remettent en cause l’escorte dont bénéficie Saviano depuis 2008. «Il est, comme la journaliste Rosaria Capacchione, considéré comme une cible de la Camorra, explique Pino de Martino. Il est toutefois regrettable que d’autres n’aient pas eu ce traitement comme Tina Palomba, dont la voiture a été incendiée.» Le secrétaire général de l’ordre des journalistes de Campanie cite également le cas de Nello Trocchia, journaliste au «Fatto Quotidiano», dont un boss mafieux, dans une conversation enregistrée, confiait récemment vouloir «éclater le crâne». Le cas de Carlo Pascarella du «Corriere di Caserta», menacé directement par un parrain du clan des Casalesi parce qu’il rapportait des faits un peu trop précis sur la guerre de succession déclenchée par l’arrestation de Francesco Schiavone, dit «Sandokan», le parrain qui aimait vivre en compagnie de tigres.

C’est aussi le cas de Giuseppe Bianco de «Cronache di Napoli», qui avait reçu par courrier une balle de revolver, de Giuseppe Piccolo de SkyTG24 battu et menacé parce qu’il filmait le cadavre d’une victime de la Camorra ou encore de Michele Albanese, dont les carabiniers ont découvert dans l’antre de la N’drangheta, la mafia calabraise, un plan pour l’assassiner. Aucun de ces journalistes n’a jamais bénéficié d’escorte. «Je ne reprocherai jamais à Saviano d’avoir une escorte, nous a confié son premier détracteur Simone Di Meo, ce que je conteste en revanche c’est cette escorte intellectuelle dont il a bénéficié pendant ces années. On ne pouvait rien dire contre Saviano sans être traité de mafieux ! Aujourd’hui tout le monde sait sa fâcheuse tendance à reprendre le travail de ses confrères sans les citer et que Saviano n’est ni un Falcone, ni Borsellino!»

SOURCE: http://www.parismatch.com/Actu/International/Le-mythe-ecorne-de-Roberto-Saviano-804838

LIRE AUSSI

Roberto Saviano, infiltré dans les archives policières, pour écrire « EXTRA PURE » par Marc Fievet (NS 55 DNRED).

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DNRED (provocation douanière): vers Caracas avec des « James Bond » des Douanes françaises…

dnredQuand le DI de la DNRED, Joseph Le Luarn, mentait effrontément… Mais ça, c’était hier!

De notre envoyé spécial à Toulouse

Elles avaient infiltré sans contrôle un trafic de cocaïne, leurs victimes ont été libérées. Une grosse tonne de cocaïne vient de retomber sur le bout des pieds de Charles Pasqua et Nicolas Sarkozy, alors ministres de l’Intérieur et du Budget dont dépendent les douanes; ces Balladuriens avaient pu se proclamer champions de la lutte antidrogue après la saisie près de Toulouse, en janvier 1994, de deux stocks de 171 et 881 kilos de pure cocaïne colombienne.
Le tribunal correctionnel qui jugeait cette semaine les trois Italiens interceptés avec la marchandise vient de souffler sur ce qui n’apparaît plus désormais que comme un montage grand’guignolesque à visée auto publicitaire. Les trois inculpés en question sont ressortis hier libres et acquittés du palais de justice de Toulouse.
L’histoire a commencé vers Caracas avec des James Bond des Douanes françaises infiltrant un réseau international de cocaïne. Elle s’est terminée prés de Toulouse par l’arrestation des malfrats et l’opportune disparition dans le feu de l’action des fonctionnaires infiltrés. Le 21 janvier 94, alors que LIBERATION racontait cet épisode, le patron national de ces services, Joseph Le Luarn, affirmait que cette version des faits n’était qu’une  » affabulation rocambolesque  » et que les très valeureux services policiers et douaniers de l’Etat ne devaient cette « prise historique » qu’à leur travail persévérant et à un « coup de fil anonyme ».
Savoir si le réseau était effectivement infiltré ou non est d’importance pour la justice. L’article 67 bis du code des Douanes autorise bien le travail de taupes mais cette sorte d’opération ne vaut devant les tribunaux qu’à la condition expresse que toutes les autorisations, y compris celle de la chancellerie, figurent dans la procédure pénale. Ce qui, en l’occurrence, n’était pas le cas.
Le président Ducassé était déjà fatigué de voir son procès patauger dans les contradictions. Il a fini par prendre la mouche en entendant les douaniers cités par les avocats avouer au tribunal que « oui », finalement  » qu’il s’agissait bien d’un coup monté depuis le début ». Du coup, il a fait citer le procureur de la République Francis Fréchet, qui a confirmé à la barre avoir lui-même donné le feu vert avec l’accord de son ministère. Il précisait encore qu’il avait choisi de ne pas produire les documents adéquats lors de l’instruction dans le seul but de préserver la vie de ces fonctionnaires de la lutte antidrogue. Silence dans le prétoire…Le président Ducassé lui a alors incidemment fait remarquer qu’existe pourtant la « cancellation », l’entourloupe légale qui consiste par prudence à masquer le nom de ce genre d’agents très spéciaux. Le propos a paru se perdre dans les oreilles du procureur.
« C’est le retour des lettres de cachet! ». Les avocats des trois contrebandiers arguant de la « vérité nécessaire des actes de justice », sont tout de suite montés sur leurs grands chevaux ; rien ne permettait selon eux, de juger du degré de responsabilité de leurs clients qui pourraient certes ressembler à des caïds de la cocaïne mais aussi n’être que trois lampistes manipulés dans un trafic organisé de bout en bout depuis la France. Le substitut du procureur avait réclamé dix ans de prison pour chacun des Italiens. Le tribunal a préféré faire comme si cette histoire n’avait jamais existé.

Le parquet a décidé de faire appel.

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NARCOTRAFICO (puerto de Bilbao): imputan en Rosario a Patricio Daniel Gorosito por un contrabando de cocaína a España

Una causa paralizada.

Una fiscal federal local lo acusa por el despacho de una carga de 762 kilos de droga hallada en Bilbao en 2010. Hay otros seis imputados.

Dos imputados.

Héctor Roberto y Patricio Gorosito son dos de los siete imputados por la fiscal Saccone en la causa por traficar 762 kilos de cocaína a España.

La fiscal federal de Rosario Adriana Saccone imputó a Patricio Daniel Gorosito, el hombre que levantó el Club Real Arroyo Seco y que es juzgado en estos días como organizador de un contrabando de cocaína desbaratado en Portugal, por otro embarque de drogas destinado a Europa, cargamento que fue decomisado en un puerto del norte de España.

Se trata de un caso ocurrido en julio de 2010, que motivó la apertura de una causa en Rosario porque esa partida, consistente en 762 kilos de cocaína secuestrados en el puerto de Bilbao, habría sido despachada desde un puerto de esta zona. Eso generó la competencia en los Tribunales de Oroño al 900.

Junto a Gorosito, según fuentes judiciales, la fiscal Saccone imputó a otras seis personas. Entre ellas se encuentra Carlos Salvatore, considerado cerebro financiero y estratega de la organización dedicada a la comercialización de drogas, con residencia en la ciudad de Buenos Aires. También está acusado Héctor Roberto, un hombre de Arroyo Seco que era empleado de Gorosito y que actualmente está en juicio. El juzgado encargado de llevar el caso es el Federal Nº 3 de Rosario a cargo de Carlos Vera Barros. El caso está radicado en la secretaría B de ese juzgado.

Este expediente en apariencia sin movimiento se reactivó a partir de una instrucción de la Procuraduría de Narcocriminalidad (Procunar) dado que el caso tiene cinco años y recién ahora se producen imputaciones que llevarán al juez a tomar indagatorias.

En barco. La operación en cuestión generó el secuestro de 762 kilos de cocaína en un polígono industrial del puerto de Bilbao, concretado por la Guardia Civil de España, a fines de julio de 2010. El despacho iba en sacos de carbón vegetal, según informó entonces la dependencia policial española, procedente de Argentina. El descubrimiento produjo seis detenidos a inicios de agosto de 2010: cuatro en la ciudad de Burgos y dos en Málaga.

Las bolsas de carbón en la que se encontraba la droga pertenecían a la empresa Agroforestal del Litoral, antecesora de Carbón Vegetal del Litoral. Esta última firma tenía sede en Quitilipi, Chaco, y fue la pantalla desde la cual se exportó más de una tonelada de cocaína a Europa, en una operación que condujo a la detención de Patricio Gorosito en marzo de 2012 en España.

Desde Chaco. Por este hecho Gorosito y otras cuatro personas son juzgadas en estos días por el Tribunal Federal Oral de Resistencia, en la provincia mencionada, por contrabando agravado de drogas, en la causa conocida como Carbón Blanco. Pasado mañana este juicio entra en etapa de alegatos.

El desarrollo de esta causa penal en Chaco sacó a la luz la existencia de la que existía en Rosario por el secuestro de la cocaína en Bilbao ocurrido casi dos años antes, en un trámite que casi no tuvo movimientos en cinco años.

Los denunciados en el caso de Bilbao fueron Leonardo Hugo Prodan, Rolando Angel Di Renzo, Patricio Gorosito, Mariela Rull, Sebastián Longo, Lucas Balestrini y Carlos Salvatore. Este último es un abogado porteño muy conectado con Gorosito que aparece como jefe de la organización y actor fundamental para el lavado de activos de la banda. A tal punto prosperó con sus emprendimientos cuestionados Salvatore que le trabaron a él solo un embargo por la fabulosa suma de 790 millones de pesos.

Prodán y Di Renzo fueron condenados por la Justicia portuguesa a nueve años de prisión en la causa Carbón Blanco. Ambos son del sur de la provincia de Santa Fe. Los atraparon en la localidad de Cabanas do Chao, en las afueras de Lisboa, con paquetes de la firma Carbón Vegetal del Litoral SRL, que contabilizaban 380 kilos de cocaína, el 8 de marzo de 2012. Hubo un segundo hecho cinco días después cuando en el puerto de Buenos Aires se requisaron dos contenedores de la misma firma y se halló otro embarque destinado a Portugal con 519 kilos de cocaína. Finalmente, el 11 de abril de 2012 se secuestraron otros 150 kilos de cocaína en un contenedor de la misma empresa también en Lisboa. Todo este contrabando se le adjudica a la organización de Salvatore y Gorosito.

Información. Para mejorar sus condiciones procesales Prodan y Di Renzo aceptaron en 2012 colaborar con la pesquisa en Portugal aportando información sobre la organización. En la sentencia elaborada en Portugal hay tramos en los que Prodan se refiere a los hechos de 2010 por los cuales se abrió una causa en los tribunales federales rosarinos. Prodán señala que Salvatore era quien le daba todo tipo de indicaciones sobre qué tipo de galpón pretendía, con accesos fáciles para la recepción de la mercadería. Prodan declaró que en julio de 2010 tuvo « un problema en España » debido a que les sustrajeron una gran cantidad de cocaína (762 kilos) de un contenedor de carbón que había sido expedido por su firma, « Agroforestal del Litoral ». Según declaró cuando se contactó telefónicamente con Salvatore fue víctima de amenazas de muerte de parte de éste en caso que denunciara a alguien.

Lo interesante de la referencia es que la situación alusiva a este contrabando de cocaína es la denunciada en los Tribunales Federales de Rosario.

Durante el juicio en Portugal Di Renzo comentó que en 2006 conoció a Prodan en Rosario y ambos montaron la empresa para exportar carbón. Uno se encargaba del mercado argentino y el otro trabajaba para colocar la carga en Europa.

Aparentemente, en 2007 pidieron un préstamo a Gorosito con un interés del 4 por ciento mensual pero el fracaso que hubo en las operaciones impidió que pudieran devolver los montos del préstamo y los intereses.

En 2010 Di Renzo, con la identidad falsa de José Ignacio Cawen Semiglia se estableció en Portugal para analizar el mercado en ese país y la posibilidad de alquilar galpones para trabajar con comodidad. Hacia finales de 2011, luego de hacer la descarga de varios contenedores que no contenían droga, dado que su finalidad era detectar los mecanismos de seguridad, la Policía de Seguridad de Portugal fue informada de que encontraron cocaína en un cargamento chaqueño. Este hallazgo fue crucial para perseguir a la organización en Portugal.

La pesquisa dio lugar al decomiso del primer embarque de droga en marzo de 2012. Fue el fin de las operaciones de la organización y el comienzo de las detenciones.

FUENTE: http://www.lacapital.com.ar/policiales/Imputan-en-Rosario-a-Patricio-Gorosito-por-un-contrabando-de-cocaina-a-Espaa-20150818-0015.html

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SANTO DOMINGO (Air Cocaïne): le SNPL indigné par le verdict

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Le syndicat de pilotes SNPL France ALPA s’est indigné hier d’un « verdict injuste et inhumain » envers les pilotes français en République Dominicaine, où quatre hommes ont été condamnés vendredi à 20 ans de prison pour tentative de convoyage de 700 kg de cocaïne à bord d’un jet privé.

Quatre Français, le pilote Pascal Fauret, son copilote Bruno Odos, le passager Nicolas Pisapia et l’homme d’affaires Alain Castany ont été condamnés à vingt ans de prison pour trafic de drogue vendredi à Saint Domingue, suite à leur arrestation en mars 2013 à l’aéroport de Punta Cana où les autorités du pays avaient trouvé 26 valises pleines de drogue à l’intérieur d’un Falcon 50. Les deux pilotes (et leurs compatriotes) ont passé quinze mois en détention provisoire, avant d’obtenir une liberté provisoire en juin 2014 avec impossibilité de quitter le territoire ; ils ont toujours clamé leur innocence, niant avoir eu connaissance de la nature de la cargaison, mais ont été reconnus « coupables du crime d’association en vue de […] posséder des drogues illicites ». Ils ont immédiatement fait appel. Dix Dominicains étaient également jugés : six d’entre eux ont été acquittés, quatre autres condamnés avec des peines allant de 5 à 10 ans de prison.

Dans son communiqué du 17 août 2015, le SNPL s’indigne du verdict infligé à Pascal Fauret et Bruno Odros « alors qu’ils exerçaient simplement leur métier de pilote de ligne ». Il explique que leurs défenseurs « ont pourtant démontré à la Cour que le vol était un vol commercial et que dans ce cadre, les pilotes, conformément aux règles internationales ne pouvaient être tenus pour responsables du contenu des bagages de leurs passagers ». Il a également été prouvé selon le syndicat que « la responsabilité du passage des bagages aux contrôles de sûreté avait été confiée par contrat à une société d’assistance aéroportuaire comme il est d’usage constant dans le transport aérien ». Enfin le procureur dominicain « n’a apporté aucune preuve à charge contre les pilotes qui ont eu pour seul tort d’exercer leur métier et de se trouver au mauvais endroit, au mauvais moment ». Malgré « tous ces éléments à décharge et l’absence totale de preuves à charge, nos deux collègues ont été condamnés à 20 ans de réclusion et laissés en liberté en attendant le procès en appel », un verdict « injuste et inhumain » qui indigne le SNPL.

Ces deux pilotes « paient très cher l’incapacité de l’état Dominicain à assurer les contrôles de sûreté des bagages et des passagers qui sont pourtant de son seul ressort dans le cadre d’un vol commercial ». Si ces contrôles avaient été assurés correctement, assure le SNPL, « les bagages ne seraient jamais arrivés jusqu’à l’avion ». Le SNPL considère que « la sécurité juridique des pilotes et des équipages en général n’est pas garantie en République Dominicaine », et les incite donc « dès aujourd’hui à faire preuve de la plus grande circonspection dans la réalisation de ces vols ». Au-delà, le syndicat « réfléchit dès aujourd’hui aux mesures concrètes qui devront inévitablement être mises en œuvre pour assurer la sécurité des équipages programmés sur cette destination ».

source: http://www.air-journal.fr/2015-08-18-air-cocaine-le-snpl-indigne-par-le-verdict-5148660.html

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