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Publié le Vendredi 04 Déc. 2015, 22h50 | Mis à jour : 23h52
Aéroport d’Orly. Onze personnes ont comparu devant le tribunal de Créteil pour un vaste trafic de cocaïne entre la Guyane et le Val-de-Marne. (LP/Q.L.)
Ils avaient mis au point un important trafic de cocaïne entre la Guyane et l’aéroport d’Orly (Val-de-Marne) : dix personnes ont été condamnées à des peines allant d’un an avec sursis à huit ans de prison ferme vendredi par le tribunal correctionnel de Créteil.
Des mules jusqu’aux têtes de pont du réseau, les prévenus, tous originaires de Guyane ou de Martinique, étaient accusés d’avoir fait transiter au moins 100 kilos de cocaïne entre janvier et septembre 2014. Ce trafic de grande ampleur reposait sur des complicités au sein de l’aéroport Félix-Eboué de Cayenne.
Le procureur avait requis jusqu’à douze ans de prison, des peines «particulièrement lourdes au regard des quantités saisies, de l’organisation et de la corruption qui a permis à des personnes de s’enrichir». Pour le magistrat, les prévenus étaient particulièrement bien organisés.
Au départ de Guyane, une passeuse se voyait confier un bagage dans lequel elle mettait ses affaires personnelles. Puis un second bagage presque identique contenant, lui, de la cocaïne était introduit clandestinement dans la soute de l’avion avec l’aide d’hôtesses au sol chargées de l’enregistrement des bagages. Ensuite, des bagagistes complices permettaient à ce sac d’éviter les contrôles aux rayons X. Une fois arrivée à l’aéroport d’Orly, la mule n’avait plus qu’à récupérer le bagage dissimulant la cocaïne, tandis qu’une autre personne présente sur le même vol devait prendre le bagage contentant les effets personnels de la passeuse.
En cas de contrôle, la mule, rémunérée quelques milliers d’euros, pouvait ainsi prétendre à une erreur. Ce système ne pouvait fonctionner qu’avec des complicités aéroportuaires, a souligné le procureur. «Il y a quelque chose de pourri à l’aéroport de Cayenne», a-t-il affirmé. Selon lui, d’autres acteurs de ce trafic n’ont pas pu être identifiés et «ont peut-être passé les mailles du filet»». L’enquête avait commencé en juin 2014 après l’arrestation à l’aéroport d’Orly d’une femme qui transportait près de 30 kilos de drogue dans ses valises. Au total, 112 kg de cocaïne ont été saisis, pour une valeur estimée à plus de 4 millions d’euros.
Parti pour acheter une voiture, l’accusé est revenu avec de l’héroïne.
Jérémy Parmentier n’a pas le profil du trafiquant de drogue, du dealer de grand chemin. Pourtant, tant le procureur de la République ainsi que son avocat ont trouvé le qualificatif pour résumer cette affaire : stupidité.
Ce Hamois de 32 ans a été arrêté le 27 novembre dernier à Bellenglise lors d’un banal contrôle routier. Son véhicule est fouillé et les gendarmes trouvent dans un accoudoir un pain emballé dans du scotch, qui, après analyse, contient 213 grammes d’héroïne. À la barre, l’accusé déballe alors une histoire pour le moins saugrenue. Il s’est rendu à Rotterdam pour faire l’acquisition d’un véhicule pour son travail chez un grossiste en véhicules d’occasion. Mais rencontre sur le parking deux semi-grossistes en drogues dures qui lui proposent de travailler pour eux. S’il reconnaît, au début, ne pas avoir prêté l’oreille à cette offre, il rappelle ces deux personnes avant un nouveau voyage aux Pays-Bas, cédant aux sirènes de l’argent facile. Un pays dans lequel il se rend finalement à cinq reprises en trois mois. Autant de virées dans lesquelles il engloutit une partie de l’argent qu’il a emprunté pour financer l’achat de son véhicule, et sans avoir même trouvé son bonheur. Circonstances aggravantes, il a détruit la puce d’un de ses deux téléphones portables, et a effacé la majeure partie du répertoire de l’autre.
« Vos explications sont fantaisistes »
De quoi passablement irriter le procureur de la République Damien Savarzeix. « Votre fable, vos explications sont fantaisistes. On est aux antipodes de l’acheteur malheureux à cinq reprises qui pour se refaire une santé financière, décide, la mort dans l’âme, de s’acheter de la drogue. » Pour le représentant du ministère public, il n’y a pas l’ombre d’un doute : c’est la cupidité qui a poussé Jérémy Parmentier à acheter de la drogue. « C’est au tribunal de protéger la société de ce fléau. Je demande deux ans de prison dont un assorti du sursis, et le maintien en détention. »
L’avocat de l’accusé évoque lui aussi, la stupidité, le gros péché de son client. « Son but n’est pas de monter un commerce, il a simplement voulu trouver une solution pour enrayer la précarité dans laquelle il est. »
D’accord avec le procureur sur le quantum de la peine, Maître Gallier espérait que son client échappe à la prison. Peine perdue puisque le tribunal condamne le Hamois à 18 mois de prison dont 9 avec sursis. Mais il est reparti réfléchir sur ses actes à la maison d’arrêt.
Me Loris Cavaliere, avocat de la famille Rizzuto, à la sortie de l’église, lors des funérailles de Vito Rizzuto.
PHOTO HUGO-SÉBASTIEN AUBERT, LA PRESSE
Trafic de cocaïne, taxes imposées aux trafiquants, collecte et blanchiment d’argent, actes de violence, règlement de conflits; tous les sujets de discussion auraient été abordés sans retenue au bureau du criminaliste Loris Cavaliere, arrêté la semaine dernière dans une frappe policière majeure.
C’est ce qu’ont indiqué à La Presse des sources proches de l’enquête Magot-Mastiff par laquelle la police a décapité une alliance formée par la mafia, les Hells Angels et le gang de Gregory Woolley qui aurait dirigé les destinées du crime organisé montréalais depuis la mort du parrain Vito Rizzuto il y a deux ans.
Qualifié de « bouclier juridique » par la police, les locaux du criminaliste, situés sur le boulevard Saint-Laurent à Montréal, auraient constitué un véritable quartier général où les acteurs du crime organisé montréalais établissaient leur agenda et discutaient affaires.
Selon nos informations, le bureau de l’avocat et un commerce voisin, où se seraient également tenues des rencontres entre criminels visés par l’enquête, auraient fait l’objet d’une surveillance par caméras intérieures et extérieures et auraient été écoutés par les enquêteurs durant plus d’un an, jusqu’à la frappe policière. L’appareil cellulaire de l’avocat a également été branché.
Dans certaines conversations auxquelles auraient pris part des personnes liées aux Hells Angels ou à leur club-école des Devils Ghost, il aurait notamment été question d’une mystérieuse liste contenant les noms et les adresses de quelques personnes trouvée chez un proche des motards il y a quelques mois.
Les suspects auraient également discuté des meurtres de membres importants du crime organisé montréalais commis ces dernières années, a-t-on appris.
Un facilitateur
Me Cavaliere est connu comme étant l’avocat du clan Rizzuto depuis des décennies. Lors de leur conférence de presse décrivant la frappe la semaine dernière, les responsables ont utilisé le mot « facilitateur » pour décrire son rôle auprès des principaux suspects arrêtés ou ciblés dans l’enquête Magot-Mastiff.
Des sources ont confié à La Presse que l’avocat aurait prêté son bureau à des criminels pour qu’ils puissent s’y rencontrer et comploter pour commettre certains crimes, que ce soit en son absence ou en sa présence. Il aurait même participé à des discussions impliquant des individus considérés par la police comme des membres de la Table de direction de la mafia, des chefs de clan et des importateurs de cocaïne. L’avocat aurait également conseillé des individus criminalisés et serait intervenu pour régler des différends.
Le criminaliste se serait même vanté, alors qu’il était sur écoute, de pouvoir compter depuis plusieurs années sur une taupe au sein des forces de police. Mais vérification faite auprès de la Sûreté du Québec, rien durant l’enquête Magot n’est venu appuyer les dires de l’avocat, au contraire.
Me Cavaliere est toujours détenu et son enquête sur remise en liberté a été fixée à la semaine prochaine, pour la forme. Il est accusé de gangstérisme et de complot pour trafic de stupéfiants. Mercredi, la résidence de l’une de ses proches a été perquisitionnée et les avocats des principaux suspects ont annoncé qu’ils attendaient la divulgation d’une nouvelle preuve avant de décider s’ils renonceront ou non à l’enquête sur remise en liberté de leurs clients. La Couronne pourrait également libérer l’avocat sous conditions. On peut penser que l’une de celles-ci pourrait être de ne plus pratiquer le droit d’ici à la fin des procédures.
L’enquête Magot
Lancée en janvier 2013, elle visait d’abord le chef de gang Gregory Woolley avant d’englober le parrain Vito Rizzuto et ceux qui lui ont succédé après sa mort en décembre 2013. L’enquête a pris fin la semaine dernière notamment par l’arrestation de Loris Cavaliere, Leonardo Rizzuto et Stefano Sollecito, considérés par la police comme les deux nouveaux chefs de la mafia montréalaise, et de Gregory Woolley et ses deux lieutenants, Dany Sprinces Cadet et Jean Winsing Barthelus.
L’enquête Mastiff
Amorcée en 2014, elle visait une cellule de trafic de cocaïne dans le secteur d’Hochelaga-Maisonneuve dont les responsables auraient versé des redevances aux Hells Angels, à Maurice Boucher et au gang de Gregory Woolley. Avec cette enquête, les policiers cherchaient surtout à connaître la route de l’argent provenant de la vente de drogue et ils ont pu compter sur un agent civil d’infiltration très bien placé dans l’entourage du chef de la cellule de trafic de stupéfiants. Après quelques mois, Mastiff a fusionné avec le projet Magot car plusieurs individus étaient ciblés dans les deux enquêtes.
Les trafiquants enregistraient deux bagages identiques : Dans le premier, 30 kilos d’effets personnels et de serpillières… et dans l’autre, 30 kilos de cocaïne (photo d’archives)
Les 11 Guyanais mis en cause dans l’affaire du vaste trafic de cocaïne, qui transitait par l’aéroport Félix-Éboué – et qui a fait les grands titres en fin d’année dernière – seront jugés demain, jeudi et vendredi à Créteil.
Entre septembre et octobre 2014, Héliane Bazas, Claude Roseau, dit « l’Italien » , et Delroy Peters, considérés comme les deux têtes du réseau ; Floriane B. (17 ans) et Naëlle Limois, les deux « passeuses » ; Naël Belay, chargé de surveiller les porteurs de bagages ; Cannelle Homé-Ho- Chung et Yonéla Sallègue, hôtesses d’enregistrement ; Tanguy Marius, employé de Galéa, société de contrôle des personnes à l’aéroport ; Jean-Luc Libos cadre à la CCIG, Steeve Sicéron, employé à l’hôpital de Cayenne, Frédéric Damas, agent immobilier (déjà connu pour des affaires de drogue), sont interpellés, placés en garde à vue et conduits devant le juge d’instruction de Créteil.
Ce sont les 11 Guyanais (la moitié d’entre eux a moins de 30 ans) qui ont été mis en examen et placés, dans un premier temps, en détention provisoire à Paris. Tous sont soupçonnés d’avoir été impliqués dans un énorme trafic de cocaïne entre le Suriname et la France, via l’aéroport Félix-Éboué. Les trafiquants auraient empoché près de 1,6 millions euros. Entre juin et octobre 2014, 120 kilos de cocaïne ont été saisis par les policiers. Plus de 420 auraient atterri sur le marché parisien avant. Ils seront devant les juges du tribunal correctionnel de Créteil dès demain.
Les avocats guyanais de certains des prévenus (Me Jérémy Stanislas, qui assure les intérêts de Delroy Peters et de Frédéric Damas ; Me Boris Chong-Sit qui défend Cannelle Homé-Ho-Chung et Me Anne Fichet-Radamonthe, l’avocate de Jean-Luc Libos) sont arrivés durant le week-end à Paris. Ils ont pu s’entretenir avec leur client hier pour mettre au point leurs stratégies de défense. Me Stanislas et Me Maurice, du barreau de Paris, ont soulevé des moyens de nullité de la garde à vue pour l’un des mis en cause, Frédéric Damas. « La chambre de l’instruction de la cour d’appel de Paris avait refusé d’y faire droit. Nous avons poursuivi jusqu’à la chambre criminelle de la cour de cassation, qui a cassé la décision rendue par la cour d’appel et a renvoyé l’affaire devant la même cour, mais autrement composée. La date n’a toujours pas été fixée » , explique l’avocat guyanais. Cette décision de la chambre criminelle de la cour de cassation devrait entraîner le renvoi de l’affaire en attendant que Frédéric Damas repasse devant la chambre de l’instruction de la cour d’appel de Paris. « Personne ne sait ce que les juges du tribunal de Créteil vont décider. Juger quand même alors que la cour d’appel va devoir se prononcer ou renvoyer une nouvelle fois l’affaire ? » , s’interroge-t-il.
Published: 06:12 GMT, 30 November 2015 | Updated: 23:57 GMT, 30 November 2015
Fugitive Mexican drug lord El Chapo’s sprawling empire commands most of the illicit drugs trade in the United States, a new DEA report shows.
The drugs kingpin’s Sinaloa cartel controls swathes of the US, with his organization only facing real competition in New Mexico, southern Texas and a handful of cities in the north west of the country.
The findings were released by the Drug Enforcement Administration (DEA) in an unclassified report showing the influence of Mexican drug cartels north of the border.
Scroll down for video
This graphic drawn up by the DEA shows where El Chapo’s criminal gang, the Sinaloa Cartel, has the most power, in dark and pale yellow. The darker the yellow, the more influence the gang has. However, it is still the most influential gang even in the pale yellow areas
Fugitive Mexican drug lord El Chapo (pictured in 2014, left and right) whose sprawling empire commands most of the illicit drugs trade in the United States
Joaquín ‘El Chapo’ Guzmán escaped from prison in Mexico in July and has been on the run since.
Meanwhile his Sinaloa cartel has continued to operate – as it did when he was behind bars – trafficking heroin, methamphetamine, cocaine, and marijuana across the border on an industrial scale and flogging it to dealers.
The first graphic drawn up by the DEA (see above) shows where El Chapo’s criminal gang has the most power, in yellow. Dark yellow denotes the areas where it has the most influence. Pale yellow denotes the least – although Sinaloa still has more influence than any other cartel in these areas.
The dark yellow seems to cover most of the east of the US as well as patches on the west coast and in Hawaii.
The pale yellow covers most of central and west US.
The circular discs on Figure 1 below show urban areas, and which cartels wield the most power there, with El Chapo’s organization again having strongholds across the US – even in Alaska, thousands of miles from Mexico.
The circular discs show urban areas which cartels wield the most power there, with El Chapo’s organization (yellow) again having strongholds across the US
El Chapo’s (pictured in 2000) cartel trafficks heroin, methamphetamine, cocaine, and marijuana across the border on an industrial scale
El Chapo’s escape from a Mexican maximum security prison through a mile-long tunnel started in his cell.
The only anomalies appear to be in New Mexico and Texas, where both the Juarez and Gulf cartels – known as transnational criminal organizations (TCOs) by the DEA – rule the roost.
The report states that El Chapo’s group ‘maintains the most significant presence in the United States’.
It continues: ‘Mexican TCOs pose the greatest criminal drug threat to the United States; no other group is currently positioned to challenge them.
‘These Mexican poly-drug organizations traffic heroin, methamphetamine, cocaine, and marijuana throughout the United States, using established transportation routes and distribution networks.
‘They control drug trafficking across the southwest border and are moving to expand their share, particularly in the heroin and methamphetamine markets.’
A third map (Figure 3, below) shows the where the most heroin-related deaths occur in the United States, with darker shaded states meaning more deaths. Ohio appears to have the most.
Higher numbers of deaths related to heroin appear to take place in states where cartels have the greatest influence over the population, such as in the north west, California and Texas.
A third map (Figure 3, below) shows the where the most heroin-related deaths occur in the United States, with darker shaded states meaning more deaths
The drug lord prized open a 20×20 inch grill in the shower floor (pictured), and climbed down a 32ft shaft into a complex tunnel system
Escape route: The tunnel through which Mexican drug lord Joaquin ‘El Chapo’ Guzman fled in July after his accomplices worked for months to set him free
The tunnel emerged miles away outside the jail’s grounds, allowing him to escape before the authorities – or at least ones that were not in his side – knew he had disappeared
El Chapo’s escape from a Mexican maximum security prison through a mile-long tunnel started in his cell.
The drug lord prized open a 20×20 inch (50x50cm) grill in the shower floor, and climbed down a 32ft shaft into a complex tunnel system.
Mexican officials estimated that it took his henchmen a total of 352 days – with four miners working eight to 10 hour shifts – all right under the feet of the guards to complete the tunnel.
The escape was a major embarrassment for Mexican President Enrique Pena Nieto.
Many believe that El Chapo had help from inside the jail with his escape.
After his previous escape from jail in 2001, dozens of prison workers, including the warden, were prosecuted.
In October, six people accused of helping him flee jail were arrested, according to Mexico’s Attorney General.
Among those in custody were El Chapo’s brother-in-law, who police say oversaw the construction of the mile-long tunnel under the jail, and one of the kingpin’s lawyers accused of devising the escape plot.
Other suspects arrested included person who negotiated the purchase of the plot of land where the tunnel emerged, and two airplane pilots.
Argentina said earlier this month that there was no truth to a tip that the fugitive Mexican drug boss was in hiding along its border with Chile after a mystery call put the country’s forces on high alert.
President Cristina Fernandez’s government revealed it had received information that Guzman, the world’s most wanted drug trafficker, had sought to cross the Chilean/Argentine in Patagonia.
‘We tracked down the call, found who made it,’ Security Secretary Sergio Berni told radio station La Red.
After interrogating him, a judge found there was no truth to the caller’s information.
Le 30 novembre par Frédéric Ferrières Le prévenu avait caché les stupéfiants dans la roue de secours. Mais la forte odeur dans l’habitacle l’a trahi.
PHOTO/Archives L’Indépendant
Le passé judiciaire a fait pencher la balance en la défaveur du prévenu défavorablement connu.
Qui est le commanditaire de ce transport de stupéfiants ? Cette question est systématiquement posée au prévenu lors des audiences correctionnelles, mais trouve rarement de réponse. Ce cas de figure s’est reproduit, vendredi dernier, lorsque Simon, un trentenaire, a été présenté à ses juges dans le cadre de la comparution immédiate.
L’homme s’est fait interpeller sur Nomexy le 24 novembre en soirée, à la suite d’un contrôle qu’il aurait pu éviter s’il ne téléphonait pas au volant. Un comportement qui va lui coûter cher car les gendarmes trouvent dans son véhicule 200 grammes d’héroïne et 10 grammes de cocaïne. La barque est déjà bien pleine, mais elle va s’alourdir lorsque les militaires découvrent que l’homme est un récidiviste. Deux ans plus tôt, il a tenté de passer un kilo de cocaïne à la douane d’un aéroport français, alors qu’il revenait de Guadeloupe.
Décidément, James Bienvenu a du mal à se défaire du marché de la drogue… Car à peine 5 mois après avoir fini sa peine relative à ce kilo de cocaïne, il a replongé en assumant ce rôle s’apparentant à celui d’une mule. Concrètement, il est allé chercher ces stupéfiants sur Nancy, afin de les livrer à un destinataire. Mais au final, il n’a pas eu le temps d’arriver à bon port.
Face aux juges du tribunal d’Epinal ce vendredi, le prévenu s’est dit démuni pour expliquer ce « travail » qui devait lui permettre de se faire un peu d’argent. Mais pour la substitut du procureur Alice Mazière, la réitération de faits liés aux stupéfiants, surtout après avoir été libéré cinq mois plus tôt, doit être punie sévèrement. Deux ans de prison dont six mois avec sursis et mise à l’épreuve sont requis. Me Emeline Aquino, pour la défense, affirme que son client n’a pas cédé si aisément aux sirènes de l’argent facile. Car depuis sa libération, il a fait des efforts pour se réinsérer en cherchant du travail via Pôle emploi et en s’inscrivant aussi à une formation dans la maintenance. L’avocate demande un placement sous bracelet électronique.
Au final, l’homme a écopé d’un an de prison dont quatre mois avec sursis et mise à l’épreuve. S. de G.
Des membres des Hells Angels sont jugés depuis lundi devant le tribunal correctionnel de Bordeaux pour trafic de cocaïne, détention d’armes et vols en bande organisée.
Les douze prévenus, qui comparaissent depuis hier devant la 1re chambre du tribunal correctionnel de Bordeaux en charge des dossiers complexes, ont en commun d’aimer la moto et la cocaïne. En matière de moto, ce sont les Harley Davidson qui emportent leurs faveurs. Certains des prévenus sont même allés jusqu’à en voler ou à s’en procurer sous la contrainte. Au fil de ce dossier, on rencontre également de nombreuses armes de 1re et 4e catégories. De quoi alimenter le scénario d’un film d’action même si aucun des hommes présents dans le box n’a le profil de Marlon Brando.
Il est aussi question des Hells Angels (1), auxquels plusieurs des prévenus étaient affiliés à des degrés divers. Certains étaient « full patchs », titre qui permet de porter les couleurs des Hells Angels, d’autres sont « prospects » – en passe de devenir full patchs – et d’autres encore « hangaround », ou apprentis anges de l’enfer. Ces mots ont été cités en début d’audience par le président, Denis Roucou, pour situer le contexte de ce dossier qui a trouvé son aboutissement en janvier 2013 avec une vague d’interpellations en Gironde où la plupart des prévenus sont installés, entre Bordeaux et le bassin d’Arcachon.
Un projet de club à Bordeaux
Les interpellations sont survenues à l’issue d’investigations menées par la division des affaires criminelles de la direction interrégionale de la police judiciaire, avec le concours de la brigade des stupéfiants de la Sûreté départementale et du GIR (Groupe d’intervention régional) pour les saisies de véhicules et de comptes en banque. Il ressort du dossier instruit par la juge d’instruction, Marie-Noëlle Billaud, que les différents protagonistes, affiliés aux Hells Angels de Paris ou d’Orléans, avaient l’intention de créer un chapitre sur Bordeaux et dans le Sud-Ouest. Interrogés un à un hier par Denis Roucou, les prévenus ont surtout reconnu qu’ils étaient toxicomanes et revendaient de la cocaïne pour financer leur consommation, mais pas en bande organisée. Le procès se poursuit jusqu’à ce vendredi.
(1) Un club de motards, considéré comme faisant partie du crime organisé.
French connection / Milieu / 6 novembre 2015 / Olivier-Jourdan Roulot
Dans le procès de la Papy connection, qui se tenait à Marseille depuis deux semaines, le tribunal a prononcé des peines de 2 à 12 ans de prison avec des mesures de sûreté. Laurent Fiocconi écope de 6 ans. A 74 ans, je l’ai retrouvé vieilli, boitant et s’appuyant sur une canne… Il y a quatre ans, j’avais publié son portrait dans le quotidien corse 24 Ore.
La poudre d’escampette
Mardi, sur France 2, Laurent Fiocconi évoque Pablo Escobar, une vieille connaissance. En matière de came, le Corse est un expert — de Marseille à New York, de la French aux narcos mexicains, en passant les clans italo-américains et les cartels colombiens. Une légende vivante.
Dans le métier, Fiocconi — « Charlot » pour les intimes — est ce qu’on appelle un gros bonnet. Le genre de clients avec qui mieux vaut éviter de jouer « les mariolles », comme il le dit lui-même, sous son panama. Charlot, c’est du calibre de ces mecs dont on se raconte l’épopée, les soirs de cavale, quand le Libecciu souffle, la nuit tombée.
La Leçon du parrain. Le Milieu est sa famille. Chez lui, on est truand de père en fils, d’oncle en neveu. Gamin, son oncle Jean-Félix, caïd à Toulon, l’envoyait faire de petites commissions chez Antoine Guérini. Dans la boîte de nuit du Calenzanais, puissant parrain de Marseille, c’était la grande vie : les filles, les costumes, le champagne coulant à flot, les vedettes de passage venues s’encanailler.
« Quand Antoine faisait son entrée, après minuit, tout le monde était content de lui faire la bise, se souvient-il. Lui, grand seigneur, remettait sa bouteille. Sauf que les mecs en avaient déjà bues une… centaine avant ! »
On appelle ça le sens des affaires. Une leçon utile.
Antoine Guérini, vie et mort d’un parrain…
Les filles. Pour se faire la main, Fiocconi prend quelques filles sous sa coupe. Débuts classiques. Avant de croiser ceux dont les noms vont rester dans la légende du Milieu. À côté du sien. Avec Zampa, le premier contact est délicat. Pour un peu, la rencontre tourne mal. Une histoire de fille, forcément…
Quand il arrive au Canotier, le bar qui servait de QG à Tany, une centaine d’hommes compose le comité d’accueil… Charlot s’en sort sans une égratignure.
« On lui précisé que la fille était avec mon cousin, désormais. Du coup, il n’y a plus eu de problème ».
Un autre jour, toujours à Marseille, on ramasse un macchabée sur le trottoir. Alors qu’il est en train de se battre avec Fiocconi, un coup de feu part et le mec devient aussi lourd qu’un pantin… Refroidi ! Charlot prend la tangente. Sa première cavale. Finalement, accompagné de son oncle, qui a ses relations, il se présente au commissariat. Et ressort libre, comme si de rien n’était.
Laurent “ Charlot “ Fiocconi en 1970…
Baraka ! Comme souvent, une rencontre va tout changer. Celle avec Jean-Claude Kella (autre légende du milieu marseillais, Kella est décédé en juillet 2014). Les deux hommes ne se quittent plus. Et optent pour la came. Bien plus lucratif que les armes, les bracos ou les filles.
« On a tout de suite gagné énormément d’argent. On nous avait surnommé « la baraka » : tout ce qu’on touchait se transformait en or ! »
Très vite, Kella et Fiocconi deviennent incontournables dans les flux de blanche qui inondent les villes américaines. Ils font équipe avec Francis Vanverberghe, dit « le Belge ». C’est l’âge d’or de la French. L’héroïne marseillaise va faire de Charlot un millionnaire. Kella est à New York, le Corse à Marseille. La capitale mondiale de la drogue.
« Aux États-Unis, se souvient Fiocconi, ils ne voulaient que celle-là. Les Italo-américains n’ont jamais retrouvé la même ».
Les deux amis sont en business avec les Gambino et Cirillo, deux des familles de Cosa Nostra. L’argent coule à flot. Charlot change de voiture tous les trois mois. « Et encore, tous les trois mois, ce n’est même pas sûr ».
Baraka ou pas, ils finiront tout de même derrière les barreaux. Au moment où Charlot passe devant les juges, à New York, le French connection de William Friedkin sort sur les écrans américains. La sentence tombe : 25 ans. Puis 19 ans de plus, à Boston.
Laurent “ Carlito “ Fiocconi, un siècle plus tard…
Don Pedro… L’histoire s’accélère. Au bout de la… quinzième tentative, Fiocconi s’évade du pénitencier de haute sécurité d’Atlanta. Et repart en cavale, à 33 ans. Pour de longues années de clandestinité, en Amérique du sud — et entrecoupées de séjours derrière les barreaux et de deux nouvelles évasions, dont une de La Picota, la prison de maximum sécurité de Bogotá. Au même moment, les Colombiens bouleversent la géopolitique de la came mondiale. Ils font de la cocaïne une activité industrielle.
Forcément, à court de liquidités, Fiocconi s’y met. Et met à profit son réseau — « un des plus beaux du Milieu français », siffle ce policier, admiratif. En Amérique du sud, il est « don Pedro ». Se déplace en avion privé. Pour aller à la banque, il prend une camionnette bourrée de sacs de billets.
Pablo… Cette vie passée à fuir, la DEA (le service anti-stups des Américains) aux trousses, et organiser des livraisons de poudre, Fiocconi l’a racontée dans un livre (1). Il a aussi pratiqué les cartels mexicains. Les rencontres sont nombreuses. Avec Carlos Lehder, le fondateur du cartel de Medellin, dont l’île aux Bahamas servira de plaque tournante à la coke à destination des villes américaines. Celles avec Escobar restent parmi les plus marquantes.
« C’était un mec impressionnant, souffle Charlot, désormais revenu dans son village de la montagne corse. Brillant et très déterminé. Il se moquait de mal finir. Il disait qu’il avait tout eu et tout goûté, ce qui était vrai ».
Pablo Escobar, “ un mec impressionnant “…
Charlot, lui, est un survivant, dans un univers où on ne fait pas de vieux os, après un parcours de près d’un demi-siècle. À la fin de la décennie 80, il sera balancé par Scapula « la balance ». Et une enquête sur 323 kg de cocaïne colombienne lui vaudra une dernière interpellation, en 2003, et 24 mois de prison.
Quand on l’interroge sur le jugement dernier, Charlot esquisse un sourire. Quand il se présentera devant Dieu, il lui dira quoi ?
« Ce que je lui dirais ? Que j’ai fait de mon mieux ! Voilà. De mon mieux avec ce qu’on m’a donné entre les mains ».
Olivier-Jourdan Roulot
(1). Le Colombien, des parrains corses aux cartels de la coke, éditions du Toucan/Manufacture de livres.
La justice dominicaine a émis un mandat d’arrêt contre trois Français , le député européen Aymeric Chauprade, Christophe Naudin, criminologue et spécialiste de la sûreté aérienne, et Pierre Malinowski pour leur participation à l’évasion de République dominicaine de deux pilotes français condamnés à la prison dans une affaire de trafic de drogue, dite Air Cocaïne.
La justice de la République dominicaine a annoncé dimanche 22 novembre avoir émis un mandat d’arrêt international contre trois Français dans l’affaire « Air Cocaïne » : le député européen Aymeric Chauprade, Christophe Naudin, criminologue et spécialiste de la sûreté aérienne, et Pierre Malinowski, assistant parlementaire de Jean-Marie Le Pen et de M. Chauprade à Strasbourg. Ces trois hommes sont recherchés pour leur participation présumée à l’évasion fin octobre de deux pilotes français, Pascal Fauret et Bruno Odos, condamnés en République dominicaine dans cette affaire.
Bruno Odos a déclaré début novembre à ses juges d’instruction marseillais que M. Chauprade, qui a quitté le Front national suite à cette affaire, avait accompagné M. Naudin lorsque celui-ci avait proposé aux deux pilotes un plan de fuite, après quinze mois de détention puis dix-sept mois d’assignation à résidence.
Les deux pilotes, anciens militaires reconvertis dans l’aviation d’affaires, ont été incarcérés à Marseille début novembre après quelques jours de liberté, à leur retour de République dominicaire. La justice française leur reproche trois vols transatlantiques destinés à acheminer de la cocaïne depuis les Caraïbes, dont le dernier, le 19 mars 2013, s’apprêtait à rapporter quelque 700 kg à l’aéroport de La Mole, à Saint-Tropez (Var).
(Belga) La police italienne a annoncé vendredi l’arrestation de six chefs de la mafia sicilienne qui projetaient d’assassiner le ministre de l’Intérieur Angelino Alfano.
Ces six « boss » mafieux, arrêtés à Corleone, en Sicile, sont des proches de l’ex-chef de Cosa Nostra, Toto Riina, en prison à l’isolement depuis 1993 et originaire lui-même de Corleone. Des écoutes téléphoniques ont révélé que ces six mafieux projetaient un attentat contre le ministre de l’Intérieur, coupable, selon eux, d’avoir renforcé les conditions d’isolement des mafieux emprisonnés, a expliqué un responsable policier. Des écoutes récentes ont semblé indiquer que le projet d’assassiner M. Alfano avait été abandonné mais que des armes avaient quand même été cachées, ce qui a déclenché les arrestations. Selon les médias italiens, ces mafieux avaient l’intention d’assassiner le ministre de l’Intérieur lors d’un rassemblement électoral en Sicile. Des élections municipales et régionales sont prévues au printemps. Cosa Nostra, en Sicile, était la plus puissante des mafias italiennes jusqu’à la fin des années 90 quand elle a commencé à perdre de son influence en raison d’arrestations massives et de multiples enquêtes. Les mafias napolitaine, la Camorra, et surtout calabraise, la ‘Ndranghetta, restent en revanche importantes. (Belga)
Germany’s Most Notorious Darknet Drug Dealer Sentenced to Only 7 Years
Written by Theresa Locker Redakteurin Motherboard Deutschland
November
One of Germany’s most spectacular narcotics trials ever came to a close on Monday in Leipzig. The 20-year-old, Maximilian S., was found guilty of selling 914 kg of drugs over the darknet and clearnet. The sentence: seven years imprisonment. The sentencing marked the end of the biggest trial to date concerning darknet crime in Germany.
After Maximilian S.’s surprising confession at the end of September, the presiding judge, Norbert Göbel, found him guilty of constructing and running the Shiny Flakes online shop. From December 2013 up until his arrest on February 26th, 2015 he received 4.4 million euros (about $4.8 million) worth of Bitcoin (3.9 million euros after loss in value, or about $4.2 million) in revenue.
In Leipzig ist am Montag einer der spektakulärsten BTM-Prozesse Deutschlands zu Ende gegangen: Der 20-jährige Maximilian S. wurde für schuldig befunden, 914 kg Drogen über das Darknet und Clearnet verkauft zu haben. Das Urteil: Sieben Jahre Haft. Die Verurteilung erfolgte nach Jugendstrafrecht vor dem Landgericht Leipzig und markiert damit auch das Ende des bisher größten deutschen Prozesses um Darknet-Kriminalität.
Nach seinem für viele Beobachter überraschenden Geständnis Ende September befand ihn der Vorsitzende Richter Göbel für schuldig, den Online-Drogenshop Shiny Flakes aufgebaut und betrieben zu haben. Von Dezember 2013 bis zu seiner Verhaftung am 26.02.2015 habe er Bitcoins in Höhe von 4,4 Mio. Euro (3,9 Mio. Euro nach Wertverlust) eingenommen.
Richter Göbel äußerte sich in seiner Urteilsbegründung auch zur Digitalisierung des Drogenhandels, die in den vergangenen Jahren dank Darknet-Schwarzmärkten und anonymen Zahlungsmöglichkeiten als Alternative zum traditionellen Straßenverkauf aufgetaucht war: „Der Computerkram mag vieles erleichtern, aber das [Online Verkaufen] ist genauso schlimm wie auf der Straße zu dealen“, erklärte Göbel und bewertet damit den Verkauf aus dem Kinderzimmer heraus nicht strafmindernd.
Maximilian S. nahm das Urteil ungerührt auf. Schon während der heutigen Zeugenaussage seiner Mutter, er sei im Umgang mit ihr zunehmend „uneinsichtig, mürrisch, beratungsresistent und faul“ gewesen, zeigte er kaum Emotionen. Er möchte im Gefängnis eine Ausbildung anfangen. Pläne habe er zwar noch nicht, jedoch wolle er „auf keinen Fall Künstler oder Pfleger werden“, wie er gegenüber der Jugendgerichtshilfe sagte. Jedoch habe die Haft bereits erzieherische Wirkung hin zu mehr Einsicht beim Angeklagten geleistet, so die Sachverständigen.
„Wenn’s nicht illegal gewesen wäre, hätte man eigentlich den Hut vor dem Angeklagten ziehen müssen.“
Anders als bisher von Prozessbeobachtern erwartet, entschied das Gericht, Maximilian S. nach Jugendstrafrecht zu verurteilen. Dem Urteil vorausgegangen war ein Gutachten der Jugendgerichtshilfe, das Maximilian S. zwar wirtschaftliche Selbstständigkeit und einen hohen IQ, jedoch eine mangelnde „Lebensplanung“ und emotionale Unreife bescheinigte.
Der Angeklagte Maximilian S. nimmt neben seinem Anwalt Platz. Bild: Theresa Locker / MOTHERBOARD.
In solchen Päckchen verschickte Shiny Flakes seine Ware und legte dabei gerne auch ein Gummibärchen zum Ecstasy dazu. Bild: Bak Navi. VICE / MOTHERBOARD
Der forensische Sachverständige Dr. Hyronimus schloss sich weitestgehend dem Gutachten der Jugendgerichtshilfe an, das am Montag ebenfalls verlesen wurde: Maximilian S. sei bereits als Kind auffällig und in der Schule unbeliebt gewesen, auch habe er eine zehnjährige medikamentöse und in Teilen auch psychologische ADHS-Therapie durchlaufen. Dementsprechend habe er „die emotionale Tragweite seiner Tat bis heute „nicht verstanden“, ihm fehle „ein emotionaler Kompass“ sowie die Fähigkeit zur sozialen Interaktion in Gruppen. Beide Sachverstädnigen attestierten ihm eine „verzögerte Reifeentwicklung“.
Vendredi dernier, la plus célèbre « figure » nantaise, en tout cas la plus recherchée, est tombée après treize ans de cavale. Saïd Ahmed Yousfi, condamné et recherché pour braquage en France et trafic international de shit en Algérie, a été arrêté en Algérie justement. Les policiers locaux recherchaient un gamin de 7 ans enlevé quinze jours plus tôt et ils l’ont trouvé dans la villa de Yousfi, et en sa compagnie. Les ravisseurs demandaient au père 1, 5 millions d’euros. Il se chuchote que le rapt du garçon devait servir à régler une dette fumeuse…
La villa en question, propriété d’Ahmed Yousfi, « Saïd l’émigré » comme il était surnommé là-bas, lui avait été confisquée en 2009… suite à la saisie de 5,2 tonnes de shit dans trois conteneurs frigorifiques au port sec de Rouiba, et qui partaient pour la Belgique. Le prospère Saïd avait alors plaqué son business de voitures et ses investissements immobilier pour se mettre au vert au Maroc. Une habitude. Le garçon né en Algérie en 1971 à Ouezra, et grandi à Bellevue, LE quartier nantais, cavale depuis son évasion de la prison de Lorient-Plœmeur en septembre 2002. Il y était en attente de son procès pour un braquage avec prise d’otages du Crédit Agricole de Rezé.
Bref, depuis, le petit gars de Nantes avait pris son envol dans le narcotrafic. En France, il a été condamné en son absence à quinze ans en 2004.
Trois ressortissants iraniens, que la justice saoudienne a condamnés pour trafic de drogue, ont été exécutés par décapitation au sabre dimanche, en Arabie Saoudite, où depuis début 2015, pas moins de 145 condamnés ont été exécutés de la même manière, contre environ 87 décapitations en 2014.
Les trois Iraniens ont été décapités dans la localité portuaire de Damman. D’après des informations émanant du ministère saoudien de l’Intérieur, les trois condamnés avaient essayé d’introduire, sur le territoire saoudien, en passant par la mer, une importante quantité de chanvre de cannabis.
Selon les dispositions de la charia (loi islamique), certaines infractions à l’instar du trafic de drogue, de l’homicide, du viol, du vol à main armée et de l’apostasie (le fait de renoncer à sa religion), sont passibles de la peine de mort.
Afin de justifier la fermeté de cette législation religieuse et, en particulier, le recours à la peine capitale, les autorités saoudiennes ont pour habitude de brandir, comme argument, la dissuasion. Malgré tout, le nombre de condamnations à la peine capitale a très sensiblement évolué au courant de cette année par rapport à l’année écoulée.
D’après l’ONG Amnesty International, l’Arabie Saoudite figure parmi les Etats qui réalisent le plus grand nombre d’exécutions, en compagnie de la Chine, de l’Iran et des USA.
La DEA detuvo en Puerto Príncipe a Efraín Antonio Campos Flores junto a otro sobrino del presidente venezolano. Los detalles de un operativo que sacude al régimen chavista
Diosdado Cabello fue señalado por Efraín Antonio Campos Flores, ahijado de Nicolás Maduro detenido en Puerto Príncipe por la DEA
La DEA, la agencia gubernamental norteamericana que lucha contra el narcotráfico, detuvo hoy en Puerto Príncipe, Haití, a Efraín Antonio Campos Flores, el ahijado del presidente venezolano, Nicolás Maduro,y lo trasladó a los Estados Unidos, acusado de formar parte de una red de narcotráfico.
Campos Flores se encontraba con Francisco Flores de Freites, sobrino de Cilia Flores, la esposa de Maduro. En el operativo, que se mantuvo en el mayor de los secretos, participaron agentes de la DEA que permanecían en la capital haitiana a la espera del cargamento que arribó al Aeropuerto Internacional de Toussaint Louverture. La Fiscalía del Distrito Sur de Nueva York ha persentado cargos contra ambos, según consignó el diario español ABC.
Los jóvenes fueron apresados por una unidad de élite de la agencia antidrogas cuando llegaron en un avión particular, el cual tenía en su interior casi una tonelada de cocaína –algunos especifican que eran 800 kilogramos–, según consignaron diferentes fuentes. La operación fue grabada en video, prueba que será presentada ante la Fiscalía de Nueva York.
El diario estadounidense El Nuevo Heraldañadió que los arrestos fueron realizados luego que los jóvenes entraran en negociación por la venta de droga con quienes terminaron siendo agentes encubiertos de DEA. « Esto fue un sting operation. Se pusieron a vender 800 kilos y si les daban la plata, ellos mandaban la droga », dijo una fuente al medio.
Según los primeros reportes, tanto Campos Flores como Flores de Freites intentaron eludir la acción desentendiéndose del cargamento de drogas que arribó al aeropuerto de Puerto Príncipe, donde los jóvenes fueron detenidos de inmediato. Allí, ante la presencia de los agentes, señalaron que contaban con inmunidad diplomática, excusa descartada de inmediato por las autoridades.
Sin embargo, en sus primeras declaraciones ante la agencia antinarcóticos, los sospechosos habrían declarado contra otro de los hombres fuertes del régimen venezolano: Diosdado Cabello, el presidente de la Asamblea Nacional. En su primera comparecencia también habrían involucrado a Tareck El Aissami, gobernador de Aragua y señalado como un hombre con nexos con el grupo terrorista Hezbollah.
En mayo último se conoció que los Estados Unidos tenían bajo la lupa a una docena de funcionarios del régimen chavista. Entre ellos figuraban Cabello y El Aissami. El caso se suma a la detención de Hugo Carvajal en Aruba el 23 de julio de 2014, donde también la DEA había participado, acusándolo de ser parte de un cártel de drogas.
Hugo Carvajal junto a Diosdado Cabello, cuando el ex general fue liberado en Aruba luego de ser acusado de ser narcotraficante
EFE
El general del Ejército y jerarca de la inteligencia durante los años de gobierno de Hugo Chávez pudo evadir la Justicia norteamericana por tener credenciales diplomáticas. En su regreso a Venezuela, fue recibido como un héroe por Maduro y Cabello. Según los analistas, si Carvajal hubiera caído en una cárcel norteamericana, el escándalo de narcotráfico y corrupción habría salpicado a los más altos cargos del Estado venezolano.
Un sobrino de la primera dama de Venezuela y un ahijado del mandatario Nicolás Maduro fueron arrestados en Haití
Fueron detenidos cuando intentaban negociar la venta de 800 kilos de cocaína
Deberán comparecer el jueves ante un juez en la Corte del Distrito Sur de Nueva York
El presidente de Venezuela, Nicolás Maduro (d), junto a su esposa, Cilia Flores (i), asisten en la Asamblea Nacional venezolana a la celebración del Día de la Independencia, el domingo 5 de julio del 2015, en la ciudad de Caracas (Venezuela). EFE/MIGUEL GUTIÉRREZEFE
Las autoridades estadounidenses arrestaron a un ahijado del gobernante venezolano Nicolás Maduro y a un sobrino de la esposa del mandatario, Cilia Flores, cuando estos pretendían vender 800 kilos de cocaína a quienes terminaron siendo agentes encubiertos de la DEA, dijeron fuentes cercanas a la situación.
Depuis mardi dernier, ils étaient dans l’attente à Marseille. L’attente d’une décision de justice.
Hier et dimanche, Lai Raoul, Arlot Julien et Cécilia Lai ont été mis en examen pour trafic de cocaïne entre la cité phocéenne et Ajaccio.
Seule la femme a été écrouée. Les deux autres, parmi lesquels se trouve son père, ont été placés sous contrôle judiciaire.
Après six mises en examen vendredi, ce sont les trois dernières personnes qui ont été présentées devant la magistrate ajaccienne qui instruit l’affaire depuis le mois de mars 2015.