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Archives pour la catégorie Justice
CORÉE (service des douanes): opération internationale de saisies de drogues
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SANTO DOMINGO (Air Cocaïne): la crainte d’une vengeance judiciaire
JUSTICE (Air cocaïne): comment fonctionne le système d’extradition français ?

En ce sens, Bruno Odos et Pascal Fauret, les deux pilotes de l’affaire dite « Air cocaïne », ne risquent donc absolument rien : même si une convention d’extradition existe bien depuis 2002 entre Paris et St-Domingue, ils ne seront jamais renvoyés en République dominicaine aussi longtemps qu’ils resteront sur le territoire français. Stéphane Le Foll, le porte-parole du gouvernement, l’a d’ailleurs redit. Comme toutes les autres, cette convention franco-dominicaine ne concerne en effet que les étrangers.
La dernière affaire similaire remonte à 2011 et à ces deux Français qui avaient tué une piétonne israélienne à Tel Aviv avec un 4×4. Ils avaient réussi à quitter le lieu de l’accident puis à prendre l’avion avant d’être identifiés. Malgré les demandes du gouvernement israélien et de la famille de la victime, ils n’ont jamais été extradés.
Ce mandat d’arrêt européen a été mis en place pour faciliter la lutte contre le terrorisme. Il a notamment été appliqué par la France à Aurore Martin. Cette militante du parti indépendantiste basque espagnol Batasuna, soupçonnée d’avoir participé à une organisation terroriste, a été arrêtée puis remise à l’Espagne en novembre 2012. Cela avait déclenché de vives protestations. Aurore Martin avait ensuite été relâchée par la justice espagnole le mois suivant.
En 2014, après la tuerie de Bruxelles, la Belgique avait également émis un mandat d’arrêt européen à l’encontre de Mehdi Nemmouche, revenu en France après avoir présument attaqué le musée juif de Bruxelles. Le suspect ne n’était pas finalement opposé à la procédure.
FRANCE (dossier Air cocaïne): le pilote Bruno Odos au tribunal de Marseille pour être entendu par la juge
French pilot Bruno Odos, accused of trying to fly dozens of suitcases packed with cocaine from the Dominican Republic to France, convicted of crimes related to drug trafficking and sentenced to 20 years in prison, speaks on August 14, 2015. Odos and other three French citizens and 37 Dominicans are Involved in a drug trafficking case which the French media dubbed the « Air Cocaine » affair.
AFP PHOTO / ERIKA SANTELICES – ERIKA SANTELICES/AFP
Bruno Odos, l’un des deux pilotes impliqué dans l’affaire Air Cocaïne, est arrivé mardi matin à Marseille, pour y être entendu par la juge d’instruction en charge de cette affaire en France, a annoncé à l’AFP son avocat Jean Reinhart.
M. Odos est arrivé peu avant 09H00 au palais de justice, à l’arrière d’une voiture de gendarmerie, dissimulant son visage derrière une veste.
L’autre pilote, Pascal Fauret, 55 ans, doit être entendu mercredi par la juge Christine Saunier-Ruellan, qui instruit l’enquête sur ce vaste trafic de drogue transatlantique depuis février 2013.
Pour cette première audition, dix jours après une rocambolesque fuite depuis la République Dominicaine, les questions de la juge d’instruction devraient rester « très générales » selon Me Reinhart: identité, conditions dans lesquelles se passaient les vols suspects.
Pour M. Odos, l’enjeu de la journée est de savoir s’il pourra recouvrer ce soir la liberté, éventuellement sous contrôle judiciaire, ou s’il sera maintenu en détention pour permettre la poursuite de l’enquête.
Les deux pilotes avaient été arrêtés lundi à l’aube chez eux, dans le Rhône et dans l’Isère.
Ils s’étaient enfuis il y a dix jours de République Dominicaine où ils avaient été condamnés en août 2015 à 20 ans de prison, et laissés libre en attendant leur appel.
Air cocaïne : l’arrivée d’un des pilotes au… par LaProvence
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AERO-NARCOTRAFIC: retour sur le Boeing 727 d’un autre prince saoudien, prince Nayif bin Fawwaz al-Shaalan al-Saud

ilfattoquotidiano.fr
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Coke en stock (VIII) : le 727 du prince saoudien
Et de quatre ! Non, de cinq, si l’on remonte un peu plus loin dans l’histoire. Car l’idée de remonter de Colombie des poids astronomiques de drogue par avion n’est pas totalement nouvelle, à vrai dire. Ni même la sorte d’avion qui le permet. Il y a plus de dix ans déjà, un appareil similaire à celui qui s’est écrasé au Mali avait déjà tenté de le faire. Là encore, on a déjà tout oublié le concernant. Logique, quand on se remémore son propriétaire. Il est en effet des personnes, qui bénéficient assez vite de l’omerta de la presse si on les prend en situation délictueuse. Car l’individu a le bras très long, et peut se permettre de n’être condamné que par contumace et ne jamais avoir à se livrer. C’est le cas de certains princes saoudiens parmi ceux qui conduisent cette planète, assis sur leur matelas de pétrole qui parfois ne leur suffit pas. C’est le cas incroyable d’un prince saoudien déjà oublié, trafiquant de drogue récidiviste à ses heures.
Lorsqu’on dévoile les noms des trois pilotes arrêtés par la police de Guinée Bissau, Carmelo Vásquez Guerra, Carlos Luis Justiniano Núñez et Daniel Aguedelo Acevedo, une étrange impression apparaît : l’un d’entre eux nous dit quelque chose. Le premier cité a en effet un frère. Michael Vásquez Guerra, qui, le 21 avril 2006, avait lui aussi dû lui aussi faire un atterrissage d’urgence à Ciudad del Carmen, dans l’Etat du Campeche, au Mexique sur la route du Vénézuela. A bord de ce DC-9 immatriculé N900SA, les policiers mexicains avaient saisi 128 valises noires, représentant 5,5 tonnes de cocaïne. Un record ! Mais à la limite, ce n’est pas ça qui avait le plus choqué. Non, c’était la livrée extérieure de l’avion, celui de la très officielle SNA américaine (« System of National Accounts »), une subdivision de la Transportation Security Administration (TSA). L’avion était enregistré lui en Floride au nom de Sky Way appartenait de droit à la compagnie charter de Floride « Royal Sons Inc ».
« Royal Sons Inc », la même firme que j’ai citée dans l’épisode rocambolesque de la mort d’un agent de la CIA à Houston, l’incroyable Roland Carnaby, membre de l’Association of Former Intelligence Officers (les anciens de la CIA). L’organisateur de transferts de voitures américaines vers l’Irak et qui possédait des entrepôts dans le port juste à côté de Karam LLC et de… Royal Sons. Karam, le nom de l’entreprise qu’avait créé à Orlando, en Floride, un dénommé Mohammed Atta, un ressortissant « français » habitant « Marseilles » (sic) selon sa fiche locale d’entrepreneur ! Mieux encore : le hangar à Venice détenu par Royal Sons avait auparavant appartenu à Huffman Aviation, là ou Atta prenait ses cours de pilotage ! Décidément le monde de la Floride est bien petit ! Le monde des trafiquants de drogue est étonnant, et la Floride un siège mondial !
Le DC-9 avait encore intrigué pour deux autres raisons : ses logos « officiels » du gouvernement américain, et à son arrivée, visiblement, des militaires mexicains qui l’attendaient. Quelques minutes après avoir arrêté les trois pilotes, en effet, le général mexicain Carlos Gaytan tenait une bien étrange conférence, pleine d’erreurs et de contradictions, dans laquelle il indiquait que « le pilote », hélas, s’était échappé ! La conférence tournait au gag, car pendant qu’il le faisait, l’un des pilotes, justement, vu par plusieurs journalistes, fendait les rangs des soldats pour s’échapper ranquillement derrière eux, à pied. Le général précisant alors, pour rattraper sa bévue, qu’il avait réussi à capturer… un co-pilote ! A ce stade de magouilles éhontées, on se dit que l’on n’est pas dans un cas de figure de simple vendeurs de drogue, mais bien de ce qui semble être une protection ressemblant comme deux gouttes d’eau à une totale immunité diplomatique. Ce qui sera confirmé un peu plus loin. Celui qui partait tranquillement ce jour là de l’aéroport sans être inquiété était, vous l’avez deviné, Michael Vásquez Guerra.

Pendant la conférence de presse surréaliste, les journalistes remarquaient aussi une chose : à côté du DC-9 stationnait, avant que l’armée ne déplace le DC-9 un Falcon 20… Or ce Falcon était mexicain, ou en tout cas arborait une numérotation mexicaine : XB-IYK. Il était arrivé plusieurs jours avant, avec deux pilotes militaires dont le comportement avait étonné. Ils avaient tenté de soudoyer les responsables de la tour de contrôle pour qu’ils acceptent l’atterrissage express du DC-9, au prétexte d’ennuis hydrauliques. Le bon vieux plan des trafiquants de drogue pour imposer un atterrissage imprévu. Ce qui fut fait, à vrai dire. C’est au nom de ses ennuis que les militaires interdiront aux personnes présentes de monter à bord en « raison d’explosion possible » et saisiront la drogue. En France, certains savaient tout de cette histoire : selon les services de renseignement français, en effet, l’avion pisté par leurs services devait transvaser son chargement venu de Colombie vers un appareil plus petit » venu d’Arabie Saoudite ». Une vieille histoire datant de 1999 qui remontait à la surface… Avait-on eu affaire à un faux Falcon Mexicain ? Le 15 août 2007, un spotter retrouve le fameux appareil. Il s’intitule XC-HID, et appartient désormais à la Police mexicaine, après avoir été XC-DIP de la Banco Nacional de Crédito Rural et le fameux YB-IYK…Décidément on s’enfonce dans les gouvernements et non pas dans un circuit de simples trafiquants ! Le 11 juillet qui suivait, on apprenait que le président urugayen Ramón Vázquez Rosas achetait lui aussi aux français un Falcon 20, pour 26 millions de dollars. Le même qu’Hugo Chavez !
L’avion lui-même posé à Ciudad del Carmen avait lui aussi beaucoup à dire. Agé, (il avait été construit en 1996 et avait donc quarante ans !), le DC-9 avait appartenu auparavant à TWA (sous le numéro N1061T), Tracinda Investment(numéro N241TC), le chanteur de country (genre variété) Kenny Rogers, le temps d’une tournée, (avec le N9KR), mais aussi sous le registre de Southmark Corporation (N89SM), puis repeint aux couleurs de l’équipe de football américainSeattle Seahawks (N40SH), et enfin sous le nom d’HW Aviation, avant d’être vendu à une firme appelée Skyway…
Skyway, qui en avait acheté deux, de DC-9 (ici en photo tous les deux à St Peterburg !). Le N900SA et le N120NE (vu ici à Van Nuys, endroit connu pour maquiller les appareils ! ), destiné selon elle a tester un tout nouveau procédé de communication entre le sol et les avions, et de pouvoir faire même de l’internet à plus de 30 000 pieds d’altitude. Evidemment, la firme avait décroché avec un pareil intitulé un contrat avec l’armée et s’était associée à des investisseurs, notamment des koweitiens et des banquiers d’Arabie Saoudite. Surfant sur la grande peur du 11 septembre, la firme, dont les trois dirigeants sont le mari, sa femme et leur fils, allait alors engranger 40 milions de dollars d’investissements de 2002 à 2005, louer à Tampa un énorme hangar de « réparations » …. et ne jamais rien produire ni réparer ! Son projet de transmissions était du flan complet ! En mai 2005, elle se déclare en faillite, embarquant avec elle « 24 investisseurs du Proche Orient lésés »annonce brutalement la presse. Parmi ceux-ci, l’homme à la tête de la Kuwaiti National Guard, le prince Miteb Bin Abdullah Bin AbdulAziz Al Saud. Dont l’armée est entraînée par l’US Army.
Le patron, Brent Kovar, et son associé James S. Kent, ancien des services spéciaux de l’armée, ne seront reconnus comme fraudeurs que le 18 mars 2009 par le gendarme de la Bourse, la SEC Securities and Exchange Commission. Pourquoi donc avoir attendu si longtemps ? On cite le chiffre de 1,8 millions de dollars détournés, sur le dos de 18 investisseurs. Selon la SEC, ce sont 76,65 millions de dollars d’actions qui avaient été levées, pour 12 millions de profits pour Kovar… Parmi les investisseurs, une firme, ’DuPont’ qui avait injecté en 2004 plus de 7 millions de dollars avec en prime un des deux DC-9, une société associée à un autre fond d’investissement intitulé « Red Sea Management » … le nom d’emprunt presque pas transparent des « saoudiens » dans l’affaire. Le second DC-9, le 120NE était devenu Genesis Aviation en 2004. Genesis, un clone de Skyway, faisant partie des sociétés de Floride en forme de poupée russe et n’ayant qu’une boîte aux lettres telles que Royal Sons, Express One International et United Flite Inc, toutes mouillées dans les « renditions flights ». On nage toujours dans un marigot à crocodiles, en Floride.
Mais il y a mieux encore derrière Skyway. Au conseil d’administration, il reste toujours le fondateur : James R. Bath, au milieu de tas d’affaires et de relations, qui a créé Skyway Aircraft Leasing Ltd en changeant le nom de sa firme précédente, Cotopax Investments, enregistré en 1980 aux îles Cayman. Cette année là, il est devenu le seul membre du conseil d’administration : deux membres l’avaient quitté pour former chacun leur société, respectivement « Cayhaven Corporate Services » et « Bird », qui vont vite fusionner pour devenir « I.C., Inc ». Or c’est justement le nom de la société qui va servir d’écran à Olivier North pour ses trafics d’armes et de drogue pour alimenter les Contras ! L’éclatement de l’entreprise était bien une volonté commune de cacher quelque chose. D’ailleurs, quand le 7 mars 1987 North est dénoncé, James R. Bath supprime aussitôt les noms de ses anciens associés de ses registres. La société de Bath est étroitement liée au pouvoir en place. Logique, G.W.Bush et James Reynolds Bath ont fait ensemble leur service militaire dans la Guarde Nationale, ce qui leur évitait d’aller au Viet-Nam. Ce sont tous deux deux « champagne pilots » de leur base de F-107 dans lesquels ils ne montèrent jamais. Sauf pour la photo. Ils ne mirent jamais les pieds à la base non plus d’ailleurs. Les deux seuls généraux qui ont essayé de le dire sont morts brutalement. Un pur hasard, bien entendu.
Au sortir de son service militaire, James R. Bath va être un temps banquier : à la BCCI (lui aussi), qui va s’effondrer et fonder une compagnie de revendeur d’avions JB&A Aviation. A la BCCI, il s’est acoquiné avec Ghaith Rashad Pharaon, un multimililardaire saoudien de Rhyad enrichi par le pétrole et rival d’Adnan Khashoggi. Pharaon, un homme ayant fait ses études en France, au lycée Janson-de-Sailly ! Propriétaire du château de Montfort, dans le Périgord. A un moment de la débâcle de la BCCI, en 1991, le FBI cherchera à saisir le yacht de Ghaith Rashad Pharaon, sans jamais parvenir à le faire avant 2006. On se dit que l’état US a bien une dent contre lui. Pensez-donc : le 4 juin 2008, le Pentagone a accordé un contrat de 8 millions de dollars à Pharaon ! Via sa société pakistanaise de fourniture d’ essence, Attock Refinery Ltd, pour fournir les bases américaines en Afghanistan ! L’année précédente, Attock avait fourni pour 40 millions de dollars de kérosène aux américains ! Le 11 juin 2006, pourtant, on avait appris que le yacht Le Pharaon avait été investi par le FBI au large de la Sicile, près de l’île de Pantelleria. Parmi ceux qui avaient révélé au grand jour les liens douteux de la famille Bush avec la famille saoudienne, le sénateur Kerry, très actif sur ce front. James R. Bath était en effet aussi aux Etats-Unis le représentant de Khalid bin Mahfouz, le propre beau-frère de Ben Laden. Kent étant en liaison avec le sénateur Mel Martinez, et avec Charlie Christ, le remplaçant de… Jeb Bush en Floride ! Un bien joli petit monde ! Khalid bin Mahfouz était membre lui aussi de la Bank of Credit and Commerce International (BCCI) ! Pharaon, serré par le juge Van Ruymbeke en 2003 pour la vente d’un superbe immeuble, l’hôtel de Coislin, situé place de la Concorde, à Paris.

En 1999, un événement ahurissant va se produire avec la firme : c’est à la fois une bombe médiatique et la préfiguration d »un système qui nous ramène au crash du Mali : la boucle est bouclée. Un avion piloté par le personnel de Skyway International se retrouve bloqué au sol à Paris au Bourget : la police française a découvert à bord deux tonnes de cocaïne. A bord, il y a le prince Nayif bin Fawwaz al-Shaalan al-Saud. Voilà pourquoi les services français se doutaient qu’un Falcon saoudien allait venir, pour sûr, au Mexique ! Diplomatiquement, c’est fort délicat, on le conçoit : on marche alors sur des œufs ! Le prince Nayif bin Fawwaz al-Shaalan al-Saud, gendre du vice-ministre saoudien de la Défense du pays, possédait son propre avion « royal », celui de la famille régnante, et c’était justement un Boeing 727 ! Géré par Skyway ! Or, justement, c’est cet appareil qui devait servir au transport des deux tonnes de coke venant de Colombie. Le 16 mai 1999 le Boeing 727 atterrissait au Bourget, et les deux tonnes de drogues étaient débarquées discrètement à Noisy-le-Sec dans la résidence française du prince saoudien. La police française en retrouvera 800 kilos seulement. Pour obtenir la drogue, il avait rencontré directement Oscar Eduardo Campuzano Zapata, Juan Gabriel Usuga Norena et Carlos Alfonso Ramon Zapata -les membres du cartel de la drogue de Medellin-, à Marbella, où le roi Fahd possédait une énorme résidence.
Les princes saoudiens, de vulgaires trafiquants ? Pour des bloggueurs ayant de l’humour, c’est bien la « French Deconnection » !! !
Le 10 Mai 2007, le prince se voyait condamné au tribunal de Paris à dix années de prison par contumace, avec ses dix co-inculpés. La condamnation est plutôt discrète dans la presse. Parmi les autres condamnés à 10 ans : Mario Oller-Martinez, Jean-Francois Tixador, Wilson Rodrigo Jimenez Montanez, Humberto Gomez Maya et Edgar Augusto Gutierrez Guevara. Seul Jose Maria Clemente avait hérité de 5 ans. A l’autre bout de la sentence parisienne, Oscar Campuzano, Carlos Ramon and Juan Usuga, trois colombiens, faisant partie des personnes recherchées, seront arrêtés par la police américaine… à Miami. Et pas avec n’importe qui. Dans le lot, le FBI met la main sur l’ancienne petite amie du prince, qui, logiquement, a des choses à dire.
Parmi les informateurs du FBI on trouvait l’omniprésent Baruch Vega ! Celui qui retournera Victor Patino Fomeque, un ancien chef de bande du cartel de la Vallée du Nord colombienne mais aussi ancien membre de la Police Nationale colombienne ! Les deux derniers avaient vu leur peine réduite car ils avaient décidé d’aider la justice américaine : ils ne firent que trois ans de prison. Les repentis, l’arme fatale des réseaux. Durant le procès, une des écoutes avait montré qu’avec son 727, Le prince avait promis de pouvoir ramener de 10 à 20 tonnes de drogue en une seule fois ! A Noisy, il y en avait déjà pour 15 millions de dollars de l’époque avec deux tonnes ! Voilà qui n’est pas sans rappeler le crash malien…
Le 30 août 2005, épiloque de l’affaire : Doris Mangeri Salazar, est condamnée à 24 ans et 4 mois de prison et Ivan Lopez Vanegas à 23 ans : Doris est l’ancienne petite amie du prince, et Ivan un des colombiens qui a servi d’intermédiaire avec les barons de la drogue du pays. Ils avaient été arrêtés tous deux le 17 juillet 2002 à Coral Gables, en Floride. Revoilà le nom déjà cité ! Or, il intervient ailleurs historiquement : dans les archives de Jim Garrison , le procureur intègre à qui on doit d’énormes avancées sur l’assassinat de Kennedy, on tombe régulièrement sur cette ville. Clay Shaw, impliqué selon Garrisson dans l’assassinat, avait comme contact Sergio Arcaha Smith, un agent du FRD (Frente Revolucionario Democratico), une association bidon d’anticastristes créée entièrement en mai 1960 par la CIA. Or, de novembre 1960 jusqu’à Octobre 1961 la boîte postale de contact entre la CIA et Arcacha était celle des bureaux du FRD à… Coral Gables ! S’il y a bien un fief d’anticastristes maqués jusqu’au cou avec la CIA, c’est bien à Coral Gables !

Et qui trouve-t-on aussi à Coral Gables ? Wackenhut, auprès de qui Blackwater passe pour un clan de louveteaux !!! La présence à sa tête de personnes comme Clarence M. Kelley, ancien directeur de la National Security Agency, le directeur de la Defense Intelligence Agency, le général Joseph Carroll, celui de L’US. Secret Service, James J. Rowley ou encore de Bobby Ray Inman, ancien directeur de la CIA et conseiller de Bush père, ou de l’ancien secrétaire à la défense et de la CIA Frank Carlucci, indique tout de suite qu’on n’a pas affaire à des marioles. Wackenhut est apparu, rappelons-le dans l’affaire des tueurs du Brabant, en Belgique ! Et dans les années 80, comme par hasard c’est Wackenhut qui est au premier plan de lutte anti-communiste en Amérique du Sud ! Wackenhut, l’ancêtre de Blackwater est dans le secteur depuis toujours !

Lors du procès de la belle, on avait appris le circuit utilisé pour l’acheminement : la drogue venait bien de Colombie, était cachée dans des camions de pommes de terre… siglés de l’ONU (!) et avait passé la frontière vénézuelienne sans encombre ! Sidérant ! L’avion du prince était parti de La Maqueita, à Caracas, pour arriver en Arabie Saoudite (on ne donne pas le détail des aéroports-relais utilisés). Bref, il avait inauguré 10 ans avant le parcours communément utilisé aujourd’hui ! Dans un sens, ce prince saoudien est un visionnaire ! On y avait appris aussi pourquoi en 1984 le prince, alors qu’il faisait ces études à Miami avait quitté rapidement le pays : il avait été tout simplement déjà pris dans un trafic de cocaïne avec un petit Cessna dans le Mississipi ! Il avait été condamné… mais la Cour de justice du Mississipi ne pouvait plus rien prouver : le jugement avait disparu de ses archives !!! Encore un curieux hasard ! C’est fou dans ce genre d’affaires ce qu’il peut y en avoir !
On y avait appris aussi comment il s’était fait prendre notre si bon prince : dans le coffre de sa petite amie Doris Mangeri Salazar, au comportement bien étrange, plusieurs photos l’avaient montré en plein désert, en compagnie des trafiquants,notamment Juan Gabriel Usuga et Carlos Ramon, en train d’organiser avec lui une dernière réunion pour organiser le transfert dans son avion personnel ! La précédente avait eu lieu au « Cyclops Cattle Ranch » près de Medellin. Pris sur le fait, documents photographiques à l’appui que la belle gardait jalousement dans son coffre personnel ? De quoi faire chanter un prince saoudien quand elle le désirerait ? Deux ans plus tard, le jugement est cassé en appel et les deux condamnés libérés. Aujourd’hui, en 2009, personne n’est donc plus en prison ! La belle travaillait pour qui ? Certainement pas pour elle…
La dernière fois qu’on avait vu un Boeing royal en France c’était à Mulhouse, le 14 avril 2005,repeint à neuf. On ne sait si le prince était à bord, au quel cas il aurait pu être arrêté. Le 13 novembre 2007 on apprenait qu’un autre prince de la famille royale, le Prince Mohamed Bin Issa Al Jaber of Saudi Arabia venait de se commander un airbus A380, vendu 320 millions de dollars. Il possédait lui aussi un 727 à son sigle, MBI, pour Mohamed Bin Issa. Et un Bombardier BD-700-1A11 Global 5000. également. (pour faire ses petites courses, certainement). On ignore si c’est pour y mettre des pommes de terre au dessus de ses valises… en juin 1994, c’est lui qui avait apporté 500 millions de dollars dans le parc Disney qui était en difficulté. L’ami de Patrick Balkany ne lésine pas. Il « pèse », il est vrai, 5,3 milliards de dollars !
L’histoire abracadabrantesque du prince saoudien dealer à été racontée dans « La Coke Saudienne : au coeur d’une affaire d’Etat » (Editions Flammarion), écrit par Fabrice Monti, ancien membre de cabinet du ministère de l’intérieur au Quai des Orfevres. Le livre décrit clairement une véritable « guerre de la drogue » entre la DEA américaine et le Quai des Orfevres. Une guerre sans merci, où les intérêts divergent complètement sur les buts et les attenants. Un ouvrage fondamental qui éclaire sur les circonvolutions de cette guerre à la drogue aux multiples facettes. « Le livre raconte l’intrigue où de grands trafiquants appartenant au cartel colombien de Medellin, interceptés et retournés par la police de Floride, auraient donné leurs acolytes de France et le maître d’oeuvre saoudien impliqués. Par-delà les péripéties, le dénouement partiel, l’auteur fixe son intérêt sur le prince saoudien resté jusqu’ici indemne de toute sanction. Deux nations sont en jeu dans la relation d’un échange entre le ministre saoudien de l’Intérieur, le prince Nayef Ibn Abdel Aziz et l’ambassadeur de France à Ryadh, Bernard Poletti. L’auteur cerne l’enjeu, à savoir le projet de contrat de sécurité entre les deux pays, assurant par l’entremise des moyens mis en oeuvre par les grandes sociétés françaises Thalès et Alcatel et le groupe européen EADS (lesquels viennent de remporter de gros marchés en Libye au cours de la visite du président Chirac) la sécurité des frontières, la surveillance et la défense de 5000 kms du périmètre saoudien (SBGDMSA). » C’est vrai ça, en définitive « que pourraient faire les justices françaises, américaines et suisses d’un aussi encombrant prévenu que le prince Nayef Al-Shaalan ?« conclut le livre ! Voilà notre prince devenu subitement hindou : un véritable intouchable ! Il fallait surtout le voir trouver de belles excuses pour tenter de concilier islamisme et usage ou trafic de drogue…
Quand à notre pilote, Carmelo Vásquez Guerra, le frère de l’autre, il est décidément aussi fort que lui : détenu quelque temps dans les cellules de la po lice judiciaire du pays, il a été relâché par un juge bissau- guinéen, mais ça vous le savez déjà depuis les épisodes précédents ! Le revoilà libre, comme son frère !!! Incroyable fratrie qui traverse impunément toutes les geôles du monde !! Et quant à l’aspect historique, nos découvertes ont montré que cet appareil n’a pas non plus été véritablement le pionnier du transport en gros porteur à réaction de quantités importantes de drogue. Mais cela, on a bien le temps d’y revenir dans les épisodes qui vont suivre…
PS : le reportage de la série « Royal Inquest« , d’Atlas Medi Corp, dirigé par le prolifique réalisateur Bruce David Klein, véritablement très saisissant, est visible ici. Il mérite d’être visionné (ou même téléchargé) ! Ménagez vous les 48 minutes nécessaires pour le regarder entièrement ! A s’étonner pourquoi n’a-t-on jamais évoqué le sujet en France… dans « Faites entrer l’accusé« , par exemple ! Pourquoi donc ? A, c’est vrai, il y a ça…
http://www.agoravox.fr/tribune-libre/article/coke-en-stock-viii-le-727-du-88727
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SICILE: la police arrête 22 membres présumés de la mafia
Publié par Associated Press le lundi 02 novembre 2015 à 08h05.ROME – La police sicilienne a arrêté lundi 22 membres présumés de la mafia, après que des hommes d’affaires exaspérés de devoir acheter la «protection» du crime organisé aient communiqué avec les autorités.
La police explique que les suspects appartiennent possiblement à un clan mafieux de la ville de Bagheria, près de Palerme.
Les enquêteurs indiquent que les suspects auraient eu recours à l’intimidation — notamment à la menace d’un incendie — pour forcer de multiples entreprises de la région à leur verser de l’argent.
Un homme d’affaire a dû abandonner son entreprise de construction et vendre sa maison après avoir payé des dizaines de milliers de dollars depuis les années 1990.
Des appels téléphoniques interceptés ont révélé que cet argent profitait aux familles de mafieux emprisonnés.
De jeunes Siciliens courageux ont lancé une campagne anti-extorsion il y a plusieurs années, ce qui a inspiré plusieurs entreprises à dénoncer la mafia.
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SUISSE (Cocaïne): Eric Stauffer demande l’acquittement après un coup d’achat filmé

Eric Stauffer (à g.) et Brice Arduini quittent le palais de justice après l’audience devant le tribunal de police à Genève (Lundi 2 novembre 2015).
Image: Keystone
Eric Stauffer, la figure emblématique du Mouvement citoyens genevois (MCG), était jugé lundi devant le Tribunal de police de Genève pour infraction à la loi sur les stupéfiants. Le politicien a demandé son acquittement.
L’affaire remonte à septembre 2013, en pleine campagne électorale. Eric Stauffer et d’autres partisans du MCG sont allés de nuit, caméra au poing, dans le quartier des Pâquis, pour montrer comment l’endroit était infesté de trafiquants de drogue et combien il était facile de se procurer de la cocaïne.
Eric Stauffer a donné 200 francs au plus jeune membre de son équipe et lui a demandé d’aborder un groupe de personnes d’origine africaine pour leur acheter de la drogue. Le militant est revenu quelques instants plus tard avec deux boulettes contenant chacune un gramme de cocaïne. La scène a été filmée et diffusée sur internet.
2500 francs d’amende
Pour ces faits, le procureur général du canton de Genève a condamné par voie d’ordonnance Eric Stauffer à une amende de 2500 francs et des jours-amende avec sursis. Le magistrat a estimé que le fait que la cocaïne n’était destinée ni à la consommation, ni à la revente, n’ôtait pas le caractère punissable de l’acte.
Olivier Jornot a aussi relevé, dans son ordonnance de condamnation, qu’Eric Stauffer ne pouvait garantir que la cocaïne ne tomberait pas en mains de tiers «qui auraient pu percer à jour son comportement et en profiter pour soustraire la marchandise et la mettre sur le marché».
Le militant qui a acheté la drogue a aussi été condamné pour les mêmes motifs. Lui et Eric Stauffer ont fait opposition. Le Tribunal de police a alors été automatiquement saisi du dossier. L’audience de lundi s’est déroulée six jours avant le deuxième tour des élections du Conseil des Etats, où Eric Stauffer est candidat.
«A aucun moment, je ne pouvais suspecter que nous nous mettions en infraction par rapport à la loi», a fait savoir Eric Stauffer devant le tribunal. Tout a été filmé, la police a été immédiatement appelée une fois la transaction effectuée et la drogue a été remise aux agents de la patrouille qui est intervenue, a-t-il ajouté.
Une affaire politisée
Selon le député MCG au Grand Conseil, «il n’y a rien d’illicite à appliquer la loi et faire triompher le droit». Pour Yaël Hayat, l’avocate d’Eric Stauffer, cette condamnation «sonne faux et laisse un sentiment de malaise». A ses yeux, on a surtout voulu punir les méthodes utilisées par Eric Stauffer et le MCG.
François Canonica, l’avocat de l’autre accusé, a tenu un discours semblable. Il y a eu une démarche électoraliste, mais rien qui ne justifie que l’affaire bascule dans le pénal et aboutisse à une condamnation, a-t-il plaidé. Il a aussi qualifié l’ordonnance du procureur général de «syllogisme absurde et ionescien».
Olivier Jornot ne s’est pas déplacé pour défendre ses positions devant le Tribunal de police. La présidente Isabelle Cuendet a fait savoir qu’elle rendra son jugement ultérieurement.
(ats/nxp)
http://www.lematin.ch/suisse/Cocaine-Stauffer-demande-l-acquittement/story/31082820
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FRANCE (Air cocaïne): les pilotes Bruno Odos et Pascal Fauret ont été écroués
Air Cocaïne : les deux pilotes ont été écroués
14h09 : On apprend que Pascal Fauret a à son tour été écroué, après avoir été entendu à Lyon.
13h43 : L’un des pilotes de l’affaire Air Cocaïne, Bruno Odos, a été écroué à la prison de Varces en Isère après son audition devant le juge des libertés et de la détention à Grenoble, selon Le Dauphiné Libéré.
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ledauphine.com
Lundi 2 novembre 2015
EN DIRECT Air cocaïne : les pilotes Bruno Odos et Pascal Fauret écroués
14 H 11 : Pascal Fauret a également été écroué après avoir été entendu à Lyon, selon une source judiciaire.
13 H 26 : Bruno Odos a été interpellé ce matin entre son domicile d’Autrans et Grenoble, apprend le Dauphiné Libéré. Il a été ensuite conduit immédiatement au palais de justice de Grenoble.
13 H 25 : Bruno Odos a été écroué en attendant d’être amené à la juge de Marseille.
12 H 46 : une voiture de gendarmerie sous escorte de motards vient de quitter le palais de justice de Grenoble Il s agit très probablement du véhicule dans lequel est emmené Bruno Odos. Sa destination n’est pas encore connue.
12 H 45 : au palais de justice de Grenoble, l’audition de Bruno Odos par le juge des libertés et de la détention est terminée, a indiqué une source judiciaire au Dauphiné Libéré. Il a été notifié au pilote le mandat d’amener le concernant, délivré par la juge d’instruction marseillaise.
Selon nos informations, l’escorte attend actuellement les consignes de la magistrate. Soit Bruno Odos est transféré dans l’après-midi à Marseille, ce qui semble peu probable, soit il sera placé sous mandat de dépôt dans l’attente du transfert, qui doit intervenir dans un délai maximum de cinq jours.
10 H 08 : Me Dupond-Moretti, avocat des deux pilotes, se dit « révolté, atterré ».
9 H 42 : l’avocat de Nicolas Sarkozy, Thierry Herzog, a annoncé lundi qu’il allait écrire « dès ce matin » au procureur de Marseille pour « demander des explications » au sujet d’informations sur la géolocalisation du téléphone de l’ex-président de la République en marge de l’affaire Air cocaïne.
Selon des informations publiées dimanche dans le Journal du dimanche, le téléphone de l’ancien chef de l’Etat a été géolocalisé et les factures détaillées de ses communications demandées par la juge marseillaise chargée de l’enquête sur un vaste trafic de drogue transatlantique.
« On ne peut pas en permanence mettre en cause des personnalités pour ensuite expliquer que c’est le cours normal de la justice », s’est insurgé Me Herzog au micro d’Europe 1, dénonçant par ailleurs une « atteinte à la vie privée » et des « mesures coercitives » contre son client. « M. Sarkozy n’a eu aucun contact avec les personnes mises en cause dans cette affaire », a-t-il martelé.
« Il y a une volonté de traiter le président Sarkozy (…) différemment des autres citoyens », a estimé Me Herzog. « Des informations qui sont à notre disposition, ça n’a rien à voir avec du trafic de drogue », avait expliqué dimanche la garde des Sceaux, interrogée sur BFMTV.
Se défendant de toute manœuvre, Christiane Taubira a rappelé que le juge d’instruction « prend ses décisions en toute liberté. Nous sommes informés après ». « Ce que nous savons c’est qu’il s’agit d’une autre infraction et d’une autre procédure et que le trait commun entre ces deux procédures c’est qu’il s’agit de la même société de transport », a-t-elle expliqué.
En marge de l’affaire Air cocaïne, une information judiciaire est ouverte à Paris pour abus de biens sociaux autour de trois vols en jet privé de l’ex-président en 2012-2013, facturés à la société Lov Group de son ami Stéphane Courbit. L’un de ces vols a été effectué à bord de l’avion incriminé dans l’affaire Air cocaïne.
9 H 22 : Bruno Odos et Pascal Fauret vont comparaître devant des juges des libertés et de la détention grenoblois et lyonnais. Bruno Odos, qui est domicilié à Autrans, a été interpellé par les gendarmes isérois ce matin. Contrairement à ce qui a pu être annoncé ce matin, il n’est pas en route pour Marseille mais a été conduit au palais de justice de Grenoble. Pascal Fauret a quant à lui été conduit au tribunal de Lyon.
Selon une source judiciaire au Dauphiné Libéré, le fait que Marseille (juridiction de la juge d’instruction qui a délivré le mandat d’amener) se trouve à plus de 200 kilomètres de Grenoble et Lyon a contraint les autorités judiciaires grenobloises et lyonnaises à présenter les deux suspects devant un juge des libertés et de la détention (JLD) des TGI locaux.
Ces deux JLD vont statuer sur un éventuel placement sous mandat de dépôt des pilotes en attendant leur transfert vers Marseille et leur présentation à la juge dans un délai légal de cinq jours.
9 H 07 : les gendarmes se sont présentés au domicile de Pascal Fauret, à 7 heures, a confirmé son avocat, Jean Reinhart, se disant « surpris » par la procédure choisie par la juge d’instruction marseillaise. « C’est un peu spécial », a-t-il souligné rappelant que son client, et l’autre pilote, Bruno Odos, avaient « dit à la juge et ensuite publiquement qu’ils étaient disposés à se rendre à une convocation » de la justice.
‘Le mandat d’amener était inutile, c’est pour faire du spectacle’, a-t-il noté. L’avocat n’est pas certain que son client soit entendu dans la journée de lundi. « Dans le cadre d’un mandat d’amener, la juge a le temps, elle peut l’entendre demain ». Me Reinhart a également jugé « pas impossible » que les pilotes puissent être placés en détention provisoire. Un mandat d’arrêt international a été lancé contre eux par la République de Saint-Domingue.
8 H 51 : les deux hommes étaient les pilotes d’un Falcon 50 intercepté en mars 2013 à l’aéroport de Punta Cana avec 680 kg de cocaïne à son bord. Ils ont été condamnés mi-août à Saint-Domingue à 20 ans de prison mais avaient été laissés libres en attendant leur procès en appel.
Des proches ont alors organisé dans le plus grand secret une opération d’exfiltration rocambolesque, par bateau puis par avion, et ils ont réussi à regagner la France fin octobre, assurant toutefois s’en remettre à la justice française pour prouver leur innocence.
Ils attendaient depuis d’être entendus par la juge marseillaise qui enquête depuis février 2013 sur un vaste trafic de drogue transatlantique.
8 H 38 : ils sont mis en examen pour tentative d’importation de produits stupéfiants en bande organisée. Ils doivent être conduits à Marseille dans la matinée.
8 H 36 : les deux pilotes français qui ont fui la République dominicaine où ils avaient été lourdement condamnés pour trafic de drogue étaient acheminés lundi matin par les gendarmes chez la juge marseillaise qui instruit l’enquête française sur l’affaire Air cocaïne.
Les gendarmes se sont présentés aux domiciles de Pascal Fauret, 55 ans, dans la banlieue de Lyon, et de Bruno Odos, 56 ans, en Isère, selon cette source. Ils escortaient les pilotes dans le cadre de la mise en œuvre d’un mandat d’amener de la part de la juge d’instruction.
8 H 25 : selon les informations du Dauphiné Libéré, Bruno Odos et Pascal Fauret, les 2 pilotes qui se sont enfuis de République dominicaine il y a 10 jours ont été interpellés à leurs domiciles respectifs ce lundi matin.
Par Denis MASLIAH | Publié le 02/11/2015 à 14:11 |Mis à jour il y a environ 1 heures
DNA – Dernières Nouvelles d’Alsace–il y a 40 minutes
Cité à de nombreuses reprises–Le Dauphiné Libéré–il y a 15 minutes
Éditorial–La Voix du Nord–il y a 3 heures
SANTO DOMINGO (Ambassade de France): Michel Segura, un policier de l’ambassade de France en République dominicaine, serait en partie à l’origine des ennuis des quatre Français impliqués en 2013 dans l’affaire dite « Air Cocaïne »
http://www.ambafrance.org.do/Celebration-du-14-juillet-a-la-Residence-de-France
Une note confidentielle adressée au chef de la police antidrogue dominicaine et signée par Michel Segura, un policier de l’ambassade de France en République dominicaine, serait en partie à l’origine des ennuis des quatre Français impliqués en 2013 dans l’affaire dite « Air Cocaïne » et condamnés à vingt ans de prison (vidéo), selon Philippe Heneman, président du comité de soutien aux deux pilotes Pascal Fauret et Bruno Odos. Ce document daté du 23 mars 2013, soit quatre jours après leur arrestation sur le tarmac de l’aéroport de Punta Cana après la découverte de 700 kilos de cocaïne dans leur avion, est le compte rendu de l’interrogatoire du policier français.
« Aller voir des gars qui sortent de 48 heures de cachot, se présenter comme quelqu’un de l’ambassade sans décliner sa qualité de policier, enregistrer une déposition sans le dire, la transmettre à la justice dominicaine hors de tout cadre de coopération, ce n’est pas exactement une assistance consulaire, explique ce commandant de bord à Air France. Cette note a immédiatement été exploitée par le procureur dominicain. Le juge des détentions, vu l’ampleur de l’affaire, a envoyé tout le monde en cabane pour un an. »
« Aucune connaissance du contenu exact des valises »
Transportaient-ils autre chose que de la cocaïne ? « Et même s’ils transportaient une cargaison d’or… Est-ce illégal ? Non ! Il suffit de payer la TVA à l’arrivée. Et pour être très franc, c’est en substance ce qu’ils ont dit au policier français, raconte cet ancien de l’Aéronavale. Les deux pilotes lui ont dit ne pas avoir connaissance de la nature du chargement et que c’était peut-être des valeurs ou de l’or, quelque chose comme ça, ce qui n’est pas illégal. C’est un transport de valeurs qui est reconnu et admis. »
Les pilotes se sont-ils dit qu’ils allaient peut-être transporter de l’or ? « Oui, voilà, peut-être quelque chose comme ça, mais jamais de la cocaïne », répond Philippe Heneman. Selon la note connue de la justice dominicaine depuis le début, et qui n’a jamais été rendue publique, les pilotes ont déclaré n’avoir « aucune connaissance du contenu exact des valises chargées dans l’avion. Leur mission était de piloter cet avion peut-être avec un chargement de valeurs (or ou devises) à destination de la France ». S’il y avait de l’or dans le Falcon 50, où est-il passé ?
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FRANCE (Air cocaïne): mandat d’amener (pour les pilotes Bruno Odos et Pascal Fauret) exécuté par les gendarmes
Les gendarmes se sont présentés aux domiciles de Pascal Fauret, 55 ans, dans la banlieue de Lyon, et de Bruno Odos, 56 ans, en Isère, selon une source proche du dossier consultée par l’Agence France-Presse (AFP). Ils escortaient les pilotes dans le cadre de la mise en œuvre d’un mandat d’amener de la part de la juge d’instruction.
CANADA (Toronto): le flot continu de cocaïne déclenche une guerre des clans de la mafia calabraise
Une guerre des clans de la mafia calabraise menace Toronto
![La ville canadienne de Toronto craint une guerre entre clans mafieux. [GEOFF ROBINS / AFP]](https://i0.wp.com/static.directmatin.fr/sites/default/files/styles/image_880_495/public/toronto.jpg)
La ville de Toronto, au Canada, pourrait bientôt être le théâtre d’une guerre entre clans issus de la mafia calabraise.
L’alerte a été donnée par la justice italienne, suite à des écoutes téléphoniques menées en Italie, dans le cadre de l’opération Acero-Krupy. Une conversation entre deux membres de la « pieuvre » a notamment mis la puce à l’oreille des enquêteurs, comme l’a rapporté le site canada.com.
Dans celle-ci, Vincenzo Crupi, 50 ans, revenu récemment en Italie après avoir passé plusieurs années au Canada, et son beau-frère, Vincenzo Macri, âgé lui aussi de 50 ans. « Crupi, de retour du Canada, a fourni un rapport détaillé à Vincenzo Macri portant sur la rencontre à laquelle il avait participé et à laquelle étaient présents des hauts dirigeants de la ’Ndrangheta (la mafia calabraise, ndlr), opérant sur ce territoire », ont écrit les procureurs chargés du dossier.
Lors de cette réunion, des participants se seraient ainsi alarmés du danger d’une escalade de violence et d’un conflit armé entre les différents clans de la ‘Ndrangheta opérant depuis longtemps sur le territoire Canada. Selon le rapport, la tension serait particulièrement vive entre les clans Coluccio et Figliomeni.
« Un flot continu de cocaïne »
Les tensions entre clans mafieux est montée d’un cran au Canada l’année dernière, après le meurtre d’un important dirigeant mafieux, Carmine Verduci. Sa mort a d’ailleurs été évoquée par Vincenzo Macri et Vincenzo Crupi lors de leurs conversation, ce dernier évoquant son « assassinat ».
La ‘Ndrangheta est bien implantée au Canada, notamment dans la région de l’Ontario. Pas moins de sept clans majeurs y opéreraient, après avoir établi, comme le disent les enquêteurs, « un flot continu de cocaïne« .
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DNRED (Douane française): Les douaniers oubliés dans l’arrêté du 21 octobre 2015 relatif à l’habilitation au sein de services spécialisés d’officiers ou agents de police judiciaire pouvant procéder aux enquêtes sous pseudonyme

Arrêté du 21 octobre 2015 relatif à l’habilitation au sein de services spécialisés d’officiers ou agents de police judiciaire pouvant procéder aux enquêtes sous pseudonyme
NOR: INTC1513051A
Version consolidée au 01 novembre 2015
La garde des sceaux, ministre de la justice, et le ministre de l’intérieur,
Vu le code de procédure pénale ;
Vu le décret n° 2003-390 du 24 avril 2003 modifié portant création des directions interrégionales de la police judiciaire et relatif à l’organisation des services territoriaux de police judiciaire de la police nationale ;
Vu le décret n° 2003-734 du 1er août 2003 portant création et organisation des services déconcentrés de la direction centrale de la police aux frontières ;
Vu le décret n° 2008-633 du 27 juin 2008 modifié relatif à l’organisation déconcentrée de la direction centrale de la sécurité publique ;
Vu le décret n° 2009-1727 du 30 décembre 2009 relatif à l’inspection générale de la gendarmerie nationale et modifiant le code de la défense (partie réglementaire) ;
Vu le décret n° 2012-328 du 6 mars 2012 relatif à l’organisation territoriale de la direction centrale de la police aux frontières ;
Vu le décret n° 2013-728 du 12 août 2013 modifié portant organisation de l’administration centrale du ministère de l’intérieur et du ministère des outre-mer ;
Vu le décret n° 2013-784 du 28 août 2013 modifié relatif aux missions et à l’organisation de l’inspection générale de la police nationale ;
Vu le décret n° 2014-445 du 30 avril 2014 relatif aux missions et à l’organisation de la direction générale de la sécurité intérieure ;
Vu l’arrêté du 5 août 2009 modifié relatif aux missions et à l’organisation de la direction centrale de la police judiciaire ;
Vu l’arrêté du 30 décembre 2009 modifié relatif aux attributions et à l’organisation de l’inspection générale de la gendarmerie nationale ;
Vu l’arrêté du 1er février 2011 modifié relatif aux missions et à l’organisation de la direction centrale de la police aux frontières ;
Vu l’arrêté du 1er février 2011 modifié relatif aux missions et à l’organisation de la direction centrale de la sécurité publique ;
Vu l’arrêté du 6 mars 2012 modifié relatif à l’organisation territoriale de la direction centrale de la police aux frontières ;
Vu l’arrêté du 12 août 2013 modifié portant organisation de la direction générale de la gendarmerie nationale ;
Vu l’arrêté du 28 août 2013 modifié relatif à l’organisation de l’inspection générale de la police nationale ;
Sur la proposition du directeur général de la police nationale, du directeur général de la sécurité intérieure et du directeur général de la gendarmerie nationale,
Arrêtent :
Sont autorisés à procéder aux actes définis par les articles 706-2-2, 706-35-1, 706-47-3 et 706-87-1 du code de procédure pénale les officiers et agents de police judiciaire spécialement habilités à cette fin, affectés à l’un des services ou unités suivants :
1. Services et unités relevant de la direction centrale de la police judiciaire :
– la sous-direction antiterroriste ;
– la sous-direction de la lutte contre la criminalité organisée et la délinquance financière ;
– la sous-direction de la lutte contre la cybercriminalité ;
– les directions régionales et interrégionales de la police judiciaire.
2. Services et unités relevant de la direction centrale de la sécurité publique :
– les directions départementales de la sécurité publique ;
– les sûretés départementales ;
– les circonscriptions de sécurité publique.
3. Services et unités relevant de la direction centrale de la police aux frontières :
– l’office central pour la répression de l’immigration irrégulière et de l’emploi d’étrangers sans titre au sein de la sous-direction de l’immigration irrégulière et des services territoriaux ;
– l’unité de coordination opérationnelle de la lutte contre le trafic et l’exploitation des migrants ;
– les brigades mobiles de recherche ;
– la brigade des chemins de fer.
4. Services et unités relevant de l’inspection générale de la police nationale :
– la division nationale des enquêtes ;
– les délégations de l’inspection générale de la police nationale à Paris, Lille, Lyon, Marseille, Bordeaux, Rennes, Metz et Fort-de-France ;
– le bureau de l’inspection générale de la police nationale à Nice.
5. La direction générale de la sécurité intérieure.
6. Services et unités relevant de la préfecture de police :
– à la direction du renseignement : la sous-direction chargée de la lutte contre l’immigration irrégulière et le travail illégal des étrangers ;
– à la direction régionale de la police judiciaire : la sous-direction des brigades centrales, la sous-direction des affaires économiques et financières et la sous-direction des services territoriaux ;
– à la direction de la sécurité de proximité de l’agglomération parisienne : la sûreté régionale des transports au sein de la sous-direction régionale de la police des transports et les sûretés territoriales au sein des directions territoriales de sécurité de proximité.
7. Services et unités relevant de la direction générale de la gendarmerie nationale :
– la sous-direction de la police judiciaire ;
– le service technique de recherches judiciaires et de documentation ;
– les sections de recherches de la gendarmerie départementale et des gendarmeries spécialisées ;
– les sections d’appui judiciaire ;
– les brigades départementales de renseignements et d’investigations judiciaires ;
– les brigades de renseignements et d’investigations judiciaires de la gendarmerie d’outre-mer et des gendarmeries spécialisées ;
– les brigades de recherches de la gendarmerie départementale et des gendarmeries spécialisées.
8. Services et unités relevant de l’inspection générale de la gendarmerie nationale :
– le bureau des enquêtes judiciaires.
Les officiers et agents de police judiciaire jugés aptes, après une formation spécifique, à procéder aux actes définis par les articles 706-2-2, 706-35-1, 706-47-3 et 706-87-1 du code de procédure pénale sont spécialement habilités à cet effet par le procureur général près la cour d’appel dans le ressort de laquelle ils exercent habituellement leurs fonctions après agrément accordé, selon le cas, pour la police nationale, par le directeur central de la police judiciaire, le directeur central de la sécurité publique, le directeur central de la police aux frontières, le directeur, chef de l’inspection générale de la police nationale, le directeur général de la sécurité intérieure, le directeur de la sécurité de proximité de l’agglomération parisienne, le directeur régional de la police judiciaire de Paris, le directeur du renseignement de la préfecture de police, pour la gendarmerie nationale, par le sous-directeur de la police judiciaire de la direction générale de la gendarmerie nationale, par le chef de l’inspection générale de la gendarmerie nationale, en fonction de leur service ou unité d’affectation.
Cette habilitation ainsi que l’agrément peuvent être retirés à tout moment par les autorités les ayant délivrés ou accordés. Le retrait de l’agrément rend caduque l’habilitation.
A abrogé les dispositions suivantes :
A modifié les dispositions suivantes :
– Arrêté du 30 mars 2009
L’arrêté du 24 juin 2013 relatif à l’habilitation d’officiers ou agents de police judiciaire mettant en œuvre des techniques d’enquêtes sous pseudonyme portant sur les infractions mentionnées au sixième alinéa de l’article 24 de la loi du 29 juillet 1881 sur la liberté de la presse lorsque celles-ci sont commises par un moyen de communication électronique est abrogé.
Les habilitations délivrées en application des articles 706-2-2,706-35-1 et 706-47-3 du code de procédure pénale et en cours de validité à la date de publication du présent arrêté demeurent valables.
Le directeur général de la police nationale, le directeur général de la sécurité intérieure, le directeur général de la gendarmerie nationale et le directeur des affaires criminelles et des grâces sont chargés, chacun en ce qui le concerne, de l’exécution du présent arrêté, qui sera publié au Journal officiel de la République française.
Fait le 21 octobre 2015.
Le ministre de l’intérieur,
Bernard Cazeneuve
La garde des sceaux, ministre de la justice,
Christiane Taubira
http://www.legifrance.gouv.fr/affichTexte.do?cidTexte=JORFTEXT000031393686
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AERO-NARCOTRAFIC (Air cocaïne): sommes nous face à un harcèlement judiciaire contre Nicolas Sarkozy?
Nicolas Sarkozy impliqué dans l’affaire Air cocaïne? C’est le scénario envisagé un temps par la juge d’instruction en charge du dossier. C’est ce que révèle ce dimanche le Journal du dimanche, qui s’est procuré une copie de la procédure.
Selon le JDD, la juge d’instruction de Marseille Christine Saunier-Ruellan, a demandé à la brigade financière d’obtenir la géolocalisation des deux téléphones portables de l’ancien président. La magistrate cherchait à établir un lien éventuel entre le Falcon d’Alain Afflelou, arrêté le 19 mars 2013 à Punta Cana, en République Dominicaine, avec 700 kg de cocaïne à son bord, et Nicolas Sarkozy.
Géolocalisation et fadettes
Or, Nicolas Sarkozy était censé utiliser ce même avion pour se rendre à Bordeaux, où il était convoqué par le juge Gentil, dans le cadre de l’affaire Bettencourt, le 21 mars 2013. Soit seulement deux jours après l’arrestation tout juste évoquée. En outre, le Falcon avait été loué à trois reprises par la société LOV Groupe, appartenant à l’homme d’affaires Stéphane Courbit, qui n’est autre qu’un très proche de Nicolas Sarkozy.
L’examen de la géolocalisation des portables de l’ancien président de la République entre mars et avril 2013 et d’un an de fadettes n’a révélé aucun lien entre l’ancien président et le trafic de drogue.
« Quant à l’exploitation des éléments relatifs aux lignes téléphoniques utilisées par Nicolas Sarkozy, conclut le rapport de la brigade financière, il n’était mis en exergue aucun lien entre l’usage de celles-ci et l’enquête en cours »
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Et aussi
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AERO-NARCOTRAFIC (Air cocaïne): quant aux éventuelles retombées politiques suite à l’évasion des pilotes – Pour NS 55 DNRED, parler d’exfiltration signifierait-il qu’il s’agissait d’une opération menée par, pour ou sous couverture de services français…
L’ opération d’exfiltration ne serait-elle qu’un complot d’extrême droite qui n’est qu’une infime partie de l’iceberg?

L’extrême droite française, on le sait, est prête à tout pour arriver à ses fins. L’occasion s’est présentée récemment de faire un « coup » pendable à un gouvernement qu’ils haïssent. L’occasion, c’est bien entendu le retour extravagant des deux pilotes condamnés à 20 ans de prison en République Dominicaine, et qui sont revenus sur le sol français d’une manière qui a surpris tout le monde. Pourquoi ont-ils eux-mêmes accepté cette méthode, qui les a poussés à le faire, on les laissera en juger eux-mêmes. Ils disent aujourd’hui souhaiter se présenter devant la justice française, néanmoins, qui leur promet pourtant d’être mis en examen pour avoir participé à un trafic de drogue (1) qui a démarré bien avant l’affaire sur l’aérodrome de la Môle (2), celui qui dessert toute la jet-set de Saint-Tropez. Revenir se jeter dans la gueule du loup est plutôt rare, et c’est cependant bien à quoi on vient d’assister… à la surprise générale !
Tout est hors norme dans cette affaire : le volume de coke saisi, près de 700 kilos, l’avion utilisé (appartenant à Afflelou a-t-on pu lire, mais c’est un peu plus compliqué que cela), le nombre de pilotes à bord, puisqu’un troisième s’était invité à bord : Alain Castany, le pilote habituel d’un autre avion étonnant… celui, un temps, d’Alexandre Balkany, (on distingue ici à gauche ses cheveux blancs,à bord du F-GMMC, de Saint-Ex Aero, photographié au Bourget en juin 2009) l’homme avait enfilé au dernier moment une des deux vestes des pilotes pour tenter de se ranger parmi ceux qui en cas d’arrestation, doivent bénéficier du doute, on le sait, en cas de cargaison délictueuse.( C’est donc qu’il savait la cargaison sans facture et documents d’origine – NS 55 DNRED) (à droite on le voit également dans le HB-VWW de Dralla SA, le 8 mars 2012;, l’ex Saint-Ex F-GMMC (3)) Mais aussi la justice dominicaine, qui a réussi à arrêter une cinquantaine de personnes pour en relâcher pas mal et en disculper bien d’autres, pour rejeter au final l’ensemble des responsabilités sur les seuls quatre français, alors qu
e l’on sait à quel point le pouvoir en place est corrompu et noyé jusqu’au trognon dans le trafic : il n’y a pas si longtemps, un gigantesque coup de filet avait mené au responsable du trafic de coke local, qui n’était
autre que le chef de l’antidrogue du pays, Francisco Guerrero Hiraldo: il a été extradé depuis aux Etats-Unis. L’ancien directeur en personne de la DNCD de 2006 à 2008, qui a fini par être démasqué comme étant lui-même un trafiquant, dont les Etats-Unis, qui travaillaient étroitement avec lui avec la DEA demande aussitôt l’extradition pour être jugé en Amérique et non dans son pays d’origine. L’enquête menée sur la DNCD avait révélé qu’Hiraldo possédait des millions de dollars sur des comptes bancaires et plusieurs de ses propriétés ont été confisqués depuis.
Son complice étant Quirino Paulino, un capitaine de l’armée !!! Ziraldo a été condamné à 4 ans de prison le 4 juin dernier seulement !
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Hors norme aussi, le forum associé à l’affaire sur un site français, ‘Parole de Gaulois », qui affiche la couleur dès l’entrée (« Le Gaulois du XXI siècle est un français qui ne se reconnait plus dans son pays et qui a décidé de le crier haut et fort », clame-t-il), et qui a atteint il y a peu les 600 pages de débats, entre les partisans de « tous coupables », pilotes compris et une belle frange d’ex de l’aéronavale venus polluer les discussions avec une défense bec et ongles de leurs deux anciens collègues.
Un forum a (longuement) parcourir, pour y découvrir plein de choses intéressantes sur les personnes mises en cause, d’où ressort avant tout les aventures précédentes des deux restés sur place : l’aide d’un homme inculpé pour trafic par une juge française, et un ancien broker de Caravelle (et oui, et pas n’importe lesquelles, vous allez être bientôt surpris), également pilote du fils Balkany (voir ci-dessus) à qui vient d’arriver un bien étrange accident sur place (se faire renverser par une moto !). Aujourd’hui, il se retrouve plutôt virulent envers ses deux collègues d’infortune, s’estimant lâché et surtout craignant lors du procès d’appel subir les conséquences de la fuite de ses deux anciens collègues de cellule… sur le fameux forum, une rapide enquête ayant mobilisé 46 participants affiche 72% de partisans de « tous coupables » parmi les 4 arrêtés à Punta Cana… (la photo de l’arrestation provient du Point).
Hors norme également, la mise en scène et la manipulation de leur exflitration par un habitué des écrans de TV sous le registre d’expert en sécurité. Un homme qui a laissé derrière lui pas mal de traces, et de casseroles, dont celle en 2013 d’une retentissante affaire de surveillance ratée au sein de la firme IKEA, ou un souvenir impérissable lors d’une enquête d’Elise Lucet sur les « « Fabricants de peur », ces fameux « Spin Doctor » à l’américaine dont est si friande la chaîne privée française BFM, surnommée depuis quelques mois déjà BFN, tant elle privilégie à l’antenne les idées nocives du mouvement politique de Jean-Marie LePen, dont on a oublié qu’il passait toutes ses vacances d’hiver… Punta Cana, et ce, depuis des dizaines d’années (on y trouve plutôt habituellement Rihanna, mais bon) ! Naudin, qui en mars 2014 avait carrément écrit au au Président de la République Dominicaine Danilo Medina Sánchez, en termes fleuris : « je vous accuse de ne pas intervenir et d’autoriser officiellement un déni de justice. Combien de temps encore, allez-vous tolérer cette situation ? » avait-il dit. Au passage, il avait dans la même lettre déjà disculpé les deux pilotes seulement, affirmant que les 26 valises n’appartenaient qu’aux deux autres individus de l’affaire… ce qui consistait à les charger sans aucune hésitation : en voilà un qui avait déjà clairement choisi son camp, en tout cas.
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Sidérante encore la deuxième récupération de l’opération par un individu qui s’est empressé de se montrer en photo au milieu des deux revenants (le cliché provient de son compte internet) un ex-toujours compagnon de Marine lePen (au FN ce n’est jamais simple : viré par sa patronne pour propos ant-islam, il continue à la soutenir en Twitts islamophobes rageurs), un homme très proche des militaires, qu’il formait au Collège interarmées de défense (CID) avant là aussi d’être exclu pour dérives lexicales sur le 11 Septembre par le ministre des armées de l’époque (l’ineffable et transparent Hervé Morin, qui avait été ensuite désavoué !). L’homme en question
s’appelle Aymeric Chauprade, qui a aussi reconnu avoir été pendant quatre ans le « conseiller » du président précédent de la République Dominicaine (Leonel Fernández) au moment où celui-ci s’attirait les foudres de la DEA américaine, pour ses mauvais résultats à propos du trafic de cocaïne et son laxisme évident sur le contrôle du trafic, malgré des discours lénifiants sur ses capacités à enrayer ce même trafic (4) . Dans Paris-Match du 29 octobre, le même Chauprade fanfaronne en déclarant et en revendiquant : « j’étais le chef de l’équipe 1« clame-t-il, en posant en fier à bras. Ce qui laisse supposer… une deuxième, celle de Naudin bien sûr !
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Sidérant encore, le mode opératoire consistant à prendre un avion commercial comme si de rien n’était pour le vol de retour vers la France, ou plutôt même deux, faits via Air Caraïbes puis via Corsair (du même groupe…vendéen de Jean-Paul Dubreuil !). Une opération rendue seulement possible par l’octroi de faux papiers, des faux passeports (5) dont Naudin ne souhaite rien dire sur l’origine. Le même Naudin, qui chiffrait complaisamment il n’y a pas si longtemps le nombre de « faux permis de conduire à 30 000 » et le tarif de la réalisation des faux papiers : « selon Christophe Naudin, le prix de faux papiers s’échelonne selon la qualité de 300 euros pour une mauvaise imitation de permis de conduire à 1.500 euros pour très bonne vraie-fausse carte de séjour valable dix ans. » Le même avait clamé partout en 2011 que cette FRAUDE « coûtait des milliards d’euros à la France !!! Un expert en fraude sur BFM utilisant sans vergogne des faux papiers (il était dans l’avion de retour avec les deux pilotes !) avouez qu’il y a de quoi sourire… « Ils ont fait le voyage grâce à des cartes d’identité refaites récemment, selon les informations de France 2, » écrit France TV-Info.
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Surprenant encore l’absence de réaction gouvernementale; telle celle d’un Laurent Fabius, qui ne souhaite peut-être pas trop en ce moment se retrouver à la une des journaux, au quel cas il ne serait pas seul, et celle d’un ouvrage (« Air Cocaïne, mafias et jets privés ») sorti sur l’affaire qui ne contient que fort peu de choses que l’on ne sache déjà, et qui a surtout servi à renforcer l’idée de deux pilotes plutôt innocents (6) ce dont la justice française prendra en compte à sa juste valeur, je pense, maintenant qu’ils sont revenus sur le sol français. Des pilotes (7) ayant fui un pays souverain et venus faire deux extravagantes apparitions sur les écrans… la seconde d’un surréalisme total, le ténébreux pilote s’en prenant à l’infortuné présentateur en termes cinglants et virulents qui lui ont valu de vives remarques sur le net, et la première apparition en compagnie d’un des ténors français du barreau… En 2011, cet avocat avait défendu
celui qui était considéré comme le cerveau français du circuit de coke par avion vers l’Afrique de l’Ouest, qui avait arrêté en Mauritanie, puis relâché quelque temps après et depuis cet été – et ça c’est nouveau également (8) -, qui est à nouveau recherché par le gouvernement mauritanien, revenu sur sa décision, semble-t-il berné par des juges dont on avait grassement payé la mise en liberté de leur prisonnier. Celui-là court toujours, on le pense réfugié au Sénégal, dans son fief de Saly, qui a été aussi le lieu de villégiature d’un certain Michel Neyret… ou même pourquoi pas en France, qui sait…
Il travaillait en cheville avec d’autres français, dont un fort particulier qui mérite une nouvelle explication. L’homme, lui aussi un temps arrêté au Mali et lui aussi relâché (c’est une manie ou quoi ?), est en train de remettre en place, discrètement, dans un pays voisin, une structure mafieuse similaire à celle qui l’avait mené à venir en aide à au moins deux reprises, avec sa propre société d’aviation, a des trafiquants utilisant des jets pour amener la cocaïne à la tonne sur le territoire africain (notamment en Guinée Bissau). Car cela continue depuis, sans interruption, malgré la guerre ou la chasse au terroriste. Il faut savoir en effet que même pendant l’opération militaire française Barkhane, au Mali, lancée en aout 2014, deux autres appareils ont réussi à se poser à proximité de l’endroit où le fameux Boeing 727 avait été découvert en novembre 2009, ces deux-là avec à bord avec environ 600 kilos de cocaïne, alors que les militaires français étaient déjà sur place… avec leurs moyens de surveillance aériens, dont des Bréguet Atlantic II et des Predators flambant neuf (9) ! C’est dire le degré d’organisation des trafiquants, et leur maîtrise de la corruption à tous les niveaux : du départ, au Venezuela ou en République Dominicaine, à l’arrivée sur la côte Ouest de l’Afrique, jusqu’aux profondeurs du Mali !!!
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Bref, il va falloir que vous sachiez les attenants exacts de ce qui vient de se passer, ce que je vous propose de découvrir dans les jours à venir… en plusieurs épisodes, tant il y a à dire et expliquer sur ce fléau qu’est la circulation de la cocaïne dans le monde entier et dont cette surprenante affaire n’est qu’un petit bout d’iceberg émergeant.
« Entre 50 et 60 % de la cocaïne qui circule en France aurait transité par la République dominicaine, selon l’Office central de répression du trafic illicite de stupéfiants » (10). Hier encore, l’ancien général dominicain Antonio Valentín Jáquez López, venu donner son avis sur l’opération a eu cette phrase symptomatique : « Les éléments et les caractéristiques de cette affaire nous conduisent à penser que cette est une opération de trafic de drogue et de crime organisé », a déclaré l’ancien responsable de la Direction nationale des enquêtes (DNI). Selon l’expert, une manœuvre de cette nature ne pouvait pas être exécutée de façon unilatérale si des dominicains n’avaient pas participé à sa coordination logistique »… Vous n’êtes donc pas encore au bout de vos surprises ! Loin de là !!!
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(1) selon le quotidien le Monde en date du 28 octobre : « l’enquête française a été ouverte en mars 2013, dans la foulée de l’interception du Falcon 50 que les deux pilotes français s’apprêtaient à faire décoller de l’aéroport de Punta Cana avec 680 kg de cocaïne à bord. Elle a été confiée à la juridiction interrégionale spécialisée de Marseille. La juge d’instruction chargée de l’enquête travaille toutefois sur un trafic plus vaste encore que celui sur lequel s’est penchée la justice dominicaine. Il concerne une dizaine de vols transatlantiques au départ de Punta Cana ou de Quito en Equateur (…) Une dizaine de personnes sont actuellement mises en examen pour importation de stupéfiants en bande organisée et association de malfaiteurs. Dans ce volet français de l’affaire dite « Air Cocaïne », on retrouve les principaux protagonistes du dossier dominicain – dont les deux pilotes – mais aussi François-Xavier Manchet (http://www.varmatin.com/la-mole/air-cocaine-le-douanier-toulonnais-remis-en-liberte.1654695.html), un douanier français, basé dans le Var ou encore les responsables d’une société de location d’avions, la Société nouvelle trans hélicoptère service (SNTHS). »
(2) Selon Var-Matin, « les policiers dominicains et l’agence américaine anti-drogue surveillaient de près les rotations du jet privé, au-dessus de l’Atlantique. Sa piste était retrouvée dans le Var, dans un aéroport plutôt connu pour les déplacements de VIP et d’hommes d’affaires, à moins de vingt kilomètres de Saint-Tropez. L’aéroport de La Môle aurait vu se poser ce Falcon 50, « cinq ou six fois en 2012 », apparemment pour des vols intérieurs. »
(3) l’avion est devenu depuis N88ME, on peut le voir ici avec son immatriculation provisoire en auto-collant, une photo prise par un spotter au Robin Hood (Doncaster Sheffield) Airport le 26 mars 2013.
(4) Il avait été interpellé juste après sa réélection de par le sénateur Wilton Guerrero, le représentant la province Peravia où un assassinat fort étrange s’était produit : « le 5 août (2008), sept cadavres criblés de balles ont été retrouvés en bordure d’un champ de canne à sucre à proximité de cette ville réputée pour ses mangues et ses pâtes de fruits. Parmi les victimes, menottées et ligotées, se trouvaient un Vénézuélien, plusieurs Colombiens et un Dominicain. Seul le Nicaraguayen Holi Gomez a survécu, se faisant passer pour mort. Blessé de trois balles, « il fait mine d’être fou pour ne pas répondre aux questions », dit un enquêteur. Les autorités ont qualifié ce massacre à la Al Capone de « règlement de compte du narcotrafic international« . Le seul témoignage est celui de la domestique de la maison où résidaient les victimes à Ojo de Agua, un village près de Bani. Selon cette employée, Mercedes Carvajal, les assassins, lourdement armés, portaient des gilets pare-balles de la Direction nationale du contrôle de drogues, l’agence chargée de la lutte contre le trafic de stupéfiants. Ils ont chargé plusieurs sacs à bord d’un camion. Selon un enquêteur, ces sacs contenaient 1 200 kilos de cocaïne, qui venaient d’arriver par bateau, et plus de 200 000 dollars ». Le sénateur a révélé qu’il avait remis, il y a deux ans, un épais dossier au ministre de l’intérieur et au conseiller juridique du président, détaillant les complicités des autorités de sa province avec les narcotrafiquants. Aucune suite n’avait été donnée à ses démarches ».(4) les deux se connaissent très bien » Nous nous connaissons bien et depuis longtemps. J’ai édité son «Histoire de l’identité individuelle» aux éditions Ellipses et je l’ai fait inviter en République Dominicaine, en 2010, lorsque j’étais conseiller du président Leonel Fernandez. Nous avons été amenés à nous intéresser à cette affaire «Air Cocaïne» par des biais différents: lui en tant qu’expert en aviation, moi en tant qu’élu des français de l’étranger. Nous partageons la même conviction : ces deux pilotes sont innocents ». Un peu plus loin il affirme : « nous avons travaillé en binôme. L’idée était de monter deux équipes distinctes: l’une en République Dominicaine pour l’exfiltration Terre-Mer et l’autre pour le retour en métropole. J’étais le chef de l’équipe 1 -Dans l’ordre chronologique de réalisation- et Christophe celui de l’équipe 2. Nous avons formé nos équipes séparément, en évitant de se donner les détails parce que plus il y a d’étanchéité plus l’opération est préservée ».
(5) dans le forum déjà décrit, en page 571 du 20 octobre, un intervenant au nom de Yannix avait posté cette phrase : « pour ma part, au vu de la merdouille dans laquelle ils sont, je ferais appel aux comités de soutien pour payer les faux passeports et un voyage vers l’une des 193 nations (selon l’ONU) qui n’a pas de convention d’extradition avec la RD ou la RF. Ce à quoi il lui avait été répondu « Voilà une idée qu’elle est bonne. Complicité de faux et usage de faux, complicité d’association de malfaiteurs. Voilà de quoi re-remplir les prisons… »
(6) Présentés comme tels, mais avec une phrase intrigante laissée à l’opinion du lecteur à propos de Pascal Fauret : « le 21 janvier 2013, Pascal Fauret a envoyé un très étrange SMS au dirigeant de la SNTHS, Pierre Marc Dreyfus : « Vu ce midi avec Alain Castany. Le vol (déjà payé) attendra la réouverture de la Môle prévue vers le 15 février. Le conditionnement du chargement a été revu à une dimension plus pratique, son acheminement « plus classique », et une liste de passager « plus vacances ». Nature du chargement confirmée, provenance : m’en parler ! Je rentre chez moi commander la piscine. » C‘est à la page 38 du livre « L’affaire Air Cocaïne : Mafia et jets privés ». Visiblement, Fauret s’attendait donc avant de partir à un « chargement », en prime « conditionné ».
(7) ce ne sont pas n’importe qui en effet : « les deux hommes, âgés d’une cinquantaine d’années, sont tous deux d’anciens pilotes de chasse chevronnés de l’aéronavale française. Ils ont été décorés à plusieurs reprises pour les services qu’ils ont rendus à la France lors de différentes opérations, notamment la médaille d’Or de la Défense nationale pour leurs actions en ex-Yougoslavie ou bien dans le Golfe. Comme le précise Ouest France, Pascal Fauret a obtenu le grade de lieutenant de vaisseau en 1991 et a fini commandant dans la marine en 1997. Bruno Odos, lui, était au service de la marine de 1981 à 1990 avant d’intégrer l’armée de l’air jusqu’en 1999. Des parcours prestigieux ». Un commandant de marine avait en 2010 un salaire oscillant entre 3000 et 3500 euros par mois. Pour le calcul des retraites, la participation à des opérations spéciales ouvre droit à des bonus, nous dit en plus le service des armées …
(8) « Nouakchott a sollicité le concours d’Interpol pour l’arrestation du français Eric Walter Amegan, libéré par les autorités mauritaniennes, en vertu d’une grâce présidentielle accordée par le Chef de l’Etat mauritanien le 15 avril 2011. On se souvient, le scandale d’Amegan et consorts, avait entraîné la radiation de quatre magistrats, soupçonnés d’avoir libéré des personnes condamnées pour un très important trafic de cocaïne. La Cour suprême avait annulé cette décision et ordonné la remise en prison des prévenus. Mais entretemps, trois d’entre eux avaient fui : deux Mauritaniens, Mini Ould Soudani et Sid’Ahmed Ould Taya, et le franco-africain, Eric Walter Amegan, au parcours pour le moins surprenant, objet de l’appel lancé par Nouakchott auprès d’Interpol. » Amegan avait pourtant entretemps déjà avoué (à des policiers français) être à l’origine de l’arrivée de l’avion de Nouadhibou, chargé de plus de 600 kilos de coke, en mai 2007. Parmi les personnes incriminées, Sidi Ahmed Ould Taya, qui n’est autre quel le commissaire de police mauritanien… chargé de la coordination avec Interpol !!!
« Immédiatement, les autorités mauritaniennes demandent son extradition. Mais l’homme a manifestement des relations. D’après une source policière française, Francis Spizner, ténor du barreau parisien et avocat de plusieurs dirigeants africains dont Théodore Obiang Nguema et Abdoulaye Wade, intervient auprès de la présidence sénégalaise pour empêcher cette extradition, affirmant qu’Amegan risque la peine de mort en Mauritanie. Le décret d’extradition sera pourtant bien signé le 20 avril 2009 par le chef de l’Etat et le Premier ministre sénégalais. Le procès s’ouvre début 2010, à Nouakchott. Décidément doté d’un bon carnet d’adresse, Eric Walter Amegan est défendu par deux avocats français bien connus, Jacques Vergès (cf mort le 15 août 2013 à Paris) et Eric Dupond-Moretti. Peine perdue. Il est condamné le 11 février 2010 à 15 ans de prison. Six autres personnes écopent de peines de prison, dont Sid’Ahmed Ould Taya, un commissaire de police, un ancien correspondant d’Interpol en Mauritanie, et l’homme d’affaires Mini Ould Soudani. L’affaire semble alors bel et bien terminée. Pourtant, Amegan bénéficie d’une étonnante mansuétude. Le 15 février 2011, il bénéficie ainsi d’une mesure de grâce présidentielle qui réduit de 15 à 10 ans la condamnation à la réclusion criminelle. Puis le 11 juillet 2011, coup de théâtre, il est acquitté par la Chambre criminelle de la Cour d’appel de Nouakchott, ainsi que de nombreux co-accusés poursuivis dans le cadre de ce dossier. Il est libéré le lendemain et n’a pas été revu depuis ». Plus intrigante encore, la rencontre de l’ambassadeur français Michel Vandepoorter, le 12 septembre 2008, juste après le coup d’Etat, avec son auteur le Général Mohamed Ould Abdel Aziz, avait fait l’objet de bien des interrogations: le sort d’Amenant avait-il été évoqué ce jour-là ? D’aucuns le pensent.
(9) selon le Point, numéro spécial N°7 de juillet-août 2015, « Le vrai pouvoir des Mafias » page 200.
(10) selon Blandine Kreiss, l’ambassadrice française en République Dominicaine, « L’Ocrtis estime que 60% de la drogue découverte en France transite par la République dominicaine. Tout ce qui vient de Colombie, du Pérou, remonte et passe par la République dominicaine et Haïti. C’est une zone de rebond vers l’Europe. Paris est relié directement à Saint-Domingue par Air France, Air Caraïbes, sans compter les vols charters. Les Antilles françaises, la Martinique et la Guadeloupe sont dans notre environnement régional proche. En 2013, 10 tonnes ont été saisies ici et quasiment rien en Haïti. Outre les liaisons aériennes, le gros du trafic se fait par voie maritime, avec des volumes transportés pouvant aller jusqu’à 1,5 tonne sur des bateaux de plaisance et encore plus sur des conteneurs ». A noter que pour leur retour, les deux pilotes avaient pris un vol… Air Caraïbes… et qu’auparavant, ils avaient utilisé un bateau de plaisance..
Un résumé de l’affaire depuis le début
http://www.lejdd.fr/Societe/Faits-divers/Actualite/Punta-Cana-Saint-Trop-ligne-de-coke-605539
une mise au point récente :
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PUNTA CANA (Air cocaïne): la fuite des… responsabilités … par Philippe Bilger
J’ai très mauvais esprit. Cela doit résulter du fait que pendant plus de vingt ans à la cour d’assises de Paris, j’ai entendu beaucoup plus de coupables contester les crimes qu’ils avaient commis que les reconnaître.
Dès l’origine, quand les deux pilotes du Falcon 50, Pascal Fauret et Bruno Odos, ont été interpellés, avec Alain Castany membre de l’équipage et Nicolas Pisapia passager, par les autorités dominicaines au mois de mars 2013, il était facile de prévoir l’imbroglio qui allait s’ensuivre (Le Monde, Le Parisien, Le Figaro).
L’avion qu’ils s’apprêtaient à faire décoller de l’aéroport de Punta Cana contenait 680 kg de cocaïne.
Le 14 août, ses quatre occupants étaient condamnés pour trafic à 20 ans d’emprisonnement.
Ils interjetaient appel de cette décision. Alors que le ministère public s’opposait à la remise en liberté des deux pilotes qui avaient déjà subi quinze mois de détention provisoire en arguant d’un risque de fuite, le tribunal de Saint-Domingue avait fait droit à leur demande en leur interdisant de quitter le territoire dominicain.
Castany et Pisapia étaient également placés sous contrôle judiciaire et demeurent à la disposition de la justice dominicaine dans l’attente du procès en appel.
Pour, paraît-il, un si piètre état de droit, il était en tout cas capable d’une mansuétude et d’une naïveté dont probablement la justice française n’aurait pas su faire preuve.
Lors de leur condamnation à tous quatre, même si apparemment ils continuent à protester de leur innocence, des éléments ont été portés à notre connaissance par les médias français, notamment sur les circonstances de leur interpellation et l’acheminement, par une voie détournée, des 26 valises contenant la cocaïne dans l’avion. Ils permettaient de considérer qu’il y avait pour le moins matière à enquêter, à soupçonner, voire à condamner, globalement ou en partie.
La fuite des deux pilotes Fauret et Odos prétendant s’en remettre à la justice française me fait songer, toutes proportions gardées puisque Battisti avait commis deux assassinats et était complice de deux autres, au comportement de fuyard de ce dernier qui placé sous contrôle judiciaire par la chambre d’accusation de Paris en avait profité pour disparaître.
Les modalités du retour en France de MM.Fauret et Odos – en bateau puis en avion – ont été maintenant dévoilées par un criminologue français et spécialiste de la sûreté aérienne, Christophe Naudin, qui s’est chargé de la partie « opérationnelle » de l’entreprise pour un coût de 100 000 euros financés par des « donateurs ». Le député européen FN Aymeric Chauprade aurait, lui, recueilli la demande des familles pour l’exfiltration des pilotes. Ceux-ci – ancien commandant de la Marine pour Odos et ancien lieutenant de vaisseau pour Fauret – auraient bénéficié de la solidarité active de marins et de militaires de l’Aéronavale. Un Sénateur UDI des Français à l’étranger, Olivier Cadic, n’a cessé d’affirmer l’innocence – à partir de quoi ? – de Fauret et Odos en se permettant de dénoncer l’attitude du pouvoir qui les aurait abandonnés.
Cette sauvegarde collective faisant échapper les deux condamnés à leur procès en appel en République dominicaine qui n’est pas un Etat totalitaire, loin de m’apparaître comme un processus honorable et patriotique, ressemble fort à une soustraction opportune à la justice dominicaine.
Quelle étrange attitude que de profiter, pour échapper à leurs responsabilités, de soutiens fidèles, anciens, prêts à tout en abandonnant Alain Castany qui juge « leur fuite irresponsable et déloyale » et Nicolas Pisapia qui invoque son honneur et sa volonté de se voir innocenté par la justice dominicaine ! Quel singulier et désinvolte propos que celui de Pascal Fauret exprimant qu’il n’était pas « marié avec Castany et Pisapia » ! Cette manière de quasiment se vanter d’avoir fait « justice » à part ne laisse pas d’étonner de la part de personnalités ayant profité au contraire d’une aide discutable mais altruiste…
Outre le sentiment d’une totale indifférence à l’égard des deux qui sont restés et risquent de subir les conséquences judiciaires de cette disparition, je ne peux pas m’empêcher d’éprouver la trouble impression que cette fuite des uns et ce maintien en République dominicaine des autres cachent autre chose que ce qui nous est présenté publiquement mais peut-être la traduction d’une implication inégale dans le trafic de cocaïne concerné.
La procédure dominicaine se poursuivra avec l’appel mais une information avait déjà été ouverte à Marseille, au mois de février 2013, pour des présomptions d’un très vaste trafic de cocaïne dans lesquelles l’interpellation du mois de mars 2013 a ajouté sa pierre.
Bruno Odos a déclaré qu’il n’avait pas « peur » et qu’il n’avait « rien à se reprocher ». Pour l’instant, contre lui et Pascal Fauret – celui-ci a choisi un second avocat, Me Dupond-Moretti, il est donc très coupable ou très innocent ! -, n’existe que la condamnation dominicaine.
Pour le procureur général de la République dominicaine, « leur fuite est une preuve supplémentaire de leur culpabilité ». C’est un point de vue qui peut se soutenir mais Me Dupond-Moretti qui n’a plus le choix nous dit qu’ils sont innocents. Alors ?
Pour ma part, je refuse de me laisser enfermer dans un patriotisme de mauvais aloi. Je déteste plus les trafiquants de cocaïne que je ne me sens solidaire avec des Français qui en seraient coupables.
Une ultime interrogation : si les pilotes étaient condamnés en France, dans quel pays se rendraient-ils ensuite pour réclamer une justice à leur goût, une justice qui n’aurait le droit que de les croire ?
Philippe Bilger
http://www.philippebilger.com/
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Air cocaïne: l’évasion des pilotes a coûté « des dizaines de milliers d’euros »
Sur BFMTV, Christophe Naudin, expert en sécurité aérienne, revient sur sa participation à l’évasion des deux pilotes français condamnés en République dominicaine. Il explique avoir « répondu à une demande » et raconte la fuite.
Le spécialiste de la sécurité aérienne et consultant BFMTV, Christophe Naudin revient sur l’évasion des pilotes d’Air cocaïne. L’expert a participé à « l’exfiltration » des deux Français condamnés en République dominicaine pour trafic de drogue.
« Il y a une demande qui m’a été communiquée, comme quoi il était nécessaire et indispensable, pour des questions d’assistance à personne en danger, de monter une opération pour aller chercher nos amis, nos compatriotes ».
Il précise que cette demande a été « faite par les familles » et est « passée par un élu ». Lui assure n’avoir rien fait tout seul. « Il y a une équipe derrière », plaide-t-il.
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AERO-NARCOTRAFIC: l’interview
Les internautes scandalisés par l’attitude de Bruno Odos, l’un des pilotes « Air cocaïne », au JT de France 2
Invités à s’exprimer pendant le journal télévisé de France 2 mardi 27 octobre, les deux hommes ont expliqué avoir été aidés « par des amis, des gens exceptionnels et quand ça nous a semblé jouable, on est partis ». « Je préférais l’action à la résignation », a avancé Pascal Fauret qui était sur le plateau du 20H.
Interrogé en duplex, Bruno Odos s’est cependant montré moins avenant face à Julian Bugier (voir la vidéo en tête d’article). Refusant de répondre à une première question sur « la peur, l’angoisse » pendant sa fuite, le pilote a déclaré: « Avant de poser la question de pourquoi on est partis, il faudrait aussi demander pourquoi on est resté », assurant s’être conformé à « tout ce qui [leur] avait été demandé » en République dominicaine « jusqu’à ce que [leur] confiance soit trahie ».
Alors que le journaliste a tenté d’en savoir plus sur les moyens utilisés pour s’échapper et les coûts de cette opération, Bruno Odos a estimé que ces thèmes « ne [l’intéressaient pas], ça n’a pas d’intérêt ». « Laissez moi terminer, a-t-il ensuite demandé à Julian Bugier qui voulait lui poser une nouvelle question, tout ça je m’en moque ».
Une fois la parole donnée à Pascal Fauret, Bruno Odos a de nouveau coupé l’entretien. « Vous m’avez demandé d’être chez moi, à votre disposition, alors si vous n’avez pas de questions à me poser, je vais retourner à mes occupations », a-t-il annoncé face au journaliste qui essayait « d’équilibrer les prises de parole ».
Une attitude qui a scandalisé bon nombre d’internautes. Sur Twitter, plusieurs messages critiquant la « condescendance », l' »impolitesse » ou encore l' »agressivité » de cet invité ont été publiés parmi les élans de soutien à Julian Bugier pour « son calme » et son professionnalisme », comme vous pouvez le voir ci-dessous.
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Toute l’actualité sur http://www.bfmtv.com/ Bruno Odos, l’un des deux pilotes qui se sont échappés de République dominicaine, a témoigné mercredi sur BFMTV. L’ancien militaire n’avait pas participé à la conférence de presse organisée mardi par ses avocats en présence de l’autre pilote Pascal Fauret. Bruno Odos s’est voulu combatif: « je n’ai pas peur à partir du moment où je n’ai rien à me reprocher » mais il admet rester « prudent et attentif à tout ce qui se passe « . Le pilote demande que « sa vérité soit entendue » par la justice et il reste persuadé qu’elle servira à l’enquête.
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Air Cocaïne: « Il y a forcément eu des complicités au sein de l’Etat français » – L’Express
Par Jérémie Pham-Lê, publié le 28/10/2015 à 16:57 , mis à jour à 19:13
Les deux pilotes français Pascal Fauret et Bruno Odos affirment avoir fui la République dominicaine pour chercher la justice française.
AFP Photo / Erika Santelices
Déjouer les gardes-côtes dominicains, quitter la Martinique en avion et sans passeport… « L’exfiltration » des deux pilotes impliqués dans l’affaire Air Cocaïne semble être inspirée d’un film d’espionnage. Mais était-ce vraiment si compliqué à mettre en place? Pas sûr.
S’ils sont plutôt diserts pour clamer leur innocence, Pascal Fauret et Bruno Odos se montrent bien plus avares en commentaires lorsqu’il s’agit d’évoquer les coulisses de leur exfiltration. Les pilotes français sont parvenus à quitter la République dominicaine, où ils ont été condamnés à 20 ans de prison dans l’affaire Air Cocaïne, pour regagner la France. Les deux hommes étaient pourtant visés par une interdiction de quitter le territoire.
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AERO-NARCOTRAFIC (Affaire « Air Cocaïne »): les deux pilotes français ont fui la République dominicaine et sont en France
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